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L’ESTRAGON

Posté par eurekasophie le 13 novembre 2008

estragon1.jpgMa grand-mère Louise en mettait partout; sitôt que j’avais le hoquet, elle m’envoyait au jardin en cueillir un morceau, et me le faisait mâcher: c’était souverain. De même, quand elle soupçonnait que j’avais des vers, c’est au « petit dragon », comme elle l’appelait, qu’elle recourait aussiôt: je n’ai jamais eu à m’en plaindre.

Les vertus de l’estragon (ou dragonne ou encore serpentine); sont fort nombreuses, et je vous les recommande de toutes les façons possibles: dans vos salades, sur vos biftecks, avec votre poulet, évidemment. N’oubliez pas d’en ajouter un brin dans vos conserves de cornichons, de petits oignons et de légumes au vinaigre: il atténuera l’acidité de ces mets, et leur donnera un parfum délicieux.

L’estragon nous vient des grandes plaines infinies de Sibérie et de l’ouest de l’Amérique du Nord. C’est une plante de la famille des composées, comme le pissenlit ou la marguerite, mais qui appartient au genre des armoises, tout comme l’absinthe. Il se caractérise par sa grande taille, souvent plus d’un mètre , par ses jolies feuilles du plus beau vert, et par ses fleurs minuscules, réunies en petites boules. Il a été introduit en Europe occidentale au temps de la croisade, et c’est de l’arabe tharchoûm que dérive le mot « estragon ».

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Végétal recommandé essentiellement comme apéritif t comme ami de l’estomac. Il est capable de redonner le goût de manger aux plus faibles, aux convalescents, aux névrosés, aux angoissées, aux neurasthéniques. Il combat les mauvaises digestions, les ballonnements, les aigreurs d’estomac, l’aérophagie et les fermentations intestinales. De plus il se révèle diurétique ( utile en cas de goutte, de rhumatisme, de rétention d’urine, de paresse des reins et de la vessie). Son action contre les rhumatismes et l’arthrose des vieillards est particulièrement intéressante. Il est encore capable de régulariser le cycle des femmes. Il est vermifuge. Et il calme la douleur, notamment les rages de dents.

Récolte

Vous ne trouverez guère d’estragon dans la nature, sinon à proximité de quelques jardins d’où il se sera échappé. Cultivez-le dans une bonne terre profonde: il se multiplie par rejets de souche. Récoltez les branches au fur et à mesure de vos besoins.

Préparation et emploi:

Infusion:

Jetez 3 à 4 branches d’estragon frais dans un litre d’eau. ( 2 à 3 tasses par jour, surtout après les gros repas.)

Bains de mains et de pieds:

Un petit bouquet de plante fraîche dans une cuvette d’eau.

Cataplasmes:

(notamment contre les maux de dents et les rhumatismes): à appliquer frais sur la partie douloureuse.

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L’EGLANTIER

Posté par eurekasophie le 13 novembre 2008

glantier1.jpgglantier2.jpgTout est curieux dans  » la version champêtre de la reine des fleurs »– et d’abord le nom latin : Rosa canina ou « rosier des chiens »; il ne vient pas de ce que nos amis à quatre pattes se prélassent volonters parmi les rameaux bardés d’aiguillons, mais de l’ancienne croyance selon laquelle la racine du végétal guérit la rage. S’il existe des dizaines d’espèces de roses sauvages (Marcel Proust vantait « la soie unie de leur corsage rougissant qu’un souffle défait »), celle-ci est la plus commune. On la trouve en épais nuages verts, dans les sous-bois d’ombre claire ou au coeur des haies confuses: c’est là qu’elle épanouit le mieux, entre des panaches de feuilles à cinq ou sept folioles dentées, les larges coupes de ses fleurs immaculées ou rose pâle, au creux tout frisotté d’étamines…..

Les feuilles de la plante, comme ses semences d’ailleurs, n’ont jamais servi que de succédané au thé: mais il n’est recommandé à personne d’essayer( à forte dose, lesdites semences exercent une action néfaste sur la moelle épinière et le coeur). Les pétales, en décoction ou en infusion, ont un léger effet laxatif. Mais de l’églantier, ce qu’il faut avant tout retenir, c’est d’une part le bédégar, et de l’autre le fruit.

