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ON S’AMUSE ?

Posté par eurekasophie le 13 décembre 2009

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C’est dimanche, y fait pas trop chaud dehors,  je me suis dit :

 » Tiens, si je restais à la maison et que je propose aux internautes une énigme ..ou deux, voire trois à résoudre  »

 

Est-ce-que cela vous tente ?

Allez , c’est parti !

Première énigme

A votre avis, c’est quoi ça ?

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Vous avez trouvé ? betty005bravo.gif

Deuxième énigme

Ceci est un mini rébus …

G a

Vous avez trouvé ? betty005bravo.gif

Troisième énigme

Anagramme facile.gifAvec les lettres de mon nom on peut écrire celui de ma maison
Qui suis je ?

 Vous avez trouvé ? betty005bravo.gif

Bon, je donne les réponses aux énigmes…

Mes amis, j’en ai lu des vertes et des pas mûres !

La prochaine fois, je ferai plus facile, promis .

1) énigme

C’est le fruit du gratteron

 Le Gratteron est le plus commun de ces plantes grimpantes qui s’accrochent à tout ce qui se présente : aux végétaux pour s’élever ; aux animaux et aux vêtements pour sa dispersion. Moins amusant que la Bardane, il est plus tenace puisque ses fruits, ses feuilles mais aussi sa tige sont munis de crochets. Rameuse dès la base, cette tige, qui peut atteindre un mètre de long, porte des verticilles de 6 à 8 feuilles allongées qui se terminent par une pointe. Pédonculées, les petites fleurs blanches ont des corolles à quatre pétales et se rangent en cymes. Le Gratteron est une plante annuelle si envahissante que les Anciens l’avaient déjà remarquée, d’où son nom latin d’“aparine”, signifiant “qui s’agrippe”.

2) énigme : mini rébus

G a = G grand a petit = ( j’ai grand appétit )

3) énigme : anagramme

Chien et niche

Valà valà…

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé

Publié dans JEUX A PIEGES | 22 Commentaires »

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DIX PISTES POUR CHOYER SON ANIMAL

Posté par eurekasophie le 16 septembre 2009

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LES DIX PISTES POUR CHOYER SON ANIMAL

À MOINDRE COûT …..

Quand on aime son chien ou son chat, l’idée de s’en séparer ne nous vient même pas à l’idée.

Alors, on fait comment en cas de baisse de revenus ?

Tout le monde peut connaître des déboires financiers. Et lorsqu’il faut se serrer la ceinture, le bugdet  » animal  » peut parfois peser bien lourd dans la balance. C’est peut-être le moment de changer quelques habitudes. Pour leurs animaux de compagnie, les Français dépensent chaque année la coquette somme de 3,2 milliards d’euros : 75 % dans l’entretien et la nourriture, 16 % dans les accessoires et 9 % en soins de toilette et de loisirs. Un budget rondelet qui peut supporter quelques économies ……

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1 Mettez-le au  » régime sec  » !

Pour une même marque et un même niveau de qualité, les aliments secs ( croquettes ) pour chiens ou chats reviennent moins cher que les pâtées. De plus, ils sont faciles à transporter en cas de déplacements. Une bonne raison pour y habituer tout de suite votre animal s’il est adepte des aliments humides. Procédez au changement par paliers : mélangez 1/4 de l’aliment sec à 3/4 de sa nourriture habituelle. Puis, au bout de 2-3 jours, faites moitié-moitié. Puis, après 48 heures, mettez 3/4 de l’aliment sec pour 1/4 de son ancienne nourriture et tant pis s’il boude ! Il n’y a aucun risque qu’il se laisse mourir de faim, mais il vous teste et vous ne devez pas céder. Enfin, en dernier recours, vous pouvez donner ponctuellement un aliment de moindre qualité ou lui préparer des repas traditionnels à base de haricots verts en boîte, de riz bien cuit et de blanc de poulet.

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♥ 2 Ayez le réflexe  » caresse  »

Plutôt que de le récompenser systématiquement avec une friandise achetée en magasin, pensez aux friandises  » maison  » ( une olive pour un chat, une croûte de fromage pour un chien ) et surtout, aux câlins !  Ces derniers ont de multiples avantages : en l’occurence, on peut les donner sans modération et sans risque de faire grossir son animal !

