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CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN ……Le père de l’homéopathie

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

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 Aperçu historique

 

Le fondateur de l’homéopathie, CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN, naquit à Meissen en Allemagne, le 10 avril 1755.

Son père, CHRISTIAN GOTTFRIED était céramiste et sa mère était fille d’un capitaine du Duché de Saxe.

hahnemannpre.jpgVoyant qu’autour de lui les commerçants s’enrichissaient avec une certaine facilité, le père se prit à espérer que son fils ne fasse pas le métier de céramiste, mais plutôt celui de démarcheur ou de représentant.

Rapidement, il le pousse à étudier les langues qui, selon lui, pourraient lui être fort utiles dans le commerce. On verra d’ailleurs à quel point elles seront importantes par la suite dans son initiation médicale. La guerre de Sept ans et la destruction des usines de céramique à Meissen ôtent au père toute espérance de pouvoir apporter quelque aide que ce soit à l’avenir de son fils. Samuel commence alors à travailler comme apprenti chez un épicier. Des épices à la place de la porcelaine, voilà qui n’était pas prévu au programme !

Le physique fragile de Samuel ne résiste pas longtemps à la fatigue du travail qu’il doit fournir et il doit abandonner la boutique. Le maître d’école, un certain Müller, qui avait compris les prédispositions du fils Hahnemann pour les études, présente au roi une supplique pour obtenir une bourse d’étude qui permettra à l’enfant de fréquenter l’école des nobles de Sant’Afra. La demande est prestement acceptée et le père de Samuel ne peut qu’être convaincu par les dispositions de son fils.

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Meissen in Hahnemann’s time, where he lived from 1755 to 1775.

Vue de Meissen du temps d’Hahnemann.

                                                                    

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Maison natale de Christian Samuel Hahnemann                                                                               Ecole des nobles de Sant’Afra

Université de Leipzig

Il s’inscrit donc à 20 ans à l’université de Leipzig . Avant de partir, son père lui fait don de 20 pièces d’argent pour toute la période de ses études. Il devra donc s’organiser pour survivre avec cet argent.

A cette époque, il est encore totalement indécis sur le choix de la faculté qu’il va fréquenter, car il s’intéresse aussi bien à la chimie, qu’à la physique et à la médecine. Le doute passé, il finit par s’inscrire en faculté de médecine.

Pour subvenir à ses besoins, il se présente aux éditeurs de la ville. Les langues qu’il avait apprises dans ses années de jeunesse se révèlent fort utiles et on l’accepte comme traducteur. Ses études universitaires et les contacts avec les étudiants le portent à connaître les deux courants de pensée qui se combattent à l’époque. Le siècle est en pleine évolution et comme Hahnemann est typiquement un homme de son temps, la révolution intellectuelle lui pose des doutes et des contradictions.

C’est l’immobilisme d’une médecine symptomatique qui se réfère et se réfèrera encore pendant longtemps à des théories humorales. Les médicaments sont encore peu nombreux et souvent contradictoires. Du cartésianisme naît le mécanisme, puis l’organiscisme, qui à son tour sedivise en matérialisme et vitalisme. Le vitalime fait suite à l’animisme de Stahl, entrant en lutte avec le matérialisme. Hahnemann, attiré par le vitalisme, est poussé vers une élévation spirituelle. Depuis toujours, il est porté vers le spiritualisme et donc vers l’animisme-vitalisme, qui selon Stahl en est la conséquence. Stahl admet une union entre l’âme et le corps. La maladie est causée par  » la prédisposition de la nature à s’altérer ( …), seule l’altération du mouvement vital peut créer la maladie ( …). Cette pensée fascine Hahnemann, qui étudie les précurseurs de cette théorie : Van Helmont et Paracelso et, bien entendu, Hippocrate. Il observe toujours plus la nature et la regarde comme un croyant et un artiste. La curiosité à propos du milieu artistique dans lequel il a grandi ( son père était peintre-céramiste) vient du fait que Samuel ne s’est pas particulièrement intéressé à la musique. Il lit Cullen, qui sera fondamental pour son intuition de l’homéopathie. Il étudie Butler, un Irlandais de l’époque du roi Jacques, qui obtient des guérisons en mélangeant des substances en quantités infinitésimales. Et il retrouve en lisant Van Helmont que des quantités minimes de poisons sont suffisantes pour tuer et que des doses minimes de remèdes peuvent redonner la santé. La pensée d’Hahnemann commence à s’articuler, petit à petit, comme les éléments d’un puzzle.

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Université de Liepzig où S. Hahnemann fit ses études de médecine.

Hahnemann ne se contente pas d’étudier, il veut expérimenter ses propres idées. La théorie sans la preuve de l’expérience n’a aucune valeur. Il pense quitter Leipzig, où il n’y a pas d’hôpitaux permettant aux étudiants d’examiner le patient de près. Comment peut-on connaître les symptômes des maladies si l’on n’a pas la possibilitéde s’approcher des malades ?  

Vienne

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Hôpital de la Miséricorde à Vienne

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Quarin dirigeait l’hôpital de la Miséricorde à Vienne et présenta S. Hahnemann au Baron Von Brukenthal.

Hahnemann pense aller à Vienne, à l’hôpital des Frères de la Miséricorde, tenu par un certain Quarin. Mais pour y aller, il faut de l’argent. Il se tourne à nouveau vers les éditeurs en quête de traductions, qui lui permettront de se payer le voyage. Il traduit  » La nouvelle thérapeutique  » de Ball. Pour reflouer ses poches, il se présente comme interprète et même comme manoeuvre à la compagnie de voyage. Il arrive donc à Vienne et retrouve Quarin, le médecin de l’impératrice à l’hôpital de la Miséricorde. Là, il passe son temps, non pas avec les étudiants, mais avec le personnel infirmier. Il recherche la pratique et le contact humain. Pour apprendre le plus possible, il s’occupe personnellement des malades. Il les voit épuisés avec des médicaments impuissants. C’est là aussi qu’il rencontre l’abbé, qui dirige la pharmacie de l’hôpital. L’abbé lui parle de l’impuissance des produits pharmaceutiques, dont bon nombre à pharmacologie inconnue. Ces nouvelles poussent encore plus Samuel vers le vitalisme. Il comprend qu’aimer son prochain procure encore plus de force à la lutte contre le mal et que c’est la raison même de la médecine. Selon les écrits, l’abbé aurait donné à Hahnemann un texte, qu’il aurait découvert quelques jours après leur rencontre et qui concernait les  » oeuvres de miséricorde corporelle et celles de miséricorde spirituelle « . Hahnemann dès lors, entre dans les bonnes grâces de Quarin, le médecin de l’impératrice, qui l’emmène avec lui dans toutes ses visites privées. Il faut savoir que Quarin est quelqu’un de très ouvert aux innovations. Un jour, il appelle Hahnemann pour lui annoncer que le gouverneur de Transylvanie, le baron Brückental, recherche un médecin personnel et il lui conseille d’accepter l’offre. Hahnemann est alors encore étudiant. A Hermanstadt, Samuel vit à la cour du baron et pour la première fois dans un certain luxe. Il y reste 21 mois. Nous sommes en 1777, le travail n’est pas très pesant puisqu’il n’a qu’un unique patient. Du coup, il recommence à étudier dans la riche bibliothèque du château. Toujours selon les écrits, un beau jour en lisant  » le Loup et le Chien  » de La Fontaine, il semble qu’éclate en lui une sorte de rébellion. En effet, il ne se sent plus médecin, mais plutôt bibliothécaire, conseiller ou secrétaire. Son objectif, les phrases que l’abbé lui avait suggérées sont tombées dans l’oubli. Son « moi  » se rebelle et sa gloire locale ne le satisfait pas. Il y a en lui une bataille profonde qui se développe. Il veut passer sa maîtrise et se dédier aux aspects peu connus de la médecine de l’époque, à savoir la thérapeutique, basée sur la chimie. Son autre centre d’intérêt concerne l’étude de l’âme. Existe-t-il une seule âme selon la scolastique ou deux comme le soutiennent les hérétiques ? Un seul esprit comme le soutient Stahl, ou plus ?

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Samuel von Brukenthal, né en 1721 à Nocrich (allem. Leschkirch, en Roumanie actuelle), décédé en 1803, à Sibiu (allem. Hermannstadt), était un juriste transylvanien et gouverneur de Transylvanie pour le compte de la monarchie autrichienne. Très fortuné, il était en outre grand collectionneur d’art et fondateur d’un somptueux musée à Sibiu, lequel porte son nom.

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S. Hahnemann

Samuel étudie alors depuis 5 ans, tandis que ses collègues pour arriver rapidement à la pratique réussissent à passer leur maîtrise en seulement 6 mois. Ses intérêts sont plus profonds et le temps d’agir est désormais arrivé. Il se rend à Erlanger, où il passe sa maîtrise le 10 août 1799.

Après, il se dédie entièrement à l’étude des maladies psychiques….

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Université d’Erlanger où S. Hahnemann présenta en 1779 sa thèse et devint officiellement médecin.

Depuis son passage à l’hôpital de Vienne, Hehnemann a toujours été passionné par le rapport du malade avec sa propre maladie. Avec une même maladie, certains patients sont abattus, tandis que d’autres réagissent. Existe-t-il différentes puissances vitales et pourquoi ? Il est impressionné par le traitement qui a trait à l’asile d’aliénés. Il essaie d’utiliser la douceur, plutôt que la punition, alors fréquente dans les asiles de fous. Il écrit un opuscule  » Un cas de folie « , sur la maladie d’un fonctionnaire du duché de Gotha, qui avait reçu de telles accusations qu’il en était devenu fou. Avec le réconfort, Samuel réussit à le guérir, ce qui le convainc encore plus dans le fait que pour aider un malade, il faut l’aimer. A cet aspect, il veut ajouter le  » savoir guérir  » , c’est-à-dire connaître les moyens de la guérison. Il étudie à fond la physique et la chimie. On voit alors que les lois de la similitude et de l’homéopathie infinitésimale sont à portée de main. Elles doivent seulement être organisées dans sa tête. Il étudie la pharmacologie, à une époque où elle est relativement inconnue auprès des médecins. La plupart des produits administrés alors sont des poisons en puissance. Souvent topiques. Les pharmaciens et les herboristes ont un pouvoir énorme, au point de pouvoir modifier les ordonnances des médecins.

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Gotha

Hahnemann a une intuition moderne, quand il pense que pour être un vrai médecin, il faut savoir précisément de quoi est constitué ce que l’on prescrit. C’est pourquoi il veut absolument étudier la pharmacologie. Mais cela signifie aussi qu’il va empiéter sur le territoire des pharmaciens. Il soutient également que dans les préparations médicamenteuses, un seul composant soigne vraiment. Le remède homéopathique prescrit doit être un seul. Et là-dessus, il a les idées très claires. Approfondir la chimie et la pharmacologie sont une conséquence. Il n’étudie pas la théorie de la chimie, mais bien l’expérience personnelle. Il va dans les pays miniers de Saxe où il étudie l’absorption journalière de cuivre et de charbon dans les mines et chez les habitants. Il examine la toxicologie de l’homme sain et les conséquences de l’absorption des substances toxiques. Il publiera d’ailleurs 3 études:

 » Sur la manière d’utiliser le charbon pour le chauffage « 

 » Sur l’analyse du vin « 

et

 » Sur l’arsenic »

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Hahnemann’s manual project.

Hahnemann, Croquis de physique.
Hahnemann aimait faire des croquis pour illustrer ses livres. Voici des croquis à la plume, en premier jet, pour illustrer des axiomes de physique.
(Dr Richard Haelh, Tome 1, page 263).

En 1781, il a 26 ans et se rend à Dessau. Tout à côté se trouve la zone minière d’Hartz , où il veut étudier les mines et les minéraux qui y sont travaillés. Il fait connaissance du pharmacien Hassler, propriétaire de la  » Pharmacie du maure  » , qui lui met à disposition un laboratoire. Il fait aussi connaissance avec la belle-fille du pharmacien, Enrichetta, une jeune personne de 17 ans.

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Pharmacie du Maure à Dessau.

 Bien que ce ne soit pas le grand amour, Samuel épouse la jeune fille, le 17 novembre 1782. Peut-être parce qu’arrivé à un certain âge, il commençait à ressentir le besoin de se marier ! Hahnemann décide alors de laisser Dessau pour aller à Gommern. Un énième lieu de résidence… La raison en est qu’il y a là beaucoup moins de médecins qu’à Dessau et que donc il sera plus facile pour lui d’exercer. Il va vivre à la campagne dans une maison isolée. A Gommern, il n’y a pas non plus de pharmaciens, si bien qu’il peut faire tout lui-même , y compris la préparation des médicaments. Ses moyens économiques ne lui permettant pas de vivre de façon aisée, c’est à pied qu’il se rend à sesvisites. Il lit et étudie, console ses patients, établit des mesures hygiéniques qui, à l’époque, font déjà office de thérapie. A cette période, 3 objectifs essentiels s’offrent à lui : connaître la pharamacologie, aider l’esprit et essayer d’enseigner la diète, le mouvement et la propreté. Il recommande aux patients la valeur de la lumière, de l’eau et de l’air.

