• Accueil
  • > Recherche : plante pieds

Résultats de votre recherche

LE LIN

Posté par eurekasophie le 7 avril 2009

lin.jpg Champ de lin

Comment lire une taxobox Lin cultivé
Linum usitatissimum
Linum usitatissimum
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Linales
Famille Linaceae
Genre Linum
Nom binominal
Linum usitatissimum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Linaceae

 

Parmi deux cents espèces, la plus cultivée est Linum usitatissimum L. (signifie « lin usuel » au superlatif).

Le lin est originaire du Moyen Orient (Egypte, Perse) et s’est adapté à de nombreuses régions. Les communautés néolithiques du Levant le cultivaient déjà sept mille cinq cents ans avant J-C, avec les premières céréales et légumineuses domestiques, pour des usages textiles. On en retrouve trace en France depuis plusieurs millénaires (cités sub-lacustres du Jura) sous forme de fragments de toile. Les archéologues ont également trouvé des peignes à tisser et à serrer les trames, des pelotes de fils, des aiguilles, des fuseaux de bois utilisés pour le filage du lin.

Pline l’Ancien a consacré un volume de son Histoire naturelle à cette plante qui fournit des fils d’une « blancheur et d’une finesse remarquable … ». Les voiles de la flotte d’Alexandre Le Grand sont fabriquées avec cette fibre ; « les Gaules toutes entières tissent des voiles ». Les techniques détaillées par Pline sont, dans leurs grandes lignes, toujours celles utilisées actuellement.

Le lin : un puissant protecteur du coeur

Le lin possède 50% des acides gras bénéfiques pour la prévention des maladies cardio-vasculaires. « Il s’agit de la graine contenant le plus d’acides gras 3-omega qui, consommés de façon régulière, réduisent l’agrégation plaquettaire : un phénomène pouvant induire la formation de coagulât et donc augmenter le risque d’infarctus » explique le Dr. Tavella, chercheur à la Commission de Recherche Scientifique et Technique (Conicet) et directeur du Programme de prévention de l’infarctus en Argentine (Propia). Celui-ci s’est réuni avec les représentants de l’Institut National de Technologie Agricole (INTA) de Paraná, Entre Ríos et de l’Université Adventiste de La Plata, afin de mettre en marche un projet original : remonter la chaîne agro-alimentaire du lin et introduire ces petites graines dans les aliments de consommation massive.

Observons le lin d’une façon plus générale

La culture du lin est particulièrement délicate. En effet, planté au printemps, le lin pousse en « 100 jours ». Cette courte période végétative rend difficile tout rattrapage en cas d’incident (mauvaise levée, conditions climatiques défavorables…). Le lin doit pousser suffisamment pour avoir un rendement satisfaisant, mais pas trop sinon il est trop fin. Plus il grandit, plus il devient sensible à la verse. Parfois pour limiter la croissance et favoriser la solidité des fibres, on utilise des produits chimiques appelés « régulateurs ».

Le lin, ayant une racine pivot, doit être planté dans une terre finement préparée. Cette préparation de terre puis le semis nécessite des conditions climatiques optimales, et un réel savoir-faire de la part de l’agriculteur. Surtout qu’un loupé peut compromettre la récolte.

Par ailleurs, le lin est une plante exigeante pour les terres, d’autant plus que toute la plante, racine comprise, est récoltée, exportant beaucoup de matières organiques hors des champs. Les rotations de lin doivent donc être très lentes, au minimum 5-6 ans entre deux cultures sur une même parcelle.

Itinéraire technique :

Le liniculteur choisit la variété de lin textile suivant les caractéristiques de chacune d’entre elles et les particularités de ses parcelles.

En fonction des conditions climatiques, les semis ont lieu entre le 1er mars et le 15 avril. 120 kilos de semences certifiées sont alors semées par hectare pour obtenir un peuplement d’environ 1.800 plantes au mètre carré. Cette densité assure le meilleur rapport entre le rendement, la résistance à la verse et les qualités de fibres.

Le lin est une culture qui demande peu d’engrais et peu de produits phytosanitaires. A ce titre sa culture contribue pleinement à la préservation de l’environnement.

Son cycle végétatif est rapide avec une centaine de jours seulement.

Six semaines après les semis, le lin mesure déjà une hauteur de 10 à 15 cm. Capable d’une croissance de plusieurs centimètres par jour dans des conditions optimales, la plante atteint alors 70 à 80 cm en une quinzaine de jours. Cette période correspond à l’élongation des fibres et au remplissage des cellules fibreuses.

LE LIN dans

Capsules de lin en juillet

La floraison intervient autour du 15 juin, les champs se parent alors d’une subtile couleur bleue pendant à peu près une semaine. Les fibres ont alors atteint leur longueur maximale. Les capsules contenant les graines vont se former au cours des 15 jours suivant la floraison.

La récolte commence vers le 15 Juillet, les lins, trop difficiles à couper, vont d’abord être arrachés, ce qui préserve les fibres les plus longues, et déposés au sol sous forme d’andains par les arracheuses.

Rapidement, après l’arrachage, les lins vont être écapsulés. Les ecapsuleuses-batteuses vont reprendre les andains afin de récupérer les graines de lins. Après avoir été triées et traitées, ces graines serviront de semences pour l’année suivante ou exploitées (huile, aliment…).

En fonction des conditions climatiques, des caractéristiques des lins semés et des parcelles, les lins vont rester au sol entre 2 semaines et 2 mois pour le rouissage.

Favorisée par l’alternance de la pluie et du soleil, une action enzymatique dégrade les pectines qui lient les fibres à la paille. Les liniculteurs vont alors retourner les pailles en cours de rouissage pour obtenir un résultat homogène.

A la fin du rouissage, lorsque les pailles sont suffisamment sèches, elles vont êtres enroulées puis elles seront stockés chez le liniculteur avant leur passage au teillage pour séparer mécaniquement les pailles et la fibre.

 Une fibre de Lin

Les fibres sont des cellules situées dans la tige entre l’écorce et le bois. Les fibres forment des massifs (ou faisceaux) disposés en un arrangement circulaire autour du bois. Dans la direction longitudinale, les fibres sont collées les unes aux autres, très fortement soudées par un ciment interstitiel de telle sorte que les faisceaux fibreux présentent une longueur sensiblement égale à celle de la tige. Dans la section complète de la tige, on compte 20 à 40 faisceaux composés chacun de 20 à 40 fibres. La longueur des fibres varie entre 10 et 100 mm, leur diamètre varie de 20 à 40 microns. A maturité des plantes, les fibres représentent environ 25% de la masse sèche des tiges

lin2.jpg

Les fibres ont une structure tubulaire à faible élasticité (allongement à la rupture de 1 à 2%) et à forte ténacité (l’une des fibres naturelles les plus solides) qui assure la protection de la plante contre les intempéries, les micro-organismes mais aussi les insectes et les herbivores.

A maturité, les cellules fibreuses sont complètement remplies de différentes couches de parois. De l’extérieur vers l’intérieur on distingue la paroi primaire PI, puis les trois couches S1 à S3 de parois secondaires.

Les parois secondaires qui assurent l’essentiel des propriétés mécaniques des fibres sont composées de microfibrilles de cellulose unidirectionnelles entourées de polysaccharides matriciels appelés pectines ou hémicelluloses.

La cellulose est un homopolysaccharide composé d’unités β-D-glucose liées entre elles par une liaison . Les différentes chaînes de cellulose sont reliées par des liaisons Hydrogène reproduites de façon très régulières entre les groupements OH des différentes chaînes. Les pectines sont les polysaccharides les plus importants avec la présence de galactanes et de rhamnogalacturonanes de type I. Les hémicelluloses sont essentiellement des β-1-4 glucanes mais également des glucomannanes, galactomannanes …

Le rôle des pectines est, d’une part, d’assurer la cohésion entre les faisceaux de fibre en se complexant avec les ions calcium et, d’autre part, dans la paroi secondaire de faire une matrice enrobant les microfibrilles de cellulose. Les fibres comportent également d’autres polymères chargés négativement et des protéines (notamment riche en glycine). La composition des fibres varie selon l’origine et la variété de la plante.