3 Soignez-le à moindre coût

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Pour les soins vétérinaires, on peut faire jouer la concurrence ( les tarifs sont libres ). Ou s’adresser aux dispensaires de la SPA ( Société Protectrice des Animaux ) : les maîtres qui ont peu de ressources y sont les bienvenus ( venir avec son avis de non imposition ). De même , la Fondation Assistance aux animaux dispose de dispensaires à Paris, Toulon, Nice et Marseille. Et les quatre écoles vétérinaires françaises ( Lyon, Nantes, Toulouse et Maison-Alfort ) sont ouvertes à tous, sans condition de ressources .

♥ 4 Pensez aux médecines douces

Un médicament homéopathique revient moins cher qu’un médicament classique et donne de bons résultats chez les chiens et les chats, en particulier pour les troubles du comportements, mais pas seulement. A avoir chez soi : Arnica 7 CH en cas de choc, Api 7 CH pour les piqûres d’insectes, Ignatia 9 CH avant une séparation ou un voyage, Nux vomica 7 CH en cas de vomissements, Rhus tox 7 CH pour les chiens qui ont des petites douleurs articulaires, etc.

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♥ 5 Fabriquez vos propres jouets   » maison « 

Ce sont surtout les chats vivant en appartement et ne sortant jamais de chez eux qu’il faut absolument occuper en votre absence, sous peine de stress. La petite souris mécanique achetée en magasin n’a pas plus de succès que les nombreux joujoux que vous pouvez lui fabriquer. Quelques classiques: la fenêtre laissée entouverte pour créer un léger courant d’air et agiter des plumes pendues à un fil. Un bouchon de liège accroché à un fil pendu à la poignée de la porte. Le mobile chiné un euro en brocante, à remonter avant de partir. La bassine d’eau dans laquelle flotte un petit canard transportant une croquette. Quelques croquettes au fond d’un carton en partie rempli par des balles de ping-pong….

 

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♥ 6 Fabriquez vous-même sa niche

http://www.buildeazy.com/fp_doghouse.html     est un site canadien où l’on trouve des plans détaillés pour fabriquer une jolie niche en bois, résistant au froid et à l’humidité ( mais l’explication est en anglais ) .

 

 

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♥ 7 Toilettez-le vous-même

Un chien ou un chat régulièrement brossé et lavé n’a pas de problème de noeuds inextricables. Certes, le toiletteur est plus habile pour en faire une beauté, mais en cas de bugdet en berne, l’important est que votre compagnon se sente bien dans ses poils et là, ça ne dépend que de votre régularité à le brosser.

 

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Cliquez sur chaque image, vous connaîtrez ainsi la façon de bien toiletter votre chat ou votre chien

♥ 8 Regroupez-vous pour acheter

L’union fait a force. Plus vous achetez du volume et plus les prix baissent. Boudez les sites en ligne qui regroupent surtout des acheteurs potentiels de matériel informatique ou HI-FI. Allez plutôt sur http://www.le-bon-coin.biz/ ou http://www.kijiji.fr/ car on commence à y trouver des annonces de particuliers en quête de co-acheteurs pour des croquettes ou des litières…..

♥ 9 Donnez et faites de la récupération

Sur des sites comme http://donnons.org/ , http://www.recup.net/, on trouve des dons d’accessoires pour animaux. Leurs propriétaires s’en séparent, le plus souvent après le décès de leur compagnon ou en raison d’un déménagement. Il faut aller le chercher sur place, mais en contrepartie, c’est gratuis. Et si chacun joue le jeu de donner ce qui ne sert plus à la Minette ou à Rufus, on peut faire bien des heureux !

♥ 10 Faites stériliser votre animal

Je vous parlerai de la stérilisation de votre chien ou de votre chat dans un article bien mieux ciblé mais en attendant, sachez que le prix  pour un chat est de 60 € et de 350 € en moyenne pour une chienne chez un vétérinaire libéral. C’est une grosse dépense certes, mais ça évite plus tard, à votre animal d’avoir une tumeur mammaire ( à condition qu’elle ait été opérée avant les premières chaleurs ) . Et ça évite surtout de vous retrouver avec une portée non voulue et de nouvelles bouches à nourrir !

