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MENTHE……..

Posté par eurekasophie le 8 septembre 2010

 

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...........Fraîcheur menthe ! 

 

 

 

En cosmétologie, en phytothérapie, en dentisterie ou simplement en cuisine, la menthe dispense généreusement ses parfums et ses principes actifs.

 

Il existe, environ, 600 sortes de menthes. les plus employées sont la menthe poivrée et la menthe verte.

 

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Rafraîchissante

Imparable pour masquer la mauvaise haleine et donner un bon coup de frais dans la bouche, elle est également très appréciée en friction ( associée à du camphre ) pour soulager les jambes lourdes. Une soirée prolongée s’annonce ? Trois gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée, de thym, de romarin dans un bain vous mettra d’attaque, surtout si vous terminez par un jet d’eau froide ! 

 

Respiratoire

En inhalation, les résultats sur les voies respiratoires, la protection des cordes vocales, la résistance au rhume, la décongestion du nez sont remarquables. L’infusion de menthe Pouliot est excellente contre la toux et les enrouements. Elle est également recommandée contre la grippe et le rhume. Evitez les applications de menthe sur la région nasale.

 

Antispasmodique 

L’huile essentielle de menthe poivrée a été largement étudiée dans le syndrome de l’intestin irritable. Son action antispasmodique serait due à un blocage de l’influx de calcium vers les muscles, empêchant ainsi le spasme. D’autres essais concernant la dyspepsie fonctionnelle non ulcéreuse, avec là aussi, des résultats probants et une efficacité équivalente aux médicaments de référence.

 

Revigorante

L’application, par massage, de cette huile essentielle atténue les sensations de fatigue et  » booste  » l’activité cardiaque. Les effets observés dans le cas de massages après une entorse ou un lumbago sont notoires. Dans tous les cas, l’utilisation de cette huile doit être limitée dans le temps car elle peut à la longue provoquer des irritations. Les naturopathes vous conseilleront de la mélanger à de l’huile végétale. D’autre part, les femmes enceintes doivent éviter des massages à cette huile ainsi que les femmes qui allaitent et les enfants de moins de 6 ans.

 

Digestive

Les Assyriens et plus tard les Hébreux avaient déjà reconnu ses vertus stimulantes sur l’appareil digestif. La menthe combat l’indigestion et rétablit les troubles gastriques comme les crampes, les gaz intestinaux ou les brûlures d’estomac. Le menthol, essence tirée de la menthe semble être le stimulant actif des vertus digestives de la plante. Au plan médical, il est recommandé de ne jamais abuser de la menthe dans la soirée car, contrairement à ce que l’on pense, une bonne infusion peut entraîner une insomnie, à moins que ce ne soit une verveine menthe ! 

 

Antiseptique

Les troubles des voies respiratoires et digestives peuvent être enrayés par les vertus antiseptiques de la menthe, les infusions de cette plante sont antispasmodiques et en médecine naturelle on utilise la menthe Pouliot pour traiter les colites spasmodiques. Comme bactéricides, aussi, surtout dans les pays chauds où l’on s’en sert pour purifier l’eau. Une poignée de menthe suffit pour enrayer la prolifération bactérienne et rendre l’eau désaltérante.

 

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Cosmétique 

L’eau florale de menthe poivrée est toute indiquée pour apaiser les irritations, les démangeaisons, les rougeurs, le feu du rasoir et les coups de soleil. Tonifiante, elle resserre les pores de la peau et est souveraine pour redonner de l’éclat aux teints ternes et fatigués. Les peaux grasses apprécient ses vertus assainissantes, astringentes et purifiantes.Utilisée dans les shampooings, elle tonifie le cuir chevelu, apporte une fraîcheur apaisante en cas de « gratouilles  » et favorise l’élimination des pellicules.

 

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 Anti-plaque

Des tests parus dans International Journal of Dental Hygiene prouvent que l’utilisation d’un mélange d’huile essentielle de menthe poivrée et d’eucalyptus est plus efficace pour combattre la formation de plaque bactérienne qu’une solution de chlorhexidine à 2 % ( principe chimique actif de la majorité des bains de bouche vendus dans le commerce ). L’adjonction d’huile de sésame rend le produit menthe / eucalyptus encore plus efficace. Si vous souffrez d’une carie et que votre rendez-vous chez le dentiste est retardé, n’hésitez pas à mâcher de la menthe poivrée, elle a des propriétés anesthésiantes.

 

Insecticide

Des chercheurs indiens, cherchant un moyen de se débarrasser des moustiques propagateurs de malaria, ont découvert qu’en répandant de l’essence de menthe à la surface des mares infestées, ils détruisaient 85 % des larves . La menthone, un constituant de la menthe des champs, serait également efficace contre les charançons, grands dévoreurs de blé, de blé et de farine. Ne laissant aucun résidu toxique et n’altérant pas la qualité des grains, elle pourrait être une alternative aux fumigants chimiques. En pratique, associée à l’huile essentielle de géranium et d’eucalyptus, elle fait fuir les insectes ! 

 

 

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LE THE,

Posté par eurekasophie le 3 septembre 2010

 

 

 

UNE MINE DE BIENFAITS

 

 

 

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Saviez-vous que le thé est la deuxième boisson la plus bue dans le monde après l’eau !

 

Mais quels sont ses bienfaits pour la rendre si populaire ?

 

Découverte …….

 

Noir, blanc ou vert, composé de vitamines C,E,B mais aussi de bêta-carotène, de polyphénols et de chlorophylle, le thé possède des vertus infinies qui permettent de lutter contre une multitudes d’affections. Il existe plus de 3 000 sortes de thés différents dans le monde !

 

BON POUR LE COEUR 

Tous à votre tasse de thé ! Le secret d’une santé en béton est peut-être au fond de la tasse ! Le thé contient en effet des polyphénols aux pouvoirs antioxydants. Ces derniers agissent contre l’obstruction des artères et la formation de plaques d’athérome. Ils réduisent aussi l’apparition de caillots responsables également des artères bouchées. Vous avez tout à y gagner à boire une tasse de thé !

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BOURRÉ D’ANTIOXYDANTS 

Le thé serait aussi un excellent allié pour lutter contre l’apparition de certains cancers. Les études sont encore controversées dans le domaine, mais il semblerait que les pouvoirs antioxydants du thé encore une fois protègeraient du cancer notamment du sein pour les femmes et de la prostate pour les hommes. Ainsi des chercheurs ont pu mettre en évidence que le taux de cancer était moins élevé chez les chinois et les japonais ( au niveau du foie, de l’oesophage, du côlon et de l’estomac ) fervents consommateurs de thé vert.

 

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CAFÉINE OU THÉINE ? 

Pour la petite histoire, la caféine a été découverte au début du 18 ème siècle sept années seulement avant que la théine ne soit à son tour identifiée. Quelques années plus tard, lorsque l’on constata qu’il s’agissait en réalité du même alcaloïde, il était trop tard et les deux noms sont restés. En revanche, la caféine du thé n’a pas le même effet que celle du café grâce aux autres composants qu’il contient.

 

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UN BON REMÈDE CONTRE L’ANXIÉTÉ

L’effet relaxant du thé serait dû à la théanine ( ne pas confondre avec la théine ou caféine ) qu’il contient. Cet acide aminé régule dans votre cerveau en 30 à 60 minutes environ, le taux de sérotonine et de dépamine responsables de votre bonne humeur, et stimule la production d’ondes alpha dans le cerveau. Si l’on attribue à la théanine le goût umami du thé vert vert, on en trouve presqu’autant dans le thé noir Ceylon Pekoe du Sri Lanka que dans le Gyuokuro, célèbre thé vert japonais. La théanine tempère les effets excitants de la caféine, faisant du thé une boisson  stimulante, mais non irritante.

 

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UN ALLIÉ CONTRE LES PETITS MAUX DE L’HIVER

 

Bu tous les jours durant l’hiver, le thé peut vous aider à garder la forme. Son tanin favorise la résistance des cheveux qui ont tendance à tomber lors du changement de saison. Il tue aussi les bactéries. Mieux encore, le thé facilite la digestion, arrête la diarrhée et semble donc idéal lors d’une gastro. Il peut aussi éliminer efficacement les mucosités. Le thé vert tout particulièrement est un excellent antigrippal, grâce à sa vitamine C qui stimule les défenses de l’organisme.

 

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DU BALAI LES MAUVAISES ODEURS !

 

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Le thé fait aussi des miracles en matière de transpiration ! Le tanin qu’il contient est un astringent qui permet de réguler la sudation. Si vous avez tendance à transpirer des pieds, n’hésitez pas à tremper matin et soir, vos petits petons échauffés dans un bain de thé noir. Vous aurez auparavant laissé infuser le thé durant 10 minutes dans l’eau bouillante. Après avoir versé le jus refroidi dans une bassine, glissez-y vos pieds durant 15 minutes. Séchez-les sans rincer.

 

 

IL NE FAIT PAS MAIGRIR !

 

Exact, mais il y contribue ! Lors d’un régime vous devez boire beaucoup d’eau afin de bien éliminer. Le thé peut être une variante à cette boisson d’autant plus qu’il augmente vos mictions et vous aide ainsi à éliminer d’avantage ! Et il contient 0 calorie ! C’est un excellent détoxifiant naturel. Idéal après des repas trop copieux et des lendemains de fêtes trop arrosées. De plus la théine ( ou caféine ) qu’il contient augmente le métabolisme de base ( nombre de calories brûlées au repos ) et consommé avant et pendant les repas, il favorise la sensation de satiété.

 

 

MOINS DE CAFÉINE QUE DANS LE CAFÉ

 

 

C’est vrai : il en contient environ 3 % soit deux fois moins que  le café. Le thé exciterait donc moins que le café ? Pas si sûr. Une seule tasse de thé peut provoquer une insomnie chez une personne très sensible à la caféine. Seulement la caféine du thé se libère avec effet retard sur 6 à 8 heures, donc avec plus de douceur alors que celle du café est relarguée en 2 à 3 heures provoquant un pic qui  » énerve « . Si vous êtes particulièrement sensible à la caféine, vous pouvez opter pour des thés qui en contiennent peu, ou comme l’expliquent Michèle Carles et Christine Dattner dans leur livre le thé et ses bienfaits ( Editions Flammarion ), placer des feuilles de thé dans le filtre de la théière puis verser l’eau frémissante sur les feuilles. Jeter ensuite la première eau filtrée puis recommencer en laissant les feuilles infuser le temps nécessaire. Dès le premier passage de l’eau 80 % de la théine a été éliminée.