L’éponge de rose, ou bédégar (le mot nous vient de Perse par le canal des plus grands médecins arabes), désigne cette sorte de tête chevelue pourpre vert, que l’on trouve à l’extrémité de certaines tiges, et qui est une galle due à la piqûre d’un insecte voisin de l’abeille(hyménoptère): le cynips de la rose. Il s’agit d’un excellent tonique , d’un astringent ( il hâte la cicatrisation des plaies et brûlures à bord décollé), d’un produit actif contre la sueur (il fait merveille en cas de fièvre), et d’un diurétique efficace (certains calculs urinaires même ne lui résistent pas). L’infusion et la décoction en sont simples à préparer, mais quelques phytothérapeutes en tirent aussi par distillation une eau propre à soigner les yeux malades.

Le fruit, ce globe ovoïde rouge-orangé que l’on récolte aux premiers frimas, est en fait, pour les botanistes, un faux fruit, comme la fraise, la framboise et la figue. On le baptise scientifiquement cynorrhodon, mais on lui préfère évidemment ses appellations populaires de gratte-cul, gargouillou ou gratte-chat. Il est tout empli de semences enrobées dans un charmant duvet argenté, que les joyeux drilles connaissent pour le meilleur des poils à gratter. Plaisanterie à part, le cynorrhodon se consomme en infusion, en décoction, en poudre, en sirop, en marmelade, en confiture ou en liqueur. Il est souverain contre les diarrhées, les crampes d’estomac, les nausées et les digestions difficiles. Aux qualités du bédégar ( tonique, astringent, actif contre la sueur et diurétique) il ajoute les siennes propres: c’est un vermifuge énergique; c’est aussi un laxatif et un dépuratif efficace( vidé de ses semences et conservé sec dans un lieu aéré pendant l’hiver, nul n’est plus propre que lui, au printemps, à nettoyer le sang des toxines de la mauvaise saison); c’est enfin, par son exceptionnelle richesse en vitamines (provitamine A ou carotène, vitamine C , vitamine D), un ami des yeux, un antiscorbutique de premier plan et un antirachitique.( 100 g de cynorrhodonscntiennent autant de vitamine C qu’un kilo de citron….)

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Récolte

Cueillez les feuilles et les fleurs de l’églantier au printemps, les secondes lorsqu’elles sont encore en boutons. Vous trouverez certainement des bédégars en été. Pour les fruits, il vous faudr attendre la fin de l’automne et le début de l’hiver: c’est alors seulement qu’ils sont bien murs.

Préparation et emploi:

Infusion et décoction

de pétales: jetez une demi-poignée de pétales dans 1 litre d’eau bouillante. (3 à 4 tasses par jour.)

Infusion

de bédégar: jetez une poignée de bédégar dans 1 litre d’eau bouillate. (2 à3 tasses par jour.)

de cynorrhodons: jetez une poignée de cynorrhodons vidés de leurs semences et de leurs poils dans 1 litre d’eau; laissez 10 mn. (3 à 4 tasses par jour.)

 

Décoction prolongée

de cynorrhodons : jetez une poignée de cynorrhodons vidés dans 1 litre d’eau, et faites réduire de moitié (ou laissez infuser 1 heure). Diurétique très efficace. (Plusieurs fois par jour.)

Poudre

de cynorrhodons: râpez très fin les fruits vidés et desséchés. (Antiscorbutique: une petite pincée par jour.)

 

Sirop

de cynorrhodons: faites macérer l’écorce des fruits pendant 2 à 3 jours dans du vin rouge; passez et ajoutez une quantité égale de sucre; ne faites pas cuire, cela détruirait la vitamine C.

Marmelade

de cynorrhodons: cueillez les fruits après les premières gelées; ôtez les graines et le duvet; hachez menu; ajoutez un poids égal de sucre et brassez longuement; ici encore, toute la vitamine C reste intacte.

Confiture

de cynorrhodons: prenez des fruits bien mûrs, mais qui n’ont pas gelé; videz-les; coupez-les en petits morceaux; arrosez-les de vn rouge et laissez-les macérer 24 heures dans un endroit frais; pilez le tout au mortier; faites passer le mélange au tamis pour recueillir la pulpe; dès lors, pour 500 g de pulpe, comptez 750 g de sucre; faites cuire le sirop de sucre seul, et délayez-y la pulpe hors du feu, de façon à conserver le maximum de vitamine C; mettez en pots. (Préparée de façon « ordinaire », la confiture de cynorrhodons reste excellente au goût, mais perd trop de ses qualités médicinales.

Liqueur

de cynorrhodons: dans 3 litres d’eau-de-vie, faites macérer pendant 15 jours à 1 mois 1kg de cynorrhodons et 500g de sucre candi; fitrez et additionnez d’eau pure, selon votre goût. (Excellent tonique, recommandé particulièrement, à petites doses, aux personnes du troisième âge.)

