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VALERIANELLE POTAGERE

Posté par eurekasophie le 20 août 2009

                                                                 La valérianelle potagère est surtout connue sous son nom de mâche

Mâche

( Valerianella locusta , Valerianella olitoria )

( Valérianacées )

Synonyme(s) : Doucette, Valérianelle potagère

Autres noms : doucette, rampon, valérianelle potagère
« Valerianella » signifie « petite valériane » car cette plante ressemble à la Valériane.
« olitoria » signifie « potager » car cette plante est très cultivée.

Altitude : jusqu’à 1500 m.

Taille : de 10 à 40 cm.

Floraison : d’avril à juillet.

Cycle de vie : annuelle.

Habitat : jardins, champs, pied des murs, terrains vagues, en sol non acide.

Fleurs : fleurs minuscules, de 2 à 3 mm, bleu pâle, en groupes serrés au sommet des rameaux ; calice en tube à sépales indistincts ; verticilles de bractées vertes.

Feuilles : feuilles en rosette à la base et opposées sur la tige, ovales ou spatulées, entières ou un peu dentées.

Tige : tiges ramifiées en Y, striées, à petits aiguillons.

Reproduction : fruit globuleux, un peu comprimé, à 4 sillons.

Utilisations culinaires : la plante est cultivée pour l’alimentation.

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Les feuilles qui sont situées à la base sont disposées en rosette, tandis que celles qui sont le long de la tige sont opposées.
Les tiges sont striées et ramifiées en Y

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Les fleurs sont minuscules (2 à 3 mm de diamètre), à corolle en tube un peu évasé de couleur blanc-rosé, et disposées en groupes serrés au sommet des tiges.

Vous sèmerez la mâche après les récoltes des légumes d’été, fin août pour une récolte en automne. La mâche se sème en rangs séparés de 20 cm. Pour une bonne levée, il est nécessaire de maintenir le sol humide, ensuite maintenez simplement les mauvaises herbes à distances. Selon les températures, trois à cinq mois sont nécessaire avant la première récolte.

TOUT SUR LA MACHE

 

BIENFAITS  

L’hiver, c’est la saison de la mâche ! Pour tous les jours ou pour les repas de fêtes, elle est incontournable ! Cette salade serait même une source importante d’Omega 3, ces acides gras essentiels pour notre corps. Mais que cachent ces petites feuilles vertes ? Voici quelques conseils et des recettes originales pour profiter des vertus de ce légume…

Faible en calories (19 kcal/100 g), la mâche est conseillée dans de nombreux régimes amaigrissants.
Riche en vitamines (elle contient 3 fois plus de vitamines C que la laitue) et en béta-carotènes (pigments permettant de fabriquer la vitamine A), elle possède des vertus antioxydantes, permettant de lutter contre le vieillissement des cellules.
Riche en fibres, elle améliore le transit intestinal et se révèle être un excellent « coupe-faim ».
Autre atout très important aujourd’hui, la mâche est riche en Omega 3 : plus de la moitié des matières grasses de la mâche sont des Oméga 3 (soit 240 mg/100 g). En l’arrosant d’huile de noix vous êtes sûr de faire le plein de ces précieux acides gras essentiels permettant notamment de lutter contre les problèmes cardiovasculaires .Enfin, c’est aussi une très bonne source de vitamine B9 (ou acide folique), qui permet d’entretenir un bon sommeil et évite la fatigue.. Certains l’ont ainsi surnommé « la salade anti-stress »…

Composition de la mâche (pour 100 grammes)

Protéines

1,8 g

Glucides

0,8 g

Lipides

0,4 g

Fibres

1,5 g

Sodium

4 mg

Potassium

421 mg

Magnésium

13 mg

Phosphore

49 mg

Calcium

35 mg

Fer

2 mg

Beta-carotène

3,9 mg

Vitamine A

650 µg

Vitamine B1

65 µg

Vitamine B2

80 µg

Vitamine B6

250 µg

Vitamine B9

145 µg

Vitamine C

35 mg

Vitamine E

600 µg

Il faut ajouter que la mâche peut-être consommée sans modération : 100 g apportent seulement 14 Kcal ! Pas de quoi menacer la balance si vous surveillez l’assaisonnement.

DEGUSTATION

Choisissez une mâche aux feuilles bien vertes et non abîmées, autrement dit, veillez à ce qu’elles soient ni jaunes ni flétries. La mâche est une salade fragile, aussi placez la toujours sur le dessus de votre panier.La mâche peut se conserver 3 à 4 jours, dans sa barquette ou son sachet plastique d’origine, dans le bac à légumes du réfrigérateur.

Vendue en sachet, elle est prête à l’emploi, et en barquette, il suffit de la rincer sous l’eau (évitez les bains prolongés qui l’abîmeraient). Si vous la trouvez vendue avec les racines, il faut alors les enlever et bien la nettoyer car elle contient souvent du sable.

La mâche se mange évidemment tout simplement crue, en salade. Elle se marie bien avec les betteraves, les pommes et les noix. Comme elle est fragile, il faut l’assaisonner au dernier moment, et comme elle est douce, il faut utiliser des huiles douces (noix, olive, pépin de raisin…) et peu de vinaigre (cidre, balsamique, xérès…).
La mâche se mange aussi cuite comme des épinards ou en velouté. Ou encore étuvée au beurre, en accompagnement de plats fins comme le foie gras ou le magret. Originaire des Pays-de-la-Loire, elle accompagne souvent des préparations avec des coquillages, comme les huître et les Saint-Jacques.
Enfin, sa saveur douce s’accorde bien avec les fromages frais comme le chèvre et le roquefort.

