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SOULAGER LA FATIGUE …..

Posté par eurekasophie le 15 septembre 2010

 

 

…………avec l’acupression

 

 

 

 

Acupression du visage 

 

 

 

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Schéma 1

 

 

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Schéma 2

 

 

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Schéma 3

1 ) Massez avec une pointe arrondie dans un mouvement de ponçage le point qui se trouve au centre de l’arête du nez, dans un petit creux. Ce point agit aussi bien en cas de fatigue physique que nerveuse. Attention, ne stimulez pas ce point si vous souffrez d’hypertension, car il fait monter la tension.

2 ) Massez doucement les points de part et d’autre de la ligne inférieure des lèvres, dans l’alignement vertical de la pupille. Ils ont un effet tonifiant sur l’organisme. Attention, ne stimulez pas non plus ces points si vous souffrez d’hypertension.

3 ) Appuyez sur les sillons naso-géniens, à mi-distance entre la bouche et la base du nez, dans l’alignement vertical des commissures des lèvres ( point 13 sur schéma 1 ).

4 ) Massez verticalement le point juste sous le nez entre les narines. ( point 3 sur schéma 3 ) Attention, ce point est déconseillé en cas d’hypertension ou si vous êtes enceinte.

5 ) Massez le point juste en dessous du creux du menton. Vous y gagnerez de l’énergie. ( point 2 sur schéma 3 ) 

6 ) Stimulez ensuite le point situé entre les deux sourcils. Attention, ne stimulez pas ce point si vous souffrez d’hypertension ! ( point 5 sur schéma 2 ).

7 ) Le point suivant se trouve sur l’arête du nez au niveau des creux des narines.

8 ) Stimulez le point qui se trouve sur la joue droite, à hauteur de la base du nez, dans l’alignement vertical de la pupille. Attention, ne stimulez pas ce point si vous souffrez d’hypertension. ( Point 1 sur schéma 3 )

9 ) Massez les points en dessous des tempes, de part et d’autre du visage, au niveau de l’os de la pommette ( point 1 sur schéma 2 ). Pour éviter la difficulté à localiser précisément ces points, le plus simple consiste à masser horizontalement toute la zone allant des ailes du nez à ce point.

10 ) Pressez le point situé en plein milieu du front ( point 10 sur schéma 2 ).

11 ) Stimulez le point situé sur la ligne médiane du front, au niveau du premier quart de celui-ci en partant du point entre les deux sourcils. ( point 19 sur schéma 1 ).

12 ) Pour reprendre des force, massez horizontalement, dans un mouvement de balayage, les points situés au dessus de l’arc des sourcils ( au niveau du bord extérieur de l’iris ), à mi-hauteur du front. ( point 7 schéma 3 ).

13 ) Appuyez dans le creux du menton, à hauteur du centre de la lèvre inférieure. ( point 8 sur schéma 2 ).

14 ) Terminez votre séance d’acupression en massant les points situés dans les creux devant les oreilles.

 

Acupression du corps 

15 ) Tout en respirant calmement par le ventre, pressez de manière appuyée le point qui se trouve à 2 travers de doigts sous le centre du nombril.

 

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16 ) Sur la jambe, pressez le point situé à 3 travers de doigts sous la pointe de la rotule et à 1 travers de doigt du côté extérieur du tibia.

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REMARQUES

decopunaise1.gifSur le corps, les pressions s’effectuent avec l’extrémité de l’index ou du pouce et doivent durer minimum 5 à 10 secondes chacune. Travaillez par pression et rotation. Il ne faut jamais masser des varices, phlébites, des zones enflammées ou gonflées, une peau irritée, des zones fracturées, ni une personne cardiaque, fiévreuse ou souffrant d’une maladie infectieuse.

decopunaise1.gifSur le visage, frictionnez ou tapotez les points avec le bout des doigts, ou encore avec l’articulation du pouce replié ou appuyez avec la pointe d’un crayon souple ou d’un stylo-bille ( sans encre ).

decopunaise1.gifSi votre objectif est de détendre, massez du haut vers le bas. Si à l’inverse, votre but est de tonifier, massez du bas vers le haut. Dans la majorité des cas, 2 à 5 minutes de massage sont suffisantes. Vous pouvez, si nécessaire, répéter ces séances 2 à 3 fois par jour.

 

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J’APPRENDS A RESPIRER……..

Posté par eurekasophie le 15 juillet 2010

 

 

Coup de stress, émotivité, fatigue et surmenage autant de petit tracas que nous pouvons maîtriser en apprenant à respirer correctement. Démonstration !!

 

 

Le saviez-vous ? Nous effectuons en moyenne 15 000 respirations par jour……

 

                                                                                                      Hebergement d'images

Saviez-vous que nous ne respirons pas, dans la plupart des cas, correctement ? En effet, nous n’utilisons en général que la partie haute de notre poitrine sans gonfler totalement l’abdomen. Pourtant nous aurions tout à gagner à respirer pleinement ! La respiration est directement liée à nos émotions. Une bonne respiration permet tout d’abord de connecter son corps et son esprit. L’inspiration et l’expiration nous relient au monde qui nous entoure et nous apprennent à donner et à recevoir. Rien de tel pour lâcher prise sur des sentiments négatifs que nous pouvons ressentir ( jalousie, colère, peur……) Bien respirer permet également une meilleure élimination des toxines. A la clé : plus d’énergie et un tonus resistant à toute épreuve. Sans oublier les autres bienfaits sur l’organisme : défenses immunitaires renforcées, rythme cardiaque régulé….Préparé pour vous une série  d’exercices à pratiquer selon la contrariété rencontré. A vous de l’appliquer au bon moment…..quelques minutes par jour suffisent.

 

APNÉE INCONSCIENTE 

Saviez-vous que dans une journée, il nous arrive de réaliser des pauses respiratoires sans même nous en rendre compte.

Bien souvent l’apnée se produit lors d’activité intense. Observez-vous !

 

EXERCICE 1 : LA RESPIRATION COMPLÈTE 

Votre corps et votre esprit retrouvent calme et détente en quelques minutes. Nous avons tendance en respirant à négliger l’expiration. Pour y remédier placez-vous en position assise, le dos bien droit puis inspirez et expirez par le nez en prolongeant le plus possible l’expiration. Puis allongez-vous à même le sol, fermez les yeux et concentrez-vous uniquement sur votre respiration lente et régulière. Amusez-vous à suivre le trajet de l’air entrant par votre nez jusqu’aux poumons puis en sens inverse quand il ressort. Profitez-en pour observer votre ventre qui se gonfle mais aussi vos côtes, votre cage thoracique….

EXERCICE 2 : CHASSER LA DOULEUR

Un exercice très simple à réaliser juste après avoir pratiqué la respiration complète. Toujours allongée sur le dos, respirez lentement. S’il s’agit d’une douleur physique, après une expiration, inspirez en envoyant votre respiration chaude dans la zone douloureuse. Puis chassez la douleur par l’expiration. Recommencez plusieurs fois l’opération. N’hésitez pas à bien visualiser votre douleur lorsque vous l’explusez de votre organisme. Et pour la douleur morale ? C’est le même principe: visualisez à l’inspiration le monde positif qui entre en vous puis expirez votre sentiment négatif qui vous tracasse et renvoyez-le dans le reste de l’univers.

