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MORELLE DOUCE-AMERE

Posté par eurekasophie le 15 janvier 2010

 

solanum1.jpg

Morelle douce-amère
 

(Solanum dulcamara)

Douce-amère
 Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Solanum
Nom binominal
Solanum dulcamara

                                                                (Solanacées)

Synonyme(s) français(s) : Crève-chien, Douce_amère, Herbe à la fièvre, Loque, Vigne de Judée

Cette plante de la famille de la pomme de terre se rencontre dans les bois humides et au bord des eaux. Ses fleurs violette et jaunes sont très caractéristiques.

Altitude : dépasse 1500 m.

Taille : 2 m de long.

Floraison : de juin à septembre.

Cycle de vie : vivace hivernant sous la forme d’une souche ou d’une tige ligneuse.

Toxicité : fruits toxiques.

Habitat : haies, bois humides, lisières, terrains vagues, bords des eaux douces, en sol fertile.

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Fleurs : fleurs de 1 à 2 cm, violettes, pendantes, en inflorescence lâche ; pétales étalés puis se recourbant vers l’arrière ; anthères formant un cône jaune pâle qui enserre le stigmate.

Feuilles : feuilles variables, alternes, souvent à 2 lobes à la base.

Tige : tiges ligneuses à la base.

Reproduction : baie ovoïde, successivement verte, jaune et rouge.

Commentaires : plante grimpante s »enroulant autour des autres plantes

solanumdulcamara.jpg

Utilisations officinales : la partie ligneuse de la tige sèche contiennent des substances dépuratives et sudorifiques, diurétiques, dépuratives et expectorantes.

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DICTIONNAIRE DES PLANTES MEDICINALES

Posté par eurekasophie le 24 décembre 2009

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CLASSEMENT DES PLANTES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE

EN FONCTION DU NOM LATIN

A

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Acorus calamus

Tonique et stimulant du cerveau, du système nerveux et du système digestif. Relaxant pour les muscles

En Asie on l’utilise en tant qu’aphrodisiaque; Les Indiens Cree en faisaient de nombreux usages.

Calamus

Aesculus hippocastanum

Tonique veineux, vaso-constricteur, fluidifiant sanguin, astringent.

Marronnier d’Inde

Alpinia officinarum

Tonique digestif, réchauffe le corps et les organes vitaux, stimulant, antibactérien, favorise l’expulsion des gaz, arrête les vomissements, fongicide, anti-inflammatoire

Efficace contre le mal de mer

Galanga (petit)

Aloe vera

Soigne les plaies, stimule les sécrétions biliaires, laxatif

Aloès

Amorphophallus konjax

agit comme coupe-faim naturel en donnant une impression de satiété et n’apporte pas de calories. Diminuer l’absorption des graisses et des sucres au niveau intestinal.

Aliment traditionnel du Japon depuis le IX siècle. le konjac est totalement inoffensif

Konjac

Aphanizomenon flos aquae

Micro-algue exceptionnelle et très riche en nutriments qui pousse à l’état sauvage dans les eaux pures d’un lac très riche en minéraux volcanique

L’algue  favorise la migration des cellules souches et représente un espoir sérieux pour tous les patients atteints de maladies dégénératives

Klamath

Arctium lappa

Puissant dépuratif et purifiant, élimine les toxines du corps

Soigne ou soulage la plupart des problèmes et maladies de peau

Bardane

Arctosphylos uva-ursi

La busserole est l’un des meilleurs antiseptiques urinaire naturels.

Busserole

Argemone mexicana

Le latex obtenu de cette espèce est utilisé à Mexico pour traiter de nombreuses maladies et pour diminuer les douleurs.

Narcotique et sédatif

Argemone mexicaine

Artimisia absinthum

Stimulant du cerveau et du système digestif

L’absinthe servait jadis à obtenir la boisson du même nom.

Absinthe

 

 

B

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Baccharis trimera

Plante purifiante et efficace contre les troubles hépatiques

elle peut aussi se prendre un lendemain d’excès alimentaire

Baccharis

Bacopa monnieri

Soins des troubles mentaux, améliore la mémoire et les performances intellectuelles

Intérêt pour la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer

Bacopa

Banisteriopsis caapi

A la fois plante et préparation. C’est le mystique ingrédient utilisé depuis toujours dans les messes shamaniques du sud des Amériques.

L’utilisation de cette liane est profondément enracinée dans la mythologie et la philosophie Amazonienne

Ayahuasca

Bambusa arundinacea

Ressource naturelle de silice.

La silice assure une meilleure solidité des os et assimilation du calcium

Bambou

Bixa orellana

Pour un bronzage naturel

Rocou

Borago officinalis

Revitalisant de la peau

Bourrache

 

 

C

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Cannabis sativa

Panacée capable de soulager et de soigner de nombreux troubles

Plante qui a aussi bien été employeé pour ses propriétés médicinales que pour ses propriétés psychotropes

Chanvre indien

Calea zacatechichi

La plante qui clarife les sens avant le sommeil.Utilisé comme fébrifuge et purgatif.

Elle aurait été utilisée pour faire des rêves lucides.

Zacatechichi

Carduus marianus

Efficace contre les dépressions et les troubles hépatiques.Aide à rééquilibrer le corps après une intoxication.

peut-être pris pendant une gueule de bois ou après avoir pris une substance toxique

Chardon-Marie

Centella asiatica

Plante médicinale ayurvédique tonique (veineux, cérébral…) et dépurative

Anti-inflammatoire, circulation du sang, anti-rhumatisme, tonique, aphrodisiaque.

Hydrocotyle (asiatique)

Chlorella vulgaris

Algue aux propriétés détoxifiantes par l’élimination des toxines et l’augmentation des défenses immunitaires. 

Propriétés anti-virales, anti-inflammatoire et anti-cancéreuse. Elle est préconisée dans les régimes.

Chlorelle

Cola nitida

Stimulant du système nerveux et de l’organisme. Tonique musculaire, combat la léthargie. Brûle les graisses.

Propriétés aphrodisiaque, digestive et tonique.

Kola ( Noix de)

Copaifera officinalis

Bien connu des indiens d’Amazonie, il est utilisé en massages, frictions ou comme parfum (odeur boisée est très pénétrante)

Baume à conseiller pour son efficacité et son innocuité mais aussi du fait que sa récolte ne nécessite pas la destruction de l’arbre

Copaïba

Corynanthe yohimbe

Puissant aphrodisiaque. Remède contre l’impuissance et la frigidité.

Yohimbe

Crataegus oxyacantha

Soigne les calculs rénaux et vésicaux, les troubles circulatoires et cardiaques

Aubépine

Croton lechleri

Puissant cicatrisant utilisé avec succès en usage interne (ulcères, gastrites, irritations) et externe (acné, verrues, champignons, hémorroïdes, aphtes, toilette intime)

Le latex présente un aspect semblable à à celui du sang humain et quelques propriétés physiques sont communes entre eux.

Sang de dragon

 

 

D

NOM

RESUME

INFORMATIONS

Nom scientifique

Datura stramonium

Cette plante a de grandes vertus médicinales mais s’avère aussi et surtout très toxique, donc très dangereuse.

Utilisé dans des rituels de sorcellerie au Moyen-âge

Datura

Dioscorea villosa

Lutte contre les problèmes liés à la ménopause et aux menstruations

Contrairement à ce qui est souvent dit, le yam ne contient pas de DHEA, il sert juste à sa fabrication industrielle.

Yam (Mexicain)

 

 

E

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Echinacea purpurea

L’Echinacée est l’une des plus importante plante médicinale.

Stimulant des défenses immunitaires, anti-inflammatoire, antibiotique, désintoxicant, antiallergénique

Echinacée

Eleutherococcus senticosus

Fortifiant, combat le stress et la fatigue, effet tonique ssur le corps. les athlètes ayant absorbé de l’éleuthérocoque ont vu leurs capacités croître de 9%

elle fut distribuée à la population soviétique après la catastrophe de Tchernobyl

Eleuthérocoque

Ephedra sinica

Utilisé comme énergisant, pour la perte de poids, l’augmentation de la masse musculaire; soigne les allergies et les insuffisances rénales.

Plantet utilisée dans la médecine chinoise depuis 5 000 ans. Les moines Zen l’employaient pour la méditation.

Ephedra

Eucalyptus globulus

Remède dans le monde entier en raison de ses vertus antiseptique

Traite les infections pulmonaires, les rhumes, les grippes et les maux de gorge

Eucalyptus

 

F

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Fucus vesiculosus

Action bénéfique sur le métabolisme

Amincissant absorbant la graisse, rééquilibrant du terrain, élimine les déchets

Fucus

 

 

G

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Galega officinalis

Principalement utilisé pour ses propriétés antiandiabétiques

Complément efficace au traitement du diabète. Prévention chez les personnes âgées.

Galega

Garcinia Cambogia

Puissant amincissant

Supprime en plus les envies de sucre et les grosses consommation alimentaires

Garcinia

Gingko biloba

Indiqué pour la mémoire, la circulation cérébrale, les difficultés respiratoires et l’incontinence urinaire

de nombreuses personnes âgées l’utilise en raison de ses vertus

Gingko

Gomphrena globosa

Lutte contre le stress et la fatigue. Stimule le système nerveux, la mémoire, favorise le sommeil.Relaxe les muscles en augmentant leur force.

Plante employée plus particulièrement pendant les périodes de stress.

Gomphréna

 

 

H

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Hamamelis virginiana

Favorise la circulation du sang (varices…)

Est aussi astringent et anti-inflammatoire

Hamamélis

Harpagophytum procumbes

Puissant anti-inflammatoire naturel, soigne les douleurs articulaires

Anti-inflamatoire, analgésique, antalgique, tonique amer, antispasmodique, stimulant biliaire.

Harpagophytum

Hypericum perforatum

Le millepertuis est un puissant antidépresseur

Millepertuis

 

 

I

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Ilex paraguariensis

Un substitut du thé, mais aussi un complément nutritionnel pour les personnes mangeant peu de fruits et légumes.

Maté (vert)

 

 

L

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Lactuca Virosa

Efficace pour le sommeil.

Sédatif, anesthésiante, stimulerait l’activité onirique.

Laitue vireuse

Lentinus elodes

Stimulant des défenses immunaire en augmentant la vitalité

Shitaké

Leonitis leonurus

Cette plante africaine était utilisée par les Hottentots dans un cadre culturel

traite les maux de tête et l’hypertension.

Wild dagga

Lepidium meyenii

Permet une meilleure libido et soigne l’impuissance et la stérilité.

Il augmente les capacités d’érection

Maca

Lithothamnium calcaeum

Un puissant reminéralisant

Lithothamne

Lobelia inflata

Substitut du tabac aux grandes propriétés antispasmodiques.

Tabac Indien, pourrait aider à arrêter de fumer.

Lobélie (enflée)

Lophophora williamsii

Guérison, rhumatisme, paralysie, faciliter les vomissements.

Utilisés dans les rituels chamaniques en Amérique centrale

Peyotl

 

 

M

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Malpighia punicifolia

Ressource naturelle de vitamine C

4,5g d’Acérola contient autant de vitamine C que dans un kilo de citron

Acérola

Mandragora officinarum

Narcotique, antispasmodique, modérateur réflexe.

Une plante de « sorcière »bien connue.