HISTOIRE

 

Le bassin méditerranéen est le berceau de la salade. Les premières représentations de salade, dans les tombeaux égyptiens, datent du Vème siècle avant notre ère. La culture de la mâche est apparue en France, sur les bords de Loire, à la Renaissance. On la trouve notamment représentée dans une peinture de Léonard de Vinci, « La Léda et le Cygne », aujourd’hui disparue. La mâche fait partie, avec la laitue et la chicorée, des 3 grandes familles de salade. C’est une plante de la famille des valérianacées qui, dès l’automne et durant tout l’hiver, développe des rosettes de feuilles rondes, d’un vert foncé, à l’aspect velouté.
Semée de la mi-août à la mi-décembre, elle trouve un terrain fertile dans un sous-sol sableux, drainé par les eaux douces. Les Pays de Loire, qui jouissent de ce terrain propice, représentent 85 % de la production nationale de mâche. La France est par ailleurs le premier producteur européen de mâche devant l’Allemagne et l’Italie, avec 20 000 tonnes produites chaque année.
Chaque Français consomme en moyenne 4,5 kilos de laitues (la batavia arrive en tête suivie de la laitue et de la feuille de chêne), 2 kilos de chicorées et 150 grammes de mâche.
Si la mâche est loin d’être la salade la plus mangée, elle conquiert de plus en plus de consommateurs, grâce à une meilleure présentation (en barquette et sachet plastique), et grâce aux récentes études qui ont mis en avant les bienfaits des Oméga 3, acides gras essentiels dont la mâche est riche.

machesalade1.jpg             Cliquez sur l’image pour connaître la recette

machesalade2.jpg              Cliquez sur l’image pour connaître la recette

 

                                                                                                                              Sur ce, je vous souhaite un …..

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LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

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Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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Image de prévisualisation YouTube

 

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

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(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

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UN PEU DE BOTANIQUE

Posté par eurekasophie le 13 août 2009

Arum, Anthurium, Spathiphyllum… Qui est qui ? 

Malgré leur évidente ressemblance morphologique, ces trois espèces de plantes ne présentent pas la même toxicité. Il est donc primordial de savoir les différentier les unes des autres afin d’évaluer la gravité potentielle d’une intoxication.  

Un peu de botanique…

L’arum, l’anthurium, et le spathiphyllum appartiennent à la famille botanique des aracées, comme bon nombre de plantes d’intérieur (monstera, philodendron…). 
Tandis que le spathiphyllum et l’anthurium sont des plantes ornementales d’intérieur, l’arum quant à lui pousse très fréquemment dans nos forêts et nos jardins. Les fleurs de ces plantes ne sont pas, comme on le pense généralement, le grand cornet solitaire émergeant des feuilles. Ce sont de toutes petites fleurs sans pétales, logées au fond de cette grande pièce protectrice appelée spathe, sur le pourtour d’un organe en forme de massue appelé spadice. Les fleurs ainsi cachées sont pollinisées (c’est à dire fécondées) par des moucherons qui s’agitent une fois pris au piège par la spathe.

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Caractères distinctifs

Maintenant que nous avons vu les caractères communs à ces trois plantes, nous allons voir que malgré leur forte ressemblance il est facile de les distinguer au moyen de caractères qui leurs sont propres :

Il existe en fait deux variétés ou espèces d’arum fréquentes dans nos forêts et jardins : L’arum tacheté (Arum maculatum.L) de la photo précédente qui possède des tâches brunes au centre de ses feuilles, et l’arum d’Italie (Arum italicum.L) ci contre, qui possède des nervures blanches sur toutes ses feuilles arum2.jpg

arum3.jpg   L’anthurium (Anthurium andreanum.L) quant à lui se distingue très facilement par une spathe charnue rouge luisant (attention. Il existe des variétés horticoles rose orangé).


Le spathiphyllum (Spathiphyllum wallisii.L) possède des spathes d’un blanc plus éclatant, et souvent de multiples spathes par pied. De plus ses spathes sont beaucoup plus petites, elles font en moyenne 8 centimètres contre environ 15 centimètres pour les arums.  
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Une toxicité non négligeable…

Maintenant que nous pouvons faire la différence entre ces espèces, voyons ce qu’il en est de leur toxicité respective. 
Le spathiphyllum et l’anthurium n’ont jamais été semble-t-il impliqués dans des accidents chez l’homme, ils peuvent cependant si on les mâche provoquer des brûlures buccales notamment chez les animaux de compagnie. 
Le plus toxique de tous est donc sans conteste l’arum qu’il soit tacheté ou d’Italie. Les feuilles et les fruits sont toxiques (même pour une ingestion de 2 à 3 baies !). Les unes comme les autres provoquent une tuméfaction de la langue, une irritation durable de la gorge , des vomissements, une dilatation de la pupille, des troubles des battements du cœur, éventuellement des convulsions et dans les cas les plus graves, la mort. 

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Il faut donc être très vigilant surtout par rapport aux fruits, petites baies de 3 à 4 millimètres de diamètre, qui abondent dans nos forêts et jardins d’août à septembre.  

Quelques chiffres

Parmi les nombreux appels concernant les plantes toxiques reçus par le centre antipoison de Lille, de 1995 à 2002, 36 concernaient l’anthurium, 123 le spathiphyllum, et 274 l’arum, les plaçant ainsi respectivement 31ème, 8ème, et 5ème, au palmarès des intoxications par les plantes ! La majorité de ces

intoxications se situent entre le mois d’août et le mois de septembre, période de fructification de ces plantes.

Avec ses fruits rouges en grappe seulement à 20 cm du sol, on comprendra que l’arum est en tête du palmarès.

En conclusion…

On rappellera qu’il est très important de connaître le nom des plantes que l’on possède chez soi, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, surtout si des enfants sont susceptibles d’être en contact avec elles. De même il est préférable de laisser les plantes quelles qu’elles soient hors de porter des enfants.

Même si l’arum est manifestement plus toxique que ses cousins anthurium et spathiphyllum, il ne faut jamais sous-estimer la gravité d’une intoxication, Il faut laisser l’intoxiqué à jeun, et appeler le centre antipoison dès que possible !

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COULEUVREE …oui y’a 2 oeufs ( pppfffffff 2 « E E  » ) …et non j’me suis pas trompée ! couleuvrée valaaaa

Posté par eurekasophie le 10 août 2009

 Rhum rhum…… J’ai pu constater que les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, je ne vais pas vous refaire le coup de la

 couleuvre….d’abord parce que, d’une part, ça ferait un peu « plat réchauffé », et d’autre part, je n’en ai …..pas …du …tout …..envie voilà !