 

Publié dans LE CHOYER A MOINDRE FRAIS, NOS ZAMIS LES ZANIMAUX | 4 Commentaires »

LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

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Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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Image de prévisualisation YouTube

 

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

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(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

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AUX PETITS SOINS …..

Posté par eurekasophie le 3 août 2009

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D’UN ANIMAL CONVALESCENT !

Maladie, blessure, accident, stérilisation, opération……La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

Pour aider votre petit compagnon à se remettre plus vite sur ses pattes, jouez la carte de la douceur et des

médecines naturelles !

Quand on est souffrant, un rien nous irrite. Votre animal n’échappe pas à la règle et c’est pourquoi vous devez commencer par lui offrir le maximum de

confort. Oublié le panier ou la niche trop étroite ! Le temps qu’il se remette, offrez lui un matelas épais où il puisse s’étendre de tout son long. C’est important car, à la suite de certaines opérations ou de maladies rhumatismales, sa position habituelle ( couché en rond ) peut être douloureuse. De plus, s’il porte une collerette pour ne pas arracher ses fils, il a besoin d’espace.

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IL VIENT D’ÊTRE OPÉRÉ !

Le B.A.BA : la rééducation est plus facile sur un animal de poids normal que sur un animal obèse.S’il a besoin d’un petit régime, c’est donc plutôt avant l’opération qu’il faut y penser. Après l’opération, votre animal doit rester au repos pendant un mois, le temps que ses tissus cicatrisent. Attention, pendant les dix premiers jours, les restrictions sont sévères. Si c’est un chat, il doit rester cantonné à l’intérieur de la maison, dans une pièce sans étagère et sans meuble situé en hauteur, afin qu’il ne soit pas tenté d’y grimper. Si c’est un chien, il peut faire une mini promenade d’hygiène ( pour ses besoins ), mais uniquement tenu en laisse courte. Il ne doit pas descendre ou monter des marches, ni sauter, ni courir, ce qui peut nécessiter de le cloîtrer dans un parc à bébé ou tout autre endroit restreint dont il ne puisse sortir durant le reste de la journée. Ensuite, ses promenades peuvent très progressivement s’allonger, mais il doit toujours être tenu en laisse et ne pas sauter. Cette mini marche quotidienne est suffisante pour empêcher la fonte de ses muscles qui est le principal obstacle à une récupération rapide.

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Le coup de pouce des médecines douces : pour faciliter le réveil d’un chat opéré et éviter qu’il n’en garde un trop fâcheux souvenir, les

vétérinaires homéopathes conseillent Nux vomica 15 CH et Opium 15 CH, 5 granules de chaque, le soir de l’anesthésie et les deux soirs qui suivent. Et, dans les suites opératoires, pour un chat, comme pour un chien, Arnica montana 9 CH ( 5 granules par jour ), accélère la cicatrisation des tissus et ne présente pas de risque d’interférence avec les anti-inflammatoires et les antibiotiques prescrits par le vétérinaire.

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IL SORT D’UNE MALADIE !

Le B.A.BA : sur le plan alimentaire, ce n’est pas le moment de faire des économies avec des aliments bas de gamme. Un animal convalescent a besoin d’une ration en protéines de bonne qualité et en quantité suffisante ( à moduler avec le vétérinaire en cas d’insuffisance rénale ). S’il a moins d’appétit, ce qui est fréquent, donnez-lui des aliments hautements digestibles, riches en vitamines B1, B6, en fer et en zinc, afin de doper ses défenses immunitaires. Les vétérinaires vendent des aliments spécialement conçus pour les animaux convalescents qui peuvent même se présenter sous forme liquide, pour ceux qui refusent de s’alimenter: c’est encore le plus simple. Le vétérinaire peut aussi prescrire de la L-Carnitine en complément alimentaire, car cet acide aminé favorise la reconstitution du muscle. Outre les prescriptions médicamenteuses, à bien respecter, il ne vous reste plus qu’à surveiller sa température: si tout va bien, elle est de 38 à 39 ° , mais pas plus…..

Le coup de pouce des médecines douces :

Un animal malade se sent vulnérable et peut donc se montrer, de ce fait, davantage irritable.