Mandragore

Matricaria recutita

Soigne les douleurs abdominales et intestinales et autres troubles digestif. Relaxant

Souvent prescrite aux enfants pour son action douce

Camomille Allemande

 

 

N

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Nepeta cateria

Action bénéfique sur le système digestif et respiratoire

Utile contre la fièvre, les rhumes et la grippe

Cataire

 

O

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Oenothera biennis

L’onagre est très efficace contre tous les troubles menstruels.

Onagre (bimensuelle)

Orthosiphon aristata

Elimine les impuretés en amincissant.

Orthosiphon

 

 

P

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Panax ginseng

Le ginseng est célèbre pour ses propriétés tonique et antistress

Le ginseng est aussi un aphrodisiaque masculin

Ginseng

Papaver sominferum

Un célèbre anti-douleur

Pavot officinal

Passiflora incarnata

Un calmant, tranquilisant, relaxant, somnifère de qualité

Passiflore

Paullinia cupana

Puissant stimulant au même titre que le café, mais sans ses effets excitants

Stimule les activités physiques et cérébrales, agit comme anti-stress, anti-fatigue, coupe-faim et aphrodisiaque.

Guarana

Petiveria alliacea

Un stimulant du système immunitaire qui gagne à être découvert

Des études ont démontrées que l’Anamu a des propriétés antileucémiques et antitumorales

Anamu

Physalis peruviana

Baie aux saveurs et propriétés nutritionnelles remarquables

Extrêmement riche en vitamine A ; contient  une substance semblable à l’insuline (raison pour laquelle il est approprié pour les diabétiques)

Aguaymanto

Piper methysticum

somnifère, antistress, narcotique, relaxant, calmant, anesthésique

En + : Soulage efficacement les maux aux gencives et augmente l’activité onirique

Kava Kava

Pouteria lucuma

Fruit d’un arbre andin riche en vitamines, minéraux, pigments et protéines

Goût exqui et exeptionnel garanti !

Lucuma

Prosopis pallida

Fruit à la saveur douce et au parfum contribuant  au bien être intestinal.

Régularise le transit, équilibre l’absorption des lipides et des glucides, procure un sentiment de satiété

Caroube

Ptychopetalum olacoides

Tonique sexuel et musculaire

Muira Puama

Pueraria lobata

Permet d’arrêter la consommation de tabac, d’alcool et autres drogues.

Kudzu

 

 

R

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Rhamnus frangula

Un puissant laxatif très efficace contre la constipation.

Bourdaine

 

 

 

S

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Smilax spp.

Dépuratif, diurétique, tonique sexuel, aphrodisiaque.

Salsepareille

Sassafras officinale albidum

Idéal pour arrêter de fumer. Tonifiant général.

Sassafras

Salvia officinalis

Antiseptique, anti-asthmatique, favorise l’expulsion des gaz, régule la transpiration et le cycle menstruel, tonique.

Salvia vient du latin, salvare qui signifie guérir. On comprend mieux ainsi l’intérêt de ses nombreuses vertus.

Sauge officinale

Sceletium tortuosum

Légèrement narcotique et analgésique, anxyolitique et relaxant, euphorisant

Presque disparu de la nature, cette plante était utilisée par les Hottentots d’Afrique du Sud

Ficoïde tortueux

Scutellaria lateriflora

Efficace contre la plupart des troubles nerveux

Chez les femmes, stimule le cycle menstruel et soula les douleurs au sein

Scutellaire

Simmondsia chinensis

Naturellement très riche en tocophérol (provitamine E), la cire de jojoba protège et nourrit les cheveux et la peau.

Sa faculté de pénétration est extraordinaire et est un parfait vecteur pour l’aromathérapie

Jojoba

Smallanthus sonchifolius

Les feuilles font baisser le taux de sucre dans l’organisme, favorisent la perte de poids et réduisent le stress grâce à leurs propriétés anti-oxydantes

La racine est très sucrée, riche en oligofructose améliore la santé intestinale

Yacon

Spirulina maxima

Des protéines naturelles pour les sportifs et les végétariens.

Le parfait complément alimentaire en protéines

Spiruline

Stevia rebaudiana bertoni

Un substitut du sucre diminuant le taux de glucose

Stévia

 

 

T

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Tabernanthe iboga

Lutte contre la dépendance aux drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne et voir même à toute forme de drogues ainsi qu’aux traitements de substitution

Les adeptes du culte Bwiti en Afrique l’utilisent afin de communiquer avec leurs ancêtres et de se réconcilier avec la mort

Iboga

Tagetes lucida

Une importante plante médicinale d’Amérique centrale. Usage ancestral par les Mayas et les Huichols.

Antiseptique, contre la diahrée et la dysenterie

Pericon

Tecoma curialis

Antibiotique, puissant anti-inflammatoire, stimulant immunitaire, antiseptique, tonifiant, antitumoral.

Connu sous le nom d’Ipe-Roxo

Lapacho

Theobroma cacao

Tonique et stimulant, puissance antioxydante permettant de penser  un rôle dans la prévention du vieillissement

L’un des aliments les plus riches en flavonoïdes (l’un des plus antioxydants)

Cacao

Trigonella foenum graecum

Favorise la reprise de poids, action bénéfique contre le diabète et le cholestérol, régule le taux d’insuline

Soigne les gastrites et les ulcères gastriques

Fenugrec

Turnera diffusa

Tonique et regénérant du système nerveux. Stimulant des organes sexuels, aphrodisiaque et antiseptique urinaire.

Cette plante agit directement sur les organes génitaux.

Damiana

 

 

U

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Uncaria tomentosa

Puissant stimulant immunitaire aux nombreuses vertus.

Utilisé contre les infections virales, cancers (traitement parallèle), tumeurs, effets secondaires de la chimiothérapie

Griffe du Chat

 

 

V

NOM LATIN

RESUME

INFORMATIONS

NOM COURANT

Valeriana officinalis

Bien-être et sommeil

Valériane

Viscum album

La panacée druidique

Stimulant des défenses immunitaire, anxyolitique et hypnotique

Gui

Vitis vinifera

Traitement des varices des hémorroïdes et des troubles circulatoires

Tonique veineux et capillaire

Vigne Rouge

 

 

 

W

Withania somnifera

Originaire d’Inde, le « Ginseng indien » bénéficie d’une place remarquable dans la médecine ayurvédique

anti-stress, tonique, sédatif, aphrodisiaque, tonique sexuel.

Withania

 

 

 

Z

Zea mais 

Puissant antioxydant (et donc anti-cancer) aux vertus anti-inflammatoires prévention de l’obésité.

 Le produit le plus abondant dans les anthocyanes du maïs pourpre est le C3G, l’un des plus puissants antioxydants

Maïs mauve

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LE GUI….

Posté par eurekasophie le 18 décembre 2009

gui2.jpg

 

POUR FAIRE BAISSER LA TENSION

 

 

Il vole l’eau des arbres mais, pour vous, c’est un ami qui prend soin de votre santé…..

gui3.jpg  Une plante magique

Sa belle couleur verte, qu’il conserve malgré l’hiver, est sans doute à l’origine des nombreuses croyances et du folklore qui entourent le gui. C’est avec un respect religieux que les Gaulois récoltaient le précieux gui du chêne.

Il sort des branches d’autres arbres comme un diable de sa boîte !  Certes, il ne surgit pas brusquement, mais il s’installe sans aucun scrupule dans les ormes, les chênes, les pommiers, les pins…..Et se nourrit de leur eau !

Depuis Astérix, il mérite toujours de figurer dans certaines potions magiques.

 

 

astrix.gif        < Bonne idée, oh Panoramix notre druide que de nous préparer une potion spéciale Noël!

panoramix.jpg   < Elle est spéciale Astérix, très spéciale…Je n’y ai mis que du gui, pour le reste, chacun y rajoutera à sa convenance soit une belle pincée de gentillesse et d’amour de son prochain, soit un zeste d’humour, soit encore une bonne rasade de tolérance …tttsss ttssssss ! Chacun fera comme bon lui semble. L’idéal serait que tous les ingrédients figurent dans la recette.

Attention, les petites boules de gui sous lesquelles on s’embrasse pour se souhaiter la bonne année sont toxiques ! Laissez-les aux fauvettes et aux mésanges qui s’en donnent à coeur joie et s’en frottent le bec en novembre et en décembre.

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DE MULTIPLES INDICATIONS

Depuis l’Antiquité, la renommée du gui pour faire baisser la tension artérielle n’a jamais été démentie.

On l’emploie aussi depuis toujours en cas d’arthérosclérose.

Parmi les autres indications anciennes et traditionnelles figurent également les états nerveux, l’asthme, les maux de tête et la ménopause.

Plus récemment, au début du XX ° siècle, le philosophe et scientifique Rudolph Steiner, père de l’anthroposologie, a commencé à utiliser le gui pour ses vertus anti-cancer. Mais attention, il s’agit du gui européen, Viscum album, à ne pas confondre avec son cousin d’Amérique qui est toxique !

CONTRE L’HYPERTENSION

L‘emploi médicinal des feuilles de gui remonte très loin et déjà les Gaulois considéraient cette plante comme une panacée.

Paracelse, Pline, puis Sainte Hildegarde……On retrouve des traces très anciennes de son usage, qui semble s’être un peu perdu au fil des siècles jusqu’au début du XX ° siècle où un médecin, le Dr Gaultier, s’intéressa aux résultats obtenus par une guérisseuse de Sologne sur les tuberculeux: elle leur donnait du gui macéré dans du rhum pour calmer leurs crachements de sang, et ça marchait ! Le médecin étudia donc les propriétés de la plante et remit à l’honneur ses propriétés hypotensives. Les scientifiques se sont ensuite intéressés de plus près à la plante.

L’efficacité du gui pour lutter contre l’hypertension tient sans doute à ses effets vasodilatateurs. Cette propriété a été démontrée in vitro et sur des animaux.

Sur les humains, cette indication est ancestrale. De nombreuses préparations à base de plantes contiennent d’ailleurs du gui. A condition d’employer le gui aux doses habituellement indiquées, il n’y a aucun effet secondaire indésirable à craindre. A doses plus élevées, il peut être toxique.

CONTRE LE CANCER EN ALLEMAGNE

rudolph.jpg

Clique sur l’image s’il-te-plaît

En Allemagne, la patrie de Rudolph Steiner, le gui est couramment employé dans les traitements anti-cancéreux. Une étude récente menée dans ce pays

sur plus de 10 000 personnes montre qu’un traitement à base d’extrait de gui augmente de 40 % l’espérence de vie de malades atteints de cancers du côlon, du rectum, du sein et du poumon.

Dans ce cas, il ne s’agit aucunement d’automédication: le traitement est administré sous forme d’injections sous-cutanées ou intra-musculaires.

Ce type de traitement, couramment pratiqué en Allemagne ou en Suisse, n’est pas disponible en France où l’on considère qu’il entre dans le cadre des

 » médecines douces  » . Les injections étant réservées au corps médical, on ne peut donc bénéficier d’un tel traitement qu’en allant se faire soigner à l’étranger ( avec les frais que cela peut entraîner …)

De nombreux essais cliniques, menés avec des placébos, ont montré l’intérêt du gui dans le traitement anti-cancéreux, que ce soit pour améliorer le pronostic de guérison ou atténuer les effets indésirables des traitements conventionnels ( chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie).

