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BOURDONNEMENTS D’OREILLES

Posté par eurekasophie le 21 novembre 2008

Tous les régulateurs de la circulation. Particulièrement: Ail. Aubépine. Genêt à balais. Oignon. Pissenlit. Sauge.

Mon conseil: bains de mains et de pieds du mélange suivant: aubépine, pissenlit (plante entière) et sauge, à une demi-poignée de chaque par litre d’eau.

Alternez avec des cures répétées d’infusion de sauge à 2 pincées par bol.

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CALCULS URINAIRES

Posté par eurekasophie le 21 novembre 2008

Tous les diurétiques. Particulièrement: Achillée mille-feuille. Aigremoine eupatoire. Ail. Alchémille. Anis vert. Aubépine. Bardane. Bouleau. Bourrache. Bruyère. Cassis. Cerisier. Chiendent. Eglantier. Genêt à balais. Groseillier. Maïs. Pommier. Prunier et prunellier. Radis. Reine-des-prés. Rose.

Mon conseil: infusion de la composition suivante: une demi-poignée de fleurs de bourrache, une demi-poignée de feuilles de bardane, une demi-poignée de racines de chiendent, et une poignée de barbes de maïs. ( 3 tasses par jour.)

A appliquer également en compresses sur les reins, et à prendre en bains de mains et de pieds, en rajoutat une demi-poignée de feuilles de chélidoine.

Ou encore, si vous n’avez pas ces plantes sous la main: infusion de 4 pincées d’aubier de tilleul et une pincée de menthe, pour un bol d’eau. (3 tasses par jour.)

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LE THYM ET LE SERPOLET

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2008

thym4.jpg       Le thym

Merveilleuse famille , généreuse amille que celle des labiées! Après nous avoir superbement donné la sauge, la mélisse, le romarin, la menthe, la sarriette, le lamier et dix autres herbes de joie et de sant, il fallait encore qu’elle nous offre le thym et le serpolet.

Les Anciens connaissaient fort bien ces deux herbes, au reste très proches l’une de l’autre, et très variables quant à la forme ( le serpolet rampe davantage que le thym, qui pousse n petits bouquets; ses fleurs sont aussi un peu mauves). Théophraste et Dioscoride, en Grèce, les disaient propres à calmer les convulsions, à réduire les inflammations de l’intestin et du foie, à provoquer les règles lorsqu’elles sont défectueuses, et à calmer les spasmes de toute nature.

Charlemagne, quant à lui, en avait ordonné la culture dans ses capitulaires, de nos jours, les gouvernements ne passent plus de décrets concernant les bonnes herbes et c’est bien regrettable….C’est regrettable d’autant plus qu’il se prive ainsi des moyens de lutte fort efficaces contre les épidémies— lesquelles , on nous serine à longueur de temps, coûtent beaucoup d’argent. Aujourd’hui, lorsque la grippe arrive, on a que ……les antibiotiques . Je prétends, quant à moi, qu’on peut parfaitement préparer son organisme à résister à de telles épidémies par une consommation régulière d’herbes antiseptiques—et notamment le thym et le serpolet. Pourquoi ne pas essayer ? Des générations de nos ancêtres s’en sont fort bien trouvées. Je ne dis pas qu’il faille s’en tenir à ce qu’ils savaient: mais qui peut le plus peut le moins; les prescriptions que je vous donne présentent le double avantage d’être bon marché et d’être fort simples à suivre…..

Le thym et le serpolet ont les mêmes vertus, mais plus marquées chez le premier des deux. Ils sont stimulants et toniques, ce qui les fait recommander contre toutes les faiblesses organiques, notamment celles du système nerveux (neurasthénie, dépression, « manque de ressort », apathie) et du système circulatoire ( qui se traduisent par des vertiges, des migraines, des bourdonnements d’oreilles, etc.).

Ils constituent en outre les meilleurs amis de l’estomac et de l’appareil digestif— ce qui justifie leur emploi en cuisine (sur les viandes, dans les sauces, dans les soupes). Ils sont antispasmodiques, c’est-à-dire qu’ils luttent efficacement contre tous les spasmes, depuis la coqueluche et la toux jusqu’aux palpitations, en passant par les crampes d’estomac, l’asthme et l’insomnie.

Ils sont diurétiques, ce qui les fait indiquer contre les faiblesses des reins et de la vessie, contre la rétention d’urine, contre les rhumatismes et contre la goutte. Ils sont vermifuges ( conseillés tout particulièrement aux enfants, parce qu’ils les tonifient en même temps qu’ils les débarrassent de leurs parasites). Ils régularisent le cycle des femmes. Ils exercent la meilleure action dans tous les troubles de l’appareil respiratoire (rhume, angines, bronchites, pneumonies, pleurésies). Par-dessus tout, ils sont antiseptiques: ils éliminent les virus et les bactéries dans l’atmosphère par leur arôme (dû au thymol, ou « camphre de thym », qu’ils contiennent), ils détruisent ces germes infectieux dans l’organisme. Ainsi du furoncle à la fièvre typhoïde et du panaris à la tuberculose, il n’est pas une maladie à microbes qui ne puisse être soulagée par ces chères petites plantes. Bien évidemment, dans les cas bénins, le thym et le serpolet suffisent, alors qu’ils doivent être de simples alliés du médecin dans les cas graves.

A l’extérieur, outre les affections où il importe de désinfecter ( plaies, abcès, ulcères, brûlures, etc.), le thym et le serpolet peuvent rendre les meilleurs services contre les contusions, les foulures, les bleus, la goutte, les rhumatismes et les maux de dents; il vous faudra administrer ces remèdes, selon les cas, en compresses, en pansements, en lotions, etc.