 

 

LEQUEL CHOISIR ? 

 

Laissez-vous guider par votre palais s’il s’agit simplement d’une question de goût. Si vous recherchez en revanche le thé le plus performant retenez que les verts et blancs contiennent plus de polyphénols que les thés noirs. Tandis que ces derniers ne contiennent quasiment pas de vitamine C .

 

ATTENTION À NE PAS DÉPASSER LA DOSE 

Le thé c’est bien mais toujours avec modération. Un excès de thé peut en effet empêcher l’assimilation du fer par l’organisme et vous risquez alors l’anémie notamment si vous êtes enceinte. Il est conseillé alors de boire son thé en dehors des repas. Boire trop de thé peut engendrer plein d’autres petites gênes comme provoquer des palpitations, des maux de tête ou une constipation. Saviez-vous que le thé peut également réduire les effets de certains médicaments ? A éviter donc le temps de votre traitement. Exit le thé sous toutes ses formes si vous avez un ulcère qui peut alors empirer !

 

LE BON MOMENT DU THÉ

 

 
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Quel thé choisir et à quel moment de la journée le consommer ? Les thés noirs d’Inde peuvent être consommés toute la journée de préférence sans sucre et avec un quartier d’orange au petit-déjeuner, et l’après-midi. Les thés noirs de Ceylan sont bus le matin. Les thés verts se dégustent en début d’après-midi avant 16 heures. Les thés bleu-vert comme les Oolong se consomment jusqu’au soir car ils sont pauvres en caféine et les thés blancs conviennent plutôt l’après-midi car ils sont très désaltérants.

 

THÉ, MODE D’EMPLOI

Un bon thé, ça se prépare avec amour !Laissez infuser dans une eau frémissante 5 minutes maximum pour libérer tous les anti-oxydants. Pour le thé noir 4 à 5 minutes. Les thés verts, 3 minutes, les thés blancs 7 à 20 minutes. Inutile de passer la théière au lave-vaisselle….il suffit de la rincer à l’eau. Quant au thé dégusté froid, il est infusé à température ambiante durant 2 heures environ. Cette technique permet notamment de diminuer l’amertume du thé infusé à chaud. Peu importe la méthode choisie, pensez surtout à renouveler votre stock tous les deux mois car le thé ne se conserve pas éternellement.

 

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L’ORANGER

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2009

Rien n’est plus beau que les fleurs immaculées de l’oranger, dont on tressait des couronnes aux vierges; rapportez toute cette blancheur à l’or rouge et au cuivre chaud des fruits superbes de l’hiver, et vous aurez le plus délicat, le plus merveilleux mariage de pastels qu’un peintre puisse imaginer…..

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 » L’orange a toujours eu pour moi la séduction des fruits de la fête : on n’en mangeait guère qu’à Noël, dans les campagnes, et le beau fruit mûri au soleil de l’Espagne, du Maroc ou de l’Italie a toujours été associé dans mon esprit aux cadeaux, aux chocolats, aux papillotes, à la joie, et aux rires d’anges et d’enfants comblés….Oui, comme le chante Gilbert Bécaud, moi qui n’étais guère comblé, j’avoue avoir  » volé l’orange du marchand  » à l’étalage; la douceur infinie du jus sucré qui coulait dans ma bouche se doublait alors de la saveur toute particulière du  » péché « , de la transgression de l’interdit…. Mais après tout, qui aurait la cruauté de punir un enfant pauvre d’une joie saine ?

Une joie saine…..Manger de l’orange l’était certainement lorsque j’avais dix ans. Je n’en dirais plus autant aujourd’hui. La sagesse populaire veut certes que le jus de ce fruit soit de l’or le matin, de l’argent à midi et du bronze le soir. Mais la sagesse populaire ne sait rien des insecticides dont on asperge les arbres dès les premiers bourgeons du printemps, ni des  » conservateurs  » ( diphényle, etc.), prétendument inoffensifs, dont on arrose abondamment les agrumes ( ou même qu’on leur injecte à la seringue ) après la récolte. La pollution chimique des orangers est telle, à l’heure actuelle, que tout ce que je vais dire des merveilleuses vertus de ces arbres se trouve sérieusement mis en question par la folie des hommes — la folie des rendements, la folie de l’asservissement de la nature ( à laquelle mon âme de paysan me dicte bien plutôt de me plier ), la folie de la destruction pour le profit immédiat…… »

                                                                              Maurice Mességué

 

Il existe de nombreuses espèces d’orangers, qui ont toutes leur utilité, soit pour la production de fruits, soit comme plante médicinales.

Oranger
 Citrus sinensis
Citrus sinensis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Citrus
Nom binominal
Citrus sinensis

A l’oranger vrai, il faut en effet ajouter l’oranger amer ou bigaradier, la bergamote ( au fruit jaune pâle, très amer et immangeable ), et le pamplemousse ( dont le fruit énorme, jaune citron, blanc, rosé ou rouge, pèse parfois plus de 8 kg ). Toutes ces espèces ont des vertus voisines; on en utilise les feuilles, les fruits, les fleurs, les jus, l’écorce et l’essence. Plutôt que d’acheter ces produits en herboristerie ( fruits mis à part évidemment), essayez, si le climat de vootre contrée vous le permet, de planter un oranger dans votre jardin…..C’est un régal pour l’oeil….et pour le palais, si le soleil est au rendez-vous pour mûrir les fruits.

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Les feuilles d’oranger ( qui devraient être celles du bigaradier, plus actives, dans les magasins de plantes,mais qui sont souvent mêlées de feuilles d’oranger vrai ou même de feuilles de citronnier…toutes polluées, d’ailleurs) , se révèlent calmantes et antispasmodiques. Les nerveux, les angoissés, les asthmatiques, les individus sujets aux migraines d’origine nerveuse, les neurasthéniques, les insomniaques, les hystériques et les épileptiques auront intérêt à en user largement. Ces feuilles se montrent encore capables de faire tomber la fièvre ( typhoïde, etc.); elles provoquent la sueur; elles constituent un excellent vermifuge; elles aident le travail de l’estomac; et elles sont toniques.

 

 

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Les fleur d’oranger ( celles du bigaradier sont là encore les plus actives ), présentent 5 pétales immaculés, criblés de minuscules glandes sécrétrices, d’où s’exhale un parfum suave. On en tire une eau essentiellement calmante et antispasmodique. C’est même le meilleur calmant que je connaisse: les anxieux, les angoissés, ceux dont le coeur s’affole à la moindre émotion, ceux qui n’arrivent pas à trouver le sommeil, les névrosés, les agités, tous ceux-là sont justiciables de la fleur d’oranger. Quant à l’essence que l’on en tire également de cette fleur, et qu’on appelle souvent essence de néroli, elle sert essentiellement en parfumerie. Son nom rappelle celui de la femme de Flavio Orsini, prince de Neroli. Celle-ci en faisait un usage quasi immodéré, et elle introduit la préparation en France au XVII ° siècle.

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L’orange elle-même, ce fuit superbe dans lequel on a vu la pomme d’or du jardin des Hespérides ( cette pomme d’or qui donnait l’immortalité, et qu’Héraclès alla voler aux nymphes au cours du onzième  » travail  » ) exerce les effets les plus salutaires sur l’organisme.

Convenablement pelée (afin d’éliminer au maximum le zeste imprégné de poisons chimiques),elle apporte à l’organisme son content de vitamines C et B.

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Elle convient particulièrement aux enfants, aux adolescents, aux malades et aux personnes âgées. Sa faible teneur en sucre la fait autoriser aux diabétiques.

Le jus d’orange, soit sous forme d’orangeade, soit pur, concentre tous les principes toniques et anti-infectieux de l’oranger. On le donne en quantités massives dans tous les cas de grippes, d’affaiblissements de l’organisme, de fièvres, d’angines, de troubles digestifs et de maux de reins ou de vessie. La pulpe cuite du fruit, appliquée en gros emplâtres sur les ulcères ou les abcès, donne les meilleurs résulats.

L’écorce d’orange, qui devrait normalement provenir des fruits du bigaradier ( mais à laquelle on substitue fréquemment le zeste de l’orange vraie ), est tonique, stimulante et exitante; elle aide au travail de l’estomac, et permet la libération normale des gaz intstinaux dans tous les cas de constipation; elle est en outre apte à faire tomber la fièvre, et se comporte comme un bon vermifuge.

Enfin l’essence d’orange vraie, constituée par le liquide volatil qui s’échappe de l’écorce des fruits lorsqu’on les presse, se montre un excellent antiseptique, ainsi qu’un calmant efficace des maux de ventre. Elle sert à préparer l’eau de Cologne, et à ce titre, c’est un liquide de beauté. L’essence de bergamote désinfecte parfaitement les plaies, les abcès, les ulcères et les brûlures.

RÉCOLTE

Ne vous fiez, pour vos préparations médicinales à base d’oranger, qu’aux plants que vous aurez fait pousser vous-même ( si vous habitez une région suffisamment chaude ), ou dont vous aurez la certitude absolue qu’ils n’ont pas été traités. Dans ce cas, cueillez les feuilles sur l’arbre même, après la rosée; faites-les sécher à l’ombre pour éviter qu’elles ne perdent leur belle couleur verte; et conservez-les au sec, à l’abri de la lumière. Récoltez les fleurs encore fermées, également après la rosée; et faites-les sécher à l’obscurité et au sec.

Quant aux fruits, je vous laisse juge: mais, de grâce, ne préparez aucune potion à base d’écorce ou d’essence en utilisant des fruits du commerce; ce serait vous empoisonner à coup sûr.

PRÉPARATION ET EMPLOI

INFUSION ET DECOCTION

de feuilles ( action calmante ) : jetez une demi-poignée de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 2 à 3 tasses par jour ).

DECOCTION CONCENTREE

de feuilles ( en cas d’accidents nerveux graves: hystérie, épilepsie ): jetez 3 poignées de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 3 tasses par jour ) .

BAINS DE MAINS ET DE PIEDS

de feuilles: une poignée de feuilles sèches par litre d’eau.

TISANE

de fleurs: jetez une demi-poignée de fleurs sèches par litre d’eau ( une tasse le soir, au coucher ).