 

EXERCICE 3 : RÉVEIL EN PLEINE FORME 

Idéal au saut du lit pour bien attaquer la journée. Placez-vous à quatre pattes, puis inspirez par le nez en gonflant le ventre tout en creusant le dos et en levant le menton. Expirez ensuite en courbant le dos et en levant le menton. Hyper oxygénés votre corps et votre esprit sont prêts pour affronter la journée. Vous pouvez également réaliser cet exercice le soir avant de vous mettre au lit mais cette fois-ci dans des mouvements plus lents.

 EXERCICE 4 : UN ESPRIT CLAIR

La cadence au travail va trop vite ? Pour retrouver tous ses esprits il suffit de réaliser une pause respiratoire. Assise à votre bureau ou bien plus discrètement aux toilettes inspirez sur 4 secondes, bloquez votre respiration durant 4 secondes puis expirez longuement. A faire au moins cinq fois et le plus souvent possible dans la journée.

EXERCICE 5 : DÉTENTE ABSOLUE !

 Asseyez-vous sur une chaise, le dos bien droit, les pieds bien à plat au sol, les mains posées sur les cuisses et les doigts légèrement écartés. Fixez un point devant vous. Inspirez et expirez rapidement plus complètez par une expiration plus lente et complète. Profitez-en pour visualiser ( comme un scanner ) tout votre corps des pieds à la tête, le plus lentement possible.

EXERCICE 6 : LE PLEIN D’ÉNERGIE

Puisez dans les énergies du ciel et de la terre. Pour y arriver, allongez-vous sur le dos, les bras et les jambes largement écartés. Paumes des mains vers le ciel, les pieds détendus et légèrement positionnés vers l’extérieur. Fermez les yeux et visualisez tout votre corps , de la pointe des orteils jusqu’au sommet du crâne tout en conservant une respiration lente, régulière, profonde par le nez. Sentez votre ventre se gonfler puis se dégonfler, l’air froid rentrer dans vos narines puis ressortir tout chaud toujours par le nez. Imaginez une boule rouge sous votre corps remonter du centre de la terre. Tout en continuant votre respiration voyez cette boule s’approcher de vous. Puis imaginez une autre boule lumineuse mais cette fois ci venant du ciel, juste au-dessus de vous. Elle s’approche également de vous pour vous remplir de toute son énergie.

EXERCICE 7 : AU TOP AU TRAVAIL

Grâce à un exercice qui vous aide à mieux gérer votre stress et à gagner en efficacité. Assise face à votre bureau, expirez sur 5 secondes par le nez. Les pieds sont bien à plat au sol, les mains contre le rebord de la table, poussez bien le dos contre le dossier en vous aidant des mains appuyées contre le bureau, puis faites basculer le bassin vers l’avant tout en essayant d’amener votre nombril vers votre colonne vertébrale. Inspirez ensuite 3 secondes par le nez profondément, détendez les abdominaux et videz les poumons. Abaissez la cage thoracique et posez vos mains sur les cuisses, relâchez tout et respirez calmement plusieurs fois.

EXERCICE 8 : LA MARCHE RAPIDE 

Elle demande un effort modéré mais constant. Idéal pour se relaxer et apporter un bol d’air frais à ses poumons. La cadence est soutenue et régulière environ deux pas par seconde. Soyez le plus souple et détendue possible durant la marche. Calez votre respiration sur vos pas, soit 6 pas pour inspirer et six pour expirer. Arrêtez-vous quand vous le voulez, étirez-vous, détendez-vous et baillez !

EXERCICE 9 :   UN COUP DE VITALITÉ

Debout les jambes légèrement écartées, placez les bras le long du corps. Commencez par expirer profondément tout en tendant les bras en avant sans les crisper. Fermez les poings en fléchissant les coudes et en ramenant les poings vers les épaules. Expirez pour relâcher les muscles. A faire 10 fois de suite.

 

ATTENTION À L’HYPERVENTILATION ! 

 

Vous risquez lors de la pratique de ces exercices d’éprouver des étourdissements. Rien de grave.

Ils traduisent simplement un apport d’oxygène important. 

Asseyez-vous et détendez-vous. Le phénomène s’estompe tout seul en quelques minutes.

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FAIRE POUSSER SES CHAMPIGNONS

Posté par eurekasophie le 17 septembre 2009

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Cliquez sur l’image pour avoir un aperçu des champignonnières

MAIS

Faire pousser ses champignons de Paris (même sans habiter à Paris).

Peut-on faire pousser des champignons à la maison ? Oui ! Facile, amusant à faire avec les enfants

100 % naturel , expérience à ne pas rater.

Surprise de découvrir chez le pépiniériste un « kit de jardinage » pour faire pousser ses champignons de Paris à la maison, un peu sceptique aussi, Anne Dufour a testé pour vous la culture sylvestre dans un petit appartement au cœur de la ville. Ça marche, et c’est garanti sans pesticides ! Autre avantage : on ne risque pas de s’intoxiquer, le champignon de Paris n’ayant rien d’une amanite phalloïde. Enfin, le coquin se laisse désirer avant de pointer son bout de nez tout blanc : une école de patience pour redécouvrir que la nature prend du temps pour produire, et l’occasion d’enseigner aux enfants apprentis jardiniers que les aliments se respectent, les végétaux obéissent à des cycles de vie, etc.

Vous voulez savoir à quelle vitesse les choses progressent ? lisez la progression pas à pas !

JOUR 1

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J’ouvre la boîte en polystyrène, très légère odeur de champignon ( très agréable ), je verse la terre au fond du seau, j’ajoute l’équivalent d’une tasse d’eau, je couvre le seau d’un sac plastique. Bonne nuit !

 

JOUR 2

La terre s’est bien imprégnée de l’eau, je la répartis sur le compost. Et hop ! Je range la boîte dans un coin, chez moi, pour respecter les 22 °C requis. Dehors, il commence à faire frais. La boîte est très propre, aucun problème .

JOUR 5

J’asperge la terre d’eau. Un peu déprimant: il ne se passe rien, sinon quelques petites moisissures ici et là, sans aucun rapport avec le moindre  » vrai  » champignon…..

JOUR 7

Statut quo. Je sais qu’il faut être patient, mais je ne peux pas m’empêcher de me demander si, par hasard je n’aurais pas raté quelque chose, une étape. Mais vraiment, je ne vois pas bien quoi. Vu qu’il n’y a rien à faire ou presque, sinon attendre ! Ah, voilà, ça doit être ça que je ne sais pas faire !

JOUR 12

Mon ami passe chez moi .  » C’est ça tes champignons ? ! « . Moqueur, il me fait miroiter ironiquement une récompense qu’il imagine que je n’obtiendrai jamais .  » Si tu arrives à obtenir ne serait-ce qu’un seul champignon, je t’offre un déjeuner au restaurant « . Le challenge vaut le coup ! Rien que pour lui faire regretter son air narquois, je décide de persévérer, malgré effectivement quelques doutes sur mes aptitudes à faire pousser des champignons. Mais ils précisent bien sur la notice qu’avant le jour 19, il ne faut rien espérer. Nous en sommes encore loin ! Laissons faire la nature.