COMMENT L’UTILISER ?

gui.jpg

 

Le  plus simple consiste sans aucun doute à avaler le gui sous forme de gélules, mais vous pouvez aussi faire vos tisanes vous-même en macération ou

en infusion, après avoir fait hacher finement les feuilles  et les avoir laissées sécher ( que vous conserverez dans un sac papier, tout simplement ) :

MACÉRATION : faites macérer 4 cuillères à café de feuilles dans un demi-litre d’eau froide pendant toute une nuit.

Filtrez au matin. Buvez cette tisane en deux fois dans la journée, en faisant chauffer ou non, selon vos préférences.

INFUSION: deux fois par jour, préparez-vous une grande tasse de tisane en faisant infuser deux cuillerées à café de plante dans un quart de litre d’eau bouillante pendant 10 minutes ( faites d’abord chauffer l’eau, lorsqu’elle frémit, ajoutez la plante, remuez, puis laissez infuser sous un couvercle ).

lignetisanes.giflignetisanes.gif

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HISTOIRE DE SAUGES ….

Posté par eurekasophie le 11 décembre 2009

saugeofficinale.jpg  Voici la sauge officinale

C’est bien grâce à Marius si je vous écrit ces différents articles sur la sauge….

Car contrairement à ce que je pensais, il en existe —comme pour beaucoup d’autres sortes de plantes— bien des variétés.

C’est tout simplement en confiant un jour à Marius :  » ..j’ai fait de la liqueur de sauge mais je la trouve trop forte en goût, pourtant j’ai respecté les doses… »

qu’il m’a répondu….

mariussdessineux.jpg < Normal, tu as utilisé de la sauge officinale, il faut prendre les sommités fleuries de la sauge sauvage, comme celle de mon alpage …

Ah , ben me voilà bien renseignée, je suis toute confuse… Je laisse la sauge de mon jardin de côté — sur laquelle j’ai posté un article dans

 » Répertoires des plantes les moins usitées  » — et je passe à d’autres espèces de sauge …

Comme quoi, on en apprend tous les jours …

saugejerusalem.jpg

Sauge de Jérusalem en fleurs

La sauge était une des plantes salvatrices du Moyen Âge. Reconnue par les Chinois, ces derniers n’hésitaient pas à échanger leurs feuilles de thé les plus

précieuses contre des feuilles de sauge. Louis XIV en avait même fait sa tisane d’élection et en servait à tout propos. Les Grecs, les Romains et les Arabes l’employaient communément comme tonique et en compresse contre les morsures de serpent. Au XVIe siècle, le botaniste Jacob Tabernae-Montanus

raconte que les femmes égyptiennes avaient l’habitude de boire du jus de sauge pour accroître leur fertilité.

Au XVIIIe siècle, on roule les feuilles de sauge comme des cigarettes. Tous les asthmatiques se mettaient à fumer de la sauge dès l’apparition du premier  

pollen printanier. La plante était associée à l’immortalité et à la longévité. Certains groupes d’Amérindiens mélangeaient la sauge avec de la graisse d’ours

pour guérir les problèmes de peau. On a aussi utilisé la plante pour traiter les verrues.

« Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin d’un médecin » (dicton provençal)

Dans l’ère préhispanique et depuis l’Antiquité, les Aztèques (et avant eux, les Mayas) ont cultivé une variété locale de sauge, le « chia » (Salvia hispanica),

qui a donné son nom à l’État mexicain du Chiapas (eaux/rivière du chia) ; les graines de chia constituaient alors la troisième source alimentaire végétale

après les variétés de maïs et de blé. La culture de chia a ensuite presque disparu pour ne subsister qu’à l’état sauvage, pour des raisons politiques et

religieuses (car la graine servait aussi de monnaie d’échange et dans les offrandes rituelles). On redécouvre aujourd’hui ses vertus en matière de nutrition,

car sa petite graine ovale ou ronde (d’environ 1 mm de diamètre), généralement grise, mêlée de taches noires ou blanches, et qu’on peut consommer de la

même façon que le riz ou la semoule de blé, est très riche en acides gras polyinsaturés cis (dont plus de 60% d’oméga-3) et pratiquement exempte de tout

composé toxique (notamment, absence de ricine et produits similaires) ou phyto-hormonal.

Aujourd’hui à nouveau cultivée en Amérique centrale et dans le sud des États-Unis, la graine de chia est une source alternative d’oméga-3, préférable au  

soja ou même à la graine de lin qui font l’objet de surveillance de la part des autorités sanitaires à cause de leur trop fort apport en flavonoïdes actifs

(propriétés hormonales comparable aux œstrogènes) ou aux huiles de poisson (dont la pêche est aujourd’hui limitée et dont les sous-produits ne sont

plus exempts de composés polluants). Cette semence fait partie des « nouvelles » espèces alimentaires dont l’usage devrait se développer et faire l’objet de

recommandations, d’autant plus que sa culture est nettement moins exigeante en ressources naturelles que celle du soja et nécessite beaucoup moins

d’engrais azotés (polluants des nappes aquifères et de l’atmosphère). En France, on la trouve vendue souvent associée à des produits céréaliers comme le  

boulghour méditerranéen.

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CELLE DU SAMEDI SOIR ?????

Posté par eurekasophie le 21 octobre 2009

courbedetemprature.png 

 

 

docteur017.gif        LA FIÈVREmalade003.gif

NE LA TRAITEZ PLUS EN ENNEMIE !

 

malade3.gif Lorsque nous la sentons monter, nous combattons bien souvent la fièvre à coup d’aspirine

ou de paracétamol. Notre but: nous en débarrasser au plus vite ! Nous avons tort car la fièvre a son utilité, une

utilité qui dépasse parfois ce que nous pourrions imaginer ……

La fièvre nous rend patraque. Nous nous sentons mal et nous n’avons qu’une envie: rester au lit. C’est indubitablement ce que nous devrions faire mais,

dans une société où nous devons faire preuve de productivité en permanence, l’absentéisme est mal accepté et nous contraint souvent à nous attaquer à la fièvre comme à une ennemie.

Pourtant, la fièvre est BÉNÉFIQUE. C’est un moyen qu’utilise notre corps pour se défendre et, par conséquent, se protéger et nous protéger. Elle neutralise et désagrège les substances toxiques, virus, microbes et permet ainsi au corps de les éliminer. Elle continuera à faire son oeuvre tant que les intrus ne seront pas sous contrôle. La fièvre n’est donc pas un signe de maladie, mais un outil de guérison .

docteur017.gifUNE ARME NATURELLE docteur017.gif

En augmentant la température du corps à 38 °, 39 ° ou même 40 ° , la fièvre crée un terrain défavorable aux microbes, les affaiblit et les empêche de se multiplier. Elle stimule aussi le système immunitaire et aide les lymphocytes à atteindre plus vite le lieu de l’infection. De plus, les enzymes et beaucoup d’autres substances de défense produites par les cellules fonctionnent seulement dans un milieu acide et chaud. Ce processus de chaleur met donc l’organisme dans les conditions de réagir le plus efficacement possible face à l’infection.

Si vous faites facilement de la fièvre, c’est que votre système immunitaire est efficace et sain.

Un bon exemple est celui des enfants. En cas d’infection, leur système immunitaire jeune et vaillant provoquera rapidement une poussée de fièvre, témoin de leur bonne capacité à se défendre. A l’âge adulte, cette capacité tend à diminuer et nous aurons alors moins tendance à faire de la fièvre.

donaldduck027.gifFAITES-LUI CONFIANCE ! donaldduck027.gif

En coupant la fièvre, on empêche l’élimination correcte des microbes, ce qui, à plus ou moins long terme, entraînera irrémédiablement des rechutes. Le recours systématique aux médicaments fébrifuges a certes diminuer les maladies aiguës, mais il a favorisé l’augmentation des maladies chroniques……

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Mieux vaut vous absenter du boulot quelques jours et revenir ensuite en pleine forme que de vous forcer à aller travailler lorsque vous êtes malade. Votre employeur n’y gagnera rien car, en empêchant votre corps de faire correctement son travail de guérison, vous risquerez de fréquentes rechutes et, par conséquent, des périodes d’absentéisme répétées. C’est prouvé ! Les personnes qui vont travailler malades sont, en définitive, plus souvent absentes que leurs collègues qui restent à la maison lorsqu’ils ne se sentent pas bien. A méditer !

UNE PROTECTION CONTRE LES TUMEURS

Mais la fièvre a encore d’autres atouts à son actif. Lorsque le corps réagit face à une infection, il produit aussi des facteurs anti- tumoraux.

NON, vous n’avez pas MAL LU, la fièvre peut vous protéger contre les tumeurs !

Diverses études ont mis en évidence la relation fièvre-tumeur. En 1999, une étude a observé 603 patients atteints d’un mélanome et 627 en bonne santé. Les chercheurs ont alors cherché s’il existait une relation inverse entre tumeur et fièvre. Les résultats sont surprenants ! Le risque de tumeur est réduit de 40 % chez les personnes qui ont eu 3 infections ou plus accompagnées d’une fièvre dépassant les 38, 5 °. Intéressant n’est-ce-pas ?

La littérature scientifique regorge d’exemples de guérisons de tumeurs suite à un épisode fébrile.

Dans les cas de rémission spontanée des leucémies chez les enfants, la fièvre est présente dans 80 % des cas et, au cours des rémissions du mélanome, dans 31 %  des cas.

D’autres études ont en outre mis en évidence le fait que l’organisme exposé pendant 6 heures à une température de 41 ° se mettait à produire des lymphocytes T très actives contre les tumeurs.

Confrontées à la chaleur, on constate que les cellules tumorales sont fragilisées alors que les cellules saines résistent bien à cette hausse de température. Une température qui passe de 37 ° à 42 ° induit littéralement la mort des cellules cancéreuses. Cette constatation a été à la base de la mise au point du traitement hyper-thermique contre les tumeurs, une thérapie qui provoque une fièvre  » de manière artificielle « .

DANS QUEL CAS FAUT-IL COUPER LA FIÈVRE ?

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microbe.gifQuand le malade est trop affaibli et que les microbes sont trop nombreuxmicrobe3.gifmicrobe3.gifet virulents pour que son système

immunitaire soit en mesure de se défendre. Dans ce cas, une FIÈVRE ÉLEVÉE présenterait un DANGER et le recours aux médicaments qui font baisser

la température et tuent les microbes devient alors nécessaire. Ces situations sont relativement rares. Dans la plupart des cas, nous pouvons non seulement laisser la fièvre faire son travail, mais même l’aider de notre mieux. Grâce aux thérapies naturelles, nous pouvons tenir la fièvre sous contrôle sans pour autant l’empêcher de remplir son rôle de nettoyeur de l’organisme. Au-delà d’une certaine température, il existe en effet un risque réel. Chaque personne a sa limite. Certaines personnes seront à bout de forces à 38 ° alors qu’une personne solide et en bonne santé pourra supporter une fièvre allant jusqu’à 41 °/ 42 ° . Ceci est bien entendu la limite maximum. Au-delà, la fièvre est fatale ! Respecter la fièvre ne signifie donc pas se laisser submerger par une températures flirtant avec les limites dangereuses, mais bien la soutenir et la contrôler lorsque celle-ci atteint un seuil trop élevé. La contrôler signifie limiter son intensité lorsque c’est nécessaire, mais certainement pas la ramener à 37 °, car cela interromprait son activité de défense contre les microbes. Comment savoir quand la fièvre est trop élevée ? Simplement en observant les signaux d’alerte que nous envoie notre corps. Ceux-ci sont des délires, des spasmes, des douleurs intenses ou des forts maux de tête ou tout simplement une fièvre qui dépasse 39 ° ou qui perdure trop longtemps.