 

Bains de pieds et de mains

comptez une poignée de plante par litre d’eau, soit de fruits, de pétales et de boutons (contre les calculs urinaires), soit de pétales et de boutons (contre les palpitations cardiaques, la tachycardie, la nervosité, les angoisses), soit de graines broyées (contre l’hyperacidité et les douleurs de l’estomac).

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LE BUIS

Posté par eurekasophie le 13 novembre 2008

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 Ce sont les branches de buis que l’on fait bénir le dimanche des Rameaux.

Tout le monde connaît cet arbuste aux feuilles toujours vertes, qui peuplent en vastes colonies enchevêtrées les coteaux secs et les sous-bois clairs; chaque pied peut atteindre 5 à 6 mètres de hauteur, et vivre six ou sept cents ans!! Le buis, dont on se sert peut faire de grosses haies vives, possède un bois très dur, une écorce lisse et grise, des feuilles ovales, brillantes et coriaces, et de petites fleurs verdâtres. Ses fruits, en capsules ovoïdes à trois cornes, sont caractéristiques.

C’est un précieux compagnon pour le phytothérapeute, mais c’est aussi un redoutable individu végétal: une substance (buxine), qu’il contient dans toutes ses parties, constitue un poison assez dangereux. N’usez jamais du buis qu’en respectant strictement les doses. Cela dit, le bois, l’écorce et les feuilles du végétal étaient déjà utilisées au XIIème siècle, comme elles le sot aujourd’hui, en tant que dépuratifs, pour activer la sueur et faire tomber la fièvre; il est recommandé contre les accès de paludisme lorsque la quinine n’agit pas bien, et contre toutes les fièvres rebelles: non seulement ce remède fait disparaître les symptômes ( la fièvre elle-même), mais le buis, en épurant le sang, s’attaque vigoureusement aux causes profondes de la maladie. Il redonne du tonus au malade, et lui permet de résister victorieusement à l’attaque des germes infectieux.

Récolte

Coupez le bois, prenez l’écorce et cueillez les feuilles du buis juste avant la floraison, c’est-à-dire en mars-avril, selon les régions. Utilisez-les immédiatement, ou faites-les sécher à l’ombre. Ne choisissez, pour votre récolte, que des arbustes ayant poussé loin des villes, c’est-à-dire loin des sources de pollution de notre univers de fumées et de poisons en tous genres.

Préparation et emploi

Infusion

d’écorce, de feuilles et de bois (dépurative): jetez 5 pincées de plante par litre d’eau. ( Une tasse par jour, pendant 3 jours.)

Décoction

( sudorifique et contre les fièvres) d’écorce et de feuilles: mêmes proportions, même doses que pour l’infusion.

Poudre

de feuilles séchées ( en cas de très fort accès de fièvre seulement): une petite pincée avec un peu de miel.

Bains de pieds et de mains

de râpure de bois ou de feuilles ( dépuratif, sudorifique, contre la fièvre) : comptez une petite poignée de plante par litre d’eau. ( Je vous recommande tout particulièrment cette recette parce que ses effets sont prompts, et parce qu’il n’y a pratiquement pas de danger à se tromper de doses.)

Nota: Si les bains de pieds et de mains n’ofrent que des avantages, par contre, les trois préparations précédentes sont difficilement supportables par l’estomac. Je vous conseille de n’y avoir recours qu’avec la plus grande prudence, à moins d’être suivi par quelqu’un de compétent.

 

 

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AUBEPINE

Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

aubpine4.jpgLes oiseaux cherchent protection dans son feuillage tel un message venu du ciel. La symbolique n’est jamais uniquement théorique, elle nous enseigne et suscite bien souvent à travers sa poésie et ses images une action sur le concret. Si la fonction de cet arbuste est de protéger ceux qui s’y cachent, celle de sa fleur est de soigner les maux (ou mots) du cœur, ainsi que ceux associés au circuit nerveux qui rend possible toute action de vie.

Blanche est l’Aubépine… la force de la Lumière s’oppose à celle de l’ombre et finira par prendre le dessus. C’est un « duel » à travers l’union car la Lumière gagnera en s’unissant à son opposé. Symbole d’amour et de mariage manifestant dans nos coutumes l’union des polarités. Message on ne peut plus explicite pour l’homme qui par sa double essence doit s’unir à sa part d’ombre, car c’est la loi majeure de l’incarnation que d’épouser la Terre pour être épousé du Ciel, l’Acte de l’Universel Amour.