BAINS

de fleurs d’oranger: jetez une poignée de fleurs sèches par litre d’eau.

CATAPLASMES

de pulpe d’orange cuite: contre les ulcères et les abcès.

RATAFIA

( Tonique de l’estomac ou de l’appareil digestif) : mélangez 100 g d’écorce d’orange et 100 g d’écorce de citron à un litre d’alcool à 80 °; laissez macérer pendant une semaine; sucrez avec 1/2 kg de sucre de canne. ( Une cuillerée à soupe, à l’heure de l’apéritif, une fois tous les deux jours.)

TEINTURE

d’écorce d’orange : faites macérer pendant une semaine 100 g d’écorce d’orange dans 1 / 2 litre d’eau-de-vie; filtrez. ( Une cuillerée à café avant les repas, comme stimulant de l’estomac et de l’intestin.)

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…UN SAVOIR SUR LES VERTUES MEDICINALES DES PLANTES ……

Posté par eurekasophie le 3 septembre 2009

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Au cours des siècles, les anciens ont accumulé un véritable savoir sur les vertues médicinales des plantes. Tout le monde a entendu parler des remèdes de santé de nos grand-mères : ail, choux,… sous forme de cataplasme ou de décoction.

Mais il existe aussi une antique tradition de soins par les fleurs ; ceux-ci sont moins connus car ils nécessitent une manipulation et un dosage extrêmement précis. Je vous indique dans cet article d’une manière générale les effets thérapeutiques des fleurs sauvages en vous mettant particulièrement en garde contre une utilisation non avertie. Certaines de ces plantes peuvent être extrêmement dangereuses, même à des doses infinitésimales, aussi ne jouez pas à l’apprenti-sorcier !

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Antihémorragiques – antihémorroïdales – antivariqueuses
Aigremoine, Bistorte (ou Serpentaire rouge), Bourse-à-pasteur, Marronnier d’Inde, Prêle, Consoude, Githago (vénéneux), Limaire, Millefeuille, Myrtille, Lamier blanc, Petit plantain, Salicaire, Pimprenelle.

Hipotensives (qui font baisser la tension artérielle).
Ail,
Alliaire, Bourse-à-pasteur, Fumeterre officinale, Chiendent, Citron, Olivier, Groseillier rouge, Gui.

Sédatives de l’activité cardiaque.
Aubépine, Genêt, Mélisse,
Lamier blanc, Valériane.

Stimulatrices et toniques cardiaques.
Aconit, Adonis,
Arnica, Digitale jaune, Digitale pourpre , Hellébore fétide, Fumeterre, Genêt à balai, Genêt d’Espagne, Muguet, Rose de Noël.

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Antispasmodiques et carminatives (contre les spasmes de l’estomac et de l’intestin, les flatulences gastriques et les gaz intestinaux).
Ail, Angélique sauvage, Belladone (vénéneuse), Camomille, Gentiane,
Pissenlit, Genévrier, Jusquiame (vénéneuse), Mélilot blanc, Thym Serpolet, Stramoine Métel (vénéneuse), Tanaisie, Thym, Valériane.

Antiulcéreuses (de l’estomac).
Chou,
Consoude, Chiendent, Grande Ortie, Lamier blanc, Thym Serpolet, Thym, Pensée sauvage.

Antiémétiques (qui arrêtent les vomissements).
Menthe, Primevère, Citronnier.

Astringentes (par voie interne, contre les diarrhées et les dysenteries).
Aigremoine, Alchémille vulgaire, Bïstorte (ou Serpentaire rouge), Bourse-à-pasteur, Capillaire, Marronnier d’Inde, Fraisier des bois, Citronnier, Myrtille, Airelle rouge, Nénuphar, Grande Ortie, Lamier blanc, Parnassia, Pervenche, Petit Plantain, Prunellier, Chêne rouvre, Eglantier, Ronce, Salicaria, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Pimprenelle, Busserole.

Bouche et dents.
Guimauve, Consoude, Iris d’Allemagne, Mauve,
Mauve Alcée, Menthe, Thym Serpolet, Thym, Ronce (ou Mûrier sauvage).

Cholérétiques et cholagogues (qui stimulent la sécrétion biliaire et en facilitent l’évacuation dans l’intestin).
Absinthe, Bourrache, Buis,
Chardon Roland, Eupatoire, Chélidoine, Petite Centaurée, Chicorée sauvage, Oignon, Cuscute, Pissenlit, Polypode (ou Réglisse des bois), Fougère royale, Fumeterre, Chiendent, Menthe, Bugrane épineuse, Romarin, Sauge officinale, Sauge des près, Sauge visqueuse, Thym, Liseron des champs.

Digestives, stomachiques, stimulatrices de l’estomac.
Ail, Aigremoine, Angélique sauvage,
Arnica, Armoise vulgaire, Camomille, Chardon argenté, Petite Centaurée, Chicorée sauvage, Pissenlit, Achilée musquée, Grand-Taconnet, Génépi des Alpes, Gentiane, Genévrier, Laurier noble, Citronnier, Houblon, Menthe, Mille-feuille, Parnassia, Pervenche, Rhubarbe des moines, Romarin, Sauge, Sauge des près, Sauge visqueuse, Thym Serpolet, Tanaisie, Thym, Véronique officinale, Trèfle d’eau (ou Ményanthe), Verveine commune.

Laxatives.
Guimauve,
Chardon Roland, Eupatoire, Petite Centaurée, Alkékenge, Oignon, Cuscute, Pissenlit, Polypode (ou Réglisse des bois), Fumeterre, Mauve, Pêcher, Rhubarbe des moines, Sureau noir, Pensée des Alpes, Pensée sauvage.

Purgatives.
Buis, Bryone (ou Vigne blanche) (dangereuse), Eupatoire, Chélidoine, Pissenlit, Polypode (ou Réglisse des bois), Fusain (dangereux), Genêt à balai, Genêt d’Espagne, Pêcher, Ricin (vénéneux), Sureau noir, Raisin d’Amérique, Baguenaudier, Liseron des champs.

Emétiques (qui provoquent les vomissements).
Bryone ou Vigne blanche (dangereuse),
Cyclamen, Fusain (dangereux), Narcisse, Saponaire officinale, Sceau-de-Salomon, Raisin d’Amérique, Varaire (ou Ellébore blanc) (vénéneux), Pensée sauvage, Pensée des Alpes.

APPAREIL RESPIRATOIRE logophyto.jpg

Antiasthmatiques.
Ail,
Aigremoine, Angélique sauvage, Belladone, Aubépine, Chélidoine, Lierre terrestre, Ephédra (dangereux),Jusquiame (vénéneuse), Millepertuis perforé, Hysope, Mélisse, Menthe, Pin sylvestre, Polygala commun, Coquelicot, Romarin, Sauge officinale, Sauge des près, Sauge visqueuse, Bouillon-Blanc, Tussilage, Thym, Valériane.

Antiseptiques et balsamiques (qui désinfectent et calment les inflammations des voies respiratoires).
/

Expectorantes, Béchiques (qui favorisent l’expulsion des catarrhes bronchiques et calment la toux).
Bouleau,
Bruyère incarnate, Ephédra (dangereux), Achillée musquée, Génépi des Alpes, Genévrier, Millepertuis perforé, Hysope, Myrtille, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Thym, Angélique sauvage, Guimauve, Bourrache, Polygala faux-buis, Capillaire, Oignon, Consoude, Cresson, Lierre terrestre, Hysope, Mauve, Origan (ou Marjolaine sauvage), Coquelicot, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Polygala vulgaire, Pulmonaire, Pâquerette, Primevère, Saponaire officinale, Bouillon-blanc, Véronique officinale, Tussilage, Pensée des Alpes.

Pectorales (contre les affections de poitrine, c’est-à-dire des voies respiratoires).
Bourrache, Guimauve, Oignon,
Consoude, Cresson, Polypode (ou Réglisse des bois), Chiendent, Millepertuis perforé, Achillée musquée, Vipérine (ou Langue d’oie), Génépi des Alpes, Mauve, Pariétaire, Petit Plantain, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Sureau noir, Tussillage, Bouillon blanc, Pensée des Alpes, Anthyllide vulnéraire.

SYSTEME NERVEUX logophyto.jpg

Antispasmodiques (contre les spasmes, c’est-à-dire les contractions musculaires excessives et persistantes soit des muscles, soit des fibres contractiles internes).
Aconit napel, Anémone des Alpes (dangereuse), Angélique sauvage, Arnica, Aubépine, Caille-Lait (ou Gaillet), Camomille, Marronnier d’Inde, Fumeterre, Jusquiame (vénéneuse), Mélilot blanc, Mélisse, Menthe, Achillée millefeuille, Morelle noire, Sclarée, Narcisse, Romarin, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Véronique officinale, Tussilage, Valériane, Gui.

Excitantes.
Ail, Angélique sauvage, Armoise vulgaire, Absinthe, Basilic, Cresson,
Genévrier, Laurier noble, Menthe, Berce, Romarin, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Thym serpolet, Tanaisie, Thym.

Sédatives.
Aristoloche (dangereuse), Basilic,
Belladone, Aubépine, Caille-Lait (ou Gaillet), Camomille, Ellébore fétide (vénéneuse), Fumeterre, Jusquiame (vénéneuse), Houblon, Mélilot blanc, Morelle noire, Nénuphar, Coquelicot, Bouillon blanc, Valériane.

VICES DU SANG – APPAREIL GENITO-URINAIRE logophyto.jpg

Antidiabétiques.
Aigremoine, Bardane, Oignon, Cresson, Géranium sanguin, Genévrier, Myrtille, Olivier, Pervenche, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse.

Antilithiasiques (contre les calculs des reins et de la vessie).
Bruyère, Bugrane, Bugrane épineuse,
Chardon Roland, Alkékenge, Maïs, Millepertuis perforé, Hysope, Myrtille, Airelle rouge, Sureau noir.

Antirhumatismales.
Aconit (vénéneux), Ail, Alliaire, Aigremoine, Anémone des Alpes (dangereuse), Aristoloche (dangereuse), Bouleau, Buis, Bruyère, Colchique (vénéneux),
Digitale pourpre, Digitale jaune, Douce-Amère, Lierre terrestre, Prêle, Bruyère incarnate, Fraisier, Genévrier, Maïs, Citronnier, Myrtille, Bugrane épineuse, Grande Ortie, Primevère, Reine des prés, Groseillier rouge, Romarin, Saponaire officinale, Thym Serpolet, Verveine, Pensée sauvage.