J’ai été contrariée par Zoya il y a 5 minutes et je ne suis plus du tout d’humeur NA!

Ha ben oui évidemment, j’ aurais pu vous scotcher sur l’article un serpent qui bouffe une rave….ou un diable qui cultive ses navets …j’suis pas à cours 

d’imagination ….Mais j’ai pas envie NA! Donc, on passe directement au plat principal qui lui n’est pas réchauffé. 

 

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Feuilles et fleurs mâles

Bryone dioïque
 

( Bryonia dioica )

( Cucurbitacées )

Synonyme(s) : Rave de serpent, Navet du diable, Couleuvrée, Fausse coloquinte

Bryone dioïque
 Fleurs femelles
Fleurs femelles
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Violales
Famille Cucurbitaceae
Genre Bryonia
Nom binominal
Bryonia dioica

La Bryone dioïque (Bryonia dioica) (du grec ancien βρὐον / brúon, « fleur ») est une plante herbacée vivace par sa racine, de la famille des Cucurbitacées.

Autres noms communs : bryone, navet du diable, couleuvrée, vigne-blanche, herbe de feu, rave de serpent, mandragore grimpante… de : Zaunrübe, en : red bryony, es : brionia, it : brionia, barbone.

PRESENTATION:

La bryone, commune dans les haies de toute la France, surtout dans les régions calcaires, est une plante herbacée vivace, entièrement hérissée de poils raides, à tiges grêles grimpantes portant des vrilles opposées à des feuilles à 3-5 lobes rappelant un peu celles de la vigne. Ses fleurs sont dioïques, c’est-à-dire que les pieds portent soit des fleurs mâles à étamines, soit des fleurs femelles n’ayant qu’un style, ici divisé en trois parties. Les fleurs mâles ont 3 étamines dont 2 paraissent doubles de la troisième (il y a, en réalité, 5 étamines dont 4 soudées deux à deux par leur filet). La corolle, jaune verdâtre, est constituée de 5 pétales à peine soudés entre eux à la base. Fleurs mâles et femelles sont réunies en petits bouquets à l’aisselle des feuilles, les premières sur un long pédoncule commun, les secondes presque sessiles. Ces dernières donnent des baies charnues, globuleuses, de 5-8 mm, longtemps jaunâtres, puis rouges à maturité, à 3-6 grosses graines aplaties. La racine est un énorme tubercule cylindrique, vertical, plus ou moins ramifié, à chair blanchâtre.
La seule autre Cucurbitacée française, l’Ecballium elaterium L., concombre sauvage, momordique, est une plante très hérissée-rude à tiges couchées, épaisses, charnues, sans vrilles, des terrains vagues et des décombres de la basse région méditerranéenne et du Sud-Ouest littoral. Ses fruits, sortes de cornichons de 4 à 5 cm, très hérissés, ont la curieuse propriété de projeter leurs graines à distance, quand ils sont mûrs. C’est une plante vénéneuse, purgative drastique de l’ancienne médecine, rarement employée de nos jours.
Les Cucurbitacées nous donnent un certain nombre de légumes: melons, courges, concombres, cornichons, et les très décoratives coloquintes.

bryone2.jpg Fruits de brione

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES


Qualifiée par Thore, botaniste et médecin à Dax en 1803, de « médicament féroce », la bryone demande à être maniée avec prudence. Ses noms populaires de navet du diable, feu ardent, vigne du diable disent bien que nous n’avons pas affaire à une plante à tisane! La racine, employée fraîche dans la majorité des cas, est, à l’intérieur, selon les doses, principalement purgative, diurétique, antiinflammatoire, expectorante; à l’extérieur, résolutive. Cette racine profonde, souvent perdue dans les broussailles, est d’arrachage difficile. On la récolte à l’automne ou au début du printemps, pour le séchage. La couper alors en tranches minces (de préférence avec des gants car elle peut irriter la peau) que l’on étale sur des claies ou que l’on suspend en guirlandes. Comme la dessiccation lui fait perdre une partie de ses propriétés, il est préférable de la conserver l’hiver à la cave, dans du sable. Dans la pratique, en cas de besoin, il suffit de prendre une pelle et une pioche et d’aller la déterrer. On doit éloigner les enfants des fruits dangereux de la bryone, susceptibles de causer de graves accidents gastro-intestinaux. 

 

• Usage interne  Il doit être prudent et progressif (voir le N.B. plus bas). Les anciens médecins ont souvent prescrit la bryone dans les constipations opiniâtres, les obstructions intestinales, les grandes rétentions séreuses ; mais cette plante est ici à exclure de la médecine domestique, les doses un peu élevées devenant vite drastiques et vomitives. Pour une purgation plus douce, mais assurée, une méthode fort en usage autrefois dans les campagnes consistait à creuser le soir, dans une racine fraîchement récoltée, une cavité qu’on remplissait de sucre; on obtient, le lendemain matin, un sirop dont on prend 2 cuillerées à soupe par jour (de préférence dans une infusion) et qui purge, assure-t-on, sans excès …
Diurétique puissante, sudorifique, la bryone s’indique en particulier dans les infiltrations séreuses associées ou non à un état inflammatoire : hydropisies, œdèmes, pleurésie.
On peut employer ici le vin de bryone : faire macérer 50 g de racine fraîche, écrasée, dans 1 litre de vin blanc; passer ; filtrer ; 2 fois 1/2 verre à 2 verres à liqueur par jour.
C’est surtout comme anti-inflammatoire qu’on prescrit de nos jours la bryone. Elle convient aux rhumatismes, dont le rhumatisme articulaire aigu, aux maladies pulmonaires aiguës, aux grippes. La « teinture-mère » (pharmacies) permet un dosage sûr: 5 à 10 gouttes dans un peu d’eau, 3 fois par jour.
En pratique domestique, il est sage de réserver la bryone aux bronchites, toux, grippes, coryzas, où elle se montre calmante et expectorante tout en combattant l’inflammation. L’oxymel suivant est de confection aisée :
racine de bryone sèche pilée : 45 g vinaigre : 750 g
miel: 500 g.
Bouillir pendant une demi-heure ; passer ; 1 à 2 cuillerées à café de 2 heures en 2 heures ou 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.
N.B. : La bryone est rigoureusement contre-indiquée dans les cas d’inflammation des voies digestives et urinaires, dans l’artériosclérose, les états congestifs, la grossesse. A proscrire chez l’enfant

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.• Usage externe

La pulpe de racine fraîche, pilée, a servi à traiter les douleurs de la goutte, les rhumatismes, les épanchements de synovie, les engorgements glandulaires, les contusions; elle se montre calmante et puissamment résolutive. Toutefois, comme ces applications peuvent irriter violemment la peau, elles doivent être légères, peu fréquentes, et associées à des émollients comme le son ou la guimauve. L’onguent obtenu en mêlant à parts égales pulpe de bryone, saindoux et soufre serait excellent contre la gale.