JOUR 17

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Hourra ! il est assez petit, mais tout simplement magnifique. Chapeau blanc immaculé, petit pied tout doux. Une spendeur. J’ose à peine le regarder plus de 2 minutes, je referme le couvercle pour le laisser grandir en paix, dans l’obscurité. J’ai gagné haut la main mon déjeuner au restaurant. Je prendrai un plat du jour avec des champignons, s’il vous plaît…..

JOUR 22

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Alors là, chapeau ! Petit champi est devenu grand, géant ! De joie, je le cueille sans réfléchir. Il est 16 heures, mais je ne résiste pas, il faut que je le mange tout de suite, comment attendre ne serait-ce que jusqu’à l’heure du dîner ? Un goûter au champignon, original ! Un pur délice. Quand je pense que c’est moi qui l’ait fait ! Enfin, presque …..Je remets sagement la boîte en place. C’était ce qu’on appelle  » la première portée  » . J’attends la suite avec curiosité, mais moins d’impatience. Je sais désormais le rythme imposé par la nature. Je sais aussi que les conditions sont réunies pour une seconde  » portée  » , il n’y a plus qu’à patienter tranquillement…..

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JOUR 30

Deuxième récolte. Deux beaux spécimens, avec des petits bébés qui pointent le bout de leur nez…. ça devient routine !

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Et ainsi de suite pendant 4, 5 portées, les champignons étant à chaque fois plus nombreux. Puis ils se sont raréfiés: mycélium fatigué, sans doute.

Où se procurer un

 » Kit à champignons  » ?

Il existe plusieurs marques de kits pour faire pousser ses champignons à la maison. Renseignez-vous dans les jardineries, toutes ou presque en proposent désormais.

Coup de : logochampi.gif cliquez sur la vignette ..

Un kit facile d’utilisation, inratable grâce à un système breveté, sans pesticide ni produit chimique quelconque.

L’assurance d’avoir des champignons sains.

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LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

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Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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Image de prévisualisation YouTube

 

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

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(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

Publié dans NOS GRANDS HOMMES, PASTEUR LOUIS ..sa vie...son oeuvre ... | 14 Commentaires »

ASTHENIE

Posté par eurekasophie le 26 juin 2009

 

ASTHENIE FATIGUE CONVALESCENCE

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Infusions de cannelle, fenugrec, cola, quinquina, romarin, sauge, serpolet, thym, berce, fumeterre, Chardon Marie, sarriette ou pin

 

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Bains reposants :

 

Laminaires, 250 g de plante séchée et broyée pour 1 litre d’eau bouillante, verser le tout dans un grand bain.
ou
Laurier d’Apollon, laisser macérer 48 h 350 g de baies et de feuilles dans 5 litres d’eau froide; verser en exprimant la préparation dans un bain très chaud.
ou
Pin maritime, 150 g d’aiguilles en sachet dans 3 litres d’eau, bouillir 30 mn ; verser le liquide dans un bain très chaud en pressant le sachet.
ou
Serpolet, 60 g de plante fraîche dans 2 litres d’eau bouillante, laisser refroidir en exprimant la plante, passer ; verser dans un bain chaud.

 

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Vin de fenouil sauvage, laisser macérer pendant 2 semaines, dans 1 litre de bon vin rouge, 30g de graines, passer; 2 petits verres par jour.

 

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Jus de prune; boire en apéritif avant chacun des deux repas.

 

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Manger du raifort : Décoction de 30 g de racine fraîche de raifort pour 1 litre d’eau, bouillir 5 mn ; 1 tasse à chaque repas

 

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Prendre du lichen d’Islande dans de la confiture ou graines de piloselle dans du miel; 1 fois par jour, 1 cuiller à café.

 

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Infusion de calament, 20 g de plante fleurie pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn ; 1 tasse par jour.
ou
Infusion de coriandre, 40 g de fruits pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn; 1 tasse après chaque repas.
ou
Infusion d’églantier, 50 g de fleurs et de feuilles pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn; 4 tasses par jour.
ou
Décoction de gentiane jaune, 20 g de racine pour 1 litre d’eau, bouillir 10 mn; 2 tasses par jour, loin des repas.
ou
Décoction de prunellier, 40 g de fruits pour 1 litre d’eau, bouillir 5 mn; 1 litre par jour.
ou
Infusion de véronique officinale, 20 g de sommités fleuries pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 5 mn; 1 tasse par jour.

 

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En infusion 2 à 3 tasses par jour : 1/2 part de thym, 1 part de romarin, 1 part de chardon marie, 1 part de pin.

 

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Usage externe : romarin, marjolaine, sauge, serpolet ou sarriette faire infuser 500 g de plante pour 4 litre d’eau à rajouter dans un bain.

 

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Infusion de 10 fruits d’églantier écrasés pour 1/2 l d’eau froide 2 tasses par jour comme fortifiant.

 

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Faire macérer 80g de feuilles de sauge dans 1 litre de vin pendant une semaine et filtrer. Prendre 2 cuillères à soupe de vin de sauge après chaque repas. Ce stimulant agit sur la circulation.

 

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Infusion pour le tonus : 20 g d’aspérule odorante + 30 g de ginseng + 20 g de thym une c à c par tasse, 2 tasses par jour.

 

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Décoction racine de tormentille, thym, origan, romarin, ortie : 5 g de mélange par tasse, 3 fois par jour.

 

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2 g de poudre de ginseng par jour.

 

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4 g de poudre d’algues laminaires par jour.

 

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Complement alimentaire : coktail de jus de fruits (abricots, argousier, prunellier, cassis, églantier …) millet (en grains, soupes, plats, gâteaux) paprika, citron, chou, myrtille, pollen de fleurs, jus de carotte.

 

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Cannelle, kola, quinquina, angélique : Laisser macérer 50 g de mélange dans un litre de vin rouge, boire 1/2 verre avant les repas.

 

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Infusion de romarin, ortie, maté, primevère, kola : 5 g par tasse, 3 tasses par jour.

 

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Pour les membres fatigués : 200 g de racine d’ aunée en décoction à rajouter dans l’eau du bain.

 

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SOMNOLENCE : Infusion de sarriette, calament, serpolet, menthe : 3 g de mélange par tasse, à boire après les repas.

 

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Infusion de berce, 50 g de feuilles séchées pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 10 mn; 2 tasses par jour.

 

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Infusion de fumeterre, 60 g de sommités fleuries séchées pour 1 litre d’eau bouillante, infuser 15 mn, 3 tasses par jour, loin des repas, 1 semaine par mois pendant 3 mois.

 

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Infusion de génépis, 1 cuiller à café de plante séchée pour 1 tasse d’eau bouillante ; 1 tasse par jour.

 

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Poudre de gentiane jaune, 1 g (soit 1 pointe de couteau) de racine séchée pulvérisée ; absorber 1 fois par jour dans une cuiller de miel.

 

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Infusion de laurier d’Apollon, 3 feuilles pour 1 tasse d’eau bouillante, infuser 15 mn; 2 tasses par jour loin des repas.

 

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Infusion de myosotis, 20 g de sommités fleuries séchées pour 1 litre d’eau bouillante; 3 tasses par jour.

 

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Infusion de sarriette vivace, 30 g de plante séchée pour 1 litre d’eau bouillante ; 2 tasses par jour.

 

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Poudre de fenugrec, 1 cuiller à café de poudre de semence mélangée à du miel ; 2 fois par jour.