Antiseptiques (qui désinfectent les voies urinaires).
Camomille,
Genévrier, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Ephédra (dangereux), Busserole, Bruyère, Sclarée, Hysope, Airelle rouge, Linaire, Romarin, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Verge-d’Or.

Dépuratives.
Alliaire, Angélique sauvage, Bardane, Bruyère, Eupatoire, Chicorée sauvage, Corydale (dangereuse), Cresson, Cresson des prés, Douce-Amère, Pissenlit, Raisin d’Amérique, Fraisier, Fumeterre, Chiendent, Houblon, Bugrane épineuse, Lamier blanc, Pariétaire, Rhubarbe des moines, Groseillier rouge, Sureau noir, Saponaire officinale, Pensée sauvage.

Diurétiques (qui stimulent la fonction des reins).
Oseille, Alléluia, Ail,
Alliaire, Alchémille vulgaire, Aristoloche (dangereuse), Bardane, Basilic, Bouleau, Aubépine, Bourrache, Bryone (ou Vigne blanche) (dangereuse), Bruyère, Caille-Lait (ou Gaillet), Chardon Roland, Eupatoire, Chardon argenté, Chélidoine, Chicorée sauvage, Oignon, Prêle, Cresson. Cresson des prés, Cuscute, Pissenlit, Douce-Amère, Bruyère incarnate, Fougère royale, Bleuet, Fraisier, Géranium sanguin, Iris d’Allemagne, Geniévre, Genêt à balai, Genêt d’Espagne, Chiendent, Maïs, Mélèze, Laurier noble, Citronnier, Pâquerette, Myrtille, Airelle rouge, Muguet, Olivier, Bugrane épineuse, Grande Ortie, Pariétaire, Parnassia, Epicéa (ou Pesse), Pi!oselle, Pervenche, Pêcher, Petit Plantain, Pin sylvestre, Prunellier, Rhubarbe des moines, Reine-des-Prés, Groseillier rouge, Eglantier, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Sureau noir, Saponaire officinale, Joubarbe, Busserole, Verge-d’Or, Pensée sauvage, Pensée des Alpes.

Emménagogues (qui favorisent les règles et en augmentent le volume).
Armoise vulgaire, Aristoloche (dangereuse), Capillaire, Petite Centaurée, Fraxinelle, lmpératoire, Douce-Amère, Gentiane, Romarin, Sauge officinale,
Sauge des prés, Sauge visqueuse, Lamier blanc, Mélisse, Hysope, Séneçon Jacobée, Achillée millefeuille.

Sudorifiques (qui stimulent la transpiration).
Arnica (dangereuse), Bardane,
Bourrache, Buis, Corydole (dangereuse), Douce-Amère, Achillée musquée, Bruyère incarnate, Grand-Taconnet, Fumeterre, Genièvre, Githago (vénéneux), Génépi des Alpes, Impératoire, Hysope, Laurier noble, Origan (ou Marjolaine sauvage), Coquelicot, Pêcher, Reine-des-Prés, Sureau noir, Saponaire officinale, Véronique sauvage (ou Thé d’Europe), Tussilage, Verge-d’Or, Pensée sauvage, Pensée des Alpes.

MALADIES DE LA PEAU logophyto.jpg

Astringentes (en applications externes).
Bouleau, Guimauve, Bruyère, Caille-Lait (ou Gaillet), Camomille, Petite Centaurée, Consoude, Cresson, Bruyère incarnate, Hysope, Mille-feuille,
Myrtille, Bugrane épineuse, Pariétaire, Pervenche, Petit Plantain, Chêne rouvre, Salicaire, Sauge, Thym Serpolet, Thym.

Cicatrisantes.
Bardane, Basilic, Bugle, Chou,
Consoude, Grand-Taconnet, Géranium sanguin, Mille-feuille, Pariétaire, Petit Plantain, Romarin, Salicaire, Thym, Bouillon blanc, Verge-d’Or, Pensée sauvage, Vulnéraire.

Rubéfiantes, révulsives.
Anémone des Alpes, Ail,
Alliaire, Arnica, Bryone, Chélidoine, Oignon, Genièvre, Laurier noble, Mélèze, Narcisse, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Sabine.

MALADIES DES YEUX logophyto.jpg

Collyres.
Guimauve, Camomille,
Bleuet des champs, Linaire, Mauve, Mélilot blanc, Petit Plantain.

PARASITES INTESTINAUX logophyto.jpg

Ail, Alliaire, Armoise, Absinthe, Camomille, Fraxinelle, Tanaisie, Thym.

                                                                                                                                                                       

D’après A. Poletti, « Fleurs et plantes médicinales », Delachaux & Niestlé 1982

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LA REGLISSE

Posté par eurekasophie le 20 juillet 2009

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Réglisse
 Glycyrrhiza glabra
Glycyrrhiza glabra
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Glycyrrhiza
Nom binominal
Glycyrrhiza glabra
L. 1753
Classification phylogénétique
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
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Les enfants mâchouillent les bâtonnets de réglisse… sans savoir qu’ils bénéficient ainsi

d’un médicament naturel des plus puissants. Le bâtonnet de réglisse dans la bouche ?

Une façon agréable d’éloigner les infections respiratoires et les virus qui traînent !

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Racines

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Partie aérienne
La réglisse (Glycyrrhiza glabra L.) est une plante vivace de la famille des Fabacées, sous-famille des Faboideae, aux racines aromatiques. Elle est originaire du sud de l’Europe et de l’Asie.

La réglisse (parfois le réglisse) par métonymie désigne aussi la racine de cette plante utilisée en pharmacie et en confiserie.

Elixir de longue vie pour la médecine chinoise et selon Hippocrate, cette racine au goût caractéristique doux et amer, et aux vertus tonifiantes, digestives et adoucissantes pour la gorge, est récoltée depuis l’Antiquité sur la côte ionique calabraise où elle pousse naturellement.

Description

La réglisse est une plante herbacée mesurant entre 1 et 1,50 m de hauteur.

Ses racines forment des rhizomes.

Elle a de grandes feuilles pennées (7 à 15 cm de long) composées de 9 à 17 folioles et de petites fleurs violettes (1 cm) disposées en inflorescence.

Son fruit est une gousse plate de 2 à 3 cm de long contenant de nombreuses graines.

Culture

La réglisse pousse de préférence dans un sol riche et humide et elle a besoin d’un climat chaud (Méditerranée, sud des États-Unis, Moyen-Orient, Afrique du Nord).

Une fois plantée dans une zone climatique lui convenant, la réglisse a tendance à devenir invasive. Même en arrachant une racine de réglisse, le moindre fragment laissé en terre donne lieu à un nouveau plant.

Variétés

Glycyrrhiza glabraRéglisse – synonymes Glycyrrhiza hirsuta, Glycyrrhiza echinata, Glycyrrhiza pallida, Glycyrrhiza officinalis, Glycyrrhiza laevis, Glycyrrhiza viscosa, Glycyrrhiza vulgaris

Histoire

Glycyrrhiza vient du grec « glycys », sucré et « rhidza », racine. La réglisse a reçu toutes sortes de noms, bois doux, bois sucré, racine douce ou régalisse.

 

Du sucre en branches

Le mot « réglisse » est apparu par déformations successives du latin « licorece », qui a donné aussi le mot « liqueur ». Son nom scientifique, Glycyrrhiza, vient du grec glucus (sucré) et rhiza (racine). Tout le monde a mâché, au moins dans l’enfance, des bâtons de réglisse au goût sucré. Ces morceaux de racine contiennent des principes actifs puissants : coumarines, huiles essentielles, composant proche de la progestérone humaine, flavonoïdes et saponosides dont la fameuse glycyrrhizine. C’est à cette substance qu’on attribue principalement les qualités hépatiques, expectorantes, respiratoires, et anti-inflammatoires de la réglisse. Mais la glycyrrhizine a un inconvénient : elle est hypertensive et peut provoquer des œdèmes.

 

Indications

reglisse1.jpgUne étude — portant sur 82 personnes, suivies pendant deux ans pour des ulcères gastriques — a montré qu’un extrait de réglisse était aussi efficace qu’un médicament employé pour traiter un ulcère gastrique (la cimétidine). La réglisse stimule la production de sécrétions dans l’estomac et le protège de l’ulcère. Une récente étude a montré que l’extrait de réglisse (0,1 g par jour) abaissait le taux de cholestérol et de lipides sanguins de sujets souffrant de problèmes cardiovasculaires. La glycyrrhizine et l’acide glycyrrhétinique ralentissent le développement des virus. Des chercheurs américains ont pu supprimer le virus de l’herpès simplex et des chercheurs japonais ont obtenu des résultats encourageants sur des malades du sida. Chaque année, bien d’autres recherches sont publiées sur la réglisse qui est officiellement reconnue dans la pharmacopée de la Communauté Européenne et celle du Royaume-Uni. Voici les principales indications de la réglisse :

  • Inflammations du système respiratoire
  • Maux de gorge, amygdalite, toux
  • Infections virales (rhume, herpès, SRAS…)
  • Prévention des troubles cardiovasculaires
  • Ulcères gastriques ou duodénaux
  • Gastrite chronique
  • Insuffisance surrénale
  • Arthrite et douleurs rhumatismales
  • Allergies
  • Aphtes
  • Syndrome prémenstruel
  • Problèmes hépatiques : jaunisse, intoxication…
  • Stimulation immunitaire
  • En externe : eczéma, psoriasis, herpès.

 Quand ? Comment ? Où ?

batonreglisse.jpgEn général on utilise la racine totale, un extrait total ou la Teinture Mère pour la plupart des troubles, notamment les affections virales ou inflammatoires, le syndrome prémenstruel (commencer 8 jours avant la survenue supposée des règles), les problèmes cardio-vasculaires, le cancer… En ce qui concerne les problèmes hépatiques, les ulcères et inflammations gastriques ou intestinales, les médecins préfèrent prescrire des comprimés déglycyrrhizinés (sans glycyrrhizine).

  • Racines séchées : 3 fois par jour, après les repas, prendre une infusion de 2 g à 4 g de racines séchées dans 150 ml d’eau. Ne pas dépasser 12 g par jour.
  • Teinture Mère : 15 à 20 gouttes dans un verre d’eau, 2 fois par jour.
  • Autres formules : suivre les indications du fabricant.
  • En externe, pour les problèmes de peau, faire des compresses de décoction concentrée.