Traitement des fibres

 Rouissage

À maturité le lin est arraché, et non pas fauché, et couché dans le champ en andains. Commence alors la période de rouissage.

Le rouissage est la dissociation des parties fibreuses de la plante en éliminant la pectose qui soude les fibres (filasse) à la partie ligneuse sous l’action combinée du soleil et de la pluie.
Le rouissage nécessite suffisamment d’eau pour que la sève et les résines qui collent les fibres entre elles disparaissent, mais pas trop pour que les fibres soient intactes.

Le rouissage est une opération très importante de la production de lin. C’est lui qui fait en grande partie la qualité du lin. Il existe plusieurs techniques de rouissage. Traditionnellement en Belgique et en France le rouissage s’effectuait en rivière où l’on faisait tremper les bottes, donnant à l’eau une couleur rousse et une odeur nauséabonde provoquées par la décomposition bactérienne ; cette technique est interdite par l’Union Européenne pour des raisons environnementales. Le rouissage à l’eau en cuve quant à lui a quasiment disparu depuis les années 1980. Le rouissage à l’eau donnait une toile plus blanche et un résultat moins aléatoire que le rouissage à l’air (sur champ).

Pour l’anecdote, dans l’Oise, on rouissait le lin dans des bassins creusés dans le sol, qui s’appelaient en patois « Poc à Lin » (Poche à lin). Ce nom a donné celui de Poclain, célèbre constructeur aujourd’hui disparu de pelleteuses hydrauliques au Plessis-Belleville.

On est alors revenu à la technique la plus simple, le rouissage sur champ où le lin est étendu sur le champ pendant plusieurs semaines. Mais il est tributaire du temps qu’il fait. Si le lin est trop roui, il est brûlé dans le champ (obligatoire, car les fibres pourrissant difficilement et donc lentement, favorisent des maladies pour la culture suivante). Si le lin n’est pas assez roui, il est non teillable et donc invendable.

Le vent est encore un ennemi du lin au rouissage. Quand il souffle trop, on retrouve le lin en paquet, emmêlé en bout de champ.

Toutes ces difficultés font que la production de lin est limitée à certaines régions et très hétérogène d’une parcelle à l’autre (un orage localisé suffit pour changer la qualité). Comme pour le vin, on parle souvent de cru et de terroir pour le lin.

La forte probabilité d’une mauvaise récolte (on parle d’une bonne récolte tous les 10 ans) voire la possibilité de tout perdre font du lin une culture peu intéressante d’un point de vue purement économique. Par contre, le lin est une tête de culture qui permet une terre de meilleure qualité pour avoir de meilleures récoltes sur des plantes plus faciles.

 Teillage

L’étape suivante est le teillage. Le teillage est la séparation des fibres du bois de la plante. Le mot vient de tilleul, le teil, instrument manuel à levier utilisé pour briser le bois et extraire les fibres.

Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». La fibre ainsi récupérée est séparée en fibre longue et en fibre courte (les « étoupes »).

PROCÉDÉ DU TEILLAGE :

Après la récolte les pailles de lin sont travaillées tout au long de l’année dans les usines de teillage. Cette première transformation de la paille a pour but d’extraire les fibres des tiges rouies.

Arrivées à l’usine, les pailles sont déroulées et étalées sous forme d’une nappe. Le travail de l’opérateur est très important pour obtenir une nappe bien régulière, dont la densité est d’environ 2 kg par mètre linéaire.

Les tiges passent dans un égaliseur pour être parallélisées.

Lors de l’étirage, l’épaisseur de la nappe diminue progressivement en passant entre une série de disques dentés. Durant cette phase, sa vitesse linéaire est multipliée par 8 par le diviseur.

Les pailles sont ensuite broyées par des cylindres cannelés, à grosses dentures au début puis à fines dentures par la suite. Elles passent sous la cannelures des rouleaux avec un angle proche de 90° pour rendre le broyage plus efficace. Cette opération se fait alternativement coté pied, le bas de la tige, et coté tête, le haut de la tige. Les fragments de pailles, appelés anas, sont récupérés par aspiration.

Lors de l’écangage, les fibres sont nettoyées par des tambours, munis de lames de faible épaisseur. Elles frottent les tiges à une vitesse proche de 200 tours/min. Cette vitesse est adapté en fonction des caractéristiques de chaque lot de paille. L’opération est effectuée successivement côté pied et côté tête.

Les fibres courtes ou étoupes, moins résistantes, sont récupérées par aspiration sous la teilleuse. Le restant des anas est décollé en même temps.

En bout de ligne, les opérateurs font un tri afin d’homogénéiser les lots. Le lin teillé ou fibres longues est conditionné en balles ou en rouleaux d’environ 100 kg.

Ces fibres longues représentent 20 à 25 % de la plante. Un hectare de lin produit en moyenne entre 1 200 et 1 400 kg de lin teillé.

Les anas et les étoupes sont ensuite séparés par un secoueur.

 Peignage

Le peignage est la seconde transformation du lin. C’est une préparation du lin teillé pour la filature. Les faisceaux de fibres vont être divisés et parallélisés.

L’opérateur forme une nappe à partir du lin teillé. Celle-ci doit être la plus régulière possible pour que le peignage se réalise dans de bonnes conditions.

Les peignes sont garnis d’aiguille de plus en plus fines, ils sont supportés par des tabliers rotatifs.

Les fibres vont être divisées de plus en plus finement au cours de leur avancée.

Le peignage des pieds se réalise en premier puis dans un deuxième temps celui des têtes.

En sortie de peigneuse, les fibres sont présentées en poignées grâce à l’action du séparateur situé entre le travail des pieds et des têtes.

Une pince les saisit et les dépose de manière à ce qu’elles se chevauchent sur une étaleuse.

Des barres munies de pointes appelées gills permettent de maintenir les fibres parallèle et de contrôler leur masse pendant qu’elles ont étirées par un rouleau en bois.

Un ruban de lin peigné est ainsi formé.

Les pots de ruban pressés aussi appelés bumps d’une longueur de 600 m à un kilomètre, selon les spécifications des clients, sont identifiés et conditionnés pour être expédiés en filature.

Publié dans "L**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 2 Commentaires »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

HIEBLE

Posté par eurekasophie le 30 mars 2009

hieble.jpg

 

 

Fiche technique du Hièble

Nom latin : Sambucus Ebulus

Noms usuels : Herbe à l’aveugle, Sureau nain, Yèble, Sureau sauvage

Famille : Caprifoliacées

Il ne faut pas confondre les trois sortes de Sureaux. En effet, parmi eux, il y en a deux qui sont de véritables arbres alors que l’Hièble est une plante vivace qui peut s’élever jusqu’à 2 m de hauteur.

Les baies de l’Hièble sont toxiques et n’ont rien à voir avec les baies de Sureau dont on fait des confitures et du sirop. Par contre les baies de l’Hièble donnent un colorant dont on se servait déjà dans l’Antiquité.

L’Hièble a la particularité de pousser sur des terres bonnes à cultiver, ce qui permet aux agriculteurs de savoir que ce sont des terres fertiles.

Dans l’Hièble, on trouve de l’huile essentielle, de tanin, des acides, des glucides, des enzymes.