Les bains complets de thym et de serpolet sont fort efficaces contre le rachitisme. Les bains locaux de ces plantes soulagent les douleurs des seins chez les femmes, et soignent les inflammations des yeux chez les petits enfants.

RECOLTE

Le serpolet (que l’on nomme encore thym sauvage, thym rouge, thym bâtard, poulliot, pouilleux, poujeu, poleur, serpoule, bouquet, sent-bon, etc.), fleurit de la fin du printemps à l’automne, dans la majeure partie de l’Europe; récoltez-le dans la nature lorsqu’il a le plus de parfum, et faites-le sécher en petits bouquets dans un endroit bien aéré.

Le thym vrai (que l’on nomme aussi thym commun, farigoule, barigoule, frigoule ou pote), a des « moeurs » plus méridionales: il lui faut du soleil pour épanouir ses jolies fleurettes en été. Récoltez-le au hasard de vos promenades dans le Midi, et faites-le également sécher en petits bouquets.

Si vous le cultivez au jardin (ce qui vaut évidemment mieux que de l’acheter dans n’importe quel magasin, sans aucune garantie de pureté), alors choisissez pour lui un sol léger, calcaire et pierreux: l’humidité lui est fatale. Achetez-en quelques pieds chez votre horticulteur, et mettez-les en terre plein Sud, si possible sous un mur qui les protège des vents froids et leur renvoie la lumière. Récoltez en été, en laissant quelques pousses faire des graies pour l’année suivante.

PREPARATION ET EMPLOI

Usez du thym et du serpolet de toutes les façons possibles en cuisine. Pour le reste, voici quelques recettes éprouvées:

1°) SERPOLET

serpolet3.jpg

Infusion :

jetez une dizaine de brins de serpolet dans un litre d’eau (3 à 4 tasses par jour.)

Infusion concentrée:

pour l’usage externe : jetez une poignée de serpolet dans un litre d’eau. (En lotions, compresses, massages….).

Bains de mains et de pieds, douches vaginales:

mêmes proportions que pour l’infusion concentrée.

Poudre:

de serpolet: écrasez longuement une branche de serpolet dans un mortier ou sous une bouteille; recueillez la poudre, et mélangez-la à du miel.( Dose pour la journée.)

Liqueur:

de serpolet: faites macérer 3 ou 4 branches de plante sèche ou fraîche dans 1/4 de litre d’eau-de-vie. (Une cuillerée à café, de temps à autre.)

Tisane composée:

( pour ceux qui souffrent du foie): jetez une pincée de serpolet et une pincée d’anis vert par tasse d’eau. ( Une tasse chaque soir.)

2°)  THYM

Infusion:

comptez une petite branche de thym partasse de breuvage, et ajoutez-y éventuellement quelques feuilles de menthe, de mélisse ou de sarriette. (2 tasses par jour.)

Infusion ou décoction:

pour l’usage externe (compresses, lotions etc.): jetez 2 à 3 poignées de thym dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds:

mêmes proportions que pour la recette précédente.

Poudre:

de thym: procédez comme pour la poudre de serpolet. (Une petite branche écrasée par jour, dans du miel.)

Gargarismes:

au thym: faites bouillir pendant 1/4 d’heure une poignée de thym dans 2 litres d’eau; sucrez au miel.

Dentifrice:

au thym: faites macérer 3 poignées de plante dans 1/2 litre d’eau-de-vie, et frottez-vous les dents chaque jour en trempant votre brosse dans cette préparation.

Cataplasmes:

de thym: chauffez quelques poignées de thym frais, et appliquez la plante directement sur l’endroit douloureux (rhumatismes, bronchites, etc.)

POUR FINIR,

un bon conseil: si vous voulez passer un hiver sans rhume, faites une petite cure préventive de thym et de serpolet, en prenant tous les soirs une infusion bien chaude à 2 pincées de chaque plante par bol.

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LE SAPIN ET LE PIN……

Posté par eurekasophie le 19 novembre 2008

  Après ce petit voyage en Alsace préparant Noël et ses festivités, je dois bien revenir chez moi pour vous parler du sapin et de ses vertus thérapeutiques, ce dont je vais me faire une joie….

« Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure….. »

Oh! qu’elle me ravit, cette chanson: elle a la couleur des Noëls de mon enfance, avec une messe de minuit , des clochettes et des cadeaux ………Il n’y avait pas certes  beaucoup de cadeaux à la maison, car nous ne roulions pas sur l’or: mais que voulez-vous, ils étaient offerts avec le coeur! Y songez-vous, de temps à autre, à vos Noëls ? Vous rappelez-vous vos bonheurs simples d’enfants qu’une panoplie d’Indien ou qu’une poupée comblait ?

Etes-vous encore capable d’en faire ressurgir toute la joie? Si oui, alors vous n’avez pas perdu vos  » racines ».

Pour moi le sapin est un peu le symbole de cette union des hommes et des végétaux. A la folie du monde actuel, il oppose sa sagesse, sa force tranquille, son calme et sa générosité. Car il nous chauffe et nous protège. Car il nous offre l’ombrage de sa ramure épaisse en été, et l’abri de ses branches lorsque vient la saison froide. A cela, j’ajoute qu’il nous guérit. La résine, les jeunes pousses, la poix, l’essence qu’on en tire (ou qu’on vole à son cousin le pin), possèdent mille vertus médicinales. Toutes comptent aujourd’hui parmi les armes favorites des phytothérapeutes. La liste complète de toutes les espèces et sous-espèces de ces arbres serait fastidieuse à dresser: sapin pectiné (ou sapin blanc, ou sapin argenté ou sapin noir, ou sapindes Vosges), épicéa, mélèze, pin parasol,pin maritime, pin sylvestre, pin laricio, pin noir, pin de montagne, ce ne sont là que quelques représentants de ce vaste groupe végétal. En fait , si tous sont utiles, le sapin pectiné  et le pin sylvestre ont le plus de vertus.