Pilier central, horloge interne en chacun de nous, le coeur régularise le mouvement en faisant écho à l’Horloge Universelle. Le cœur, par ses deux mouvements – aspiration et expiration – du sang, exprime les deux faces de l’amour : le don et l’accueil. Il contient ainsi la Création et toutes ses Lois, par sa position d’axe et par son mouvement d’expansion et de contraction de l’univers. L’amour est don et aussi réceptivité. Jaillissement, irradiation sans fin, il est aussi bien vide parfait et totale attraction.

Tout comme chacun de nos organes, le coeur, par ses manifestations de désordre, nous envoie des messages. Les maladies sont des cris de douleur et manifestent le chaos qui règne dans notre conscience. Ainsi se font-elles les messagères de nos angoisses qui jalonnent les évènements du passé et du présent. Le coeur rythme notre temps individuel, c’est notre tempo intime. Pour que cela se passe dans de bonnes conditions, il a besoin d’un espace réservé et intime, archaïquement : d’un territoire; Et chaque fois que ce territoire spatio-temporel sera profané, investi, volé ou supprimé, le coeur en souffrira d’une manière ou d’une autre et cela se manifestera par une pathologie cardiaque. Le cri du coeur sera : « Je veux vivre à mon rythme dans mon temps ». Quel est par conséquent l’enseignement ? J’ai retrouvé dans mes vieux livres un extrait écrit dans un langage un peu particulier certes, mais combien explicite…

 » A chacun son Rythme et par conséquent ses rythmes issus de son Rythme. Mais d’où est issu ton Rythme ? Est-il issu de tes pensées qui te disent de te presser ou de ne pas te presser ou bien est-il issu du véridique de toi-même évoqué ainsi, pulsant de ton Ame ou mentions du mental ? Sans désir d’aller vite, sans désir de prendre son temps : le juste Rythme est donné qui est adéquat aux évènements à vivre sur le chemin. »

Utilisation de la plante sur le cœur : Par son action régulatrice du muscle cardiaque, l’Aubépine diminue les palpitations. Elle diminue la tension artérielle chez les hypertendus en favorisant la circulation coronaire par vasodilatation. Elle tonifie les cœurs fatigués et peut être utilisée à titre préventif contre l’infarctus du myocarde et l’angine de poitrine.

Le buisson d’Aubépine… conducteur d’électricité semble imager chez l’homme le système nerveux. Ce système alimenté par d’une source mystérieuse, transforme en électricité l’énergie qu’il reçoit. A travers lui, l’éclaire de la pensée et de la Pensée réunies, anime le corps et le relie à l’esprit.

Il faut noter que les battements du coeur sont gérés par le tronc cérébral. Nous comprenons ainsi la relation thérapeutique que cela induit.

Utilisation de la plante sur le système nerveux : l’aubépine en agissant sur le système nerveux calme les angoisses, la nervosité et les insomnies, chez l’adulte et l’enfant. On l’a surnommé « bonnet de nuit » à cause de ses propriétés à provoquer le sommeil.

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FORMES D’UTILISATION

Décoction

Contre la fièvre ( à boire, ou en bains de pieds): jetez 10 pincées d’écorce hachée par litre d’eau. ( 2 à 3 tasses ou 2 à 3 bains par jour.)

** de fruits séchés contre la diarrhée (à boire) : jetez 10 pincées de baies dans un litre d’eau, et absorbez la totalité du liquide obtenu par petits verres, en 48 heures.

Infusion

** de fleurs contre tous les spasmes et les troubles circulatoires: jetez deux bonnes poignées de fleurs par tasse d’eau bouillante. ( 2 à 3 tasses par jour, aussi longtemps qu’il le faut, avec des interruptions régulières de quelques jours.)

Bains de mains et de pieds

** de fleurs ( mêmes indications que l’infusion): jetez 10 à 20 pincées de corolles par litre d’eau. 2 bains par jour. Accompagnez ces bains de pieds et de mains, qui ne consituent qu’un traitement d’entretien, de compresses sur la région du coeur, dans les cas d’angine de poitrine, d’infarctus, de tachycardie ou d’oedème pulmonaire. Pour les maux d’estomac ( crampes, etc.), renforcez également les bains de pieds et de mains par des compresses chaudes sur la région douloureuse, après les repas. Appliquez des compresses sur les reins contre les lumbagos. Des compresses glacées sur la tête, en cas de migraine nerveuse, peuvent avoir les meilleurs effrets. Les bains de pieds sont à éviter si l’on souffre de varices: il vaut mieux s’en tenir, alors, aux bains de mains.

