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DICTIONNAIRE DES PLANTES MEDICINALES

Posté par eurekasophie le 24 décembre 2009

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CLASSEMENT DES PLANTES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

EN FONCTION DU NOM LATIN

A

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Acorus calamus

Tonique et stimulant du cerveau, du système nerveux et du système digestif. Relaxant pour les muscles

En Asie on l’utilise en tant qu’aphrodisiaque; Les Indiens Cree en faisaient de nombreux usages.

Calamus

Aesculus hippocastanum

Tonique veineux, vaso-constricteur, fluidifiant sanguin, astringent.

Marronnier d’Inde

Alpinia officinarum

Tonique digestif, réchauffe le corps et les organes vitaux, stimulant, antibactérien, favorise l’expulsion des gaz, arrête les vomissements, fongicide, anti-inflammatoire

Efficace contre le mal de mer

Galanga (petit)

Aloe vera

Soigne les plaies, stimule les sécrétions biliaires, laxatif

Aloès

Amorphophallus konjax

agit comme coupe-faim naturel en donnant une impression de satiété et n’apporte pas de calories. Diminuer l’absorption des graisses et des sucres au niveau intestinal.

Aliment traditionnel du Japon depuis le IX siècle. le konjac est totalement inoffensif

Konjac

Aphanizomenon flos aquae

Micro-algue exceptionnelle et très riche en nutriments qui pousse à l’état sauvage dans les eaux pures d’un lac très riche en minéraux volcanique

L’algue  favorise la migration des cellules souches et représente un espoir sérieux pour tous les patients atteints de maladies dégénératives

Klamath

Arctium lappa

Puissant dépuratif et purifiant, élimine les toxines du corps

Soigne ou soulage la plupart des problèmes et maladies de peau

Bardane

Arctosphylos uva-ursi

La busserole est l’un des meilleurs antiseptiques urinaire naturels.

Busserole

Argemone mexicana

Le latex obtenu de cette espèce est utilisé à Mexico pour traiter de nombreuses maladies et pour diminuer les douleurs.

Narcotique et sédatif

Argemone mexicaine

Artimisia absinthum

Stimulant du cerveau et du système digestif

L’absinthe servait jadis à obtenir la boisson du même nom.

Absinthe

 

 

B

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Baccharis trimera

Plante purifiante et efficace contre les troubles hépatiques

elle peut aussi se prendre un lendemain d’excès alimentaire

Baccharis

Bacopa monnieri

Soins des troubles mentaux, améliore la mémoire et les performances intellectuelles

Intérêt pour la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer

Bacopa

Banisteriopsis caapi

A la fois plante et préparation. C’est le mystique ingrédient utilisé depuis toujours dans les messes shamaniques du sud des Amériques.

L’utilisation de cette liane est profondément enracinée dans la mythologie et la philosophie Amazonienne

Ayahuasca

Bambusa arundinacea

Ressource naturelle de silice.

La silice assure une meilleure solidité des os et assimilation du calcium

Bambou

Bixa orellana

Pour un bronzage naturel

Rocou

Borago officinalis

Revitalisant de la peau

Bourrache

 

 

C

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Cannabis sativa

Panacée capable de soulager et de soigner de nombreux troubles

Plante qui a aussi bien été employeé pour ses propriétés médicinales que pour ses propriétés psychotropes

Chanvre indien

Calea zacatechichi

La plante qui clarife les sens avant le sommeil.Utilisé comme fébrifuge et purgatif.

Elle aurait été utilisée pour faire des rêves lucides.

Zacatechichi

Carduus marianus

Efficace contre les dépressions et les troubles hépatiques.Aide à rééquilibrer le corps après une intoxication.

peut-être pris pendant une gueule de bois ou après avoir pris une substance toxique

Chardon-Marie

Centella asiatica

Plante médicinale ayurvédique tonique (veineux, cérébral…) et dépurative

Anti-inflammatoire, circulation du sang, anti-rhumatisme, tonique, aphrodisiaque.

Hydrocotyle (asiatique)

Chlorella vulgaris

Algue aux propriétés détoxifiantes par l’élimination des toxines et l’augmentation des défenses immunitaires. 

Propriétés anti-virales, anti-inflammatoire et anti-cancéreuse. Elle est préconisée dans les régimes.

Chlorelle

Cola nitida

Stimulant du système nerveux et de l’organisme. Tonique musculaire, combat la léthargie. Brûle les graisses.

Propriétés aphrodisiaque, digestive et tonique.

Kola ( Noix de)

Copaifera officinalis

Bien connu des indiens d’Amazonie, il est utilisé en massages, frictions ou comme parfum (odeur boisée est très pénétrante)

Baume à conseiller pour son efficacité et son innocuité mais aussi du fait que sa récolte ne nécessite pas la destruction de l’arbre

Copaïba

Corynanthe yohimbe

Puissant aphrodisiaque. Remède contre l’impuissance et la frigidité.

Yohimbe

Crataegus oxyacantha

Soigne les calculs rénaux et vésicaux, les troubles circulatoires et cardiaques

Aubépine

Croton lechleri

Puissant cicatrisant utilisé avec succès en usage interne (ulcères, gastrites, irritations) et externe (acné, verrues, champignons, hémorroïdes, aphtes, toilette intime)

Le latex présente un aspect semblable à à celui du sang humain et quelques propriétés physiques sont communes entre eux.

Sang de dragon

 

 

D

NOM

RESUME

INFORMATIONS

Nom scientifique

Datura stramonium

Cette plante a de grandes vertus médicinales mais s’avère aussi et surtout très toxique, donc très dangereuse.

Utilisé dans des rituels de sorcellerie au Moyen-âge

Datura

Dioscorea villosa

Lutte contre les problèmes liés à la ménopause et aux menstruations

Contrairement à ce qui est souvent dit, le yam ne contient pas de DHEA, il sert juste à sa fabrication industrielle.

Yam (Mexicain)

 

 

E

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Echinacea purpurea

L’Echinacée est l’une des plus importante plante médicinale.

Stimulant des défenses immunitaires, anti-inflammatoire, antibiotique, désintoxicant, antiallergénique

Echinacée

Eleutherococcus senticosus

Fortifiant, combat le stress et la fatigue, effet tonique ssur le corps. les athlètes ayant absorbé de l’éleuthérocoque ont vu leurs capacités croître de 9%

elle fut distribuée à la population soviétique après la catastrophe de Tchernobyl

Eleuthérocoque

Ephedra sinica

Utilisé comme énergisant, pour la perte de poids, l’augmentation de la masse musculaire; soigne les allergies et les insuffisances rénales.

Plantet utilisée dans la médecine chinoise depuis 5 000 ans. Les moines Zen l’employaient pour la méditation.

Ephedra

Eucalyptus globulus

Remède dans le monde entier en raison de ses vertus antiseptique

Traite les infections pulmonaires, les rhumes, les grippes et les maux de gorge

Eucalyptus

 

F

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Fucus vesiculosus

Action bénéfique sur le métabolisme

Amincissant absorbant la graisse, rééquilibrant du terrain, élimine les déchets

Fucus

 

 

G

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Galega officinalis

Principalement utilisé pour ses propriétés antiandiabétiques

Complément efficace au traitement du diabète. Prévention chez les personnes âgées.

Galega

Garcinia Cambogia

Puissant amincissant

Supprime en plus les envies de sucre et les grosses consommation alimentaires

Garcinia

Gingko biloba

Indiqué pour la mémoire, la circulation cérébrale, les difficultés respiratoires et l’incontinence urinaire

de nombreuses personnes âgées l’utilise en raison de ses vertus

Gingko

Gomphrena globosa

Lutte contre le stress et la fatigue. Stimule le système nerveux, la mémoire, favorise le sommeil.Relaxe les muscles en augmentant leur force.

Plante employée plus particulièrement pendant les périodes de stress.

Gomphréna

 

 

H

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Hamamelis virginiana

Favorise la circulation du sang (varices…)

Est aussi astringent et anti-inflammatoire

Hamamélis

Harpagophytum procumbes

Puissant anti-inflammatoire naturel, soigne les douleurs articulaires

Anti-inflamatoire, analgésique, antalgique, tonique amer, antispasmodique, stimulant biliaire.

Harpagophytum

Hypericum perforatum

Le millepertuis est un puissant antidépresseur

Millepertuis

 

 

I

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Ilex paraguariensis

Un substitut du thé, mais aussi un complément nutritionnel pour les personnes mangeant peu de fruits et légumes.

Maté (vert)

 

 

L

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Lactuca Virosa

Efficace pour le sommeil.

Sédatif, anesthésiante, stimulerait l’activité onirique.

Laitue vireuse

Lentinus elodes

Stimulant des défenses immunaire en augmentant la vitalité

Shitaké

Leonitis leonurus

Cette plante africaine était utilisée par les Hottentots dans un cadre culturel

traite les maux de tête et l’hypertension.

Wild dagga

Lepidium meyenii

Permet une meilleure libido et soigne l’impuissance et la stérilité.

Il augmente les capacités d’érection

Maca

Lithothamnium calcaeum

Un puissant reminéralisant

Lithothamne

Lobelia inflata

Substitut du tabac aux grandes propriétés antispasmodiques.

Tabac Indien, pourrait aider à arrêter de fumer.

Lobélie (enflée)

Lophophora williamsii

Guérison, rhumatisme, paralysie, faciliter les vomissements.

Utilisés dans les rituels chamaniques en Amérique centrale

Peyotl

 

 

M

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Malpighia punicifolia

Ressource naturelle de vitamine C

4,5g d’Acérola contient autant de vitamine C que dans un kilo de citron

Acérola

Mandragora officinarum

Narcotique, antispasmodique, modérateur réflexe.

Une plante de « sorcière »bien connue.

Mandragore

Matricaria recutita

Soigne les douleurs abdominales et intestinales et autres troubles digestif. Relaxant

Souvent prescrite aux enfants pour son action douce

Camomille Allemande

 

 

N

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Nepeta cateria

Action bénéfique sur le système digestif et respiratoire

Utile contre la fièvre, les rhumes et la grippe

Cataire

 

O

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Oenothera biennis

L’onagre est très efficace contre tous les troubles menstruels.

Onagre (bimensuelle)

Orthosiphon aristata

Elimine les impuretés en amincissant.

Orthosiphon

 

 

P

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Panax ginseng

Le ginseng est célèbre pour ses propriétés tonique et antistress

Le ginseng est aussi un aphrodisiaque masculin

Ginseng

Papaver sominferum

Un célèbre anti-douleur

Pavot officinal

Passiflora incarnata

Un calmant, tranquilisant, relaxant, somnifère de qualité

Passiflore

Paullinia cupana

Puissant stimulant au même titre que le café, mais sans ses effets excitants

Stimule les activités physiques et cérébrales, agit comme anti-stress, anti-fatigue, coupe-faim et aphrodisiaque.

Guarana

Petiveria alliacea

Un stimulant du système immunitaire qui gagne à être découvert

Des études ont démontrées que l’Anamu a des propriétés antileucémiques et antitumorales

Anamu

Physalis peruviana

Baie aux saveurs et propriétés nutritionnelles remarquables

Extrêmement riche en vitamine A ; contient  une substance semblable à l’insuline (raison pour laquelle il est approprié pour les diabétiques)

Aguaymanto

Piper methysticum

somnifère, antistress, narcotique, relaxant, calmant, anesthésique

En + : Soulage efficacement les maux aux gencives et augmente l’activité onirique

Kava Kava

Pouteria lucuma

Fruit d’un arbre andin riche en vitamines, minéraux, pigments et protéines

Goût exqui et exeptionnel garanti !

Lucuma

Prosopis pallida

Fruit à la saveur douce et au parfum contribuant  au bien être intestinal.

Régularise le transit, équilibre l’absorption des lipides et des glucides, procure un sentiment de satiété

Caroube

Ptychopetalum olacoides

Tonique sexuel et musculaire

Muira Puama

Pueraria lobata

Permet d’arrêter la consommation de tabac, d’alcool et autres drogues.

Kudzu

 

 

R

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Rhamnus frangula

Un puissant laxatif très efficace contre la constipation.

Bourdaine

 

 

 

S

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Smilax spp.

Dépuratif, diurétique, tonique sexuel, aphrodisiaque.

Salsepareille

Sassafras officinale albidum

Idéal pour arrêter de fumer. Tonifiant général.

Sassafras

Salvia officinalis

Antiseptique, anti-asthmatique, favorise l’expulsion des gaz, régule la transpiration et le cycle menstruel, tonique.

Salvia vient du latin, salvare qui signifie guérir. On comprend mieux ainsi l’intérêt de ses nombreuses vertus.

Sauge officinale

Sceletium tortuosum

Légèrement narcotique et analgésique, anxyolitique et relaxant, euphorisant

Presque disparu de la nature, cette plante était utilisée par les Hottentots d’Afrique du Sud

Ficoïde tortueux

Scutellaria lateriflora

Efficace contre la plupart des troubles nerveux

Chez les femmes, stimule le cycle menstruel et soula les douleurs au sein

Scutellaire

Simmondsia chinensis

Naturellement très riche en tocophérol (provitamine E), la cire de jojoba protège et nourrit les cheveux et la peau.

Sa faculté de pénétration est extraordinaire et est un parfait vecteur pour l’aromathérapie

Jojoba

Smallanthus sonchifolius

Les feuilles font baisser le taux de sucre dans l’organisme, favorisent la perte de poids et réduisent le stress grâce à leurs propriétés anti-oxydantes

La racine est très sucrée, riche en oligofructose améliore la santé intestinale

Yacon

Spirulina maxima

Des protéines naturelles pour les sportifs et les végétariens.

Le parfait complément alimentaire en protéines

Spiruline

Stevia rebaudiana bertoni

Un substitut du sucre diminuant le taux de glucose

Stévia

 

 

T

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Tabernanthe iboga

Lutte contre la dépendance aux drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne et voir même à toute forme de drogues ainsi qu’aux traitements de substitution

Les adeptes du culte Bwiti en Afrique l’utilisent afin de communiquer avec leurs ancêtres et de se réconcilier avec la mort

Iboga

Tagetes lucida

Une importante plante médicinale d’Amérique centrale. Usage ancestral par les Mayas et les Huichols.

Antiseptique, contre la diahrée et la dysenterie

Pericon

Tecoma curialis

Antibiotique, puissant anti-inflammatoire, stimulant immunitaire, antiseptique, tonifiant, antitumoral.

Connu sous le nom d’Ipe-Roxo

Lapacho

Theobroma cacao

Tonique et stimulant, puissance antioxydante permettant de penser  un rôle dans la prévention du vieillissement

L’un des aliments les plus riches en flavonoïdes (l’un des plus antioxydants)

Cacao

Trigonella foenum graecum

Favorise la reprise de poids, action bénéfique contre le diabète et le cholestérol, régule le taux d’insuline

Soigne les gastrites et les ulcères gastriques

Fenugrec

Turnera diffusa

Tonique et regénérant du système nerveux. Stimulant des organes sexuels, aphrodisiaque et antiseptique urinaire.

Cette plante agit directement sur les organes génitaux.

Damiana

 

 

U

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Uncaria tomentosa

Puissant stimulant immunitaire aux nombreuses vertus.

Utilisé contre les infections virales, cancers (traitement parallèle), tumeurs, effets secondaires de la chimiothérapie

Griffe du Chat

 

 

V

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Valeriana officinalis

Bien-être et sommeil

Valériane

Viscum album

La panacée druidique

Stimulant des défenses immunitaire, anxyolitique et hypnotique

Gui

Vitis vinifera

Traitement des varices des hémorroïdes et des troubles circulatoires

Tonique veineux et capillaire

Vigne Rouge

 

 

 

W

Withania somnifera

Originaire d’Inde, le « Ginseng indien » bénéficie d’une place remarquable dans la médecine ayurvédique

anti-stress, tonique, sédatif, aphrodisiaque, tonique sexuel.

Withania

 

 

 

Z

Zea mais 

Puissant antioxydant (et donc anti-cancer) aux vertus anti-inflammatoires prévention de l’obésité.

 Le produit le plus abondant dans les anthocyanes du maïs pourpre est le C3G, l’un des plus puissants antioxydants

Maïs mauve

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LA BOURRACHE …….

Posté par eurekasophie le 6 septembre 2009

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AMIE DE LA PEAU

On emploie surtout son huile, extraite des graines,

pour sa richesse en acides gras.

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Quand vous plantez de la bourrache, attendez-vous à ce qu’elle s’installe sans mesure ! Cette jolie plante à feuilles poilues et à fleurs bleues a tendance

à vite devenir envahissante !

Diurétique et dépurative

Longtemps on a employé la bourrache pour ses propriétés sudorifiques, diurétiques et dépurativeset son nom arabe, abu rach ( elle est originaire de Syrie ), signifie  » le père de la sueur « . Traditionnellement, la plante est reconnue également pour  » donner du bonheur et du courage  » , autrement dit combattre la dépression. Pourtant, aujourd’hui, ce sont plutôt ses effets sur la peau, les articulations et le cycle menstruel qui sont mis en avant.

Composition

Concentrée en mucilage, substance qui devient visqueuse dans le tube digestif et favorise le transit intestinal, la bourrache contient des vitamines ( A, du groupe B et C ) en doses moyennes et des sels minéraux en grande concentration ( sodium, potassium ). Ces sels minéraux sont sans doute à l’origine de ses propriétés sudorifiques. La bourrache contient aussi des tanins, des résines, des acides gras polyinsaturés ( gammalinolénique et linoléique ) et un alcaloïde  ( dérivé pyrrolizidinique ) qui sont à l’origine des principes actifs de la plante. Attention : les alcaloïdes de la plante peuvent se révéler toxiques à haute dose. Les chimistes ont découvert que le bétail qui broutait avec gourmandise les fleurs de bourrache pouvait être atteint d’intoxications hépatiques. D’ailleurs, l’usage de la bourrache est règlementé dans certains pays. Mais en réalité, les concentrations de dérivés pyrrolyzidiniques dans la plante sont assez faibles : il faudrait en consommer chaque jour des saladiers entiers !  Soyez malgré tout prudents en contentez-vous de quelques feuilles dans vos soupes et salades. Pour un usage à long terme, préférez l’huile.

