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BETTE MARITIME

Posté par eurekasophie le 2 août 2009

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Bette maritime

( Beta maritima )

( Chénopodiacées )

Synonyme(s) : Betterave sauvage

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Étymologie :


Les Romains lui auraient donné le nom de Béta par analogie à la lettre grecque de la forme prise par la tige inclinée de la plante chargée de graines

Historique :


Les premières traces archéologiques semblent prouver que les Celtes l’avaient domestiquée 2000 ans avant JC. On retrouve sa trace chez les Grecs, les feuilles de Blette figurant parmi les offrandes du sanctuaire de Delphes. La plante est commune, on trouve sa description chez Pline, Dioscoride, Celse, Apicius .Ils citent également ses formes cultivées déjà nombreuses. La blette figure sur la liste des herbes du potager de l’empereur Auguste.
Charlemagne en prescrit la culture, avec quelques dizaines d’autres légumes, dans les fermes de l’empire en 812 par le capitulaire De villis. Elle deviendra vraiment populaire au haut Moyen Age en prenant au fil du temps un grand nombre d’appellations régionales différentes…
La betterave aurait été sélectionnée en Allemagne au XVème siècle, puis introduite en Toscane au début du XVIème avant de passer en France. C’est à partir de là que les 3 formes de betteraves seront développées : potagère, sucrière, fourragère.
La betterave sucrière prendra son essor au moment des guerres napoléoniennes alors que le blocus interdisait au sucre de canne provenant des Antilles d’atteindre la métropole

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Propriétés :

Médicinales :
Émolliente, rafraîchissante, laxative.

Diététique :

elle est riche en vitamine A et C et en éléments minéraux (Potassium, Magnésium, Calcium, Soufre, Fer). Riche en Nitrates le recours aux engrais azotés devra être prudent.

Contient également : saponine ,bétaïne ,asparagine ,raphanol et un glycuramide.

Utilisation :

Phytothérapie :
les indications sont la constipation et l’inflammation des voies urinaires. En utilisation externe, les feuilles écrasées en cataplasme sont utilisées pour soigner les croûtes de lait et les dartres.

Alimentaire :
son utilisation est fréquente dans de nombreuses recettes par l’utilisation des feuilles et des côtes dans le cas de la bette. Dans la betterave potagère c’est essentiellement la racine qui est consommée bien que les feuilles soient comestibles. Le jus de betterave est conseillé en cure d’un mois à raison d’un verre tous les matins pour ses apports en vitamines et sels minéraux.
Il est préférable de consommer leurs cardes que le limbes des feuilles

Décorative :
des formes décoratives de la plante ont été développées aux feuilles très colorés (vertes, rouges, orangées) destinées à l’ornementation des jardins.

Toxicité :
Attention elles contiennent aussi des oxalates. L’utilisation journalière et prolongée risque de provoquer des calculs urinaires.

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CARLINE

Posté par eurekasophie le 27 juin 2009

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Les carlines, plantes voisines des chardons, sont sans doute les plus belles Composées tubuliflores françaises. Les deux espèces dont il

Carline
à feuilles d’acanthe
 Carlina acanthifolia
Carlina acanthifolia
Classification classique
Règne Plantae
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Carlina
Nom binominal
Carlina acanthifolia
All., 1773
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

est traité ici, souvent sans tige, dont la fleur énorme s’ouvre sur le sol au milieu d’une rosette de feuilles piquantes, sont aujourd’hui vendues fort cher chez le fleuriste ou, sous un globe de verre redevenu à la mode, dans la boutique du marchand de cadeaux. C’est un grand honneur pour des fleurs que les paysans pauvres des Causses consommaient en guise d’artichauts, voici quelques décennies. Sans être rares, les grandes carlines n’habitent que les régions sèches et arides des montagnes du Sud et de l’Est de la France. La carline acaule atteint les Vosges, la carline à feuilles d’acanthe, la Savoie et le Plateau central. . Elles préfèrent les sols calcaires ensoleillés. Il est inutile d’être un botaniste distingué pour reconnaître les carlines : sur la pente herbeuse et pauvre que nous descendons vers une improbable source, par une fin d’été encore brûlante, nous oublions vite la soif et la fatigue si nos pas viennent à rencontrer une constellation de carlines épanouies sur les cailloux. Toute la plante est fleur; à quoi servirait l’aide insignifiante d’une tige quand on s’est agrandi à la dimension même de l’astre vénéré? Sur la colline sèche, les carlines sont les yeux purs de la vie végétale, si avides de soleil qu’ils en ont pris la forme, rejetant autour d’eux, sous forme de feuilles vulnérantes, le terrestre (diraient les alchimistes) de leur condition mortelle. La plus belle est la carline à feuilles d’acanthe; son capitule atteint parfois 15 cm de diamètre et s’épanouit toujours au ras du sol. Les feuilles sont velues-aranéeuses, au moins en dessous, largement découpées et bordées d’épines. Des bractées jaune pâle, luisantes, rayonnent autour du capitule.
La carline acaule a des feuilles glabres ou presque, plus finement découpées, des capitules moins larges, entourés de bractées argentées, fréquemment portés par une tige haute de 20 à 40 cm (malgré son nom qui signifie « sans queue »). Ces capitules ont la propriété de se fermer à l’humidité et de s’ouvrir à la sécheresse; ils peuvent donc, comme les pommes de pin, servir de baromètres.
Les deux grandes carlines fleurissent tout l’été. La fin de la floraison (août-septembre) est le meilleur moment pour cueillir les capitules destinés à un usage décoratif. C’est plutôt la carline acaule qu’on récoltait pour remploi médicinal.
La carline vulgaire (Carùna vulgarls L.), très commune dans les friches et les prés secs, jamais acaule, dont les tiges portent un ou plusieurs capitules larges au plus de 4 cm (à bractées intérieures jaunes et rayonnantes, très aiguës), possède les mêmes propriétés médicinales que ses deux grandes sœurs.