C’est alors que commencent les premières confrontations avec sa femme. Enrichetta ne supporte plus de vivre dans une campagne éloignée, sans avoir les compensations de la fatigue fournie. Alors que Hahnemann semble avoir trouvé la paix dans son travail, c’est la guerre qui commence en famille. Obligé de contenter sa femme, il quitte Gommern pour Dresde.

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Johanna Henriette Leopoldine Hahnemann (1764-1830)

First Hahnemann’s wife, whom he got married within 17.11.1782 and had 11 children; dedicated to household chores and to children’s education, she contributed a lot to her husband’s succes.

Johanna Henriette Léopoldine Hahnemann
1 ère épouse d’Hahnemann, marié le 17.11.1782, elle lui donna 11 enfants. Elle contribua beaucoup au succes de son mari.

A Dresde, il commence à récolter les premiers fruits de son travail sur le plan économique, car les patients affluent. Mais il est en proie à des doutes et à des interrogations. Il veut  » guérir  » ses clients, mais non les  » soigner « . Il travaille aussi à l’hôpital et passe une grande partie de son temps à la bibliothèque ou en pharmacie à préparer de nouveaux médicaments. Il publie un ouvrage  » Les falsifications des marchandises et les façons de s’en apercevoir  » , mais se déclare insatisfait. A cela s’ajoute une crise d’identité quile fait encore douter de lui. Il est sur le point d’abandonner la carrière médicale pour se consacrer uniquement à celle de traducteur. La signification de ce geste s’explique par l’impuissance de la médecine de l’époque, son désir de guérir, l’impossibilité de le faire et la nécessité de subvenir à sa famille. Entre temps, Lavoisier est arrivé à Dresde pour faire une conférence sur son dernier texte sur  » La théorie de la phlogistique ( processus inflammatoire)  » . Hahnemann assiste à la conférence du célèbre chimiste, mais il est déçu. Il a entendu de belles phrases, il a vu une ambiance élégante de gens prêts à applaudir le fameux scientifique, mais n’est pas convaincu.

LEIPZIG   

Dresde est décidément une capitale trop luxueuse, trop mondaine pour lui. Pour étudier, il faut vivre sans distractions. Il décide alors de se transférer à Leipzig. Nous sommes en 1789. L’instabilité qui le porte à changer sans arrêt de domicile est le parfait reflet de cequi agite son sprit. A Leipzig, Hahnemann est à la recherche d’un guide, qui donnerait des ordres à ses doutes. Mais il est vrai que Leipzig est l’unique ville de Saxe, où il peut facilement étudier la médecine et où il y a moins de distractions et de tentations. Partout, on célèbre la Révolution française. Celle d’Hahnemann, dans son genre, est aussi une révolution: lutter contre un pouvoir et être à côté de ceux qui souffrent. Samuel cherche la révolution en médecine, mais il ne réussit pas encore à en avoir  » l’idée « . Il sent qu’il en est tout près, mais il ne sait pas encore comment. Est-ce une utopie que de vouloir chercher à guérir et non plus seulement soigner ?

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La chambre d’Hahnemann à Leipzig

L’adieu à la médecine

Pendant tout ce travail, il continue de se demander s’il fait bien de poursuivre sa carrière de médecin. Cela tourne à l’obsession. C’est ainsi qu’un jour il congédie tous ses patients en salle d’attente, sous prétexte qu’il ne peut pas les aider, puisqu’il ne peut pas les guérir. Cette crise profonde n’est pas une déclaration de guerre, mais une honnête expression d’impuissance devant le malade qu’Hahnemann n’arrive pas à voir comme l’automate du cartésianisme. C’est ainsi que d’un geste quasi théâtral, il dit adieu à la médecine, créant une pagaille dans son milieu familial. Mais il rassure sa femme en disant qu’il va outrepasser les problèmes économiques en faisant ses traductions habituelles. Le premier livre que lui donne son éditeur est  » Les lettres d’Abélard à Héloïse « . Malgré tout, traductions et lectures ne réussissent pas à l’éloigner de sa pensée dominante . » Si Dieu est bon, en permettant la maladie, il doit avoir créé le moyen de guérir. Et si cela est ainsi, quel est ce moyen ?  » Le spiritualisme lui fait considérer la science émanée de Dieu comme le travail des hommes en collaboration avec le divin ! Après le premier livre traduit en 1790, Hahnemann se prépare à un nouveau travail. Il s’agit d’un texte de Cullen sur le quinquina du Pérou. Pour Hahnemann, le quinquina est un remède violent. En faisant sa traduction, les idées mises au point durant les années précédentes commencent à prendre forme. Pour pouvoir juger le quinquina, il faut pouvoir l’expérimenter sur un homme sain. Cette idée aujourd’hui peut ne pas sembler exceptionnelle, mais il faut penser à la nouveauté que cela représentait à l’époque ! Quel sens cela a-t-il – pensait Hahnemann – d’administrer une substance à celui qui est déjà malade, sans connaître sa vraie action thérapeutique ? Chez le malade, cela ne fera qu’augmenter un peu plus le désordre. Pour comprendre la vraie efficacité d’un remède, il suffit de l’expérimenter dans des conditions équilibrées, le plus près possible des conditions normales de la santé. Hahnemann observe alors que le quinquina, utilisé pour éliminer la fièvre, a tendance au contraire à l’augmenter, en produisant des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. En répétant plusieurs fois l’expérience, la fièvre se manifeste après l’absorption et disparaît, en cessant l’absorption. C’est la loi de la similitude. C’est une loi qui vient d’Hippocrate ! La similitude, l’analogie, sont pour Hahnemann la base sans laquelle les sciences ne pourraient pas exister. Le spiritualisme le pousse à étendre le principe de similitude. L’amour envers le prochain est aussi similitude, c’est se voir dans les autres. En 1796 dans son  » Etude sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales « , Hahnemann écrit :  » Pour guérir une maladie, il faut administrer au malade qui en est atteint, un remède qui lui provoquerait la maladie s’il était sain  » . Ainsi naît l’homéopathie. La première date officielle de l’intuition est une lettre qu’écrivit Hahnemann en 1796 à la clinique Hufeland. C’est alors que commence la phase la plus difficile de cette formidable aventure. Une fois l’idée mise au grand jour, il faut la faire connaître, la protéger et la faire croître dans l’esprit des gens. A partir de ce moment, heureusement, la bataille intérieure qui le rongeait n’existe plus.  Hahnemann accompàlit soixante et une expérimentations de différentes substances sur lui-même. Puis il note très soigneusement les résultats obtenus en décrivant les symptômes observés. Un de ses amis, Becker, directeur de la revue  » Anzeiger der Deutschen  » , lui offre la possibilités d’écrire des articles pour se défendre des attaques sur sa nouvelle méthode. La nouveauté est considérée comme une ennemie, parce qu’elle est étrangère.

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C’est en traduisant l’ouvrage de Cullen qui traitait du quiquina que S. Hahnemann eut l’idée de la Loi de Similitude.

Premières guérisons

Entre temps, les premières guérisons produites par l’homéopathie commencent à se manifester.Le remède qui guérit est le même qui produirait chez le patient sain, les symptômes de la maladie dont il souffre. Les substances, qui contrastent avec la force naturelle individuelle, aggravent ou altèrent plus un corps qui cherche, avec son système de défense, le maintien des conditions primitives. Chaque individu doit être vu dans son milieu, avec ses caractéristiques individuelles, psychiques, alimentaires. Dans le numéro du 31 mars 1792 de  » L’Anzeiger der Deutschen  » , Hahnemann définit comme des assassins les médecins, qui pour soigner le duc de Berry après l’attentat, le soumettent à des purges et des saignées. Les médecins, naturellement, réagissent. Entre temps, les guérisons grâce à l’homéopathie se multiplient.

Le duc de Saxe-Gotha met le château de Georgenthal à disposition d’Hahnemann pour qu’il puisse créer un nouvel hôpital homéopathique et soigner les malades du cerveau. Mais là aussi naissent des inimitiés. Par jalousie, les médecins et les pharmaciens détournent les patients pour les éloigner. Hahnemann reste de nouveau seul. Recommencent alors les multiples pérégrinations d’une ville à l’autre avec sa famille nombreuse ( il a 11 enfants ) : Gotha ,  Molscheleben,  Waldeck-Pyrmont,  Braunschweig,  Walfenbuttal ,  Königsgehutter,  Hamburg,  Marchern,  Erlemburg ,  Wittenberg,  Dessau,  Torgau .

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Town Hall of Königslutter, once owned by Hahnemann (1796).

Maison de Königslutter où Hahnemann résida en 1796 et qui deviendra plus tard la mairie.

En 1804, il s’arrête un peu. Ses patients augmentent et il croit avoir trouvé la paix. Il écrit un traité d’hygiène :  » L’ami de la santé  » , auquel succèdent différents autres écrits. A Torgau en 1810 , il écrit son oeuvre principale  » L’Organon ou l’art de guérir « . Il y est dit que pour connaître la pathologie du malade, il faut se retourner vers les symptômes décrits par le patient lui-même et faire suivre le remède correspondant à ces symptômes. Chaque maladie est différente, parce qu’elle est vécue différemment selon le patient.

1820

FONDATION DE LA SOCIÉTÉ

DES MÉDECINS HOMÉOPATHIQUES

En 1812, Hahnemann retourne à Leipzig où il commence à écrire  » La Matière homéopathique pure  » , qui paraît en 1820. Les patients augmentent en nombre. Hahnemann demande et obtient de devenir lecteur à l’Université de Leipzig. La première leçon a lieu le 28 septembre 1812. Nouvelles luttes, d’autant que les auditeurs du cours sont très nombreux. Parmi les rivaux les plus hargneux, il y a Clarus, le médecin-chef de l’hôpital. En attendant, Hahnemann a non seulements ses patients, mais aussi ses premiers élèves, qui en 1820 fondent la Société des médecins homéopathiques.

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Hahnemann et ses élèves

A cette époque , une épidémie de typhus se déclenche et un évènement déclenche des polémiques. Le prince Schwarzenberg est malade. Soigné sans succès avec les méthodes traditionnelles, le prince est dans un premier temps guéri par Hahnemann. Mais l’homme suit un peu le régime diététique et les conseils d’Hahnemann, puis il retourne vers ses anciennes habitudes et retombe malade. Clarus et ses collègues s’empressent de dire au prince qu’Hahnemann est parti. Le prince Schwarzenberg finit par mourir. Clarus déclare alors que c’est l’homéopathie qui l’a fait mourir. Cette fausse accusation fait beaucoup de mal à Hahnemann, qui doit se réfugier auprès du duc Anhalt-Köthen, qui le veut comme médecin personnel. Nous sommes en 1821. De cette nouvelle jaillit une observation: comment se fait-il que l’aristocratie riche et puissante pouvant choisir n’importe quel médecin se retourne vers Hahnemann, si ce n’est pour obtenir des résultats tangibles ?

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Certificate of the Course that Hahnemann gave at Leipzig University in 1821, before moving to Köthen.

Diplôme de l’université de Leipzig en 1821.

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Le Diplôme d’Hofrath est un diplôme honorifique, qui est équivalant à celui de Conseiller à la Cour. Hahnemann devint «  Hofrath  » le 13 Mai 1822.

On vient de loin

pour se faire ausculter

Les luttes continuent. Les détracteurs d’Hahnemann augmentent, tout comme d’ailleurs ses partisans. Corvisart, le médecin de Napoléon, se range du côté de l’homéopathie et aussi Goethe, qui définit Hahnemann comme le nouveau Paracelso. Tandis qu’Hahnemann est encore à Köthen, naît le premier  » Journal de la médecine homéopathique « . Beaucoup viennent de loin pour se faire ausculter. En 1828, il écrit  » Le traité des maladies chroniques  » . La guérison du conseiller général de Berlin, Baumgartner, va aider à la renommée d’Hahnemann. Pendant ce temps, Clarus essaie de mettre l’homéopathie au banc en Autriche, en Prusse et en Hongrie. Une nouvelle épidémie fait alors rage en Europe. Il s’agit du choléra. La méthode d’Hahnemann obtient des résultats même dans les pays où la nouvelle méthodologie a été interdite. Y compris à Vienne, d’où Weith, un ami d’Hahnemann, défend la théorie homéopathique.

 

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Charlotte Hahnemann (1805-1865)

Tenth Hahnemann’s daughter. She died single.