Il existe des cosmétiques à base de réglisse, dans les laits après-soleil, par exemple

 

Recettes

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SURELLE

Posté par eurekasophie le 16 mai 2009

Quel est le nom de cette fleur d’appartement ?

     
SURELLE dans oxalis_5512 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees oxalis_surelle_fleur_belgique_6028
 Surelle 

Nom latin: oxalis

Couleur de la fleur: blanche

Floraison : avril

 

Surelle 

Nom latin: oxalis

Couleur de la fleur: blanche

Floraison : avril

Fleur de l’Oxalis 
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  Surelle 

Nom latin: oxalis regnell ‘birgit’

Couleur de la fleur: blanc rose

Floraison : juin

 
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  Surelle 

Nom latin: oxalis

Couleur de la fleur: blanche rose

Floraison : avril

 

 
phytotherapieplantesmedicinales.jpg   

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Elle sera utilisée fraîche.

 

Elle soigne les aigreurs d’estomac, les troubles hépatiques et digestifs légers.

En cas d’hépatite, néphrite, exanthèmes et vers, cancer de l’estomac, tumeurs, ulcères cancéreux et maladie de parkinson.

 

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LES PETALES DE LYS …..

Posté par eurekasophie le 7 mai 2009

 

 

LES PÉTALES DE LYS: SUPER ANTI-INFECTIEUX !

 

Truc envoyé par Éliane G. des Pyrénées-Orientales

 

 

  » Mon fils avait été opéré d’un ulcère à l’estomac. On me l’a rendu avec une grande fente infectée de 25 cm. Le docteur est venu à la maison pour faire le pansement. Il a hésité une minute et comme il me fait confiance, il a aligné des pétales de lys sur la plaie. Revenu deux jours plus tard, la grande fente était cicatrisée (et les pétales de lys transparents). Les pétales de lys ont une action supérieure à la pénicilline. Je veux parler du lys Lilium candidum qui fleurit au mois de mai. On n’en trouvait plus que dans les vieux jardins, mais maintenant on peut s’en procurer dans tous les catalogues de fleurs.

On met les pétales dans de l’alcool à 90 ° ( ça se garde plusieurs années) et chaque fois qu’il y a une infection, on place un pétale sur la plaie et le lendemain, tout est sec. C’est excellent aussi comme dentifrice (l’alcool seulement), en cas d’abcès dentaire et de dents cariées. Mon petit-fils qui a utilisé ce dentifrice n’a pas une dent cariée et il a 25 ans ».

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LES PRODUITS DE LA RUCHE

Posté par eurekasophie le 14 avril 2009

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Enfant, je n’ai jamais eu peur des abeilles —au contraire: j’ai toujours éprouvé pour ces insectes du soleil une sorte d’admiration respectueuse, en ayant le sentiment que celles-ci faisaient oeuvre utile, ce qui, à mes yeux, les rendaient incomparablement précieuses et remarquables.

En outre, j’étais bien sûr fascinée par le monde de la ruche, étonnant et mystérieux: étonnant par son architecture en alvéoles, comme mathématiquement calculée, qui semblait poser, brutalement, la question de l’intelligence de l’animale; et mystérieuse, par cette vie constante qui s’y manifeste, bouillante en apparence mais dont on suppose qu’elle obéit (pour donner les résultat que l’on voit) à des lois extrêmement précises et rigoureuses.

Ma pharmacie naturelle leur doit quatre produits: la gelée royale, qu’elles produisent directement, le miel, qu’elles fabriquent essentiellement à partir du nectar de fleurs, le pollen et la propolis, qu’elles recueillent dans la nature sur de nombreux végétaux qui en sont porteurs.

abeille04.gifVoilà qui justifie largement de se pencher davantage sur la question…………abeille04.gif

Son aspect architectural mis à part, la ruche offre bien d’autres sujets d’étonnement: elle abrite en effet une société extrêmement complexe dont la vie, rigoureusement rythmée- au jour près, comme on le verra- obéit à des impératifs très précis.

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A une ruche correspond une colonie, qui compte à peu près toujours le même nombre d’individus : au printemps et en été (période qui correspond à une pleine activité) , une reine, femelle complète et unique, plusieurs centaines de mâles ou faux bourdons (entre 1 000 et 2 000 ) et plusieurs dizaines de milliers d’ouvrières, femennes incomplètes ( entre 40 000 et 60 000 en moyenne ); en automne et en hiver, les chiffres baissent considérablement : les mâles disparaissent, et les ouvrières sont beaucoup moins nombreuses.

abeillemale.jpg Photo d’un mâle

Le plus étonnant , c’est qu’aucun de ces individus ne pourrait survivre seul, la reine et les mâles moins que tout autres, puisqu’ils sont incapables de se nourrir seuls et que, sans les ouvrières, ils mourraient de faim. C’est la colonie toute entière qu’il faut, en fait, considérer comme un individu, composé de nombreux membres dont chacun a un rôle très précis, variant selon son âge et la saison.

La reine d’abord: vivant en moyenne 3 ou 4 ans, elle est longue et plus lourde qu’une ouvrière . Elle ne sort qu’à l’occasion de son vol nuptial, lors duquel elle est fécondée, puis elle rentre à la ruche se livrer à sa seule fonction biologique: la reproduction. A la belle saison, elle pond 1 500 à 2 000 oeufs fécondés par jour. Ces oeufs fécondés donnent naissance à des ouvrières, et éventuellement à une nouvelle reine, si les circonstances l’exigent : tout dépend de la façon dont l’oeuf est traité par les ouvrières . Les oeufs non fécondés donnent naissance à des mâles.

  abeillereine2.jpgPhoto d’une reine

La reine se consacre à la reproduction à un tel point qu’elle est incapable de se nourrir elle-même et qu’elle est alimentée, durant toute son existence, par les ouvrières dont c’est la tâche exclusive à un certain moment de leur développement.

Les mâles vivent en moyenne trois mois, et sont incapables ( comme la reine) de se nourrir par eux-mêmes: ils sont alimentés, eux aussi, par les ouvrières, mais uniquement pendant la belle saison, période au cours de laquelle on a besoin d’eux pour féconder la reine. Dès l’automne, ils sont chassés de la ruche, et périssent alors de faim et de froid. Moins longs, plus gros et plus trapus que la reine, ils ont pour unique fonction biologique la fécondation de la reine pendant son vol nuptial. Durant toute leur vie, ils volent dans cet unique but et ne participent en aucune façon à l’activité de la ruche. Sachant que l’accouplement leur coûte la vie ( accouplement qui se fait en plein vol), on est obligé d’en déduire que ceux qui se trouvent chassés de la ruche, à l’automne, sont doublement malheureux: chassés et puceaux….

Enfin, les ouvrières. Plus petites et plus légères que la reine et les mâles, elles vivent en moyenne 45 jours pendant la belle saison (abeilles à vie courte), et jusqu’à plusieurs mois à la mauvaise saison (abeilles à vie longue).

Le monde animal réserve beaucoup de raisons de s’extasier, et je dois dire que pour ma part — au risque de paraître un peu niaise au yeux de certains ( mais n’est-ce pas eux, plutôt qui auraient perdu la faculté de s’étonner ? )— j’ai encore, devant certains phénomènes, des réactions d’enfant. Ainsi, la vie des abeilles ouvrières, leur constitution, la façon dont leur existence est planifiée au jour près me sont encore, quand j’y pense, une source d’émerveillement et d’étonnement.

Je n’ai pas, et ceci à dessein (d essaim  lol! ) abusé de schémas. Mais dans le cas présent, le tableau des métamorphoses  et des activités de l’abeille ouvrière me paraît  plus éloquent  que n’importe quel discours. A l’ère des ordinateurs qui est la nôtre, nous dirions  » la façon dont elles sont programmées « ….N’est-ce pas en effet à la rigueur d’un programme scientifique que fait penser une évolution si précise ?

OUVRIERE MALE REINE Oeuf : Incubation 3 j. 3 j. 3 j.
Larve : Croissance 6 j. 6 j. 1/2 5 j. 1/2
Filage du cocon 2 j. 1 j. 1/2 1 j.
Période de repos 2 j. 3 j. 2 j.
Nymphe : Changement en chrysalide 1 j. 1 j. 1 j.
Transformation en insecte ailé et naissance 7 j. 9 j. 3 j. 1/2
Durée totale ponte/éclosion 21 jours 24 jours 16 jours
Envol (Jours après éclosion) 14 14 5

 abeilleouvriere2.jpg Photo d’abeille ouvrière

Il faut savoir aussi que les ouvrières ne sont pas faites comme la reine ou les mâles, mais qu’elles possèdent un certain nombre d’organes et d’équipements hautement spécialisés qui leur permettent de venir à bout des nombreuses fonctions qui leur incombent. Car sans elles, il n’y aurait ni gelée royale, ni cire, ni pollen, ni propolis,……ni miel !  ( Mais aussi, sans la reine et les mâles, les ouvrières n’existeraient pas…)

La gelée royale, qu’on appelle aussi « lait des abeilles », est une substance fluide et opalescente que secrètent leurs glandes salivaires frontales. Comme vous le verrez, c’est un liquide nourricier très important, non seulement pour la vie de la ruche, mais également pour ses excellentes qualités thérapeutiques.

Elles sécrètent  également la cire (par leurs  glandes cirières) et du venin, qui leur sert à protéger la colonie de tout agresseur ( mais qui ne leur sert qu’une fois, puisque après avoir piqué, elles meurent).

Enfin, elles possèdent, si je puis dire, un équipement très sophistiqué: leur troisième paire de pattes, qui comporte un appareillage complexe formé de brosses, peignes, poussoirs, corbeilles ( pour ne citer que les éléments essentiels), destiné  à la récolte du pollen —encore appelé, très joliment, « bifteck des abeilles »— et de la propolis.

Les ouvrières consacrent toute leur existence au travail, mais ce travail change selon leur âge ( et elles sont toujours relayées, bien sûr, dans les tâches précédentes, par des ouvrières plus jeunes). La ruche s’organise donc comme un gigantesque système de relais où, pendant que les unes nettoient les cellules vides et les ouvrières plus âgées (ce qu’elles font pendant les deux premiers jours qui suivent l’éclosion), les autres nourrissent l’ensemble des larves de la ruche (entre le 3 ème et le 12 ème jour inclus suivant l’éclosion), tandis que celles qui ont entre 13 et 20 jours se livrent aux diverses tâches d’intérieur alors que leurs aînées, qui ont plus de 21 jours, ont quitté la ruche (pour la première fois) et sont devenues butineuses (ce qu’elles resteront jusqu’à leur mort).