EMPLOI MÉDICINAL
La carline, dont on emploie la racine (de saveur amère) très longue, récoltée à l’automne et séchée à l’étuve ou au soleil, est tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative. Sa décoction à 3 % (bouillir 10 mn )
3 tasses par jour) combat le manque d’appétit, l’atonie digestive, et peut faire évoluer favorablement les dermatoses: eczéma, acné, urticaire. Dans la grippe, prendre 3 à 4 petits verres par jour du vin suivant : 50 g de racine finement broyée pour 1 litre de vin blanc chaud ; laisser 24 h à la tiédeur; passer. Ce vin peut servir, à l’extérieur, à nettoyer les plaies et les ulcères.
La rareté des carlines incite à leur préférer des succédanés, qui sont nombreux: bardane, chicorée, pissenlit, etc.

USAGE ALIMENTAIRE ET DÉCORATIF
Les carlines, proches parentes de l’artichaut, peuvent être consommées comme lui. On récolte les capitules avant maturité et on les fait bouillir à l’eau salée après avoir ôté les plus longues feuilles. Leur réceptacle charnu est excellent, surtout celui de la carline à feuilles d’acanthe; l’autre espèce est plus amère. Les paysans pauvres des Causses cévenols mangeaient autrefois communément la première et faisaient même sécher ses capitules pour l’hiver. Quelques gourmets allaient jusqu’à confire les « cœurs de carlines » au miel ou au sucre. Fraîche ou sèche, la plante pulvérisée peut servir à cailler le lait.
Si vous voulez aussi goûter à « l’artichaut sauvage » (dit encore « loque », « chardousse », « chardonnette »), rappelez-vous qu’il s’agit de plantes peu communes, déjà menacées par la vogue du bouquet sec et qui se raréfient par endroits de façon inquiétante. Leur cueillette est d’ailleurs interdite dans certains départements, protection d’autant plus justifiée que la culture de ces plantes est pratiquement impossible, même dans leur milieu préféré. Puissent les montagnes du Sud héberger toujours la grande carline à feuilles d’acanthe, la plus menacée, ce soleil des herbes que les anciens paysans clouaient sur la porte des granges où, parfois encore, il darde son œil lumineux, terreur des créatures de l’ombre et des forces néfastes.

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ANETH ODORANT

Posté par eurekasophie le 10 juin 2009

 

 

Fiche technique de l’Aneth odorant

Aneth odorant
 Anethum graveolens
Anethum graveolens
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Apiales
Famille Apiaceae
Genre Anethum
Nom binominal
Anethum graveolens

Nom latin : Anethum graveolens

Noms usuels : Fenouil bâtard, Fenouil puant.

Famille : Ombellifères

 

Originaire de l’Asie occidentale, l’aneth s’est parfois ensauvagé dans le Sud de la France à la suite d’anciennes cultures. Il y est rare. On le sème encore ici et là dans les jardins. Très proche du fenouil, il en a les fleurs jaunâtres et les feuilles filiformes. Il s’en distingue cependant par sa couleur bleutée, son odeur forte, peu agréable (d’où les noms de fenoua puant, fenouil bâtard), et par ses fruits (« graines ») aplatis et bordés d’une marge presque ailée. On utilise les fruits que l’on récolte à la maturité des ombelles.

RÉCOLTE
Quand les fruits sont bruns et que ceux du centre de l’ombelle principale se détachent facilement, on coupe les ombelles aux ciseaux. On les-laisse pendant trois jours à l’air, sous abri, puis on les bat sur une toile ; on trie ensuite en vannant et en tamisant et, avant de conserver les fruits dans des boîtes ou des sacs hermétiques, on les fait bien sécher, étalés en couche mince.

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
L’aneth partage avec les autres Ombellifères aromatiques, anis vert, carvi, cumin, fenouil, des vertus stimulantes, stomachiques et carminatives qui le recommandent dans l’atonie digestive, les flatuosités, les digestions difficiles, etc. On le prend sous la forme d’une excellente infusion parfumée (5 à 8 g de semences par litre d’eau bouillante), infusion efficace en particulier dans le hoquet et les vomissements nerveux. Il peut s’utiliser, associé au fenouil et au cumin, comme galactogène.

USAGES DIVERS
L’aneth était déjà un aromate chez les Romains qui le prisaient fort .. Ils lui attribuaient le pouvoir d’accroître l’énergie physique, et les gladiateurs en consommaient avec » tous leurs aliments. Sa. feuilles hachées et ses semences pulvérisées (au moulin à poivre) parfument agréablement les salades. Il s’emploie comme le fenouil dans la sauce des poissons et comme l’estragon pour parfumer le-vinaigre. –En corse les confitures et entre dans la composition de beaucoup de liqueurs digestives.