SUPERSTITIONS
La bryone, dont la racine contrefait parfois grossièrement la forme humaine, était chère aux sorciers qui l’utilisaient pour fabriquer un substitut de mandragore, petit monstre dont la possession assurait chance et richesse (la vraie mandragore est une Solanacée vénéneuse proche de la belladone). Un rituel macabre était lié à cette opération magique, que le Grand Albert décrit en détail
.

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COUCOU….COUCOU……

Posté par eurekasophie le 10 août 2009

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BEN OUI COUCOU C’EST MOI SOPHIE…..

Bon et alors ……..me direz-vous …

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L’est chouette ce coucou non …mais bon, on ne va pas passer la journée à attendre que le petit oiseau sorte ….d’autant plus

que l’oiseau n’est pas là , mais là …ben oui en dessous …

 

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Je ne sais pas où va atterrir ce coucou  …tout ce que je sais c’est qu’il faudrait bien que de mon côté j’atterrisse en douceur pour vous parler

de ce COUCOU LÀ  LOL !!!

 

Que de chemins détournés au bord desquels vous trouverez peut-être cette plante dont je veux vous parler maintenant

Primevère officinale

( Primula veris , Primula officinalis )

Primevère officinale
 Primula veris
Primula veris
Classification classique
Règne Plantae
Classe Magnoliopsida
Ordre Primulales
Famille Primulaceae
Genre Primula
Nom binominal
Primula veris
L., 1753


                                                                 ( Primulacées )

Synonyme(s) : Coucou, Herbe de Saint Paul, Coqueluchon, Primerolle

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La primevère officinale, ou Primevère vraie, ou Coucou (Primula veris) est une plante herbacée vivace de la familles des Primulacées.

La primevère officinale ou plus communément appellée coucou est courante dans l’ouest et le centre de la France ou on peut la rencontrer dans les bois clairs, dans les prairies ou en bordure des routes. Elle produit au début du printemps une hampe terminée d’une ombelle de fleurs jaunes odorantes. En pot ou au jardin , elle se ressemera toute seule. Regroupez-les pieds pour un meilleur effet.

Quand la rencontrer ?
Le nom de genre Primula vient du latin primus qui signifie premier. Les primevères font partie des premières fleurs du printemps. Ses fleurs apparaissent du mois de mars au mois de mai.
C’est une espèce largement répandue en Europe.

Les botanistes en distinguent plusieurs sous-espèces :

  • Primula veris veris
  • Primula veris canescens en Europe centrale
  • Primula veris collumnae en Europe du sud
  • Primula veris macrocalyx en Russie

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Utilisations officinales : toute la plante contient des substances expectorantes antispasmodiques et antirhumatismales.
Grâce à ses propriétés
antispasmodiques, expectorantes et antirhumatismales, la primevère est indiquée pour soigner les bronchites, les toux quinteuses, les céphalées et les migraines, les rhumatismes, la goutte, les vertiges et les manifestations hystériques.

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CANEPETIERE

Posté par eurekasophie le 4 août 2009

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Massette à feuilles larges
 

( Typha latifolia )

( Typhacées )

Synonyme(s) : Typha, Masse d’eau, Quenouille, Canepetière, Queue de renard, Matelasse

Typha
 Massette à larges feuilles, Typha latifolia
Massette à larges feuilles, Typha latifolia
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Commelinidae
Ordre Typhales
Famille
Typhaceae
Juss., 1789
Genre
Typha

Typha est un genre de plantes monocotylédones appelées communément massettes qui sont des plantes répandues typiques des milieux humides. C’est le seul genre de la famille des Typhaceae (les Typhacées). Son nom Typha vient du grec puis du latin typhe où il désigne le genre. Ce genre compte une dizaine d’espèces.C’est une plante à feuillage semi-persistant de couleur vert rappelant le roseau.
Elle se plait les pieds dans 30-40 cm d’eau.
Sa taille se situe autour de 2 mètres.
Cette plante est extrêmement rustique.
On peut la planter en bordure d’étang, en panier dans un grand bassin.

La fleur

les épis apparaissent fin Juin.
Ils restent persistants tout l’hiver.
On les utilise en bouquets secs mais la cueillette est contrôlée.

En cuisine

Presque tout se mange sur la massette:Les rhizomes servaient à fabriquer de la farine.
Les jeunes pousses se consomment en salade, crues ou cuites.
Les jeunes fleurs peuvent aussi être mangées.

Utilisations officinales : le rhizome contient des substances astringentes et diurétiques ; celui-ci est comestible.

Utilisations autres : ses feuilles peuvent servir à confectionner des nattes. Elle est souvent utilisée comme plante ornementale.

 

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LE SOIN DES PIEDS

Posté par eurekasophie le 31 juillet 2009

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Les pieds supportent le poids de notre corps toute une journée.

Il est impératif d’en prendre soin. De plus, chaque zone du pied est en correspondance avec un organe : Lorsque vous soignez vos pieds, vous soignez donc l’ensemble du corps.

 

 

 

 

 

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dcoaromathrapie1.gif Commencez par un bain de pieds suivi d’un massage. Si vous n’avez pas le temps pour le premier, nettoyez vos pieds à l’aide d’un gant de toilette avant d’effectuer le massage.