Cette plante vivace mesure à peu près 2 m de hauteur, sa tige est rigide, ses feuilles opposées sont grandes avec 7 à 11 folioles. Ses fleurs en ombelles sont blanches ou roses très pâle et fleurissent de Juin à Août. Les baies de l’Hièble sont noires, brillantes et contiennent un suc rouge qui sert de colorant.

Son odeur n’est pas agréable.

On rencontre l’Hièble en Europe jusqu’à 1400 m d’altitude dans les terrains humides et sur les terres calcaires ou argileuses

Propriétés et utilisations du Hièble

PROPRIÉTÉS DU HIEBLE

Cicatrisant, purgatif, résolutif, sudorifique

UTILISATIONS DU HIEBLE

Constipation, entorse, contusion, oedème, toux

CONTRE-INDICATIONS

Ne pas consommer les fruits qui sont toxiques !!!

Aussi bien les fruits que les fleurs peuvent être transformées en vin de sureau qui est une boisson traditionnelle dans les pays nordiques, en sirop (sirop de sureau) ou en limonade (limonade au sureau). La consommation des baies crues n’est pas conseillée, car elles sont légèrement toxiques et peuvent provoquer des vomissements surtout quand elles sont immatures. La toxicité est détruite lors de la cuisson. La sambuca est notamment produite à partir du sureau.

Voici ce que disait Hildegarde de BINGEN au sujet du hièble :

« Le sureau nain est froid et humide et contraire à la nature de l’homme, de sorte que si un homme le mangeait ce serait dangereux pour lui. Lorsque de mauvaises humeurs font qu’un homme a une tête qui tape comme un torrent, il faut lui envelopper la tête avec ce sureau et il se sentira mieux. Et lorsqu’un homme a la teigne aux doigts et aux pieds, il appliquera souvent des baies de sureau sur ses ongles afin qu’ils soient purifiés ou qu’ils tombent et que d’autres ongles beaux repoussent . »

HILDEGARDE DE BINGEN, une vie, une œuvre, un art de guérir en âme et en corps par ELLEN BREINDL
éditions Dangles

Publié dans Hieble, Mon repertoire des plantes les moins usitees | 4 Commentaires »

PETIT JARDIN PAGE 2

Posté par eurekasophie le 27 mars 2009

Ce qu’il faut faire en Avril
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot

Ha ! … Ce beau mois qu’est avril pour les passionnés des jardins et les attentifs à l’éveil de Dame Nature. Bourgeons, jeunes

avril10.jpg
pousses et premières fleurs printanières nous promènent sur les chemins de la douceur. Ne perdez cependant à l’esprit ce populaire dicton qui nous rappelle qu’en avril mieux ne vaut se dévêtir d’un fil. Prenez donc patiente… et appréciez cette première approche en semant directement en place fleurs annuelles et semences potagères sans pour autant oublier le semis sous châssis pour les plantes plus frileuses… car n’oubliez pas, le froid peut sévir encore par des gelées tardives.
Au potager
L’entretien du potager est de mise pour le mois d’avril, il va permettre à vos semences et jeunes plants de bien se développer, car comme vous
 avril11.jpg

avez pu le remarquer, les pluies de mars ont su donner bon train à la naissance de redoutables mauvaises herbes qui n’ont malheureusement que pour mauvais rôle de consommer les nourritures essentielles au développement de nos plantes potagères. Entretenez donc le sol en y bêchant la surface et en y apportant compost et nutriment. Semez sous châssis la plupart les légumes qui devront être replantés dans quelques semaines ; tels céleri, courgette, melon, aubergine, tomates et cornichon. Tandis que vous pourrez en pleine terre semer brocoli, choux et pois, poireau et carotte, navet, radis et salsifis, sans oublier épinard, salade et artichaut. Avril est également une bonne période pour les herbes aromatiques tel que le persil.Au verger
Les arbres fruitiers demandent de l’attention pour un bon démarrage ; ne lésinez pas sur l’enrichissement nutritif de leur terre en leur apportant fumier ou compost, protégez-les avec un insecticide contre les parasites qui nuiraientt à une belle production… bien triste serait de voir nos tables d’été dépourvues des savoureux et rafraîchissants fruits sucrés que sont pommes, pêches, raisins, poires et cerises… Sachez qu’il n’est pas trop tard pour la taille de ces derniers, ainsi, abricotier, pêcher et vigne apprécieront l’entretien que vous leur apporterez. Beaucoup se laisse prendre au jeu de la multiplication des plantes par bouture, laissant comme plaisir lors de leur réussite, la satisfaction d’être un jardinier à la main verte… pourquoi donc s’en priver… réjouissez-vous, car avril est une période propice aux boutures. Plantez les petits fruitiers tel que groseiller et framboisier, macros et myrtilles, n’oubliez pas que ceux-ci doivent être disposés en terre de bruyère.
avril12.jpg

Au jardin d’ornement
Comme pour le potager, les parterres et plates-bandes ont subi l’assaut des mauvaises herbes qui ont trouvé force par les pluies de fin d’hiver et de ce début de printemps. Il vous faudra donc procéder au binage de vos massifs, et ce, avant que nos chères redoutées ne prolifèrent, sans quoi ce travail, certes pénible mais rapide à la venue des jeunes pousses, se révélera être fastidieux une fois que celles-ci vous auront envahi. Apportez également nutriments à vos plantes qui s’en montreront plus belles et résistantes aux maladies. En ce mois d’avril semez immortelles, mufliers et nigelles, bleuets et soucis ainsi que pieds d’alouettes. C’est maintenant que vous pouvez planter les bulbes qui fleuriront au cours de l’été, ainsi laissez-vous tenter par les bégonias, glaïeuls et freesias, cannas et lys.Plantes d’intérieur et de balcon
En avril.. ce n’est pas le travail qui manque côté plantes d’intérieur ; il vous faudra les entretenir en éliminant tiges et feuilles malades ou mortes, puis leur apporter les nutriments nécessaires à leur bon développement. Elles n’en seront que plus belles et vigoureuses. Période idéale pour les plantations et les boutures, elle l’est aussi pour le rempotage des plantes qui se sentiraient trop à l’étroit dans leur pot. N’oubliez surtout pas d’arroser convenablement vos plantes, en effet, l’arrivée des jours ensoleillés assèche très rapidement ces plantes, la terre doit être légèrement humide en veillant à ce que ne stagne pas dans les pots… cela pourrait faire pourrir vos adorées.Les arbres, arbustes et haies
Avril est une bonne période pour planter vos arbres et vos haies, mais prenez soin néanmoins de ne planter que les arbres en conteneur. Ceux vendus en tant que racines nues ne sont plus vraiment favorables à la reprise. Taillez les arbres à floraison tels hibiscus et buddleias, althéa et forsythias. Tout comme les arbres du verger, plaisez-vous à bouturer ceux d’ornement ou de vos haies.

Petit jardin – Le petit magazine du jardinage et des plantes – www.graines-et-plantes.comPage 2

Publié dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS | 5 Commentaires »

GRATIOLE

Posté par eurekasophie le 27 mars 2009

graciole2.jpg

 

A la découverte de la Gratiole officinale


Protection
Nom catalan : gracíola.

                                                                                                                                     
La Gratiole officinale (Gratiola officinalis) est une espèce protégée au niveau national par l’arrêté ministériel du 20 janvier 1982 modifié par l’arrêté du 31 août 1995.
Dans les faits, toutes les activités qui menacent une espèce protégée sont interdites (destruction, coupe, mutilation, arrachage, cueillette, utilisation, vente, achat, …).
Description
C’est une plante vivace, haute de 15 à 50 cm.
Les feuilles sont opposées et lancéolées-linéaires (2-5 cm de long), à bords supérieurs lâchement dentés.
La floraison a lieu de mai à août. Les fleurs, blanches lavées de mauve, naissent à l’aisselle des feuilles supérieures.
                                                                                                              
Ecologie
C’est une plante des prairies humides et inondables, des marécages, bords de rivières et des étangs.
On la trouve en basse altitude, jusqu’à environ 700 m.