Les indications

La bourrache est adoucissante, dépurative, diurétique et laxative. Les récentes études chimiques ont confirmé la justesse des indications de la médecine populaire et traditionnelle. On utilise donc la plante ( en interne principalement , mais aussi en externe ) en cas de :

cheveux ou ongles ternes, cassants, fragiles

cycles féminins irréguliers ou douloureux

problèmes gastriques ou digestifs

constipation

infections urinaires et troubles rénaux

rhumatismes

fièvre ( surtout éruptive : rougeole, scarlatine…….)

affections pulmonaires.

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Plutôt l’huile

 Très riche en acides gras polyinsaturés, l’huile de bourrache est conseillée aussi bien en interne qu’en externe pour lutter contre les irrégularités du cycle féminin, les douleurs prémenstruelles, les problèmes cutanés dont l’eczéma, le déssèchement de la peau, l’apparition des rides et même l’apparition des vergetures ! Elle est aussi considérée comme supérieure à l’huile d’onagre. La plupart des femmes constatent après une dizaine de jours de cure, que leurs ongles deviennent plus durs et moins cassants, leurs cheveux moins ternes, moins fragiles. L’huile de bourrache est assez chère ( on la trouve surtout sous forme de capsules ). Assurez-vous qu’il s’agit bien d’une huile extraite par première pression à froid, usage le plus courant. En interne, 2 à 3 capsules par jour, par cure de 3 semaines, et selon les indications du fabricant. Pour l’utilisation en externe, il suffit de crever deux capsules et d’en étaler l’huile sur la peau.

Comment ? Combien ?

Fleurs sèches et huile se trouve facilement en boutiques diététiques, par correspondance et en pharmacies.

Tisane de fleurs fraîches : 50 g / litre d’eau et laissez infuser 3 minutes maximum afin que la boisson garde sa jolie couleur bleue et toutes ses propriétés. Une tasse après chaque repas.

Tisanes composées : de nombreuses marques commercialisent en pharmacie des tisanes en sachets associant bourrache et autres plantes médicinales, principalement pour leurs propriétés dépuratives ou digestives.

Tisane de fleurs sèches : 1 cuillerée par tasse, à infuser rapidement.

Dans le vin : ajouter quelques fleurs et feuilles fraîches à un bon petit vin lui donne encore meilleur goût et permet ( à doses raisonnables ) de profiter des bienfaits de la bourrache.

Les cataplasmes : il suffit, soit de faire une décoction de feuilles de bourrache ( 100 g par litre d’eau ) à mettre sur une compresse, soit d’écraser les feuilles au rouleau à pâtisserie et d’étaler sur la peau. Pour calmer les démangeaisons, lutter contre l’eczéma ou les ulcères variqueux.

Le jus de bourrache en externe, associé à celui du pissenlit, est un excellent  » lait  » tonifiant et démaquillant qui a la propriété d’éclaircir le teint.

Huile de bourrache : c’est la forme la plus pratique et la plus efficace, conseillée surtout pour les troubles féminins ainsi que pour les problèmes de peau, d’ongles et de cheveux, et les rhumatismes. Suivez les conseils d’utilisation indiqués sur la boîte de capsules ( qui varient selon les dosages ).

Des études probantes

Plusieurs essais ont montré l’intérêt de l’huile de bourrache pour soigner certaines maladies ou soulager certains symptômes.

Polyarthrite rhumatoïde: deux études ont permis de constater que la prise quotidienne de 1,4 g d’acide gamma-linolénique, soit 6 g d’huile de bourrache, pouvait soulager les symptômes de la maladie: les articulations désenflent et sont moins sensibles. L’acide gamma-linolénique agirait sur les médiateurs de l’inflammation.

Une étude a récemment montré qu’une supplémentation en huile de bourrache et en huile de poissons réduisait l’inflammation des gencives causées par la périodontite.

En cas d’eczéma chez les enfants, la prise d’huile de bourrache réduit la gravité des crises.

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CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN ……Le père de l’homéopathie

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

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hplantes.pngOMÉOPATHIE

 

 Aperçu historique

 

Le fondateur de l’homéopathie, CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN, naquit à Meissen en Allemagne, le 10 avril 1755.

Son père, CHRISTIAN GOTTFRIED était céramiste et sa mère était fille d’un capitaine du Duché de Saxe.

hahnemannpre.jpgVoyant qu’autour de lui les commerçants s’enrichissaient avec une certaine facilité, le père se prit à espérer que son fils ne fasse pas le métier de céramiste, mais plutôt celui de démarcheur ou de représentant.

Rapidement, il le pousse à étudier les langues qui, selon lui, pourraient lui être fort utiles dans le commerce. On verra d’ailleurs à quel point elles seront importantes par la suite dans son initiation médicale. La guerre de Sept ans et la destruction des usines de céramique à Meissen ôtent au père toute espérance de pouvoir apporter quelque aide que ce soit à l’avenir de son fils. Samuel commence alors à travailler comme apprenti chez un épicier. Des épices à la place de la porcelaine, voilà qui n’était pas prévu au programme !

Le physique fragile de Samuel ne résiste pas longtemps à la fatigue du travail qu’il doit fournir et il doit abandonner la boutique. Le maître d’école, un certain Müller, qui avait compris les prédispositions du fils Hahnemann pour les études, présente au roi une supplique pour obtenir une bourse d’étude qui permettra à l’enfant de fréquenter l’école des nobles de Sant’Afra. La demande est prestement acceptée et le père de Samuel ne peut qu’être convaincu par les dispositions de son fils.

hahnem68.jpg

Meissen in Hahnemann’s time, where he lived from 1755 to 1775.

Vue de Meissen du temps d’Hahnemann.

                                                                    

hahnem20.jpg                                                                          hahnem138.jpg

Maison natale de Christian Samuel Hahnemann                                                                               Ecole des nobles de Sant’Afra

Université de Leipzig

Il s’inscrit donc à 20 ans à l’université de Leipzig . Avant de partir, son père lui fait don de 20 pièces d’argent pour toute la période de ses études. Il devra donc s’organiser pour survivre avec cet argent.

A cette époque, il est encore totalement indécis sur le choix de la faculté qu’il va fréquenter, car il s’intéresse aussi bien à la chimie, qu’à la physique et à la médecine. Le doute passé, il finit par s’inscrire en faculté de médecine.

Pour subvenir à ses besoins, il se présente aux éditeurs de la ville. Les langues qu’il avait apprises dans ses années de jeunesse se révèlent fort utiles et on l’accepte comme traducteur. Ses études universitaires et les contacts avec les étudiants le portent à connaître les deux courants de pensée qui se combattent à l’époque. Le siècle est en pleine évolution et comme Hahnemann est typiquement un homme de son temps, la révolution intellectuelle lui pose des doutes et des contradictions.

C’est l’immobilisme d’une médecine symptomatique qui se réfère et se réfèrera encore pendant longtemps à des théories humorales. Les médicaments sont encore peu nombreux et souvent contradictoires. Du cartésianisme naît le mécanisme, puis l’organiscisme, qui à son tour sedivise en matérialisme et vitalisme. Le vitalime fait suite à l’animisme de Stahl, entrant en lutte avec le matérialisme. Hahnemann, attiré par le vitalisme, est poussé vers une élévation spirituelle. Depuis toujours, il est porté vers le spiritualisme et donc vers l’animisme-vitalisme, qui selon Stahl en est la conséquence. Stahl admet une union entre l’âme et le corps. La maladie est causée par  » la prédisposition de la nature à s’altérer ( …), seule l’altération du mouvement vital peut créer la maladie ( …). Cette pensée fascine Hahnemann, qui étudie les précurseurs de cette théorie : Van Helmont et Paracelso et, bien entendu, Hippocrate. Il observe toujours plus la nature et la regarde comme un croyant et un artiste. La curiosité à propos du milieu artistique dans lequel il a grandi ( son père était peintre-céramiste) vient du fait que Samuel ne s’est pas particulièrement intéressé à la musique. Il lit Cullen, qui sera fondamental pour son intuition de l’homéopathie. Il étudie Butler, un Irlandais de l’époque du roi Jacques, qui obtient des guérisons en mélangeant des substances en quantités infinitésimales. Et il retrouve en lisant Van Helmont que des quantités minimes de poisons sont suffisantes pour tuer et que des doses minimes de remèdes peuvent redonner la santé. La pensée d’Hahnemann commence à s’articuler, petit à petit, comme les éléments d’un puzzle.

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Université de Liepzig où S. Hahnemann fit ses études de médecine.

Hahnemann ne se contente pas d’étudier, il veut expérimenter ses propres idées. La théorie sans la preuve de l’expérience n’a aucune valeur. Il pense quitter Leipzig, où il n’y a pas d’hôpitaux permettant aux étudiants d’examiner le patient de près. Comment peut-on connaître les symptômes des maladies si l’on n’a pas la possibilitéde s’approcher des malades ?  

Vienne

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Hôpital de la Miséricorde à Vienne

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Quarin dirigeait l’hôpital de la Miséricorde à Vienne et présenta S. Hahnemann au Baron Von Brukenthal.

Hahnemann pense aller à Vienne, à l’hôpital des Frères de la Miséricorde, tenu par un certain Quarin. Mais pour y aller, il faut de l’argent. Il se tourne à nouveau vers les éditeurs en quête de traductions, qui lui permettront de se payer le voyage. Il traduit  » La nouvelle thérapeutique  » de Ball. Pour reflouer ses poches, il se présente comme interprète et même comme manoeuvre à la compagnie de voyage. Il arrive donc à Vienne et retrouve Quarin, le médecin de l’impératrice à l’hôpital de la Miséricorde. Là, il passe son temps, non pas avec les étudiants, mais avec le personnel infirmier. Il recherche la pratique et le contact humain. Pour apprendre le plus possible, il s’occupe personnellement des malades. Il les voit épuisés avec des médicaments impuissants. C’est là aussi qu’il rencontre l’abbé, qui dirige la pharmacie de l’hôpital. L’abbé lui parle de l’impuissance des produits pharmaceutiques, dont bon nombre à pharmacologie inconnue. Ces nouvelles poussent encore plus Samuel vers le vitalisme. Il comprend qu’aimer son prochain procure encore plus de force à la lutte contre le mal et que c’est la raison même de la médecine. Selon les écrits, l’abbé aurait donné à Hahnemann un texte, qu’il aurait découvert quelques jours après leur rencontre et qui concernait les  » oeuvres de miséricorde corporelle et celles de miséricorde spirituelle « . Hahnemann dès lors, entre dans les bonnes grâces de Quarin, le médecin de l’impératrice, qui l’emmène avec lui dans toutes ses visites privées. Il faut savoir que Quarin est quelqu’un de très ouvert aux innovations. Un jour, il appelle Hahnemann pour lui annoncer que le gouverneur de Transylvanie, le baron Brückental, recherche un médecin personnel et il lui conseille d’accepter l’offre. Hahnemann est alors encore étudiant. A Hermanstadt, Samuel vit à la cour du baron et pour la première fois dans un certain luxe. Il y reste 21 mois. Nous sommes en 1777, le travail n’est pas très pesant puisqu’il n’a qu’un unique patient. Du coup, il recommence à étudier dans la riche bibliothèque du château. Toujours selon les écrits, un beau jour en lisant  » le Loup et le Chien  » de La Fontaine, il semble qu’éclate en lui une sorte de rébellion. En effet, il ne se sent plus médecin, mais plutôt bibliothécaire, conseiller ou secrétaire. Son objectif, les phrases que l’abbé lui avait suggérées sont tombées dans l’oubli. Son « moi  » se rebelle et sa gloire locale ne le satisfait pas. Il y a en lui une bataille profonde qui se développe. Il veut passer sa maîtrise et se dédier aux aspects peu connus de la médecine de l’époque, à savoir la thérapeutique, basée sur la chimie. Son autre centre d’intérêt concerne l’étude de l’âme. Existe-t-il une seule âme selon la scolastique ou deux comme le soutiennent les hérétiques ? Un seul esprit comme le soutient Stahl, ou plus ?

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Samuel von Brukenthal, né en 1721 à Nocrich (allem. Leschkirch, en Roumanie actuelle), décédé en 1803, à Sibiu (allem. Hermannstadt), était un juriste transylvanien et gouverneur de Transylvanie pour le compte de la monarchie autrichienne. Très fortuné, il était en outre grand collectionneur d’art et fondateur d’un somptueux musée à Sibiu, lequel porte son nom.

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S. Hahnemann

Samuel étudie alors depuis 5 ans, tandis que ses collègues pour arriver rapidement à la pratique réussissent à passer leur maîtrise en seulement 6 mois. Ses intérêts sont plus profonds et le temps d’agir est désormais arrivé. Il se rend à Erlanger, où il passe sa maîtrise le 10 août 1799.

Après, il se dédie entièrement à l’étude des maladies psychiques….

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Université d’Erlanger où S. Hahnemann présenta en 1779 sa thèse et devint officiellement médecin.

Depuis son passage à l’hôpital de Vienne, Hehnemann a toujours été passionné par le rapport du malade avec sa propre maladie. Avec une même maladie, certains patients sont abattus, tandis que d’autres réagissent. Existe-t-il différentes puissances vitales et pourquoi ? Il est impressionné par le traitement qui a trait à l’asile d’aliénés. Il essaie d’utiliser la douceur, plutôt que la punition, alors fréquente dans les asiles de fous. Il écrit un opuscule  » Un cas de folie « , sur la maladie d’un fonctionnaire du duché de Gotha, qui avait reçu de telles accusations qu’il en était devenu fou. Avec le réconfort, Samuel réussit à le guérir, ce qui le convainc encore plus dans le fait que pour aider un malade, il faut l’aimer. A cet aspect, il veut ajouter le  » savoir guérir  » , c’est-à-dire connaître les moyens de la guérison. Il étudie à fond la physique et la chimie. On voit alors que les lois de la similitude et de l’homéopathie infinitésimale sont à portée de main. Elles doivent seulement être organisées dans sa tête. Il étudie la pharmacologie, à une époque où elle est relativement inconnue auprès des médecins. La plupart des produits administrés alors sont des poisons en puissance. Souvent topiques. Les pharmaciens et les herboristes ont un pouvoir énorme, au point de pouvoir modifier les ordonnances des médecins.

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Gotha

Hahnemann a une intuition moderne, quand il pense que pour être un vrai médecin, il faut savoir précisément de quoi est constitué ce que l’on prescrit. C’est pourquoi il veut absolument étudier la pharmacologie. Mais cela signifie aussi qu’il va empiéter sur le territoire des pharmaciens. Il soutient également que dans les préparations médicamenteuses, un seul composant soigne vraiment. Le remède homéopathique prescrit doit être un seul. Et là-dessus, il a les idées très claires. Approfondir la chimie et la pharmacologie sont une conséquence. Il n’étudie pas la théorie de la chimie, mais bien l’expérience personnelle. Il va dans les pays miniers de Saxe où il étudie l’absorption journalière de cuivre et de charbon dans les mines et chez les habitants. Il examine la toxicologie de l’homme sain et les conséquences de l’absorption des substances toxiques. Il publiera d’ailleurs 3 études:

 » Sur la manière d’utiliser le charbon pour le chauffage « 

 » Sur l’analyse du vin « 

et

 » Sur l’arsenic »

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Hahnemann’s manual project.

Hahnemann, Croquis de physique.
Hahnemann aimait faire des croquis pour illustrer ses livres. Voici des croquis à la plume, en premier jet, pour illustrer des axiomes de physique.
(Dr Richard Haelh, Tome 1, page 263).

En 1781, il a 26 ans et se rend à Dessau. Tout à côté se trouve la zone minière d’Hartz , où il veut étudier les mines et les minéraux qui y sont travaillés. Il fait connaissance du pharmacien Hassler, propriétaire de la  » Pharmacie du maure  » , qui lui met à disposition un laboratoire. Il fait aussi connaissance avec la belle-fille du pharmacien, Enrichetta, une jeune personne de 17 ans.

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Pharmacie du Maure à Dessau.

 Bien que ce ne soit pas le grand amour, Samuel épouse la jeune fille, le 17 novembre 1782. Peut-être parce qu’arrivé à un certain âge, il commençait à ressentir le besoin de se marier ! Hahnemann décide alors de laisser Dessau pour aller à Gommern. Un énième lieu de résidence… La raison en est qu’il y a là beaucoup moins de médecins qu’à Dessau et que donc il sera plus facile pour lui d’exercer. Il va vivre à la campagne dans une maison isolée. A Gommern, il n’y a pas non plus de pharmaciens, si bien qu’il peut faire tout lui-même , y compris la préparation des médicaments. Ses moyens économiques ne lui permettant pas de vivre de façon aisée, c’est à pied qu’il se rend à sesvisites. Il lit et étudie, console ses patients, établit des mesures hygiéniques qui, à l’époque, font déjà office de thérapie. A cette période, 3 objectifs essentiels s’offrent à lui : connaître la pharamacologie, aider l’esprit et essayer d’enseigner la diète, le mouvement et la propreté. Il recommande aux patients la valeur de la lumière, de l’eau et de l’air.

C’est alors que commencent les premières confrontations avec sa femme. Enrichetta ne supporte plus de vivre dans une campagne éloignée, sans avoir les compensations de la fatigue fournie. Alors que Hahnemann semble avoir trouvé la paix dans son travail, c’est la guerre qui commence en famille. Obligé de contenter sa femme, il quitte Gommern pour Dresde.

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Johanna Henriette Leopoldine Hahnemann (1764-1830)

First Hahnemann’s wife, whom he got married within 17.11.1782 and had 11 children; dedicated to household chores and to children’s education, she contributed a lot to her husband’s succes.

Johanna Henriette Léopoldine Hahnemann
1 ère épouse d’Hahnemann, marié le 17.11.1782, elle lui donna 11 enfants. Elle contribua beaucoup au succes de son mari.