A l’intérieur de ce trajet minutieusement réglé, on trouve encore de subtiles subdivisions: l’activité de nourrice, par exemple (qui se situe donc entre le 3 ème et le 12 ème jour), comprend deux périodes bien distinctes: une première, qui va environ jusqu’au 5 ème jour, où elles nourrissent les larves de mâles et d’ouvrièresâgées de 4 à 5 jours d’une bouillie à base de miel, de pollen et d’eau; et une seconde, qui se situe entre le 6 ème et le 12 ème jour, où elles nourrissent toutes les jeunes larves de 1 à 3 jours, les larves royales de 4 à 5 jours et la reine avec de la gelée royale, qu’elles ne sécrètent qu’à cette époque de leur vie. De même, pendant la période qui s’écoule entre le 13 ème au 18 ème jour inclus, elles seront « cirières et bâtisseuses ». Autrement dit, sécrétant la cire, elles l’utiliseront pour fabriquer les rayons de ces cellules hexagonales qui servent, non seulement au stockage du miel et du pollen, mais à abriter les oeufs et les larves. Puis, elles se feront « ventileuses », brassant l’air de leurs ailes pour assurer dans la ruche l’atmosphère qui convient et faire évaporer l’eau du miel encore trop liquide, ou « gardiennes de la colonie », la défendant contre toute intrusion étrangère grâce à leur aiguillon venimeux. Elles protégeront ainsi le travail de leurs colègues, les  » magasinières », qui réceptionnent et concentrent le nectar (qui donnera le miel), réceptionnent également le pollen et l’emmagasinent, ainsi que la propolis, toutes denrées que leur rapportent les butineuses.

Au 21 ème jour, les travaux d’intérieur prennent fin. Les plus jeunes ont pris le relais, et les ouvrières « butineuses » quittent alors la ruche à la recherche des produits indispensables à la vie de la colonie. Ce sont elles que l’on rencontre, l’été, butinant ou buvant au bord des fontaines. Elles cherchent de l’eau, du nectar et du miéllat, du pollen qu’elles rapporteront sous forme de petites pelotes, et enfin, de la propolis.

Si on vous l’avait demandé, auriez-vous été capable d’imaginer système aussi parfait ?  Pour ma part, j’aurais pu concevoir plus compliqué , certes, mais plus intelligent —c’est-à-dire mieux adapté au but poursuivi — certainement pas.

 

LE MIEL

 

Miel, vous entendez ce mot? Il distille toutes les douceurs, répand le soleil, fait penser à ce que la vie contient de plus suave et de meilleur. L’amour, bien sûr— d’où l’expression lune de miel— ou tout simplement la tendresse, la bonté, le plaisir.

Le miel quici labeille eut soin de déposer

Ne vaut pas à mon coeur le miel de ton baiser

André Chénier

« Beaucoup de choses renaîtront qui étaient depuis longtemps oubliées ». Horace

1) GENERALITES

Le miel est la denrée produite par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou des sécrétions provenant de parties de plantes ou se trouvant sur elles, qu’elles butinent, transforment combinent avec des matières spécifiques propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide, épaisse ou cristallisée.


2) RÉCOLTE

- La récolte de miel a lieu en général après une miellée (qui correspond à la production de nectar par la flore susceptible d’en produire) et lorsque les ¾ des alvéoles des rayons sont operculés. Le miel est récolté, en une ou plusieurs fois, entre avril et novembre dans le midi de la France, mais dans les autres régions, la première récolte ne débute habituellement que fin mai.Cette récolte a lieu schématiquement ainsi
- l’apiculteur retire les cadres de ses ruches et les emporte dans son atelier d’extraction;
- il procède alors à la désoperculation avec des instruments spécialement conçus à cet effet;
- suit l’extraction du miel contenu dans les alvéoles par centrifugation, miel qui sera filtré avant d’atteindre le maturateur;
- enfin l’apiculteur, qui a préparé la cristallisation du miel pendant ce séjour au maturateur, passe au conditionnement.

On récolte ainsi, en France, 10 à 15 kg de miel en moyenne, par ruche et par an, miel dont la consistance et la couleur sont variables en fonction surtout de l’origine florale.


3) ÉTUDE EXPÉRIMENTALE

La connaissance et l’utilisation du miel par l’homme remonte aux temps les plus reculés. Aliment des plus anciens de l’humanité, on lui reconnaît aussi depuis la plus haute antiquité des propriétés médicinales préventives et curatives qui le faisaient utiliser largement dans un cadre thérapeutiqueempirique dont nous conservons de nombreux documents.
Ce n’est que récemment que cet empirisme a pu être expliqué et complété grâce à de nombreux chercheurs qui ont mené scientifiquement l’expérimentation de ses propriétés.Parmi les nombreux résultats obtenus, notons :
* d’une part, son inocuité absolue, sa parfaite tolérance même à doses élevées;
* d’autre part, la réalité d’un grand nombre d’avantages nutritifs et énergétiques;
* enfin, l’existence d’actions variées (digestive, laxative, béchique, sédative, émolliente, antitoxique, antiseptique, antianémique, fébrifuge, diurétique, etc.).

«A la lumière de ces recherches, il paraît maintenant certain que l’antique tradition ne mentait pas qui affirmait que le miel ne constitue pas seulement un aliment excellent mais qu’il a une valeur thérapeutique certaine, bien que difficilement explicable dans certains cas».

Professeur Rémy CHAUVIN.

les vertus preventives et curatives du miel sont connues depuis toujours mais reconnues depuis peu4) COMPOSITION

Le miel contient:
- un certain pourcentage d’eau qui varie en moyenne de 16 à 20%;
- des glucides (sucres) de 75 à 80%, essentiellement GLUCOSE et LEVULOSE;
- des protides (substances azotées), parmi lesquelles une douzaine d’acides aminés;
- des acides organiques et des lactones;
- des substances minerales et des oligo-éléments : calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, sodium, soufre;
- des vitamines : B1, B2, B3 ou vitamine PP, B5, B6, B8 ou vitamine H, B9;
- des enzymes : invertase et amylose essentiellement;
- d’autres substances dont plusieurs facteurs antibiotiques (groupés sous le nom d’inhibine)

vers 17 miels détaillés


5) PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS

- Le miel est le seul produit sucrant naturel pour l’homme.
Cet aliment naturel riche en sucres simples directement assimilables et doué d’un haut pouvoir énergétique (100 g de miel apportent 300 calories) est doté en outre de nombreuses actions et propriétés très importantes dans le cadre de la santé.Particulièrement recommandé chez les SPORTIFS par sa double action dynamogénique et stimulante du coeur, le miel est indiqué aussi dans :

asthénies ou états de fatigue) à tous les degrés et surtout dans les convalescences;
anorexies ou pertes de l’appétit et amaigrissements (surtout chez l’enfant et le nourrisson)
constipation sous toutes ses formes ;
ulcères gastro-duodénaux et infections intestinales
anémies (apanage des miels foncés) et pour faciliter le travail du coeur en général ;
• affections ORL (très bonnes indications du MIEL EN RAYON) et affections bronchiques ;
• dans tous les cas où il faut faciliter la diurèse
• nervosisme et insomnie (indications des miels fortement aromatiques).

vers 17 miels détaillés


6) PRÉSENTATION

Le miel est habituellement présenté dans des pots de matériaux et poids variables qui doivent être conservés dans un endroit sec et frais. Il existe une variété considérable de miels suivant l’origine botanique, le plus couramment rencontré et utilisé étant le miel toutes fleurs.La consommation minimale d’entretien chez l’adulte se situe entre 30 et 40g/jour  soit une bonne cuillerée à soupe, quantité qui peut être largement dépassée dans de nombreux cas (chez les sportifs en particulier); chez l’enfant cette consommation minimale oscille entre 5 et 15 g par jour selon l’âge.
Ces doses à prendre par la bouche, en une ou plusieurs fois, sont conseillées en cure permanente en remplaçant le sucre ordinaire, utilisé habituellement par du miel.

Aucune contre-indication et pas d’incompatibilité avec d’autres thérapeutiques.

 