Cataplasmes

**de fleurs fraîches ou de fruits écrasés: contre les crises d’angine de poitrine, les palpitations, les diarrhées, les lumbagos, les rhumatismes.

REMARQUE IMPORTANTE – Pour être pleinement efficace, un traitement à base d’aubépine doit être régulier et prolongé, ce qui ne présente aucun inconvénient du fait de son absence de toxicité, d’accumulation, de risque d’accoutumance, ainsi que l’absence de tout effet secondaire.

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GALE

Posté par eurekasophie le 24 octobre 2008

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Le retour en force des sarcoptes en France!


L’hôpital nous informe d’une alerte à la gale dans l’établissement et j’ai récemment entendu une maman à la sortie de l’école dire qu’elle finissait tout juste d’être traitée pour ça!
Gloup’s….pas cool tout ça!

La Gale, c’est quoi au juste?

La gale -aussi appelée mal de Sainte-Marie- est une affection contagieuse de la peau due au sarcopte scabiei (photo).
La femmelle de cet acarien microscopique spécifique à l’homme, creuse dans l’épiderme des galeries appelées « sillons » où elle dépose ses œufs, provoquant de vives démangeaisons nocturnes.

SYMPTOMATOLOGIE

L’incubation est longue, elle peut durer de 3 semaines à 1 mois ce qui correspond à la multiplication asymptomatique des premiers parasites : après la ponte, les larves éclosent en quelques jours, deviennent adulte en deux semaines et vont ensuite se multiplier à la surface de la peau.

Une fois déclarée, la gale provoque des signes cliniques bien particuliers :

- prurit (démangeaison) intense e soir et la nuit, accentuée par la chaleur du lit

- érythème papulovésiculeux (petite bouton liquidien et rouge) au niveau des coudes et de l’abdomen

- vésicules perlées de la taille d’une tête d’épingle sur les doigts ou sur la face antérieure des poignets

- sillons(petite lignes) dans les espaces interdigitaux, sur les poignets et aussi autour des mamelons chez la femme, sur le fourreau de la verge chez l’homme, à la plante des pieds chez le nourrisson

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Les antiparasitaires. Particulièrement: Ail. Bourdaine. Lavande. Lierre grimpant. Romarin. Sarriette. Thym.

Mon conseil: macération de lierre grimpant: mettez à tremper une poignée de feuilles pendant 24 heures, dans un litre de vinaigre de vin; filtrez; appliquez sur la peau.

Egalement: plongez une demi-poignée d’écorce sèche de bourdaine dans un litre d’eau froide; faites bouillir, et cuire 15 minutes; laissez reposer une demi-heure, et mélangez le liquide filtré à une cuvette d’eau tiède coupée par moitié de vinaigre de vin. Baignez les endroits atteints. Renouvelez deux fois par jour: les parasites disparaîtront rapidement.

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NEVRALGIE

Posté par eurekasophie le 18 octobre 2008

Les analgésiques, les révulsifs, les antispasmodiques. Particulièrement: Ail. Amandier. Arnica. Bouillon-blanc. Camomille. Chardon. Chélidoine. Chou. Coquelicot. Fougère. Lavande. Lierre grimpant. Marjolaine. Menthe. Moutarde. Reine-des-prés. Sarriette. Sauge. Thym. Tilleul. Verveine.

Mon conseil: bains de mains et de pieds de la préparation suivante: une poignée de chélidoine, une poignée de feuilles de chou, une poignée de thym, pour 2 litres d’eau. Ces bains doivent être accompagnés de purges fréquentes et douces.

Souvent, une bonne cure de verveine seule, en infusion, donne de bons résultats.( 2 pincées de plante par bol d’eau, chaque soir.)

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LES BAINS

Posté par eurekasophie le 8 octobre 2008

moticonedanssonbain.gifLes bains constituent l’essentiel du traitement par osmose et qui est l’un des plus actifs de tous. En effet, les principes chimiques qui font toute la vertu des plantes pénètrent rapidement à travers l’épiderme; parfois même, ils atteignent les régions malades bien avant des principes identiques administrés par voie interne. Vous choisirez, dans certaines circonstances, le bain de siège ou le bain complet, pour lesquels il vous faudra prévoir beaucoup d’eau et beaucoup de plante. Mais je préfère, quant à moi, les bains de mains ou de pieds, parce qu’ils sont les plus simples à préparer, et parce que les mains et les pieds sont des parties du corps les plus réceptives.