Voici la vieille recette d’un « rataâa de six graines », très propre « pour l’estomac, pour la colique, pour les indigestions et les vents » :
« Il faut six pintes de- bonne eau-de-vie (une pinte = un litre environ ; nos ancêtres ne craignaient pas les fortes doses de les mettre dans-des bouteilles de verre, et mettre dans chaque pinte,-une demi-once (15 g) de chacune des graines Ci-dessous, à savoir, de .la graine d’aneth, de la graine-de fenouil, de celle de coriandre, de celle de chervis, de celle de carotte, et d’anis de Florence, Illes faut bien-éplucher et les concasser ;. puis les jeter dans des bouteilles où sera votre eau-de-vie, – et les mettre infuser au soleil durant trois semaines, ou plus si l’on veut, les remuant tous les jours trois ou quatre fois; on peut aussi faire infuser sans les mettre au soleil, y-employant un peu plus de temps,comme un mois ou six semaines. Après cette infusion il faut passer votre ratafia dans un blanchet ou chausse, qui n’ait encore servi qu’à cela ;et l’ayant passé vous ajouterez une demi-livre (- une demi-livre actuelle) de bon sucre candi sur chaque pinte que vous ferez fondre avec un peu d’eau en manière de sirop, et après vous le mettrez dans vos: bouteilles et les boucherez soigneusement. On en peut boire après les repas deux cuillerées, ou à jeun si l’on veut.« 

CULTURE
Comme on ne rencontre que très rarement l’aneth, à l’état subspontané, dans les lieux incultes proches des jardins, il est nécessaire de le cultiver. Les graines de cette plante annuelle doivent être semées sitôt qu’elles sont récoltées, sinon elles lèvent mal. L’aneth demande une terre bien meuble et une bonne exposition ; hormis des binages, il n’exige aucune façon culturale particu­lière. C’est une plante digne de tous les jardins d’herbes. Les bonnes maisons d’horticulture en fournissent la graine.

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SCABIEUSE

Posté par eurekasophie le 3 mai 2009

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Qui ne connaît pas cette jolie petite fleur qui parsème les chemins et colore de sa teinte bleutée les herbes folles …

Fiche technique de la Scabieuse

Nom latin : Succisa praemorsa

Noms usuels : Herbe de St Joseph, Tête-de-loup, Scabieuse des bois, Mors-du-Diable

Famille : Dipsacacées

Le nom de la Scabieuse vient du latin « scabies » qui signifie « gale », ce qui s’explique car c’est une plante qui possède des vertus médicinales pour les maladies de peau.

La plante n’était pas connue dans l’Antiquité mais sa renommée s’installa à la Renaissance car toute ses parties étaient considérées comme utiles. De nos jours, la Scabieuse est employée en phytothérapie et en homéopathie.

La Scabieuse est une plante vivace qui peut mesurer jusqu’à 1.25 m de haut. La tige est glabre ou pubescente. Les feuilles opposées sont en ovale allongé avec une pointe bien marquée. Les fleurs sont bleues avec une nuance de violet et s’épanouissent du mois de Juillet jusqu’en Octobre. Le rhizome est brunâtre et tronqué près du collet.

L’odeur de cette plante est agréable mais elle n’a pas de goût.

La Scabieuse est constituée d’amidon, de sels minéraux, de tanin, de saponoside.

 

En phytothérapie, les parties utilisées sont les feuilles, les racines séchées, le capitule et le suc frais.

On la trouve en Europe jusqu’à 2000 m d’altitude. Elle apprécie les endroits humides

 PROPRIÉTÉS DE LA SCABIEUSE

Expectorant, stomachique, vulnéraire, tonique, sudorifique, dépuratif, astringent, digestif

UTILISATIONS DE LA SCABIEUSE

Asthme, bronchite, dartre, prurit, aphte

Utile contre les affections des bronches, la trachéite et autres toux persistantes, elle facilite la salivation. Elle se prépare en décoction pendant 2 minutes, en mettant une cuillerée à soupe de feuilles par tasse. Prenez en une tasse à jeun et une le soir.  

 

 

 

 

 

 


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ORIGAN

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

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Comment lire une taxobox Origan
Origanum vulgare
Origanum vulgare
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre Origanum
Nom binominal
Origanum vulgare

L’origan (Origanum vulgare), famille des lamiaceae, dit aussi marjolaine sauvage.
Noms communs : marjolaine, marjolaine sauvage, à coquilles, bâtarde; origan vulgaire, origan de Crète, grand origan; dictame, thym de berger, thé rouge.

Noms scientifiques :
Origanum vulgare, Origanum vulgare subsp. hirtum, Origanum majorana (synonyme Majorana hortensis).
Famille :
labiées (synonyme : lamiacées).

PRESENTATION

Cousin sauvage de la marjolaine, l’origan est originaire du bassin méditerranéen et d’Asie Centrale. De la famille des labiacées, cette plante vivace et mellifère (butinée par les abeilles qui en produisent du miel) pousse spontanément sur les versants ensoleillés et pierreux des montagnes d’Europe. L’origanum vulgare aime aussi les sols calcaires et les bordures de routes, qu’elle embellit de ses jolies fleurs rose pâle à rouges.

En Égypte et en Inde, on la considérait comme une plante sacrée. Grecs et Romains lui attribuaient, eux, des vertus aphrodisiaques : c’était ainsi la plante du bonheur et de l’amour que l’on offrait aux jeunes mariés. C’est aussi dans l’Antiquité que ses propriétés médicinales ont été découvertes, et, au Moyen Âge, son infusion était fréquemment préconisée.