C’est pourquoi vous devez tout faire pour l’apaiser. Idem si vous devez lui faire des soins désagréables ( comme des injections sous-cutanées ). Chez un chat, le plus simple pour vaincre le stress est la diffusion de phéromones apaisantes. Vous pouvez aussi donner une protéine apaisante ( celle qui endort les petits après la tétée ) sous forme de complément alimentaire ( Zylkène ® ). Cette protéine existe également en version pour chiens. Chez ces derniers, il y a l’alternative des huiles essentielles, non pas directement sur la fourrure, mais diffusées à l’aide d’un diffuseur électrique. Mettez juste 2 gouttes, pas plus, car ils sont plus sensibles aux odeurs que nous et le but n’est pas de les incommoder. Par exemple, l’huile essentielle de lavande ( Lavandula angustifolia ) a des vertus apaisantes et assainissantes. On peut donc l’utiliser quand on a un petit ou un grand malade à la maison, pour le calmer et pour atténuer les odeurs d’eau de Javel et de désinfectants. L’huile essentielle de romarin est un expectorant et fluidifiant des sécrétions bronchiques que l’on peut associer à l’huile essentielle de bois de rose, immunostimulante et antiseptique, ou à l’huile de thym. Ce mélange est intéressant si votre animal a contracté une maladie infectieuse, pour assainir l’atmosphère ( après avoir ouvert en  grand vos fenêtres pour réduire la concentration de microbes ). L’huile essentielle de camomille a des vertus calmantes, intéressantes en cas de stress ou de nervosité inhabituelle. Enfin, les huiles essentielles de géranium, de bergamote ou de pin sylvestre, favorisent le repos des animaux épuisés par la maladie.

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PRUDENCE, APRÈS UNE BLESSURE !

Pour limiter les risques infectieux, un pansement doit être propre. C’est pourquoi, si vous devez sortir votre ami et qu’il pleut, il faut un plastique tout autour de la blessure ( sur une patte ou sur la queue ) ou le protéger avec un manteau imperméable s’il en a déjà un. Une fois rentré, vous devez bien sûr retiré le plastique ( sous peine de macération ) ou le manteau. Ne laissez pas votre animal avec un pansement sale ou mouillé, mais faites-en  un nouveau. Enfin, voyez d’urgence le vétérinaire si la plaie vous semble suintante ou purulente: ce peut être l’annonce d’une infection. Et pensez à l’Arnica ( en granules ) car, s’il y a eu une blessure, il y a forcément eu traumatisme.

 

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Le néflier

Posté par eurekasophie le 6 avril 2009

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Comment lire une taxobox Néflier commun
Mespilus germanica
Mespilus germanica
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Mespilus
Nom binominal
Mespilus germanica

 Fleur du néflier 

nflier2.jpg Fruits du néflier

 

La nèfle, ou «cul de chien» dans le langage populaire, a l’apparence d’une petite pomme brune. Assez insipide, ce fruit n’en reste pas moins très digeste. Il est précieux pour régulariser les fonctions intestinales. Mais il doit être consommé très mûr, soit carrément blet

Connu depuis l’Antiquité, le Mespilus germanica est un arbre fruitier à feuilles caduques. La nèfle n’est pas très attirante, de la grandeur d’une petite pomme de couleur brune, elle est surmontée d’une large couronne de sépales persistants mais ils ont des vertus médicinales indéniables. Dans le langage courant, on parle souvent de cul de chien lorsqu’on évoque la nèfle: pas très flatteur!

Les fruits relativement insipides mais très digestes quand ils sont mûrs et se consomment crus, en compotes et en sirops; ils sont précieux pour régulariser les fonctions intestinales.

Malheureusement, le néflier commun a rapidement été chassé des vergers pour trouver une place dans les haies vives des campagnes.

Laisser les fruits sur l’arbre Le fruit ne se déguste que lorsqu’il est blet. Depuis la cueillette, Il faut compter 6 à 8 semaines avant de pouvoir les déguster. Pour atteindre un bon blettissement, on peut laisser les fruits sur l’arbre et ne les cueillir qu’après l’assaut des premières gelées.

Au début du siècle, les enfants qui gardaient les troupeaux cachaient les nèfles dans le sol; les niches ou caches étaient garnies de feuilles mortes pour recevoir les fruits! Mais, ce sont généralement d’autres rongeurs qui en profitaient.

Le néflier commun est un bel arbre qu’on laisse sauvage, ses fleurs blanches, légèrement rosées, sont très décoratives.