Pour obtenir un bon bain de pieds ou de mains, vous pouvez faire bouillir directement 2 litres d’eau, la laisser reposer 5 minutes, puis y ajouter la quantité prescrite de plante séchée.

Mais je vous conseille plutôt la prépararation spéciale qui demande un peu plus de temps, mais qui est aussi beaucoup plus efficace.

Commencez par confectionner une préparation de base. Pour cela, faites bouillir un litre d’eau. Laissez-le reposer pendant 5 minutes. Lorsque le liquide est à peine tiède, versez-y la quantité de plante prévue pour 2 litres de bain. Laissez macérer le mélange, à l’abri de la poussière, pendant 4 à 5 heures.

Quand vous êtes prêt à prendre votre bain de pieds ou de mains, faites bouillir 2 litres d’eau; laissez-la reposer 5 minutes; versez-y votre litre de préparation de base. Prenez votre bain. Vous pourrez ensuite conserver cette préparation pendant 8 jours, et vous en servir chaque jour, simplement en la faisant réchauffer(mais pas bouillir), et sans rajouter de plante.

N’utilisez, pour vos bains, aucun récipient de métal, s’il n’est pas émaillé. Le plastique n’est guère recommandé non plus (il vaut mieux que le métal). Le mieux, c’est évidemment une bassine de terre.

Sauf indications contraires, prenez un bain de pieds le matin, à jeun, pendant 8 minutes. Il doit être aussi chaud que possible mais non bouillant.  Et prenez un bain de mains le soir, avant le dîner, également pendant 8 minutes, également le plus chaud possible, et également sans le faire bouillir.

Le mode de préparation type bain de mains et de pieds peut-être  étendu, avec beaucoup de succès, aux lavements et aux douches vaginales.

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LES DOSAGES

Posté par eurekasophie le 6 octobre 2008

situveuxunconseil.bmp                                 fleche007b1.gif          En général, je vous ai indiqué les quantités de plante à jeter dans vos préparations par litre( d’eau, de vin, d’alcool, etc.). Il suffit évidemment d’une simple division pour trouver les correspondances par demi-litre, quart de litre, etc. Mais, dans la plupart des cas, il est plus simple de « tomber juste » en traitant d’assez grandes quantités de préparation, qu’en se limitant par exemple à une tasse.

Lorsque je parle d’une pincée de plante, j’entends ce que l’on doit tenir entre le pouce et l’index, et non entre trois doigts; une pincée correspond à peu près à 1 ou 2 grammes de fleurs de feuilles, etc.

Une petite poignée est ce que l’on peut saisir dans la main, les doigts étant grosse modo refermés au niveau du milieu de la paume.

Dans la poignée, les doigts se referment dans la partie arrière de la paume, et ils la touchent.

Dans la bonne poignée, les fleurs ou les feuilles dépassent du poing, et les doigts ne touchent plus la paume. (Tout cela pour une main de taille moyenne : il n’est évidemment pas prévu le cas des géants dont la poignée ……en vaut trois!) . Dans ces conditions, et pour ceux qui veulent être plus précis dans leurs dosages, sachez qu’une demi-poignée correspond à peu près à 30 grammes, une poignée à 50 grammes et une bonne poignée à 70 grammes.

Les liquides( jus, sucs de plantes etc.) peuvent être pris par cuillerées à café, à soupe, par verres à liqueur(environ 5 centilitres) ou par verres normaux( c’est à dire contenant quelque 10 à 15 centilitres), 5 centilitres équivalent en général à 50 grammes, 10 centiltres à 100 grammes, et ainsi de suite.

Vous pouvez faire agir les plantes soit en les prenant par voie interne, soit en les utilisant à l’extérieur. Dans le premier cas, vous avez le choix entre l’infusion, la décoction, la macération, le jus, la teinture, la poudre, etc. Dans le second cas, vous pouvez recourir aux cataplasmes, aux lotions, aux compresses, aux pansements, aux collyres, aux gargarismes, aux lavements, aux douches vaginales, aux bains de pieds et de mains ou aux bains complets.

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LA SAUGE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

sauge.jpg

Sauge
Sauge candélabre
Sauge candélabre
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre

 

NOMS COMMUNS :
Grande Sauge, herbe sacrée, salel, Sauge franche, thé sacré, thé de la Grèce, thé de France, thé de Provence.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
diterpènes et triterpènes, flavonoïdes, huile essentielle à thuyone, tanin
PARTIES UTILISEES :
La feuille.