UN PETIT JEÛNE ?

 

 Pour permettre au corps de se défendre efficacement contre l’infection, il est nécessaire de le mettre au repos afin qu’il puisse concentrer toute son énergie dans la lutte contre les intrus. Rester au lit est donc fortement recommandé et ce dans une chambre calme et bien aérée.

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Mais il est également conseillé de mettre le système digestif au repos par un jeûne temporaire ou une diète de bouillon chaud.

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Chez les enfants ou les animaux, ce jeûne s’instaure tout naturellement. Quand ils sont malades, ils refusent de manger car ils n’ont pas faim. C’est une réaction innée qui, chez nous les adultes, est souvent contrecarrée par l’idée reçue qu’il faut manger pour prendre des forces. C’est une croyance erronée. La reprise alimentaire normale se fera progressivement lorsque la fièvre commencera à tomber mais, en phase aiguë, mettre le système digestif au repos est tout indiqué. Par contre, boire suffisamment est très important. Lorsqu’on est fiévreux, on transpire beaucoup et il est nécessaire de se réhydrater régulièrement. De plus, cet apport de liquide facilite l’évacuation des poisons. Que boire alors ? De l’eau à température ambiante et des infusions non sucrées comme la verveine, la camomille, la menthe et le tilleul. 

Pour éviter que votre corps ne baigne dans les déchets évacués en permanence par la sueur, il est important de vous laver et vous changer régulièrement au cours de l’épisode infectieux, en veillant bien sûr à ne pas prendre froid. 

POUR LA MAÎTRISER UN PEU …..

Pour faire baisser une température trop élevée, il existe plusieurs moyens naturels et faciles à mettre en oeuvre. Vous vous souvenez sans doute que, enfant, votre mère ou votre grand-mère vous appliquait régulièrement des compresses d’eau froide sur le front. L’eau froide permet au corps de se refroidir. Il suffit de passer, par exemple, une serviette imbibée d’eau fraîche pendant quelques minutes sur le corps d’une personne fiévreuse pour permettre une baisse de la température . En effet, pour réchauffer la peau rafraîchie par l’eau froide, le corps va naturellement céder une partie de sa chaleur. On peut aussi enrouler 2 ou 3 fois de suite une serviette préalablement trempée dans l’eau froide autour des mollets, zone qui réagit très vite car elle est fortement vascularisée. La serviette peut éventuellement être imbibée moitié d’eau, moitié de vinaigre pour un effet plus intense. Il est aussi possible d’enrouler le tronc une fois et demi dans une serviette trempée dans de l’eau fraîche et essorée puis d’entourer celle-ci d’une serviette sèche. Cet enveloppement est gardé une vingtaine de minutes, protégé sous les couvertures, jusqu’à ce que la serviette soit chaude mais cependant pas trop longtemps pour éviter qu’elle ne se refroidisse à nouveau et que vous preniez froid. Dans le même ordre d’idée, vous pouvez également immerger le bas du corps quelques minutes dans un bain tiède. Attention, pas plus longtemps car cela risquerait de vous affaiblir. 

Le principe des enveloppements peut aussi faire monter la température du corps si celle-ci reste trop basse. Dans ce cas-ci, il s’agit de vous faire suer en vous enveloppant chaudement dans les draps et les couvertures additionnées de 2 bouillottes de chaque côté du tronc. Au bout de 3/4 d’heure à 2 heures, vous allez vous mettre à transpirer, ce qui va aider l’organisme à lutter plus activement contre la maladie.

LES PLANTES FÉBRIFUGES      

La phyothérapie peut aussi vous aider à faire baisser une fièvre trop importante. Certaines plantes ont en effet une action fébrifuge et sudorifique. 

COMME 

Le saule blanc ( Salix alba)

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On l’appelle aussi  » aspirine végétale  » , car c’est de son écorce qu’est tirée la salicyline qui a servi à mettre au point l’aspirine. 

L’écorce de saule blanc est utilisée en médecine traditionnelle depuis plusieurs millénaires comme anti-douleur et pour faire baisser la fièvre. Elle se prépare en décoction à raison de  20 à 25 grammes d’écorce séchée par litre d’eau. 

Buvez-en 2 ou 3 tasses par jour. Contrairement à l’aspirine, l’écorce de saule blanc agit durablement, n’irrite pas l’estomac et ne fluidifie pas le sang . 

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La reine-des-prés ( Spiracea ulmaria ) 

 

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Voici une autre ancêtre de l’aspirine. En effet, la reine-des-prés contient également de l’acide salicylique. Elle est fébrifuge et calme la douleur. On utilise ses feuilles et ses fleurs en infusion. Utilisez une cuillerée à café pour une tasse d’eau bouillante. Vous pouvez en boire 3 à 5 tasses par jour.

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D’autres plantes d’utilisation courante ont également une action sur la fièvre car elles favorisent la sudation et aident l’organisme à éliminer les toxines.

Il s’agit des fleurs de tilleul très efficaces pour faire baisser la fièvre chez les enfants, notamment en cas de grippe ou de refroidissement, des fleurs de camomille romaine déjà utilisées dans l’Egypte ancienne, des feuilles d’eucalyptus traditionnellement utilisées pour soulager la fièvre d’où son surnom d’ » arbre à fièvre  » et des fleurs de sureau noir. Elles se prennent toutes en infusion à raison de 25 g environ par litre d’eau, à l’exception du sureau pour lequel vous pouvez mettre 40 g par litre d’eau.

Et pour renforcer vos défenses immunitaires, pensez aussi aux extraits de pépin de pamplemousse, à l’échinacée, au lapacho, à la vitamine C naturelle, au chlorure de magnésium et aux oligo-éléments cuivre-or-argent.

BELLE SANTÉ À TOUS !

D’après Murielle Toussaint

Journaliste naturopathe pour le magasine  » Belle Santé  » pour laquelle j’ai une grande admiration et un profond respect.

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HEPATITE C

Posté par eurekasophie le 29 septembre 2009

 

 

FEUILLES DE MYRTILLES CONTRE L’HÉPATITE C

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Le virus de l’hépatite C, localisé dans le foie, peut mener à une cirrhose ou un cancer du foie.

Des chercheurs japonais se sont intéressés aux meilleurs soins pour soulager la population de Miyazaki, dans le Sud du Japon, victime d’un nombre élevé de cas d’hépatite C.

Ils ont étudié près de 300 plantes: ce sont les feuilles de vaccinium virgatum ou  » myrtille oeil-de-lapin « , variété du sud-est des USA , qui présentent les meilleurs résultats.

Ces feuilles contiennent de la proanthocyanidine, un polyphénol présent aussi dans le raisin et le vin.

L’excès de proanthocyanidine peut parfois se révéler dangereux, mais l’équipe du Dr Kataoka a déterminé que la concentration efficace était 100 fois inférieure au seuil toxique.

Ce dosage pourrait alors être pris sous forme de complément alimentaire.

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DANS VOTRE TASSE …….

Posté par eurekasophie le 10 septembre 2009

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POUR VOUS ARRÊTER DE FUMER

Vous désirez arrêter de fumer. Une bonne résolution qui va vous faire appréhender la vie différemment et sortir

votre corps et votre psychisme des nuages de fumée que vous lui imposiez.

Seulement, point de miracle, votre désir doit être profond et vous ne devrez pas vous décourager lorsque vous

ressentirez les effets du sevrage. Tenez bon, rien n’est impossible, pensez à la liberté que vous allez acquérir.

Certaines tisanes peuvent vous aider en intervenant sur votre humeur ainsi que sur vos bronches encombrées.

Vous retrouverez ces plantes dans ma catégorie  » Mon répertoire des plantes les moins usitées  » .

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LA VALERIANE

Valeriana officinalis

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Du latin valere, signifiant  » se bien porter « , voici la plante adéquate qui j’espère vous redonnera l’équilibre mental nécessaire afin, effectivement, de bien vous porter. Vous serez sans doute surpris par l’odeur de ses racines ou rhizomes, organes aux principes actifs. Il faut reconnaître qu’une fois infusée, la boisson obtenue n’est point si désagréable à avaler que l’odeur qui s’en dégage, sinon, parfumez avec des zestes d’orange ou de la fleur d’oranger. Faites une cure d’une semaine par mois. Attention, la valériane peut provoquer des troubles de la vigilence . Sédative, elle aide à calmer la nervosité, l’angoisse et peut faciliter l’arrêt de la cigarette, car elle laisse dans la bouche un arrière-goût qui va donner au tabac une odeur désagréable.

pointdexclamation.gifINFUSION : versez deux cuillerées à soupe de racines hachées dans un litre d’eau bouillante. Couvrez, laissez infuser 15 à 20 minutes, puis filtrez. Prenez 2 tasses dans la journée.

pointdexclamation.gifDECOCTION: jetez une grosse poignée de rhizomes dans un litre d’eau froide. Portez à ébullition et laissez cuire une dizaine de minutes. Filtrez et consommez 2 tasses dans la journée.

pointdexclamation.gifMACERATION : dans un litre d’eau froide, ajoutez deux poignées de racines finement hachées, couvrez légèrement et laissez macérer pendant 12 heures. Préparez cette boisson de préférence le soir, afin d’en boire une tasse à votre réveil.

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AVOINE

Avena sativa

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Plante céréalière cultivée dans le monde entier, l’avoine n’a pas toujours été destinée à la consommation des chevaux ! Depuis le XVII ° siècle, elle est utilisée par les herboristes pour soigner la fatigue, la dépression et la nervosité.

pointdexclamation.gifDECOCTION : versez 20 g de flocons d’avoine dans un litre d’eau froide et portez le mélange à ébullition. Au premier bouillon, baissez votre feu et patientez une quinzaine de minutes en remuant régulièrement. Ne filtrez surtout pas, ajoutez du miel si cela vous semble fade et buvez le tout dans la journée. Cette tisane est également adoucissante en cas de maux de gorge.

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LE PLANTAIN

Plantago major

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Plante vivace poussant dans les chemins, le plantain se distingue par ses feuilles oblongues disposées en rosette, agrémentées de cinq nervures parallèles et par ses épis floraux cylindriques surmontant des tiges de 40 à 50 cm.

Astringent, riche en tanins et en mucilages, il adoucit les muqueuses et les voies respiratoires. Il facilite l’évacuation des sécrétions présentes en excès dans les bronches. Il possède en outre la faculté de provoquer un dégoût tenace dès l’inhalation de la fumée de cigarette.

pointdexclamation.gifINFUSION : dans un litre d’eau bouillante, versez 100 g de feuilles hachées. Couvrez et laissez infuser 20 minutes. Filtrez et buvez plusieurs tasses dans la journée.