Répartition
En France, cette plante est disséminé sur la majeure partie du territoire où elle est partout en régression.
En Vaucluse, une petite population, d’une vingtaine de pieds, existe sur la commune de Monteux, au milieu de l’ancien site Ruggieri.

Menaces
Cette espèce autrefois abondante est en très forte régression sur l’ensemble de son aire, principalement en raison de la régulation des rivières et des atteintes portées aux zones humides (assèchement, drainage, mise en culture, pollutions,…).

Action du Conservatoire
Le plan de réaménagement et de gestion de l’ancien site Ruggiéri, réalisé à la demande de la commune de Monteux, élaboré par le Conservatoire devrait permettre le développement de la population présente.

graciole.jpg

ATTENTION PLANTE TOXIQUE

UTILISATION SUR AVIS MEDICAL

 infusion : 5 g par jour en infusion ; 2 à 3 tasses par jour.                    

Publié dans "G**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

LE MODE D’UTILISATION DES HUILES ESSENTIELLES

Posté par eurekasophie le 26 mars 2009

arrireplanplantes.jpg

 

LE MASSAGE

Les huiles essentielles ont un excellent pouvoir pénétrant; utilisées sur le corps entier, elles agissent de manière très puissante.

Pour simplifier , la dilution pour un massage du corps entier se fera en général ainsi: 15 gouttes d’HE pour 30 ml de support, 30 à 40 gouttes pour 50 ml. N’utilisez pas plus de 3 sortes d’huiles essentielles . Employez-les en sinergie, c’est-à-dire optez pour des associations grâce auxquelles leurs vertus sont bonifiées.

z Les huiles essentielles dermocaustiques doivent être plus diluées que les autres. Si vous désirez masser le corps avec une huile réputée être dermocaustique, diluez l’huile essentielle à hauteur de 10%  ( 10% d’huile essentielle pour 90 % d’huile de support) ou 5 % (5% d’huile essentielle pour 95 % d’huile de support.).

z Pour les HE suivantes, légèrement irritantes: diluez à 10 % pour un massage du corps entier, à 30-40 % pour un massage localisé.

  • Ache des montagnes : levisticum officinalis

  • Ail: allium sativum

  • Ajowan: trachyspermum ammi

  • Basilic CT thymol: ocimum gratissimum thymoliferum

  • Baume du Pérou: myroxylon balsamum pereirae

  • Cannelier de Ceylan CT eugénol: cinnamomum verum eugenoliferum

  • Cannelier de Chine: cinnamomum cassia

  • Cannelier   » écorce de cannelle du Vietnam » Cinnamomum loureirii

  • Citronnier « zestes de citron » : citrus limon

  • Clocimum: ocimum gratissimum eugenoliferum

  • Cumin: cuminum cyminum

  • Giroflier: eugenia caryophyllus

  • Hernandia: hernandia voyronii

  • Lemongrass: cymbopogon flexuosus—-cymbopogon citratus

  • Livèche: levisticum officinalis

  • Oignon : allium cepa

  • Origan à inflorescences compactes: origanum compactum

  • Origan d’Espagne : corydothymus capitatus

  • Origan de Grèce à carvacroi: origanum heracleoticum carvacroliferum

  • Panais: pastinaca sativa

  • Romarin officinal CT camphre: rosmarinus officinalis camphroriferum

  • Sarriette des jardins: satureja hortensis

  • Sarriette des montagnes: satureja montana

  • Serpolet: thymus serpyllum

  • Thym saturéoïde: thymus satureoides

  • Thym vulgaire CT thymol: thymus vulgaris thymoliferum

  • Verveine citronnelle: lippia citriodora

z Pour les HE très dermocaustiques: 1 ml d’HE pour 9 ml d’huile de support. Elles ne sont pas recensées ici, seul un spécialiste peut juger utile de les employer. La précaution à prendre est de faire un test sur une petite zone cutanée à un endroit où la peau n’est pas fragile.

LA FRICTION

La friction est un geste plus vigoureux: il ne faut pas plus de 20 mn pour qu’une HE appliquée sur la peau se retrouve dans le sang, dans la lymphe et soit présente sous formes de traces dans l’urine. Une HE agit sur des organes même assez éloignés de l’endroit frictionné. C’est dire la puissance de ce mode de traitement.

Point n’est besoin d’être malade pour se faire une friction aux HE: bien au contraire ! Les HE vont aider l’organisme à éliminer les toxines. Vous allez retrouver une meilleure santé, du tonus ou encore une sensation de paix intérieure en fonction de l’huile avec laquelle vous vous frictionnez. Les HE pour les frictions sont les mêmes que celles employées pour les massages. vous pouvez utiliser soit une seule huile, soit une combinaison de plusieurs huiles essentielles.

z La friction se fait avec les mains: mettez un peu de mélange dans le creux d’une de vos mains, frottez-la contre l’autre pour répartir le produit puis massez les zones. N’oubliez pas de bien vous laver les mains après usage.

z Les zones de friction dépendent du but recherché:

  • pour remédier à une digestion difficile ou favoriser la digestion, un passage sur l’estomac, la zone du plexus solaire, le ventre est indiqué.
  • pour une bonne vitalité, le matin, vous pouvez frictionner le plexus solaire, la nuque, le bas de la colonne vertébrale.

L’ONCTION

Cette technique est la plus douce des méthodes car elle consiste simplement à répartir délicatement les huiles essentielles à des endroits bien localisés, come sur des points d’acupuncture ou sur de petites zones.

z Pour calmer, apaiser, détendre rapidement, on déposera un mélange d’HE relaxantes sur le plexus solaire, sous le sternum: cette application équilibrera le système nerveux. Cet endroit étant le siège des émotions, les HE diminueront le stress, l’anxiété, toute émotion négative, qui perturbent le bien-être.

z Pour améliorer les fonctions digestives, ce sera la région de l’abdomen sur lequel on agira avec des HE appropriées. Une onction sur l’abdomen active le foie, estomac, pancréas, vésicule biliaire et intestins.

z En cas de gros stress ou d’angoisse, une onction au-dessus des reins est recommandée.

LA REFLEXOLOGIE

Les extrémités du corps, mains et pieds, sont parcourus par des canaux énergétiques que l’on retrouve dans tout l’organisme: en massant ce que l’on nomme les zones réflexes situées sur ces extrémités, nous pouvons relancer l’énergie vitale dans tout notre corps. Dans chaque main et chaque pied, nous trouvons la correspondance d’un organe: en massant  une ou plusieurs zones précises, nous améliorons l’état de cet organe sans y toucher directement: utiliser des HE lors d’une séance de réflexologie potentialise le soin. Les organes correspondant aux zones massées seront mieux irrigués et régénérés. Vous pouvez masser les zones réflexes de vos mains et de vos pieds pour vous détendre, stimuler l’organisme, améliorer votre état de santé général, ou encore agir sur un organe précis.

Pour que vous puissiez recourir à cette thérapie merveilleuse, voici ci-dessous, les zones réflexes des mains et des pieds et les organes qui y correspondent.

cartereflexologieplantaire.jpg

 

 

 

 

 

 

maingauche.jpgmaindroite.jpg

 

 

 

LE BAIN

Le dosage recommandé pour un bain est de 10 gouttes au maximum mélangées dans du Disper car les HE ne se dissolvent pas dans l’eau. Prenez un premier bain en commençant avec 4 ou 5 gouttes d’HE seulement pour tester votre réaction au produit. Certaines personnes supportent jusqu’à 10-15 gouttes, d’autres moins. L’huile essentielle de basilic par exemple est très puissante et il suffit de quelques gouttes dans le bain pour purifier le corps.

h Quelques conseils préalables à la mise en pratique

Avant d’utiliser une HE , prenez connaissance des recommandations inscrites sur l’emballage. L’absorption par voie orale d’une HE comporte des dangers: respectez les dosages recommandés dans ces articles et n’employez pas par voie orale des HE  si vous souffrez de problèmes de muqueuse ou de bouche.