10ème fille de S. Hahnemann. Ne se maria pas

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Eléonore Hahnemann (1803-?)

Ninth Hahnemann’s daughter. She got married twice and, as her sister Friederike, had a tragic end dying murdered. In 1834 she published the book « Home Homeopathic Counselor », in his father’s default.

9ème fille de S. Hahnemann, mariée deux fois, assassinée comme sa soeur Friederike. En 1834, elle publia le livre « Home Homeopathic Counselor ».

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Samuel Hahnemann  

 

Hahnemann fête ses 76 ans parmi ses disciples. Entre temps, plusieurs deuils attristent sa famille. Sa femme meurt en 1831 et aussi plusieurs de ses enfants. En 1834, il reste seul avec Carlotta, une de ses filles restée célibataire et Luisiana, une autre de ses filles, séparée de son mari et revenue à la maison. Federica, deux fois veuve, est retrouvée assassinée dans son jardin à Stötenz. Eleonora, elle aussi veuve, épouse en secondes noces, un autre médecin homéopathique, qui publie avec le nom d’Hahnemann des oeuvres que Samuel est contraint de renier. Eleonora sera elle aussi trouvée morte dans un étang. Federico, l’unique fils de Samuel, devient médecin, se marie en Saxe et a des enfants. Un jour, il disparaît sans rien dire à personne. On ne sait où il se trouve. Seulement plusieurs années plus tard, on apprendra qu’un docteur Hahnemann est mort en Amérique. Tout cela pour dire que la vie de Samuel n’est pas des plus simples. Pour survivre, il s’immerge de plus en plus dans le travail et dans la foi qui l’aident à supporter les douleurs et les deuils multiples. Très fatigué, il sort de moins en moins de sa maison et de son jardin.

En octobre 1835  apparaît dans sa vie une certaine Mélanie d’Hervilly, qui vit à Paris. Issue d’une famille aristocrate française, elle a subi le traumatisme des émeutes. Des problèmes familiaux et des conflits avec sa mère la rendent de plus en plus solitaire et la font se diriger vers la peinture. En 1835, elle est seule lorsque la tuberculose la consume de façon inexorable. La médecine traditionnelle est impuissante. Mélanie, qui a entendu parler de l’homéopathie, souhaite rencontrer Hahnemann. Elle se rend à Köthen, malgré les risques encourus par l’aggravation de sa maladie. Elle parle peu l’allemand et s’inquiète de savoir si Hahnemann la comprendra, lorsqu’elle le rencontrera. Mais Samuel l’accueille avec beaucoup de douceur, lui parle en français et lui promet de la guérir. Elle devra seulement rester au moins un mois à Köthen. Très rapidement, l’état de santé de Mélanie commence à s’améliorer. Hahnemann, associant la foi à la médecine, lui dit qu’elle doit reercier Dieu avant tout. Mélanie pense que son devoir est de défendre l’homéopathie en France et cela restera sa mission jusqu’à la fin de sa vie. Elle propose à Hahnemann de venir en France et celui-ci consent à l’accompagner. Il a alors 80 ans. Avant de partir, il annonce à ses filles qu’il va épouser Mélanie, mais celles-ci s’opposent à cette union et se fâchent avec leur père. Celui-ci n’en a cure et il décide de partir malgré tout en leur laissant tout son héritage.

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Mélanie  

Second Hahnemann’s wife, whom he got married with in Köthen, in 1835, moving to Paris soon afterwords. In Paris, she was his direct assistant until he died. She was devoted to painting and poetry. In 1847 she was judged by the illegal practice of medicine.

2 ème épouse d’Hahnemann, vécu à Paris immédiatement après son mariage en 1835 à Köthen. Se consacrait à la peinture et la poésie. Elle était l’assistant direct d’hahnemann jusqu’à sa mort. Elle fut jugée pour exercie illégal de la médecine en 1847.

Le 21 juin 1835, Mélanie et Samuel arrivent à Paris. Ils s’installent d’abord dans le petit appartement de Mélanie, puis il se transfèrent par la suite dans un appartement plus grand. Hahnemann, visite ses nouveaux patients et enseigne l’homéopathie. La Société d’homéopathie est fondée en France.

 » Le Journal de médecine homéopathique  » et  » Les Archives de médecine homéopathique  » vont naître à cette époque.

Tout cela crée, ici aussi, de nombreuses rancoeurs. L’Académie de médecine décide d’interdire l’homéopathie. L’écrivain de théâtre Ernest Wilfried Legouvé dans  » 60 ans de souvenirs  » raconte comment Hahnemann a guéri sa fille. Legouvé décrit ainsi Hahnemann :  » Petit de stature, mais robuste et alerte dans sa démarche, il se dirigeait vers nous avec un manteau de fourrure en tenant une canne à pommeau d’or. Il devait avoir environ 80 ans. Ses cheveux blancs et légers comme  la soie étaient coiffés en arrière et retombaient en boucles sur son col. Des yeux bleus, un nez aquilin, une bouche impérieuse à la lèvre inférieure saillante « . Au bout de 10 jours, sa fille fut guérie et la nouvelle fit grand bruit.

La réponse de Guizot, le ministre de Louis-Philippe à l’Académie de médecine ne se fit pas attendre :

 » Hahnemann est un scientifique au mérite indiscutable et la science doit être au service de tout le monde. Si l’homéopathie est seulement une chimère ou un système sans valeur, elle finira par disparaître toute seule. Si en revanche, elle représente un réel progrès, elle s’étendra partout. N’oubliez pas que l’Académie a la mission de faire progresser la science et d’encourager les découvertes « .

Hahnemann continue de visiter ses patients venus du monde entier jusqu’à l’été 1843. A la suite d’une bronchite, il meurt le 5 juillet 1843, assisté de Mélanie et du docteur Croserio. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles grandioses. Mélanie le fera embaumer de façon à pouvoir faire voir son corps à la famille. Après 10 jours, Mélanie, Amélia la fille d’Hahnemann et un neveu suivront le cercueil jusqu’au cimetière parisien du Père-Lachaise, où Samuel Hahnemann repose aux côtés de Mélanie.

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« Les plus inestimables trésors sont une conscience irréprochable et une bonne santé, l’amour de Dieu et l’étude de soi-même, donne l’une, l’Homoeopathie donne l’autre.
Paris, 12 Mars 1843 – Samuel Hahnemann

Une des dernières lettre de S. Hahnemann

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 Signature de Samuel Hahnemann

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Tombstones of Hahnemann’s grave: on the left relating his main works and on the right referring to the Fundamental Principle of Homeopathy.

Détails de la tombe d’Hahnemann: à gauche ces oeuvres, et à droite le principe fondamental de l’homéopathie.

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Hahnemann Monument in Leipzig, of Steinhäuser, renovated, in Richard Wagner Square.
Monument d’Hahnemann à Leipzig, place Richard Wagner.

         

 

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Bronze medal of Emile rogart, 1835 in Paris, in commemoration to the 80th Hahnemann’s birthday.

Médaille en bronze d’Emile Rogart en commémoration du 80ème anniversaire d’Hahnemann, en 1835 à Paris.

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Dr Léopold Süss-Hahnemann (1826-1914)

Hahnemann’s grandson, Amélie’s son, he became a homeopath physician and was the last Hahnemann’s relative to be named after him.

Petit fils d’Hahnemann, fils d’Amélie, il devint homeopath.

 

hahnem82.jpg   Cliquez sur la photo s’il-vous-plaît

Publié dans Christian Samuel Hahnemann: Fondateur de l'homeopathie, NOS GRANDS HOMMES | 8 Commentaires »

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L’HOMEOPATHIE …la pharmacie Desmet

Posté par eurekasophie le 6 août 2009

 J’y viens enfin à cette médecine très douce qu’est l’homéopathie.

Qui n’a pas au moins une fois dans sa vie, eu besoin de ces petites granules blanches, à faire fondre sous la langue, comme 

ARNICA MONTANA  ou bien OSCILLOCOCCINUM ….

Étymologiquement, “homéopathie” signifie souffrance semblable. Non pas parce que cette médecine fait souffrir ses patients mais parce qu’elle est fondée sur la loi de similitude. Hahnemann dans le 24e chapitre de l’ORGANON DE L’ART DE GUÉRIR définit ainsi l’homéopathie: “c’est une thérapie qui vise à chercher parmi tous les médicaments dont l’action pharmacodynamique sur l’homme sain est bien établie, celui qui possède la faculté de produire une maladie artificielle la plus ressemblante à la maladie naturelle qu’on a sous les yeux. Ce médicament est dirigé contre l’ensemble des symptômes d’un malade déterminé en tenant compte de la cause si elle est connue et des circonstances concomitantes de l’affection dont il souffre.” Pour ce faire, Hahnemann expérimenta méthodiquement toutes les substances pouvant devenir des médicaments. Il fut ainsi le premier à expérimenter l’action pharmacodynamique des médicaments. Avant l’homéopathie, tout cela était fait empiriquement, pour ne pas dire au petit bonheur malchance!

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Homéopathie – Médecine globale

L’homéopathie accorde une importance essentielle à l’homme dans sa globalité, dépassant ainsi le simple cadre de la maladie. Le malade est considéré dans sa totalité par l’homéopathe, qui intégrera l’ensemble de ses symptômes physiques et psychiques.

Homéopathie – Médecine personnalisée

Dans une maladie donnée, deux individus peuvent présenter des symptômes spécifiques différents. Ainsi, deux enfants atteints d’une même maladie infectieuse avec un état fébrile auront parfois des signes d’accompagnement différents suivant leur propre réaction individuelle (soif ou non, transpiration ou non, abattement ou agitation). L’homéopathie tient compte de ces réactions personnelles: à chaque individu, son remède pour un moment donné.

Homéopathie – Médecine de terrain

Chaque individu malade possède un terrain pathologique permanent à soigner. Ce terrain est particulier à chacun et s’étudie par la recherche de signes précis bien spécifiques. L’homéopathie prend donc en charge le passé personnel et héréditaire du malade, sa morphologie, son tempérament, enfin son comportement.

Nature des médicaments

L’homéopathie utilise des substances de diverses origines appartenant aux trois règnes de la nature et ayant fait l’objet d’une expérimentation précise.
En voici quelques exemples:


Origine végétale:La BELLADONE, l’ACONIT

Origine animale: APIS (abeille), SEPIA (encre de seiche)

Origine minérale:Simple: SOUFRE – PHOSPHORE ou Complexe: SULFATE DE SOUDE – CARBONATE DE CHAUX
Ces substances sont macérées dans l’alcool ou réduites en poudre (pour celles d’origine minérale), puis diluées et
dynamisées. Elles sont disponibles pour le patient sous forme de granules, de doses-globules ou de gouttes. La forme la plus courante et la plus pratique est le tube de
granules.

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LOIS ET PRINCIPES1. Principe de SimilitudeToute substance, susceptible de provoquer chez un individu sain un ensemble de symptômes caractéristiques, est capable, à faible dose (ou infinitésimale) de faire disparaître ces mêmes troubles chez un individu malade.
Exemple: Coffea cruda, nom latin du café.
Le café, à forte dose, provoque chez le sujet sain une insomnie avec excitation intellectuelle. Cette même substance, une fois diluée, devient un remède d’insomnie.


Le principe de similitude reste le fondement de la théorie homéopathique. Il consiste à trouver chez un malade le remède qui, donné à un homme sain lors de l’expérimentation pathogénésique, provoquerait les mêmes symptômes que ceux constatés chez le malade. Exemple: L’IPECA est un vomitif. En dilution homéopathique, il sert à soigner les vomissements chez un malade qui présente des nausées persistantes, une salivation abondante.
 

2. Principe de globalité ou d’individualisation

Là où la médication traditionnelle s’arrête, à savoir le traitement symptomatique, l’homéopathie va plus loin et considère pour un individu donné, l’ensemble des trois éléments suivants:

  • la constitution ou morphologie de l’individu
  • la diathèse : mode réactionnel ou la façon dont la maladie évolue dans le temps
  • le tempérament: la manière d’agir

3. Principe d’infinitésimalité

.Administration d’une substance à très faible dose.
Parmi ces trois principes, le principe de similitude apparaît comme le plus important. La recherche du “Similimum” est primordiale

DISCIPLINES LIÉES A L’HOMEOPATHIE  

1. Biothérapie (nosodes)Produits non chimiquement définis (sécrétions, excrétions pathologiques ou non, certains produits d’origine microbienne), préparés à l’avance (Pharmacopée française, Xe édition).
Les biothérapiques sont délivrés à partir de la 4e CH et se retrouvent dans les catégories suivantes: vaccin, champignons et souches d’origine virale ou bactérienne. Certains biothérapiques constituent de grands remèdes de terrain.