A Dresde, il commence à récolter les premiers fruits de son travail sur le plan économique, car les patients affluent. Mais il est en proie à des doutes et à des interrogations. Il veut  » guérir  » ses clients, mais non les  » soigner « . Il travaille aussi à l’hôpital et passe une grande partie de son temps à la bibliothèque ou en pharmacie à préparer de nouveaux médicaments. Il publie un ouvrage  » Les falsifications des marchandises et les façons de s’en apercevoir  » , mais se déclare insatisfait. A cela s’ajoute une crise d’identité quile fait encore douter de lui. Il est sur le point d’abandonner la carrière médicale pour se consacrer uniquement à celle de traducteur. La signification de ce geste s’explique par l’impuissance de la médecine de l’époque, son désir de guérir, l’impossibilité de le faire et la nécessité de subvenir à sa famille. Entre temps, Lavoisier est arrivé à Dresde pour faire une conférence sur son dernier texte sur  » La théorie de la phlogistique ( processus inflammatoire)  » . Hahnemann assiste à la conférence du célèbre chimiste, mais il est déçu. Il a entendu de belles phrases, il a vu une ambiance élégante de gens prêts à applaudir le fameux scientifique, mais n’est pas convaincu.

LEIPZIG   

Dresde est décidément une capitale trop luxueuse, trop mondaine pour lui. Pour étudier, il faut vivre sans distractions. Il décide alors de se transférer à Leipzig. Nous sommes en 1789. L’instabilité qui le porte à changer sans arrêt de domicile est le parfait reflet de cequi agite son sprit. A Leipzig, Hahnemann est à la recherche d’un guide, qui donnerait des ordres à ses doutes. Mais il est vrai que Leipzig est l’unique ville de Saxe, où il peut facilement étudier la médecine et où il y a moins de distractions et de tentations. Partout, on célèbre la Révolution française. Celle d’Hahnemann, dans son genre, est aussi une révolution: lutter contre un pouvoir et être à côté de ceux qui souffrent. Samuel cherche la révolution en médecine, mais il ne réussit pas encore à en avoir  » l’idée « . Il sent qu’il en est tout près, mais il ne sait pas encore comment. Est-ce une utopie que de vouloir chercher à guérir et non plus seulement soigner ?

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La chambre d’Hahnemann à Leipzig

L’adieu à la médecine

Pendant tout ce travail, il continue de se demander s’il fait bien de poursuivre sa carrière de médecin. Cela tourne à l’obsession. C’est ainsi qu’un jour il congédie tous ses patients en salle d’attente, sous prétexte qu’il ne peut pas les aider, puisqu’il ne peut pas les guérir. Cette crise profonde n’est pas une déclaration de guerre, mais une honnête expression d’impuissance devant le malade qu’Hahnemann n’arrive pas à voir comme l’automate du cartésianisme. C’est ainsi que d’un geste quasi théâtral, il dit adieu à la médecine, créant une pagaille dans son milieu familial. Mais il rassure sa femme en disant qu’il va outrepasser les problèmes économiques en faisant ses traductions habituelles. Le premier livre que lui donne son éditeur est  » Les lettres d’Abélard à Héloïse « . Malgré tout, traductions et lectures ne réussissent pas à l’éloigner de sa pensée dominante . » Si Dieu est bon, en permettant la maladie, il doit avoir créé le moyen de guérir. Et si cela est ainsi, quel est ce moyen ?  » Le spiritualisme lui fait considérer la science émanée de Dieu comme le travail des hommes en collaboration avec le divin ! Après le premier livre traduit en 1790, Hahnemann se prépare à un nouveau travail. Il s’agit d’un texte de Cullen sur le quinquina du Pérou. Pour Hahnemann, le quinquina est un remède violent. En faisant sa traduction, les idées mises au point durant les années précédentes commencent à prendre forme. Pour pouvoir juger le quinquina, il faut pouvoir l’expérimenter sur un homme sain. Cette idée aujourd’hui peut ne pas sembler exceptionnelle, mais il faut penser à la nouveauté que cela représentait à l’époque ! Quel sens cela a-t-il – pensait Hahnemann – d’administrer une substance à celui qui est déjà malade, sans connaître sa vraie action thérapeutique ? Chez le malade, cela ne fera qu’augmenter un peu plus le désordre. Pour comprendre la vraie efficacité d’un remède, il suffit de l’expérimenter dans des conditions équilibrées, le plus près possible des conditions normales de la santé. Hahnemann observe alors que le quinquina, utilisé pour éliminer la fièvre, a tendance au contraire à l’augmenter, en produisant des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. En répétant plusieurs fois l’expérience, la fièvre se manifeste après l’absorption et disparaît, en cessant l’absorption. C’est la loi de la similitude. C’est une loi qui vient d’Hippocrate ! La similitude, l’analogie, sont pour Hahnemann la base sans laquelle les sciences ne pourraient pas exister. Le spiritualisme le pousse à étendre le principe de similitude. L’amour envers le prochain est aussi similitude, c’est se voir dans les autres. En 1796 dans son  » Etude sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales « , Hahnemann écrit :  » Pour guérir une maladie, il faut administrer au malade qui en est atteint, un remède qui lui provoquerait la maladie s’il était sain  » . Ainsi naît l’homéopathie. La première date officielle de l’intuition est une lettre qu’écrivit Hahnemann en 1796 à la clinique Hufeland. C’est alors que commence la phase la plus difficile de cette formidable aventure. Une fois l’idée mise au grand jour, il faut la faire connaître, la protéger et la faire croître dans l’esprit des gens. A partir de ce moment, heureusement, la bataille intérieure qui le rongeait n’existe plus.  Hahnemann accompàlit soixante et une expérimentations de différentes substances sur lui-même. Puis il note très soigneusement les résultats obtenus en décrivant les symptômes observés. Un de ses amis, Becker, directeur de la revue  » Anzeiger der Deutschen  » , lui offre la possibilités d’écrire des articles pour se défendre des attaques sur sa nouvelle méthode. La nouveauté est considérée comme une ennemie, parce qu’elle est étrangère.

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C’est en traduisant l’ouvrage de Cullen qui traitait du quiquina que S. Hahnemann eut l’idée de la Loi de Similitude.

Premières guérisons

Entre temps, les premières guérisons produites par l’homéopathie commencent à se manifester.Le remède qui guérit est le même qui produirait chez le patient sain, les symptômes de la maladie dont il souffre. Les substances, qui contrastent avec la force naturelle individuelle, aggravent ou altèrent plus un corps qui cherche, avec son système de défense, le maintien des conditions primitives. Chaque individu doit être vu dans son milieu, avec ses caractéristiques individuelles, psychiques, alimentaires. Dans le numéro du 31 mars 1792 de  » L’Anzeiger der Deutschen  » , Hahnemann définit comme des assassins les médecins, qui pour soigner le duc de Berry après l’attentat, le soumettent à des purges et des saignées. Les médecins, naturellement, réagissent. Entre temps, les guérisons grâce à l’homéopathie se multiplient.

Le duc de Saxe-Gotha met le château de Georgenthal à disposition d’Hahnemann pour qu’il puisse créer un nouvel hôpital homéopathique et soigner les malades du cerveau. Mais là aussi naissent des inimitiés. Par jalousie, les médecins et les pharmaciens détournent les patients pour les éloigner. Hahnemann reste de nouveau seul. Recommencent alors les multiples pérégrinations d’une ville à l’autre avec sa famille nombreuse ( il a 11 enfants ) : Gotha ,  Molscheleben,  Waldeck-Pyrmont,  Braunschweig,  Walfenbuttal ,  Königsgehutter,  Hamburg,  Marchern,  Erlemburg ,  Wittenberg,  Dessau,  Torgau .

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Town Hall of Königslutter, once owned by Hahnemann (1796).

Maison de Königslutter où Hahnemann résida en 1796 et qui deviendra plus tard la mairie.

En 1804, il s’arrête un peu. Ses patients augmentent et il croit avoir trouvé la paix. Il écrit un traité d’hygiène :  » L’ami de la santé  » , auquel succèdent différents autres écrits. A Torgau en 1810 , il écrit son oeuvre principale  » L’Organon ou l’art de guérir « . Il y est dit que pour connaître la pathologie du malade, il faut se retourner vers les symptômes décrits par le patient lui-même et faire suivre le remède correspondant à ces symptômes. Chaque maladie est différente, parce qu’elle est vécue différemment selon le patient.

1820

FONDATION DE LA SOCIÉTÉ

DES MÉDECINS HOMÉOPATHIQUES

En 1812, Hahnemann retourne à Leipzig où il commence à écrire  » La Matière homéopathique pure  » , qui paraît en 1820. Les patients augmentent en nombre. Hahnemann demande et obtient de devenir lecteur à l’Université de Leipzig. La première leçon a lieu le 28 septembre 1812. Nouvelles luttes, d’autant que les auditeurs du cours sont très nombreux. Parmi les rivaux les plus hargneux, il y a Clarus, le médecin-chef de l’hôpital. En attendant, Hahnemann a non seulements ses patients, mais aussi ses premiers élèves, qui en 1820 fondent la Société des médecins homéopathiques.

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Hahnemann et ses élèves

A cette époque , une épidémie de typhus se déclenche et un évènement déclenche des polémiques. Le prince Schwarzenberg est malade. Soigné sans succès avec les méthodes traditionnelles, le prince est dans un premier temps guéri par Hahnemann. Mais l’homme suit un peu le régime diététique et les conseils d’Hahnemann, puis il retourne vers ses anciennes habitudes et retombe malade. Clarus et ses collègues s’empressent de dire au prince qu’Hahnemann est parti. Le prince Schwarzenberg finit par mourir. Clarus déclare alors que c’est l’homéopathie qui l’a fait mourir. Cette fausse accusation fait beaucoup de mal à Hahnemann, qui doit se réfugier auprès du duc Anhalt-Köthen, qui le veut comme médecin personnel. Nous sommes en 1821. De cette nouvelle jaillit une observation: comment se fait-il que l’aristocratie riche et puissante pouvant choisir n’importe quel médecin se retourne vers Hahnemann, si ce n’est pour obtenir des résultats tangibles ?

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Certificate of the Course that Hahnemann gave at Leipzig University in 1821, before moving to Köthen.

Diplôme de l’université de Leipzig en 1821.

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Le Diplôme d’Hofrath est un diplôme honorifique, qui est équivalant à celui de Conseiller à la Cour. Hahnemann devint «  Hofrath  » le 13 Mai 1822.

On vient de loin

pour se faire ausculter

Les luttes continuent. Les détracteurs d’Hahnemann augmentent, tout comme d’ailleurs ses partisans. Corvisart, le médecin de Napoléon, se range du côté de l’homéopathie et aussi Goethe, qui définit Hahnemann comme le nouveau Paracelso. Tandis qu’Hahnemann est encore à Köthen, naît le premier  » Journal de la médecine homéopathique « . Beaucoup viennent de loin pour se faire ausculter. En 1828, il écrit  » Le traité des maladies chroniques  » . La guérison du conseiller général de Berlin, Baumgartner, va aider à la renommée d’Hahnemann. Pendant ce temps, Clarus essaie de mettre l’homéopathie au banc en Autriche, en Prusse et en Hongrie. Une nouvelle épidémie fait alors rage en Europe. Il s’agit du choléra. La méthode d’Hahnemann obtient des résultats même dans les pays où la nouvelle méthodologie a été interdite. Y compris à Vienne, d’où Weith, un ami d’Hahnemann, défend la théorie homéopathique.

 

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Charlotte Hahnemann (1805-1865)

Tenth Hahnemann’s daughter. She died single.

10ème fille de S. Hahnemann. Ne se maria pas

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Eléonore Hahnemann (1803-?)

Ninth Hahnemann’s daughter. She got married twice and, as her sister Friederike, had a tragic end dying murdered. In 1834 she published the book « Home Homeopathic Counselor », in his father’s default.

9ème fille de S. Hahnemann, mariée deux fois, assassinée comme sa soeur Friederike. En 1834, elle publia le livre « Home Homeopathic Counselor ».

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Samuel Hahnemann  

 

Hahnemann fête ses 76 ans parmi ses disciples. Entre temps, plusieurs deuils attristent sa famille. Sa femme meurt en 1831 et aussi plusieurs de ses enfants. En 1834, il reste seul avec Carlotta, une de ses filles restée célibataire et Luisiana, une autre de ses filles, séparée de son mari et revenue à la maison. Federica, deux fois veuve, est retrouvée assassinée dans son jardin à Stötenz. Eleonora, elle aussi veuve, épouse en secondes noces, un autre médecin homéopathique, qui publie avec le nom d’Hahnemann des oeuvres que Samuel est contraint de renier. Eleonora sera elle aussi trouvée morte dans un étang. Federico, l’unique fils de Samuel, devient médecin, se marie en Saxe et a des enfants. Un jour, il disparaît sans rien dire à personne. On ne sait où il se trouve. Seulement plusieurs années plus tard, on apprendra qu’un docteur Hahnemann est mort en Amérique. Tout cela pour dire que la vie de Samuel n’est pas des plus simples. Pour survivre, il s’immerge de plus en plus dans le travail et dans la foi qui l’aident à supporter les douleurs et les deuils multiples. Très fatigué, il sort de moins en moins de sa maison et de son jardin.

En octobre 1835  apparaît dans sa vie une certaine Mélanie d’Hervilly, qui vit à Paris. Issue d’une famille aristocrate française, elle a subi le traumatisme des émeutes. Des problèmes familiaux et des conflits avec sa mère la rendent de plus en plus solitaire et la font se diriger vers la peinture. En 1835, elle est seule lorsque la tuberculose la consume de façon inexorable. La médecine traditionnelle est impuissante. Mélanie, qui a entendu parler de l’homéopathie, souhaite rencontrer Hahnemann. Elle se rend à Köthen, malgré les risques encourus par l’aggravation de sa maladie. Elle parle peu l’allemand et s’inquiète de savoir si Hahnemann la comprendra, lorsqu’elle le rencontrera. Mais Samuel l’accueille avec beaucoup de douceur, lui parle en français et lui promet de la guérir. Elle devra seulement rester au moins un mois à Köthen. Très rapidement, l’état de santé de Mélanie commence à s’améliorer. Hahnemann, associant la foi à la médecine, lui dit qu’elle doit reercier Dieu avant tout. Mélanie pense que son devoir est de défendre l’homéopathie en France et cela restera sa mission jusqu’à la fin de sa vie. Elle propose à Hahnemann de venir en France et celui-ci consent à l’accompagner. Il a alors 80 ans. Avant de partir, il annonce à ses filles qu’il va épouser Mélanie, mais celles-ci s’opposent à cette union et se fâchent avec leur père. Celui-ci n’en a cure et il décide de partir malgré tout en leur laissant tout son héritage.

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Mélanie  

Second Hahnemann’s wife, whom he got married with in Köthen, in 1835, moving to Paris soon afterwords. In Paris, she was his direct assistant until he died. She was devoted to painting and poetry. In 1847 she was judged by the illegal practice of medicine.

2 ème épouse d’Hahnemann, vécu à Paris immédiatement après son mariage en 1835 à Köthen. Se consacrait à la peinture et la poésie. Elle était l’assistant direct d’hahnemann jusqu’à sa mort. Elle fut jugée pour exercie illégal de la médecine en 1847.

Le 21 juin 1835, Mélanie et Samuel arrivent à Paris. Ils s’installent d’abord dans le petit appartement de Mélanie, puis il se transfèrent par la suite dans un appartement plus grand. Hahnemann, visite ses nouveaux patients et enseigne l’homéopathie. La Société d’homéopathie est fondée en France.

 » Le Journal de médecine homéopathique  » et  » Les Archives de médecine homéopathique  » vont naître à cette époque.

Tout cela crée, ici aussi, de nombreuses rancoeurs. L’Académie de médecine décide d’interdire l’homéopathie. L’écrivain de théâtre Ernest Wilfried Legouvé dans  » 60 ans de souvenirs  » raconte comment Hahnemann a guéri sa fille. Legouvé décrit ainsi Hahnemann :  » Petit de stature, mais robuste et alerte dans sa démarche, il se dirigeait vers nous avec un manteau de fourrure en tenant une canne à pommeau d’or. Il devait avoir environ 80 ans. Ses cheveux blancs et légers comme  la soie étaient coiffés en arrière et retombaient en boucles sur son col. Des yeux bleus, un nez aquilin, une bouche impérieuse à la lèvre inférieure saillante « . Au bout de 10 jours, sa fille fut guérie et la nouvelle fit grand bruit.

La réponse de Guizot, le ministre de Louis-Philippe à l’Académie de médecine ne se fit pas attendre :

 » Hahnemann est un scientifique au mérite indiscutable et la science doit être au service de tout le monde. Si l’homéopathie est seulement une chimère ou un système sans valeur, elle finira par disparaître toute seule. Si en revanche, elle représente un réel progrès, elle s’étendra partout. N’oubliez pas que l’Académie a la mission de faire progresser la science et d’encourager les découvertes « .

Hahnemann continue de visiter ses patients venus du monde entier jusqu’à l’été 1843. A la suite d’une bronchite, il meurt le 5 juillet 1843, assisté de Mélanie et du docteur Croserio. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles grandioses. Mélanie le fera embaumer de façon à pouvoir faire voir son corps à la famille. Après 10 jours, Mélanie, Amélia la fille d’Hahnemann et un neveu suivront le cercueil jusqu’au cimetière parisien du Père-Lachaise, où Samuel Hahnemann repose aux côtés de Mélanie.

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« Les plus inestimables trésors sont une conscience irréprochable et une bonne santé, l’amour de Dieu et l’étude de soi-même, donne l’une, l’Homoeopathie donne l’autre.
Paris, 12 Mars 1843 – Samuel Hahnemann

Une des dernières lettre de S. Hahnemann

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 Signature de Samuel Hahnemann

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Tombstones of Hahnemann’s grave: on the left relating his main works and on the right referring to the Fundamental Principle of Homeopathy.

Détails de la tombe d’Hahnemann: à gauche ces oeuvres, et à droite le principe fondamental de l’homéopathie.

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Hahnemann Monument in Leipzig, of Steinhäuser, renovated, in Richard Wagner Square.
Monument d’Hahnemann à Leipzig, place Richard Wagner.