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LE CAFE VERT

Coffea arabica

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Plante originaire de Turquie, le café vert est en fait un café brut, non encore torréfié. Ses substances, le cafestol et le kahweol, entièrement préservées du fait de sa non torréfaction, ont des vertus détoxifiantes. Elles induisent au niveau du foie l’action d’une enzyme, la glutathion-S-transférase, plus communément appelée T.S.F, qui a la particularité de fixer des substances toxiques comme les pesticides, les gaz d’échappement et le tabac et de favoriser leur évacuation.

pointdexclamation.gifMACERATION : faites tremper 10 grains de café vert écrasés dans un verre d’eau le soir. Au matin, filtrez et buvez l’eau obtenue.

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LE GINSENG

Panax ginseng

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Originaire du Nord de l’Asie, le ginseng est une plante vivace devenue rare à l’état sauvage, victime de sa réputation. C’est donc sous une forme cultivée qu’on peut le rencontrer. On récolte la racine d’au moins 7 ans d’âge. Sa forme tortueuse rappelle celle du corps humain. La racine simplement séchée portera le nom de  » ginseng blanc « , alors que la racine préalablement étuvée se prénommera  » ginseng rouge « . Le ginseng, au-delà de son action énergisante, est un adaptogène capable d’aider le corps à lutter contre les états de stress. De plus, il accroît les défenses naturelles de l’organisme.

pointdexclamation.gifDECOCTION : dans l’équivalent d’une tasse d’eau, versez 1 g de racine et portez le tout à ébullition jusqu’à réduction de moitié. Sucrez avec du miel et buvez la préparation au cours de la matinée.

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LE THYM

Thymus vulgaris

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Spontané au milieu de la flore méditerranéenne, le thym est riche en huiles essentielles, phénol et thymol, aux vertus antiseptiques et antispasmodiques. Préconisé pour toutes les infections pulmonaires, il est également efficace dans les cas de toux, d’emphysème et de rhinite. Après l’arrêt du tabac, il aide votre système respiratoire à retrouver son équilibre.

pointdexclamation.gif INFUSION : dans un litre d’eau bouillante, versez 2 à 3 cuillerées de sommités fleuries. Couvrez et laissez reposer 10 minutes. Filtrez et buvez 3 tasses dans la journée.

pointdexclamation.gifDECOCTION : dans un litre d’eau froide, incorporez 3 cuillerées à soupe de thym. Couvrez, portez à ébullition et dès les premiers bouillons, stoppez la cuisson. Attendez encore une dizaine de minutes, filtrez et buvez 3 tasses dans la journée.

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RECOMMANDATIONS

Les femmes enceintes doivent faire preuve de prudence, surtout dans les trois premiers mois. Il vaut mieux consulter son médecin.

Ne jamais dépasser les doses prescrites.

Si vous prenez un traitement médicamenteux, demandez conseil à votre médecin ( risque d’interaction ).

 

 

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LA BOURRACHE …….

Posté par eurekasophie le 6 septembre 2009

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AMIE DE LA PEAU

On emploie surtout son huile, extraite des graines,

pour sa richesse en acides gras.

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Quand vous plantez de la bourrache, attendez-vous à ce qu’elle s’installe sans mesure ! Cette jolie plante à feuilles poilues et à fleurs bleues a tendance

à vite devenir envahissante !

Diurétique et dépurative

Longtemps on a employé la bourrache pour ses propriétés sudorifiques, diurétiques et dépurativeset son nom arabe, abu rach ( elle est originaire de Syrie ), signifie  » le père de la sueur « . Traditionnellement, la plante est reconnue également pour  » donner du bonheur et du courage  » , autrement dit combattre la dépression. Pourtant, aujourd’hui, ce sont plutôt ses effets sur la peau, les articulations et le cycle menstruel qui sont mis en avant.

Composition

Concentrée en mucilage, substance qui devient visqueuse dans le tube digestif et favorise le transit intestinal, la bourrache contient des vitamines ( A, du groupe B et C ) en doses moyennes et des sels minéraux en grande concentration ( sodium, potassium ). Ces sels minéraux sont sans doute à l’origine de ses propriétés sudorifiques. La bourrache contient aussi des tanins, des résines, des acides gras polyinsaturés ( gammalinolénique et linoléique ) et un alcaloïde  ( dérivé pyrrolizidinique ) qui sont à l’origine des principes actifs de la plante. Attention : les alcaloïdes de la plante peuvent se révéler toxiques à haute dose. Les chimistes ont découvert que le bétail qui broutait avec gourmandise les fleurs de bourrache pouvait être atteint d’intoxications hépatiques. D’ailleurs, l’usage de la bourrache est règlementé dans certains pays. Mais en réalité, les concentrations de dérivés pyrrolyzidiniques dans la plante sont assez faibles : il faudrait en consommer chaque jour des saladiers entiers !  Soyez malgré tout prudents en contentez-vous de quelques feuilles dans vos soupes et salades. Pour un usage à long terme, préférez l’huile.

Les indications

La bourrache est adoucissante, dépurative, diurétique et laxative. Les récentes études chimiques ont confirmé la justesse des indications de la médecine populaire et traditionnelle. On utilise donc la plante ( en interne principalement , mais aussi en externe ) en cas de :

cheveux ou ongles ternes, cassants, fragiles

cycles féminins irréguliers ou douloureux

problèmes gastriques ou digestifs

constipation

infections urinaires et troubles rénaux

rhumatismes

fièvre ( surtout éruptive : rougeole, scarlatine…….)

affections pulmonaires.

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Plutôt l’huile

 Très riche en acides gras polyinsaturés, l’huile de bourrache est conseillée aussi bien en interne qu’en externe pour lutter contre les irrégularités du cycle féminin, les douleurs prémenstruelles, les problèmes cutanés dont l’eczéma, le déssèchement de la peau, l’apparition des rides et même l’apparition des vergetures ! Elle est aussi considérée comme supérieure à l’huile d’onagre. La plupart des femmes constatent après une dizaine de jours de cure, que leurs ongles deviennent plus durs et moins cassants, leurs cheveux moins ternes, moins fragiles. L’huile de bourrache est assez chère ( on la trouve surtout sous forme de capsules ). Assurez-vous qu’il s’agit bien d’une huile extraite par première pression à froid, usage le plus courant. En interne, 2 à 3 capsules par jour, par cure de 3 semaines, et selon les indications du fabricant. Pour l’utilisation en externe, il suffit de crever deux capsules et d’en étaler l’huile sur la peau.

Comment ? Combien ?

Fleurs sèches et huile se trouve facilement en boutiques diététiques, par correspondance et en pharmacies.

Tisane de fleurs fraîches : 50 g / litre d’eau et laissez infuser 3 minutes maximum afin que la boisson garde sa jolie couleur bleue et toutes ses propriétés. Une tasse après chaque repas.

Tisanes composées : de nombreuses marques commercialisent en pharmacie des tisanes en sachets associant bourrache et autres plantes médicinales, principalement pour leurs propriétés dépuratives ou digestives.

Tisane de fleurs sèches : 1 cuillerée par tasse, à infuser rapidement.

Dans le vin : ajouter quelques fleurs et feuilles fraîches à un bon petit vin lui donne encore meilleur goût et permet ( à doses raisonnables ) de profiter des bienfaits de la bourrache.

Les cataplasmes : il suffit, soit de faire une décoction de feuilles de bourrache ( 100 g par litre d’eau ) à mettre sur une compresse, soit d’écraser les feuilles au rouleau à pâtisserie et d’étaler sur la peau. Pour calmer les démangeaisons, lutter contre l’eczéma ou les ulcères variqueux.

Le jus de bourrache en externe, associé à celui du pissenlit, est un excellent  » lait  » tonifiant et démaquillant qui a la propriété d’éclaircir le teint.

Huile de bourrache : c’est la forme la plus pratique et la plus efficace, conseillée surtout pour les troubles féminins ainsi que pour les problèmes de peau, d’ongles et de cheveux, et les rhumatismes. Suivez les conseils d’utilisation indiqués sur la boîte de capsules ( qui varient selon les dosages ).

Des études probantes

Plusieurs essais ont montré l’intérêt de l’huile de bourrache pour soigner certaines maladies ou soulager certains symptômes.

Polyarthrite rhumatoïde: deux études ont permis de constater que la prise quotidienne de 1,4 g d’acide gamma-linolénique, soit 6 g d’huile de bourrache, pouvait soulager les symptômes de la maladie: les articulations désenflent et sont moins sensibles. L’acide gamma-linolénique agirait sur les médiateurs de l’inflammation.

Une étude a récemment montré qu’une supplémentation en huile de bourrache et en huile de poissons réduisait l’inflammation des gencives causées par la périodontite.

En cas d’eczéma chez les enfants, la prise d’huile de bourrache réduit la gravité des crises.

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J’AI DESCENDU DANS MON JARDIN …..

Posté par eurekasophie le 6 septembre 2009

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 » Dieu fit qu’il y eut un ricin qui grandit au-dessus de Jonas, afin de lui donner de l’ombre à sa tête……Jonas fut très content du ricin. Mais, à la pointe de l’aube, le lendemain, Dieu fit qu’il y eut un ver qui piqua le ricin; celui-ci sécha et Jonas demanda la mort car le soleil tapait sur sa tête. Et l’Eternel lui dit : tu as pitié du ricin….et moi, tu me demandes de ne pas avoir pitié de Ninive, la grande vile  » Bible du Semeur, Jonas 4.

LE RICIN

Nom commun: ricin commun, Palma-Christi, ricin sanguin ( variété ).

Famille: EUPHORBIACEAE : plante herbacée ou arbuste à suc laiteux – fleurs le plus souvent apétales, fleurs mâles et femelles séparées sur le même individu – fruit: capsules.

Origine : régions d’Afrique tropicale, Moyen-Orient, naturalisée en zone méditerranéenne.

Hauteur : de 2 à 5 mètres, jusqu’à 10 mètres dans son milieu naturel.

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Le ricin ou ricinus communis est une plante originaire d’Afrique tropicale où elle est vivace et dépasse allègrement les 12 m de haut alors que chez nous, c’est une annuelle au développement beaucoup plus réduit ; elle appartient à la famille des euphorbiacées.

La robuste tige glabre et luisante rappelle un peu celle du bambou avec des nœuds bien marqués ; elle est cependant ramifiée et la plante prend avec l’âge un port globalement dressé mais elle s’étale tout de même. Sa taille peut avoisiner les 3 m.
Les belles feuilles alternes, particulièrement décoratives ont une forme découpée en 5 à 7 lobes palmés et dentés ; leur taille est importante et le pétiole qui les porte, particulièrement long.
Leur coloration varie suivant la variété, du vert glauque au pourpre, il en est de même pour le reste de la plante.

La floraison qui s’étale durant tout l’été et se poursuit jusqu’aux premiers froids n’est décorative que pour les variétés à feuillage rougeâtre ; les couleurs citées plus bas ne sont valables que pour ces variétés.
Les fleurs sont disposées en grappes dont la partie inférieure regroupe les fleurs mâles blanc-crème et la partie supérieure, donc, les fleurs femelles rougeâtres ; aucune de ces fleurs ne possède de pétales.

Les fruits qui se développent à partir des fleurs femelles sont des capsules à 3 coques hérissées de pointes non piquantes, elles aussi vivement colorées et accentuant l’effet décoratif de la plante.
Les graines de taille respectable ont une surface luisante et ornée de motifs compliqués aux couleurs agréables panachées de crème et de brun.