 

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Vin de benoîte : faire macérer 1 journée 30 g de rhizome frais dans 1 litre de vin doux naturel, filtrer ; un verre à liqueur avant les repas.

 

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Vin de germandrée d’eau, 40 g de sommités fleuries dans 1 litre de vin bouillant, infuser 15 mn, passer, un verre à liqueur avant les repas.

 

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Vin de sauge; faire macérer pendant 10 jours 100 g de feuilles séchées dans 1 litre de bon vin rouge, filtrer; boire un verre à liqueur après les repas.

 

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Vin de romarin et de sauge : dans 1 pot de grès, mettre 20 g de feuilles de romarin et 20 g de feuilles de sauge, verser 1 litre de vin rouge et une cuiller à soupe de miel, chauffer au bain-marié 30 mn, laisser reposer et refroidir, filtrer; un verre à liqueur avant le repas.

 

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Gelée riche en vitamine C de fruits d’argousier : cueillir les argouses juste mûres, cuire 20 mn à feu doux dans un peu d’eau, écraser, tamiser ou centrifuger, ajouter son poids de sucre, faire recuire en tournant 30 mn, mettre en pots, couvrir.

 

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Gelée de fruits d’églantier: cueillir les fruits très mûrs, cuire à feu doux juste couverts d’eau pendant 30 mn, écraser, tamiser ou centrifuger, ajouter un poids égal de sucre et un jus de citron, faire recuire en tournant 30 mn, mettre en pot, couvrir.

 

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Gelée de fruits d’ épine-vinette, égrener les fruits très mûrs, les recouvrir d’eau, les faire bouillir 20 mn, tamiser ou centrifuger, ajouter un poids égal de sucre, faire recuire en remuant jusqu’à ébullition, écraser, mettre en pots, couvrir.

 

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Assaisonner les plats avec : du basilic, de l’estragon Faire une cure de salade : de chicorée sauvage, de pissenlit (avec les boutons) Manger des oignons hachés crus ou ayant macéré 1 h dans un peu d’huile d’olive. Manger crus : des carottes, du chou, du raifort, des tomates bien mûres, des abricots, des amandes, des figues, des fraises, des framboises, des noix, des pommes, du raisin.

 

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Manger cuits: de l’avoine, de la betterave rouge, du blé, du céleri, des châtaignes, des lentilles, de la roquette, des salsifis des prés, du sarrasin, du soja.

 

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Boire du jus de citron étendu de son poids d’eau.

 

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Bains fortifiants : de marjolaine, de romarin, de sarriette vivace, de sauge, de serpolet, de thym.

 

 

 

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L’AURICULOTHERAPIE

Posté par eurekasophie le 9 juin 2009

 

 

auriculo.gifLA SANTÉ PAR LES OREILLES  auriculo.gif

 

 

 

 

 

L’auriculothérapie, proche de l’acupuncture, mais centrée sur les oreilles, était déjà utilisée en Asie,

il y a 

plusieurs années.

 

En stimulant certains points de votre pavillon auriculaire, il est possible de venir à bout de votre sciatique ou de vos maux de tête chroniques. Cette méthode s’appelle l’auriculothérapie. Il s’agit d’une technique de soin, proche de l’acupuncture, qui consiste à stimuler des points réflexes au niveau de l’oreille pour traiter toutes sortes de problèmes de santé. C’est donc une réflexothérapie, au même titre que l’acupression ou la réflexologie. Pour stimuler les points, les médecins des aiguilles, des massages avec une pointe mousse, des stimulations électriques, des infrarouges, des rayons colorés, des aimants ou encore des espèces de petits  » clous  » que vous conserverez plusieurs jours, puis qui tomberont tout seuls.

 

 

LA CARTOGRAPHIE DU DR NOGIER

 

 

 

 

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Certains points dans l’oreille étaient déjà utilisés dans l’Antiquité par les Egyptiens et les Grecs mais, si vous pouvez aujourd’hui bénéficier de cette méthode, c’est grâce aux travaux, en 1952, du Docteur Nogier, médecin et acupuncteur lyonnais. Celui-ci avait remarqué que certains deces patients portaient des traces de brûlure à l’oreille. En les interrogeant, il a découvert qu’une guérisseuse de Marseille soignait les sciatiques en cautérisant un point de l’oreille du même côté que la sciatique douloureuse. Le Docteur Nogier tenta donc de triater les sciatiques en plaçant une aiguilles sur ce même point. Il obtint des résultats spéctaculaires et, devinant que ce point devait correspondre à la cinquième lombaire, il chercha alors à localiser les autres points sensibles de l’oreille. Il établit une première cartographie de l’oreille, publiée en 1956 , et pratiqua et enseigna sa méthode pendant de nombreuses années.

A ce jour, 196 points sur l’oreille ont été répertoriés. Selon le Docteur Nogier, si un organe du corps est souffrant, cela se traduira au niveau de l’oreille par une zone douloureuse à la pression. Avec des appareils de mesure spécifiques, on décèlera aussi une perturbation à la résistance électrique. En stimulant ces zones de l’oreille, il y aura donc systématiquement une action sur l’organe correspondant. Saviez-vous, par exemple, que si les corsaires portaient une boucle d’oreille, c’était pour augmenter leur acuité visuelle en stimulant la zone de l’oreille correspondant à l’oeil ? 

Imaginez chaque pavillon de votre oreille comme le ventre d’une femme enceinte dans lequel se trouve un fœtus recroquevillé la tête en bas. Les pieds se trouvent donc dans l apartie supérieure de l’oreille, la tête au niveau du lobe. L’arête de l’oreille représente, quant à elle, la colonne vertébrale.

 

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TOUT PASSE PAR L’OREILLE ! 

 

Il y a une correspondance étroite entre les zones de l’oreille et du cerveau, et les stimuli des points de l’oreille permettant d’envoyer des commandes au cerveau, un peu à la manière d’un clavier d’ordinateur. A l’image des deux hémisphères cérébraux, une oreille est plus spécialisée dans l’analyse et l’autre oreille dans la commande. L’auriculothérapie agit donc par voie nerveuse. Et, l’oreille étant une zone très innervée, elle réagit très efficacement aux stimuli. Toute information envoyée par l’organisme au cerveau ou, à l’inverse, envoyée du cerveau vers le corps, transite, en quelque sorte, par l’oreille. L’auriculothérapie régule le fonctionnement du système neurovégétatif. La stimulation des points réflexes stimule ou inhibe la production des neurotransmetteurs du cerveau, ce qui accélère ou ralentit le passage de l’influx nerveux. Dans certains pays d’Asie, cette technique est même utilisée en anesthésie.

 

UNE RECONNAISSANCE  » SEULEMENT  » MONDIALE

 

L’auriculothérapie est pratiquée par des médecins ayant suivi une formation spécifique d’une durée d’un à 2 ans. Le diplôme est délivré par la faculté de médecine. Malheureusement, cette discipline n’est pas reconnue par l’Ordre des Médecins. 

Elle est par contre, reconnue comme médecine traditionnelle par l’OMS depuis 1987 et enseignée dans 7 facultés de médecine en France, dont la faculté de Bobigny.

 

LES INDICATIONS

L’auriculothérapie est efficace tant pour traiter les maladies chroniques que les troubles aigus, parfois en complément d’un autre traitement. Pour les troubles aigus et récents, les résultats sont souvent très rapides. Une à trois séances peuvent suffire à vous soulager. Pour les maladies chroniques et / ou anciennes, le triatement sera bien  entendu plus long. 