Certaines HE  sont contre-indiquées aux femmes souffrant d’un cancer du sein, des ovaires ou de l’utérus, ou encore atteintes d’un fibrome. Les HE  seront stockées à l’abri de la chaleur et de la lumière, dans un endroit inaccessible aux enfants.

Publié dans Non classé | 5 Commentaires »

CAMOMILLE

Posté par eurekasophie le 20 mars 2009

camomille.jpg

 

 

CAMOMILLEMatricaria Chamomilla (composées)

NOMS COMMUNS :
Camomille ordinaire, camomille allemande, petite camomille, camomille noble, camomille romaine, camomille double.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
nombreux constituants polyphénoliques (acide phénols, flavonoïdes, procyanidols, coumarines); huile essentielle, sesquiterpènes à saveur amère.

PARTIES UTILISEES :
capitule floral.

UN PEU D’HISTOIRE :

Les Egyptiens l’avaient dédiée au soleil en raison de son efficacité contre les fièvres; Dioscoride et Galien la préconisaient dans le même domaine et aussi contre les courbatures ou les troubles féminins (d’où son nom savant de Matricaria chamomilla).
Les médecins d’autrefois tenaient la camomille pour « un médicament précieux » et la prescrivaient souvent, mais à des doses beaucoup plus concentrées que celles auxquelles on a habituellement recours et qui, ainsi préparées, donnent une tisane « résolument inerte », selon le docteur Leclerc qui la définit comme une « mixture anémique qu’on obtient en semant parcimonieusement quelques fleurs à la surface d’un océan d’eau chaude »…

L’usage le plus insolite que l’on puisse faire d’une infusion de cette herbe est encore celui qui consiste a s’en laver les mains pour ensuite entamer une partie de cartes avec des chances certaines de gagner.

Comment lire une taxobox Camomille romaine
Chamaemelum nobile
Chamaemelum nobile
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Chamaemelum
Nom binominal
Chamaemelum nobile
(L.) All., 1785
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

DESCRIPTION :

La Camomille est une plante vivace à racines assez fortes, fibreuses et chevelues. Les tiges, de 10 à 30 centimètres, sont grêles, vertes, velues, couchées, étalées, ou droites, elles portent des feuilles alternes, sessiles, divisées en folioles très courtes, lobées et pointues. Les fleurs sont groupées en capitules solitaires à l’extrémité des rameaux, elles sont visibles de juillet à septembre. CULTURE ET RÉCOLTE :La Camomille est très répandue dans les régions tempérées d’Europe, elle ne pousse pas à haute altitude. Elle aime les terrains siliceux, aussi est-ce la région de l’Anjou qui nous offre sa plus belle production. On la prophytotherapie par éclat des pieds ou par marcottes, en les espaçant de 30 centimètres. Récoltez les fleurs à peine ouvertes au début de la deuxième année, au fur et à mesure de leur maturité, séchez-les dans des endroits secs et aérés.

USAGES :

La Camomille fait partie, comme le Tilleul, la Menthe ou la Verveine, des plantes les plus consommées, parce que les plus connues pour leurs multiples bienfaits. Vous pouvez l’utiliser comme tonique de l’appétit avant les repas, pour faciliter la digestion après les repas, lutter contre l’aérophagie, les flatulences. Elle est également utile pour calmer les maux de tête, les douleurs diverses, les courbatures, les maux de dents, faciliter la menstruation et soulager les douleurs des règles. Anti-inflammatoire, elle adoucit les yeux et les paupières. Préparez la Camomille en infusion en mettant, suivant les goûts et les cas, quatre à huit fleurs par tasse. Prenez-en deux à quatre tasses par jour, après les repas de préférence.

INDICATIONS :- PARESSE D’ESTOMAC, BALLONNOMENTS, DIGESTIONS DIFFICILE,
- FIÈVRE, NÉVRALGIES, COURBATURES GRIPPALES,
- MIGRAINES À L’APPROCHE DES RÈGLES, RÈGLES DOULOUREUSES,
- INFLAMATION DES PAUPIÈRES, CONJONCTIVTE

Publié dans "C**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 6 Commentaires »

LA CONSOUDE

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

consoude.jpg

 

Comment lire une taxobox Consoude
Consoude officinale
Consoude officinale
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre
Symphytum

Description générale

La Consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées (bourrache, myosotis). Affectionnant principalement les lieux humides, elle est native de l’Europe et de l’Asie de l’Ouest (Turquie, Hongrie, Caucase, Georgie, Iran…). De nombreuses variétés s’acclimatent des régions froides (baltiques) jusqu’au climats équatoriaux. Connue depuis l’antiquité comme plante médicinale, elle a été propagée le long des grandes routes européennes par les pélerins, les gens du voyage… Plusieurs variétés ont été cultivées par des milliers d’exploitations à des fins fourragères. En vogue au 19 è siècle en Angleterre, elle a connu un boom extraordinaire après 1960 aux Etats-Unis et ailleurs pour un usage thérapeutique et jardinier. Enfin les horticulteurs ont développé des variétés horticoles dans le but d’obtenir des effets de massifs intéressants. On peut donc rencontrer la consoude dans la nature, mais aussi dans les jardins, près des habitations, échappées des cultures ou au bord des chemins.

Ses racines généralement charnues sont, suivant l’âge, brunes à noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur. Celles de certaines variétés peuvent pénétrer profondément: des profondeurs allant jusqu’à 1.80 m auraient été observées.

Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole.

Au milieu de la touffe de feuilles émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés. Les tiges sont souvent ailées (les ailes des pétioles se prolongeant le long de la tige)

La corolle est formée par 5 pétales soudés ensemble.

Usages alimentaires et thérapeutiques controversés

Des travaux scientifiques ont mis en évidence une certaine nocivité de la consoude, jetant le pavé dans la marre des nombreux utilisateurs de cette plante fétiche.

Aucune dose létale n’a pu être raisonnablement  fixée, étant donné qu’une lésion du foie ne pourrait apparaître que pour l’absorption de quantités énormes. Or la toxicité très faible et toute relative, notamment des feuilles de la consoude officinale (d’autres plantes d’usage alimentaire ou médicinal comportent des risques au moins aussi importants), a partagé les avis: d’un côté les scientifiques au diagnostic alarmiste sans appel, de l’autre ceux qui relativisent et qui s’en remettent à l’expérience deux fois millénaire qui contredit les premiers. Il n’en reste pas moins que la commercialisation des produits contenant de la consoude à usage interne humain  a subi un coup de frein notoire  au Canada d’abord, où elle est réglementée, aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les utilisateurs sont désemparés.  Quelles sont les vertus et usages de cette plante et dans quelle mesure est-il prudent d’en faire usage? C’est l’objet de cette page: usages alimentaires et médicinaux, qu’ils soient destinés à l’homme ou aux animaux.

Indications thérapeutiques

Il n’en reste pas moins que la consoude a été utilisée de tous temps et presque sous tous les cieux. De nombreuses citations dans les livres depuis la Renaissance en témoignent. Vers la fin du 18è siècle, elle perd un peu de sa notoriété,  mais c’est pour reprendre le devant de la scène  en Angleterre principalement dans une optique plutôt agricole.

Pour le grec Dioscoride, qui fut, il y a près de 2000 ans, attaché en tant que médecin militaire à une légion romaine, la consoude était déjà un remède merveilleux.