On peut multiplier les néfliers par semis et par greffage comme tous les arbres fruitiers. Les écussons sont posés en juillet sur des porte-greffe de cognassier, de poirier ou d’aubépine.

Ne pas confondre… Cet arbre se plaît dans tous les types de sol mais il préfère les terrains chauds et légers; il a horreur des terres trop humides.

Il ne faut pas confondre le Mespilus germanica (néflier commun) avec l’Eriobotrya japonica appelé néflier du Japon! En effet l’Eriobotrya est un arbre à feuillage persistant qui ne produit

pratiquement jamais de fruits sous nos latitudes pour la simple et bonne raison que les fleurs apparaissent en novembre et les fruits en fin de printemps. Chez nous le néflier du Japon est avant tout un arbuste d’ornement.

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NOURRITURES SAUVAGES

Posté par eurekasophie le 31 décembre 2008

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Un week-end en forêt ou une journée ensoleillée de vacances en pleins champs peuvent être l’occasion d’aller faire un grand marché nature. Vous n’avez pas besoin de faucher la moitié d’un champ de céréales ni d’aller dérober les salades du maraîcher voisin. Il vous suffit d’ouvrir les yeux, de vous munir d’un grand panier et d’un bon couteau. En vous promenant au ras des herbes, en reniflant, en palpant , vous pourrez dénicher la bourrache aux fleurs d’azur ou les feuilles charnues du pourpier, débusquer les petits gris, repérer les clochettes jaunes du coucou ou ausculter les chapeaux grisâtres des morilles.

Toutes ces herbes, ces plantes et ces petits animaux sauvages composeront votre prochain menu. Vous avez seulement à vous baisser…..Votre panier se remplira plus vite au printemps, mais vous trouverez toute l’année quelques herbes bien vertes, ou quelques baies bien rouges pour le garnir, sans forcément chercher bien loin: toutes les plantes décrites dans « nourritures sauvages » sont aussi communes en liberté que la laitue dans les potagers. Vous les trouverez pour la plupart le long des chemins, dans les haies, les buissons, les clairières ou au bord des champs. Et si ous avez un doute, n’importe quel agriculteur ou villageois du coin pourra vous renseigner.

Attention tout de même: en pleine nature, vous n’aurez pas d’association de consommateurs pou vous défendre si vous choisissez des fruits pourris ou toxiques. C’est aussi à vous d’éviter bien sûr les endroits pollués, les bords de route nationale, les abords de champs récemment traités ou les haies aspergées de désherbant (souvent, il reste un résidu blanchâtre).

MALADES S’ABSTENIR

Si vous êtes malade, modérez votre fringale sauvage. Les plantes en liberté, souvent très riches en éléments minéraux, peuvent ne pas convenir aux personnes qui ont des ennuis de reins, qui souffrent du diabète ou de rhumatismes. La boulimie verte peut également avoir des inconvénients pour les gens bien portants, chez lesquels un abus de crudités ou de fruits provoque parfois des troubles digestifs. Ne dépeuplez pas les campagnes au profit de votre saladier, mais picorez par-ci, par-là, au gré des saisons et de vos envies.

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LES LEGUMES SAUVAGES

Il en existe des centaines, mais tous ne sont pas très faciles à dénicher, certains ont un goût bizarre, d’autres risquent de se révéler indigestes pour nos estomacs sensibles. Parmi les plantes connues et qui poussent partout, une bonne dizaine pourtant sont dignes de figurer sur la table de citadins au palais fragile. Vous les repérerez sans difficultés et vous vous habituerez très vite à ces odeurs et à ces parfums, subtils ou corsés, qui rappellent souvent la saveur des épinards, du concombre, ou celle un peu amère de la chicorée ou du cresson….Je vais commencer par vous faire découvrir l’ortie, sous un autre oeil que celui dont vous avez l’habitude de la considérer.

  • AU MENU :

  • L’ortie

  • Le pissenlit

  • Les algues

L’ORTIE

Autant elle brûle les doigts, autant elle glisse ensuite en douceur dans l’estomac, à condition de savoir la cueillir . C’est un végétal fortifiant et nutritif, plein de chlorophylle, qui a, en outre, l’avantage de régulariser les fonctions intestinales. Pour ne pas vous piquer à ses poils urticants, saisissez-la par-dessous, ou, plus simple, mettez des gants. L’ortie est très bonne en soupe ou en salade, surtout lorsqu’elle est jeune et tendre.