Voici quelques-uns des troubles pour lesquels l’auriculothérapie peut constituer une aide appréciable:

  • Allergies respiratoires et cutanées
  • Troubles sexuels et de la fertilité
  • Maladies de la peau
  • Troubles endocriniens
  • Troubles digestifs
  • Fatigue
  • Sevrage tabagique
  • Trouble menstruels
  • Insomnies
  • Rhumatismes
  • Maux de dos
  • Migraines et maux de tête
  • Hypertension
  • Problèmes rénaux

EN PRÉVENTION

 

L’auriculothérapie est aussi un excellent outil diagnostique et elle fait merveille comme thérapie préventive en ré-harmonisant les fonctions du corps avant qu’une pathologie ne se déclare. Elle agit, en outre, en synergie, avec les autres thérapies alternatives, que ce soit l’homéopathie, la phytothérapie ou encore l’ostéopathie. C’est aussi un bon complément à la médecine allopathique. Dans le cas des malades du cancer, par exemple, l’auriculothérapie peut permettre de mieux récupérer après une chimiothérapie ou encore de diminuer les effets secondaires de celle-ci. Depuis 1982, elle est d’ailleurs utilisée au centre anitidouleur de l’institut de cancérologie Gustave-Roussy à Villejuif.

 

 

COMMENT SE DÉROULE UNE SÉANCE ? 

 

Une séance d’acupuncture auriculaire dure de 45 minutes à 1 heure environ.

Tout d’abord, le médecin vous ausculte et vous interroge longuement. Il vous observe aussi attentivement. En effet, votre manière de vous tenir ou encore de marcher peut être un outil révélateur pour le praticien.

Ensuite, celui-ci va établir un diagnostic (notamment en déterminant les points auriculaires sensibles, par la prise du pouls radial — au poignet — ou encore grâce à un détecteur électrique) et vous proposer un traitement. Bien entendu, il devra vous expliquer clairement le déroulement de traitement, ce que vous allez ressentir, le minimum de séances nécessaires, etc.

Ensuite, vous vous allongerez et le médecin se placera derrière votre tête. De sa main gauche, il va prendre le pouls tandis que, de sa main droite, il va traiter votre oreille avec l’aide de différents accessoires (aiguilles d’acupuncture, appareil de massage….). Les variation de votre pouls reflètent la réaction de votre système nerveux central à la stimulation de tel ou tel point de l’oreille. Elles permettent donc au médecin d’affiner son diagnostic et de déterminer précisément les points à traiter.

Comme dans l’acupuncture, vous constaterez par vous-même que les points de l’oreille qui correspondent à l’organe perturbé sont sensibles à la pression.

 

A QUI S’ADRESSER ? 

 

 Comme souvent dans le domaine des thérapies alternatives, il n’est pas facile de trouver un médecin auriculothérapeute. Il n’existe malheureusement pas de fédération de cette discipline , ni d’annuaire officiel des praticiens. Alors, comment trouver un bon auriculothérapeute ? Une fois encore, par le bouche à oreille. Discutez-en autour de vous, parlez-en à votre acupuncteur et n’hésitez pas à en toucher un mot à votre médecin s’il est ouvert aux thérapies alternatives. Une fois que vous aurez les coordonnées d’un praticien, n’ayez pas peur de l’interroger sur sa formation, son expérience et, si vous le pouvez , parlez-en avec d’autres de ses patients. Si les cométences du médecin sont primordiales, il est également important que le courant passe bien entre le praticien et vous, et que vous vous sentiez en totale confiance. Le premier contact est donc déterminant.

 

David Alimi, professeur associé à la faculté de médecine de Paris est un des pontes de l’auriculothérapie. Depuis 12 ans, il assure une consultation hebdomadaire à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, destinée au traitement de la douleur chez les patients en rémission après une prise en charge classique. L’auriculothérapie est pour lui un moyen de traiter les conséquences du cancer et de soulager les effets indésirables des traitements classiques.

 http://www.guerir.fr/magazine/auriculotherapie

 

 

 

 

 

Publié dans L'AURICULOTHERAPIE, MEDECINES DOUCES | 19 Commentaires »

HERNIE HIATALE …….

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

 

 

…ET REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN  

Voici une photo de l’estomac  

 

 

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Voici comment se schématise la hernie hiatale 

 

On parle de hernie lorsqu’un organe ou une partie d’organe sort par un orifice de la cavité qui le contient.

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Comment ne plus en souffrir ?

La hernie hiatale de l’adulte

 Qu’est-ce que c’est ?

C’est le passage permanent ou intermittent d’une portion de l’estomac à travers l’orifice oesophagien (ou hiatus) du diaphragme. Ce passage de l’extrémité supérieure de l’estomac dans l’orifice hiatal survient lorsque les moyens de fixation de l’estomac et du bas oesophage sont défaillants.

Dans 90 % des cas, il y a glissement vers le haut du cardia (partie haute de l’estomac) qui quitte ainsi l’abdomen et se trouve dans le thorax. Les causes en sont par exemple une augmentation de la pression dans l’abdomen, une obésité, un raccourcissement congénital de l’oesophage.

Dans 10 % des cas, il y a roulement de la grosse tubérosité de l’estomac qui passe à travers l’orifice diaphragmatique alors que le bas oesophage et le cardia restent en place. La cause en est le plus souvent un défaut congénital du hiatus du diaphragme, il peut s’agir aussi d’un traumatisme.

La hernie hiatale est la plus fréquente des lésions du tube digestif.

 Les signes de la maladie

Le reflux gastro-oesophagien est le symptôme le plus évocateur(brulure derrière le sternum) surtout s’il est postural (la douleur augmente quand on augmente la pression sur l’abdomen).

Mais d’autres signes peuvent orienter le diagnostic :

  • Une douleur en avalant (dysphagie qui fait craindre une oesophagite) ;
  • Une douleur dans le creux de l’estomac ;
  • Une discrète anémie avec pâleur et fatigue due à de micro-saignements digestifs ;
  • Une thrombose veineuse des membres inférieurs (phlébite) ;
  • Des vomissements de sang (hématémèse).

D’autres atteintes du tube digestif sont souvent associées et doivent être recherchées systématiquement : lithiase vésiculaire, ulcères, gastrites, diverticulose colique. De même, il est habituel de rechercher une hernie hiatale au cours de ces dernières.

Examens et analyses complémentaires

Déjà sur la radiographie pulmonaire de face et de profil, le praticien peut parfois noter l’absence de poche à air gastrique.

C’est surtout le transit oesogastroduodénal (T.O.G.D.), suivi sur un écran de radioscopie, qui va montrer la hernie hiatale et l’éventuel reflux gastro-oesophagien.

La fibroscopie confirme le diagnostic et recherche des complications (oesophagite par reflux gastro-oesophagien).