 

2. IsothérapieLes isothérapiques sont des biothérapiques, mais ils sont préparés extemporanément à partir de souches fournies par le malade lui-même (Pharmacopée française, VIIIe édition).
Hétéro-Isothérapiques ou Allergènes. Prélèvement d’un allergène dans l’environnement proche de l’individu, comme la peinture, le vernis, les savons, les textiles synthétiques, la poussière de maison, les poils d’animaux, les médicaments, etc.

3. Lithothérapie

Les souches lithothérapiques sont constituées par des roches et des minerais d’origine naturelle.

Thérapeutique de drainage, les dilutions lithothérapiques sont prescrites habituellement en gouttes. On utilise par exemple le grès rose pour la constipation, le calcaire de Versailles pour l’ostéoporose et le conglomérat pour les problèmes de peau.

Il ne faut pas confondre lithotérapie et oligothérapie, cette dernière n’ayant n’a rien à voir avec l’homéopathie, même si les doses d’oligo-éléments prescrites sont extrêmement faibles, elles sont tout de même pondérables et loin d’être infinitésimales. Mais, malgré leurs conceptions théoriques et leurs applications pratiques bien différentes, ces deux disciplines thérapeutiques sont parfaitement compatibles et souvent complémentaires.

Pour en savoir plus sur l’oligothérapie et les oligo-éléments, cliquez sur le bouton ci-dessous :

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4. Organothérapie

L’organothérapie consiste à administrer de faibles doses d’organe total, après dilution et dynamisation. L’organe animal agit sur l’organe homologue humain dont le fonctionnement est perturbé.
Les matières premières sont constituées par des organes frais, des glandes et des tissus prélevés chez l’animal sain. Les organes sont broyés et lyophylisés (congélation de la solution ou de la substance hydratée puis élimination complète de l’eau par sublimation sous vide poussé). Les prélèvements d’organes se font sur différentes espèces animales telles que le cheval, le mouton etc. Des contrôles pharmaceutiques sont réalisés tout au long de la fabrication.

5. Sels de Schuessler

Les sels de Schuessler sont des substances chimiques, individualisées par Schuessler comme indispensable à la minéralisation du corps humain.

6. Fleurs de Bach

En phytothérapie, les fleurs de Bach ou fleurs guérisseuses sont considérées comme un outil de haute valeur pour tout individu cherchant à la fois le bien être du corps et de l’esprit.

Nous avons développé un dossier spécial consacré aux Fleurs de Bach dans la zone conseil de ce site. Pour le consulter, cliquez sur le bouton ci-dessous :

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7. Gemmothérapie

La gemmothérapie est une thérapeutique qui utilise des extraits de bourgeons végétaux ou autres tissus embryonnaires en voie de croissance (radicelles, jeunes pousses, jeunes feuilles). Ces jeunes organes sont plus riches en principes actifs et font apparaître de nouvelles indications.

Fabrication :
Macération pendant 21 jours dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine.
 La masse des macérats de base ainsi obtenue est égale à 20 fois celle de la matière première utilisée (masse de matière première sèche). Le macérat est ensuite dilué au 1/10e dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine.

Prescription/conseil :
La gemmothérapie est une thérapeutique de drainage, qu’il faut faire plusieurs fois par jour, pendant plusieurs semaines ou même plusieurs mois.

Posologie habituelle: de 30 à 75 gouttes par prise. Diluer les gouttes dans un peu d’eau et les garder sous la langue avant d’avaler.(Unique dilution délivrée: 1DH)

Produits courants en gemmothérapie :

Abies Pectinata
Acer Campestre
Aesculus Hippocastanum
Alnus Glutinosa
Alnus Incana
Ampelopsis Weitchi
Betula Pubescens
Betula Pubescens (plante)
Betula Verrucosa (bourgeons)
Carpinus Betulus
Castanea Vesca
Cedrus Libani
Cercis Siliquastrum
Citrus Limonum
Cornus Sanguinea
Corylus Avellana
Crataegus Oxyacantha
Fagus Silvatica
Ficus Carica
Fraxinus Excelsior
Ilex Aquifolium
Juglans Regia
Juniperus Communis
Ligustrum Vulgare
Lonicera Nigra
Olea EuropaOlea Europa
Pinus Montana
Platanus Orientalis
Populus Nigra
Prunus Amygdalus (plante)
Prunus Amygdalus (bourgeons)
Quercus Pedonculata
Ribes Nigrum
Rosa Canina
Rosmarinus Officinalis
Rubus Fructicosus
Rubus Idaeus
Secale Cereale
Sequoia Gigantea
Seve de Bouleau
Sorbus Domestica
Syringa Vulgaris
Tamarix Gallica
Tilia Tomentosa
Ulmus Campestris
Vaccinum Vitis Idaea
Viburnum Lantana
Viscum Album
Vitis Vinifera
Zea Mais

 

       

  Je vous présente la pharmacie Desmet :

Nous sommes situés à Wezembeek-Oppem sur la chaussée de Malines entre Zaventem et Tervuren à proximité des Quatre Bras et de la ville de Bruxelles.

Nous avons décidé de privilégier des aspects pour nous essentiels du métier de pharmacien : l’écoute, le conseil, le service et l’information.

Notre pharmacie fait également partie de DYNAPHAR, le premier groupement belge de pharmaciens indépendants.

DYNAPHAR poursuit les mêmes buts que les nôtres, mais à l’échelon national.
 

Ses membres s’engagent à se former régulièrement, à sélectionner pour vous des produits de qualité et à fournir un conseil approprié pour que votre pharmacien soit toujours votre partenaire santé.

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Coordonnées

 

 

 

 

  • Adresse : Chaussée de Malines, 157
                  1970 Wezembeek-Oppem
     
  • TEL : 02/731.04.76
  • FAX : 02/731.69.70
  • Mail : info@healthcenter.be 
Heures d’ouverture
 
  • Van lundi au vendredi :
    9H00 – 12H30 en 14H00 – 19H00

 
 
 

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  Responsables
 

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Philip Desmet

Notre équipe

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DESMET Philip

Pharmacien titulaireHoméopathie
Phyto- & aromathérapie Préparations magistrales

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TILLEUIL Caroline

PharmacienCosmétiques
Phyto- & aromathérapie
Préparations magistrales

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DE MEERLEER Christel

PharmacienCosmétiques
Phytothérapie
Aromathérapie
Préparations magistrales

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EUPHROSINE Nathalie

PharmacienHoméopathie
Phytothérapie
Aromathérapie
Préparations magistrales

 


POSOLOGIE, REGLES ET FORMES D’ADMINISTRATION

1. Règles générales de posologie:

Pour les maladies aigües, les prises du médicament seront répétées 2 à 6 fois par jour. On espacera les prises dès l’amélioration des symptômes.
On continuera les prises 2 fois par jour 24 heures après l’arrêt des symptômes.
Pour les maladies chroniques, la posologie sera indiquée par le thérapeute
.

2. Règles générales de prescription:

L’homéopathie a son efficacité dans les maladies les plus diverses. Les troubles fonctionnels sont justiciables de cette approche médicale. Seules les lésions irréversibles ou dégénératives ne peuvent être guéries par l’homéopathie. Mais même dans ces derniers cas, elle aura un rôle non négligeable à jouer. En permettant un soutien tant physique que psychique, elle aide l’organisme dans sa défense contre la maladie.

Les remèdes dilués utilisés par l’homéopathie ne peuvent pas occasionner des troubles de nature toxique ou allergique. Mais dans certains cas, il est possible d’observer une aggravation passagère des symptômes pouvant durer un maximum de deux ou trois jours, mais qui sont d’ailleurs des signes bénéfiques en faveur d’une bonne réaction.

Précaution: Ni les granules, ni les globules ne doivent être touchés avec les doigts. Utilisez le bouchon doseur qui ferme les tubes pour compter visuellement le nombre de granules à prendre!!!

3. Différents types de dilutions et leurs indications:

Les teintures-mères (TM) et les dilutions de 1CH à 3CH sont utilisées comme remèdes d’élimination; les dilutions de 4CH à 6CH (basses dilutions) sont utilisées pour traiter les symptômes locaux et les maladies aigües. Les dilutions de 7CH à 12CH (moyennes dilutions) sont utilisées lors de signes généraux (exemples: fièvre avec frissons, la fatigue). Les dilutions de 15CH à 30CH (hautes dilutions) sont prescrites pour traiter les symptômes psychiques et les maladies chroniques.

  • Les médicaments homéopathiques (granules et globules), doivent rester quelques secondes sous la langue. Cette zone fortement irriguée, favorise le transport rapide de la substance active à travers l’organisme. Les gouttes sont prises dans un peu d’eau.
  • Pour une meilleure efficacité du traitement, il faut prendre les médicaments un quart d’heure avant ou une heure et demi après le repas.
  • Lors d’un traitement, il est préférable de réduire la consommation de café, de tabac ou d’alcool. Toute substance fortement mentholée présente l’inconvénient de diminuer l’effet de certains médicaments homéopathiques.

On définit par dilution le procédé de fabrication des médicaments, particulier à l’homéopathie, qui consiste  à déconcentrer des principes actifs, végétaux, minéraux ou animaux. Les divisions successives se font selon la méthode hahnemannienne: au 1/10ème ou Décimale (DH); au 1/100ème ou Centésimale (CH). Chaque médicament homéopathique comporte le nombre de dilutions successives dans sa dénomination. Exemple: Arnica 5CH ou 7CH signifie que le produit de base a été déconcentré 5 ou 7 fois au centième.

On définit par élimination la méthode thérapeutique qui consiste à relancer le fonctionnement des organes ou  des systèmes en favorisant l’élimination des toxines.

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4. Les formes posologiques excipients:

Les médicaments homéopathiques se présentent souvent sous des formes posologiques différentes des médicaments allopathiques traditionnels:

  • GRANULES: Petites sphères blanches de saccharose et de lactose. Les granules neutres
     deviennent médicamenteux par imprégnation du principe actif à la dilution choisie.
     Ils sont présentés en tubes de 80 granules. La posologie habituelle est de 3 ou 5 granules par prise à laisser fondre sous la langue.
  • GLOBULES : Les globules sont de plus petites sphères également constitués d’un mélange de lactose et de saccharose. Un tube = 1 g environ. Les granules et les globules sont constitués d’un agglomérat de microparticules dans les interstices desquelles la dilution peut pénétrer jusqu’au cœur.
  • COMPRIMÉS : Mélange de lactose et de saccharose ou de dextrine et saccharose. Les comprimés ont une masse de 250 mg.
  • GOUTTES BUVABLES : Les gouttes buvables, de la 1CH à la 30CH, sont délivrées dans l’alcool (20%).
  • TEINTURES MERES : Les teintures-mères végétales sont obtenues par macération pendant 21 jours
     de la plante fraîche dans un mélange d’eau et d’alcool. La teinture-mère est filtrée
     et conservée dans des conditions particulières de températures.
  • CRÈMES ET POMMADES : Les excipients utilisés sont la CÉTALINE pour les crèmes et la LANOVASELINE pour les pommades (beaucoup plus gras que la cétaline). 

 


HISTOIRE DE L’HOMEOPATHIE

470-400 A.C : Hippocrate :

Le père de la médecine qui écrit qu’il y a deux méthodes pour guérir: les semblables et les contraires. Il développe aussi l’idée d’une médecine globale.

1493-1541 : Paracelse :

Médecin allemand qui met l’emphase sur la loi de similitude et  l’expérience pratique.

1790 : Samuel HAHNEMANN (1755-1843)

Hahnemann naquit à Meissen (Saxe) le 10 avril 1755. Son père était peintre à la manufacture royale de porcelaine.  C’est un enfant studieux.
Il s’attire l’estime de son maître Muller, qui  lui fait obtenir une bourse à l’École royale
 de Saint-Afra. Diplômé, il part en 1775 pour Leipzig, où il fera ses études de médecine. Pour les payer, il fait déjà des travaux de traductions scientifiques d’ouvrages anglais et français. Un peu déçu par la faculté de Leipzig, il fait un stage de 9 mois à Vienne chez un célèbre médecin, le professeur Quarin, puis, devient bibliothécaire chez le baron Von Bruckenthal à Hermannsdadt.
Il va profiter abondamment de la richesse  des livres qui sont à sa disposition. C’est en 1779, à Erlanger, qu’il soutient sa thèse de doctorat: “Considérations sur les causes et le traitement des états spasmodiques”.