On emploie essentiellement la résine de ces arbres, les bourgeons du pin sylvestre, et l’essence de térébenthine. Un célèbre phyothérapeute disait que la résine était le sang des conifères, et qu’elle pouvait, d’une certaine manière, devenir notre propre sang. Il  avait parfaitement raison . Non seulement les « perles précieuses » qui coulent des blessures du sapin et du pin excitent toutes les sécrétions et activent les glandes endocrines (les « maîtresses de notre organisme »), mais encore elles agissent favorablement sur la plupart des organes. Zimmermann, médecin allemand du siècle dernier, recommandait la cure exclusive de résine contre la tuberbulose: il exagérait à coup sûr, mais pas autant qu’on pourrait le croire. En réalité, la résine donne les meilleurs résultats contre les bronchites ( chroniques ou aiguës), les pneumonies et les pleurésies. Notre époque, dira-t-on, dispose d’antibiotiques pour soigner de telles affections; mais rien n’interdit de recourir aux vieilles méthodes pour aider les neuves, et pour limiter leurs inconvénients……Or la résine est encore efficace contre une infinité de troubles. Vous l’emploierez avec succès contre les mauvais fonctionnements du système urinaire, les cystites, les calculs de la vessie, les pertes blanches et la blennorragie. En outre, elle ait merveille contre les coliques hépatiques. Boulettes, pommades, pilules à la résine, sont actives contre les vers parasites. Recourez encore à cette substance contre les hémorragies et les afflux anormaux de sang (notamment pendand les règles). Enfin la résine est un antidote du phosphore, et peut rendre de grands services en cas d’intoxication par cet élément (pensez-y, si vous habitez àproximité d’une usine qui en fabrique).

Mais la résine présente quelques  inconvénients. Il ne faut pas en abuser, faute de quoi on s’expose à quelques troubles désagréables (vertiges, nausées, etc.). Les bourgeons du sapin et du pin, surtout ceux de ce dernier ( pour être plus précise: surtout ceux du pin sylvestre), ne recèlent pas les mêmes dangers, tout en restant très efficaces. Non seulement vous pouvez les employer contre les maladies de l’appareil urinaire ( inflammation des reins, cystite, blennorragie, etc.), mais encore ils se montrent actifs contre la toux, la grippe, la coqueluche, les embarras pulmonaires et l’asthme. En outre, ils donnent d’exellents résultats contre le scorbut, ils provoquent la sueur, et ils calment les spasmes de l’estomac et de l’intestin. Une friction énergique, une lotion ou un bon bain de bourgeons de pin, peuvent guérir l’acné et les maladies de la peau en général, ou bien encore « requinquer » un sujet déprimé, neurasthénique, apathique, ou bien encore soutenir un coeur défaillant et « remettre à neuf » un foie épuisépar les excès. Faut-il ajouter qu’on peut attendre les meilleurs effets des bains de vapeur aux bourgeons ? C’est aux sujets anémiques et aux enfants rachitiques, alors, que je les recommanderai. En précisant bien que ce traitement,pour être populaire , n’en est pas moins reconnu par les plus hautes autorités médicales.  N’assiste-t-on pas à cet étrange phénomène que la vapeur donne aux urines l’odeur de la violette caractéristique de la résine ? Telles sont les vertus de ces chères plantes…….

Quant à l’essence de térébenthine, extraite par distillation de la térébenthine, c’est-à-dire de la résine purifiée et déshydratée, ses utilisations sont multiples. Une bonne partie de la production annuelle est absorbée par l’industrie pharmaceutique. Au reste, le médicament est connu depuis fort longtemps puisqu’on l’employait dès le haut Moyen Age sous le nom d’aqua ardens,  » eau ardente ». Rien n’est interdit, aujourd’hui d’en rétudier les qualités. A l’extérieur—-et uniquement  l’extérieur—, l’essence de térébenthine est un révulsif et un rubéfiant efficace (elle attire le sang soit hors des parties lésées, pour les soulager, soit vers elles, pour hâter l’intervention des défenseurs de l’organisme, les globules blancs). Non seulement elle guérit les ulcères et les brûlures, mais elle calme les névralgies. Tous les rhumatisants, tous ceux qui souffrent d’une sciatique ou d’un lumbago, auront intérêt à y faire appel. Et de même, un bon cataplasme imbibé d’essence de térébenthine peut faire merveille contre les bronchites, les maux de gorge, la coqueluche et les pneumonies. C’est là un éventail étonnant de propriétés.

Il y a, à mes yeux, comme de la magie dans les productions médicinales des conifères. Ne vous disais-je pas tout à l’heure, que c’étaient de bien  généreux végétaux ? Que d’ingratitude, chez les hommes qui les abattent par forêts entières, pour de l’argent…. » Arrête un peu le bras », disait notre grand poète Ronsard au bûcheron. Il faudrait arrêter de saccager la nature…… En aurons-nous la force et les moyens ?  C’est qu’il est déjà bien tard.

Récolte

Il convient de ramasser les bourgeons du pin sylvestre ( éventuellement d’autres pins, de l’épicéa ou du sapin) au printemps, lorsqu’ils sont bien tendres et bien collants de résine fraîche. Tâchez de les conserver le plus longtemps possible, à l’abri de l’humidité.