A l’extrémité de ses tiges rouges et velues, qui portent de petites feuilles ovales, les fleurs sont regroupées en inflorescence. De petites bractées ovales autour de ces bouquets les soulignent d’une jolie couleur pourpre.
L’origan est avant tout une très belle plante, ainsi que le souligne son étymologie grecque : « oros » et « ganos » que l’on peut traduire par « parure des montagnes ».
Il en existe une trentaine de variétés, qui poussent partout en Europe. Il est récolté pendant l’été, entre juillet et septembre.

UN PEU D’HISTOIRE

Depuis l’Antiquité, on emploie l’origan en infusion, en décoction voire en cataplasme pour soigner de nombreux maux de la vie quotidienne. Ainsi, on reconnaît à l’origan un pouvoir antalgique. Cette action anti-douleur s’associe à ses vertus antiseptiques et antispasmodiques. Il est donc incroyablement efficace en cataplasme pour assainir des plaies et des morsures, ou pour soulager des muscles contractés. C’est d’ailleurs ainsi que les Grecs ont commencé à l’utiliser.

En outre, il a une action stimulante sur les fonctions digestives et biliaires. Boire son infusion permet alors d’éviter les désagréments d’un repas trop copieux ou tout simplement d’une digestibilité fragile.

Enfin, l’origan, tonique à souhait, est un véritable coup de fouet contre les maux de l’hiver. Expectorant et antitussif, il est l’allié des enrhumés et des personnes sujettent à des bronchiques chroniques. On constate même une action bénéfique sur l’asthme.

L’huile essentielle dont l’origan regorge, est très utilisée, quant à elle, en aromathérapie, pour ses vertus antibactériennes et anti-parasitaires, notamment. En diffusion ou en friction (diluée à de l’huile végétale dans ce cas, car très irritantes pour la peau), elle procure un soulagement immédiat.

DEGUSTATION

Choisissez-le avec des fleurs pas complètement épanouies. Procédez à la cueillette de préférence le matin d’une journée ensoleillée, car les huiles essentielles qui lui procure tout son arôme s’évaporent au fil des heures.

Conservez-le en bouquet, les tiges protégées par du papier absorbant, à l’intérieur d’un sachet en plastique, dans le bac à légumes du réfrigérateur. Ainsi, il conserve sa saveur pendant au moins une semaine. L’origan frais se garde également très bien au congélateur. Lavé, séché et mis dans un sachet en plastique, il suffit simplement d’en casser un morceau pour l’utiliser à l’envie.
Vous pouvez enfin aussi le faire sécher dans une pièce sombre et aérée. Suspendu en bouquet, à une température moyenne de 25°C, votre origan sera prêt en une quinzaine de jours.

Consommez-le en froissant ses fleurs qui dégagent beaucoup plus d’arômes et de goût que les feuilles. Il accompagne à merveille tous les plats d’origine méditerranéenne, à base de tomates, de fromage frais comme la mozzarella, d’huile d’olive… Il est indispensable à la fameuse pizza napolitaine, tout autant qu’à la pissaladière provençale. Il relève parfaitement les olives noires des apéritifs ensoleillés et il excelle sur les grillades, notamment les côtelettes d’agneau.
On l’utilise aussi en charcuterie, pour parfumer les saucisses ou les farces.

L’origan permet également d’aromatiser l’huile d’olive. Une branche glissée dans la bouteille développera tout son parfum au fil des jours, tout en apportant une touche décorative. Pensez, pour finir, à en parfumer votre vinaigre : versez-le tiédi sur les herbes lavées et séchées dans un bocal. Exposez celui-ci, fermé, au soleil et remuez-le tous les jours pendant deux semaines. Filtrez et transvasez dans une jolie bouteille en ajoutant une branche à l’intérieur… c’est prêt !

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L’ail: beau , bon …et utile !

Posté par eurekasophie le 15 février 2009

ail.gifail.gifJe viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas parlé de l’ail dans mon « répertoire des plantes les moins usitées » …c’est peut-être tout simplement parce que je soupçonne que cette plante fait partie de votre cuisine, au même titre que le sel ou bien l’huile..

C’est une plante qui à mes yeux est synonyme de vitalité et je suis sûre que vous n’en connaissez pas toutes les vertus,même si vous en consommez régulièrement, ce dont je vous félicite .

l’ail: beau , bon …et utile !

Je ne suis pas superstitieuse, mais l’ail a sa réputation, il faut la conserver , ne serait-ce que pour le folklore .
Cet aliment auquel on prête mille vertus a été mis à toutes les sauces. Il protégerait du mauvais oeil, des serpents, des malheurs, des vampires……..

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 et permettrait de guérir bien des maux, comme la fièvre, les insomnies, les verrues ou les hémorragies. Et quand la science vient confirmer ses vertus médicinales avec ses effets positifs sur l’appareil digestif et le système cardio-vasculaire, on peut parler de l’ail comme d’un remède par excellence de tous nos petits bobos, du corps et de l’âme. Grecs et Romains l’utilisaient pour combattre ou pratiquer un sport. En Babylonie, il était censé chasser les mauvais esprits. Les Egyptiens le pendaient au cou des enfants pour purger leurs intestins. 

Je développe

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Comment lire une taxoboxAllium sativum
Deux têtes et une gousse d'ailainsi qu'une autre découpée en morceaux
Deux têtes et une gousse d’ail
ainsi qu’une autre découpée en morceaux
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Liliales
Famille Liliaceae
Genre Allium
Nom binominal
Allium sativum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asparagales
Famille Alliaceae

D’hier.