En 1780, Hahnemann exerce à Hettstadt, puis à Dessau utilisant les moyens du temps, très “moliéresques”: saignées, clystères, purges, qui ne lui donnent guère de satisfaction. Il étudie également l’alchimie et s’initie même à la préparation des remèdes en fréquentant l’officine du pharmacien Haeseler. Il gardera toujours un certain scepticisme sur la façon dont sont préparés les médicaments. En 1783, il épouse la fille d’Haeseler, Henriette Kuchler avec qui il aura 11 enfants. C’est alors que déçu par la médecine  de son temps, il interrompt l’exercice de sa profession. Pour faire vivre sa famille, parlant couramment français, il reprend un travail de traduction scientifique.

Mais, c’est en 1799, pleine époque de la Révolution, que travaillant sur le livre “Materia Medica” d’un médecin écossais alors réputé, Cullen, que son attention fut attirée par l’article sur le quinquina dans les fièvres: “l’écorce de quinquina agit par la vertu fortifiante qu’elle exerce sur l’estomac”. Or, Hahnemann avait contracté en Transylvanie où il avait séjourné, une fièvre pernicieuse. Il s’était soigné par des quantités importantes de poudre de quinquina, déjà utilisé à l’époque comme fébrifuge. Loin de lui fortifier l’estomac, la drogue lui avait occasionné de violentes brûlures. Cullen s’était donc trompé. Hahnemann se résout à refaire l’expérience sur lui-même. Pendant plusieurs jours, il prit matin et soir un peu de poudre de quinquina. Il éprouva une série de malaises bien typés: refroidissement des extrémités, fatigue profonde, angoisse, tremblements et surtout soif et sensation de chaleur brûlante interne évoluant par cycle. Tous ces symptômes évoquent une fièvre intermittente dont le diagnostic sera posé sans le secours du thermomètre, à peine inventé, et pas encore d’usage courant. Donc le quinquina déclenchait sur Hahnemann, bien portant, une fièvre analogue aux fièvres paludéennes contre lesquelles il était utilisé avec succès.

Hahnemann est frappé de cette coïncidence: “des substances qui provoquent une sorte de fièvre coupent les diverses sortes de fièvres intermittentes”. Autrement dit: “la fièvre guérit la fièvre”. Similia similibus curentus. “Les semblables sont guéris par les semblables”. Hahnemann continue son auto-expérimentation sur de nouvelles substances, et s’élevant du particulier au général, conçoit combien ce nouveau principe est de portée universelle. Dès 1796, il énonce: “pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue et le plus analogue qui est possible”.  

Les élèves d’Hahnemann exporteront l’homéopathie dans le monde entier, à commencer par les Etats-Unis. Dans l’Europe en guerre, les médecins militaires de l’armée autrichienne diffusèrent l’homéopathie en Autriche, mais aussi en Italie et en France. Mais c’est surtout l’épidémie de choléra, venue des Indes via la Russie, qui fit la réputation de l’homéopathie.
De Saint-Petersbourg à Londres, de Berlin à Paris, tous se demandent quel est cet homme de 77 ans qui bat la campagne, quelle est cette médecine qui guérit les cholériques? Hahnemann avait sauvé l’homéopathie du néant, elle pouvait dorénavant vivre sa vie …

1870 : Constantine Hering :

Médecin qui essaya de démontrer la fausseté de l’homéopathie et qui, en étudiant le sujet, se trouva fort intéressé et devint un homéopathe renommé. C’est à lui que l’on doit le développement de l’homéopathie en Amérique. Il fit plusieurs pathogénésies telles Lachesis, le venin d’un serpent. Il établit la loi de la guérison.

1877 : James Tyler Kent :

Un grand homéopathe qui développe l’utilisation des hautes dilutions et qui fut l’auteur du Répertoire de matière médicale publié en 1877.
 

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Hippocrate
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Paracelse
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Hahnemann
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Hering

 

 


TROUSSE D’URGENCE

1. Remèdes préventifs (Immunostimulation

  • Echinacea T.M.(teinture-mère) 30 gouttes 3x/jour (5 jours sur 7).

  • Oligo Cu-Au-Ag (cuivre-or-argent) 1 tablet/jour sucer sous la langue.

2. Remèdes curatifs
 

Aphtes  Borax  5CH    Aesculus 5CH  Hémorroïdes 
Crampes  Cuprum metal 5CH    Allium cepa 5CH  Rhume 
Céphalées  Iris versicolor 5CH    Aloe 5CH  Diarrhée 
Constipation  Alumina 5CH    Alumina 5CH  Constipation 
Diarrhée  Aloe 5CH    Apis 5CH  Piqûres d’insectes 
Douleurs dentaires  Chamomilla 5CH    Arnica 5CH  Traumatismes 
Douleurs rhumatis.  Rhus tox. 5CH    Arum triph. 5CH  Enrouements 
Enrouement  Arum triph. 5CH    Belladona 5CH  Fièvre 
Fatigue  Phosphoric acid 5CH    Borax 5CH  Aphtes 
Fièvre  Belladona 5CH    Chamomilla 5CH  Douleurs dentaires 
Hémorroïdes  Aesculus 5CH    Cuprum metal 5CH  Crampes 
Indigestion  Nux vomica 5CH    Drosera 5CH  Toux sèches 
Insomnies  Passiflora 5CH    Euphrasia 5CH  Irritations oculaires 
Irritations oculaires  Euphrasia 5CH    Gelsemium 5CH  Trac 
Jambes lourdes  Hamamelis 5CH    Hamamelis 5CH  Jambes lourdes 
Maux de gorge  Mercurius sol. 5CH    Ignatia amara 5CH  Nervosité 
Nervosité  Ignatia amara 5CH    Ipeca 5CH  Toux grasses 
Piqûres d’insectes  Apis 5CH    Iris versicolor 5CH  Céphalées 
Rhume  Allium cepa 5CH    Nux vomica 5CH  Indigestion 
Toux grasses  Ipeca 5CH    Mercurius sol. 5CH  Maux de gorge 
Toux sèches  Drosera 5CH    Passiflora 5CH  Insomnies 
Trac  Gelsemium 5CH    Phosphoric acid 5CH  Fatigue 
Transport (mal)  Tabacum 5CH    Rhus tox. 5CH  Douleurs rhumatis. 
Traumatismes  Arnica 5CH    Tabacum 5CH  Transports (mal) 
Verrues  Thuya 5CH    Thuya 5CH  Verrues 

 

 


CONSEILS PAR PATHOLOGIE

LES MALADIES INFANTILES

La plupart des maladies infantiles présentent des manifestations éruptives. Il s’agit de réactions d’éliminations toxiniques; dans certains cas, le médecin peut souhaiter favoriser la sortie de l’éruption.Nous nous limiterons à vous donner quelques conseils.
Coqueluche
Oreillons
Rougole
Rubéole
Scarlatine
Varicelle
Vaccinations
 

COQUELUCHE
La coqueluche est une maladie sévère et contagieuse, surtout chez le nourrisson. Il y a lieu d’être également attentif aux petites quintes de toux à répétition que l’on peut observer chez des enfants vaccinés : consulter le médecin pour le traitement adéquat.

 

OREILLONS
La phase éruptive est remplacée par une inflammation des glandes salivaires et des parotides. Consulter le médecin.
En attendant, alterner toutes les deux heures 3 à 5 granules des unitaires suivants:
MERCURIUS SOLUBILIS 5CH,
PULSATILLA PRATENSIS 5CH, et
PHYTOLACCA DECANDRA 5CH.
Ajouter
OLIGEtherapie CUIVRE.
Pour un enfant de moins de trois ans, donner une unidose par jour.
Pour un enfant au-delà de trois ans, donner une unidose matin et soir.

 

ROUGEOLE
Cette maladie très contagieuse peut être traitée par homéopathie. Le médecin a, en effet, à sa disposition des médicaments destinés à favoriser la sortie de l’éruption, mais aussi à faire face aux suites possibles.
Retenons pour le catarrhe oculo-nasal,
EUPHRASIA OFFICINALIS 5CH : si l’écoulement oculaire est brûlant et les conjonctives rouges, l’écou-lement nasal, lui, n’ irrite pas;
ALLIUM CEPA 5CH : si l’écoulement nasal est irritant.
Ajouter
OLIGO CUIVRE.
Pour un enfant de moins de trois ans, donner une unidose par jour.
Pour un enfant au-delà de trois ans, donner une unidose matin et soir.

 

RUBEOLE
Cette maladie serait sans problème si elle n’était responsable de malformations du foetus lorsqu’elle est contractée au cours de trois premiers mois de la grossesse. L’isolement du malade est à assurer, les personnes ayant été en contact avec l’enfant, sont à prévenir et le personnel scolaire sera informé. Consulter le médecin.

 

SCARLATINE
Cette maladie est sévère, elle relève de la seule compétence de votre médecin.

 

VARICELLE
C’est une maladie éruptive de type herpétique. Son virus étant commun au zona, les adultes seront bien intentionnés de prendre les précautions d’usage en matière de contagion. L’éruption est marquée par l’apparition de petites vésicules, le plus souvent à la face, avant de gagner tout le corps. Le contenu des vésicules, transparent au départ, s’opacifie pour céder ensuite la place à une petite croûte. Les démangeaisons sont intenses; si l’enfant se gratte, les vésicules s’infectent et laissent, après guérison, de petites cicatrices. Veiller à éviter tout grattage intempestif et consulter le médecin.
En attendant,
alterner :
RHUS TOXICODENDRON 5CH et
MEZEREUM 5CH, 3 à 5 granules, deux à quatre fois par jour de chaque. 
Ajouter
Oligo CUIVRE
Si, suite à un grattage intempestif, on observe de petites cicatrices, prendre sans tarder ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH; 3 à 5 granules matin et soir jusqu’à amélioration, et masser les lésions avec la Pommade au CALENDULA
.

 

VACCINATIONS
La vaccination consiste à injecter l’agent responsable de la maladie sous forme atténuée. Le sujet étant controversé, vous vous en remettrez à votre médecin pour établir un calendrier des vaccinations.
Pour réduire le plus possible les effets secondaires de ces injections, prendre LEDUM PALUSTRE 5CH, 3 à 5 granules le soir, au cours des dix jours qui suivent la vaccination.
Après cette période de dix jours et sur l’avis du médecin, une dose-globule du vaccin en 200K peut être administrée afin d’assurer l’élimination des toxines injectées, l’immunisation étant, à ce moment, acquise.
Il y a également lieu d’être très attentif à tout ce qui survient au cours du mois qui suit une vaccination, qu’il s’agisse d’une modification de l’appétit, de tout épisode infectieux ou d’autres manifestations. Avertir sans tarder le médecin.
La toux grasse
En cas de toux grasse, la première mesure est d’ordre préventif : c’est la suppression du tabac, facteur d’inflammation. La seconde sert à stimuler la défense immunitaire :
MUCOCOCCINUM, un comprimé-dose à sucer de douze en douze heures, pendant au moins trois jours, associé à IPECA composé, à raison de 2 à 5 gouttes selon l’âge, trois à quatre fois par jour.
En l’absence de ce draineur, à MUCOCOCCINUM, vous ajoutez parmi les unitaires de votre trousse, les deux remèdes qui correspondent le mieux aux modalités, à raison de 3 à 5 granules deux à trois fois par jour de chaque. 
Espacer les prises avec l’amélioration.
KALIUM BICHROMICUM 5CH : si la toux favorise l’expectoration d’un mucus épais, collant, filant, jaune-vert, avec sensation d’écoulement dans l’arrière-gorge le matin et besoin de détacher les mucosités adhérentes par une toux volontaire;
IPECA 5CH : si la toux est spasmodique avec difficultés d’expectorer les mucosités accumulées dans les bronches, présence de nausées réflexes et d’une langue peu chargée;
COCCUS CACTI 5CH : si la toux est coqueluchoïde avec émission le matin au réveil, de mucosités et de glaires accumulées au cours de la nuit, le brossage des dents peut déclencher la toux;
ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH : si la toux est très grasse, la poitrine est encombrée de mucus, la langue est chargée et le malade est affaibli;
MERCURIUS SOLUBILIS 5CH : si la toux est aggravée la nuit à la chaleur du lit, avec émission d’un mucus jaune-vert, irritant. Par atteinte de la base du poumon droit, le sujet ne peut se coucher sur ce côté. La langue porte sur ses bords l’empreinte des dents. L’haleine est fétide.
Dans tous les cas, le recours au médecin s’impose mais, en cas de bronchite asthmatiforme, on peut en l’attendant, alterner toutes les dix minutes 3 à 5 granules d’ IPECA 5CH et d’ ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH.