Le ricin, détruit par le froid, doit être ressemé chaque année ; il apprécie un sol riche et profond, en situation ensoleillée et abritée des vents forts.

Toutes les parties du ricin sont toxiques mais c’est dans la graine que son principal poison, la ricine, est le plus concentré à tel point que l’ingestion de 3 graines par un enfant lui serait fatale et plus, il n’y a pas d’antidote.

La grande similitude des graines du ricin avec de grosses tiques lui a donné son nom , ricinus en latin signifiant tique. Les graines peuvent être mortelles, consommées nature. Une huile, débarrassée de la ricine toxique, est obtenue à partir de ces graines, huile laxative et purgative, à consommer occasionnellement . Au Népal, les feuilles posées en cataplasme réduisent les blessures.

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CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN ……Le père de l’homéopathie

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

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hplantes.pngOMÉOPATHIE

 

 Aperçu historique

 

Le fondateur de l’homéopathie, CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN, naquit à Meissen en Allemagne, le 10 avril 1755.

Son père, CHRISTIAN GOTTFRIED était céramiste et sa mère était fille d’un capitaine du Duché de Saxe.

hahnemannpre.jpgVoyant qu’autour de lui les commerçants s’enrichissaient avec une certaine facilité, le père se prit à espérer que son fils ne fasse pas le métier de céramiste, mais plutôt celui de démarcheur ou de représentant.

Rapidement, il le pousse à étudier les langues qui, selon lui, pourraient lui être fort utiles dans le commerce. On verra d’ailleurs à quel point elles seront importantes par la suite dans son initiation médicale. La guerre de Sept ans et la destruction des usines de céramique à Meissen ôtent au père toute espérance de pouvoir apporter quelque aide que ce soit à l’avenir de son fils. Samuel commence alors à travailler comme apprenti chez un épicier. Des épices à la place de la porcelaine, voilà qui n’était pas prévu au programme !

Le physique fragile de Samuel ne résiste pas longtemps à la fatigue du travail qu’il doit fournir et il doit abandonner la boutique. Le maître d’école, un certain Müller, qui avait compris les prédispositions du fils Hahnemann pour les études, présente au roi une supplique pour obtenir une bourse d’étude qui permettra à l’enfant de fréquenter l’école des nobles de Sant’Afra. La demande est prestement acceptée et le père de Samuel ne peut qu’être convaincu par les dispositions de son fils.

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Meissen in Hahnemann’s time, where he lived from 1755 to 1775.

Vue de Meissen du temps d’Hahnemann.

                                                                    

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Maison natale de Christian Samuel Hahnemann                                                                               Ecole des nobles de Sant’Afra

Université de Leipzig

Il s’inscrit donc à 20 ans à l’université de Leipzig . Avant de partir, son père lui fait don de 20 pièces d’argent pour toute la période de ses études. Il devra donc s’organiser pour survivre avec cet argent.

A cette époque, il est encore totalement indécis sur le choix de la faculté qu’il va fréquenter, car il s’intéresse aussi bien à la chimie, qu’à la physique et à la médecine. Le doute passé, il finit par s’inscrire en faculté de médecine.

Pour subvenir à ses besoins, il se présente aux éditeurs de la ville. Les langues qu’il avait apprises dans ses années de jeunesse se révèlent fort utiles et on l’accepte comme traducteur. Ses études universitaires et les contacts avec les étudiants le portent à connaître les deux courants de pensée qui se combattent à l’époque. Le siècle est en pleine évolution et comme Hahnemann est typiquement un homme de son temps, la révolution intellectuelle lui pose des doutes et des contradictions.

C’est l’immobilisme d’une médecine symptomatique qui se réfère et se réfèrera encore pendant longtemps à des théories humorales. Les médicaments sont encore peu nombreux et souvent contradictoires. Du cartésianisme naît le mécanisme, puis l’organiscisme, qui à son tour sedivise en matérialisme et vitalisme. Le vitalime fait suite à l’animisme de Stahl, entrant en lutte avec le matérialisme. Hahnemann, attiré par le vitalisme, est poussé vers une élévation spirituelle. Depuis toujours, il est porté vers le spiritualisme et donc vers l’animisme-vitalisme, qui selon Stahl en est la conséquence. Stahl admet une union entre l’âme et le corps. La maladie est causée par  » la prédisposition de la nature à s’altérer ( …), seule l’altération du mouvement vital peut créer la maladie ( …). Cette pensée fascine Hahnemann, qui étudie les précurseurs de cette théorie : Van Helmont et Paracelso et, bien entendu, Hippocrate. Il observe toujours plus la nature et la regarde comme un croyant et un artiste. La curiosité à propos du milieu artistique dans lequel il a grandi ( son père était peintre-céramiste) vient du fait que Samuel ne s’est pas particulièrement intéressé à la musique. Il lit Cullen, qui sera fondamental pour son intuition de l’homéopathie. Il étudie Butler, un Irlandais de l’époque du roi Jacques, qui obtient des guérisons en mélangeant des substances en quantités infinitésimales. Et il retrouve en lisant Van Helmont que des quantités minimes de poisons sont suffisantes pour tuer et que des doses minimes de remèdes peuvent redonner la santé. La pensée d’Hahnemann commence à s’articuler, petit à petit, comme les éléments d’un puzzle.

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Université de Liepzig où S. Hahnemann fit ses études de médecine.

Hahnemann ne se contente pas d’étudier, il veut expérimenter ses propres idées. La théorie sans la preuve de l’expérience n’a aucune valeur. Il pense quitter Leipzig, où il n’y a pas d’hôpitaux permettant aux étudiants d’examiner le patient de près. Comment peut-on connaître les symptômes des maladies si l’on n’a pas la possibilitéde s’approcher des malades ?  

Vienne

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Hôpital de la Miséricorde à Vienne

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Quarin dirigeait l’hôpital de la Miséricorde à Vienne et présenta S. Hahnemann au Baron Von Brukenthal.

Hahnemann pense aller à Vienne, à l’hôpital des Frères de la Miséricorde, tenu par un certain Quarin. Mais pour y aller, il faut de l’argent. Il se tourne à nouveau vers les éditeurs en quête de traductions, qui lui permettront de se payer le voyage. Il traduit  » La nouvelle thérapeutique  » de Ball. Pour reflouer ses poches, il se présente comme interprète et même comme manoeuvre à la compagnie de voyage. Il arrive donc à Vienne et retrouve Quarin, le médecin de l’impératrice à l’hôpital de la Miséricorde. Là, il passe son temps, non pas avec les étudiants, mais avec le personnel infirmier. Il recherche la pratique et le contact humain. Pour apprendre le plus possible, il s’occupe personnellement des malades. Il les voit épuisés avec des médicaments impuissants. C’est là aussi qu’il rencontre l’abbé, qui dirige la pharmacie de l’hôpital. L’abbé lui parle de l’impuissance des produits pharmaceutiques, dont bon nombre à pharmacologie inconnue. Ces nouvelles poussent encore plus Samuel vers le vitalisme. Il comprend qu’aimer son prochain procure encore plus de force à la lutte contre le mal et que c’est la raison même de la médecine. Selon les écrits, l’abbé aurait donné à Hahnemann un texte, qu’il aurait découvert quelques jours après leur rencontre et qui concernait les  » oeuvres de miséricorde corporelle et celles de miséricorde spirituelle « . Hahnemann dès lors, entre dans les bonnes grâces de Quarin, le médecin de l’impératrice, qui l’emmène avec lui dans toutes ses visites privées. Il faut savoir que Quarin est quelqu’un de très ouvert aux innovations. Un jour, il appelle Hahnemann pour lui annoncer que le gouverneur de Transylvanie, le baron Brückental, recherche un médecin personnel et il lui conseille d’accepter l’offre. Hahnemann est alors encore étudiant. A Hermanstadt, Samuel vit à la cour du baron et pour la première fois dans un certain luxe. Il y reste 21 mois. Nous sommes en 1777, le travail n’est pas très pesant puisqu’il n’a qu’un unique patient. Du coup, il recommence à étudier dans la riche bibliothèque du château. Toujours selon les écrits, un beau jour en lisant  » le Loup et le Chien  » de La Fontaine, il semble qu’éclate en lui une sorte de rébellion. En effet, il ne se sent plus médecin, mais plutôt bibliothécaire, conseiller ou secrétaire. Son objectif, les phrases que l’abbé lui avait suggérées sont tombées dans l’oubli. Son « moi  » se rebelle et sa gloire locale ne le satisfait pas. Il y a en lui une bataille profonde qui se développe. Il veut passer sa maîtrise et se dédier aux aspects peu connus de la médecine de l’époque, à savoir la thérapeutique, basée sur la chimie. Son autre centre d’intérêt concerne l’étude de l’âme. Existe-t-il une seule âme selon la scolastique ou deux comme le soutiennent les hérétiques ? Un seul esprit comme le soutient Stahl, ou plus ?

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Samuel von Brukenthal, né en 1721 à Nocrich (allem. Leschkirch, en Roumanie actuelle), décédé en 1803, à Sibiu (allem. Hermannstadt), était un juriste transylvanien et gouverneur de Transylvanie pour le compte de la monarchie autrichienne. Très fortuné, il était en outre grand collectionneur d’art et fondateur d’un somptueux musée à Sibiu, lequel porte son nom.

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S. Hahnemann

Samuel étudie alors depuis 5 ans, tandis que ses collègues pour arriver rapidement à la pratique réussissent à passer leur maîtrise en seulement 6 mois. Ses intérêts sont plus profonds et le temps d’agir est désormais arrivé. Il se rend à Erlanger, où il passe sa maîtrise le 10 août 1799.

Après, il se dédie entièrement à l’étude des maladies psychiques….

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Université d’Erlanger où S. Hahnemann présenta en 1779 sa thèse et devint officiellement médecin.

Depuis son passage à l’hôpital de Vienne, Hehnemann a toujours été passionné par le rapport du malade avec sa propre maladie. Avec une même maladie, certains patients sont abattus, tandis que d’autres réagissent. Existe-t-il différentes puissances vitales et pourquoi ? Il est impressionné par le traitement qui a trait à l’asile d’aliénés. Il essaie d’utiliser la douceur, plutôt que la punition, alors fréquente dans les asiles de fous. Il écrit un opuscule  » Un cas de folie « , sur la maladie d’un fonctionnaire du duché de Gotha, qui avait reçu de telles accusations qu’il en était devenu fou. Avec le réconfort, Samuel réussit à le guérir, ce qui le convainc encore plus dans le fait que pour aider un malade, il faut l’aimer. A cet aspect, il veut ajouter le  » savoir guérir  » , c’est-à-dire connaître les moyens de la guérison. Il étudie à fond la physique et la chimie. On voit alors que les lois de la similitude et de l’homéopathie infinitésimale sont à portée de main. Elles doivent seulement être organisées dans sa tête. Il étudie la pharmacologie, à une époque où elle est relativement inconnue auprès des médecins. La plupart des produits administrés alors sont des poisons en puissance. Souvent topiques. Les pharmaciens et les herboristes ont un pouvoir énorme, au point de pouvoir modifier les ordonnances des médecins.