C’est également au printemps que la résine est la plus riche. Entaillez un tronc pour en recueillir les larmes, comme font les gemmeurs des Landes. L’essence de térébenthine ne manque pas dans les bonnes herboristeries. Il suffit qu’elle soit garantie pure, sans « adjuvants » chimiques. Vous pouvez également, si vous le voulez, cueillir les jeunes aiguilles de l’année, et les utiliser comme des bourgeons: elles sont moins actives. Rien ne vous empêche, enfin, pendant que vous êtes en forêt, de faire une provision ……….d’oxygène. Et c’est même » peut-être la meilleure garantie de succès de votre cure.

Préparation et emploi

Boulettes

de résine: avalez chaque jour la grosser d’une larme de résine pure, pendant 7 jours. (Cure de printemps, contre les maladies du système respiratoire.)

Pilules

de résine (contre les maladies du système urinaire): mêlez 3 cuillerées à soupe de résine et 6 cuillerées à soupe de réglisse en  poudre; malaxez; prenez-en la valeur d’un grain de café par jour.

Pommade

à la résine (pour toutes les applications externes): mélangez 4 parties d’huile d’amandes douces et 4 parties de résine; chauffez légèrement au bain-marie; ajoutez-y une partie de cire d’abeille.

Infusion

de bourgeons: jetez-en une petite poignée  dans un litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour.)

Décoction

de bourgeons (pour usage xterne): jetez une grosse poignée de bourgeons dans un litre d’eau. ( lotions, compresses, etc.)

Bains de mains et de pieds

de bourgeons: mêmes proportions que pour la recette précédente.

 

Vapeur

de bourgeons: faites bouillir pendant plusieurs heures une grande bassine d’eau et de bourgeons dans une petite pièce bien close (genre sauna).

Frictions

à l’essence de térébenthine: faites-les à l’essence pure, ou à l’essence étendue d’huile de camphre.

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LA MYRTILLE

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

myrtille3.gifJ’aime à voir les enfants manger des myrtilles: ils s’en barbouillent joliment les mains et les lèvres, heureux du régal que leur offre la montagne en fête….et heureux de se tirer mutuellement une langue que le jus de ces fruits sombres a teintés de violet….Je sais alors qu’en plus du plaisir qu’ils ont pris à déguster les baies délicieuses du petit arbrisseau, ils ont fait provision d’énergie pour de longues semaines.

myrtille2.jpgLes myrtilles, que l’on appelle encore raisins des bois, airelles myrtilles, myrtilles noires, brimbelles, raisins de bruyères, maurettes, pouriots, morets, ambroches, aires, loutrets, etc., sont des cousines de la bruyère. Elles croissent en immenses colonies enchevêtrées dans les forêts de montagnes et dans le Nord, sur des terrains riches en silice.

Leurs rameaux anguleux et leurs feuilles ovales les font aussi sûrement reconnaître que leurs fruits arrondis, d’abord verts, puis rouges, enfin violets noirâtres et recouverts d’une fine poussière blanche à maturité. De ces baies, que l’on récolte soit à la main soit au « peigne » entre juillet et septembre, on fait de savoureux desserts (au sucre, au vin), des tartes, des confitures, de la gelée, du sirop, des marmelades, de la limonade, et même du vin….

Je vous recommande d’utiliser non seulement les fruits de l’espèce, mais encore ses feuilles et ses racines. Les feuilles sont toniques, diurétiques, antiseptiques et antidiabétiques. Elles contribuent au bon fonctionnement de tou les organes, et se montrent particulièrement efficaces contre la toux, les vomissements, les douleurs d’estomac, la paresse intestinale, les diarrhées, le mauvais fonctionnementde la vessie et le « pipi au lit » des enfants. Elles désinfectent les voies digestives et urinaires. Elles font tomber les taux de sucre dans le sang, ce qui les rend précieuses pour les diabétiques. A l’extétieur, elles sont utiles contre les infections de la bouche et de l’arrière-bouche ( en gargarismes), contre les inflammations des yeux ( en collyres), contre les maladies de la peau, les ulcères et les brûlures (en lotions, compresses et bains locaux). Les racines servent surtout à désinfecter les plaies et à hâter leur cicatrisation.

Les fruits ont d’autres propriétés encore. Leur jus violet, riche en carotène (la provitamine A, la vitamine des yeux), amélioe la vision: ce n’est pas pour rien que les aviateurs dégustent force tartelettes aux myrtilles; les myopes et les presbytes auraient intérêt à en faire autant. Les myrtilles sont en outre rafraîchissantes. Comme les feuilles de la plante, elles se révèlent toniques et diurétiques. Leurs vertus antidiabétiques sont extrêmement précieuses. Leurs qualités antiseptiques et digestives les font particulièrement recommander dans tous les cas d’infections de l’intestin, et notamment contre la colibacillose chez les enfants. Je les conseille en outre comme diurétiques et comme désinfectants du système urinaire. A l’extérieur, elles servent à préparer d’excellents bains de bouche, des gargarismes (utiles contre les aphtes, les gingivites, les angines), des compresses (contre les hémorroïdes), des lotions ( contre les maladies de la peau), des douches vaginales (contre les pertes blanches), des lavements (contre les désordres intestinaux: diarrhées, etc.), des bains de pieds et de mans (contre l’eczéma), etc. La décoction des baies, aspirée par le nez, est souveraine contre le rhume de cerveau.

myrtille1.jpg                                                                      RECOLTE

Ramassez les baies de la myrtille lorsqu’elles sont bien mûres, en été; les racines doivent être extraites en automne, et les feuilles cueillies au printemps, à la montée de la sève. Si vous fréquentez la montagne ou les forêts du Nord, vous n’aurez aucune peine à découvrir des champs entiers de l’espèce au hasard de vos promenades en forêt. 