 

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LES BAINS DE PIEDS

 

dcoaromathrapie1.gif Pour soulager des pieds fatigués ou meurtris: prenez un bain de pieds avec 5 gouttes d’Artemisia vulgaris ou Cymbopogon citratus diluées dans un support de dispersion ( un peu de miel liquide ou une mousse de bain au ph neutre.).

dcoaromathrapie1.gif Pour soulager les jambes lourdes et fatiguées: prenez un bain de pieds avec 5 gouttes de Rosmarinus officinalis, 3 gouttes de Pelargonium graveolens, 3 gouttes de Lavandula angustifolia et 1 goutte de Citrus lemon diluées dans un support de dispersion.

dcoaromathrapie1.gif Avant d’aller vous coucher, frottez la plante de vos pieds avec 2 ou 3 gouttes de Citrus limon mélangées dans un peu d’huile végétale. Essayez aussi Ocimum basilicum qui possède des vertus purificatives.

dcoaromathrapie1.gifPour supprimer odeur et transpiration des pieds: prenez un bain de pieds avec 5 gouttes de Melaleuca alternifolia ou de Salvia officinalis diluées dans un support de dispersion.

 

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LE MASSAGE DES PIEDS

dcoaromathrapie1.gifPour les jambes fatiguées: les jambes fatiguées seront soulagées avec un massage des zones réflexes avec Cymbopogon nardus diluées dans un peu d’huile végétale.

dcoaromathrapie1.gifPour détoxifier le corps: massez les zones réflexes des pieds avec 5 gouttes de melaleuca alternifolia, de Laurus nobilis ou encore diluées dans un peu d’huile végétale. Essayez aussi Cedrus atlantica, Citrus medica ou Citrus sinensis, toujours dans une huile de support.

dcoaromathrapie1.gif Pour favoriser la détente nerveuse: massez les zones réflexes des pieds avec 5 gouttes d’Ocinum basilicum ou Daucus carota sativa diluées dans un peu d’huile végétale.

dcoaromathrapie1.gif Pour augmenter sa vitalité: massez les zones réflexes des pieds avec 5 gouttes d’Artemisia vulgaris ou Pinus cembra diluées dans un peu d’huile végétale.

dcoaromathrapie1.gif Pour se remonter le moral: massez les zones réflexes des pieds avec 5 gouttes de Citrus bergamia diluées dans un peu d’huile végétale.

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PATHOLOGIE A…B…C…D ET TRAITEMENT PAR LES HE

Posté par eurekasophie le 30 juillet 2009

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ABCES

MASSAGE: massez l’abcès avec 1 ou 2 gouttes d’Eugenia caryophyllus ou de Ferula gummosa . Renouvelez l’opération. Vous pouvez également utiliser Alllium cepa.

ACIDE URIQUE

VOIE ORALE: prenez 1 ou 2 gouttes d’Apium graveolens mélangées dand un peu d’huile d’olive , à raison de 3 fois par jour.

AIGREURS D’ESTOMAC

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes d’Ocimum basilicum soit dans un peu d’huile d’olive, soit mélangées à 1 cuillerée à café de miel , à raison de 3 fois par jour.

ALLERGIE

APPLICATION: appliquez sur la zone 2 ou 3 gouttes d’Artemisia arborescens, diluées dans de l’huile d’argan.

ALLERGIE CUTANEE

APPLICATION: appliquez sur la zone 2 ou 3 gouttes de Ledum groenlandicum, diluées dans de l’huile de calendula ou de germe de blé. Renouvelez l’opération au mois 3 fois par jour.

VOUS POUVEZ UTILISER 1 goutte de Cymbopogon martinii var. martini

AMAIGRISSEMENT ( FACILITER)

VOIE ORALE: dans une infusion de romarin, ajoutez 1 goutte de Citrus limon ( le citron est un excellent dépuratif) , 1 goutte de juniperis communis, 1 goutte de Salvia officinalis ( elle combat la cellulite et l’ecès de poids), 1 goutte de Cupressus sempervirens. Buvez cette potion magique 3 fois par jour dans l’esprit d’une cure.

MASSAGE: massez avec quelques gouttes de Citrus limon, de Cinnamomum zeylanicum, de Pelargonium graveolens et d’Eucalyptus citriodora, mélangées dans de l’huile de calophylle.

AMIBES

CONSULTER UN SPECIALISTE ! Les HE qui combattent cette pathologie sont entre autres: Melaleuca leucadendron, Laurus nobilis, Thymus vulgaris thymoliferum, Eugenia caryophyllus.

AMYGDALES (INFLAMMATION)

GARGARISME: effectuez plusieurs fois par jour des gargarismes avec quelques gouttes d’Eugenia caryophyllus diluées dans un verre d’eau tiède.

ESSAYEZ AUSSI: Thymus vulgaris thuyanoliferum de la même manière.

ANGINE

GARGARISME: effectuez plusieurs fois par jour des gargarismes avec quelques gouttes d’Eugenia caryophyllus diluées dans un verre d’eau tiède.

VOUS POUVEZ EGALEMENT faire des gargarismes de Thymus vulgaris thuyanoliferum avec 1 goutte de Melaleuca quinquenervia cineolifera

VOIE ORALE: prenez 1 à 2 gouttes d’Origanum compactum mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, à raison de 3 fois par jour.

INHALATION: dans un bol d’eau très chaude, ajoutez quelques gouttes de Pinus cembra dont vous respirerez les émanations sous une serviette chaude tenue autour du bol et maintenue juste en-dessous des yeux.

ANXIETE, ANGOISSE

VOIE ORALE: prenez 1 à 2 gouttes d’Origanum majorana mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour.

DIFFUSION: versez dans votre diffuseur électrique le mélange suivant: 1/3 Cananga odorata genuina, 1/3 Citrus sinensis, 1/3 Citrus paradisii.

VOUS POUVEZ OPTER POUR: 1/3 Citrus paradisii , 1/3 Citrus reticulata « mandarine », 1/3 Citrus aurantium aurantium.

OU ENCORE: 1/3 Citrus aurantium aurantium petit-grain, 1/3 Citrus reticulata  » mandarine », 1/3 Pelargonium asperum « Bourbon »

Si vous aimez l’odeur de lavande, choisissez Lavandula angustifolia ou lavandula X burnatii « Super ».