Traitement

Les règles d’hygiène et de diététique sont les mêmes que celles du reflux gastro-oesophagien :

  • Maigrir en cas de surcharge pondérale ;
  • Fractionner les prises alimentaires et faire plutôt 5 ou 6 petits repas légers que 2 repas abondants ;
  • Eviter les boissons gazeuses, les épices, le café, les graisses et l’alcool, la vinaigrette, les fruits acides ;
  • Eviter les aliments à digestion lente comme les plats gras ;
  • Eviter le tabac ;
  • Prendre le repas du soir longtemps avant de se coucher et éviter la sieste après le déjeuner ;
  • Eviter de porter des gaines, des corsets ou des ceintures trop serrées ;
  • Surélever la tête du lit ;
  • Eviter les postures penchées en avant.

Dans les hernies par glissement, le traitement chirurgical n’est indiqué que s’il existe un reflux important et gênant malgré un traitement bien conduit ou en cas d’oesophagite grave.

Les hernies par roulement sont opérées le plus souvent. L’intervention consiste en une gastropexie (fixation de la grosse tubérosité de l’estomac à la face inférieure du diaphragme).

Remèdes naturels

Action anti-acide:

è le jus de pommes de terre crues, très alcalinisant, à raison de 3 cuillerées à soupe avant les 2 principaux repas. Produit peu évident à trouver en magasin bio, si ce n’est sous la marque Schoenenberger.

è la poudre micronisée d’une petite algue calcaire: le lithothamne. Il calme les brûlures gastriques en neutralisant l’excès d’acidité grâce à sa richesse en carbonate de calcium. 2 gélules à 400 mg à chaque repas.

è l’argile blanche permet également de limiter l’acidité.

è après un reflux, boire un peu d’eau très alcaline comme l’eau de Vichy pour réduire l’acidité.

Action anti-reflux:

è l’acide alginique et les alginates forment un gel au contact du suc gastrique acide. Le gel flotte ensuite à la surface du contenu de l’estomac, empêchant les remontées acides. L’action protectrice de ce gel soulage donc des  brûlres de reflux. A prendre après les repas.

è l’ase fétide et le robinier, sous forme de dilutions homéopathiques: Asa foetida 4 CH ; Robinia 4CH : 3 granules de chaque, 3 fois par jour entre les repas.

Action anti-érosive (protection de la paroi oesophagienne):

èle gel buvable d’aloe vera bio: 1 à 2 cuillerées à soupe après ou entre les repas. A avaler lentement, par petites gorgées.

èl’huile d’argousier , sous forme de capsules à 500 mg à croquer, afin que l’huile puisse s’écouler dans l’oesophage ( recracher la capsule vide). 3 capsules par jour. Un seul produit de ce type existe, sous la marque Flore Alpes ( en magasin bio ou sur commande).

èle plantain (plantago major), sous forme de décoction. 30 g de feuilles pour 1 litre d’eau. Boire une tasse après chaque repas. Utile pour son action anti-inflammatoire et cicatrisante.

Action antispasmodique:

è l’huile essentielle d’estragon (Artemisia dracunculus) excerce un effet fortement antispasmodique dans les spasmes digestifs, surtout hauts. A prendre de préférence sous forme d’oléocapsules (capsules huileuses). Il n’existe qu’un seul produit de ce type, distribué par Pranarôm (en magasin bio ou sur internet). 1 capsule 2 fois par jour du lundi au vendredi pendant 4 semaines maximum.

èla teinture mère d’angélique archangélique (Angelica archangelica) peut aussi s’avérer précieuse en cas de spasmes digestifs, mais également en cas d’hyperacidité gastrique, de gastrite, d’oesophagite. Les personnes stressées, hypersensibles, ayant tendance à somatiser facilement au niveau digestif, gagneront à l’utiliser, à raison de 20 à 30 gouttes 3 à 4 fois par jour (possibilité de prise le soir au coucher).

èle bourgeon de tilleul (Tilia tomentosa) est un antispasmodique efficace, notamment conseillé en cas de hernie ou de reflux avec spasmes. Il agit également sur tout le tube digestif par une action sédative calmante.Il accompagne et complète l’action du bourgeon de figuier. Macérat concentré de tilleul: 5 gouttes 2 à 3 fois par jour. Tilleul 1DH : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour.

Autres solutions

L’ostéopathie

Grâce à cette technique manuelle, il est possible d’obtenir une réduction des hernies hiatales, à condition qu’elles ne soient pas devenues trop importantes. Pour les ostéopathes, la hernie hiatale est surtout favorisée par un dos courbé, des abdominaux faibles et une perte de tonicité. Pour lutter contre le reflux gastrique, l’ostéopathe Pascal Pilate propose de réaliser soi-même l’exercice suivant, dont l’objectif est de redescendre l’estomac pendant que le diaphragme remonte:

 » Penchez-vous en avant. Positionnez l’extrémité de vos deux pouces l’un sur l’autre de manière à pouvoir exercer une poussée vers le bas. Enfoncez-les en douceur sous la pointe du sternum.

Inspirez en sortant le ventre. L’estomac descend. Vous êtes toujours penché en avant.

A l’expiration, le diaphragme remonte. redressez le tronc.

Vos pouces glissent pour bien rester sur place en position basse. De cette façon ils ont tendance à maintenir la partie supérieure de l’estomac en position basse afin de la dégager.

Recommencez cette manoeuvre 3 à 4 fois. Une bonne coordination de ces mouvements assure le succès de la parade contre le reflux gastrique ».

Commentaires :

Stephanie a dit:
27 janvier 2010 à 15:43 éditer

Bonjour,

Je souffre aussi de reflux gastro-osophagiens et d’une boule dans l’estomac par intermittence. J’ai une hernie hiatale par glissement.

Suivez les conseils de Sophie et si vos brulures sont insupportables, prenez du “slippery elm”. Ca n’enleve pas les reflux mais au moins ca protege l’estomac et l’oesophage des brulures. Evitez le stress a tout prix et lisez un livre qui vous aidera a apprendre a mieux respirer, c’est a dire par le ventre. Le livre s’intitule “et si ca venait du ventre” de “Pierre Pallardy”. En apprenant la respiration detente et meditation abdominale, pleins de maux (pas seulement du ventre) peuvent etre gueris.

Comme je fais une colopathie aussi et que par moment, j’ai le ventre gonfle, je me demande si le gonflement des intestins fait remonter l’estomac dans l’oesophage. Je vais faire un nettoyage des intestins a l’aide de graines de psyllium.

Avec une bonne hygiene de Vie et les conseils de Sophie ainsi que ceux que je vous ai procures, nous devrions etre sur la voie du succes et de la guerison.

Bon courage et bonne chance a tous et a toutes.
Stephanie

Merci Stéphanie

Publié dans SANTE AU QUOTIDIEN | 44 Commentaires »

LA POSTUROLOGIE AU BUREAU

Posté par eurekasophie le 21 février 2009

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Combien d’entre vous passent plusieurs heures en position assise à un bureau, devant un ordinateur, à répondre au téléphone, à classer des documents ?

Et combien d’entre vous n’ont pas mal au bas du dos, entre les omoplates, à la nuque ? Après plusieurs heures passées et le plus souvent en mauvaise position ?

Des études ergonimiques ont montré que la position assise dans certaines conditions était très néfaste pour la colonne vertébrale dans son ensemble par:

  • la hauteur de la chaise;

  • le placement de l’écran et du clavier;

  • la position des avant-bras….

Tout est important pour avoir la bonne posture ergonomique pour prévenir les maux de dos.