UN PEU D’HISTOIRE :Salvia vient de salvare, «guérir», la plante est une panacée.Son nom est déjà une sorte de diplôme d’efficacité puisque salvia vient du latin salvare qui signifie «sauver», «guérir»; mais elle a aussi à son actif le plus beau palmarès de citations à l’ordre de la santé qu’on puisse imaginer. Pour les Romains, elle est l’ «herbe sacrée» qui se récolte avec un cérémonial spécial, sans l’intervention d’outils de fer (or, on sait maintenant que les sels de fer sont une substance incompatible avec la Sauge!), «en tunique blanche, les pieds nus et bien lavés», après avoir sacrifié au préalable avec du pain et du vin. Ils sont persuadés que non seulement elle pro-tège la vie mais qu’elle aide à la donner; «elle retient ce qui est conçu et le vivifie», disent-ils, en foi de quoi ils la conseillent aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent le devenir : elles doivent demeurer quatre jours sans partager la couche conjugale, boire une bonne ration de jus de Sauge, puis «habiter charnellement avec l’homme» et, infailliblement, elles concevront (à l’appui de cette recette est cité le cas d’une ville d’Egypte où les femmes furent contraintes «par ceux qui restèrent d’une grande peste qui y advint» d’ingurgiter la même potion et «par ce moyen ladite ville fut incontinent repeuplée d’enfants»).Pendant tout le Moyen Age, elle entre obligatoirement dans la composition des préparations aux noms évocateurs qui tiennent la vedette en pharmacopée : Eau d’arquebuse, Eau céleste; Eau impériale, etc. et un axiome proclame : «Pourquoi mourrait-on lorsqu’on cultive la Sauge, si ce n’est qu’aucune plante des jardins n’est assez forte contre la mort?»Plus tard encore, les traités médicaux lui accordent une place considérable. On y lit des phrases comme celles-ci : «Le désir de la Sauge est de rendre l’homme immortel», «Elle a tant de vertus qu’elle passe dans l’esprit de plusieurs pour une plante universelle et propre à tous maux»; et certains d’entre eux publient cette recette de la dernière chance : «Lorsqu’un bébé, abandonné du médecin, est perdu et que personne ne comprend la maladie qui va l’emporter, préparer une décoction de Sauge et la lui faire prendre par petites cuillerées toutes les 5 minutes ; on assistera à la résurrection de l’enfant.». Enfin, plus près de nous, l’abbé Kneipp fait cette recommandation : «Aucun propriétaire de jardins n’oubliera, en le cultivant, d’y planter un pied de Sauge…»

USAGES :

La feuille de Sauge est riche en flavonoïdes et en huile essentielle qui lui donne son goût épicé et son odeur aromatique. C’est un cholérétique c’est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile. Elle a également une action relaxante et antispasmodique sur les muscles de l’estomac et des intestins. L’huile essentielle est aussi antiseptique Ces propriétés lui permettent d’être particulièrement utile pour soigner les troubles digestifs : digestion lente et difficile, ballonnements, fermentations intestinales, renvois d’air. La présence d’œstrogènes « végétaux » permet de conseiller la chez les femmes présentant des règles irrégulières et douloureuses et au moment de la ménopause pour diminuer les bouffées de chaleur. D’autant que l’huile essentielle agit sur les glandes sudoripares et diminue la formation de sueur souvent excessive en période de ménopause.

CULTURE ET RÉCOLTE :Commune en Europe, plus spécialement dans les régions méridionales, la Sauge aime les terres chaudes, légères, rocailleuses.

Malgré ses poils laineux, elle craint les gelées. Sa multiplication s’effectue par semis au début du printemps et repiquage deux mois plus tard, puis

replantation définitive à l’automne. On peut également en faire des boutures ou diviser les touffes. La récolte des feuilles se fait au printemps et à

l’automne, plusieurs coupes peuvent être réalisées.

 

INDICATIONS :

- DIGESTION DIFFICILE,


- BOUFFÉES DE CHALEUR DE LA MÉNOPAUSE,
- TROUBLES DES REGLES CHEZ LA FEMME,
- TRANSPIRATION EXCESSIVE.

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LA MOUTARDE NE FAIT PAS QUE……..MONTER AU NEZ !