MASSAGE: massez les zones réflexes de vos pieds avec quelques gouttes de Pogostemon cablin ou encore Origanum majorana mélangées dans une huile de massage.

APHTES

APPLICATION: à l’aide d’un coton-tige, appliquez 3 fois par jour sur la plaie 1 goutte de Laurus nobilis ou de Rosa damascena ou encore d’Origanum majorana

BAIN DE BOUCHE: vous pouvez également faire des bains de bouche avec Origanum majorana.

GARGARISME: complétez le soin par des gargarismes de quelques gouttes de Citrus limon diluées dans un verre d’eau.

ARTÉRITE

MASSAGE: massez très délicatement la zone avec 2 gouttes de Cistus ladaniferus CT pineniferum, ou encore avec 2 gouttes de Melaleuca quinquenervia cineolifera, chacune d’elles mélangées dans un peu d’huile de calophylle ou de millepertuis.

ARTHRITE:

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes d’ Eucalyptus citriodora citronnellalifera avec 2 gouttes de Lavandula X burnatii « Super » mélangées dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

MASSAGE: massez la zone réflexe avec quelques gouttes de Styrax tonkinensis mélangées à un peu d’huile de calophylle. Vous pouvez aussi essayer Citrus hystrix ( feuilles) citronnier petit-grain combava.

VOUS POUVEZ EGALEMENT MASSER la zone douloureuse avec Gaultheria procumbens ou Gaultheria fragrantissima mélangées dans un peu d’huile de calophylle. Juniperus communis communis se révèle également efficace.

CONTRE L’ARTHRITE ET LA POLYARTHRITE: Helichrysum italicum subsp. serotinum est excellente. Massez la zone douloureuse avec quelques gouttes de cette huile essentielle mélangées à de l’huile de calophylle.

BAIN: prenez un bain chaud dans lequel vous aurez mis quelques gouttes d’Apium graveolens ou encore de Pinus sylvestris mélangées dans un produit de dispersion.

LES DOULEURS AUX ARTICULATIONS S’ATTENUENT lorsque vous prenez un bain chaud avec 5 gouttes d’Eucalyptus citriodora citronnellalifera et 5 gouttes de Pinus sylvestris mélangées dans un produit de dispersion ou un peu de mousse de bain. ( Une cuillerée de miel convient aussi pour effectuer le mélange).

ARTHROSE

MASSAGE: massez la zone douloureuse avec quelques gouttes d’Origanum majorana mélangées à de l’huile de calophylle.

BAIN: prenez un bain chaud dans lequel vous aurez mis 10 gouttes d’Origanum majorana ou encore 8 gouttes d’Ocimum gratissimum eugeniloferum. Le bain doit durer une vingtaine de minutes. Renouvelez ce traitement 3 fois par jour.

ASTHÉNIE

MASSAGE: massez les zones réflexes des pieds, ainsi que le log de la colonne vertébrale avec quelques gouttes de Myristica fragrans mélangées dans un peu d’huile de support.

BAIN: prenez un bain stimulant composé de 3 gouttes de Picea mariana et de 2 gouttes de Melaleuca quinquenervia cineolifera mélangées dans un produit de dispersion. Vous pouvez ajouter 1 goutte de Mentha piperata si vous avez.

ASTHME

MASSAGE: massez le haut du dos et le plexus solaire avec quelques gouttes d’Artemisia dracunculus mélangées à un peu d’huile de macadamia.

DIFFUSION: versez dans votre diffuseur électrique le mélange suivant: 1/3 Ravensara, 1/3 Melaleuca quinquinervia cineolifera, 1/3 Eucalyptus radiata.

ATHÉROSCLÉROSE

BAIN: prenez un bain avec 5 à 10 gouttes de Cedrus atlantica mélangées dans un produit de dispersion.

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PATHOLOGIE E…F…G…H…ET TRAITEMENT PAR LES HE

Posté par eurekasophie le 29 juillet 2009

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ENROUEMENT

MASSAGE: massez délicatement la zone de la gorge et du haut de la poitrine avec quelques gouttes de Pinus cembra mélangées à une huile de massage , comme de l’huile de macadamia.

ENTORSE

MASSAGE: massez extrêmement doucement la zone douloureuse avec quelques gouttes de Gaultheria procumbens et quelques gouttes de Laurus nobilis, diluées dans de l’huile d’arnica ou de l’huile de millepertuis.

 

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FATIGUE

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes d’Eugenia caryophyllus mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

MASSAGE: massez les zones réflexes des pieds avec des HE stimulantes comme Mentha citrata ou encore Eugenia caryophyllus

BAIN: prenez un bain relativement chaud dans lequel vous aurez versé quelques gouttes de Picea mariana ou d’Angelica archangelica en cas de fatigue nerveuse, préalablement diluées dans un support de dispersion.

FIEVRE

MASSAGE: massez la zone de vos poumons avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia mélangées dans une huile de massage, puis glissez-vous sous les couvertures. Cette HE va vous faire transpirer et faire tomber la fièvre.

BAIN: prenez un bain tiède avec 3 gouttes de Piper nigrum mélangées à un support de dispersion. En cas de rhume, grippe ou refroidissement, essayez ce traitement.

OU ENCORE, de pieds avec quelques gouttes d’Eucalyptus globulus, mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, utilisé ici en tant que support de dispersion.

FOIE( PARESSE DU)

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Chrysanthemum balsamita mélangées dans une cuillerée de miel, au moment des repas. Son usage doit être ponctuel et cette HE est formellement déconseillée aux femmes enceintes. Essayez aussi 3 gouttes de Melaleuca leucadendra mélangées dans 1 cuillerée de miel, à prendre au moment du repas.

FOIE (RÉGÉNÉRATION CELLULAIRE DU)

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Daucus carota sativa ou de Pelargonium denticulatum citronnelle mélangées à 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour, afin de régénérer les cellules du foie et remédier à une insuffisance hépatique . Ledum groenlandicum est efficace également

MASSAGE: massez toute la région du foie et du plexus solaire avec Ledum groenlandicum ou encore avec quelques gouttes de Gaultheria procumbens

FOIE (TROUBLES DU)

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Citrus aurantium subsp. aurantium ou de Apium graveolens mélangées à 1 cuillerée à café d’huile d’olive, 3 fois par jour.