L’ail est une panacée reconnue depuis l’antiquité. Sa renommée a défiée les temps, l’évolution de la médecine. Elle est à la fois curative et préventive. En effet, riche en éléments soufrés, iode, silice, ajoène, etc. l’ail contient aussi de l’allicine qui stimule la circulation sanguine et tue les bactéries. I1 est riche en acides animiques, germanium, calcium, cuivre, zinc, potassium, magnésium, sélénium, zinc, vitamines A, B 1 et C, des acides gras essentiels (Vitamine F) et des douzaines de composés antioxydants qui le rend indispensable dans la cuisine de tous les jours.

Au temps de Pline l’Ancien (23-79 av. J.C.) il existait même trois aires de grande culture car ses propriétés sont incontestables, affirme-t-il dans son traité d’histoire naturelle. « L’ail a des propriétés puissantes et peut devenir d’un grand appui contre les changements d’eau et de résidence . C’est un antidote contre les piqûres de musaraignes, les morsures de chiens et de serpents. I1 neutralise les effets nocifs de certaines plantes vénéneuses ». Pline le recommande pour le traitement de l’asthme, la suppression de la toux, et contre les parasites intestinaux. C’est un remède efficace et sans contre effet pour soulager les maux de dents en décoction, placé directement sur la dent malade ou macéré dans le vinaigre. Lorsque mélangé à de la coriandre fraîche dans un verre de vin, l’ail se comporte comme un aphrodisiaque. Mais, dit-il, il faut se méfier car l’ail ingurgité à 1′ excès provoque des brûlements d’estomac, des flatulences et porte l’homme à boire.

En Chine, l’ail est appelé Da-suan. On le retrouve pour la première fois dans le livre Notes diverses des physiciens célèbres, publié sous le règne de la Dynastie du Nord et de la Dynastie du Sud 510 ans av. J.-C.

Durant les Grandes épidémies du Moyen-Âge, les médecins se protégeaient contre toute maladie infectieuse en portant un masque avec un long nez de cuir badigeonné d’ un mélange à base d’ail et d’herbes aromatiques.

Dans les campagnes québécoises, et jusqu’à peu de temps encore, l’ail avait toutes les vertus. Après avoir fait le train (tiré les vaches), le cultivateur revenait à la ferme pour un copieux petit déjeûner arrosé d’un petit verre de whisky dans lequel on avait fait tremper des gousses d’ail. Puant mais revigoré, il était prêt à attaquer sa journée.

À l’automne, il suffisait de boire une seule fois un verre de lait chaud qui avait mijoté pendant 30 min. avec des gousses d’ail pour immuniser le système contre les rigueurs de l’hiver. « Çà se sentait dans tout le voisinage à tel point qu’il suffisait qu’une bonne ménagère décide de préparer son infusion pour que le village se mette à l’unisson ».



Vinaigre des quatre voleurs

Quatre voleurs célèbres purgeaient leur peine en travaillant au charnier. Condamnés à mort à plus ou moins brève échéance, ils échappèrent pourtant au terrible fléau de l’épidémie en découvrant une réserve de vinaigre de vin où avaient macéré des gousses d’ail, réserve qu’ils vidèrent pour se désaltérer entre deux cadavres.



Vieille recette contre les fièvres

 Efficace . mais pour trouver une place assise dans les transports en commun, génial!

  1. Piler au mortier:
    • 5 gousses d’ail
    • 5 racines de persil
    • une grosse pincée de gros sel
    • 1 c. à soupe de suie
  2. Appliquer cette pâte sur vos deux poignets;
  3. Recouvrir d’une gaze ou d’une toile et laisser agir pendant neuf jours.



A aujourd’hui . L’ail nettoie les boyaux
dicton des campagnes

Une caresse d’ail revigore,
un excès d’ail endort
Curnonsky

Antibiotique (Nature)

  • La médecine actuelle admet que l’ail est un antibiotique naturel qui peut jouer un rôle déterminant comme médecine préventive et comme agent thérapeutique.

Anti-inflammatoire (Nature)

L’allicine est un puissant anti-bactérie.

Anti-poison et répulsif contre les serpents (Nature / Jus)

    Durant les périodes de moissons, alors que les herbes sont hautes et que le serpent sommeille, les paysans romains consommaient à chaque repas une double ration d’ail pour se protéger contre une morsure mortelle. Les bergers des montagnes dans l’est de l’Europe avaient l’habitude de se frotter les mains avec des gousses d’ail avant d’aller traire leur troupeau pour éloigner les serpents. Au Québec, le dr Rainville, co-fondateur de l’ École de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe allait soigner les vaches et autres animaux chez les fermiers et il emportait toujours un petit flacon de jus d’ail pour s’en frotter les mains avant de toucher aux animaux malades. Par analogie, en Chine, la gousse d’ail est un talisman contre le poison. Les Arabes l’utilisent encore comme contre-poison ainsi que les habitants de plusieurs pays du Tiers Monde, surtout contre l’empoisonnement par le plomb.

Anthelmintique (Décoction)

    L’ail, en décoction (25 g dans 1 litre d’eau bouilli) combat les vers intestinaux . Dans le comté de Lancaster en Penn sylvanie , les Amish prônent les vertus de l’ail nature et continue à combattre les vers intestinaux tant chez l’homme que chez l’animal avec de simples caieux.