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Gotha

Hahnemann a une intuition moderne, quand il pense que pour être un vrai médecin, il faut savoir précisément de quoi est constitué ce que l’on prescrit. C’est pourquoi il veut absolument étudier la pharmacologie. Mais cela signifie aussi qu’il va empiéter sur le territoire des pharmaciens. Il soutient également que dans les préparations médicamenteuses, un seul composant soigne vraiment. Le remède homéopathique prescrit doit être un seul. Et là-dessus, il a les idées très claires. Approfondir la chimie et la pharmacologie sont une conséquence. Il n’étudie pas la théorie de la chimie, mais bien l’expérience personnelle. Il va dans les pays miniers de Saxe où il étudie l’absorption journalière de cuivre et de charbon dans les mines et chez les habitants. Il examine la toxicologie de l’homme sain et les conséquences de l’absorption des substances toxiques. Il publiera d’ailleurs 3 études:

 » Sur la manière d’utiliser le charbon pour le chauffage « 

 » Sur l’analyse du vin « 

et

 » Sur l’arsenic »

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Hahnemann’s manual project.

Hahnemann, Croquis de physique.
Hahnemann aimait faire des croquis pour illustrer ses livres. Voici des croquis à la plume, en premier jet, pour illustrer des axiomes de physique.
(Dr Richard Haelh, Tome 1, page 263).

En 1781, il a 26 ans et se rend à Dessau. Tout à côté se trouve la zone minière d’Hartz , où il veut étudier les mines et les minéraux qui y sont travaillés. Il fait connaissance du pharmacien Hassler, propriétaire de la  » Pharmacie du maure  » , qui lui met à disposition un laboratoire. Il fait aussi connaissance avec la belle-fille du pharmacien, Enrichetta, une jeune personne de 17 ans.

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Pharmacie du Maure à Dessau.

 Bien que ce ne soit pas le grand amour, Samuel épouse la jeune fille, le 17 novembre 1782. Peut-être parce qu’arrivé à un certain âge, il commençait à ressentir le besoin de se marier ! Hahnemann décide alors de laisser Dessau pour aller à Gommern. Un énième lieu de résidence… La raison en est qu’il y a là beaucoup moins de médecins qu’à Dessau et que donc il sera plus facile pour lui d’exercer. Il va vivre à la campagne dans une maison isolée. A Gommern, il n’y a pas non plus de pharmaciens, si bien qu’il peut faire tout lui-même , y compris la préparation des médicaments. Ses moyens économiques ne lui permettant pas de vivre de façon aisée, c’est à pied qu’il se rend à sesvisites. Il lit et étudie, console ses patients, établit des mesures hygiéniques qui, à l’époque, font déjà office de thérapie. A cette période, 3 objectifs essentiels s’offrent à lui : connaître la pharamacologie, aider l’esprit et essayer d’enseigner la diète, le mouvement et la propreté. Il recommande aux patients la valeur de la lumière, de l’eau et de l’air.

C’est alors que commencent les premières confrontations avec sa femme. Enrichetta ne supporte plus de vivre dans une campagne éloignée, sans avoir les compensations de la fatigue fournie. Alors que Hahnemann semble avoir trouvé la paix dans son travail, c’est la guerre qui commence en famille. Obligé de contenter sa femme, il quitte Gommern pour Dresde.

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Johanna Henriette Leopoldine Hahnemann (1764-1830)

First Hahnemann’s wife, whom he got married within 17.11.1782 and had 11 children; dedicated to household chores and to children’s education, she contributed a lot to her husband’s succes.

Johanna Henriette Léopoldine Hahnemann
1 ère épouse d’Hahnemann, marié le 17.11.1782, elle lui donna 11 enfants. Elle contribua beaucoup au succes de son mari.

A Dresde, il commence à récolter les premiers fruits de son travail sur le plan économique, car les patients affluent. Mais il est en proie à des doutes et à des interrogations. Il veut  » guérir  » ses clients, mais non les  » soigner « . Il travaille aussi à l’hôpital et passe une grande partie de son temps à la bibliothèque ou en pharmacie à préparer de nouveaux médicaments. Il publie un ouvrage  » Les falsifications des marchandises et les façons de s’en apercevoir  » , mais se déclare insatisfait. A cela s’ajoute une crise d’identité quile fait encore douter de lui. Il est sur le point d’abandonner la carrière médicale pour se consacrer uniquement à celle de traducteur. La signification de ce geste s’explique par l’impuissance de la médecine de l’époque, son désir de guérir, l’impossibilité de le faire et la nécessité de subvenir à sa famille. Entre temps, Lavoisier est arrivé à Dresde pour faire une conférence sur son dernier texte sur  » La théorie de la phlogistique ( processus inflammatoire)  » . Hahnemann assiste à la conférence du célèbre chimiste, mais il est déçu. Il a entendu de belles phrases, il a vu une ambiance élégante de gens prêts à applaudir le fameux scientifique, mais n’est pas convaincu.

LEIPZIG   

Dresde est décidément une capitale trop luxueuse, trop mondaine pour lui. Pour étudier, il faut vivre sans distractions. Il décide alors de se transférer à Leipzig. Nous sommes en 1789. L’instabilité qui le porte à changer sans arrêt de domicile est le parfait reflet de cequi agite son sprit. A Leipzig, Hahnemann est à la recherche d’un guide, qui donnerait des ordres à ses doutes. Mais il est vrai que Leipzig est l’unique ville de Saxe, où il peut facilement étudier la médecine et où il y a moins de distractions et de tentations. Partout, on célèbre la Révolution française. Celle d’Hahnemann, dans son genre, est aussi une révolution: lutter contre un pouvoir et être à côté de ceux qui souffrent. Samuel cherche la révolution en médecine, mais il ne réussit pas encore à en avoir  » l’idée « . Il sent qu’il en est tout près, mais il ne sait pas encore comment. Est-ce une utopie que de vouloir chercher à guérir et non plus seulement soigner ?

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La chambre d’Hahnemann à Leipzig

L’adieu à la médecine

Pendant tout ce travail, il continue de se demander s’il fait bien de poursuivre sa carrière de médecin. Cela tourne à l’obsession. C’est ainsi qu’un jour il congédie tous ses patients en salle d’attente, sous prétexte qu’il ne peut pas les aider, puisqu’il ne peut pas les guérir. Cette crise profonde n’est pas une déclaration de guerre, mais une honnête expression d’impuissance devant le malade qu’Hahnemann n’arrive pas à voir comme l’automate du cartésianisme. C’est ainsi que d’un geste quasi théâtral, il dit adieu à la médecine, créant une pagaille dans son milieu familial. Mais il rassure sa femme en disant qu’il va outrepasser les problèmes économiques en faisant ses traductions habituelles. Le premier livre que lui donne son éditeur est  » Les lettres d’Abélard à Héloïse « . Malgré tout, traductions et lectures ne réussissent pas à l’éloigner de sa pensée dominante . » Si Dieu est bon, en permettant la maladie, il doit avoir créé le moyen de guérir. Et si cela est ainsi, quel est ce moyen ?  » Le spiritualisme lui fait considérer la science émanée de Dieu comme le travail des hommes en collaboration avec le divin ! Après le premier livre traduit en 1790, Hahnemann se prépare à un nouveau travail. Il s’agit d’un texte de Cullen sur le quinquina du Pérou. Pour Hahnemann, le quinquina est un remède violent. En faisant sa traduction, les idées mises au point durant les années précédentes commencent à prendre forme. Pour pouvoir juger le quinquina, il faut pouvoir l’expérimenter sur un homme sain. Cette idée aujourd’hui peut ne pas sembler exceptionnelle, mais il faut penser à la nouveauté que cela représentait à l’époque ! Quel sens cela a-t-il – pensait Hahnemann – d’administrer une substance à celui qui est déjà malade, sans connaître sa vraie action thérapeutique ? Chez le malade, cela ne fera qu’augmenter un peu plus le désordre. Pour comprendre la vraie efficacité d’un remède, il suffit de l’expérimenter dans des conditions équilibrées, le plus près possible des conditions normales de la santé. Hahnemann observe alors que le quinquina, utilisé pour éliminer la fièvre, a tendance au contraire à l’augmenter, en produisant des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. En répétant plusieurs fois l’expérience, la fièvre se manifeste après l’absorption et disparaît, en cessant l’absorption. C’est la loi de la similitude. C’est une loi qui vient d’Hippocrate ! La similitude, l’analogie, sont pour Hahnemann la base sans laquelle les sciences ne pourraient pas exister. Le spiritualisme le pousse à étendre le principe de similitude. L’amour envers le prochain est aussi similitude, c’est se voir dans les autres. En 1796 dans son  » Etude sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales « , Hahnemann écrit :  » Pour guérir une maladie, il faut administrer au malade qui en est atteint, un remède qui lui provoquerait la maladie s’il était sain  » . Ainsi naît l’homéopathie. La première date officielle de l’intuition est une lettre qu’écrivit Hahnemann en 1796 à la clinique Hufeland. C’est alors que commence la phase la plus difficile de cette formidable aventure. Une fois l’idée mise au grand jour, il faut la faire connaître, la protéger et la faire croître dans l’esprit des gens. A partir de ce moment, heureusement, la bataille intérieure qui le rongeait n’existe plus.  Hahnemann accompàlit soixante et une expérimentations de différentes substances sur lui-même. Puis il note très soigneusement les résultats obtenus en décrivant les symptômes observés. Un de ses amis, Becker, directeur de la revue  » Anzeiger der Deutschen  » , lui offre la possibilités d’écrire des articles pour se défendre des attaques sur sa nouvelle méthode. La nouveauté est considérée comme une ennemie, parce qu’elle est étrangère.

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C’est en traduisant l’ouvrage de Cullen qui traitait du quiquina que S. Hahnemann eut l’idée de la Loi de Similitude.

Premières guérisons

Entre temps, les premières guérisons produites par l’homéopathie commencent à se manifester.Le remède qui guérit est le même qui produirait chez le patient sain, les symptômes de la maladie dont il souffre. Les substances, qui contrastent avec la force naturelle individuelle, aggravent ou altèrent plus un corps qui cherche, avec son système de défense, le maintien des conditions primitives. Chaque individu doit être vu dans son milieu, avec ses caractéristiques individuelles, psychiques, alimentaires. Dans le numéro du 31 mars 1792 de  » L’Anzeiger der Deutschen  » , Hahnemann définit comme des assassins les médecins, qui pour soigner le duc de Berry après l’attentat, le soumettent à des purges et des saignées. Les médecins, naturellement, réagissent. Entre temps, les guérisons grâce à l’homéopathie se multiplient.

Le duc de Saxe-Gotha met le château de Georgenthal à disposition d’Hahnemann pour qu’il puisse créer un nouvel hôpital homéopathique et soigner les malades du cerveau. Mais là aussi naissent des inimitiés. Par jalousie, les médecins et les pharmaciens détournent les patients pour les éloigner. Hahnemann reste de nouveau seul. Recommencent alors les multiples pérégrinations d’une ville à l’autre avec sa famille nombreuse ( il a 11 enfants ) : Gotha ,  Molscheleben,  Waldeck-Pyrmont,  Braunschweig,  Walfenbuttal ,  Königsgehutter,  Hamburg,  Marchern,  Erlemburg ,  Wittenberg,  Dessau,  Torgau .

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Town Hall of Königslutter, once owned by Hahnemann (1796).

Maison de Königslutter où Hahnemann résida en 1796 et qui deviendra plus tard la mairie.