FIEVRE ET GRIPPELa fièvre est un symptôme à ne pas négliger : elle correspond à la période d’invasion d’une maladie, qu’il s’agisse d’une maladie infantile, d’une affection respiratoire ou de la grippe.
A chaque fois que les modalités sont identiques, la fièvre appelle les mêmes remèdes.
Nous verrons donc successivement « les remèdes de fièvre et d’invasion de la grippe sans douleurs généralisées » et « les remèdes de fièvre et d’état de la grippe avec douleurs généralisées ».
La FIEVRE est un symptôme qui témoigne d’une réaction de l’organisme à une agression d’origine virale ou bactérienne. Elle reflète la mobilisation glandulaire et l’augmentation des combustions métaboliques. La fièvre est donc un bon signe qui est à surveiller et qu’il y a lieu de respecter tant qu’elle reste dans les limites du raisonnable.
Sachons :
- qu’une température de 38°C favorise la réaction de défense. En effet, l’organisme en augmentant sa température, empêche le virus de se multiplier;
- qu’une très forte température doit être maîtrisée car elle provoque maux de tête, sueurs abondantes, fatigue. Cela peut aller jusqu’à la défaillance cardio-vasculaire;
- qu’une brusque montée de température chez le jeune enfant peut être responsable de convulsions;
- que la fièvre prolongée peut entraîner de la déshydratation liée à la transpiration et à la perméabilité de la peau à l’évaporation.
En conséquence, nous recommandons :
- de donner beaucoup à boire et plus que la soif ne l’exige car la boisson est avant tout destinée à compenser l’eau transpirée mais aussi à assurer une fonction satisfaisante des reins, voie privilégiée d’élimination des toxines métaboliques et microbiennes;
- de maintenir la température dans des limites raisonnables en veillant à ce que la température de la chambre soit proche de 20°C, en donnant des bains d’un quart d’heure à une température inférieure d’un degré à celle du corps et en refroidissant l’eau progressivement jusqu’à 37°C;
- de placer des humidificateurs aux radiateurs et d’ajouter à l’eau d’ AROMA: aromatherapie (eucalyptus rad, pinus sylvestris).
- de recourir à l’avis du médecin, ainsi qu’aux médicaments fébrifuges en cas de nécessité.
La GRIPPE est due à des virus contre lesquels notre organisme s’immunise momentanément car ces virus ont la particularité de se modifier au cours du temps.
Les remèdes de fièvre et d’invasion de la grippe sans douleurs généralisées:
Dès les premiers symptômes,
Prendre :
OSCILLOCOCCINUM, sucer une dose-globules, répéter éventuellement deux à trois fois à six heures d’intervalle, puis de douze en douze heures pendant deux à trois jours.
Espacer les prises avec l’amélioration.
ACONITUM NAPELLUS 5CH : si la fièvre est élevée, à début brusque avec frissons, peau sèche et soif, le vent du nord et les gelées doivent y faire penser. L’angoisse du malade peut être communicative au point de justifier l’appel au médecin vers minuit. Si le malade se réchauffe et que des sueurs surviennent, l’indication d’
ACONITUM NAPELLUS cesse au profit le plus souvent de BELLADONNA;
BELLADONNA 5CH : si la fièvre est élevée, à début brusque avec transpiration des parties couvertes, la figure congestionnée irradie la chaleur; le mal de tête est battant. Le sujet réclame le calme car il est hypersensible au bruit, à la lumière, aux secousses. Présence d’abattement et de petits spasmes;
APIS MELLIFICA 9CH : si la fièvre est à début rapide, vers 15 heures, la peau sèche et chaude alterne avec des transpirations. Absence totale de soif. C’est le remède des maladies aiguës survenant au retour d’un séjour à la mer. En cas de céphalées intenses, de douleurs à la nuque, appeler le médecin sans tarder;
FERRUM PHOSPHORICUM 5CH : si l’apparition de la fièvre est insidieuse, en général chez un enfant pâle, fatigué, l’enfant poursuit ses jeux et ce sont des rougeurs passagères aux joues qui alertent la maman. La température oscille aux environs de 37,5°C – 38,5 °C, au plus. Ce sont des enfants sujets aux otites, aux saignements de nez. Possible récidive passagère d’énurésie qu’une petite toux sèche peut provoquer.
Autres remèdes de fièvres, selon la périodicité ou la cause:
CHINA SUCCIRUBRA 7CH : ce remède reproduit la fièvre du paludisme; indiqué si la fièvre est intermittente souvent un jour sur deux et jamais la nuit. Frissons, chaleur, sueurs avec soif se succèdent;
NUX VOMICA 5CH : si en se découvrant, la fièvre est accompagnée de frissons donnant la chair de poule; indiqué aussi en cas d’indigestion fébrile;
CHAMOMILLA 5CH : si la fièvre est à la période de la dentition et pour autant qu’une joue rouge et l’autre pâle soient observées au lever et que l’agitation soit calmée si l’enfant est bercé, porté.
Les remèdes de fièvre et d’état de la grippe avec douleurs généralisées:
En période d’état, si le traitement homéopathique n’a pas encore été instauré, prendre :
OSCILLOCOCCINUM, sucer une dose-globules, répéter éventuellement deux à trois fois à six heures d’intervalle, puis de douze en douze heures pendant trois jours, et
OLIGO Cuivre, 3 unidoses réparties sur la journée pendant trois jours. Le goût métallique assez prononcé résulte de la teneur en oligo-élément Cuivre, teneur nécessaire à l’activité antigrippale.
Pour les douleurs et les courbatures, sucer un comprimé d’ ANTI GRIPPE Unda, toutes les deux heures. Au fur et à mesure de l’amélioration, espacer les prises à 3 ou 4 comprimés par jour, pour terminer par un comprimé par jour pendant deux jours.En l’absence de ces remèdes, si vous disposez d’unitaires dans votre trousse d’urgence, vous ajoutez à OSCILLOCOCCINUM l’unitaire ou en alternance, les deux unitaires qui correspondent le mieux aux modalités, à raison de 3 à 5 granules deux à trois fois par jour de chaque.Espacer les prises avec l’amélioration.

EUPATORIUM PERFOLIATUM 30K : si les courbatures sont généralisées, musculaires et osseuses. Sensation que les os sont douloureux. Le mouvement des yeux fait mal et la pression aggrave. Le sujet a soif;
GELSEMIUM SEMPERVIRENS 7CH : s’il y a sensation d’abattement, d’abrutissement, les jambes sont flageolantes. Des tremblements sont ressentis à l’intérieur du corps. Mal de tête et absence de soif caractérisent ce remède;
RHUS TOXICODENDRON 30K : s’il y a des douleurs aux articulations que le mouvement améliore un court moment, le malade se tourne et se retourne dans son lit. La soif est vive et il frissonne dès qu’il se découvre. L’apparition de boutons de fièvre recommande son utilisation, indiqué également pour les suites d’humidité dues au temps, dues aux vêtements imprégnés de sueur refroidie;
BRYONIA 30K : si la fièvre est d’apparition progressive avec soif de grands verres d’eau froide espacés, le malade se couche sur le côté douloureux; il reste immobile. La céphalée est frontale;
ARNICA MONTANA 30K : si le lit paraît trop dur, le malade cherche sa place comme s’il avait des courbatures, mais rien ne l’améliore. Il a le corps froid, le nez froid, mais la tête est chaude. Il demande à être seul et préfère ne pas parler.

En cas de complications au niveau des voies respiratoires, se reporter aux rubriques adéquates et consulter le médecin
 

 

 

METHODE DE FABRICATION Depuis l’adoption par la CEE d’es directives européennes  92/73/EEC and 92/74/EEC en 1992, les producteurs de médicaments homéopathiques sont soumis à des règles de fabrication (GMP (Good Manufacturing Practices)) que nous respectons dans notre unité de production.1. HOMEOFLOW  A côté du design du produit fini et du respect des règles d’hygiène, la qualité de l’air ambiant dans l’aire de préparation est d’une importance capitale.Nous utilisons pour cela , dans notre officine, un flux laminaire « Homeoflow » qui respecte les spécifications  » US Fed.Std. 209E-class 100″. Ce flux laminaire contient un système LAF-BCR exclusif (Laminair Flow-Based Clean Room System). 

En placant un collecteur spécifique au sommet de l’Homeoflow, nous obtenons un système de tri d’aspiration qui collecte une fraction réglable de l’air aspiré à partir d’une pièce adjacente ou de l’intérieur du labo. Cet afflux d’air extérieur crée une surpession réglable (+- 20 Pa) maintenant ainsi un niveau de très bas de petites particules dans les fractions d’air circulantes.


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Laminar Flow « Homeoflow »

L’inté de préfiltration possède une capacité de rétention de 98 % à 5µm. Le filtre te  très haut niveau (HEPA) a une efficacité de 99,997% pour des particules de 0,3µm. 
2. DYNAMISATION Le dynamiseur agite cent fois les dilutions en exactement deux secondes.

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3. IMPRÉGNATION « Impregmat I-Tronic »
Nous utilisons un appareillage de petite taille qui peut imprégner les grains de sucre neutres, comprimés et autres poudre de lactose via des procédure manuelles incluant : Boîtes de Petri, Micropipettes, balance de précision, remplisseurs de tubes de verre pour les conditionnements de granules, etc… L’imprégnation des granulés homéopathiques par l’IMPREGMAT I-TRONIC est une opération complètement automatique dont la caractéristique principale est l’utilisation d’un système de contrôle électronique assisté par un puissant micro-processeur  couplé à une configuration hardware-software. Une attention toute particulière est aussi apportée au respect des GMPs standarts.
L’imprégnation des dilutions (ex. ARNICA MONTANA 5 CH) sur les granulés est réalisée à l’aide d’un atomiseur en téflon, DILU-JET auquel sont attachés les flacons contenant les dilutions spécifiques. Afin de préparer les utilisations suivantes, le Dilu-Jet est neutralisé après chaque imprégnation dans un four tournant à une température de 120 °C. (Passivation)Après atomisation et répartition des dilutions sur le lot de granules incriminés, la préparation est séchée automatiquement par un flux d’air thermostatique.Ce processus (atomisation -  impregnation – séchage) est répété autant de fois que nécessaire puis est arrêté automatiquement. homeo05.jpg

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4. PASSIVATION « Thermocenter ». La passivation est opérée sous un four tournant élaboré selon un concept résolument neuf et s’opère à 120°C
 

 

Je remercie infiniment la pharmacie Desmet pour m’avoir permis de poster cet article .

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QUELQUES RECETTES D’APOTHICAIRE…..

Posté par eurekasophie le 10 juillet 2009

 


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parchemin2.gifQUELQUES RECETTES D’APOTHICAIREparchemin2.gif

Je signale  que ces recettes sont médiévales et n’ont plus court à ce jour.

Vin blanc à l’ail (infarctus)


Mettez 24 gousses d’ail décortiquées et légèrement écrasées à macérer dans un litre de vin blanc sec pendant 10 jours. Filtrez et pressez fortement les résidus. Un verre à liqueur le matin à jeun.Valable pour : hypertension, circulation du sang, un des meilleurs préventifs de l’infarctus et de l’artérite.

Vin de racine d’asaret: Asthme


Pour adulte seulement.
32 gr de racine d’asaret dans un litre de vin blanc. Faites macérer pendant 8 jours. Filtrez et pressez.
Une cuillère à soupe toutes les trois heures en cas de crise.

Liqueur tonifiante pour frigidité


3 litres de vin d’Espagne
30 gr de racine de ginseng
30 gr de bois de rhodiola
20 gr de cannelle
10 gr de gingembre
15 gr de cardamome
1 kg de sucre roux
30 cc de rhum blanc
3 clous de girofle
1 gr d’ambre gris
1 goutte de musc (non synthétique)
Laissez macérer une semaine en remuant souvent. Filtrez et maintenez au frais. Dose moyenne 3 verres à liqueur par jour avant les repas.

Vin diurétique contre l’oedème


(élimination des chlorures)
Oignon mûr et cru 300 gr
Miel blanc liquide 100 gr
Vin blanc sec 600 gr
L’oignon doit être réduit en pulpe et passé au tamis. On le mêlera avec le miel et l’on dissolvera dans le vin blanc. On agitera afin que le mélange soit bien homogène. On prendra 2 à 4 cuillerées par jour. Le volume des urines triplera et l’oedème se résorbera rapidement s’il n’y a pas d’affection grave des reins.

Vin de sauge


(pour asthénie et maladie du grand sympathique)
Très utile pour les maladies spasmodiques d’origine neuro-végétative.
Feuilles de sauge sèches 80 gr
Vin de Samos 1000 gr
Faites macérer 8 jours. De 2 à 4 cuillerées à soupe par jour, après le repas. (Régularise en plus le flux menstruel)

Vulnéraire ou Arquebuse


(quelquefois nommée eau d’arquebuse).
Les plantes utilisées sont sèches.
Feuilles et sommités de125 gr)
Absinthe, Angélique, Calament, Camomille, Fenouil, Hysope, Lavande, Marjolaine, Menthe, Origan, Sauge, Tanaisie, Thym
Alcool à 22° – (24 litres)
Faites macérer pendant 2 ou 3 jours. Pressez, filtrez et distillez jusqu’à obtention d’environ 20 litres de produit.