Anticancérigène (Nature)

    C’est dans le domaine du cancer que l’ail semble remporter ses plus grandes victoires. Selon plusieurs revues médicales (American Chinese Medecine, Science, Journal of Urology)l’ail peut réduire les tumeurs même malignes. L’ail augmente le taux de combativité du système immunitaire pour protéger notre système, notamment dans certains types de cancer comme celui du sein, de l’estomac, du côlon et de la peau. Le dr Benjamin Law, professeur au département de microbiologie de l’Université de Loma Linda, école de médecine de Californie, affirme que l’ail diminue la progression de champignons parasites – maladie qui est associée à de nombreuses victimes du SIDA. Sans entrer dans les détails, cette maladie se traduit par de la fièvre, des symptômes de pneumonie et des lésions cutanées et l’ail aide à détruire les cellules cancérigènes.

Augmente la longévité (Nature)

    Un sociologue américain de l’Institut national de géontologie a étudié, au siècle dernier, la courbe de mortalité chez les personnes de 65 ans et plus. I1 a remarqué un fait troublant sur plus de 8500 centenaires: ils étaient, pour la plupart, de grands consommateurs d’ail.

Antiseptique – Antibactéricide

    Ses propriétés bactéricides contre les infections bactériennes, fongiques et virales ont été reconnues (pour la première fois par Louis Pasteur en 1858. A cause de sa haute teneur en sulfure d’allyle, l’ail remplace de plus en plus les antibiotiques dans la médecine vétérinaire. L’ail, en infusion pour nettoyer la plaie, traite aussi les coupures, les brûlures et les blessures mineures.

Béchique (Nature)

Cardiovasculaire et Hypertensive (Nature)

    Les chercheurs ont récemment prouvé que l’ail contient de l’ajoène qui, tout comme l’aspirine, empêche la coagulation du sang et, de ce fait, apporte une meilleure fluiditée et protège le système contre les risques cardiovasculaires. I1 diminue la tension artérielle et le taux de cholestérol. Des études cliniques effectuées dans 15 pays ont démontré que l’ail pourrait freiner l’obstruction artérielle et même faire régresser ce processus selon le cardiologue Arun Bordia, du Tagore Medical College en Inde, proriétés attribuables à la présence d’antioxydants capables de neutraliser les agents responsables de la destruction artérielle. On lui attribue la capacité de réduire les plaques d’athéromes et à prévenir la formation de nouvelles lésions.

Carminative (Nature)

Combat la grippe, I’angine et la bronchite (Nature)

    Il régularise les sécrétions bronchites et antirhumatismales

Contre la diarrhée (Nature)

    Il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir la diarrhée en voyage’ Malheureusement, c’est un fait qui arrive très souvent dans certains pays du monde. Afin de combattre les bactéries contenues dans la nourriture et les conséquences désagréables qui s’en suivent, on n’a qu’à croquer un ou deux caieux d’ail avant le repas ou émincés natures sur les aliments. L’ail cuit n’a, dans ce cas, aucun effet bénéfique.

Dépurative (Nature)

Purifie le sang

Désinfectante (Cataplasme)

Digestive (Nature)

    Paradoxalement, même si l’ail est parfois indigeste, il active la sécrétion gastrique et stimule l’intestin.

Diurétique (Nature)

Diminue les infestions vaginales (Douche)

Diminue le taux de cholestérol (Nature)

    L’ail apporte des effets sur le taux de cholestérol sérique, propriété contenue dans l’allicine.
    L’allicine est formé de l’acide aminé « alliin » converti en allicine par une enzyme « alliinase » lorsque l’ail est coupé mastiqué et ingéré.

Expectorante (Vapeur)

Fortifiante (Nature)

    Reconnu depuis l’Antiquité, l’ail redonnait des forces aux plus démunis cf. la construction des pyramides. Chez les Grecs et les Romains, les militaires de carrière faisaient prendre de l’ail à leurs soldats avant l’attaque . pour en doubler l’impact! car l’ail est la plante privilégiée de Mars, le dieu de la guerre par laquelle il devient combatif et invincible. Cette force mystérieuse qu’on attribuait à l’ail a permis à Ulysse d’éviter que Circé le change en porc. En Provence, l’expression Vait’en manja d’aiet! Littéralement Pars en mangeant de l’ail! signifie en réalité: Pars et fais-toi soldat!. On n’a qu’à se rappeler la légende de la Toison d’Or où Médée enduit d’ail tout le corps de Jason afin qu’il détourne l’odorat de son père et évite les taureaux. C’était aussi les stéroides de l’époque, faciles à déceler chez tous les athlètes présents aux Jeux Olympiques.

Hypoglycémique (Nature)

    L’ail est indiqué pour les personnes souffrant de diabète à cause de ses propriétés hypoglycémiques: il réduit le taux de sucre dans le sang lorsqu’il est consommé de façon régulière. Attention: en contre-partie, ceux qui souffrent d’un faible de taux de sucre dans le sang doivent s’abstenir de consommer l’ail de façon régulière.

Hypotensive (Nature)

    L’iode et la silice contenus dans l’ail ont la propriété de dilater les capillaires, ce qui facilite la respiration et diminue les troubles respiratoires

Protège contre les maux d’oreille

Renforcit le système immunitaire

Sanguine

    Cf. propriétés cardiovasculaires

Stomachique (Nature)

Tonique (Nature)

Vermifuge (Nature)



 N.B.