LES DIX-SEPT GRANDS CRUS DU MIEL 

Nom scientifique Propriétés organo-leptiques Indications
AUBEPINE crataegus oxyacantha couleur: blanche
arôme: léger et délicat
cristallisation: fine
calmant, tonique du coeur; antispasmodique; diminue l’excitation du systeme nerveux. Indiqué pour artérioscléreux, dyspeptiques; calme troubles nerveux dus à la ménopause.
ACACIA
(voir complexe phytotherapique 
Gelee Royale-Propolis-Acacia)
robinia pseudoacacia couleur: ambrée
arôme: doux et floral
cristallisation: lente et tres fine,cristaux transparents; facilement soluble
emollient des voies digestives, expectorant leger, legerement sudorifique, antispasmodique,
le mieux adapté aux diabetiques
BRUYERE calluna vulgaris couleur: ambrée à tonalité jaune orange
arôme: persistant et penetrant, caracteristique de la bruyère
saveur: permanente avec arrière-gout legerement amer
cristallisation: fine, reguliere; peu soluble
désinfectant des voies urinaires, conseillé dans la cystite des prostatiques ou dans la cystite avec muco-pus; aurait la capacité de dissoudre les calculs urinaires; diuretique et anti-rhumatismal
CHATAIGNIER catanea sativa couleur: sombre tendant vers le noir
arôme: fort et persistant
saveur: forte, legerement salée et amere
cristallisation: lente et grossiere, difficilement soluble
favorise l’acceleration de la circulation sanguine, degage les muqueuses nasales, diuretique. Action astringeante dans certzins cas de dysenterie.
CHOU Affections bronchiques et pulmonaires
COLZA brassica 
campestre
couleur: claire et jaunâtre
arôme: légère odeur de beurre frais
saveur: peu prononcée
cristallisation: ténue et serrée; facilement soluble
calme les brulures d’estomac, facilite le transit intestinal; interviendrait dans le soulagement des hemorroides et des varices.
EUCALYPTUS eucalyptus 
globulus
couleur: ambre clairà foncé selon récolte
arôme: touche mentholée et aromatique
saveur: prononcée et persistante, legerement acidulée
cristallisation: compacte et fine; facilement soluble
traitement en profondeur des angines saisonnière et de la toux du fumeur; regulation de la flore intestinale; agirait sur la vesicule biliaire. Desinfectant des voies urinaires.
LAVANDE lavandula officinalis couleur: legerement ambrée à tendance rosâtre
arôme: fin et parfumé
saveur: délicate et tres persistante
cristallisation: rapide et tres fine; facilement soluble
excellent antiseptique des poumons et bronches; utilisé dans toux recidivantes, asthme, coqueluche, grippe, laryngite; tres tonique, antispasmodique, diuretique et antirhumatismal, céphalique.
Recommandé dans faiblesse du coeur et en cas d’enterite ou dysenterie.
LUZERNE medicago 
sativa
couleur: de blanche à ambre pâle
arôme: leger et diffus
saveur: legerement poivrée
cristallisation: compacte et resistante; gros cristaux transparents; peu soluble
facilite la digestion et le transit intestinal; calmant leger en cas d’insomnie; utilisé dans le traitement externe des furoncles et des plaies atones; facilite la production de salive.
ORIGAN Contre asthme, catarrhes, rhumatismes, atonie de l’estomac et aerophagie.
ROMARIN rosmarinus couleur: orangée
arôme: fort et persistant
saveur: legerement piquante et vivace
cristallisation: tres rapide à cristaux maintenus en groupe; peu soluble
depuratif et antiseptique; forte teneur en invertine et pheromones; action fortement sedative dans certains cas de depression et surmenage; favorise fonctions du foie et vesicule (indiqué dans ascites avec gros foie, cirrhose, ictère, engorgements).
SARRASIN polygonum fagopyrum couleur: sombre tendant vers le gris
arôme: penetrant
saveur: prononcée mais fine
cristallisation: rapide mais tres ténue; soluble
miel tres nutritif et reconstituant; action sur systeme osseux (aide à la constitution de cals apres fractures); permettrait d’accroître la vision nocturne; conseillé en cas d’anemie et manque d’appetit;
actuellement provient presque exclusivement d’importation, comme le sarrasin.
SARRIETTE satureja 
hortensis
couleur: ambrée tendant vers orange
arôme: très prononcé à tendance balsamique (sent parfois la térébenthine)
saveur: persistante et agreable quoique legerement poivrée
cristallisation: tres reguliere à cristaux moyens; soluble.
tonique et stimulant de l’estomac et des fonctions génésiques; antispasmodique, expectorant et carminatif; favorise l’évacuation des gaz et empeche les fermentations gastriques; combat la mauvaise haleine et les odeur de pied.
TILLEUL tilia 
platiphylla
couleur: ambre claire à tendance legerement verte
arôme: particulier au tilleul, fin et pénétrant
saveur: fortement parfumée, demeurant en bouche
texture: granuleuse, fine
cristallisation: lente et irreguliere à cristaux pointus
sedatif, antispasmodique, calmant des affections nerveuses; facilite la digestion en agissant sur la vesicule biliaire; legerement hypnotique; aurait une action sur les migraines digestives; tres reconstituant; qualité de goût et souplesse d’utilisation en font un miel apprecié des connaisseurs.. mais ses « crus »varient suivant la qualité du tilleul butiné, et les soins de l’apiculteur.
TREFLE trifolium repans couleur: blanche
arôme: délicat et peu prononcé
saveur: ténue mais persistante avec une touche acidulée
cristallisation: fine à tendance cremeuse
miel calmant, facilite le sommeil ainsi que la circulation de retour; expectorant et emollient; sert de coupage et à la preparation des miels cremeux
THYM
et Serpolet
thymus vulgaris couleur: ambrée, sombre
arôme: fort et legerement piquant
saveur: forte et musquée
cristallisation: irreguliere, tres soluble
antiseptique, emménagogue, digestif, tonique; facilite la recuperation physique et le tonus musculaire; employé dans le traitement des fatigues nerveuses; utile dans les affections respiratoires.
PIN,SAPIN   couleur: sombre tendant vers le brun foncé avec des nuances vertes
arôme: fortement aromatique et balsamique; legere odeur de resine
saveur: douce, peu persistante
cristallisation: lente; facilement soluble
particulierement recommandé dans les affections respiratoires; aide digestion et sommeil; reputé comme antiseptique des bronches et parties aeriennes superieures; aurait influence psychologique benefique dans les depressions nerveuses.
 

 

 



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LA NOIX DE KOLA

Posté par eurekasophie le 10 avril 2009

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kola3.jpgLA NOIX DE KOLA kola3.jpg

Digestive et stimulante

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Noms communs : kola, cola, noix de kola, noix de cola.
Noms botaniques :
Cola nitida, Cola acuminata, famille des sterculiacées.
Noms anglais :
cola, cola nut.

Partie utilisée : la graine, débarrassée de son enveloppe.
Habitat et origine :
arbre originaire de l’Afrique de l’Ouest, aujourd’hui naturalisé en Amérique du Sud, en Amérique centrale, dans les Caraïbes, au Sri Lanka et en Malaisie.

Les plantes aphrodisiaques

Les plantes et les suppléments censés stimuler la vigueur sexuelle ont toujours été populaires, mais les données scientifiques probantes manquent souvent pour documenter leur efficacité. Voilà pourquoi il est important de donner l’heure juste sur ces produits. D’autant plus que le marché regorge de cocktails qui contiennent trois, quatre et parfois même jusqu’à dix ou douze ingrédients différents : l’innocuité et l’efficacité de telles préparations sont impossibles à déterminer.

En ce qui concerne la noix de kola, sa réputation d’aphrodisiaque repose essentiellement sur son effet stimulant, qui est attribuable à sa teneur en caféine, qui varie de 1,5 % à 3,5%.

Indications

troisetoiles.gif Améliorer la vigilance à court terme.
deuxtoiles.gif Améliorer les performances cognitives, en particulier l’attention.
deuxfeuilles.gif Combattre la fatigue mentale et physique à court terme.
unefeuille.gif Soulager le mal de tête, augmenter la tension artérielle.
flcheenbas.gif Effet aphrodisiaque.

Posologie

Vigilance et performances cognitives

  • Il faut généralement une dose d’au moins 60 mg de caféine (l’ingrédient actif principal du kola) pour obtenir un effet notable sur la vigilance et les performances cognitives qui peut durer quelques heures. Cependant, les grands consommateurs de caféine pourraient avoir besoin de doses plus importantes (200 mg et plus) en raison du phénomène d’accoutumance.

Note. Les dosages ci-dessous sont ceux que recommande la Commission E pour la fatigue physique et mentale. Ils correspondent à 50 mg à 150 mg de caféine par jour (teneur moyenne de 2,5 %).

Fatigue physique et mentale

  • Poudre séchée en capsules ou comprimés. Prendre de 2 g à 6 g par jour, en deux ou trois doses.
  • Infusion. Infuser de 1 g à 3 g de poudre séchée dans 150 ml d’eau bouillante pendant cinq à dix minutes. Boire une à trois tasses par jour.
  • Extrait fluide (alcoolique, 1:1). Prendre de 1,25 ml à 2,5 ml, une à trois fois par jour.
  • Teinture (5:1). Prendre de 2 ml à 7,5 ml, une à quatre fois par jour.

Historique

Durant des millénaires, les Africains ont mâché des graines de kola pour combattre la fatigue physique et intellectuelle et pour contrer la dépression. De plus, ils leur attribuaient, comme au café et au chocolat, des vertus aphrodisiaques. Cela explique peut-être pourquoi, aujourd’hui, elle fait partie des ingrédients de certaines préparations vendues comme « toniques sexuels ».

La poudre de kola fit l’objet d’un important commerce dès le XIVe siècle. Les voyageurs l’échangeaient même contre de la poussière d’or avant d’entreprendre la traversée du Sahara. Cela leur permettait de mieux tolérer la fatigue, la faim et la soif durant le long voyage.

Les musulmans, dont la religion interdit de consommer de l’alcool, appréciaient particulièrement le kola dont ils tiraient une boisson stimulante favorisant les contacts sociaux. Plus près de nous, le Coca-Cola renfermait à l’origine du kola, aujourd’hui remplacé par de la caféine de synthèse. La noix de kola est approuvée comme additif alimentaire par le Conseil de l’Europe et la Food and Drug Administration des États-Unis.

Remarque. L’industrie pharmaceutique moderne tire de la noix de kola, en raison de sa richesse en méthylxanthines – dont la caféine –, divers médicaments d’ordonnance pour le traitement de l’apnée des enfants prématurés, des maladies pulmonaires obstructives chroniques et de l’asthme.

Recherches

 deuxfeuilles.gif

troisetoiles.gif Vigilance. La caféine contenue dans la noix de kola stimule le système nerveux central, ce qui fait augmenter l’attention tout en contribuant à lutter contre la somnolence et l’endormissement. L’expérience quotidienne en témoigne et les résultats des essais cliniques les plus récents ne laissent pas beaucoup de doute    même si aucune méta-analyse n’a été publiée à ce sujet.

deuxtoiles.gif Cognition (mémorisation, perception, apprentissage, etc.). La caféine que renferme la noix de kola excite l’intellect, si bien qu’elle peut effectivement contribuer à améliorer les performances cognitives tel qu’en font foi les résultats de plusieurs essais cliniques

deuxfeuilles.gif La Commission E reconnaît l’usage du kola pour combattre la fatigue physique et mentale. La caféine qu’il contient est responsable de ces effets.

unefeuille.gif Usages traditionnels. Il est admis que le kola peut stimuler le système nerveux central, augmenter la tension artérielle et soulager un mal de tête résultant d’une mauvaise circulation périphérique en raison de sa teneur en caféine, légèrement supérieure à celle du café.

flcheenbas.gif Aphrodisiaque. Cette réputation prêtée à la noix de kola n’est ni plus ni moins justifiée que celle qu’on pourrait attribuer à la caféine, qui, en fait, a principalement un effet stimulant.

Perte de poids
Caféine/éphédra : une association dangereuse.
Au cours de deux essais à double insu, l’association
éphédra/kola a été plus efficace que le placebo pour réduire le poids de sujets obèses ou en surcharge pondérale. Cependant, l’utilisation de ce type de produits n’est pas recommandée. En effet, non seulement l’éphédra et l’éphédrine ont de puissants effets stimulants potentiellement dangereux, mais la caféine les augmente.