En 1804, il s’arrête un peu. Ses patients augmentent et il croit avoir trouvé la paix. Il écrit un traité d’hygiène :  » L’ami de la santé  » , auquel succèdent différents autres écrits. A Torgau en 1810 , il écrit son oeuvre principale  » L’Organon ou l’art de guérir « . Il y est dit que pour connaître la pathologie du malade, il faut se retourner vers les symptômes décrits par le patient lui-même et faire suivre le remède correspondant à ces symptômes. Chaque maladie est différente, parce qu’elle est vécue différemment selon le patient.

1820

FONDATION DE LA SOCIÉTÉ

DES MÉDECINS HOMÉOPATHIQUES

En 1812, Hahnemann retourne à Leipzig où il commence à écrire  » La Matière homéopathique pure  » , qui paraît en 1820. Les patients augmentent en nombre. Hahnemann demande et obtient de devenir lecteur à l’Université de Leipzig. La première leçon a lieu le 28 septembre 1812. Nouvelles luttes, d’autant que les auditeurs du cours sont très nombreux. Parmi les rivaux les plus hargneux, il y a Clarus, le médecin-chef de l’hôpital. En attendant, Hahnemann a non seulements ses patients, mais aussi ses premiers élèves, qui en 1820 fondent la Société des médecins homéopathiques.

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Hahnemann et ses élèves

A cette époque , une épidémie de typhus se déclenche et un évènement déclenche des polémiques. Le prince Schwarzenberg est malade. Soigné sans succès avec les méthodes traditionnelles, le prince est dans un premier temps guéri par Hahnemann. Mais l’homme suit un peu le régime diététique et les conseils d’Hahnemann, puis il retourne vers ses anciennes habitudes et retombe malade. Clarus et ses collègues s’empressent de dire au prince qu’Hahnemann est parti. Le prince Schwarzenberg finit par mourir. Clarus déclare alors que c’est l’homéopathie qui l’a fait mourir. Cette fausse accusation fait beaucoup de mal à Hahnemann, qui doit se réfugier auprès du duc Anhalt-Köthen, qui le veut comme médecin personnel. Nous sommes en 1821. De cette nouvelle jaillit une observation: comment se fait-il que l’aristocratie riche et puissante pouvant choisir n’importe quel médecin se retourne vers Hahnemann, si ce n’est pour obtenir des résultats tangibles ?

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Certificate of the Course that Hahnemann gave at Leipzig University in 1821, before moving to Köthen.

Diplôme de l’université de Leipzig en 1821.

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Le Diplôme d’Hofrath est un diplôme honorifique, qui est équivalant à celui de Conseiller à la Cour. Hahnemann devint «  Hofrath  » le 13 Mai 1822.

On vient de loin

pour se faire ausculter

Les luttes continuent. Les détracteurs d’Hahnemann augmentent, tout comme d’ailleurs ses partisans. Corvisart, le médecin de Napoléon, se range du côté de l’homéopathie et aussi Goethe, qui définit Hahnemann comme le nouveau Paracelso. Tandis qu’Hahnemann est encore à Köthen, naît le premier  » Journal de la médecine homéopathique « . Beaucoup viennent de loin pour se faire ausculter. En 1828, il écrit  » Le traité des maladies chroniques  » . La guérison du conseiller général de Berlin, Baumgartner, va aider à la renommée d’Hahnemann. Pendant ce temps, Clarus essaie de mettre l’homéopathie au banc en Autriche, en Prusse et en Hongrie. Une nouvelle épidémie fait alors rage en Europe. Il s’agit du choléra. La méthode d’Hahnemann obtient des résultats même dans les pays où la nouvelle méthodologie a été interdite. Y compris à Vienne, d’où Weith, un ami d’Hahnemann, défend la théorie homéopathique.

 

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Charlotte Hahnemann (1805-1865)

Tenth Hahnemann’s daughter. She died single.

10ème fille de S. Hahnemann. Ne se maria pas

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Eléonore Hahnemann (1803-?)

Ninth Hahnemann’s daughter. She got married twice and, as her sister Friederike, had a tragic end dying murdered. In 1834 she published the book « Home Homeopathic Counselor », in his father’s default.

9ème fille de S. Hahnemann, mariée deux fois, assassinée comme sa soeur Friederike. En 1834, elle publia le livre « Home Homeopathic Counselor ».

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Samuel Hahnemann  

 

Hahnemann fête ses 76 ans parmi ses disciples. Entre temps, plusieurs deuils attristent sa famille. Sa femme meurt en 1831 et aussi plusieurs de ses enfants. En 1834, il reste seul avec Carlotta, une de ses filles restée célibataire et Luisiana, une autre de ses filles, séparée de son mari et revenue à la maison. Federica, deux fois veuve, est retrouvée assassinée dans son jardin à Stötenz. Eleonora, elle aussi veuve, épouse en secondes noces, un autre médecin homéopathique, qui publie avec le nom d’Hahnemann des oeuvres que Samuel est contraint de renier. Eleonora sera elle aussi trouvée morte dans un étang. Federico, l’unique fils de Samuel, devient médecin, se marie en Saxe et a des enfants. Un jour, il disparaît sans rien dire à personne. On ne sait où il se trouve. Seulement plusieurs années plus tard, on apprendra qu’un docteur Hahnemann est mort en Amérique. Tout cela pour dire que la vie de Samuel n’est pas des plus simples. Pour survivre, il s’immerge de plus en plus dans le travail et dans la foi qui l’aident à supporter les douleurs et les deuils multiples. Très fatigué, il sort de moins en moins de sa maison et de son jardin.

En octobre 1835  apparaît dans sa vie une certaine Mélanie d’Hervilly, qui vit à Paris. Issue d’une famille aristocrate française, elle a subi le traumatisme des émeutes. Des problèmes familiaux et des conflits avec sa mère la rendent de plus en plus solitaire et la font se diriger vers la peinture. En 1835, elle est seule lorsque la tuberculose la consume de façon inexorable. La médecine traditionnelle est impuissante. Mélanie, qui a entendu parler de l’homéopathie, souhaite rencontrer Hahnemann. Elle se rend à Köthen, malgré les risques encourus par l’aggravation de sa maladie. Elle parle peu l’allemand et s’inquiète de savoir si Hahnemann la comprendra, lorsqu’elle le rencontrera. Mais Samuel l’accueille avec beaucoup de douceur, lui parle en français et lui promet de la guérir. Elle devra seulement rester au moins un mois à Köthen. Très rapidement, l’état de santé de Mélanie commence à s’améliorer. Hahnemann, associant la foi à la médecine, lui dit qu’elle doit reercier Dieu avant tout. Mélanie pense que son devoir est de défendre l’homéopathie en France et cela restera sa mission jusqu’à la fin de sa vie. Elle propose à Hahnemann de venir en France et celui-ci consent à l’accompagner. Il a alors 80 ans. Avant de partir, il annonce à ses filles qu’il va épouser Mélanie, mais celles-ci s’opposent à cette union et se fâchent avec leur père. Celui-ci n’en a cure et il décide de partir malgré tout en leur laissant tout son héritage.

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Mélanie  

Second Hahnemann’s wife, whom he got married with in Köthen, in 1835, moving to Paris soon afterwords. In Paris, she was his direct assistant until he died. She was devoted to painting and poetry. In 1847 she was judged by the illegal practice of medicine.

2 ème épouse d’Hahnemann, vécu à Paris immédiatement après son mariage en 1835 à Köthen. Se consacrait à la peinture et la poésie. Elle était l’assistant direct d’hahnemann jusqu’à sa mort. Elle fut jugée pour exercie illégal de la médecine en 1847.

Le 21 juin 1835, Mélanie et Samuel arrivent à Paris. Ils s’installent d’abord dans le petit appartement de Mélanie, puis il se transfèrent par la suite dans un appartement plus grand. Hahnemann, visite ses nouveaux patients et enseigne l’homéopathie. La Société d’homéopathie est fondée en France.

 » Le Journal de médecine homéopathique  » et  » Les Archives de médecine homéopathique  » vont naître à cette époque.

Tout cela crée, ici aussi, de nombreuses rancoeurs. L’Académie de médecine décide d’interdire l’homéopathie. L’écrivain de théâtre Ernest Wilfried Legouvé dans  » 60 ans de souvenirs  » raconte comment Hahnemann a guéri sa fille. Legouvé décrit ainsi Hahnemann :  » Petit de stature, mais robuste et alerte dans sa démarche, il se dirigeait vers nous avec un manteau de fourrure en tenant une canne à pommeau d’or. Il devait avoir environ 80 ans. Ses cheveux blancs et légers comme  la soie étaient coiffés en arrière et retombaient en boucles sur son col. Des yeux bleus, un nez aquilin, une bouche impérieuse à la lèvre inférieure saillante « . Au bout de 10 jours, sa fille fut guérie et la nouvelle fit grand bruit.

La réponse de Guizot, le ministre de Louis-Philippe à l’Académie de médecine ne se fit pas attendre :

 » Hahnemann est un scientifique au mérite indiscutable et la science doit être au service de tout le monde. Si l’homéopathie est seulement une chimère ou un système sans valeur, elle finira par disparaître toute seule. Si en revanche, elle représente un réel progrès, elle s’étendra partout. N’oubliez pas que l’Académie a la mission de faire progresser la science et d’encourager les découvertes « .

Hahnemann continue de visiter ses patients venus du monde entier jusqu’à l’été 1843. A la suite d’une bronchite, il meurt le 5 juillet 1843, assisté de Mélanie et du docteur Croserio. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles grandioses. Mélanie le fera embaumer de façon à pouvoir faire voir son corps à la famille. Après 10 jours, Mélanie, Amélia la fille d’Hahnemann et un neveu suivront le cercueil jusqu’au cimetière parisien du Père-Lachaise, où Samuel Hahnemann repose aux côtés de Mélanie.

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« Les plus inestimables trésors sont une conscience irréprochable et une bonne santé, l’amour de Dieu et l’étude de soi-même, donne l’une, l’Homoeopathie donne l’autre.
Paris, 12 Mars 1843 – Samuel Hahnemann

Une des dernières lettre de S. Hahnemann

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 Signature de Samuel Hahnemann

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Tombstones of Hahnemann’s grave: on the left relating his main works and on the right referring to the Fundamental Principle of Homeopathy.

Détails de la tombe d’Hahnemann: à gauche ces oeuvres, et à droite le principe fondamental de l’homéopathie.

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Hahnemann Monument in Leipzig, of Steinhäuser, renovated, in Richard Wagner Square.
Monument d’Hahnemann à Leipzig, place Richard Wagner.

         

 

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Bronze medal of Emile rogart, 1835 in Paris, in commemoration to the 80th Hahnemann’s birthday.

Médaille en bronze d’Emile Rogart en commémoration du 80ème anniversaire d’Hahnemann, en 1835 à Paris.

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Dr Léopold Süss-Hahnemann (1826-1914)

Hahnemann’s grandson, Amélie’s son, he became a homeopath physician and was the last Hahnemann’s relative to be named after him.

Petit fils d’Hahnemann, fils d’Amélie, il devint homeopath.

 

hahnem82.jpg   Cliquez sur la photo s’il-vous-plaît

Publié dans Christian Samuel Hahnemann: Fondateur de l'homeopathie, NOS GRANDS HOMMES | 8 Commentaires »

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