  PREPARATION ET EMPLOI

Infusion et décoction

de feuilles fraîches ou sèches: jetez une poignée de feuilles dans un litre d’eau. ( 2 à 3 tasses par jour.) Contre le diabète, mélangez une poignée de feuilles de myrtille et une poignée de feuilles de fraisier, toujours pour un litre d’eau. ( 2 tasses par jour.)

Décoction

de feuilles pour l’usage externe: jetez 2 poignées de feuilles fraîches ou sèches dans un litre d’eau. (Gargarismes, lotions, lavements, etc.)

de racines (usage externe): jetez une poignée de racines dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds

de feuilles: mêmes proportions que pour la décoction précédente.

Tisane de fruits ( usage interne): comptez quatre poignées de fruits frais par litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour, jusqu’à 6 tasses en cas d’infection intestinale.)

Mixture

de fruits (usage externe: dysenterie, hémorroïdes): comptez un petit bol de fruits frais par litre d’eau.

Suc frais

de fruits: n’hésitez pas à en boire 3 à 4 verres par jour, en saison.

Vin de myrtilles

utilisez des fruits desséchés à l’air, faites-en cuire deux poignées dans un peu d’eau, ajoutez 1/2 litre de vin rouge après 1/4 d’heure, et laissez encore à feu doux pendant 5 minutes. ( 2 à 3 petits verres par jour.)

Poudre

de fruits secs: prenez-en 4 pincées toutes les 3 heures, pendant 2 jours, avec un peu de miel ou de lait.

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LA MARJOLAINE

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

C’est l’un des plus puissants calmants de la phytothérapie: insomnies dues au stress….ou à la passion amoureuse, nerfs en pelote, exitation fébrile, sensation « qu’on est prêt à exploser », etc…., elle se charge fort élégamment de ce genre de symptômes!!

Origan vulgaire

              flchebas3.gif

origan.jpg

Il faut se garder de confondre deux espèces voisines de marjolaines: l’une, sauvage, est l’origan vulgaire;  l’autre, toujours cultivée sous nos climats ( elle est originaire d’une contrée qui s’étend de la Libye à l’Inde), est la ……………………………..marjolaine vraie

                                                                                                                                                                                     

                                                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                                              

                                                                                                                                                                                                                                                

C’est à tort qu’on l’appelle parfois aussi origan, notamment les Italiens, qui ne manquent jamais d’en ajouter une pincée sur leur pizzas.

C’est elle qu’il faut employer: l’autre est trop stupéfiante.

L a marjolaine vraie, encore baptisée marjolaine des jardins ou marjolaine à coquilles, a plus d’un titre de noblesse. Cette cousine de la sauge, de la menthe et du thym (famille des labiées), aux minuscules  fleurs blanches ou rosées cachées dans de petites pelotes sphériques vert tendre, était dédiée au dieu Osiris dans l’ancienne Egypte. 

Il faut cultiver la marjolaine au jardin. Elle est recommandée d’abord comme calmant des nerfs…. En second lieu, la marjolaine toute parfumée, aide l’estomac et l’intestin à accomplir leur travail. Elle est tonique, diurétique, et provoque une sueur salutaire lorsque l’organisme est encombré de toxines. Elle nettoie les voies respiratoires bouchées par toutes sortes de mucosités: prise en fumigations, ou en inhalations sous un linge, elle constitue le meilleur remède que je connaisse contre les rhumes, les refroidissements, les angines, les bronchites et l’asthme. En  usage externe, elle se révèle efficace contre les maladies de la bouche: les aphtes, les infections de la langue et les autres  » bobos » similaires peuvent être traités par des gargarismes à bas de marjolaine.

Elle est également souveraine contre les embarras et les affections du nez: un bon tampon imbibé d’infusion de marjoline guérit le rhume des foins. Enfin elle agit contre la migraine (suc frais aspiré par le nez), contre les enflures de toutes sortes (dues par exemple à des foulures, des luxations, des entorses: à appliquer en lotions), et elle sert à préparer d’excellents dentifrices.

marjolaine21.jpg       flche3.gif         Marjolaine vraie

 

Récolte

Ne vous donnez pas la peine de rechercher dans la campagne de l’origan sauvage: ménagez-vous plutôt un petit carré de marjolaine cultivée au potager. Au Moyen Age, toutes les maîtresses de maison avaient l’habitude d’en planter quelques pieds dans un bac à fleurs, sur leur fenêtre. La marjolaine est extrêmement fragile au froid: elle ne supporte pas les hivers rigoureux du nord de la France, mais elle tient fort bien si on la rentre à temps: d’où l’avantage de la cultiver en pots ou en bacs. Choisissez, au jardin, le coin le plus sec et le plus ensoleillé que vous pourrez trouver: la terre doit y être légère. Plantez les graines à l’automne: à la saison suivante, l’espèce se reproduira d’elle-même végétativement, en rejetant de nouvelles pousses. Récoltez la plante entière sans ses racines, à la floraison, c’est-à-dire en août-septembre, par temps très sec et après la rosée du matin. Faites-la sécher en petites touffes, pendues à une corde, dans un endroit très bien aéré.

Préparation et emploi

A fortes doses, mais moins que l’origan sauvage, la marjolaine se révèle dangereuse: elle se comporte alors comme une drogue. Aussi ne faut-il jamais en abuser, et s’en tenir strictement aux proportions indiquées dans les recettes.