MASSAGE: massez la zone du foie, du pancréas, de la vésicule biliaire, le plexus solaire avec quelques gouttes de Pelargonium asperum « Bourbon » mélangées dans une huile de massage, avec 1 goutte de Mentha piperita.

 

 

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GAZ INTESTINAUX

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes d’Elettaria cardamomum, ou de Cuminum cyminum mélangées à 1 cuillerée à café d’huile d’olive, 3 fois par jour. Essayez aussi Zingiber officinalis de la même manière.

GENCIVE (INFLAMMATION)

MASSAGE: massez la gencive avec quelques gouttes de Commiphora myrrha en cas d’inflammation ou d’infection. 

GENCIVES (SAIGNEMENT)

APPLICATION: appliquez sur la zone douloureuse quelques gouttes de Pelargonium asperum  » Bourbon »

BAIN DE BOUCHE : prenez un bain de bouche avec quelques gouttes de Pelargonium asperum  » Bourbon «  ajoutées dans un verre d’eau un peu chaude.

BAIN DE BOUCHE: prenez des bains de bouche avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia ajoutées dans un verre d’eau un peu chaude. Vous pouvez aussi employer Helichrysum gymnocephalum, Laurus nobilis ou Melissa officinalis de la même manière.

GORGE (INFLAMMATION)

BAIN DE BOUCHE : effectuez plusieurs fois par jour des gargarismes avec quelques gouttes de Piper nigrum diluées dans un verre d’eau assez chaude.

GOUTTE

MASSAGE: massez plusieurs fois par jour le gros orteil avec quelques gouttes de Gaultheria fragantissama ou Gaultheria procumbens diluées dans un peu d’huile d’arnica. Quelques gouttes de Styrax tonkinensis mélangées à de l’huile d‘arnica ou de millepertuis conviennent aussi.

BAIN: prenez un bain chaude de 20 minutes avec quelques gouttes de Pinus sylvestris ou d’Apium graveolens préalablement diluées dans un support de dispersion.

GRIPPE

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes d’Eucalyptus radiata ou d’Eucalyptus globulus mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour. Alternez parfois avec Laurus nobilis

FAITES UN GROG DE LA MANIERE SUIVANTE: portez à ébullition une casserole d’eau dans laquelle vous aurez préalablement plongé 3 citrons entiers non traités. Arrêtez l’ébullition et ôtez les citrons que vous couperez en deux et que vous presserez . Attention à ne pas vous brûler les doigts ! Versez le jus dans l’eau bouillante et ajoutez-y 3 gouttes de Cinnamomum cassia. L’effet curatif est imparable !

INHALATION: dans un bol d’eau très chaude, ajoutez quelques gouttes d’Eucalyptus radiata, Melaleuca alternifolia dont vous respirerez les émanations sous une serviette chaude tenue autour du bol et maintenue juste en-dessous des yeux.

DIFFUSION: Eucalyptus radiata , diffusion interdite aux bébés.

MASSAGE: massez la zone des poumons avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia mélangées dans une huile de massage. Vous pouvez aussi masser la poitrine et le dos avec quelques gouttes de Pinus sylvestris mélangées à une huile de massage.

BAIN: prenez un bain chaud de 20 minutes avec quelques gouttes de Ravensara aromatica et de Lavandula X brurnatii, avec 1 goutte de Mentha piperita diluées préalablement dans un support de dispersion. Ce bain convient également lorsque vous ressentez les premiers frissons d’un refroidissement.

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HALEINE (MAUVAISE)

BAIN DE BOUCHE: prenez 1 goutte de Mentha pperita ou 1 goutte de Melaleuca quinquenervia cineolifera dans un verre d’eau.

HÉMATOME

APPLICATION: appliquez 1 à 2 gouttes d’Helichrysum italicum mélangées à de l’huile d’arnica sur l’hématome ( même ancien).

HÉMORROÏDES

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de juniperus virginiana dans 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour en cas d’hémorroïdes internes. Il est recommandé de consulter un spécialiste.

APPLICATION: appliquez localement 2 gouttes de Cupressus sempervirens et 2 gouttes de Pistacia lentisca, préalablement mélangées à de l’huile de millepertuis. Renouvelez le traitement après être allé à la selle. Essayez aussi Myrtus communis, mélangées à de l’huile de millepertuis, éventuellement Melaleuca cajeputii ou Pelargonium asperum  » Bourbon « .

BAIN: prenez un bain chaud dans lequel vous aurez mis quelques gouttes de Commiphora myrrha ou encore quelques gouttes de Myrtus communis, ou bien Pelargonium asperum  » Bourbon » mélangées dans un produit de dispersion.

HERPÈS BUCCAL

APPLICATION: dès l’apparition du symptôme et pendant la crise, appliquez sur le bouton 2 gouttes pures de Ravensara aromatica ou 2 gouttes pures de Melaleuca alternifolia. Renouvelez l’application à raison de 5 ou 6 fois par jour. N’attendez pas que le bouton se déclare, agissez dès les premiers chatouillements.

HERPÈS GÉNITAL

APPLICATION: si vous le supportez, appliquez 2 à 3 gouttes de Ravensara aromatica ou de Melaleuca cajeputii sur la zone.

DOUCHE VAGINALE: étant donné l’emplacement de l’herpès, le mieux est de prendre plusieurs fois par jour une douche vaginale comprenant quelques gouttes de Melaleuca alternifolia mélangées dans du Disper. Essayez aussi Melaleuca quinquenervia cineolifera.

HYPERTENSION ARTERIELLE

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Lavandula angustifolia ou Lavandula X burnatii « Super » et 2 gouttes de Cananga odorata genuina mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour.

HYPOTENSION

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Pinus sylvestris ou 2 gouttes de Mentha citrata mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, le matin et à midi. Evitez de les prendre avant de vous coucher.

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DANS VOTRE TASSE ……..