         

 

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Bronze medal of Emile rogart, 1835 in Paris, in commemoration to the 80th Hahnemann’s birthday.

Médaille en bronze d’Emile Rogart en commémoration du 80ème anniversaire d’Hahnemann, en 1835 à Paris.

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Dr Léopold Süss-Hahnemann (1826-1914)

Hahnemann’s grandson, Amélie’s son, he became a homeopath physician and was the last Hahnemann’s relative to be named after him.

Petit fils d’Hahnemann, fils d’Amélie, il devint homeopath.

 

hahnem82.jpg   Cliquez sur la photo s’il-vous-plaît

Publié dans Christian Samuel Hahnemann: Fondateur de l'homeopathie, NOS GRANDS HOMMES | 8 Commentaires »

LES MALADIES PLUS COURANTES

Posté par eurekasophie le 28 août 2009

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accueil.gifLES REMÈDES CONTRE LES MALADIES COURANTES

decopunaise.gifTroubles ORL et Grippedecopunaise.gif

Le rhume est l’une des maladies les plus difficiles à soigner, mais l’homéopathie a des ressources intéressantes.

decopunaise.gif Au moindre coup de froid, une dose d’Oscillococcinum 200, suivie de 3 granules d’Aconit 9 CH toutes les heures feront l’affaire. Si le nez est bouché et sec, prendre 3 granules de Sambucus nigra 9 CH ou de Nux vomica 9 CH 3 fois par jour. Si le nez coule comme de l’eau, la solution sera 3 granules d’Allium cepa 9 CH 3 fois par jour.

decopunaise.gif En cas de RHINITE à répétition ( forme d’allergie ) : Natrium muriaticum 9 CH ( 3 granules , 3 fois par jour ) .

decopunaise.gif Pour lutter contre la SINUSITE , plusieurs remèdes sont à disposition. Pour la sinusite aggravée par le courant d’air : Hepar sulfur 9 CH ( 5 granules , 3 fois par jour).

Pour une SINUSITE avec écoulement jaune : Mercurius solubilis 9 CH ( 5 granules , 3 fois par jour ) .

Pour la SINUSITE sans nez bouché : Belladona 9 CH ( 5 granules , 3 fois par jour ).

decopunaise.gif L’homéopathie est efficace pour prévenir les ANGINES à répétitions . Une ANGINE rouge foncé avec douleurs irradiées jusqu’aux oreilles sera soignée avec Phytolacca 9 CH ( 5 granules, trois fois par jour ), tandis que pour une ANGINE avec points blancs, on donnera Mercurius solubilis 9 CH ( 3 granules, 3 fois par jour ).

decopunaise.gif Contre les MAUX DE GORGE , il faudra adopter Belladonna et Mercurius solubilis en 5 CH , en alternance 3 fois par jour à raison de 5 granules .

decopunaise.gif Une éventuelle INFECTION STREPTOCOCCIQUE nécessitera la prise d’un traitement antibiotique pour éviter les complications.

decopunaise.gif Contre les LARYNGITES , TRACHEITES ET BRONCHITES , on prendra systématiquement Arum triphyllum , auquel on pourra associer Bryonia en cas de TOUX SECHE , Hepar sulfur ( toux calmée par la chaleur ) , Chamomilla en cas de toux et Histaminum s’il existe une composante allergique ( en 5 CH à raison de 5 granules, 3 fois par jour ).

decopunaise.gif Contre l’ OTITE AIGUE , Aconit 9 CH ( 5 granules, 3 fois par jour ) sera d’un bon secours. Enfin, lorsque l’on a un RHUME ou que l’on a PRIS FROID , on a tendance à dire :  » j’ai la grippe  » . Ce n’est pas toujours vrai, car la grippe est due à un virus, dont les symptômes sont précis : fièvre élevée , maux de tête, douleurs musculaires. Si l’on veut éviter de se faire vacciner, on peut prendre pendant toute la durée hivernale 3 granules par semaine de Influenzinum 30 CH

decopunaise.gif En revanche, si LA GRIPPE est déjà là : une dose d’Oscillococcinum 200 , suivie 3 heures après d’une dose de Sulfur 30 CH , puis 3 granules de Gelsemium 9 CH , Rhus toxicodendron 9 CH et Eupatorium 9 CH en alternance.

decopunaise.gifProblèmes digestifs decopunaise.gif

 La médecine homéopathique est très précise pour toutes les circonstances de la vie digestive.

decopunaise.gif APRES UN BON REPAS , lorsque  l’on se sent lourd, le mieux est de prendre systématiquement Nux vomica 9 CH ( 5 granules, trois fois par jour ). Mais il faut savoir qu’à chaque aliment précis que l’on ne DIGERE PAS, il existe un remède adapté. Par exemple, Ferrum metallicum pour les OEUFS, Chinimum arsenicosum pour le POISSON ou ignatia pour le CAFE. Si l’on ne supporte pas l’odeur de la nourriture, il suffira de prendre 5 granules de Colchicum 9 CH.

decopunaise.gif En cas d’INTOXICATION ALIMENTAIRE, c’est Arsenicum album 9 CH qu’il faudra prendre 3 fois par jour, même longtemps après l’évènement.

decopunaise.gif Contre les CRAMPES D’ESTOMAC avec sensibilité : Nux vomica 9 CH. Contre l’aérophagie et les éructions : Carbo vegetalis 9 CH

decopunaise.gif Lorsque le ventre est gonflé d’air, on se sent BALLONNE . Les 3 médicaments les plus utilisés sont Carbo vegetalis, Lycopodium et China. On les utilisera en dilution 9 CH à raison de 3 ou 5 granules , 3 fois par jour.

decopunaise.gif Pour les TROUBLES DU FOIE, c’est Chelidonium majus , qui est le médicament le plus caractéristique.

decopunaise.gif En cas d’HEPATITE VIRALE, c’est vers Phosphorus 7 CH et 15 CH que l’on se tournera.

decopunaise.gif Pour apaiser les BRULURES D’ESTOMAC , une cure d’argile soulagera rapidement grâce à ses vertus adoucissantes et anti-inflammatoires. Le bon remède homéopathique sera Robina 9 CH , à prendre à raison de 5 granules 3 fois par jour.

decopunaise.gifPour combattre la constipation ou la diarrhéedecopunaise.gif

decopunaise.gif Un bon drainage du foie rétablit le transit. Une ampoule de jus de radis noir sera parfait pour stimuler l’évacuation de la bile et activer les contractions de l’intestin. Un masasge de l’abdomen à l’huile essentielle de marjolaine apportera une détente abdominale intéressante. Le bon remède homéopathique sera Bryonia 9 CH , à raison de 5 granules 2 fois par jour ou Platina 15 CH , 5 granules 3 fois par jour.

decopunaise.gif Pour calmer une diarrhée le charbon végétal aura des propriétés assainissantes et antiseptiques tout à fait efficaces, à condition de penser à réensemencer l’intestin avec des ferments naturels ( bifidus ou Ultra-levure ). Le bon remède homéopathique : Arsenicum album 15 CH et Podophyllum 15 CH , 5 granules, 3 fois par jour.

 

decopunaise.gifAffections cutanéesdecopunaise.gif  

L’homéopathie fait merveille dans bon nombre de maladies de la peau.

decopunaise.gif Pour soigner l’ACNE JUVENILE , on a recours à Kalium bromatum 9 CH.

decopunaise.gif Contre BOUTON DE FIEVRE ou L‘HERPES , le meilleur remède est Rhus toxicodendron 9 CH , qui est également un bon remède de rhumatismes et de grippe.

decopunaise.gif Pour calmer L’IRRITATION et le bourgeonnement de CICATRICES disgracieuses, Graphites 9 CH fait des merveilles, aussi bien en granules qu’en pommade.

decopunaise.gif Contre les PRURITS et toutes les DEMANGEAISONS de type parasitaire, il faut choisir Dolichos pruriens 9 CH ( 5 granules , 3 fois par jour ).

decopunaise.gif Dans le cas du PSORIASIS, le médicament le plus utile en homéopathie est dérivé de l’arsenic : Arsenic album 9 CH .

decopunaise.gif Pour lutter contre L’ URTICAIRE, qui est une manifestation allergique très désagréable, on a coutume d’utiliser Urtica urens 9 CH . C’est le médicament qui a le plus de chance de calmer le patient.

decopunaise.gif Enfin lorsque l’on a affaire à des INFECTIONS DE LA PEAU du type ABCES , MYCOSE, PANARIS ou IMPETIGO , la solution est d’utiliser la teinture -mère de Calendula en badigeon ou en compresse.

decopunaise.gifMaux de tête decopunaise.gif

En médecine classique, lorsque l’on a mal à la tête, on prend de l’aspirine. En homéopathie, le médicament sera choisi d’après différents critères de cause, de localisation, de sensation et de symptômes concomitants.

decopunaise.gif Ainsi , pour un MAL DE TETE apres une fatigue oculaire, on choisira Onosmodium 9 CH tandis qu’on choisira Natrum muriaticum 9 CH après une contrariété.

decopunaise.gif Si le MAL DE TETE est situé à l’arrière du crâne, on prendra Gelsemium sempervirens 9 CH , mais s’il se trouve plutôt au sommet du crâne, c’est vers Actea racemosa 9 CH que l’on se tournera.

decopunaise.gif Au niveau des sensations, si l’on ressent les PAUPIERES LOURDES, le remède sera Gelsemium sempervirens 9 CH , mais si l’on a mille petits marteaux qui battent et tapent sur le cerveau, Natrum muriaticum 9 CH sera la solution.

decopunaise.gif Enfin, si le MAL DE TETE s’accompagnent de symptômes concomitants, comme par exemple des LARMOIEMENTS , on prendra Pulsatilla 9 CH.

decopunaise.gif Si le visage est CONGESTIONNE , on devra avoir recours à Melilotus 9 CH . La liste peut au premier abord paraître longue, mais il est important de ne pas négliger ces symptômes, qui peuvent être déterminants dans le processus de guérison. On notera que Natrum sulfuricum est très utile aux migraineux, surtout lorsqu’ils ont un mauvais fonctionnement biliaire. Lorsque l’on est atteint de vertiges au moindre mouvement ou en remuant les yeux, la panacée reste Bryonia alba 9 CH.

decopunaise.gifDouleurs rhumatismalesdecopunaise.gif

Entre arthrose, arthrite, douleur articulaire, lumbago et autre sciatique, on s’y perd un peu.

decopunaise.gif Dans le cas de RHUMATISMES déclenchés par l’humidité, on utilise très fréquemment Dulcamara 9 CH ( 5 granules, 3 fois par jour). La localisation de la douleur aura une importance capitale dans le traitement . Ainsi pour une douleur à l’épaule, on prendra Ferrum metallicum 9 CH. Pour une douleur à la cheville, c’est Apis 9 CH que l’on choisira. Mais par contre, pour les trois premières vertèbres dorsales, Actea racemosa 9 CH sera particulièrement indiquée.

decopunaise.gif Pour la SCIATIQUE accompagnée d’engourdissement : Gnaphalium 9 CH ( 5 granules, 3 fois par jour ), tandis que pour une sciatique avec des douleurs en éclair, on préférera Magnesia phosphorica 9 CH.

decopunaise.gifLes CRAMPES MUSCULAIRES sont le lot de beaucoup d’entre nous. D’abord, un geste local peut soulager lorsque l’on est saisi d’une crampe. Ensuite, on n’hésitera pas à employer Colocynthis 9 CH , si l’on constate une amélioration de la crampe par pression forte ou à la chaleur. Pour les crampes localisées dans les doigts des mains ou des pieds, Cuprum 9 CH ( 3 granules, 3 fois par jour ) sera d’un bon secours.

decopunaise.gifContre les bobos de la bouchedecopunaise.gif 

Lorsque l’on est prédisposé aux aphtes, aux boutons de fièvre et aux gingivites, l’homéopathie est d’un grand secours.

decopunaise.gif Contre les APHTES , il suffit debadigeonner avec des teintures-mères de Calendula , Phytolacca et Hydrastis. Parmi les médicaments : Borax 5 CH et Mercurius 5 CH à raison de 5 granules toutes les deux heures. Pour prévenir un bouton de fièvre, 2 comprimés de vitamine C et un badigeonnage de la lésion avec de l’huile essentielle de citron seront efficaces.

decopunaise.gif Si les GENCIVES SAIGNENT et gonflent après les repas : Carbo vegetalis 5 CH ; si la douleur diminue sous l’effet du froid : Apis 5 CH et si les gencives sont très rouges : Belladonna 5 CH.

 

decopunaise.gifAllergiesdecopunaise.gif 

Les allergies se manifestent à des endroits différents de l’organisme et correspondent à un terrain allergique. Au contact d’une substance à laquelle il est particulièrement sensible, l’organisme va libérer de l’histamine, responsable des symptômes ressentis. Le but de l’homéopathie est de ramener cette hyper réactivité à une réactivité normale.

decopunaise.gif Dans le cas du rhume des foins, déclenché par le pollen des plantes fourragères et de certains arbres, on pensera à Sabadilla 9 CH , un bon remède des muqueuses respiratoires. La rhinite allergique a la même définition que le rhume des foins, si ce n’est qu’elle se déclenche à n’importe quel moment de l’année et qu’elle peut être provoquée par des allergènes autres que les pollens de fleurs ou d’arbres ( poussière, acariens, produits chimiques ou matières synthétiques). L’asthme est également une maladie allergique.

En présence d’une substance que l’on ne tolère pas, il se produit une réaction anormale ( oreillers en plume, présence d’un chat dans la maison ) . Dans ce cas, comme dans le cas d’allergie aux aliments, aux produits de soin de la peau ou aux odeurs, c’st vers les causes elles-mêmes, les modalités et les sensations que l’on devra se tourner.

decopunaise.gifOrganes génitaux et voies urinairesdecopunaise.gif 

decopunaise.gif Beaucoup de femmes se plaignent de DOULEURS AIGUES  au moment de leurs REGLES. L’homéopathie peut les aider sensiblement avec par exemple Sabina 9 CH ( douleurs dans le sacrum ) , Chamomilla 9 CH ( douleurs très fortes ) ou Belladona 9 CH ( pesanteur dans le bas-ventre).

decopunaise.gif Pour les messieurs, dont la PROSTATE est volumineuse et congestionnée, on peut améliorer les petits ennuis satellites ( uriner trop souvent, en particulier la nuit ) avec Sabol composé X ( 10 gouttes, 3 fois par jour ). Contre l’inflammation de l’urètre, on conseille généralement Patroselinum 9 CH.

decopunaise.gif On peut aussi éliminer certains CALCULS par les voies urinaires. En cas de colique néphrétique, il suffit de mettre dans un grand verre d’eau 5 granules d’Arnica, Belladona, Berberis, Calcarea carbonica, Lycopodium, Ocimum canum et Pareira brava. Puis agiter et prendre une cuillerée à café du mélange toutes les 15 mn ou toutes les 30 mn selon l’intensité des douleurs.

decopunaise.gif Enfin pour une INFECTION URINAIRE , le traitement homéopathique est assez efficace. Hepar sulfur 9 CH ( 5 granules, 3 fois par jour) et 2 ampoules de serum anticolibacillaire par jour seront la base du traitement. On pourra ajouter Formica rufa ( 10 gouttes, 3 fois par jour) ou Cantharis 9 CH ( 3 granules, 3 fois par jour ) en cas de crise violente.

decopunaise.gif Dans le cas de CYSTITES à répétition, l’homéopathie est d’un excellent secours. Les remèdes les plus souvent prescrits sont : Terebinthina 5 CH conttre les brûlures, les spasmes et les envies pressantes; Cantharis 5 CH pour les brûlures intenses lors de la miction; Pareira brava si l’on doit faire des efforts pour vider la vessie; Staphysagria 5 CH , si la cystite se déclare après un rapport sexuel; Formica rufa si les urines sont troubles et malodorantes.

decopunaise.gifAffections neurologiquesdecopunaise.gif 

Les nerveux , les anxieux, les insomniaques sont de plus en plus nombreux autour de nous. L’homéopathie se propose de lever les tensions intérieures, qui empoisonnent l’existence de beaucoup d’individus.

decopunaise.gif  Selon le degré d’ANXIETE , les modalités, les causes, les sensations ressenties, on soignera de façon différente. Pour une anxiété avec sensation de malaise imminent, le remède sera Moschus 9 CH , mais si elle s’accompagne d’oppression dans la poitrine, on utilisera plutôt Ignatia 9 CH.

decopunaise.gif Pour l’individu PRESSE et STRESSE , le remède miracle, c’est Argentum nitricum 9 CH , le premier médicament de la vie moderne. Si le malade a le moral en berne, qu’il ressent le stade juste avant la dépression, on pensera à Ignitia 9 CH qui combat les idées noires, la sensation de boule dans la gorge et toute la cohorte de sentiments négatifs.

decopunaise.gif Lorsque l’on est dans le CREUX DE LA VAGUE , il arrive que l’on soit particulièrement irritable ou impulsif. Le remède : Nux vomica 9 CH

decopunaise.gif Enfin, l’ANXIETE se traduit également par des périodes d’INSOMNIE, que l’on peut tout à fait combattre, en faisant une petite cure de Coffea 9 CH

decopunaise.gifContre les vertiges decopunaise.gif

L’homéopathie est très souvent efficace dans les sensations vertigineuses. Cinq remèdes se détachent parmi d’autres:

Conium pour les vertiges qui apparaissent en position allongée;

Bryonia, lorsque le vertige est aggravé par le mouvement;

Cocculus contre les vertiges des transports;

Nux vomica, pour lutter contre des vertiges qui surviennent après un repas et qui sont aggravés par le bruit et la lumière

Tabacim , lorsque les vertiges apparaissent en voiture.

Ces remèdes sont prescrits en 5 CH , à raison de 4 granules à sucer 3 fois par jour.

decopunaise.gifEn préparation à l’accouchementdecopunaise.gif 

Les médicaments homéopathiques de préparation à l’accouchement sont absolument sans risque pour la mère comme pour l’enfant. Ils sont sans effets secondaires et ils sont très efficaces.