Alcoolat de rose (esprit rose).


Pétales de roses pâles
Alcool à 36°
à à 2.500 gr
Faites macérer environ 24 à 36 heures, puis, distillez à 76° maxi de température. On récoltera environ 2.500 gr d’alcoolat.

Vin diurétique de l’hotel Dieu


Digitale 5 gr
Scille 15 gr
Baies de genièvre 25 gr
Acétate de potasse 50 gr
Alcool (marc) 100 gr
Vin blanc 900 gr
Un verre à liqueur avant le repas de midi.

Vin aphrodisiaque


Stimulant général.
Gousses de vanille 30 gr
Cannelle (poudre) 30 gr
Ginseng (poudre) 30 gr
Rhubarbe 30 gr
Vin de Malaga 1 litre
Faites macérer 15 jours les substances dans le vin en agitant chaque jour. Filtrez et ajoutez 15 gouttes de teinture d’ambre.

Cordial des hôpitaux de Paris (Vin de cannelle composé)


Vin rouge 100 gr
Teinture de cannelle 8 gr
Alcoolat de mélisse 6 gr
Sirop simple 30 gr
Un verre à liqueur en cas de faiblesse, fatigue, évanouissement.

Vin de quinquina et de gentiane composé Fébrifuge.


Ecorce de quinquina jaune 24 gr
Racine de gentiane jaune
Ecorce d’orange amère sèche
Fleurs de camomille
â â 16 gr
Vin rouge de Bourgogne 1000 gr
Concassez les écorces, les racines et les fleurs. Faites macérer dans le vin pendant 15 jours. Passez avec expression, filtrez. Un à trois verres à bordeaux par jour.

Vin de colchique


Pour crise de goutte et douleurs rhumatismales.
Bulbes secs de colchique 64 gr
Vin blanc sec (1 litre) 1000 gr
Pulvérisez grossièrement les bulbes.
Introduisez dans un ballon de 2 litres, versez le vin dessus. Faites macérer 15 jours en agitant de temps en temps. Passez et filtrez.
Un à deux verres à liqueur par 24 heures.

Vin martial


Reconstituant, remontant sexuel.
Limaille de fer pure 32 gr
Vin blanc sec 1000 gr
Faites macérer dans un ballon d’un volume de 2 litres, bien fermé pendant 7 jours maximum. Agitez de temps en temps, passez et filtrez.
2 verres à liqueur par jour maximum.

Cidre de frêne (ou frênette)


Cette boisson diététique est en plus très agréable et décongestionnante, elle est en outre excellente pour les personnes fragiles du foie.
Pour préparer 100 litres de frênette, on fait dissoudre 5 kg de sucre non raffiné et 80 gr d’acide tartrique dans de l’eau bouillante. On fait bouillir d’autre part 125 grammes de chicorée torréfiée dans 2 litres d’eau, environ. On tamise et on mélange les liquides avec une infusion de 100 gr de feuilles de frêne sèches (infusion de 15 à 20 minutes). On verse le tout dans un tonneau en complétant le volume à 100 litres (les feuilles de frêne doivent être versées avec l’infusion dans le tonneau). Quand la température est tombée au-dessous de 30°, on ajoute 125 gr de levure délayée dans de l’eau. La fermentation s’établit très rapidement, on attend cinq ou six jours. On filtre et l’on met en bouteille. La frênette a l’aspect d’un cidre mousseux de saveur agréable.

Vin tonique pour l’anorexie (tonique de l’appétit)


Attention ne pas dépasser la dose de 100 gr par jour. Déconseillé aux spasmophiles.
Feuilles d’absinthe 30 gr
Alcool à 60° 60 gr
Vin blanc sec 1000 gr
Faites macérer les feuilles d’absinthe pendant 24 heures dans l’alcool, puis, ajoutez le vin blanc. Laissez au contact pendant 10 jours. Passez et filtrez. Dose maxi : 100 gr

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Gobelet aux trophées d’apothicaire

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QUINQUINA

Posté par eurekasophie le 4 juillet 2009

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Ecorce de quinquina                                                                                           Poudre de quinquina

Quinquina

Quinquina
 Cinchona officinalis
Cinchona officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Rubiales
Famille Rubiaceae
Genre Cinchona
Nom binominal
Cinchona officinalis
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Gentianales
Famille Rubiaceae

Quinquina : Quinquina, famille des rubiacées, (Cinchona lancifolia, officinalis et succirubra) originaire d’Amérique tropicale : Pérou…

Que savons-nous du quinquina ?

Quinquina vient du mot indien quina qui veut dire « écorce ». Utilisé par les Incas sous forme de décoction d’écorce. Linné lui donnera son nom, Cinchona, en souvenir de la Comtesse El Cinchon, épouse du Vice-Roi du Pérou, guérie grâce à cette drogue.
En France Louis XIV dès 1676 l’utilisa et le propagea.
En 1820, Pelletier et Caventou, pharmaciens parisiens, isolèrent de l’écorce de quinquina un alcaloïde, la quinine, substances thérapeutiques ainsi que la cinchonine. Rapidement, la quinine remplaça l’écorce de quinquina pour divers traitements médicaux.
Le quinquina qui pousse dans Cordillère des Andes, dans les forêts d’altitude, est un arbre persistant qui peut atteindre 30 mètres de hauteur; sa floraison se situe à la fin du printemps – fleurs rose ou blanc crème qui donnent naissance à de petits fruits. Il est cultivé particulièrement en Indonésie.

Deux espèces sont recherchées
C.officinalis, à écorce jaune
C. succirubra qui contient une teneur importante en alcaloïde; il est le plus gros marché en poudre de quinquina.
Le quinquina est tiré de l’écorce des espèces du genre « cinchona », prélevé sur les jeunes rameaux, les troncs, les racines; cette écorce est transformée en poudre dont on prélève la quinine.

Les écorces de quinquina les plus utilisées
La jaune, la plus cultivée et utilisée C.Lancifolia, très amère et très fébrifuge, on en tire environ 32 grammes de quinine pour un kilo d’écorce.
La grise, C. condamina et du C.officinalis, d’une saveur amère, astringente; elle possède beaucoup de cinchonine.
La rouge, sa saveur est amère et acide, contient peu de quinine et de chichonine.

L’utilisation du quinquina en cuisine

Nous retrouvons l’écorce de quinquina dans la confection de boissons amères, les limonades toniques ou les liqueurs très sucrées, amères, qui stimulent l’appétit, les apéritifs, boissons alcoolisées (Quinquina ou Dubonnet).

Santé, régime

Analgésique, apéritive, astringente, bactéricide, cardio-régulatrice, fébrifuge, tonique.

Ce n’est qu’à partir du XVIIè siècle que les Européens installés au Pérou découvrirent l’importance des vertus du quinquina. Il permettait de lutter contre les fièvres et le paludisme qui faisaient des ravages dans les pays tropicaux, mais également en France.
De nombreux alcaloïdes sont tirés du quinquina : la quinine, la quinidine (traite les troubles du rythme cardiaque), la quichonine, la quinodinine et la chichonine. Utilisé pour soigner la grippe, les fièvres et lutte contre le paludisme.
Le quinquina stimule l’appétit en augmentant les sécrétions salivaires et gastriques, il soigne l’anémie.

LIQUEUR DE QUINQUINA

 

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Ingrédients de la liqueur  pour 10 personnes

  • 1 litres de vin rouge
  • 25 grammes d’écorces d’ oranges amères
  • 1/2 gousse de vanille
  • 1 cuillère à café de baies de genièvre
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 200 grammes de sucre sirop de sucre de canne
  • 10 cl d’ alcool à 45°
  • 25 grammes d’écorce de quinquina  [Recette]
  •  

     

     

    Préparation de la recette de la liqueur « Quinquina »

    Préparez la recette de la liqueur Quinquina directement en bouteilles. Mettez dans l’alcool les plantes et les épices (la noix de muscade doitêtre râpée). Laissez macérer 1 semaine. Mettez dans une casserole le vin et le sucre. Faites tiédir à feu doux, en remuant sans arrêt, jusqu’à ce que le sucre soit fondu. Laissez refroidir. Versez dans un bocal le vin sucré, l’alcool contenant les plantes. Laissez macérer encore 3 jours. Filtrez à travers un tamis, puis un papier. Mettez en bouteilles.

    Ingrédients composant le cocktail « Quinquina »: vin rouge. oranges amères. vanille. baies de genièvre. noix de muscade. sucre. alcool à 45°. quinquina. Pour plusieurs « Quinquinas », il suffit de multiplier les doses.

    Ajouter à ma carte des cocktails Ajouter la recette Quinquina à ma carte de Cocktails

     

     

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    ASTHENIE

    Posté par eurekasophie le 26 juin 2009

     

    ASTHENIE FATIGUE CONVALESCENCE

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    Infusions de cannelle, fenugrec, cola, quinquina, romarin, sauge, serpolet, thym, berce, fumeterre, Chardon Marie, sarriette ou pin

     

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    Bains reposants :

     

    Laminaires, 250 g de plante séchée et broyée pour 1 litre d’eau bouillante, verser le tout dans un grand bain.
    ou
    Laurier d’Apollon, laisser macérer 48 h 350 g de baies et de feuilles dans 5 litres d’eau froide; verser en exprimant la préparation dans un bain très chaud.
    ou
    Pin maritime, 150 g d’aiguilles en sachet dans 3 litres d’eau, bouillir 30 mn ; verser le liquide dans un bain très chaud en pressant le sachet.
    ou
    Serpolet, 60 g de plante fraîche dans 2 litres d’eau bouillante, laisser refroidir en exprimant la plante, passer ; verser dans un bain chaud.

     

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    Vin de fenouil sauvage, laisser macérer pendant 2 semaines, dans 1 litre de bon vin rouge, 30g de graines, passer; 2 petits verres par jour.

     

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    Jus de prune; boire en apéritif avant chacun des deux repas.

     

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    Manger du raifort : Décoction de 30 g de racine fraîche de raifort pour 1 litre d’eau, bouillir 5 mn ; 1 tasse à chaque repas

     

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    Prendre du lichen d’Islande dans de la confiture ou graines de piloselle dans du miel; 1 fois par jour, 1 cuiller à café.

     

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    Infusion de calament, 20 g de plante fleurie pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn ; 1 tasse par jour.
    ou
    Infusion de coriandre, 40 g de fruits pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn; 1 tasse après chaque repas.
    ou
    Infusion d’églantier, 50 g de fleurs et de feuilles pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn; 4 tasses par jour.
    ou
    Décoction de gentiane jaune, 20 g de racine pour 1 litre d’eau, bouillir 10 mn; 2 tasses par jour, loin des repas.
    ou
    Décoction de prunellier, 40 g de fruits pour 1 litre d’eau, bouillir 5 mn; 1 litre par jour.
    ou
    Infusion de véronique officinale, 20 g de sommités fleuries pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 5 mn; 1 tasse par jour.

     

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    En infusion 2 à 3 tasses par jour : 1/2 part de thym, 1 part de romarin, 1 part de chardon marie, 1 part de pin.

     

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    Usage externe : romarin, marjolaine, sauge, serpolet ou sarriette faire infuser 500 g de plante pour 4 litre d’eau à rajouter dans un bain.

     

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    Infusion de 10 fruits d’églantier écrasés pour 1/2 l d’eau froide 2 tasses par jour comme fortifiant.

     

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    Faire macérer 80g de feuilles de sauge dans 1 litre de vin pendant une semaine et filtrer. Prendre 2 cuillères à soupe de vin de sauge après chaque repas. Ce stimulant agit sur la circulation.

     

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    Infusion pour le tonus : 20 g d’aspérule odorante + 30 g de ginseng + 20 g de thym une c à c par tasse, 2 tasses par jour.

     

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    Décoction racine de tormentille, thym, origan, romarin, ortie : 5 g de mélange par tasse, 3 fois par jour.

     

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    2 g de poudre de ginseng par jour.

     

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    4 g de poudre d’algues laminaires par jour.

     

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    Complement alimentaire : coktail de jus de fruits (abricots, argousier, prunellier, cassis, églantier …) millet (en grains, soupes, plats, gâteaux) paprika, citron, chou, myrtille, pollen de fleurs, jus de carotte.

     

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    Cannelle, kola, quinquina, angélique : Laisser macérer 50 g de mélange dans un litre de vin rouge, boire 1/2 verre avant les repas.

     

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    Infusion de romarin, ortie, maté, primevère, kola : 5 g par tasse, 3 tasses par jour.

     

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    Pour les membres fatigués : 200 g de racine d’ aunée en décoction à rajouter dans l’eau du bain.

     

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    SOMNOLENCE : Infusion de sarriette, calament, serpolet, menthe : 3 g de mélange par tasse, à boire après les repas.