SOPHIE a colligé pour votre information et votre divertissement ces informations qui sont tirées de la tradition populaire de nombreux pays, de la médecine préventive et de la médecine douce mais SOPHIE décline toute responsabilité quant à leurs usages et n’entend pas se substituer à la médecine conventionnelle. Attention! Les mères qui allaitent leur bébé ne doivent pas consommer une trop forte quantité d’ail durant cette période car l’ail peut modifier le goût du lait maternel et le bébé risque de ne pas être un grand amateur de cette épice qui a un peu trop de caractère



Recettes

Cataplasme

  1. Version 1: éplucher quelques caieux; les placer sur une gaze ou un coton stérélisé et les aplatir avec le plat d’un couteau à large lame pour en extraire le plus de jus possible ou utiliser un extracteur à jus. Déposer la gaze sur la partie infectée et maintenir une dizaine de minutes.
  2. Version 2: réduire quelques gousses d’ail en pommade et l’appliquer sur une peau irritée.



Douche vaginale

  1. Faire infuser 4 caieux d’ail émincés dans 3 t. d’eau bouillante pendant 30 minutes sur feu doux.
  2. Filtrer, laisser tiédir et utiliser comme n’importe quelle douche vaginale.



Vapeur

  1. jeter quelques gousses d’ail écrasées dans une casserole d’eau chaude;
  2. respirer cette vapeur pendant cinq minutes en n’oubliant pas de vous couvrir la tête avec une grande serviette de bain.

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LE CURCUMA

Posté par eurekasophie le 9 février 2009

Comment lire une taxobox Curcuma
Curcuma longa
Curcuma longa
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Ordre Zingiberales
Famille Zingiberaceae
Genre Curcuma
Nom binominal
Curcuma longa
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Zingiberales
Famille Zingiberaceae
Curcuma réunionnais en fleurCurcuma réunionnais en fleur

CURCUMA
ZEDOAIRE

CURCUMA LONGA
CURCUMA ZEDOARIA

ZINGIBERACEAE

Les plantes de la famille des zingiberaceae sont utilisées sur tous les continents, et principalement dans les régions tropico-équatoriales, pour leurs propriétés odoriférantes, culinaires (épices) et médicinales , qui sont partagées à des degrés divers par tous les genres.Les plus connus, Zingiber, Curcuma, Hydechium, proviennent de l’Eurasie mais sont cultivés ou subspontanés dans l’ensemble du monde de même pour des genres purement américains (Costus, Renealmia).
On citera aussi les genres Kaemferia, Alpinia, Ammomum, Boesenbergia.
Ce sont en général de grandes herbes sauvages, vivaces par un rhizome et préférant les lieux humides
On les cultive pour leur rhizome (curcuma, gingembre) ou comme plantes décoratives pour leurs épis floraux colorés et leurs grandes feuilles (rose de porcelaine, iris de Florence). En médecine traditionnelle on les utilise pour traiter de nombreuses affections:

  • comme « régulateurs » des troubles génitaux féminins: antiabortif, emménagogue(voir lexique), régulateur de la menstruation,
  • comme anti-inflammatoires, antipyrétiques(voir lexique), antirhumatismaux,
  • dans les affections broncho-pulmonaires: antiasthmatiques, antitussifs et expectorants (voir lexique),
  • enfin pour traiter des troubles digestifs variés: antiémétiques, antiulcéreux, antispasmodiques et antidyspeptiques(voir lexique).

.
Le CURCUMA fait l’objet de culture importantes aux Indes, au Sri Lanka, en Indonésie, en Chine mais aussi en Caraïbe et dans certaines îles du Pacifique.
Vivace par son rhizome, le curcuma a de grandes feuilles engainantes et un épi de fleurs jaunâtres avec des bractées teintées de rose ou de pourpre.
On récolte le rhizome après dessèchement des parties aériennes, il est séché, débarrassé de ses racines et téguments écailleux.
La cassure montre l’intérieur jaune à rouge-orangé d’odeur aromatique

COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

costus.jpg Riche en amidon (45 à 55%), le curcuma renferme 2 à 6% d’huile essentielle (voir lexique) et des colorants, les curcuminoïdes (jusqu’à 8%), dont le composé majoritaire est la curcumine (50 à 60%).L’huile essentielle du jus de rhizome est antiseptique, antimicrobienne et répulsive pour les insectes.
L’activité anti-inflammatoire de la curcumine est mal expliquée: inhibition de certains enzymes, action sur la synthèse des prostaglandines ou action directe sur les granulocytes. Elle est assez nette aussi bien sur l’inflammation aiguë que chronique.
La curcumine montre un activité anti ulcérogène sur l’estomac: protection contre l’ulcère par stress ou par toxique et aussi restauration de la muqueuse gastrique sur l’ulcère provoqué.
Enfin l’extrait hydroalcoolique de rhizome est un protecteur du parenchyme hépatique (toxicité induite par le tétrachlorure de carbone).
Certains auteurs pensent que l’activité anti-inflammatoire et antihépatotoxique est due à des propriétés antyoxydantes, antiradicaux libres (voir lexique).