Infusion

calmante : jetez 5 à 10 pincées de la plante séchée dans un litre d’eau. ( Une tasse, le soir au coucher, vous procurera une nuit calme.)

tonique: jetez 30 pincées de plante séchée dans un litr d’eau. ( 2 tasses, le matin, au réveil, ouaprès les repas, pour stimuler la digestion et l’excrétion, ou encore avant les repas pour exciter l’appétit.)

Bains de mains et de pieds

comptez une demi-poignée de marjolaine par litre d’eau . ( Une demi-poignée pour calmer, une poignée comme tonique.)

Huile

de marjolaine ( usage externe, contre les traumatismes, les foulures etc.) : jetez deux poignées de plante séchée dans 1/2 litre de bonne huile d’olive; faites bouillir le tout pendant 1/2 heure au bain-marie; passez dans un linge fin. (En massages.)      

Gargarismes

( contre les maladies de la bouche) : servez-vous d’une infusion à une poignée par litre d’eau.

Suc frais

passez le jus de la marjolaine fraîche écrasée à travers un linge fin. Usage interne: une cuillerée à café, comme tonique des organes et pour les chanteurs aphones, le matin, dans un sirop ou avec du miel. Usage externe: aspirez le suc par le nez et rejetez-le par la bouche; c’est le meilleur moyen de faire cesser les rhumes et les migraines les plus rebelles.

Dentifrice

si vous voulez conserver à la fois vos dents et vos gencives en bonne santé, préparez-vous un dentifrice très simple, composé de feuilles de marjolaine séchées et réduites en poudre.

INFUSION SPECIALE

contre l’artériosclérose: chaque soir, une pincée de marjolaine dans un bol d’eau bouillante.

contre la sciatique : comptez  , pour un litre d’eau, 2 pincées de marjolaine, 2 pincées d’anis vert, 2 pincées de menthe et 2 pincées de romarin.

Enfin, noubliez pas la façon la plus agréable de prendre la marjolaine, dans la cuisine, pour saupoudrer la pizza, relever un poulet, une charcuterie, un pâté…….                                                  

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LE LILAS

Posté par eurekasophie le 14 novembre 2008

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Le lilas embaume les charmants villages aux toits rouges ou gris dès le premier printemps: c’est à l’heure de la sève montante et des rayons d’or du soleil neuf qu’il a le plus de vertus.

Ses grosses grappes tendues de fleurs mauve clair ou blanc pur, entre ses feuilles coupées net, charment les regards et plongent l’âme dans un ravissement indicible.

L’arbuste, qu’il est inutile de décrire plus longuement, atteint jusqu’à 10 m de hauteur. Il est originaire de l’Europe balkanique et du Moyen-Orient. Son nom lui vient de l’arabopersan likâk. Il a été introduit en Espagne dès le X ème siècle par les Maures, mais il n’a fait son apparition dans les autres pays d’Europe occidentale qu’au XVI ème siècle.

Le lilas est extrêmement amer dans toutes ses parties: aussi les animaux de ferme le respectent-ils– même les plus voraces d’entre eux, les chèvres. Mais cette amertume fait aussi sa valeur médicinale: d’une part, il est très propre à faire baisser la fièvre; d’autre part, il se comporte comme un excellent tonique, notamment du système digestif dans son ensemble. Il est recommandé contre les digestions difficiles, l’aérophagie, les gonflements du ventre et les diarrhées.

Récolte

Plantez donc, si cela vous est possible, un lilas devant votre porte: c’est un régal pour les yeux comme pour le nez!! A notre époque, rien ne vaut le parfum subtil qu’il dégage: vous aurez l’impression d’être purifié, pour un moment, de toutes les puanteurs de la civilisation industrielle…..Récoltez au printemps l’écorce des jeunes rameaux, les feuilles les plus fraîches et les fleurs odorantes de l’arbuste, que vous ferez sécher à l’ombre. Cueillez aussi, un peu plus tard, les fruits ( capsules) du végétal.

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Préparation et emploi

Infusion et décoction

de fleurs: jetez une demi-poignée de fleurs sèches dans un litre d’eu. (2 à 3 tasses par jour, cmme tonique du système digestif.)

de feuilles: jetez une demi-poignée de feuilles sèches dans un litre d’eau. ( 2 à 3 tasses par jour, pour faire tomber la fièvre.)

Décoction concentrée

d’écorce: jetez une demi-poignée d’écorce pilée dans un litre d’eau. (2 tasses par jour, pour faire tomber la fièvre.)

Décoction légère

de fruits: jetez 10 pincées de capsules fraîches ou sèches dans un litre d’eau. ( 2 tasses par jour.)

Bains de mains et de pieds

jetez une demi-poignée de fleurs, une demi-poignée de feuilles et une demi-poignée d’écorce pilée dans une cuvette d’eau. ( 2 bains par jour, noamment contre les douleurs digestives, es crises de goutte et les rhumatismes.)

Macération

de fleurs ( usage externe) : faites macérer une grosse poignée de fleurs sèches dans un litre de bonne huile d’olive, et exposez le tout au soleil pendant 15 jours; filtrez, et utilisez la préparation en frictions, sur le ventre (troubles de l’appareil digestif) ou sur les parties douloureuses ( rhumatismes).

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                                        Ma fleur préférée entre toutes…………….                                                              

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LA FUMETERRE

Posté par eurekasophie le 14 novembre 2008

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                                                                                                                       La fumeterre

Son étrange nom lui vient de ce que « son jus fait pleurer les yeux comme la fumée » (Olivier de Serres).

D’autres disent que ses fleurs roses ou rouges et ses feuilles gris argent, qui viennent en gros massifs indécis, font songer à quelque fumée d’incendie dans la plaine ……..La fumeterre est encore baptisée fiel de terre, fleur de terre, pisse-sang, herbe à la jaunisse, pied de géline, chausse rouge ou lait battu.