Avant la naissance du bébé:

Actaea racemosa 9 CH et Caulophyllum 9 CH à raison de 5 granules matin et soir, 10 jours avant l’accouchement.

Le jour de l’accouchement :

Gelsemium 15 CH contre l’angoisse, Ignatia 15 CH en cas de crises de tétanie, Pulsatilla 15 CH contre l’excès d’émotivité et Nux vomica 15 CH pour apaiser la nervosité.

Il suffira de prendre une dose d’un ou deux remèdes dès le début du travail et une autre 3 heures après.

Pendant les suites des couches:

Arnica 15 CH et Staphysagria 9 CH en cas d’épisiotomie ( 5 granules par jour pendant 8 jours ).

 

decopunaise.gifEtat géneral decopunaise.gif

Lorsque l’on ressent une fatigue générale, on a besoin de recharger ses batteries pour se sentir performant.

decopunaise.gif En cas de FATIGUE intense après une maladie infectieuse par exemple, on aura recours à Pulsatilla 9 CH

decopunaise.gif Après un ACCOUCHEMENT, Sepia 9 CH fera des merveilles.

decopunaise.gif Gelsemium 9 CH sera souverain après L’ANNONCE d’une mauvaise nouvelle

decopunaise.gif Pour accélérer l’arrêt de la CIGARETTE ou de l’alcool, l’homéopathie a recours à des préparations à partir du propre produit incriminé. Ainsi, on peut faire préparer un isothérapique 9 CH à partir de sa cigarette et il suffit d’en prendre 3 granules, dès que l’envie de fumer se manifeste. Il arrive un moment où la cigarette n’a plus degoût et où l’on cesse définitivement sans difficulté. C’est la même chose avec l’alcool. L’isothérapique est une préparation spéciale à partir d’une substance considérée comme toxique pour le malade.

decopunaise.gif Pour finir, un problème crucial : LE POIDS. C’est souvent un problème complexe et l’embonpoint fait souvent écran à des problèmes intérieurs profonds. C’est pourquoi l’homéopathie met en avant le fait que le problème du poids est plus que tout celui de l’équilibre.

decopunaise.gifTroubles chez l’enfant decopunaise.gif

L’homéopathie est très bien tolérée chez les enfants dès leur plus jeune âge. Car les petites granules sont facilement assimilables, même chez le nourrisson. Les maladies infectieuses de l’enfance ne sont que les éliminations de virus et de toxines de l’organisme.

decopunaise.gif Lorsque la maladie s’est déclarée, on utilisera en cas de ROUGEOLE : Sulfur, Morbillinum et Belladona

          decopunaise.gif VARICELLE : Antimonium tartaricum, Sulfur et Rhus toxicodendron

               decopunaise.gif OREILLONS: Sulfur, Mercurius solubilis et Pulsatilla

                    decopunaise.gifCOQUELUCHE : Coccus cacti

                       decopunaise.gif RHINO-PHARYNGITE : Agraphis nutans 9 CH, qui est indiqué également en cas de végétations avec complications aux oreilles.

Le tout en 9 CH à raison de 3 granules, 3 fois par jour.

decopunaise.gif Certains enfants deviennent nerveux au contact de l’ambiance familiale, si celle-ci est tendue. Pour les aider, Chamomilla 9 CH sera parfait, en particulier s’ils sont grognons et capricieux.

                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans HOMEOPATHIE, MALADIES COURANTES ET SES REMEDES, MEDECINES DOUCES | Pas de Commentaires »

QUINQUINA

Posté par eurekasophie le 4 juillet 2009

quinquinaecorceico.jpg                                                                quinquina1.jpg

Ecorce de quinquina                                                                                           Poudre de quinquina

Quinquina

Quinquina
 Cinchona officinalis
Cinchona officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Rubiales
Famille Rubiaceae
Genre Cinchona
Nom binominal
Cinchona officinalis
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Gentianales
Famille Rubiaceae

Quinquina : Quinquina, famille des rubiacées, (Cinchona lancifolia, officinalis et succirubra) originaire d’Amérique tropicale : Pérou…

Que savons-nous du quinquina ?

Quinquina vient du mot indien quina qui veut dire « écorce ». Utilisé par les Incas sous forme de décoction d’écorce. Linné lui donnera son nom, Cinchona, en souvenir de la Comtesse El Cinchon, épouse du Vice-Roi du Pérou, guérie grâce à cette drogue.
En France Louis XIV dès 1676 l’utilisa et le propagea.
En 1820, Pelletier et Caventou, pharmaciens parisiens, isolèrent de l’écorce de quinquina un alcaloïde, la quinine, substances thérapeutiques ainsi que la cinchonine. Rapidement, la quinine remplaça l’écorce de quinquina pour divers traitements médicaux.
Le quinquina qui pousse dans Cordillère des Andes, dans les forêts d’altitude, est un arbre persistant qui peut atteindre 30 mètres de hauteur; sa floraison se situe à la fin du printemps – fleurs rose ou blanc crème qui donnent naissance à de petits fruits. Il est cultivé particulièrement en Indonésie.

Deux espèces sont recherchées
C.officinalis, à écorce jaune
C. succirubra qui contient une teneur importante en alcaloïde; il est le plus gros marché en poudre de quinquina.
Le quinquina est tiré de l’écorce des espèces du genre « cinchona », prélevé sur les jeunes rameaux, les troncs, les racines; cette écorce est transformée en poudre dont on prélève la quinine.

Les écorces de quinquina les plus utilisées
La jaune, la plus cultivée et utilisée C.Lancifolia, très amère et très fébrifuge, on en tire environ 32 grammes de quinine pour un kilo d’écorce.
La grise, C. condamina et du C.officinalis, d’une saveur amère, astringente; elle possède beaucoup de cinchonine.
La rouge, sa saveur est amère et acide, contient peu de quinine et de chichonine.

L’utilisation du quinquina en cuisine

Nous retrouvons l’écorce de quinquina dans la confection de boissons amères, les limonades toniques ou les liqueurs très sucrées, amères, qui stimulent l’appétit, les apéritifs, boissons alcoolisées (Quinquina ou Dubonnet).

Santé, régime

Analgésique, apéritive, astringente, bactéricide, cardio-régulatrice, fébrifuge, tonique.

Ce n’est qu’à partir du XVIIè siècle que les Européens installés au Pérou découvrirent l’importance des vertus du quinquina. Il permettait de lutter contre les fièvres et le paludisme qui faisaient des ravages dans les pays tropicaux, mais également en France.
De nombreux alcaloïdes sont tirés du quinquina : la quinine, la quinidine (traite les troubles du rythme cardiaque), la quichonine, la quinodinine et la chichonine. Utilisé pour soigner la grippe, les fièvres et lutte contre le paludisme.
Le quinquina stimule l’appétit en augmentant les sécrétions salivaires et gastriques, il soigne l’anémie.

LIQUEUR DE QUINQUINA

 

 quinquina.jpg

 

Ingrédients de la liqueur  pour 10 personnes

  • 1 litres de vin rouge
  • 25 grammes d’écorces d’ oranges amères
  • 1/2 gousse de vanille
  • 1 cuillère à café de baies de genièvre
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 200 grammes de sucre sirop de sucre de canne
  • 10 cl d’ alcool à 45°
  • 25 grammes d’écorce de quinquina  [Recette]
  •  

     

     

    Préparation de la recette de la liqueur « Quinquina »

    Préparez la recette de la liqueur Quinquina directement en bouteilles. Mettez dans l’alcool les plantes et les épices (la noix de muscade doitêtre râpée). Laissez macérer 1 semaine. Mettez dans une casserole le vin et le sucre. Faites tiédir à feu doux, en remuant sans arrêt, jusqu’à ce que le sucre soit fondu. Laissez refroidir. Versez dans un bocal le vin sucré, l’alcool contenant les plantes. Laissez macérer encore 3 jours. Filtrez à travers un tamis, puis un papier. Mettez en bouteilles.

    Ingrédients composant le cocktail « Quinquina »: vin rouge. oranges amères. vanille. baies de genièvre. noix de muscade. sucre. alcool à 45°. quinquina. Pour plusieurs « Quinquinas », il suffit de multiplier les doses.

    Ajouter à ma carte des cocktails Ajouter la recette Quinquina à ma carte de Cocktails

     

     

    Publié dans Mon repertoire des plantes les moins usitees, QUINQUINA | 6 Commentaires »

    LE NOISETIER

    Posté par eurekasophie le 19 juin 2009

    Noisetier
     Corylus avellana
    Corylus avellana
    Classification classique
    Règne Plantae
    Division Magnoliophyta
    Classe Magnoliopsida
    Ordre Fagales
    Famille Betulaceae
    Genre
    Corylus
    L., 1753
    Nom binominal
    Corylus avellana

    nplantes1.jpg

     

    noisette.gif
    Le noisetier commun (Corylus avellana), aussi appelé coudrier, est un arbrisseau de 2 à 4 mètres de hauteur et appartenant à la famille des Bétulacées.

    C’est une plante des bois, des haies et des jardins qui donne un fruit comestible apprécié, la noisette. Il a un bois souple.

    Le Noisetier est connu depuis la Préhistoire et ses fruits étaient déjà consommés à cette époque. Durant l’Antiquité et le Moyen-Âge, toutes sortes de vertus et de défauts lui furent donnés. Cependant, à l’heure actuelle, le Noisetier est apprécie pour les qualités nutritives et stimulantes de ses fruits.

    Son nom latin « Corylus » vient de « corys », mot d’origine grecque qui signifie « casque » parce que la noisette est enveloppée dans une bractée verte qui forme comme un casque autour d’elle.

    Le Noisetier est un arbuste qui peut mesurer jusqu’à 5 m de haut. Les feuilles sont ovales avec une pointe bien marquée avec des doubles dentures sur les bords. Les chatons sont soit mâles (de couleur jaune doré, ils apparaissent au mois de Septembre), soit femelles (ils apparaissent en Janvier et jusqu’en Février).

    Cet arbuste n’a pas d’odeur.

    Le Noisetier est constitué de tanin et de flavonoïdes.

     En phytothérapie, les parties utilisées sont les feuilles, les graines, les chatons et l’écorce des rameaux les plus jeunes.

     Il est également employé en marqueterie et sert de baguette pour les sourciers.

     On le trouve en Europe jusqu’à 1500 m d’altitude. Il affectionne les jardins, le bords des rivières, les taillis.

    Propriétés et utilisations du Noisetier

    PROPRIÉTÉS DU NOISETIER

    Amaigrissant, antihémorragique, antisudoral, dépuratif, astringent, dépuratif, fébrifuge, vaso-constricteur

    UTILISATIONS DU NOISETIER

    Fièvres, obésité, varices, phlébite, oedème, épistaxis, problèmes de peau, plaies

    PHYTOTHÉRAPIE

    Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication.

     

    HISTOIRE ET MAGIE DU NOISETIER

     

    À cause de l’aura de mystère et de magie qui l’accompagne depuis toujours, le noisetier occupe une place à part dans l’imaginaire humain. Employé comme support d’incantation par les druides, il a aussi été utilisé par les sourciers et les chercheurs d’or. Cette tradition serait rattachée à la symbolique de fertilité qu’on lui a très tôt attribué (à cause, bien sûr, de l’abondance de noisettes qu’il produit). Par un étrange effet d’attraction des semblables, il attirerait à lui deux autres symboles de fertilité, soit l’eau de source et les métaux ayant maturé dans le ventre de la terre. En Normandie, pour qu’une vache donne du lait, on la frappait trois fois avec une baguette de coudrier. Cette pratique a d’ailleurs valu le bûcher à quelques femmes accusées de sorcellerie pour avoir ainsi frappé des vaches qui, par la suite, s’entêtaient à donner du lait toute l’année.

    vache21.gif

    Une autre tradition voulait que le troisième jour de ses noces, la mariée distribue des noisettes pour signifier que le mariage était bel et bien consommé (heureuse époque, diraient certains, où l’on savait consommer lentement). Ailleurs, il revenait à la belle-mère, le jour des noces, de jeter des noisettes à la tête du marié. Avec le temps, l’expression « casser des noisettes » en est venue à désigner l’élan amoureux. C’est de cette tradition que s’est inspiré Tchaïkovski pour créer son célèbre ballet Casse-Noisette, dont on connaît la popularité chez nous puisqu’il est joué chaque année à Montréal depuis 1964.

    noisette.gifnoisette.gifmariee.gifnoisette.gifnoisette.gif

     

    Le bien-fondé de la méthode qui consiste à utiliser une baguette de coudrier pour repérer les cours d’eau souterrains a fait l’objet de moult discussions, certaines particulièrement houleuses au cours desquelles des hommes par ailleurs normalement constitués ont soudainement montré des comportements pour le moins bizarroïdes, lesquels ont conduit certains à se retrouver attachés sur une civière et encadrés par deux armoires à glace revêtus d’une chienne blanche. Le même phénomène s’est produit à propos de l’homéopathie. Des lieux communs ont été débités à la caisse, des mots d’une déplorable grossièreté ont été prononcés, des pitreries d’une navrante sottise ont été exécutées, des crises d’apoplexie sont survenues à la suite d’un inexplicable déchaînement de colère. Tout cela parce que l’esprit humain a un mal inouï à appréhender le fait que l’esprit infuse toute particule de matière…

     baguette1.jpg

    - Non, mais là, attendez! Vous n’allez pas me dire que vous croyez à ces superstitions!
    - Je ne suis pas là pour croire ou ne pas croire, mais pour rendre compte de, et je puis vous dire que, efficace ou pas, la pratique de sourcier persiste encore de nos jours. Même qu’il existe de nombreuses associations de sourciers à travers le monde. Même qu’elles offrent des cours pratiques. Même qu’on peut apprendre les techniques rien qu’en lisant un livre didactique. Même que des dizaines de sourciers annoncent leurs services sur Internet. Les sceptiques en font leurs choux gras et les puisatiers laissent entendre, le sourcil en l’air, que le « métier » de sourcier est sans risque dans un pays comme le Québec où l’eau souterraine abonde, et que, baguette de noisetier ou pas, de l’eau, on en trouvera toujours, ce qui n’est pas le cas, demandez à mes voisins qui, 130 mètres plus bas et 8 000 dollars plus tard, ont dû abandonner tout espoir d’en faire remonter, mais qui, une trentaine de mètres vers la gauche, en ont trouvé à n’en savoir que faire. De leur côté, les sourciers insistent pour sortir leur pratique de la sphère magico-mystico-pétée où on l’a cantonnée en affirmant que la capacité à trouver de l’eau (ou des métaux, ou une excavation souterraine) dépend tout simplement d’un bon entraînement permettant de percevoir les variations infimes du champ magnétique terrestre provoquées par l’eau, le métal ou l’excavation souterraine qu’ils cherchent. Ce don, nous le posséderions tous à la naissance, mais nous le perdrions graduellement dans les innombrables labyrinthes de l’éducation, la culture, les croyances religieuses ou scientifiques, sans compter les nombreuses autres raisons – l’opinion d’autrui, par exemple – qui, chaque jour, nous empêchent de pointer « présent »…
    - Ah! Misère de misère! C’est reparti! Elle nous refait le coup des phrases à cent mots. Et on n’a même pas commencé! Je vous le dis mes chéris, « on n’est pas sorti du bois »!

     

    ET CA SE MANGE ? 

     

    Il semble bien qu’on n’ait consommé que le fruit du noisetier. On ne trouve nulle part d’allusions à de quelconques emplois culinaires pour l’écorce ou les feuilles, qui sont probablement trop astringents. Avec la noix longue et la noix de caryer – plutôt rares au Québec – la noisette est notre seul fruit oléagineux. Or, il se trouve que c’est aussi le plus digeste, toutes catégories confondues – la noix, l’acajou, la pacane, la pistache, etc. Elle se prête à une multitude de possibilités, allant de la noisette fraîche au beurre ou à la purée, en passant par le pain et une panoplie de desserts, dont le célèbre nougat.

    LE NOISETIER dans Les Amérindiens récoltaient les noisettes sauvages du mois d’août au mois d’octobre et les entreposaient jusqu’à ce qu’elles soient complètement mûres. Pour les débarrasser de leur enveloppe hérissée de piquants, ils les enterraient plusieurs jours dans de la terre humide. Ou alors, ils les plaçaient dans un sac qu’ils frappaient avec un bout de bois. Ils n’hésitaient pas non plus à fouiller les caches des écureuils et des autres petits mammifères pour chiper leurs noisettes. En guise de remerciement, ils laissaient parfois dans la cache un « cadeau » : faînes de hêtre, samares d’érable ou autres graines dont ils disposaient en abondance. Dans certaines communautés, les noisettes constituaient un important article d’échange. Dans l’Ouest, par exemple, on les échangeait contre des amélanches séchées, des baies de shepherdie ou de la racine de lewisie, extrêmement prisée malgré son amertume.

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    Mangées telles quelles, crues ou cuites, on les faisait également bouillir dans de la soupe, ou bien on les séchait et les mettait de côté pour l’hiver. Les Iroquois les faisaient cuire (ainsi que d’autres noix) avec de la semoule ou de la soupe de maïs, ou ils les réduisaient en poudre et les ajoutaient aux puddings et aux pains. On les faisait bouillir pour obtenir de l’huile qu’il suffisait ensuite de recueillir à la surface de l’eau. Cette huile était consommée avec du pain, des pommes de terre, de la citrouille, de la courge, du maïs et divers autres aliments. Les tourteaux étaient consommés avec des pommes de terre pilées et d’autres aliments. Dans l’Ouest, on les mélangeait à de la graisse ou de la viande d’ours, parfois avec des baies ou des racines cuites, puis on en formait des galettes que l’on faisait sécher ou bien que l’on conservait dans les intestins nettoyés d’un animal abattu. C’était considéré comme un plat de choix.

    Tout comme pour nous à une certaine époque, la période de Noël était celle où les Amérindiens consommaient le plus de noisettes.

     

    ET CA SOIGNE QUOI ? 

    Selon les régions, les Amérindiens employaient le coudrier pour soigner certaines maladies cardiaques (ce qui peut s’expliquer par ses propriétés vasoconstrictrices) ou, avec d’autres espèces, pour soigner les maux d’yeux. Par voie externe, ils plaçaient autour du cou des tout-petits des colliers constitués de fragments de tiges, remède qui était censé calmer la douleur de la dentition.