Posté par eurekasophie le 3 octobre 2008

Moutarde blanche
Sinapis alba
Sinapis alba
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Capparales
Famille Brassicaceae
Genre Sinapis
Nom binominal
Sinapis alba

Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la moutarde (ses feuilles) est antiscorbutique, à cause notamment de sa très grande richesse en vitamine C. C’est en effet grâce aux barils de choucroute que les capitaines au long cours avaient eu l’intelligence de charger à bord avant le départ que les équipages survivaient au scorbut. Et n’allez pas croire que cette maladie n’existe plus à notre époque et dans nos pays riches! Selon de nombreux experts, beaucoup d’entre nous se trouvent sans le savoir dans un état préscorbutique, lié à une carence en vitamine C. D’ailleurs, en Chine, on considère les feuilles de moutarde comme un bon tonique printanier et un bon dépuratif et, durant cette saison, elles figurent régulièrement au menu. Mangez donc vos feuilles de moutarde crues ou lactofermentées aussi souvent que possible.

En Chine, on emploie les feuilles en cataplasme pour soigner les abcès de l’anus.

Le bain à la moutarde (1/2 tasse de moutarde mélangée à de l’eau froide, puis le tout est ajouté à l’eau du bain) est excellent contre les refroidissements et les frissons. Il stimule l’ensemble de l’organisme.

La mouche de moutarde fait tellement partie de notre folklore qu’il paraît superflu d’en parler. Et pourtant, nombreux sont ceux qui n’en ont jamais expérimenté les bienfaits. On l’a employée bien sûr pour soigner la bronchite, le rhume et diverses autres affections respiratoires, mais également les maladies rhumatismales, les névralgies ainsi que la congestion céphalique ou utérine (pour les crampes menstruelles, notamment), ou pour soulager les raideurs dans la zone des épaules et de la nuque et y rétablir la circulation. Révulsive, elle produit un afflux de sang dans la région du corps où on l’applique, ce qui permet ainsi de décongestionner l’organe visé par le traitement. Selon qu’on voulait préparer un cataplasme ou un sinapisme, on mélangeait la farine obtenue par broyage des graines à de la farine de lin et de l’eau tiède, ou on l’employait seule, délayée avec de l’eau tiède. On enduisait ensuite un tissu de cette préparation, on le repliait afin d’éviter le contact direct de la farine avec la peau et on appliquait le tout sur la poitrine ou le dos, en ne dépassant pas, pour le sinapisme, qui est beaucoup plus révulsif que le cataplasme, les 10 ou 15 minutes. Plus que cela et les sujets à peau fragile se voyaient couverts de cloques se transformant en plaies parfois graves, voire en gangrène. On ne rigole pas avec la moutarde!

On a longtemps prescrit les graines par voie interne pour soigner divers problèmes (dyspepsie, atonie de l’estomac ou des intestins, chlorose, gaz, constipation). C’était, soi-disant, un traitement divin contre la paralysie. Toutefois, comme l’administration par voie interne est assez délicate et peut provoquer une intoxication, cette pratique a été abandonnée.

On extrayait jadis par distillation, et après macération dans l’eau, une huile des graines de la moutarde noire. Plus pratique que la poudre, elle était employée de la même manière et pour les mêmes indications, après avoir été diluée dans 60 parties d’alcool.

Évidemment, le premier hiver, à moins d’avoir fait des réserves de graines à l’automne, il vous faudra en commander chez un grainetier, mais dès l’année suivante, la campagne sauvage ou cultivée vous approvisionnera en abondance. Ce sera d’ailleurs le moment idéal pour solliciter vos copains jardiniers qui vous donneront volontiers tous les plants que vous voudrez à la condition que vous les ramassiez vous-même. Sans marcher dans les plates-bandes, par contre! Faudrait pas tout bousiller, là!

Sinon, on en trouve un peu partout en campagne, particulièrement dans les champs récemment labourés ou travaillés.

La plupart des grainetiers ont des prix spéciaux pour les achats de semences en quantité. Par contre, il est impératif de s’assurer que ces semences n’ont pas été traitées à l’aide de produits chimiques, pratique courante dans l’industrie et qui a pour but d’éviter que les graines ne pourrissent quand on les plante en sol frais et humide. Si vous avez un petit coin de jardin au soleil, vous pourrez y implanter toutes les variétés dont il est question ici. Laissez quelques pieds au jardin et ils se ressèmeront d’année en année, vous fournissant feuilles et graines en abondance. Assurez-vous toutefois que vous les appréciez vraiment, parce qu’une fois que ces plantes seront établies dans votre jardin, vous serez pris avec elles jusqu’à la fin de vos jours.

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