C’est une grande plante annuelle ou bisannuelle, qui orne les champs, les décombres et les vieux murs de ses feuilles plusieurs fois redivisées et de ses fleurs un peu pareilles à des pieds de chaussettes (avecun éperon à l’arrière), dotées de 4 pétales.

L’espèce, partie des contrées tempérées de l’Ancien Monde, a désormais colonisé le globe…….

Les Grecs Galien et Dioscoride recommandaient la fumeterre contre les affections du foie, et d’abord contre la jaunisse.

Au XVIème siècle, l’Italien Matthiole y voyait un purgatif et un fortifiant général des organes de l’abdomen.

Il faut reconnaître à la plante des qualités hépatiques, non seulement contre la jaunisse, mais encore contre tous les troubles nés du mauvais fonctionnement du foie (digestion difficiles, renvois bilieux, dartres, maladies chroniques de la peau).

Je me souviens d’un homme souffrant de dartres très disgracieuses soigné grâce à un traitement d’attaque au suc et à l’infusion de fumeterre et qui guérit en un mois. A d’autres, la plante était administrée comme calmant et recommandée en cure dépurative annuelle.

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Récolte

Cueillez la fumeterre de la fin du printemps à l’automne, en choisissant les plus beaux plants du massif– les plus feuillus et plus superbement garnis de fleurs. Toute la plante est utilisable. Faites-la sécher sur un drap ou en petits bouquets pendus au plafond.

Préparation et emploi

Infusion ou décoction

comme tonique et dépuratif, notamment en cure annuelle d’été: comptez une demi-poignée de plante fraîche ou une bonne poignée de plante sèche par litre d’eau. (Une tasse un jour sur deux en temps ordinaire. Une tasse avant chaque repas, pendant 8 jours, pour la cure d’été.)

Macération

laissez reposer une petite branche de fumeterre pendant 24 heures dans un verre de vin, de cidre, etc.; filtrez. ( Un verre par jour.)

Suc frais

5 à 6 cuillerées à soupe par jour, dans du miel ou dans du lait. (Contre les affections du foie.)

Bains de mains et de pieds

comptez une bonne poignée de plante fraîche ou 3 à 4 poignées de plante sèche par litre d’eau. ( Un bain par jour, comme calmant, dépuratif, et contre les maladies du foie.)

                                                                                   

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FOUGERE mâle…….

Posté par eurekasophie le 14 novembre 2008

fougre10.jpgLa fougère mâle….a été ainsi baptisée non pas parce que l’espèce ne compte que des pieds mâles, mais parce que sa souche est extraordinairement puissante. Elle croît dans la plupart des forêts du monde, avec une nette prédilection pour les bois de hêtres au sol riche et orientés au nord. Sa grande feuille de 0,50 à 1,50 m de hauteur, se distingue par son axe épais et garni d’écailles rousses à la base, par ses  » branches » deux fois divisées, et par ses amas de spore (au dos) en forme de reins.

fougres2.jpg Les anciens médecins grecs — Théophraste, Dioscoride, Gallien — recommandaient déjà l’espèce contre les parasites intestinaux ( racine + miel contre les vers solitaires; racine + vin + orge contre les vers ronds). On lui a ensuite attribué des propriétés diverses, certaines partiellement fondées ( elle est capable d’arrêter le sang et de cicatriser les plaies; elle peut provoquer des avortements), d’autres parfaitement fantaisistes (cueillie dans la nuit de la Saint-Jean, elle était réputée apte à rendre invisible!!….emoticone ).

Il faut surtout retenir les qualités vermifuges des parties souterraines de la plante ( les jeunes feuilles printanières, joliment enroulées en crosses, sont également actives), et les propriétés calmantes de ses feuilles entières ( en bain de mains et de pieds, contre les rhumatismes, la goutte, la sciatique, les lumbagos, les crampes, etc.). Mais il faut mettre en garde celles et ceux qui abuseraient de ces drogues: à doses massives, la fougère mâle est très capable de provoquer la cécité.

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Récolte

Cueillez les feuilles de fougère mâle au printemps, quand elles sont encore très jeunes, enroulées en crosses ou à peine déroulées. (En Norvège et en Suède, on les mange comme des asperges.)

Extirpez la racine (le rhizome) à l’automne.

Préparation et emploi

Infusion

jetez 10 à 20 petites tranches de racine dans un litre d’eau. ( Une tasse le matin à jeun, comme vermifuge. Pour les enfants, ne dépassez pas 10 tranches par litre.)

Pulpe au miel

de racine (vermifuge): pour les enfants, la valeur de 2 cuillerées à café par jour, à jeun, miel à volonté. Pour les adultes, la valeur de 4 cuillerées à soupe de pulpe.

Infusion et décoction

de jeunes feuilles (calmantes et vermifuges): jetez un petit bouquet de crosses fraîches dans un litre d’eau. (Une petite tasse par jour pour les enfants. 2 à 3 tasses pour les adultes.)

Bains de mains et de pieds

comptez 10 tranches de racine et un petit bouquet de jeunes feuilles par litre d’eau.

 

Lit de fougère mâle

 

pour les rachitiques et les rhumatisants: confectionner chaque soir un lit de fougères mâles, ou d’osmonde royale fraîche; la recette est aussi efficace que simple.