 Le rhizome de curcuma en poudre est le constituant principal du « curry » alimentaire.
Frais, le rhizome exsude un jus réputé antiscorbutique, colorant en jaune les tissus (tissu de Madras) ou servant de peinture corporelle (mélangé à de l’huile de coco), enfin c’est un bon répulsif pour les moustiques.
 

curcumacarrecomp.jpg La curcumine (poudre de rhizome ou extrait hydroalcoolique) est un colorant alimentaire atoxique et particulièrement stable (chaleur et Ph).En Inde et en Chine on l’utilise comme anti-inflammatoire dans le traitement des rhumatismes.On peut penser que dans le « curry », le curcuma compense en partie les effets irritants sur la muqueuse digestive des autres composants (surtout le piment).Le curcuma entre dans la composition de nombreux phytomédicaments utilisés comme cholérétiques et cholagogues(voir lexique), dans les troubles dyspeptiques d’origine hépatique. On peut raisonnablement l’employer comme antiulcérogène et protecteur de la muqueuse gastrique.

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LE ROMARIN

Posté par eurekasophie le 16 novembre 2008

romarin2.jpgLe romarin (du latin rosmarinus : rosée de mer), Rosmarinus officinalis, famille des labiées, originaire de Méditerranée…

Appelé : Encensier, Herbe aux Couronnes, Rose-Marine.

Cet arbuste aromatique à petites feuilles en forme d’aiguilles persistantes d’un vert argenté et à fleurs bleues-violettes, d’une saveur piquante avec une forte odeur et un goût amer, est une espèce spontanée dans les régions méditerranéennes, sur les terrains calcaires. Il peut atteindre de 0,60m à 1,80m. Il est cultivé dans les jardins depuis l’Antiquité pour ses qualités aromatiques et médicinales. C’est une bonne plante mellifère : le miel de romarin est fort, de couleur ambrée et très parfumé.

A savoir :
Le romarin est utilisé en parfumerie depuis très longtemps; il entre dans la composition des parfums masculins et des eaux de Cologne. L’antique Eau de la Reine de Hongrie est un alcoolat qui pourrait dater du XIVe siècle et dont le romarin était l’un des principaux composants. Son nom vient de la reine Elisabeth de Hongrie qui, au 14e siècle, l’aurait utilisé durant toute sa longue vie. A l’âge de 78 ans, le roi de Pologne l’aurait demandée en mariage, ébloui par la fraîcheur de son teint …

Conservation, séchage …

Récolter le romarin par temps chaud, avant la floraison. Faire sécher à l’ombre dans une endroit aéré :
- Faire un bouquet en formant une boucle aux deux extrémités.
- Suspendre, la tête en bas, dans un lieu sec, aéré, sombre pendant deux ou trois semaines.
- Pour le protéger de la poussière,
couvrir d’un sac en papier que vous percez des trous. Pas de plastique !
- Quand les feuilles s’émiettent, qu’elles craquent sous les doigts, frotter le bouquet entre les mains en plaçant une feuille de
papier cuisson en-dessous.
- Verser dans un bocal aux parois opaques pour ralentir l’oxydation.

Pour fabriquer une poudre :
- Avec un
robot ou un mixeur, réduire en poudre.
-
Conserver dans des flacons de verre avec couvercle hermétique et à l’abri de la lumière.

Il est possible de faire sécher au-dessus d’un radiateur ou dans un four entrouvert réglé au minimum.

On peut aussi congeler la plante par petites quantités : laver, ranger dans de petits sacs plastiques étiquetés et placer au congélateur.

romarin4.jpg

Propriétés : antiseptique, astringeant, tonifiant, aromatique, cholagogue.
Le romarin apaise les nerfs, stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire, améliore les processus digestifs et combat les douleurs musculaires.

Usage interne :
Tisanes ou infusion : contre les indigestions et digestions difficiles, les grippes, pour combattre les affections du foie, le manque d’appétit, l’anémie. (faire infuser 1 cuillère à soupe de plante sèche ou fraîche dans 1 l d’eau bouillante).

Usage externe :
- Infusion que l’on utilise en compresses directement appliquées sur les parties du corps atteintes par des rhumatismes.
- Infusion utilisée en fumigation pour traiter les peaux grasses à tendance acnéique.
- Infusion utilisée en dernière eau de rinçage sur les cheveux gras et les cheveux à pellicules. Masser le cuir chevelu. Ne pas rincer.
- En bouquet (ou en infusion), dans le bain pour stimuler et tonifier.

- Huile pour le corps (macérat) : pour tonifier la peau du visage ou du corps. Faire macérer durant 15 jours quelques branches fraîches dans une petite bouteille d’huile de tournesol bio ou d’olive bio. Placer au soleil. Après 15 jours, filtrer et mettre en bouteille. Utilisable plusieurs années.

L’essence de romarin est obtenue par la distillation des branches, sans les sommités fleuries. Elle contient du bornéol, du cinéol (ou eucalyptol), du camphène et du pinène. A n’utiliser que sur les conseils d’un pharmacien ou d’un médecin naturopathe.

Parlons cuisine…

Utilisation
: pour les ragoûts, les
viandes, volailles, soupes, marinades, les poissons, les légumes cuits à l’eau, la ratatouille, les sauces au vin, le gibier, les grillades au barbecue, civets, farces. On en parfume même les flans, confitures et gelées, glaces, crèmes, coulis, papillotes.
Le romarin a la particularité de saler, il importe donc de bien veiller à
l’assaisonnement.

Huile
par macération : Remplir une bouteille en verre avec les herbes fraîches, recouvrir avec de l’huile au parfum neutre. Laissez macérer pendant deux semaines au moins. Filtrer et remettre en bouteille fermée.
Vinaigre : chauffez un vinaigre de vin ou de cidre et versez sur les feuilles légèrement écrasées.

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