Pline, Paracelse et d’autres comme Hildegarde von Bingen au 11e siècle l’on utilisé.

Le sirop de consoude a fait la renommée de Fernel, célèbre médecin du 16e siècle.

La suite n’est là que pour vous donner un aperçu, étant donné que des indications et posologies ne manquent pas de diversité dans les manuels de simples:

La consoude contient de l’allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison.  La racine du mot Symphytum vient du grec alors que celle de consoude est d’origine latine, signifiant pareillement « qui favorise la cicatrisation » . ( Grec: Syumphuo;Anglais du moyen-âge: comferi, comfri; vieux français: cumfirie; latin: conferva, confervere).

Grâce aux propriétés hémostatiques, antiseptiques, régénérantes, on ne soigne pas moins que:

  • beauté de la peau, estomperait les taches de rousseur et de vieillesse, abcès, eczéma, psoriasis,
  • irritations, démangeaisons, piqures d’insectes et morsures d’araignées,
  • tissus nécrosés, varices, ulcères variqueux, gangrènes, escarres, pieds d’athlète,
  • plaies et inflammations de la bouche en gargarismes et bains de bouche,
  • brûlures, coups de soleil,  coupures,
  • otite, conjonctivite, sinusite, mastite,
  • entorse, enflures, muscles et ligaments muscles malmenés, hernies,
  • hématomes, hémorragies internes et pulmonaires,
  • troubles digestifs, diarrhées, colites ulcéreuses, ulcères diabétiques, ulcères pytiques, ulcères gastriques et duodénaux, hémorroïdes, dysentrie…

On soigne les troubles de la peau  et on hâte la cicatrisation des plaies et fractures par l’activation de la régénerescence cellulaire avec des cataplasmes en externe. Pour l’usage interne, on se sert de la tisane (french tea), de la teinture ou de l’introduction alimentaire (voir chapître suivant).

Voici quelques façons de faire glanées dans les livres:

  • Hacher les feuilles fraîches, puis verser sur celles-ci de l’eau bouillante. Ou verser de la farine de feuilles de consoude dans  de l’eau bouillante pour obtenir une pâte épaisse. On enveloppe cette bouillie molle et verte dans de la gaze (double couche) ou charpie pour l’appliquer en la maintenant avec un bandage sur la partie à traiter. Ce procédé permet le relâchement de l’ allantoïne, tandis que la stérilisation est assurée. Les cataplasmes doivent être renouvelés toutes les trois heures à titre indicatif. Appliquer le cataplasme le plus chaud supportable.
  • Pour ne pas avoir à mettre de la gaze, préparer une pâte compacte en mélangeant moitié-moitié de l’amidon ou une substance amidonnée et de la farine de feuilles de consoude. Mélanger l’amidon dans de l’eau froide afin d’obtenir une pâte épaisse. Verser de l’eau bouillante afin d’obtenir une pâte un peu liquide. Y mixer immédiatement la farine de consoude  afin d’assécher l’ensemble à une consistance qui adhère à la peau, mais qui peut être enlevée sans laisser de trace. Appliquée sans gaze, directement sur la peau, cela permet de conserver la chaleur pendant assez long en étant assez leste.
  • 100 g de racines pelées dans 1/4 l d’eau en décoction 10-15 mn. Aplliquer de la même façon un minimum de 15 mn toutes les trois heures. La racine contient deux fois plus d’allantoïne et la Bocking 14 est la plus riche.

Pour les soins de la peau on utilise aussi l’infusion des feuilles pour le bain. Des masques peuvent être réalisés en s’inspirant des cataplasmes.

Suivant le cas, on utilise l’infusion prolongée des racines, par exemple dans le traitement des brûlures et des crevasses du mamelon. On l’associe parfois à d’autres plantes comme l’aloe vera.. Toutes les variations sur le thème sont permises et ont été utilisées.

La recette traditionnelle du thé de consoude, qui est en fait une infusion (ou une décoction), s’obtient avec 6 grandes feuilles par litre d’eau. Laisser refroidir et filtrer. Le thé se conserverait  une semaine dans un bocal hermétique au frais. On en boit 2 à 3 tasses par jour (matin et soir). C’est le remède des usages internes tant décrié, mais qui a aidé un nombre incommensurable de personnes depuis  deux millénaires au moins. La décoction ne permet pas une extraction supplémentaire d’allantoïne. Seule la teinture alcoolique permet une extraction double. Remplacer la tisane par 2 à 4 ml de teinture. Les tiges, nervures contiennent plus d’allantoïne que les limbes.  Le thé peut être réalisé avec des feuilles fraîches ou séchées. Pour 4 tasses (600ml) utiliser 2 à 4 cuillerées à thé bien tassées (4 à 8 g.)La consoude est souvent utilisée en mélange et les amateurs anglais l’ont tout simplement associée à leur thé national, ce qui est, paraît-il, un mélange heureux et apprécié.

Le jus frais extrait avec un appareil se conserve 2 jours au plus. Ce dernier est plutôt utilisé pour soulager certaines douleurs arthritiques et semble amener un relâchement musculaire. (arthrite, goutte, arthrose, articulations douloureuses, névralgies musculaires, crampes, asthme). Une manière plus simple consiste à mixer des feuilles dans un peu d’eau, puis filtrer.

Elle a une action sur le système nerveux central et procure un sentiment de bien être et de relaxation propre à soulager les tensions.

Elle est utilisée en cas d’asthme.

La consoude est également adoucissante, émolliante, expectorante, propre à calmer la toux. On l’a utilisée pour les refroidissements et congestions pulmonaires,bronchites, pneumonies, pleurésies, emphysème, tuberculose.

Utilisée pour les désordres glandulaires, elle régularise le taux de sucre.

Elle aurait  une action anticancéreuse: Le Dr Charles Mac Allister reporte des guérisons foudroyantes de sarcome grâce au cataplasme de racines.

Par ailleurs elle purifie le sang, aide les anémiés et soigne les troubles des reins, du foie, de la bile et est indiquée pour les thrombo-phlébites.

J’allais oublier les propriétés rafraîchissantes, toniques (en cas de fatigue) et laxatives!

La vitamine B12 se trouve habituellement fournie par la flore intestinale mais se trouve également dans le sol grâce aux bactéries, levures et autres champignons. S’il fallait nourrir un individu carencé, il lui faudrait ingurgiter près de 2 kg de consoude par jour… Les végétariens qui seraient sujets à des carences (inflammations de la langue) l’ont utilisé en complément alimentaire. La vitamine B12 se concentrerait surtout dans les sommités fleuries.

La consoude est (était) commercialisée sous forme de racines ou feuilles séchées, poudre de racine, farine de feuilles, gélules, en teinture, pommades, baumes et lotions. .. Elle rentre dans la composition de spécialités cosmétiques et phytothérapeutiques.

L’usage des baumes s’ils sont de fabrication maison ne peuvent pas toujours être conservés longtemps. La casse des protéines, puis des développements bactériologiques peuvent s’en suivre. A ne pas utiliser sur des plaies.

Comme excipient, on a utilisé du saindoux , mais de l’huile d’olive mélangée avec de la cire d’abeille donne une agréable consistance (300 à 350 g de racines pour 1 litre d’huile). Une petite cuiller de teinture de benjoin (pharmacie) peut être ajoué pour parfumer et surtout éviter le rancissement. Ou alors on peut réaliser une espèce de baume du tigre en y ajoutant des huilles essentielles (camphre, eucalyptus, menthe, romarin, thym, clou de girofle, …)

En chauffant les racines fraiches, ont obtient une boule gluante très consistante et impossible à diluer si l’on remue. Couper Les racines en petites rondelles fines (couteau économe) et ne pas remuer. Laisser refroidir et réchauffer le lendemain pour enlever les racines.