Pour cela, commencez par vous installer correctement bien au fond de votre chaise, le bas du dos contre le dossier, assurez-vous que la hauteur de votre assise vous permet de mettre les pieds à plat au sol ou sur un support et que vos genoux ne soient pas à la même hauteur que vos hanches mais légèrement en dessous.

Attention le téléphone ne se tient pas entre l’oreille et l’épaule pour avoir les mains libres. Une habitude à arrêter tout de suite !

Ca y est, vous y êtes

Une fois la bonne position adoptée, grandissez-vous comme si on tirait sur un fil invisible accroché au sommet de votre crâne, sentez votre taille s’allonger vers le haut, les épaules s’ouvrir et le ventre tenu.

Quelle bonne sensation dans votre corps et surtout dans votre dos, n’est-ce-pas ? Changer ses habitudes posturales n’est pas simple. Les efforts seront nécessaires, aidez-vous d’un Post It posé sur l’ordinateur pour vous en souvenir. Vos muscles du dos se renforceront ainsi en bonne position et maintiendront votre colonne vertébrale pour mieux la protéger.

Alors, vous êtes prêt à essayer ?

Cela dit, le fait d’être assis dans la même position pendant un long moment (plus d’une demi-heure) n’est pas bénéfique pour le corps (même quand vous êtes en bonne position). Certains de vos muscles (des jambes, par exemple) sont en inactivité, d’autres (ceux du dos) sont en contraction permanente et les derniers ( ceux des avant-bras surtout) sont souvent sollicités selon les mêmes mouvements répétitifs, ce qui n’est pas physiologiquement bon pour eux. Il est donc important, voire indispensable, toutes les heures:

  • de se lever et faire quelques pas;
  • de respirer profondément au moins 5 fois en mettant une main sur le ventre et l’autre sur le thorax et ainsi vérifier l’ampleur de votre respiration;
  • de faire quelques étirements pour les muscles qui sont le plus sollicités selon les exemples qui suivent. 
LA POSTUROLOGIE AU BUREAU  dans PRENDRE SOIN DE SOI yellow_arrow
  yellow_arrow dans PRENDRE SOIN DE SOI
    yellow_arrow Exercices d’étirement au travail

Pourquoi est-il important de s’étirer? Même si un poste de travail est bien aménagé, des problèmes peuvent survenir si vous n’accordez aucune attention à la façon dont le travail est effectué. Travailler à l’ordinateur entraîne souvent très peu de changements de position, ce qui peut provoquer des douleurs et de la fatigue musculaires.

Que pouvez-vous faire pour minimiser les contraintes? Il est recommandé de prendre une pause de 5 à 10 minutes après chaque heure passée dans la même position à son poste de travail.

  • Variez les tâches que vous exécutez. Brisez la monotonie en alternant les tâches au clavier et les autres tâches exigeant de bouger ou de changer de position. Essayez de vous lever et de bouger.
  • Regardez occasionnellement ailleurs qu’à l’écran et fixez vos yeux sur un objet éloigné.
  • Prenez des pauses régulièrement pour soulager les douleurs musculaires, la fatigue oculaire et le stress.
  • Détendez vos muscles, étirez-vous et changez de position.

Quels étirements des mains et des avant-bras pouvez-vous effectuer à votre poste de travail? 1. a) Commencez la main ouverte.

Exer003 

b) Fermez le poing. Gardez votre pouce droit, sans le replier sous les autres doigts.

 Exer004

c) Laissez glisser le bout de vos doigts sur votre paume jusqu’à la base des doigts. Vous devriez sentir un étirement. En cas de douleur, n’exercez aucune pression avec votre autre main.

 Exer005Exer006

2. La main ouverte et la paume vers le bas, effectuez doucement des déplacements latéraux avec la main, en allant le plus loin possible. Maintenez la position de trois à cinq secondes. Répétez le mouvement à trois reprises.

Exer007 

3. Allongez le bras et la main, puis tournez lentement le poignet (paume vers le bas) jusqu’à ce que vous sentiez un étirement. Maintenez la position de trois à cinq secondes. Ensuite, tournez lentement le poignet (paume vers le haut) jusqu’à ce que vous sentiez un étirement. Répétez le mouvement à trois reprises.

Exer008 

4. Tenez les doigts de votre main avec votre autre main. Pliez lentement le poignet vers le bas jusqu’à ce que vous sentiez un étirement. Maintenez la position de trois à cinq secondes. Relâchez. Répétez le mouvement à trois reprises. Pliez ensuite le poignet lentement vers le haut jusqu’à ce que vous sentiez un étirement. Maintenez la position et relâchez de la façon précédemment indiquée.

Exer009 Exer010

5. En position assise, les coudes sur une table, et les paumes jointes, abaissez lentement vos poignets vers la table jusqu’à ce que vous sentiez un étirement (vos coudes se déplaceront légèrement vers l’extérieur). Assurez-vous de bien garder les paumes l’une contre l’autre au cours de l’exercice. Maintenez la position de cinq à sept secondes. Relâchez. Répétez le mouvement à trois reprises.

Exer002 

Quels étirements du cou et des épaules pouvez-vous effectuer? 1. Haussement des épaules : Cet exercice vise à soulager les symptômes précoces de raideur ou de tension dans la région des épaules et du cou.

  • Levez les épaules en direction de vos oreilles jusqu’à ce que vous ressentiez une légère tension dans le cou et les épaules. Maintenez cette position pendant trois à cinq secondes. Relâchez ensuite les épaules en position normale. Répétez l’exercice deux ou trois fois.

Exer023 

2. Glissement de la tête : Cet exercice aide à étirer les muscles du torse, du cou et des épaules.

  • Assis ou debout bien droit, sans lever le menton, glissez la tête vers l’arrière. Bien exécuté, cet exercice donne l’impression d’avoir un double menton. Maintenez la position pendant 20 secondes et répétez ce mouvement cinq à dix fois.

Exer012 

3. Détente du cou : Cet exercice contribue à détendre les muscles du cou.

  • Penchez lentement la tête du côté gauche, en essayant de toucher l’épaule gauche avec votre oreille. Faites le même mouvement du côté droit. Baissez lentement le menton vers la poitrine. Effectuez une rotation complète de la tête à gauche, puis à droite.

Exer022 

4. Rotation des épaules : Cet exercice contribue à détendre les muscles des épaules.

  • Roulez lentement les épaules vers l’arrière cinq fois, dans un mouvement circulaire. Répétez vers l’avant.

 Exer016

Quels étirements du dos, des flancs et des jambes pouvez-vous effectuer? 1. Dos et flancs :

  • Entrelacez les doigts et étirez les bras au-dessus de la tête, en gardant les coudes bien droits. Poussez vers l’arrière le plus loin possible. Les bras toujours au-dessus de la tête, inclinez lentement le tronc vers la gauche, puis vers la droite, pour étirer les muscles des flancs.

 Exer024

2. Haut et milieu du dos :

  • Tenez le bras droit avec votre main gauche juste au-dessus du coude. Poussez légèrement votre coude vers l’épaule gauche. Maintenez la position cinq secondes. Répétez l’exercice avec le bras gauche.

 Exer021

3. Flexion du dos (cet exercice étire également les muscles des jambes) :

  • Saisissez le tibia et soulevez la jambe. Penchez-vous vers l’avant (en fléchissant le dos) et touchez le genou avec votre nez. Répétez l’exercice avec l’autre jambe.