     

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    Infusion de berce, 50 g de feuilles séchées pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn; 2 tasses par jour.

     

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    Infusion de fumeterre, 60 g de sommités fleuries séchées pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 15 mn, 3 tasses par jour, loin des repas, 1 semaine par mois pendant 3 mois.

     

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    Infusion de génépis, 1 cuiller à café de plante séchée pour 1 tasse d’eau bouillante ; 1 tasse par jour.

     

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    Poudre de gentiane jaune, 1 g (soit 1 pointe de couteau) de racine séchée pulvérisée ; absorber 1 fois par jour dans une cuiller de miel.

     

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    Infusion de laurier d’Apollon, 3 feuilles pour 1 tasse d’eau bouillante, infuser 15 mn; 2 tasses par jour loin des repas.

     

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    Infusion de myosotis, 20 g de sommités fleuries séchées pour 1 litre d’eau bouillante; 3 tasses par jour.

     

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    Infusion de sarriette vivace, 30 g de plante séchée pour 1 litre d’eau bouillante ; 2 tasses par jour.

     

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    Poudre de fenugrec, 1 cuiller à café de poudre de semence mélangée à du miel ; 2 fois par jour.

     

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    Vin de benoîte : faire macérer 1 journée 30 g de rhizome frais dans 1 litre de vin doux naturel, filtrer ; un verre à liqueur avant les repas.

     

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    Vin de germandrée d’eau, 40 g de sommités fleuries dans 1 litre de vin bouillant, infuser 15 mn, passer, un verre à liqueur avant les repas.

     

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    Vin de sauge; faire macérer pendant 10 jours 100 g de feuilles séchées dans 1 litre de bon vin rouge, filtrer; boire un verre à liqueur après les repas.

     

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    Vin de romarin et de sauge : dans 1 pot de grès, mettre 20 g de feuilles de romarin et 20 g de feuilles de sauge, verser 1 litre de vin rouge et une cuiller à soupe de miel, chauffer au bain-marié 30 mn, laisser reposer et refroidir, filtrer; un verre à liqueur avant le repas.

     

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    Gelée riche en vitamine C de fruits d’argousier : cueillir les argouses juste mûres, cuire 20 mn à feu doux dans un peu d’eau, écraser, tamiser ou centrifuger, ajouter son poids de sucre, faire recuire en tournant 30 mn, mettre en pots, couvrir.

     

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    Gelée de fruits d’églantier: cueillir les fruits très mûrs, cuire à feu doux juste couverts d’eau pendant 30 mn, écraser, tamiser ou centrifuger, ajouter un poids égal de sucre et un jus de citron, faire recuire en tournant 30 mn, mettre en pot, couvrir.

     

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    Gelée de fruits d’ épine-vinette, égrener les fruits très mûrs, les recouvrir d’eau, les faire bouillir 20 mn, tamiser ou centrifuger, ajouter un poids égal de sucre, faire recuire en remuant jusqu’à ébullition, écraser, mettre en pots, couvrir.

     

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    Assaisonner les plats avec : du basilic, de l’estragon Faire une cure de salade : de chicorée sauvage, de pissenlit (avec les boutons) Manger des oignons hachés crus ou ayant macéré 1 h dans un peu d’huile d’olive. Manger crus : des carottes, du chou, du raifort, des tomates bien mûres, des abricots, des amandes, des figues, des fraises, des framboises, des noix, des pommes, du raisin.

     

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    Manger cuits: de l’avoine, de la betterave rouge, du blé, du céleri, des châtaignes, des lentilles, de la roquette, des salsifis des prés, du sarrasin, du soja.

     

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    Boire du jus de citron étendu de son poids d’eau.

     

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    Bains fortifiants : de marjolaine, de romarin, de sarriette vivace, de sauge, de serpolet, de thym.

     

     

     

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    LE KARKADE

    Posté par eurekasophie le 28 janvier 2009

    LE KARKADE

    Pour vos poumons et vos artères

    En Egypte et dans d’autres pays chauds, ceux qui préfèrent limiter le café ou le thé boivent du karkadé toute la journée. C’est une boisson douce, agréable, fruitée et rafraîchissante. En hiver, sous nos latitudes frisquettes, cette jolie tisane a bien d’autres atouts.

    hibiscus12.jpg

    De nombreuses vatiétés d’hibiscus existent un peu partout dans le monde, mais c’est la fleur d’hibiscus sabdariffa qu’on utilise pour la tisane, appelée aussi karkadé, thé rose, thé fleuri ou bissap. Sans doute originaire de l’Angola, l’hibiscus fait partie de la famille des malvacées. C’est un arbuste aux multiples branches qui peut atteindre 5 mètres de haut. Aujourd’hui, l’hibiscus est cultivé dans la plupart des pays tropicaux ou subtropicaux, principalement au Soudan, en Egypte, en Thaïlande, en Chine, aux Antilles et au Mexique. Les fleurs, souvent rouge sombre, ressemblent à celles de sa cousine la rose trémière. Elles ont la particularité de ne durer qu’une journée. L’arbre, très prolifique, reste cependant fleuri en permanence. Le calice est soudé jusqu’en son milieu, puis se divise en 5 sépales. Les feuilles sont grandes, isolées, ovales et lancéolées.

    Composition et propriétés

    Les études phyto-chimiques ont montré la présence d’acides organiques, d’anthocyanosides, responsables de la couleur rouge de l’infusion, de flavonoïdes, de mucilages, de pectines, et d’une huile essentielle (eugénol). Ces composants expliquent l’action anti-inflammatoire, adoucissante, anti-asthénique et légèrement laxative de l’hibiscus. Plusieurs études cliniques ont confirmé la réputation de l’hibiscus pour lutter contre la fatigue, les problèmes ORL ou respiratoires, les spasmes gastro-intestinaux et la constipation. La tisane d’hibiscus est aussi un excellent diurétique. Pour soulager ou espacer les crises, les malades de Crohn peuvent essayer les tisanes d’hibiscus qui sont à la fois un antispasmodique intestinal, un stimulateur de l’appétit, un anti-inflammatoire léger et un régulateur du transit intestinal. En externe, les compresses imbibées d’infusion réduisent les oedèmes, les eczémas suintants et les dermatoses.

    Et aussi contre l’hypertension

    Une première étude menée en Iran a mis en évidence une baisse significative de la tension artérielle après 15 jours de tisane de karkadé. Plus récemment, une équipe de nutritionnistes de la Tufts University de Boston a montré que 3 tasses de tisane d’hibiscus par jour améliorent rapidement la tension artérielle: les personnes, qui ont pris durant 6 semaines de la tisane d’hibiscus, ont pu constater une réduction en moyenne de 7 de leur valeur systolique (premier chiffre). Or, d’autres travaux scientifiques, publiés depuis 2002, démontrent qu’avec une réduction de 3 de la valeur systolique, on réduisait le risque relatif de décès par attaque cérébrale de 8 % , celui de mortalité par maladie coronarienne de 5 % et la mortalité globale de 4 % . Alors, si vous êtes hypertendu ou cardiaque, pas d’hésitation, buvez du karkadé !!!

    Toutes les indications par ordre alphabétique

    • Allergies cutanées

    • Constipation

    • Crohn

    • Eczéma

    • Hypertension

    • Infections urinaires

    • Libido

    • Manque d’appétit

    • Spasmes digestifs

    • Spasmes utérins

    • Spasmophilie

    • Troubles circulatoires.

    Où? Quand ? Combien ? Comment ?

    • Infusion: on trouve de la fleur d’hibiscus dans la plupart des pharmacies et magasins de produits naturels. On en fait des tisanes :

    bouton0055.gif15 à 20 g par litre d’eau frémissante ( juste avant l’ébullition) , à boire toute la journée ou le soir. Le breuvage, au goût légèrement acidulé de cerise, est aussi utilisé pour colorer les confiseries, les pâtisseries ou bien s’ajoute aux courts-bouillons de poisson ou de viande.

    • Gélules: suivre les indications du fabriquant.
    • En externe: compresse d’infusion concentrée à appliquer sur les abcès, les oedèmes, les problèmes de peau ou les eczémas suintants.

    En association

    L’hibiscus parfume agréablement la plupart des tisanes, notamment celles qui sont un peu fades. Ses principes actifs potentialisent l’efficacité d’autres plantes médicinales.

    • Sommeil: passiflore, houblon, valériane
    • Palpitations: aubépine
    • Hypertension: feuilles d’olivier, sureau
    • Stress: millepertuis
    • Toux, angine: mauve, plantain, marrube
    • Fatigue: quinquina, églantier, romarin
    • Constipation: plantain, bourdaine (à ne pas utiliser de façon prolongée)
    • Spasmes digestifs: églantier, boldo, angélique
    • Circulation: vigne rouge, cassis, hamamélis.

    L’hibiscus se retrouve dans de nombreuses tisanes en mélange ou préparations pharmaceutiques contre la toux. Dans la pharmacopée, ce n’est certes pas une plante majeure mais ses propriétés, sa douceur et sa totale absence d’effets indésirables en font une tisane à boire tout au long de la journée. Une façon agréable de boire beaucoup et, dans un même temps, de diminuer sa consommation de café.

    Publié dans SANTE AU QUOTIDIEN | 4 Commentaires »

    ARNICA

    Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

    arnica5.jpgLa foule des noms vulgaires de cette grande »  marguerite » jaune orangé des montagnes, aux feuilles toutes disposées en rosette à base (sauf deux, opposées, au beau milieu de la tige), est à elle seule assez éloquente. On l’appelle arnique, doronic des Vosges ou d’Allemagne, bétoine des montagnes ou des Vosges, herbe aux pécheurs, tabac des Savoards (ou des Capucins, ou des Vosgs ou des Alpes), quinquina des pauvres, souci des montagnes ( ou des Vosges ou des Alpes), herbe à éternuer et, par-dessus tout, panacée des chutes. Ses propriétés sont nombreuses: l’arnica stimule aussi bien le sstème nerveux que les appareils digestif, respiratoire et circulatoire. L’espèce est apéritive et diurétique, purgative et propre à combattre la fièvre; elle débarrasse les bronches des glaires qui les encombrent; elle favorise le bon fonctionnement des règles; elle est dotée d’une incontestable action contre la goutte et la dysenterie;

    Mais l’arnica –la panacée des chutes–, est le remède universel des chocs et des chutes: en applications externes, l’espèce reconstitue les tissus et fait disparaître mieux que tout autre médicament les amas de sang (parfois de pus) qui accompagnent ecchymoses, contusions, foulures et entorses. Il lui arrive de faire des merveilles dans des cas d’acné rebelle à tout traitement.

    arnica4.jpg

    Récolte

    L’arnica ne se trouve pas dans les prairies de montagne, en terrain acide; elle fleurit de juin à août. Cueillez-en les » fleurs » (pour botanistes, il s’agit de capitules, c’est-à-dire de groupes de fleurs) avant l’épanouissement, mais n’oubliez pas d’en ramasser soigneusement les feuilles, et d’en arracher quelques racines. Toute la plante sèche admirablement bien et se conserve de longs mois à l’ombre.

    Préparation et emploi

    En usage interne, il faut employer l’arnica avec de grandes précautions, car elle peut provoquer des étourdissements, des tremblements et des secousses nerveuses.

    Infusions et décoctions

    * de fleurs : ne dépassez pas 10 pincées de fleurs fraîches par litre d’eau; 5 sont suffisantes. Les fleurs sèches sont moins actives: allez jusqu’à 15 pincées. Filtrez soigneusement votre préparation, de façon qu’il n’y reste aucune des aigrettes de la plante, ce qui irriterait la gorge du buveur. ( Une petite tasse par jour, comme stimulant, diurétique, apéritif et contre la fièvre.)

    * de feuilles: ne dépassez pas 15 pincées d feuilles sèches par litre d’eau. ( une tasse par jour).

    * de racines: ne dépassez pas 5 pincées de racines hachées par litre d’eau. (une tasse par jour).

    Teinture de fleurs sèches

    ( Contre la toux, la coqueluche, la pneumonie, l’angine de poitrine): faites macérer pendant deux semaines 10 pincées de fleurs sèches dans un verre d’alcool à 90 °; n’employez pas autrement cette teinture qu’en gouttes dans une tisane douce. ( Une goutte le premier jour, 2 le second, et ainside suite jusqu’à 7, avant de revenir progressivement à 1.)

    Teinture diluée

    Pour usage externe (traumatismes, bleus, coups, blessures, etc.): préparez la teinture de la même façon que précédemment, puis délayez-la dans au moins trois fois (mais mieux vaut dix fois) son volume d’eau. Vous pouvez préparer vos teintures avec la plante entière : mêmes proportions– et mêmes précautions.

    Publié dans "A**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

     

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