    Dans la tradition européenne et nord-américaine, le noisetier ne semble pas avoir occupé une place importante si on en juge par le peu de cas qu’on en a fait dans les traités médicaux, d’où il est très souvent carrément absent. Peut-être l’hamamélis (qui, en passant, porte en anglais le nom de witch-hazel, littéralement « noisetier des sorcières ») l’a-t-il éclipsé. On sait en effet que cette plante d’origine américaine a été rapidement adoptée en Europe pour ses remarquables propriétés vasoconstrictrices.

    Malgré tout, diverses parties du noisetier ont été employées en médecine :

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    Les feuilles : les feuilles constituent un bon tonique veineux et, comme on l’a dit, un bon vasoconstricteur, ce qui les rend utiles dans le traitement des varices, des troubles circulatoires et de l’oedème des jambes. En usage externe, elles sont cicatrisantes, particulièrement en cas de dermatoses.

    L’écorce : par voie interne, l’écorce est fébrifuge et on s’en est servi pour soigner les états fiévreux. Par voie externe, elle est cicatrisante, particulièrement s’il s’agit d’ulcères et de plaies atones.

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    Les chatons : les chatons sont diaphorétiques (c’est-à-dire qu’ils font transpirer) et amaigrissants.

    Les poils recouvrant l’involucre : tout comme les poils des pois à gratter (il s’agit d’une toute autre plante que l’églantier, dont le fruit possède des fins poils – désignés sous le nom de « poil à gratter » – qui provoquent une démangeaison lorsqu’on les applique sur la peau), les poils recouvrant l’involucre du fruit ont servi de vermifuge. On disait qu’ils agissaient mécaniquement, sans qu’on sache toutefois si c’était en excitant les intestins au point qu’ils rejettent tout leur contenu, vers inclus, ou si c’était en irritant et en incommodant tellement les vers que ces derniers ne souhaitaient plus qu’une chose : sortir de là dans les plus brefs délais. Personne n’a offert d’explication à cette épineuse question. En tout cas, le remède consistait à prendre une dose de poils trois matins de suite, et quelques heures après la dernière dose, à avaler un purgatif puissant.

    Les feuilles se préparent en infusion à raison de 25 grammes par litre d’eau bouillante qu’on laisse macérer toute la nuit. L’écorce des jeunes rameaux et les chatons, se préparent en décoction, à raison de 25 grammes par litre d’eau pour la première et de 30 grammes par litre d’eau pour les derniers.

    Enfin, sans être médicinal, le « lait » que l’on tire de la noisette agirait doucement sur les intestins en améliorant leur fonctionnement.

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    LE PEUPLIER

    Posté par eurekasophie le 3 juin 2009

    peupliersaiso.jpg      Peuplier à travers les saisons

    Peuplier
     Peupliers
    Peupliers
    Classification classique
    Règne Plantae
    Sous-règne Tracheobionta
    Division Magnoliophyta
    Classe Magnoliopsida
    Sous-classe Dilleniidae
    Ordre Salicales
    Famille Salicaceae
    Genre
    Populus
    L., 1753
    Classification phylogénétique
    Ordre Malpighiales
    Famille Salicaceae

    SON NOM
    Il existe plusieurs interprétations possibles du nom « peuplier » qui vient du latin populus et signifie « peuple ». On a dit que c’était parce que, chez les Romains, on le plantait dans les lieux publics. D’autres veulent que ce soit parce qu’il était extrêmement populaire (de populeir, « qui appartient au peuple »), notamment chez les Celtes qui lui vouaient un véritable culte. Mais celle que je préfère est la suivante : le bruissement que font ses feuilles au moindre souffle de vent rappelle le bruit confus d’une foule.

    De toutes les espèces, le peuplier faux-tremble (P. tremuloides) – ou son équivalent européen, le tremble (P. tremula) – est celui dont les feuilles s’agitent le plus. À cause de cette caractéristique, il s’est vu attribué toutes sortes de légendes, ainsi qu’une symbolique « religico-mystique ». Ainsi, les premiers chrétiens croyaient que les feuilles tremblaient de honte, le Christ ayant été soi-disant crucifié sur une croix faite de bois de tremble.

    En France, dans certaines régions, on donnait jadis au peuplier noir (P. nigra) le nom de « liard » (de « lier »), les jeunes tiges de cet arbre ayant souvent remplacé l’osier. Au Québec, on a attribué ce nom à deux espèces, le P. balsamifera et le P. deltoides.

     

    ET CA SE MANGE ?
    Au printemps et au début de l’été, l’écorce interne du peuplier baumier est épaisse, sucrée et juteuse, si bien qu’elle a été beaucoup consommée par les Amérindiens. On la préférait à toute autre, au point qu’on n’hésitait pas à la manger sur place. Les plus généreux rapportaient les surplus d’écorce au campement pour en faire une sorte de dessert en la mélangeant à de la graisse de poisson-chandelle ou à une autre huile. Sucrée, elle se détériore rapidement par fermentation, ce qui est un avantage lorsqu’on veut en faire une boisson aux propriétés enivrantes. Justement, c’était parfois le cas et on l’a donc utilisée à cette fin. Les Amérindiens ont également consommé l’écorce du peuplier faux-tremble (P. tremuloides) et du peuplier à grandes dents (P. grandidentata). En Europe et en Asie, on a consommé l’écorce de divers peupliers. On la faisait sécher et on l’ajoutait au pain et aux bouillies.

    Au printemps, les Kootenay de l’Ouest avaient l’habitude de récolter la sève du peuplier baumier et de la consommer comme boisson. On la récoltait aussi en juin, à l’occasion du rituel de la Danse du Soleil, afin qu’elle serve de boisson rafraîchissante aux participants qui, durant quatre jours d’affilée, devaient jeûner et danser.

    On a mangé les bourgeons, l’écorce interne et les semences du P. deltoides. Les inflorescences et les jeunes pousses se mangent cuites. En période de disette, les feuilles de diverses espèces ont également été consommées, mais elles ne sont pas très savoureuses.

    Chez certaines nations, les cendres ont servi de sel avant l’arrivée des Blancs. De plus, le bois a servi à fumer les aliments.

    À noter qu’il pousse sous le peuplier baumier un champignon comestible qui vit en symbiose avec lui. Il s’agit du Tricholoma populinium (ou champignon du peuplier) prisé depuis toujours des Amérindiens de l’Ouest.

     

     ET CA SOIGNE QUOI ?
    Le peuplier est diurétique, éliminateur de l’acide urique, antiputride urinaire, aseptisant et fluidifiant des sécrétions bronchiques, ainsi que tonique.

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    Les bourgeons

    Les bourgeons du P. nigra ont été recommandés par voie interne dans les maladies chroniques du poumon et des voies urinaires, ainsi que dans les rhumatismes chroniques.

    On en faisait soit une infusion, soit une teinture (une partie de bourgeons frais et 6 parties d’alcool à 33 degrés), soit un extrait fluide entrant dans la composition d’un sirop contre la toux.

    Tout comme le saule avec qui il partage la même famille botanique, le peuplier est riche en salycates. Lors de l’ingestion des bourgeons, les salycates se transforment en acide salicylique à l’état naissant (en Aspirine, quoi!), d’où leur action calmante.

    En Amérique, ce sont surtout les bourgeons du P. balsamifera et, à un moindre degré, ceux du P. deltoides, qui ont servi en médecine, notamment pour diverses préparations dont le sirop composé de pin blanc, ainsi que pour la confection d’onguents et de pansements.

    L’infusion se prépare à raison de 2 cuillerées à soupe de bourgeons dans ½ litre d’eau bouillante. Ou de 2 à 4 gros, écrivent les soeurs de la Providence, dans une chopine de vin ou d’eau. Un gros, pour ceux qui l’ignorent, c’est exactement un drachme, ou 72 grains, ou 3 scrupules, ou 4 grammes… Et une chopine, c’est un demi-litre. Voilà tous les secrets des Anciens dévoilés! Infuser 15 minutes. Prendre 3 tasses par jour.

    On s’est aussi servi de la décoction en compresse contre les douleurs arthritiques ou rhumatismales.

    Le vin de bourgeons de peuplier est un incontournable tonique du printemps. Il se prépare en faisant macérer 100 grammes de bourgeons concassés dans un litre de vin. En principe, on ajoute 40 grammes d’écorce d’orange amère histoire d’augmenter son effet tonique, mais on peut s’en passer. Au bout de dix jours, filtrer. À noter que les amateurs de bon vin ont tout intérêt à se préparer psychologiquement avant d’ingurgiter cette potion extrêmement résineuse à saveur de propolis et à l’arôme de térébenthine, qui éteint toute autre sensation gustative pendant les heures qui suivent. On en prend 50 ml, deux fois par jour avant les repas.

    L’onguent populeum, version allégée

     

    Composé de bourgeons de peuplier, ainsi que de belladone, de jusquiame, de morelle noire et de pavot, l’onguent populeum est un remède traditionnel que l’on employait jadis dans le traitement des douleurs rhumatismales aiguës, des hémorroïdes et des gerçures. Comme toutes les plantes de cet onguent sont, à part le peuplier, interdites de séjour, dangereuses ou socialement inacceptables, voici une recette peut-être moins intéressante, mais tout à fait orthodoxe :

     

    Utiliser soit 500 grammes de saindoux (graisse de porc vendue en épicerie), soit 250 grammes de saindoux et 250 grammes de cire d’abeille.

     

    Faire fondre dans un bain-marie, puis ajouter 200 grammes de bourgeons de peuplier baumier. Laisser frémir pendant une demi-heure.

     

    Ôter du feu, laisser légèrement refroidir, puis vider la préparation dans un mortier et triturer intimement jusqu’à ce que le mélange soit onctueux et homogène.

     

    Mettre dans des pots peu profonds à large ouverture et conserver au frais. (En théorie, les principes résineux des bourgeons devraient empêcher le saindoux de rancir.)

     

    Les préparations à base de saindoux uniquement (sans cire d’abeille) peuvent servir à la confection de suppositoires qui pourront être administrés en cas d’hémorroïdes. Mouler les suppositoires à la main, puis les réfrigérer pour qu’ils gardent leur forme.

     

    L’écorce

    Plutôt amère, l’écorce du peuplier noir a servi de succédané à la quinine dont elle possède les propriétés toniques. On s’en servait jadis pour traiter les cas de débilité, d’indigestion, de perte de conscience, d’hystérie, ainsi que pour les troubles urinaires. L’écorce du P. alba européen a servi à soigner la sciatique et les brûlures. Quant à l’écorce du faux-tremble, on croit que les Amérindiens s’en servaient comme vermifuge. On a, en outre, employé cette écorce, et parfois les feuilles, pour le traitement des fièvres.

    Dans la tradition herboriste américaine, l’écorce de diverses espèces de peuplier a été utilisée dans des composés destinés aux femmes souffrant de troubles menstruels.

    Le bois

    Utilisé en médecine comme antiseptique intestinal, le charbon végétal est généralement fait avec du bois de peuplier (ou de bourdaine). Absorbant des gaz intestinaux, des toxines microbiennes et de divers poisons, il peut diminuer sensiblement les effets dévastateurs de ces substances toxiques, d’où son emploi traditionnel dans les ballonnements, les diarrhées putrides, les colites et les intoxications, alimentaires ou autres. En principe, on devrait pouvoir fabriquer du charbon végétal avec un équipement des plus rudimentaires. Toutefois, il est important que la combustion du bois se fasse très lentement et de façon incomplète. Jadis, on empilait le bois en tas volumineux que l’on recouvrait de paille humide ou de terre avant d’y mettre le feu. Aujourd’hui, on procède souvent par distillation à l’abri de l’air.

    Les feuilles

    On appliquait jadis les feuilles sur les coupures et les plaies ulcérées. En Europe, on a employé un extrait liquide des feuilles du P. tremula (très proche de notre faux-tremble) pour soulager l’inflammation accompagnant l’hyperplasie de la prostate. Cette action serait attribuable aux glucosides de salicylé que renferment les feuilles.

     

     

     

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    C’EST QUOI L’HYDROTHERAPIE ?

    Posté par eurekasophie le 19 mai 2009

     

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    Thalasso, balnéo, cure thermale… Plusieurs termes spécialisés font référence aux soins de santé par l’eau. Nous avons choisi de nommer cette fiche hydrothérapiel’utilisation externe de l’eau à des fins thérapeutiques. Tout ce qui concerne son utilisation interne (boissons, lavements, etc.) ne sera donc pas abordé ici. parce que ce mot englobe le mieux notre propos : L’hydrothérapie est un traitement basé sur une utilisation externe de l’eau, de quelque type que ce soit (de mer, de source, minérale, ou même celle du robinet), sous sa forme liquide, mais aussi gazeuse, et à des températures variables. Cela comprend des bains, des douches, des jets, des compresses, etc.

    L’aromathérapie et l’herboristerie se combinent fréquemment à l’hydrothérapie par l’ajout d’huiles essentielles ou d’extraits de plantes médicinales dans l’eau de traitement. Le sel d’Epsom et le vinaigre de cidre font également partie des « additifs » courants.

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    Balnéothérapie : Thérapie qui consiste à baigner le corps entier ou une de ses parties, généralement dans l’eau, mais aussi dans la boue, le sable, l’air, le soleil… Outre les bains complets, on connaît surtout les bains de siège et de pieds. 

     

    Les cures thermales se pratiquent depuis très longtemps (voir Une histoire vieille comme l’eau ci-dessous). Si elles se perpétuent, c’est sans doute parce que les usagers en retirent du bien-être. Mais qu’est-ce qui est thérapeutique? L’éloignement de la maison, le congé de travail, la rencontre de nouveaux soignants, une alimentation plus saine, l’exercice, la qualité de l’air des centres situés à la mer ou à la montagne? Ou est-ce l’hydrothérapie elle-même?

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    Traitement ou vacances?

    Une cure thermale, quel que soit le problème à traiter, dure généralement 18 jours. Malgré les observations cliniques des médecins qui oeuvrent dans les centres d’hydrothérapie, l’efficacité de ces cures n’a été démontrée qu’en partie dans le cadre d’études scientifiques.

    Spa : Établissement de remise en forme et de beauté où l’on pratique certaines activités d’hydrothérapie. L’origine du terme est la devise solus por aqua (soigner par l’eau) que l’on retrouvait souvent gravée sur les murs des thermes romains, parfois sous la forme de l’acronyme : S.P.A. Depuis quelques années, on appelle également spa les minipiscines à hydrojets. 

     

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    Les centres d’hydrothérapie eux-mêmes n’arrivent pas à fournir de preuves quant aux vertus de leurs soins sur l’ensemble des maux qu’ils prétendent traiter. Ce que déplorent de plus en plus certains services de santé publique qui remboursent ces soins, notamment en France.

    Le Département de médecine complémentaire de l’Université d’Exeter, en Grande-Bretagne, a réalisé en 1998 une importante synthèse des recherches sur l’hydrothérapie1. Les chercheurs ont alors conclu que les données ne permettaient pas de déterminer que les traitements d’hydrothérapie prodigués en institut thermal étaient plus efficaces que ceux dispensés ailleurs, dans une clinique ambulatoire par exemple. Toutefois, d’autres études publiées depuis ce temps ont démontré que dans certains cas, notamment pour les maux de dos, les cures thermales procurent un avantage mesurable (voir Applications thérapeutiques).

     

    Une histoire vieille comme l’eau

     therme.jpg   Thermes Saint-Germain

    Thermes : Établissements de santé situés près d’une source naturelle d’eau chaude. En Europe, plusieurs thermes comprennent des installations hospitalières.

    La plupart des citoyens de l’Empire romain fréquentaient le bain communal tous les jours. En Inde, la purification (physique et spirituelle) par l’eau a toujours fait partie des habitudes quotidiennes. Au Japon, on se rend aux sources d’eau chaude entre amis ou en famille. Dans les pays nordiques, russes ou scandinaves, les bains de vapeur sont utilisés depuis plus de 1 000 ans, tandis que les Amérindiens ont leurs huttes de sudation (sweat lodges).

    En Occident, on reconnaît à quelques personnes d’avoir relancé la pratique au début du XVIIIe siècle. À cette époque, le médecin anglais Richard Russel (1687-1759) instaure dans son pays la pratique des séjours à la mer pour raisons de santé. Il croyait notamment aux vertus de l’iode. Puis, l’Autrichien Vinzenz Priessnitz (1799-1851), fils d’agriculteur, se soigne d’un coup de sabot reçu à la poitrine avec des compresses d’eau froide. Stimulé par l’intérêt que suscite sa guérison, il transforme la ferme familiale en un centre d’hébergement et de soins.

     

    Eau thermale : Eau utilisée dans un établissement thermal et qui émerge d’une source ou d’un forage sur place (pas de transport). Les eaux « naturelles » sont généralement chargées de minéraux, mais dans des compositions variables selon la localisation. L’eau de mer aussi est minéralisée, et plus particulièrement l’eau de la mer Morte. Absorbés par la peau quand l’eau du bain est à la température du corps, ces minéraux contribueraient aux bienfaits tirés des cures thermales. 

     

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    L’abbé Sébastien Kneipp (1821-1897), qui se serait guéri lui-même de la tuberculose, joue un rôle encore plus important dans le développement de la pratique contemporaine grâce à son concept holistique intégré. À son avis, les quatre pierres d’assise d’une bonne santé sont les plantes (médicinales et aromatiques), l’exercice, la nutrition et l’eau, dont les différentes utilisations améliorent les pouvoirs d’autoguérison du corps. Plusieurs établissements des Alpes offrent toujours des cures Kneipp. Aux États-Unis, on doit à un médecin aussi avant-gardiste que farfelu la popularisation de l’hydrothérapie. Il s’agit du Dr John H. Kellogg (1852-1943), frère du fabricant des célèbres céréales à déjeuner. Le Dr Kellogg a publié une cinquantaine de livres sur ses approches — dont Rational Hydrotherapy, en 1903, qui a fait école auprès des naturopathes.