EN SALADE

Ne vous grattez pas la gorge à avance. En fait, l’ortie ne pique plus douze heures après avoir été cueillie, mais elle risque d’être un peu fanée. Vous obtiendrez donc le même effet en la faisant blanchir 5 minutes à l’eau bouillante. Coupez ensuite les feuilles devenues vert vif en petits morceaux, et servez-les avec une salade de riz ou de pommes de terre.

EN SOUPE

Lavez les feuilles et faites-les revenir dans la cocotte avec un peu d’huile et quelques oignons. Puis ajoutez 2 ou 3 pommes de terre coupées en morceaux, de l’eau, et laissez mijoter 10 minutes à l’autocuiseur ou une demi-heure dans une cocotte ordinaire. Ensuite, broyezle tout et servez avec un peu de crème fraîche. Vous pouvez aussi ajouter de l’oseille.

La première fois, ne prononcez pas le nom d’orties, sinon votre plat risque de souffrir de leur mauvaise réputation. Mais vous verrez ensuite que ces feuilles sont très appréciées.

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LE PISSENLIT

Tout est comestible dans cette plante qui a l’avantage en outre de pousser presque toute l’année ( sauf en janvier et février). Racine, feuilles, fleurs de pissenlit sont pleins d’éléments minéraux et de vitamines (potassium, calcium, sodium, magnésium, vitamine C en particulier) qui en font un aliment très nutritif et tonique. Il est en outre, diurétique. On l’appelle aussi dent-de-lion ou tête-de-moine, ou encore laitue du chien ! Quant à son pseudonyme de salade-de-taupe, il est justifié, car certains pissenlits blanchissent en poussant sous une taupinière (ils sont alors très appréciés, mais moins nutritifs). Coupez de préférence les jeunes pieds, beaucoup plus tendres.

Salade de moine

Lavez bien les feuilles (il faut a moins 3 lavages pour éliminer totalement la terre et l’herbe). Puis versez-les dans la vinaigrette et tournez la salade à l’avance. Rajoutez de l’ail ou de l’oignon haché, des petits lardons, un oeuf dur, des pommes de terre; assaisonnez avec de l’huile de noix et décorez de noix, ou encore parsemez de fleurs jaunes, qui ont l’avantage d’être moins amères que les feuilles.

Omelette aux fleurs

En principe, on utilise les boutons de fleurs ou les fleurs à moitié ouvertes, mais les grandes jaunes sont bonnes aussi. Enlevez la queue, lavez légèrement, puis faites revenir dans de l’huile d’olive à feu doux, en saupoudrant d’ail et de persil. Pendant ce temps, préparez l’omelette et versez les fleurs au milieu au dernier moment (pour les puristes); les autres, moins regardants, mélangeront le tout en une ratatouille très appétissante.

Servez accompagné de petits lardons, de champignons ou de tomates.

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LES ALGUES

Parmi les légumes minéralisants et fortifiants, les algues occupent la première place. D’un point de vue purement gustatif, c’est bien différent, surtout en ce qui concerne les algues brunes; pour certains, il est difficile de s’habituer à ce petit côté caoutchouteux, vaguement gluant, salé, iodé, fleurant puissamment les dessous de mer…… En purée bien assaisonnée et en condiment c’est délicieux, mais au nturel, c’est plus rebutant. Malgré tout, il est intéressant, facile et peu coûteux de faire l’expérience, dans des endroits non pollués, bien sûr.

L’ulve

C’est en salade que vous dégusterez cette algue douce, mince et verte qui pousse le long des rochers (surtout dans les baies abritées) et qu’on appelle aussi la laitue de mer. Coupez en petits morceaux et mangez avec des échalotes et du gruyère. Ce n’est pas mauvais non plus avec des harengs fumés ou salés, ou encore avec une marinade de maquereaux crus au citron. L’ulve se mange également cuite à la crème.

La laminaire

Elle se présente en longs rubans brun-vert qui peuvent tteindre plusieurs mètres de long (sur les rochers découverts à marée basse). Elle est tonifiante, reminéralisante et en même temps dépurative. Elle peut se manger en salade (avec olives, anchois et gruyère), cuite avec des poissons ou en pâté avec des fruits de mer ou des charcuteries. Faites-la cuire une demi-heure à une heure dans l’eau. Si elle est sèche, laissez-la tremper toute une nuit.