Cet inventaire non exhaustif est donné à titre indicatif pour permettre un aperçu de la diversité des vertus attribuées à la consoude et ne peuvent engager ma responsabilité, l’homme de l’art étant le seul apte à prescrire. Il faut cependant comprendre que tout remède, aussi naturel qu’il soit, ne réglera définitivement aucun désordre si l’on ne redresse pas la cause profonde du mal (souvent une cause alimentaire ou psychologique).

Les vertus thérapeutiques ne se sont limitées à l’homme, mais ont été largement utilisées dans l’élevage et pour les animaux domestiques comme les chiens…

Publié dans "C**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 1 Commentaire »

PETIT JARDIN page 2

Posté par eurekasophie le 2 mars 2009

Ce qu’il faut faire en Mars
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot

Mars est le mois du début de la renaissance de nos jardins, après leurs sommeils hivernaux. C’est l’époque des semis qui nous donneront, dans quelques mois, les délicieuses saveurs

a9.jpg
gustatives des légumes et les jolies couleurs florales qui égaieront et enchanteront par leurs parfums les beaux jours qui nous arrivent.
Au potager
Pour ceux qui n’ont pu le faire les mois passés, le sol durci par les froideurs de l’hiver mérite que l’on s’y attarde une dernière fois avant
 a10.jpg

d’entreprendre les semis et plantations. C’est le moment pour retourner la terre en y apportant les nutriments nécessaires. Engrais, fumure et compost seront donc les bienvenus aux jardins, attention tout de même à ne pas enrichir là où vous allez planter oignons et échalotes… ils en seraient brûlés. Il faut dire que mars est bien le mois où les jardiniers retrouvent leurs plaisirs de la terre… allez-y… semez à volonté, c’est maintenant que la plupart des légumes doivent être mis en terre. Semez sous châssis aubergines, chicorées, choux et tomates, poivrons, concombres et céleris. Tandis que vous pourrez disposer en pleine terre oignons et échalotes, pommes de terre et poireaux. N’oubliez pas les aromatiques qui savent parfumer d’un goût généreux nos plats préférés ou nos vinaigrettes, semez persil, basilic et thym, ciboulette et cerfeuille.Au verger
Mois du printemps où la sève s’apprête à faire repartir les arbres par la sortie des premiers bourgeons, c’est en mars qu’il faut finir de tailler les arbres à pépins comme les poiriers et les pommiers. Pour les autres fruitiers, comme le pêcher ou l’abricotier, vous devez leur apporter une protection anti-cloque. Mettez en terre les petits arbustes à fruits tels que les groseilliers ou framboisiers et déposez au pied de vos arbres tous les nutriments qu’ils auront besoin pour se développer et vous fournir de délicieux fruits.
a11.jpg

Au jardin d’ornement
En règle générale, mars est le mois où l’on peut semer la plupart des fleurs annuelles et vivaces, en prenant soins de le faire à l’abri des froids qui sévicent encore. Prudence… des gelées de dernières minutes peuvent survenir et mettre à mal votre travail ! Vous pouvez néanmois disposer directement en plaine terre les fleurs les plus rustiques, comme les nigelles, les pieds d’alouettes ou encore les pois de senteur. Tout comme au potager et au verger, vous devrez apporter les nutriments nécessaires et aérez la terre de vos massifs de fleurs. Semez impatientes, œillets, et reine-marguerite, plantez les bulbes de bégonia, dahlia, glaïeul et canna. N’oubliez pas de tailler vos rosiers.Plantes d’intérieur et de balcon
Les plantes d’intérieur sont toujours attentives aux soins que vous leur prodiguerez en cette période, c’est bien en ce mois printanier qu’elles se plaisent à pousser. Leurs générosités à vous offrir leur plus belles fleurs dans quelques mois, ne sera sans dire qu’elle proviennent des efforts que vous leur apporterez. Leur croissance demande donc de fertiliser leur terre, de les rempoter si elles se trouvent à l’étroit sans oublier de bien les arroser. N’hésitez pas également à les bouturer… quel plaisir de voir ces plantes se multiplier !Les arbres, arbustes et haies
Tout comme les arbres fruitiers à pépins que nous devons tailler, il en est de même pour nos arbustes à fleurs tel que les althéa, millepertuis et buddleias, qui par cette opération vous garantiront une meilleure floraison. La glycine demande tout autant d’attention pour vous fournir leurs somptueuses grappes florales. Pour ceux qui ne l’aurait pas fait au début de l’hiver, profitez du mois de mars pour tailler vos haies et grands arbres.

Publié dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS | 2 Commentaires »

LES BALCONS ET TERRASSES

Posté par eurekasophie le 25 février 2009

terrassefleuri.jpgterrassefleurie2.jpgterrassefleurie4.jpg

 

 

Des plantes sur un balcon prolongent la décoration de la pièce attenante, font écran aux regards indiscrets et

éventuellement isolent des voisins.

Voilà bien des agréments. Comme pour les fenêtres, l’orientation est très importante. Mais, dans les balcons en avancée, un problème supplémentaire se pose: celui du vent, qui assèche, maltraite, et transporte des parasites.

Avant toute installation demander l’autorisation au gérant d’immeuble ou aux copropriétaires, et informer l’assureur en cas de dégât quelconque. Si le balcon est mitoyen prévenir le voisin; s’il accepte, veiller à ce que les plantes n’empiètent jamais chez lui, en éloignant les pots et en taillant si nécessaire. Prévoir un store en cas d’ensoleillement excessif et des bacs en plastique avec un rebord pour recueillir l’excédent d’eau.

Plantes et récipients: choisir des arbustes assez bas: ils donneront moins de prise au vent, et n’exigeront pas de récipient trop lourd pour les stabiliser. Laisser un espace suffisant pour que le balcon reste praticable.

Les fleurs en jardinières seront les mêmes que pour les fenêtres. Sur un balcon long, installer plusieurs jardinières côte à côte. Choisir des récipients de couleur neutre, avec des trous de drainage. Les poser sur un bac recueillant l’excédent d’eau, à vider régulièrement. Placer les petits arbres et arbustes dans des récipients de 30 cm de côté, sur pieds, munis de poignées pour faciliter le déplacement.

Les récipients en bois. Une année sur deux, passer à l’extérieur des bacs en bois une couche de vernis bateau.

Quelques suggestions: faux-cyprès, cyprès nain, buis, houx, génévrier, bambou doré.

Les conifères et autre petits arbres sont vendus en pot de plastique; c’est un avantage, car l’évaporation est plus lente et la terre retient mieux l’humidité. Si le sujet est déjà trop à l’étroit dans son pot, il faut dépoter er rempoter dans un récipient, en bois par exemple, un peu plus grand, avec un orifice pour le drainage.

Procéder à deux: l’un tient l’arbre par le tronc, l’autre s’occupe du dépotage. Si cela pose des difficultés, sacrifier le pot en plastique en le cisaillant avec un sécateur ou des ciseaux spéciaux. Quand la motte est libre, placer l’arbre au centre du nouveau récipient, garni de gravier pour le drainage et du tiers de la terre. Combler l’espace resté libre avec de la terre, et couvrir la motte de 1 ou 2 cm de terre. Niveler la surface et tasser avec les doigts. Placer le bac sur le récipient et arroser.

Placer les plantes grimpantes, lierres, seuls ou à deux dans un bac posé à même le sol. Les tiges grimpent au fur et à mesure de leur croissance sur un lattis fixé contre la paroi. Acrocher les tiges sur des petits clous, enfoncés dans le lattis. La plante couvrira peu à peu le lattis.

Les plantes retombantes, Impatiens, peuvent être placées dans des paniers métalliques en demi-cercle fixés au mur. La fixation doit être solide. Utiliser des chevilles et des crochets résistants.