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LE FRAISIER

Posté par eurekasophie le 14 novembre 2008

fraisedesbois2.jpgJe ne parlerai pas ici de la fraise de culture , sélectionnée, aseptisée, manipulée, dénaturée, gorgée d’engrais chimiques, qu’on peut importer du Cap en hiver, et qui n’a plus, en fait de goût, qu’une vague saveur sucrée……

Seule l’adorable, la délicieuse, l’élégante fraise des bois m’intéresse; c’est la parure vermillon des buissons d’ombre verte; c’est la larme de sang pur des coteaux et des forêts enchantés au joli mai frémissant.

Quoi de plus ravissant que ses feuilles à trois lobes du vert le plus tendre ? que ces fleurs rosacées à 5 sépales et à 5 pétales immaculées, avec un buisson d’étamines d’or au centre ? que ces fruits (ses faux fruits, en vérité, les vrais étant constitué par les « graines » superficielles de la fraise) rouges comme les lèvres des jeunes filles? Le fraisier, sous ses airs modestes, se multiplie activement, non seulement par ses graines, mais encore végétativement, à coups de stolons, tiges qui partent d’un pied, s’enracinent à quelque distance, et donnent bientôt une nouvelle plante. L’espèce, de la sorte, à très ingénument colonisé la Terre…..

Le fraisier sauvage, dit encore capron, caperonnier, majaufe ou breslingue, était à l’évidence déjà connu de nos ancêtres des cités lacustres (en témoignent de nombreuses graines fossiles). Les Anciens l’estimaient, du médecin grec Théophraste aux poètes latins Ovide et Virgile. Au Moyen Age, la plante était considérée comme magique, et c’est seulement au XVI ème siècle que les médecins ont recommencé de s’y intéresser de près. Ils l’ont dite alors propre à guérir les plaies et les ulcères, les coliques, la dysentrie, les maladies de la rate, les inflammations du foie, les infections des reins et de la vessie, enfin les affections de la bouche et les dents branlantes. Le grand botaniste suédois Linné lui-même, un peu plus tard, jurait s’être soigné de la goutte par une véritable  débauche de fraises, et l’écrivain français Fontanelle, qui mourut centenaire, leur attribuait sa verdeur…… Madame Tallien, quant à elle, s’en servait pour préparer ses bains de beauté: la recete n’a pas été perdue; il est une femme merveilleuse qui entretient la fraîcheur de son teint par la seule application de rondelles de fraises des bois.

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Rien n’est plus agréable que de boire un thé de fraises, confectionné avec les feuilles et les racines de la plante. Rien n’est plus utile aussi, car le breuvage est trèspropre à purger le sang, à stimuler tous les organes et à calmer le nerfs. (L’infusion de racines donne une couleur rougeâtre aux urines, mais elle est absolument sans danger.) A l’aide des feuilles pilées du végétal, on fabrique des cataplasmes fort efficaces contre les ulcères et les plaies infectées. La décoction de feuilles et de racines sert en bains de mains et de pieds ou en lavements contre les diarrhées, en lotion contre les mauvaises gerçures, et en gargarismes contre les maux de gorge.

La fraise en elle-même– le fruit rouge et délicieux de cette espèce que les dieux ont bénie–, est fort nutritive, apéritive, rafraîchissante, purgative et calmante. Cure intensive recommandée à tous ceux qui souffrent de paresse intestinale, aux malades du foie, aux goutteux, aux rhumatisants, aux nerveux, aux anémiques et à tous les convalescents (car elle est reminéralisante, grâce à son fer, à son phosphore, à son calcium, à sonbrome, etc.). Son suc frais, appliqué sur la peau, nettoie, entretient et embellit cent fois mieux cette dernière que toutes les lotions chimiques (dangereuses) que certaines publicités imposent aux femmes.

La fraise n’a qu’un inconvénient: certains sujets sensibles, après en avoir absorbé une certaine quantité, réagissent en développant une forte crise d’urticaire. Ceux-là devront évidemment s’abstenir d’y avoir recours–encore que j’aie vu infiniment plus de crises d’urticaire imputables à des fraises  » industrielles  » qu’à des fraises sauvages……D’ailleurs, il n’est pas sûr que la fraise soit la cause d’allergies véritables: il serait bon de penser que les boutons et les rougeurs, lorsqu’ils apparaissent, sont le signe de l’expulsion brutale des toxines contenues dans le corps–expulsion due à l’effet purgatif des délicieux fruits rouges.

Récolte

Cueillez les fraises des bois quand elles sont bien mûres: la saison dépend en vérité du lieu où vous vous trouvez (dès avril en Provence, jusqu’en août à 1500 m d’altitude dans les Alpes)…. N’oubliez pas de rapporter de votre promenade une provision de racines et de feuilles du végétal. Quand à la fraise de culture, au jardin, elle fera vos délices….et votre santé, à condition que vous l’entreteniez sans insecticides ni engrais chimiques.

 

Préparation et emploi:

 

Infusion

de racines et de feuilles: comptez une poignée de plante fraîche ou sèche par litre d’eau. (A volonté.)

Thé

de racines et de feuilles: procédez comme pour un thé normal, après avoir soigneusement lavé les racines. (A volonté.)

Décoction

de racines et de feuilles (usage externe: lotions, bains de mains et de pieds, gargarismes, etc.): comptez une poignée et demie de plante par litre d’eau.

Dentifrice

de fraises: réduisez en poudre une poignée de feuilles et de racines de fraisier, et mêlez-les à de la craie également pulvérisée; frottez vos dents et vos gencives à la brosse, à sec, et rincez. Je vous certifie que vos gencives se renforceront, et que l’émail de vos dents sera bien moins attaqué que par n’importe quel dentifrice.

Lait de beauté

à la fraise: recueillez le suc frais des fruits mûrs, et mélangez-le à un peu de lait; laissez plusieurs heures, voire toute la nuit sur votre visage, avant de rincer à l’eau de rose.

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