    La pratique du thermalisme et de la thalassothérapie connaît une popularité importante en Occident jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, et plusieurs États européens décident de couvrir les frais des cures d’eau, sous certaines conditions. Toutefois, les progrès considérables de la médecine ont occulté peu à peu l’intérêt de l’hydrothérapie. Malgré tout, la forte tradition européenne des cures thermales subsiste.

    En Amérique, il n’y a guère de tradition thermale. Les spas et les centres de thalassothérapie sont assez récents, généralement luxueux et mettent plutôt l’accent sur les soins de détente et de beauté. Ce sont plutôt les naturopathes qui appliquent et font connaître les multiples formes de l’hydrothérapie.

     

    Température, minéraux, massages…

    C'EST QUOI L'HYDROTHERAPIE ?  dans HYDROTHERAPIE hydrotherapie_th-2L’eau possède deux caractéristiques mises à profit dans les exercices de rééducation : la résistance uniforme que sa masse oppose au mouvement et la relative apesanteur d’un corps qui y est plongé. Elle possède aussi quatre autres propriétés très utiles en hydrothérapie :

    • elle maintient sa température;
    • elle communique cette température beaucoup mieux que l’air;
    • elle transporte des minéraux ou des essences végétales en suspension;
    • elle se transforme en jets, en bulles, en courants, etc.

    Les traitements ont très souvent recours à l’eau chaude et à la vapeur, car elles permettent d’augmenter la température du corps. Or, l’idée de créer artificiellement l’état de fièvre — et la sudation qui l’accompagne — pour soigner certaines affections remonte au moins à l’Antiquité grecque. On sait bien aujourd’hui que la fièvre sert à combattre l’infection. La chaleur permet aussi la dilatation des vaisseaux sanguins, diminue la pression artérielle et augmente l’irrigation sanguine de la peau et des muscles. C’est grâce à l’effet de dilatation que les bains et les compresses d’eau chaude aident à soulager des affections comme les spasmes musculaires, les inflammations articulaires et les douleurs menstruelles.

    Les bains de vapeur ont également pour effet d’ouvrir les pores de la peau et d’ainsi évacuer une partie des déchets de l’organisme. Parmi ceux-ci : les produits chimiques absorbés par l’air, l’eau ou les aliments, de même que les résidus toxiques de certains processus métaboliques. Cette détoxication se traduit par un bien-être général. Elle est également utile dans le traitement de divers problèmes cutanés.

    À l’inverse, les bains et les compresses d’eau froide font se contracter les vaisseaux, ce qui réduit instantanément l’inflammation et la douleur. On s’en sert notamment dans les cas de contusion et d’hémorroïdes. Sauf exception, l’eau froide n’est utilisée que pour des traitements de courte durée et on fait généralement alterner ceux-ci avec des traitements chauds.

    L’abbé Kneipp a codifié toutes sortes de traitements alternés selon le problème à soigner. Les adeptes de la douche écossaise (chaude, froide, chaude…) affirment que le passage rapide d’une température corporelle à l’autre renforce l’état général de santé.

    Quant aux minéraux, dont certains sont indispensables à la santé (le calcium, le potassium, le magnésium, l’iode, etc.), on s’accorde à penser qu’ils procurent des effets bénéfiques en pénétrant dans le sang au cours des traitements. Les orientations thérapeutiques des différents instituts thermaux dépendent justement de la composition minérale de l’eau à laquelle ils ont accès.

    Mentionnons en terminant que plusieurs types de massages peuvent être pratiqués sous des jets d’eau — apaisants ou stimulants —, ce qui en multiplie d’autant le plaisir, et peut-être les bienfaits. Des formes de massage dans l’eau ont même été mises au point récemment : l’aquamassage Veechi et le watsu.

    Finalement, les bienfaits d’une séance dans un bain flottant sont assez limités en regard de l’hydrothérapie, mais les adeptes apprécient particulièrement la détente qu’on y expérimente.

     

    Applications thérapeutiques

    Efficacité probable Contribuer au traitement des maux de dos (douleurs lombaires). Les auteurs d’une méta-analyse publiée en 2006 se sont penchés sur cinq essais cliniques portant sur les effets de la balnéothérapie et des traitements en spa contre les douleurs lombaires5. Les résultats de ces études, incluant au total 454 patients, démontrent que les deux types de thérapies induisent des diminutions de la douleur.

    Un essai clinique publié en 2005 a comparé les effets de deux types de balnéothérapie, soit avec une eau minérale riche en soufre, soit avec une eau régulière, auprès de 60 sujets souffrant de douleurs lombaires6. Les sujets ont reçu des bains de 30 minutes chaque jour, durant 15 jours consécutifs. Chez les patients traités avec l’eau riche en soufre, les résultats ont révélé des améliorations en ce qui concerne l’intensité de la douleur, la gravité des spasmes, la rigidité des muscles paravertébraux ainsi que la mobilité et la rigidité lombaire. Par contre, chez les patients traités avec l’eau régulière, seule l’intensité de la douleur a été réduite.

    Efficacité probable Contribuer au soulagement des symptômes de la fibromyalgie. Les résultats de trois essais cliniques randomisés7-9 concluent que la balnéothérapie pourrait être bénéfique en diminuant entre autres les symptômes généraux, le seuil de douleur et le nombre de points douloureux, et en améliorant la qualité de vie et la capacité fonctionnelle. De plus, dans ces essais, les bénéfices ont été maintenus de trois à six mois après la fin des traitements.

    Les résultats d’un autre essai randomisé avec groupe témoin publié en 2005, portant sur 30 femmes, ont révélé qu’ajoutés au traitement médical classique, des traitements d’hydrothérapie en spa composés de bains thermaux (20 minutes par jour, six jours par semaine, pendant deux semaines) induisaient des effets bénéfiques sur les symptômes généraux, l’intensité de la douleur, le nombre de points douloureux et la fatigue10. Certains des effets ont persisté jusqu’à six mois après l’intervention.

    Un autre essai clinique a comparé les effets d’un programme d’exercice en piscine à ceux de séances de balnéothérapie sur 50 femmes pendant 12 semaines11. Les deux groupes ont fait état d’amélioration de leurs symptômes de fibromyalgie. Aucune différence n’a toutefois été observée entre les deux groupes à l’exception du niveau de dépression qui n’a été réduit que dans le groupe « piscine ».

    Enfin, un essai clinique de trois semaines, réalisé auprès de 50 femmes fibromyalgiques, a comparé les effets de séances d’hydrothérapie à des traitements de physiothérapie12. Selon les résultats obtenus, les deux types de traitements ont induit une amélioration équivalente de la qualité de vie. Cependant, l’augmentation du temps total de sommeil a été supérieure pour le groupe d’hydrothérapie.

    Efficacité possible Soulager les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, de l’arthrose et des troubles articulaires. Les mécanismes par lesquels l’hydrothérapie pourrait soulager ces symptômes ne sont pas encore connus. Certains chercheurs croient que les bénéfices possibles résulteraient d’une combinaison de facteurs, dont certains effets mécaniques, thermiques et chimiques14.

    • Arthrite rhumatoïde. Une synthèse systématique publiée en 2003 a regroupé six essais cliniques15. Bien que la plupart d’entre eux aient relevé les effets bénéfiques de la balnéothérapie, les auteurs mentionnent qu’aucune conclusion définitive ne peut être formulée en raison de la faible qualité de leurs protocoles. Selon les résultats d’un récent essai clinique randomisé portant sur 78 sujets souffrant d’arthrite idiopathique juvénile, l’ajout de traitements d’hydrothérapie à un traitement classique de physiothérapie n’apporterait pas de bénéfices supplémentaires cliniquement significatifs16.
    • Spondylite ankylosante. La spondylite ankylosante est une forme d’arthrite caractérisée par une atteinte des articulations vertébrales. Lorsque les traitements pharmacologiques sont inefficaces, les interventions comme la physiothérapie et l’exercice constituent le seul espoir d’atténuer les symptômes17. En ce qui concerne les effets de l’hydrothérapie, seulement trois essais cliniques randomisés bien contrôlés ont été publiés18-20. Ces essais, portant sur un total de 209 sujets, ont donné des résultats positifs. Mais il faudra effectuer d’autres recherches avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude.
    • Arthrite psoriasique. Seulement deux essais cliniques avec groupe témoin ont évalué les effets de la balnéothérapie sur cette affection des articulations qui survient chez les personnes atteintes de psoriasis21,22. Dans ces deux essais, les sujets du groupe témoin étaient soumis quotidiennement à une exposition au soleil et à des bains dans la mer Morte, tandis que les sujets du groupe expérimental recevaient ces mêmes traitements en plus d’enveloppements de boue et de bains d’eau riche en soufre. Les auteurs ont conclu que les résultats bénéfiques observés laissent supposer que la balnéothérapie pourrait être un traitement utile en complément des traitements classiques. Mais ils ont ajouté que d’autres essais cliniques seront nécessaires afin d’en valider l’efficacité.
    • Arthrose. Quelques essais cliniques randomisés évaluant les effets de l’hydrothérapie sous différentes formes (spa, bains utilisant différentes sortes d’eau, etc.) chez des sujets souffrant d’arthrose des genoux et de la hanche ont été publiés. Les résultats démontrent que ces traitements pourraient engendrer des améliorations de la qualité de vie23-25, de l’amplitude des mouvements26, de la capacité fonctionnelle25,26, de l’index de gravité de la maladie27 ainsi que des diminutions des douleurs25,26,28 et de la médication28. Cependant, encore ici, la variabilité dans les types de traitements utilisés et le petit nombre de sujets dans certaines études font en sorte qu’il faudra effectuer d’autres essais bien contrôlés avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude sur l’efficacité de l’hydrothérapie.

    Efficacité possible Réduire la douleur de l’accouchement. Selon une synthèse systématique de la littérature scientifique regroupant huit études13, l’immersion dans l’eau est bien tolérée par les femmes qui en sont au premier stade du travail. De plus, elle engendre des réductions de la douleur et de la prise d’analgésiques. Cependant, les chercheurs ont noté que les résultats doivent être interprétés avec prudence à cause des différences entre les traitements administrés et de la petite taille des échantillons. De plus, l’impossibilité d’inclure un groupe placebo empêche de savoir si les résultats sont attribuables à l’immersion dans l’eau elle-même ou à l’environnement dans lequel l’hydrothérapie a été offerte. Quoi qu’il en soit, cette pratique, dont l’innocuité semble bien établie chez les femmes à faible risque de complications, serait une intervention intéressante pour améliorer le bien-être des femmes durant le premier stade du travail.

    Efficacité possible Soulager les symptômes des varices. Seulement deux essais cliniques ont été publiés au sujet des varices. Un essai récent avec groupe témoin a été réalisé auprès de 70 personnes29. Combinées à un traitement habituel de contention élastique, des séances de balnéothérapie utilisant une eau riche en soufre pendant 12 jours amélioreraient, plus que le traitement habituel seul, certains paramètres relatifs à la qualité de vie (douleur, ressenti émotionnel) ainsi que le réflexe veino-artériolaire.

    L’autre essai, réalisé auprès de 61 personnes, également avec groupe témoin, a été publié en 199130. Les sujets du groupe expérimental ont reçu des traitements d’hydrothérapie de 12 minutes, alternant eau froide et eau chaude, cinq jours par semaine pendant trois semaines et demie. Les sujets du groupe témoin ne recevaient aucun traitement. À la fin de l’expérimentation, des réductions du volume des jambes, et des circonférences des chevilles et des mollets ont été observées seulement chez les sujets du groupe d’hydrothérapie. De plus, davantage de patients de ce groupe ont rapporté une diminution de leurs symptômes subjectifs comme les crampes nocturnes et l’inconfort en stations debout ou assise prolongées.

    Efficacité incertaine Soulager le psoriasis. Grâce à ses effets mécaniques, thermiques et chimiques, l’hydrothérapie pourrait être utile en dermatologie31,32. Quelques études33-35 tendent d’ailleurs à démontrer l’effet bénéfique de cette approche dans le traitement du psoriasis, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour pouvoir statuer sur son efficacité. La présence dans l’eau de différents minéraux et oligo-éléments semble être un facteur qui détermine de façon importante les résultats.

    Efficacité incertaine Diminuer les symptômes de l’insuffisance cardiaque chronique. Un seul essai clinique bien contrôlé, portant sur 15 sujets, a été publié à ce sujet (en 2003)36. Les résultats laissent croire qu’un programme d’hydrothérapie combinant des applications d’eau chaude et d’eau froide, jusqu’à 30 minutes par jour — au moins trois fois par semaine, pendant six semaines — apporte des effets bénéfiques sur la qualité de vie et les symptômes d’insuffisance cardiaque ainsi que sur la fréquence cardiaque, que ce soit au repos ou en réponse à l’exercice. Des études de plus grande envergure seront toutefois nécessaires afin de confirmer l’efficacité du traitement et de comprendre les mécanismes en cause.

    Contre-indications

    Compte tenu de leur effet vasodilatateur, les bains chauds prolongés et les bains de vapeur sont déconseillés dans certains cas : ils peuvent provoquer ou aggraver la migraine, les varices et la couperose. De plus, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’hypertension, de diabète ou de maladies cardiovasculaires devraient les éviter, à moins d’un avis du médecin.

    Fièvre infantile
    Contrairement à ce que préconisent certaines pratiques, on ne devrait pas donner de bains tièdes à des bébés pour réduire leur fièvre; l’intervention est non seulement peu efficace, mais elle cause aussi un inconfort pouvant être préjudiciable à la guérison37.

    Attention aux microbes
    Si l’eau n’est pas adéquatement désinfectée, sa température dans les bains à jets et autres bassins chauds peut causer la prolifération de bactéries (dont le Mycobacterium avium et le Pseudomonas aeruginosa) et présenter certains risques d’infection. La prudence s’impose, tant dans les bains privés que publics.

     

    hydro3.jpg

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    L’ail: beau , bon …et utile !

    Posté par eurekasophie le 15 février 2009

    ail.gifail.gifJe viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas parlé de l’ail dans mon « répertoire des plantes les moins usitées » …c’est peut-être tout simplement parce que je soupçonne que cette plante fait partie de votre cuisine, au même titre que le sel ou bien l’huile..

    C’est une plante qui à mes yeux est synonyme de vitalité et je suis sûre que vous n’en connaissez pas toutes les vertus,même si vous en consommez régulièrement, ce dont je vous félicite .

    l’ail: beau , bon …et utile !

    Je ne suis pas superstitieuse, mais l’ail a sa réputation, il faut la conserver , ne serait-ce que pour le folklore .
    Cet aliment auquel on prête mille vertus a été mis à toutes les sauces. Il protégerait du mauvais oeil, des serpents, des malheurs, des vampires……..

     sorcire1.gif                                 sorcire3.gifsorcire2.gif

     et permettrait de guérir bien des maux, comme la fièvre, les insomnies, les verrues ou les hémorragies. Et quand la science vient confirmer ses vertus médicinales avec ses effets positifs sur l’appareil digestif et le système cardio-vasculaire, on peut parler de l’ail comme d’un remède par excellence de tous nos petits bobos, du corps et de l’âme. Grecs et Romains l’utilisaient pour combattre ou pratiquer un sport. En Babylonie, il était censé chasser les mauvais esprits. Les Egyptiens le pendaient au cou des enfants pour purger leurs intestins. 

    Je développe

    ail2.bmp

    Comment lire une taxoboxAllium sativum
    Deux têtes et une gousse d'ailainsi qu'une autre découpée en morceaux
    Deux têtes et une gousse d’ail
    ainsi qu’une autre découpée en morceaux
    Classification classique
    Règne Plantae
    Sous-règne Tracheobionta
    Division Magnoliophyta
    Classe Liliopsida
    Sous-classe Liliidae
    Ordre Liliales
    Famille Liliaceae
    Genre Allium
    Nom binominal
    Allium sativum
    L., 1753
    Classification phylogénétique
    Ordre Asparagales
    Famille Alliaceae

    D’hier.

    L’ail est une panacée reconnue depuis l’antiquité. Sa renommée a défiée les temps, l’évolution de la médecine. Elle est à la fois curative et préventive. En effet, riche en éléments soufrés, iode, silice, ajoène, etc. l’ail contient aussi de l’allicine qui stimule la circulation sanguine et tue les bactéries. I1 est riche en acides animiques, germanium, calcium, cuivre, zinc, potassium, magnésium, sélénium, zinc, vitamines A, B 1 et C, des acides gras essentiels (Vitamine F) et des douzaines de composés antioxydants qui le rend indispensable dans la cuisine de tous les jours.

    Au temps de Pline l’Ancien (23-79 av. J.C.) il existait même trois aires de grande culture car ses propriétés sont incontestables, affirme-t-il dans son traité d’histoire naturelle. « L’ail a des propriétés puissantes et peut devenir d’un grand appui contre les changements d’eau et de résidence . C’est un antidote contre les piqûres de musaraignes, les morsures de chiens et de serpents. I1 neutralise les effets nocifs de certaines plantes vénéneuses ». Pline le recommande pour le traitement de l’asthme, la suppression de la toux, et contre les parasites intestinaux. C’est un remède efficace et sans contre effet pour soulager les maux de dents en décoction, placé directement sur la dent malade ou macéré dans le vinaigre. Lorsque mélangé à de la coriandre fraîche dans un verre de vin, l’ail se comporte comme un aphrodisiaque. Mais, dit-il, il faut se méfier car l’ail ingurgité à 1′ excès provoque des brûlements d’estomac, des flatulences et porte l’homme à boire.

    En Chine, l’ail est appelé Da-suan. On le retrouve pour la première fois dans le livre Notes diverses des physiciens célèbres, publié sous le règne de la Dynastie du Nord et de la Dynastie du Sud 510 ans av. J.-C.

    Durant les Grandes épidémies du Moyen-Âge, les médecins se protégeaient contre toute maladie infectieuse en portant un masque avec un long nez de cuir badigeonné d’ un mélange à base d’ail et d’herbes aromatiques.