Rassembler tout le feuillage, retombant en demi-cercle, pour éviter le contact avec le mur et, en même temps, être le plus décoratif possible.

Un balcon bien meublé. Du côté du vent, les arbustes font la haie qui protège les autres plantes.

Dans l’angle intérieur, un conifère. Son récipient est plus lourd, et il supporte d’être dans la mi-ombre.

Posés à même le sol, le long de la grille du balcon, les jardinières: plantes à bulbe, fleurs annuelles ou bisannuelles, renouvelées au printemps et à l’automne. Plantées dans plusieurs récipients on les renouvelle ou on les déplace plus facilement.

Sur le mur opposé, plus ombragé, un lierre grimpant sur un lattis.

L’entretien d’un balcon.

Tous les jours. Vérifier l’humidité du compost. Oter feuilles et fleurs fanées. Arroser le matin tôt ou le soir.

Au printemps, renouveler 2 cm de terre de surface des plantes de grand format.

Au printemps et à l’automne, donner de l’engrais aux plantes empotées depuis plus de 6 mois et auxarbustes restant en permanence dehors. Vaporiser de l’insecticide préventif, à 25 cm des feuilles, le soir après avoir fermé la fenêtre. Choisir un jour sans vent pour faire cette opération. Retirer du balcon les plantes finissant leur floraison. Jeter celles qui sont mortes.Nettoyer les bulbes pour la prochaine utilisation. Faire de nouvelles plantations.

En été. Vaporiser si le temps est très sec. Baisser le store pour protéger les plantes qui risquent d’être brûlées. Rentrer les plantes pendant vos vacances ( à moins d’avoir un voisin qui vienne en prendre soin)

En hiver, rentrer toutes les plantes sauf les conifères; protéger leur terre par de la paille. Nettoyer soigneusement les récipients vides pour le printemps suivant.

 

Il est bien évident que, l’aménagement d’une terrasse est beaucoup plus facile car , vous possédez de plus de place bien évidemment….Le principe reste toutefois le même.

Publié dans TOUT EN VERT ...... | 4 Commentaires »

AVEC LES PLANTES…..IL Y A TOUJOURS A DIRE .

Posté par eurekasophie le 22 février 2009

phytotherapieplantesmedicinales1.jpg 

 

 

arrireplanplantes1.jpg 

Quelques petites histoires de plantes de bonne santé :

La tortue, après avoir mangé une vipère, avale aussitôt de l’Eupatoire (Eupatorium cannabinum), antidote végétal

Le nom d’Achillée vient de la recommandation d’Aphrodite d’apposer cette plante sur le talon d’Achille blessé par la flèche empoisonnée de Paris (Guerre de Troie)

Les Romains plaçaient de l’Aneth dans les derniers repas des gladiateurs pour son pouvoir stimulant

Au Moyen-Age, les mendiants appliquaient sur leur peau des « renoncules scélérates » pour se faire des ulcères qu’ils soignaient ensuite avec des feuilles de Molène Bouillon Blanc (source : Linné)

L’hysope est l’herbe sainte de la Bible. Elle était utilisée dans l’eau bénite.

Pendant la deuxième Guerre Mondiale, l’essence de lavande était réquisitionnée et envoyée sur le front de Russie comme antiseptique et insecticide.

En 1927, le Docteur Bohn déclarait : « La mélisse améliore les quintes de mauvaise humeur des jeunes filles et des femmes débiles ». Mysoginie mais aussi allusion aux « vapeurs des dames » traitées avec de l’eau de Mélisse sur un sucre.

Quelques recettes :

Contre les pellicules : Infusion de feuilles d’ortie, de persil ou de racines de mauve – deux fois par semaine.

Contre les maux de dents : En attendant d’aller chez le dentiste…mâcher un clou de girofle (anesthésiant naturel et sans danger..mais il faut le vouloir !), sinon prendre une infusion de sauge très concentrée (laisser dans la bouche le plus longtemps possible). Pour les petits : sucer de la racine de guimauve

Arrêter une bronchite : tisane avec coquelicot (20g) marjolaine (50g) hysope (50g) Glechoma ou lierre terrestre (50g) serpolet (60g) véronique (60g) prêle (40g) et réglisse (40g) . On peut aussi utiliser un peu d’eucalyptus, de tussilage et de bougeon de pin

Pour la toux, les tisanes comprenant du serpolet, thym, coquelicot, hysope, mélisse, oranger,bourgeon de pin, guimauve, mauve, marrube blanc sont recommandables

Contre le hoquet, la tisane de d’aneth (1g de graines pour une tasse à café d’eau)

Pour la digestion : une tisane au miel avec dans un litre d’eau chaude une cuillerée de thym ou de cumin (15g) et du miel. En tisane, la menthe est aussi digestive. Associée au tilleul elle facilite le sommeil.

Contre les verrues ou les cors aux pieds : appliquer le suc jaune de la chélidoine. Renouvelez…

Et bien d’autres…..

Mais des tisanes…ce n’est pas toujours notre ‘tasse de thé’, alors il y a aussi les élixirs et les cocktails de santé :

L’élixir d’orange (digestif) : Placer dans un bocal une grosse orange coupée en deux recouverte de 500 à 700g de sucre en poudre. Après 24 heures, verser un litre d’eau de vie et laisser macérer 40 jours. Retirer l’orange sans la presser.

La liqueur d’angélique (digestif): 700g d’angélique fraîche (coupée le matin) pour un litre d’alcool à 60°, 1kg de sucre et 1 litre d’eau. Couper l’angélique en lanières ou en tronçons, ajouter des zestes d’orange et quelques feuilles de menthe. Verser l’alcool et laisser macérer 3 semaines. Filtrer, puis ajouter du sirop de sucre (froid) en faisant fondre du sucre dans l’eau à feu doux pendant 5 mn. Mettre en bouteilles et conserver au frais au moins deux mois avant de consommer

Le vin de mai (contre les maux biliaires et rénaux): Couper 60g de sommités fraîches d’aspérule (Asperula odorata) en fleur en sous-bois en mai. Faire macérer 1/2 heure dans 1 litre de vin blanc bouillant. Ajouter au moins 100g de sucre. Filtrer et corser avec une cuillerée à soupe d’eau de vie. Boire très frais en apéritif. Ce vin devient mousseux s’il est conservé assez longtemps en cave.

Le vermouth à la camomille : 1 litre de vin blanc sec, 32 têtes de camomille, 10g d’écorces d’oranges amères, 1 zeste de citron, 30 morceaux de sucre, 1 verre de rhum blanc et 2 cuillerées à café de thé. Faire macérer pendant 8 jours puis filtrer.

Pour les autres, nous vous laissons à vos habitudes… de la liqueur de framboise, cassis, mûre, à celle de « vieux garçon » , en passant par toutes les recettes de liqueurs de plantes (plantes de maquis, pastis maison, chartreuse maison, hydromel, cidre etc…)… Nous pouvons toutefois encore vous recommander :

La liqueur d’arbouse (digestion): Réputée en Corse – 1kg d’arbouses (hiver) – Bien essuyer puis écraser et faire macérer deux mois dans 1 litre d’eau de vie à 70°. Puis filtrer et sucrer (500g) en délayant le sucre dans l’eau froide. Mélanger le tout. Ajouter un peu de vin rouge si la préparation est trop alcoolisée. Mettre en bouteilles.

Bon, ……..attention tout de même……l’abus d’alcool nuit à la santé……etc..etc..

Publié dans APERITIFS ET DIGESTIFS, SANTE NATURE | 2 Commentaires »

1...34567...9
 

Quantum SCIO |
Le Mangoustan |
actumed |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Violence conjugale
| Psychothérapeute PAU
| Soleil levant