 Exer018

4. Flexion et extension de la cheville :

  • Soulevez un pied du plancher en gardant la jambe droite. Exécutez alternativement des mouvements de flexion de la cheville (orteils pointés vers le haut) et d’extension de la cheville (orteils pointés vers le sol). Répétez l’exercice avec l’autre jambe.

 Exer019

5. Levée de jambe:

  • Assoyez-vous sur la chaise de manière à ne pas toucher au dossier. Placez vos pieds à plat sur le sol. La jambe en extension, levez un pied à quelques pouces du sol. Maintenez la position quelques secondes et reposez votre pied sur le plancher. Répétez l’exercice avec l’autre jambe.
Exer020 

 

 

personnageautravail.jpg                       Ha ! ben voilà , dans ces conditions, la vie au boulot est plus relaxante

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L’aunée

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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En provenance d’Europe et peut-être introduite, il y a fort longtemps, par Louis Hébert – premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner – l’aunée ne s’est guère répandue chez nous tandis qu’aux États-Unis, elle s’acclimatait le long de la côte et dans les États du centre. Grande, forte et belle, elle peut atteindre, dans ses meilleurs moments, trois mètres de haut, quoiqu’elle se contente généralement du mètre, mètre et demi.

Son nom

hautelenium viendrait de Hélène, par allusion à la légende qui veut que la plante soit née d’une larme d’Hélène, l’hellénique fille de Zeus et de Léda, dont l’enlèvement, affirme-t-on, provoqua la guerre de Troie. Mais, on le sait, rien n’est jamais simple en matière de terminologie botanique. Ainsi « aunée » viendrait de l’ancien français « eaune », emprunté au latin populaire elena, lequel est une modification (par influence du nom propre Helena) du latin Helenium, emprunté au grec helenion. « Inule », « aunée », de même que le nom anglais elecampane (contraction de Enula campana, autre nom latin qu’on a attribué à la plante dans le passé), tous ces mots renvoient au helenium latin ou au helenion grec. En plus d’avoir l’impression de tourner en rond, on se retrouve en pleine confusion étant donné qu’il existe une autre plante portant ce nom, soit l’Helenium autumnale, qui appartient à la même famille et dont on attribue également l’origine à la célèbre demi-déesse grecque. Et pour arranger les choses, les soeurs de la Providence indiquent que la plante a déjà porté un autre nom latin, Gorvisartia helenium, dont je n’ai trouvé nulle trace dans les manuels de botanique moderne.

Le nom vernaculaire d’« oeil de cheval » renvoie probablement au fait qu’on l’a longtemps utilisée pour soigner les chevaux, bien qu’il ne s’agissait pas de maladies oculaires, mais pulmonaires. Qu’elle puisse aussi s’appeler « Plante à escarres » et « panacée de Chiron », on comprend – chacun sait que Chiron était un centaure médecin, n’est-ce pas? -, mais le nom de « lionne »? S’agit-il d’une simple déformation phonétique? Mes sources restent coites à cet égard. Quant au sens d’« aromate germanique », on suppose qu’il relève d’un usage assez important de la plante en Allemagne.

Et ça se mange?

L’aunée produit un gros rhizome fortement aromatique qui se mange après l’avoir fait cuire dans plusieurs eaux, histoire d’atténuer un peu sa saveur. On peut le râper pour parfumer salades de fruits, gâteaux, desserts ou liqueurs. Où, on peut le couper en morceaux et le confire dans un sirop de sucre. Ainsi préparé, il est censé faciliter la digestion. Les belles fleurs jaunes peuvent être employées en garniture dans divers plats. Les jeunes feuilles encore tendres se mangent après avoir cuit dans l’eau. Mais puisque les fêtes s’en viennent, pourquoi ne pas renouer avec la tradition et préparer un fabuleux gâteau aux herbes et aux fruits confits? Voyez notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Selon le docteur Jean Valnet, l’aunée est une des plantes les plus précieuses. Antiseptique calmant, asséchant des voies respiratoires, elle a servi à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, tuberculose pulmonaire, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Tonique, diurétique, diaphorétique, emménagogue, elle a également soigné les néphrites, l’anémie, la fatigue générale, les règles douloureuses ou l’absence de règles, les pertes blanches, les parasites intestinaux, la diarrhée, la goutte ainsi que, par voie externe, les dermatoses, les prurits, les ulcères, les escarres et la trachéite. Riche en inuline, un sucre non assimilable, elle serait utile aux diabétiques, tout comme, d’ailleurs, les autres plantes de la famille des composées qui en renferment. La chicorée sauvage, ou barbe-de-capucin, notamment.

- Au nez et à la barbe des capucins, vous dites?
- Pardon?
- Oui, la tisane, on la prend au nez et à la barbe des capucins?
- Ah! Ah! Vraiment très drôle!
- En passant, vous savez que l’équivalent latin de « capucin » était
cappuccino?

- Oh! Joli! À cause du capuchon, je suppose?
- Du capuce, plus précisément, un capuchon taillé en pointe.
- Fascinant, mais on dérive pas mal, il me semble.

On prend l’aunée sous forme de décoction à raison de 10 à 20 g par litre d’eau; une tasse avant chaque repas. Ou sous forme de teinture à raison de 15 à 20 gouttes, quatre à cinq fois par jour. Séchée et réduite en poudre, la racine peut se prendre telle qu’elle à raison de 2 à 10 g dans un liquide quelconque, une tasse de bouillon de poulet, par exemple.

Si vous avez eu la bonne idée de faire sécher du millepertuis et du lierre terrestre en saison, vous pourrez préparer une potion destinée à soigner les bronchites et la toux qui risquent de se manifester durant l’hiver, en mélangeant les trois plantes à parts égales et en infusant le tout dix minutes à raison d’une cuillère à thé par tasse d’eau. Prenez trois tasses par jour, avant ou après les repas.

Pour soigner les maladies cutanées, particulièrement les prurits, on lave la partie atteinte avec une décoction préparée à raison de 30 g par litre d’eau.

En Chine, on se sert des fleurs de l’Inula japonica pour soigner l’asthme et la bronchite accompagnée d’un trop-plein de mucus, ainsi que les vomissements et le reflux acide.

On la trouve où?

Occasionnellement dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. Elle préfère les lieux humides. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez la cultiver. Vous avez le choix entre la variété ordinaire, bien adaptée à nos climats, et Goliath, une variété à grosses fleurs spectaculaires, qui est toutefois moins rustique et, par conséquent, nécessite une protection de paille ou de feuilles mortes durant l’hiver.

Sirop d’aunée pour la grippe et la toux

Marie Richardson, Tewkesbury

L’aunée est une plante en provenance d’Europe et qui aurait été introduite ici par Louis Hébert, premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner. On en retrouve parfois dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. L’aunée a servi traditionnellement à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Il y a une base pharmacologique à ce remède, mais on manque de données cliniques pour conclure à son efficacité.

Recette : Faites mijoter la racine d’aunée dans l’eau. Filtrez régulièrement et ajoutez ensuite du miel ou du sucre.

Explication : L’aunée est une plante des plus précieuses. C’est un antiseptique calmant et un asséchant des voies respiratoires. 

Attention : Comme pour la camomille, plante de la même famille, l’aunée peut provoquer des allergies et des dermites de contact.

Publié dans "A**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

 

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