En mai 2006, Santé Canada a émis une mise en garde contre la consommation de produits amaigrissants contenant de la caféine et de l’éphédrine (cette dernière peut aussi être mentionnée sous les noms de ma huang, éphèdre ou éphédra sur l’étiquette).

À noter que la vente de produits contenant à la fois un stimulant comme de la caféine (guarana, thé vert, yerba maté, noix de cola) et de l’éphédra ou de l’éphédrine est interdite au Canada.

Précautions

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Attention

  • Avis aux sportifs et aux personnes qui cherchent à perdre du poids en abusant des suppléments contenant beaucoup de caféine : une intoxication à la caféine risque d’entraîner la rhabdomyolyse, un trouble qui peut causer des lésions musculaires graves et irréversibles14,15.

Contre-indications

  • La caféine est généralement déconseillée aux personnes qui souffrent de maladie cardiaque, d’insomnie, de troubles anxieux, d’ulcères gastriques ou duodénaux ou d’hypertension artérielle.
  • On ne dispose pas de suffisamment de données pour conclure à l’innocuité du kola chez les enfants et chez les femmes enceintes ou qui allaitent.
  • Pour en savoir plus sur les dosages quotidiens maximaux de caféine fixés par Santé Canada pour les enfants (2,5 mg par kilo de poids corporel), les femmes enceintes (300 mg) et les adultes (400 mg à 450 mg), consulter notre fiche sur la caféine.

Effets indésirables

  • La caféine que contient le kola peut causer de l’insomnie, de la nervosité, de l’agitation et de l’irritation gastrique.
  • Prise en grandes quantités, la caféine peut provoquer des nausées, des vomissements, de l’hypertension artérielle, des palpitations cardiaques, de l’arythmie, une accélération de la respiration, des crampes musculaires et des maux de tête.
  • La consommation prolongée de caféine provoque une dépendance. Le sevrage peut entraîner des maux de tête, de l’irritabilité, de la nervosité, de l’anxiété, de la somnolence, des étourdissements et de la confusion.
  • Mastiquer de grandes quantités de noix de kola peut induire un cancer de la bouche

Interactions

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Avec des plantes ou des suppléments

  • L’éphédra peut exacerber les effets stimulants indésirables de la caféine, ce qui pourrait provoquer, en cas d’abus, des évanouissements et même un arrêt cardiaque. Les produits qui combinent ces deux substances sont interdits au Canada, mais l’association caféine/extraits d’orange amère (la plante qui a remplacé l’éphédra dans les cocktails amaigrissants) est permise et peut avoir les mêmes effets indésirables.
  • Les effets du kola s’ajoutent à ceux des aliments, boissons et autres produits qui contiennent de la caféine.

Avec des médicaments

  • La caféine contenue dans le kola peut :
    - augmenter les effets d’analgésiques comme l’acétaminophène et l’acide acétylsalicylique, mais aussi en augmenter sensiblement l’absorption (de l’ordre de 40 %), ce qui peut être dangereux dans le cas de l’acétaminophène (toxicité hépatique);
    - diminuer les effets des sédatifs et des calmants comme les benzodiazépines;
    - augmenter les effets indésirables, notamment les effets cardiaques, de la théophylline et des bronchodilatateurs;
    - augmenter les effets indésirables associés aux stimulants du système nerveux central comme l’éphédrine.
  • Cimétidine. Ce médicament prescrit aux patients souffrant d’ulcères gastroduodénaux a pour effet de ralentir considérablement l’élimination de la caféine par l’organisme, ce qui peut augmenter les effets indésirables de cette dernière.
  • Clozapine. La caféine peut exacerber les effets et la toxicité de ce neuroleptique.
  • Antiacides. La caféine peut contrer l’effet des antiacides parce qu’elle stimule la production d’acide par l’estomac.
  • Alendronate. La caféine peut inhiber l’absorption de ce médicament prescrit pour prévenir et traiter l’ostéoporose. Éviter de prendre de la caféine deux heures avant et après la prise du médicament.
  • Anticoagulants/antiplaquettaires. La caféine peut augmenter le risque d’hémorragie chez les personnes traitées avec des anticoagulants.
  • Nicotine. La caféine peut augmenter le risque de dépendance à la nicotine.
  • Autres. Parce qu’ils font augmenter le taux de caféine dans le sang, l’alcool, les contraceptifs oraux, l’oestrogène et certains antibiotiques (disulfiram, riluzole, terbinafine, verapamil, fluvoxamine) peuvent en accroître les effets indésirables.

Sur les tablettes

Ne pas confondre le kola avec le gotu kola, une plante qui ne renferme pas de caféine et qui n’a pas les mêmes usages thérapeutiques.

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LA GASTROPARESIE

Posté par eurekasophie le 31 mars 2009

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  LA GASTROPARESIE

On l’appelle aussi syndrome de  » l’estomac paresseux « .

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estomac-sur-patte

« L\’estomac sur pattes\ » 50 x 50 x 24 cm (Novembre 2004). Sculpture qui à l\’air abstraite.

Et pourtant non, lorsque l\’on connait son nom. Plus que de l\’abstraction, c\’est de la \ »figuration d\’expression\ ».

 

Les difficultés à digérer sont normales après un repas copieux. Dans la gastroparésie, en revanche, un repas normal devient une épreuve. La gastroparésie fait partie de la famille des dyspepsies fonctionnelles, un ensemble de pathologies de l’appareil digestif caractérisées par des troubles de la motricité gastro-duodénale et de la sensibilité de l’estomac et qui concernent la partie haute de l’abdomen (estomac, pylore, duodénum). Elles se manifestent par de nombreux symptômes dominés par des douleurs lors de la digestion, un retard de la vidange de l’estomac — l’estomac se vide mal ou trop lentement— et une sensation d’inconfort due à la distension gastrique. Cette maladie est encore assez mal connue (encore une !!) Dans les dyspepsies fonctionnelles comme la gastroparésie, il n’y a pas de lésion anatomique, d’ulcère de l’estomac ni de reflux gastro-œsophagien ( pas de brûlures ascendantes derrière le sternum ou de goût acide dans la bouche). Du fait de la stagnation des aliments dans l’estomac, une gastroparésie peut donner lieu à une fermentation alimentaire, désagréable, et à un déséquilibre responsable de diabète. Un cercle vicieux s’engage, car le diabète entraîne parfois une gastroparésie !

DES CAUSES DIVERSES

La gastroparésie peut avoir plusieurs origines, comme l’atteinte du nerf 10 ( nerf vague ou pneumogastrique) qui innerve l’estomac et qui peut avoir été sectionné malencontreusement lors d’une opération chirurgicale. Elle peut être liée également à un déficit musculaire de la paroi de l’estomac, à un diabète (le diabète atteint tous les nerfs), à une maladie rare (sclérodermie, amylose) ou à un trouble hormonal (hypothyroïdie). Dans certains cas, ce sont des traitements qui causent le ralentissement de la motricité de l’estomac, comme la digitaline, les anti-inflammatoires ou les antibiotiques.

L’INCONFORT GASTRIQUE AU PREMIER PLAN

La gastroparésie se manifeste par un cortège de signes dominés par l’inconfort pendant la digestion. DE nombreux autres symptômes doivent attirer l’attention:

♦ des éructations

des difficultés à terminer les repas (satiété précoce)

une impression de digestion difficile

des douleurs à types de crampes ou de brûlures

une sensation de distension ou de plénitude gastrique (pesanteur ou ballonnement)

une somnolence

des nausées

des vomissements parfois.

FIBROSCOPIE GASTRIQUE DANS UN PREMIER TEMPS….

Il n’y a pas d’examen spécifique qui permette de diagnostiquer avec certitude l’existence d’une gastroparésie. Certains examens vont éliminer les pathologies qui s’accompagnent de symptômes identiques à la dyspepsie ou à la gastroparésie. L’examen le plus utile étant la fibroscopie gastrique. Pour autant, elle n’est pas systématiquement pratiquée. Tout dépend de l’âge du patient. Schématiquement, une fibroscopie s’avère nécessaire au-delà de 40 ans, s’il existe une altération de l’état général, une anémie ou un amaigrissement. Elle permet essentiellement d’éliminer la présence d’une œsophagite, d’une gastrite, d’un ulcère ou d’un cancer de l’estomac. D’autres examens peuvent être pratiqués dans le même esprit, comme l’échographie abdominale (visualisation du fonctionnement pancréatique ou biliaire) ou le scanner.

…..PUIS EXAMEN DE CONTRASTE OU SCINTIGRAPHIE

Des examens peuvent mettre en évidence le ralentissement de la motricité gastrique. Il est possible en effet de visualiser le retard de vidange gastrique à l’aide d’un examen de contraste qui consiste à ingérer un produit de contraste opaque baryté. Des radiographies de l’estomac pratiquées à des intervalles réguliers permettent alors de montrer le ralentissement. La scintigraphie peut le confirmer après une absorption d’aliments marqués par des isotopes radioactifs (sans danger !). Reste également la manométrie gastrique, qui consiste à enregistrer les pressions dans l’estomac au cours de la digestion.

MODIFIER SON ALIMENTATION

À défaut d’un traitement curatif, la prise en charge d’une gastroparésie comporte essentiellement la modification des habitudes alimentaires afin de diminuer les symptômes de cette dyspepsie fonctionnelle. Il va falloir éviter les gros repas, les boissons gazeuses et les chewing-gums ( en mâcher s’accompagne d’une ingestion d’air). Attention également aux aliments trop gras et à l’alcool qui vont ralentir la vidange gastrique. Il faut réduire la consommation des aliments riches en fibres ( fruits, légumes, pain complet…) du fait des ballonnements qu’ils induisent. Fractionnez les prises alimentaires et mâchez bien les aliments afin d’éviter l’intrusion des aliments « bruts » dans l’estomac qui ont tendance à ralentir le transit. Attention aux vêtements trop serrés (ceinture de pantalon) et à perdre du poids en cas de surcharge pondérale abdominale. Dans le même ordre d’idée, faites du sport ou pratiquez une activité sportive régulière. Reste les traitements qui favorisent la motricité intestinale et la vidange de l’estomac (métoclopramide, dompéridone, trimébutine…). Les médicaments antisécrétoires et anti-acides peuvent être prescrits également selon les cas.

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