ATTENTION ! n’abusez pas des algues. Elles sont précieuses pour la santé à petites doses, mais peuvent provoquer des problèmes à fortes doses, étant donné la quantité d’éléments minéraux qu’elles contiennent: 40 fois plus de calcium que le lait et des rations énormes de magnésium, de potassium, de sodium.

PAGE SUIVANTE :

  • Le coucou

  • Le pourpier

  • La bardane

  • Les feuilles de vigne

  • L’ortie blanche

  • L’ache

 

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LA TANAISIE

Posté par eurekasophie le 26 décembre 2008

La Tanaisie [Tanacetum vulgare / Chrysanthum tanacetum / Chrysanthum vulgare] Exclamation [Astéracées]

Synonymes : Herbe de Saint-Marc, Herbe aux vers, Herbe aux lombrics, Herbe sainte, Sent-bon, Baume, Barbotine, Athanase.
Un bon nombre de ses synonymes fait appel à ses vertus : vermifuge [herbe aux vers, etc.], aromatique [sent-bon, baume.]
La tanaisie apparaît dans le Capitulaire de Villis au temps des carolingiens en tant que plante recommandée, tant pour un usage culinaire que médicinal auprès de l’homme mais aussi des animaux.

LA TANAISIE dans
La tanaisie est une plante vivace buissonnante solidement implantée terre par une souche envahissante, rameuse, rampante ; un rhizome, en fait.
Des tiges dressées et cannelées en touffe dont la hauteur peut atteindre 1,50 m, portant des feuilles très découpées à la forte odeur camphrée, et, enfin, des capitules de fleurs jaune d’or en boutons qui fleurissent de juin en octobre.

tanacetum-vulgare-3 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

La tanaisie est une plante relativement courante en plaine et en moyenne montagne [maximum 1 500m.] Cependant, on la trouvera rarement dans l’Ouest et le Sud de la France.
On la trouve sur les talus et décombres, dans les haies, les bords de chemin et d’eaux douces. Dans tous les cas, sur sol sec, au soleil ou à mi-ombre.

La tanaisie en phytothérapie :
1/Parties utilisées :

*Sommités fleuries
*Semences

2/Principes actifs :*Thuyone
*Tanacétone
*Tanacétine
*Bornéol
*Cinéol
*Camphre
3/Propriétés médicinales :

*Vermifuge
*Insectifuge
*Antispasmodique
*Antiseptique
*Fébrifuge
*Tonique
*Emménagogue

4/Usages :

*Colites spasmodiques, douleurs gastriques
*Fièvre
*Nervosité
*Vertige
*Règles insuffisantes
*Goutte, rhumatismes
*Entorses, foulures, contusions
*Varices
*Hydropisie [œdème généralisé]
*Ascaris et oxyures [vers intestinaux]

5/Contre-indications, remarques et autres usages :

*Cette plante est une espèce végétale toxique Exclamation*La tanaisie est déconseillée à la femme enceinte : elle est abortive ! Elle est également tétanisante et convulsive.*La tanaisie est un anti-puce/anti-punaise efficace [à placer entre le sommier et le matelas, à la campagne, par exemple.]
Quelques feuilles de tanaisie dans la niche d’un chien feront disparaître les puces. Les mites et les fourmis ne résistent pas à son parfum.
On a utilisé les feuilles dont on enveloppait les viandes afin d’en éloigner les mouches.

*Il existe un élixir floral à base de fleurs de tanaisie : il est destiné pour des tempéraments indécis, lents et apathiques qui remettent à plus tard par peur des contraintes.*Dans le Mésnagier de Paris [le plus important document culinaire du Moyen-Âge – XIV ème siècle], la tanaisie entre dans un certain nombre de recettes, les œufs à la tanaisie, par exemple.
Elle entre dans la composition de la Chartreuse ainsi que dans des sirops et liqueurs artisanaux
*Avec les fleurs de tanaisie, on obtient une teinture dorée.

*Tanacetum vulgare Var. Crispum : une espèce dont les feuilles sont utilisées dans les bouquets.

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