    Dans les campagnes québécoises, et jusqu’à peu de temps encore, l’ail avait toutes les vertus. Après avoir fait le train (tiré les vaches), le cultivateur revenait à la ferme pour un copieux petit déjeûner arrosé d’un petit verre de whisky dans lequel on avait fait tremper des gousses d’ail. Puant mais revigoré, il était prêt à attaquer sa journée.

    À l’automne, il suffisait de boire une seule fois un verre de lait chaud qui avait mijoté pendant 30 min. avec des gousses d’ail pour immuniser le système contre les rigueurs de l’hiver. « Çà se sentait dans tout le voisinage à tel point qu’il suffisait qu’une bonne ménagère décide de préparer son infusion pour que le village se mette à l’unisson ».



    Vinaigre des quatre voleurs

    Quatre voleurs célèbres purgeaient leur peine en travaillant au charnier. Condamnés à mort à plus ou moins brève échéance, ils échappèrent pourtant au terrible fléau de l’épidémie en découvrant une réserve de vinaigre de vin où avaient macéré des gousses d’ail, réserve qu’ils vidèrent pour se désaltérer entre deux cadavres.



    Vieille recette contre les fièvres

     Efficace . mais pour trouver une place assise dans les transports en commun, génial!

    1. Piler au mortier:
      • 5 gousses d’ail
      • 5 racines de persil
      • une grosse pincée de gros sel
      • 1 c. à soupe de suie
    2. Appliquer cette pâte sur vos deux poignets;
    3. Recouvrir d’une gaze ou d’une toile et laisser agir pendant neuf jours.



    A aujourd’hui . L’ail nettoie les boyaux
    dicton des campagnes

    Une caresse d’ail revigore,
    un excès d’ail endort
    Curnonsky

    Antibiotique (Nature)

    • La médecine actuelle admet que l’ail est un antibiotique naturel qui peut jouer un rôle déterminant comme médecine préventive et comme agent thérapeutique.

    Anti-inflammatoire (Nature)

    L’allicine est un puissant anti-bactérie.

    Anti-poison et répulsif contre les serpents (Nature / Jus)

      Durant les périodes de moissons, alors que les herbes sont hautes et que le serpent sommeille, les paysans romains consommaient à chaque repas une double ration d’ail pour se protéger contre une morsure mortelle. Les bergers des montagnes dans l’est de l’Europe avaient l’habitude de se frotter les mains avec des gousses d’ail avant d’aller traire leur troupeau pour éloigner les serpents. Au Québec, le dr Rainville, co-fondateur de l’ École de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe allait soigner les vaches et autres animaux chez les fermiers et il emportait toujours un petit flacon de jus d’ail pour s’en frotter les mains avant de toucher aux animaux malades. Par analogie, en Chine, la gousse d’ail est un talisman contre le poison. Les Arabes l’utilisent encore comme contre-poison ainsi que les habitants de plusieurs pays du Tiers Monde, surtout contre l’empoisonnement par le plomb.

    Anthelmintique (Décoction)

      L’ail, en décoction (25 g dans 1 litre d’eau bouilli) combat les vers intestinaux . Dans le comté de Lancaster en Penn sylvanie , les Amish prônent les vertus de l’ail nature et continue à combattre les vers intestinaux tant chez l’homme que chez l’animal avec de simples caieux.

    Anticancérigène (Nature)

      C’est dans le domaine du cancer que l’ail semble remporter ses plus grandes victoires. Selon plusieurs revues médicales (American Chinese Medecine, Science, Journal of Urology)l’ail peut réduire les tumeurs même malignes. L’ail augmente le taux de combativité du système immunitaire pour protéger notre système, notamment dans certains types de cancer comme celui du sein, de l’estomac, du côlon et de la peau. Le dr Benjamin Law, professeur au département de microbiologie de l’Université de Loma Linda, école de médecine de Californie, affirme que l’ail diminue la progression de champignons parasites – maladie qui est associée à de nombreuses victimes du SIDA. Sans entrer dans les détails, cette maladie se traduit par de la fièvre, des symptômes de pneumonie et des lésions cutanées et l’ail aide à détruire les cellules cancérigènes.

    Augmente la longévité (Nature)

      Un sociologue américain de l’Institut national de géontologie a étudié, au siècle dernier, la courbe de mortalité chez les personnes de 65 ans et plus. I1 a remarqué un fait troublant sur plus de 8500 centenaires: ils étaient, pour la plupart, de grands consommateurs d’ail.

    Antiseptique – Antibactéricide

      Ses propriétés bactéricides contre les infections bactériennes, fongiques et virales ont été reconnues (pour la première fois par Louis Pasteur en 1858. A cause de sa haute teneur en sulfure d’allyle, l’ail remplace de plus en plus les antibiotiques dans la médecine vétérinaire. L’ail, en infusion pour nettoyer la plaie, traite aussi les coupures, les brûlures et les blessures mineures.

    Béchique (Nature)

    Cardiovasculaire et Hypertensive (Nature)

      Les chercheurs ont récemment prouvé que l’ail contient de l’ajoène qui, tout comme l’aspirine, empêche la coagulation du sang et, de ce fait, apporte une meilleure fluiditée et protège le système contre les risques cardiovasculaires. I1 diminue la tension artérielle et le taux de cholestérol. Des études cliniques effectuées dans 15 pays ont démontré que l’ail pourrait freiner l’obstruction artérielle et même faire régresser ce processus selon le cardiologue Arun Bordia, du Tagore Medical College en Inde, proriétés attribuables à la présence d’antioxydants capables de neutraliser les agents responsables de la destruction artérielle. On lui attribue la capacité de réduire les plaques d’athéromes et à prévenir la formation de nouvelles lésions.

    Carminative (Nature)

    Combat la grippe, I’angine et la bronchite (Nature)

      Il régularise les sécrétions bronchites et antirhumatismales

    Contre la diarrhée (Nature)

      Il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir la diarrhée en voyage’ Malheureusement, c’est un fait qui arrive très souvent dans certains pays du monde. Afin de combattre les bactéries contenues dans la nourriture et les conséquences désagréables qui s’en suivent, on n’a qu’à croquer un ou deux caieux d’ail avant le repas ou émincés natures sur les aliments. L’ail cuit n’a, dans ce cas, aucun effet bénéfique.

    Dépurative (Nature)

    Purifie le sang

    Désinfectante (Cataplasme)

    Digestive (Nature)

      Paradoxalement, même si l’ail est parfois indigeste, il active la sécrétion gastrique et stimule l’intestin.

    Diurétique (Nature)

    Diminue les infestions vaginales (Douche)

    Diminue le taux de cholestérol (Nature)

      L’ail apporte des effets sur le taux de cholestérol sérique, propriété contenue dans l’allicine.
      L’allicine est formé de l’acide aminé « alliin » converti en allicine par une enzyme « alliinase » lorsque l’ail est coupé mastiqué et ingéré.

    Expectorante (Vapeur)

    Fortifiante (Nature)

      Reconnu depuis l’Antiquité, l’ail redonnait des forces aux plus démunis cf. la construction des pyramides. Chez les Grecs et les Romains, les militaires de carrière faisaient prendre de l’ail à leurs soldats avant l’attaque . pour en doubler l’impact! car l’ail est la plante privilégiée de Mars, le dieu de la guerre par laquelle il devient combatif et invincible. Cette force mystérieuse qu’on attribuait à l’ail a permis à Ulysse d’éviter que Circé le change en porc. En Provence, l’expression Vait’en manja d’aiet! Littéralement Pars en mangeant de l’ail! signifie en réalité: Pars et fais-toi soldat!. On n’a qu’à se rappeler la légende de la Toison d’Or où Médée enduit d’ail tout le corps de Jason afin qu’il détourne l’odorat de son père et évite les taureaux. C’était aussi les stéroides de l’époque, faciles à déceler chez tous les athlètes présents aux Jeux Olympiques.

    Hypoglycémique (Nature)

      L’ail est indiqué pour les personnes souffrant de diabète à cause de ses propriétés hypoglycémiques: il réduit le taux de sucre dans le sang lorsqu’il est consommé de façon régulière. Attention: en contre-partie, ceux qui souffrent d’un faible de taux de sucre dans le sang doivent s’abstenir de consommer l’ail de façon régulière.

    Hypotensive (Nature)

      L’iode et la silice contenus dans l’ail ont la propriété de dilater les capillaires, ce qui facilite la respiration et diminue les troubles respiratoires

    Protège contre les maux d’oreille

    Renforcit le système immunitaire

    Sanguine

      Cf. propriétés cardiovasculaires

    Stomachique (Nature)

    Tonique (Nature)

    Vermifuge (Nature)



     N.B.

    SOPHIE a colligé pour votre information et votre divertissement ces informations qui sont tirées de la tradition populaire de nombreux pays, de la médecine préventive et de la médecine douce mais SOPHIE décline toute responsabilité quant à leurs usages et n’entend pas se substituer à la médecine conventionnelle. Attention! Les mères qui allaitent leur bébé ne doivent pas consommer une trop forte quantité d’ail durant cette période car l’ail peut modifier le goût du lait maternel et le bébé risque de ne pas être un grand amateur de cette épice qui a un peu trop de caractère



    Recettes

    Cataplasme

    1. Version 1: éplucher quelques caieux; les placer sur une gaze ou un coton stérélisé et les aplatir avec le plat d’un couteau à large lame pour en extraire le plus de jus possible ou utiliser un extracteur à jus. Déposer la gaze sur la partie infectée et maintenir une dizaine de minutes.
    2. Version 2: réduire quelques gousses d’ail en pommade et l’appliquer sur une peau irritée.



    Douche vaginale

    1. Faire infuser 4 caieux d’ail émincés dans 3 t. d’eau bouillante pendant 30 minutes sur feu doux.
    2. Filtrer, laisser tiédir et utiliser comme n’importe quelle douche vaginale.



    Vapeur

    1. jeter quelques gousses d’ail écrasées dans une casserole d’eau chaude;
    2. respirer cette vapeur pendant cinq minutes en n’oubliant pas de vous couvrir la tête avec une grande serviette de bain.

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    L’ALOE VERA

    Posté par eurekasophie le 22 janvier 2009

    aloevera.gif

     


    Une plante aux immenses bienfaits…

    Cette plante aurait le pouvoir de diminuer le taux de cholestérol, soigner les ulcères gastriques, soulager les piqures d’insectes, les coupures légères, les petites brulures et coups de soleil… Aujourd’hui, les vertus de l’Aloe vera sont reconnus universellement et scientifiquement.

    L’homme a toujours utilisé l’aloès depuis les temps les plus reculés pour soulager bons nombres de ses maux. Utilisé par toutes les grandes civilisations, de nombreux écrits témoignent de ses richesses médicinales et de ses vertus sur le plan cutané. Cléopâtre se servait dit-on de l’aloe vera pour ses soins de beauté. Surnommé « plante divine », « élixir de jouvence », « guérisseur silencieux » ou encore « remède d’harmonie », cette plante a toujours fait l’objet de nombreuses études scientifiques. Grâce aux résultats des recherches, les vertus et la réputation de l’aloès sont aujourd’hui reconnus scientifiquement et adoptés par notre médecine contemporaine ainsi que par l’industrie cosmétique.

    Le  » lys du désert » est l’une des plantes les plus anciennes et les mieux considérées…

    L’aloès est une plante grasse tropicale aux longues feuilles épaisses vert foncé. Elle appartient à la famille des Liliacées comme le lys, l’oignon, l’ail, l’asperge, le muguet, la tulipe… On répertorie plus de 300 espèces d’aloes dans le monde, toutes ne sont pas médicinales, l’aloe vera est le plus connu et le plus utilisé.
    L’aloes pousse naturellement dans les régions semi-désertiques au climat chaud et sec sur des terrains sablonneux et calcaires. Il est originaire d’Afrique équatoriale et mesure de 60 à 80 cm de haut. L’aloès est facile à cultiver et est planté industriellement dans de nombreux pays sur des grandes surfaces (Etats Unis, Amérique Latine, Caraibes…) Chez soi, sa place est conseillée dans la cuisine car son jus apaise coupures et petites brûlures…

    L’aloe vera est par excellence la plante des « premiers soins »

    L’aloe vera est très riche en vitamines A, B, C, E, en minéraux (calcium, cuivre, fer, lithium, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, sodium, zinc…) en enzymes et en acides aminés essentiels…

    L’aloe vera a des vertus digestives, laxatives et cholagogues. Cette plante possède également une action antiseptique, anti-inflammatoire, hémostatique, anti-virale, fongicide et bactéricide. Elle combat la fièvre, favorise la cicatrisation, régénère les cellules, réhydrate et nourrit les peaux sèches. L’aloe vera a en outre des propriétés rafraichissantes.

    Bien que la feuille puisse être employée entière, c’est le gel incolore, matière active de la plante, se trouvant au coeur des feuilles, qui est le plus utilisé.

    Principales indications : Par Voie INTERNE :

    L’aloe vera est conseillé en cas de :

    - Fatigue physique, psychique
    - Troubles de la mémoire
    - Surmenage, stress
    - Troubles de la digestion
    - Ulcères de l’estomac
    - Ballonnements, flatulences

    Conseils d’utilisation :

    Traitement d’attaque : en cure de 3 mois à raison de 2 à 3 cuillères à soupe par jour. Traitement d’entretien : en cure d’un  mois à chaque changement de saison. L’aloe vera peut être consommé soit pur, soit mélangé à du miel ou à un jus de fruits. Dans tous les cas, reportez-vous aux notices d’information accompagnant les produits.

    A noter :

    L’aloe vera est un bon complèment alimentaire « tonique » et « vivifiant » en cas de carences ou de diminution des défenses immunitaires.
    Attention, à ne pas utiliser par voie interne, pendant la grossesse, chez les enfants ou les personnes agées.

    Où le trouver ?

    L’aloe vera est vendu sous forme de jus, de capsules dans les pharmacies, les parapharmacies et les magasins bios. Pour que le produit soit efficace, il doit contenir au minimum 90% de principes actifs. L’efficacité dépend avant tout de la pureté du produit, de la méthode de conditionnement et de sa conservation.

    aloeveracoupedunefeuile.png Coupe d’une feuille d’aloé vera

    Principales indications : Par Voie EXTERNE :

    L’aloe vera est conseillé en cas de :

    - Brûlures, coups de soleil
    - Piqures d’insectes
    - Coupures, écorchures
    - Irritations de la peau
    - Eczema, psoriasis, acné, démangeaisons
    - Foulures, entorses, tendinites, articulations douloureuses
    - Engelures, gerçures
    - Affections du cuir chevelu
    - Prévention du vieillissement de la peau

    A noter :

    L’aloe vera est l’un des meilleurs hydratants qui soit pour le visage et le corps. Il est en effet réputé pour nourrir le derme en profondeur et en fonction de ses besoins… Très prisé en cosmétologie pour ses qualités nutritives, régénératrices, revitalisantes, hydratantes et lissantes, il stimule la régénération cellulaire, la synthèse du collagène et de l’élastine, atténue les ridules et permet la cicatrisation. Ses remarquables vertus et sa non-toxicité en font un agent cosmétique universel…

    Où le trouver ?

    L’aloe vera est vendu sous forme de gel dans les pharmacies, les parapharmacies et les magasins bios. Faites très attention à la composition et au pourcentage d’aloe vera contenu dans la préparation. Celui-ci devant être le plus elévé possible afin d’obtenir des résultats efficaces.

    Recettes naturelles :

    ** En cas de coupures : faites une entaille en haut d’une des feuilles de l’aloès et laisser couler le gel directement sur la peau. Le gel va stopper l’écoulement de sang et favoriser la cicatrisation. Vous verrez, l’entaille formée sur la plante après le prélèvement, se refermera d’elle même en quelques heures.

    ** Pour éviter de se ronger les ongles : appliquez un peu de suc jaune extrait à la base des feuilles. Ce liquide au gout très amer empechera de vous ronger les ongles…

    Usages multiples :

    ACNE, POINTS NOIRS, ECZEMA, PSORIASIS :

    Appliqué sur la peau le gel d’aloe vera est très efficace contre les dematoses. II convient aussi bien pour l’entretien des peaux normales que pour le traitement des peaux sèches, grasses et fragiles. Protégeant le pH naturel de la peau, il stimule le renouvellement cellulaire, favorise la desquamation des cellules mortes, adoucit, raffermit et protège. L’épiderme est souple et le teint plus lumineux.

    PELLICULES, CHUTE DES CHEVEUX :

    L’aloe vera traite les démangeaisons du cuir chevelu, les états pelliculaires, la chute anormale des cheveux. Il convient aussi bien aux cheveux secs qu’aux cheveux gras, fragiles ou abimés. Les cheveux deviennent plus solides, souples, brillants et le cuir chevelu est assaini. Vous trouverez aujourd’hui dans le commerce de nombreux shampooings et soins à base d’aloe vera.

    PIQURES D’INSECTES, DEMANGEAISONS:

    Le gel d’aloe vera arrête les démangeaisons et soulage les piqûres d’insectes. Il sert également à éloigner les insectes.

    EPILATION, RASAGE :

    Le gel d’aloe vera calme les irritations, les petites coupures, les rougeurs dûes à l’épilation ou au rasage… Il assouplit et adoucit la peau.

    COUPURES, EGRATIGNURES, ECORCHURES :

    Le gel d’aloe vera est souverain pour les coupures, les égratignures et les écorchures. Après avoir nettoyé soigneusement la plaie, appliquez le gel afin de stopper le saignement et éviter la formation d’une cicatrice.

    BRULURES LEGERES, COUPS DE SOLEIL :

    Le gel d’aloe vera apaise, rafaichit et soulage les brulures légères quelles qu’en soient les causes (liquide bouillant, feu, electricité…).

    VERGETURES :

    Appliqué régulièrement, le gel d’aloe vera préserve de façon efficace la peau des vergetures.

    COURBATURES, MAL DE DOS :

    Massez légèrement les régions douloureuses avec du gel d’aloe vera.

    FOULURES, ENTORSES :

    De nombreux athlètes utilisent l’aloe vera pour prévenir et soigner les foulures, les entorses, les tendinites… En cas de claquage ligamentaire, posez une poche de glace sur la région douloureuse puis appliquez du gel d’aloe vera.

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