Posté par eurekasophie le 25 juillet 2009

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CONTRE L’HYPERTENSION

L’hypertension artérielle est une forte pression sanguine qui s’exerce sur les parois des artères. Elle peut être ponctuelle ou chronique. Les principaux symptômes sont des maux de tête, des vertiges et des bourdonnements d’oreille, des saignements de nez, des palpitations, de la somnolence et un engourdissement des mains et des pieds.

Les facteurs de risque ne sont pas sans conséquence puisque l’hypertension peut entraîner une insuffisance cardiaque due à la fatigue du muscle cardiaque, des accidents vasculaires et des lésions aux reins et aux yeux.

Il vaut mieux consulter son médecin sans tarder. Lui seul pourra évaluer la gravité ou non de cette tension anormalement élevée. Les plantes viendront en complément ou s’il s’agit d’une hypertension passagère, en relais.

Evitez le stress, l’inaction et les repas trop salés, trop gras et trop arrosés.

L’AIL

Allium sativum

 

 

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Originaire d’Asie, c’est la fameuse  » rose puante  » des Grecs qui interdisaient l’entrée aux temples à ceux qui en avaient préalablement consommé. L’ail est une plante bulbeuse, vivace. Cultivé depuis longtemps en Asie, il fut certainement introduit en Occident par des tribus nomades mongoles. Ail commun, ail des pauvres, cet aliment remède traversa les siècles sans jamais se départir de sa réputation. Fortifiant et antiseptique puissant, il fut présent à chacune des grandes épidémies ( peste, grippe…..). Le bulbe, organe utilisé, est riche en essence aromatique soufrée. Cela lui confère des propriétés hypotensives qui agissent directement sur les artérioles.

DÉCOCTION : faites cuire, dans un peu d’eau, deux à trois gousses d’ail écrasées, en couvrant votre récipient, pendant une dizaine de minutes. Filtrez et buvez. Renouvelez l’opération une deuxième fois dans la journée.

SIROP : dans l’équivalent d’un verre d’eau, faites bouillir 50 g d’ail. Couvrez et, lorsque l’ail est cuit, filtrez. Versez sur le liquide obtenu, encore bouillant, 50 g de sucre. Réservez et consommez deux à trois cuillerées à soupe de ce sirop par jour.

TEINTURE : extrayez le jus de 500 g d’ail. Ajoutez la même quantité d’alcool à 40 degrés et prenez une cuillerée à café trois fois dans la journée.

AIL BOUILLI : faites bouillir, dans un litre et demi d’eau, six gousses d’ail finement hachées, un brin de romarin et un brin de thym pendant 10 minutes, sans oublier de couvrir. Filtrez, ajoutez des croûtons de pain grillé, un peu d’huile d’olive et dégustez, de préférence le soir.

L’OLIVIER

Olea europaea

 

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Avec son tronc tortueux et ses feuilles argentées, l’olivier caractérise les paysages méditerranéens. Ses petites fleurs verdâtres passent inaperçues jusqu’à leur transformation en olives, d’abord de couleur verte puis noire à complète maturité. Symbole de la paix et de la sagesse, l’olivier n’en est pas moins réputé pour ses propriétés médicinales. Ses feuilles soignaient les blessures et étaient utilisées comme fébrifuges. Depuis les années 1930, leur action hypotensive n’est plus à démontrer. Elles améliorent la circulation en assouplissant les artères.

 

DÉCOCTION : dans l’équivalent d’une tasse d’eau, faites bouillir une vingtaine de feuilles séchées jusqu’à réduction de moitié. Filtrez, sucrez et buvez cette préparation chaude deux fois dans la journée, de préférence le matin et le soir.

INFUSION MÉLI-MÉLO : mélangez 50 g de feuilles d’olivier à 50 g de queues de cerise, 25 g de bourrache, 25 g de verveine citronnelle, 25 g d’écorce de citron. Portez à ébullition un litre d’eau, et incorporez-y trois cuillerées à soupe de ce mélange. Ajoutez deux rondelles de citron, couvrez et laissez infuser 15 minutes. Filtrez et buvez trois tasses dans la journée.

LA POMME ET LE RIZ

Malus communis et Oryza sativa

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 L’association de ces deux aliments est la base du régime de Kempner qui lutte contre l’hypertension artérielle. Il consistait à ne s’alimenter, pendant un à trois mois, que d’une certaine quantité de riz, associée à des pommes.

TISANE NOURRISSANTE : préparez une eau de riz, en faisant bouillir  pendant une heure une cuillerée à soupe de riz dans un litre d’eau. Dix minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez la moitié d’une pomme coupée en lamelles. Passez dans une passoire à trous larges et buvez dans la journée.

L’AUBÉPINE

Crataegus oxyacantha

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Arbuste de nos haies sauvages, l’aubépine, aux tiges couvertes d’épines, est le refuge des oiseaux. Au printemps, une multitude de petites fleurs parfumées, blanches, teintées de rouge s’épanouissent pour le bonheur des abeilles. Depuis des siècles, elle est considérée comme une plante protectrice présente lors des cérémonies de mariage ou de naissance. Ses propriétés médicinales proviennent essentiellement de ses composants, flavonoïdes et proanthocyanes, qui dilatent les artères coronaires, augmentant ainsi le flux sanguin. Non toxique en utilisation prolongée, elle réduit les palpitations et régule la tension artérielle.

INFUSION DE TIGES ET SOMMITÉS FLEURIES : dans un litre d’eau bouillante, incorporez 3 cuillerées à soupe de fleurs et tiges broyées. Couvrez, laissez infuser quinze minutes, filtrez et dégustez trois tasses dans la journée.

TEINTURE : dans deux tasses d’eau-de-vie blanche, versez une tasse de fleurs d’aubépine. Placez le tout dans un récipient en terre et laissez macérer une quinzaine de jours en couvrant avec un bouchon si vos fleurs sont sèches ou à l’aide d’une gaze si vos fleurs sont fraîches. Remuez le mélange tous les deux jours. Filtrez, conservez dans un flacon en verre teinté et prenez une cuillerée à café mélangée à un peu d’eau, deux fois dans la journée, avant les deux repas principaux, pendant vingt jours.

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