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ON S’AMUSE ?

Posté par eurekasophie le 13 décembre 2009

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C’est dimanche, y fait pas trop chaud dehors,  je me suis dit :

 » Tiens, si je restais à la maison et que je propose aux internautes une énigme ..ou deux, voire trois à résoudre  »

 

Est-ce-que cela vous tente ?

Allez , c’est parti !

Première énigme

A votre avis, c’est quoi ça ?

gratteronfruit2.jpg

Vous avez trouvé ? betty005bravo.gif

Deuxième énigme

Ceci est un mini rébus …

G a

Vous avez trouvé ? betty005bravo.gif

Troisième énigme

Anagramme facile.gifAvec les lettres de mon nom on peut écrire celui de ma maison
Qui suis je ?

 Vous avez trouvé ? betty005bravo.gif

Bon, je donne les réponses aux énigmes…

Mes amis, j’en ai lu des vertes et des pas mûres !

La prochaine fois, je ferai plus facile, promis .

1) énigme

C’est le fruit du gratteron

 Le Gratteron est le plus commun de ces plantes grimpantes qui s’accrochent à tout ce qui se présente : aux végétaux pour s’élever ; aux animaux et aux vêtements pour sa dispersion. Moins amusant que la Bardane, il est plus tenace puisque ses fruits, ses feuilles mais aussi sa tige sont munis de crochets. Rameuse dès la base, cette tige, qui peut atteindre un mètre de long, porte des verticilles de 6 à 8 feuilles allongées qui se terminent par une pointe. Pédonculées, les petites fleurs blanches ont des corolles à quatre pétales et se rangent en cymes. Le Gratteron est une plante annuelle si envahissante que les Anciens l’avaient déjà remarquée, d’où son nom latin d’“aparine”, signifiant “qui s’agrippe”.

2) énigme : mini rébus

G a = G grand a petit = ( j’ai grand appétit )

3) énigme : anagramme

Chien et niche

Valà valà…

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé

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PETIT JARDIN DE DECEMBRE

Posté par eurekasophie le 30 novembre 2009

Ce qu’il faut faire en décembre
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot

Si les grands froids de l’hiver nous ont épargné le mois dernier, c’est sûrement en décembre qu’il va falloir s’en méfier.

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Il est l’heure de veiller à ce que nos végétaux puissent passer les froids prochains sans craindre les nombreuses péripéties qui les guettent. Mais que dire de ces hivers que redoutent bon nombre de personnes si ce n’est de les glorifier par la beauté qu’ils donnent à nos paysages.
Au potager
L’hiver vous aidant par ses gelés à éliminer les herbes indésirables qui subsistent encore, aidez-le à nettoyer votre jardin qui n’en sera que mieux préparé pour les futurs semis et plantations.
 decembre00.jpg

Profitez de cette période pour apporter de la fumure et labourer le terrain. S’il vous reste certains légumes en terre et que vous ne pouvez les ramasser faute de place pour les conserver, protégez-les par un tapis de paille ou de feuilles mortes. Coté semis, il est encore temps de mettre en terre épinards et laitues de printemps.Au verger
Tout comme novembre était propice à la plantation des arbres fruitiers, décembre l’est aussi. Veillez cependant à ne planter vos sujets qu’en période hors gel. Décembre est le mois idéal pour la taille des arbres à pépins tels que pommiers et poiriers. Profitez également de cette période pour tailler vos arbustes à petits fruits tels que groseilliers et cassissiers. L’entretien de vos arbres et arbustes fruitiers est essentiel en hiver pour qu’ils puissent retrouver leur pleine rigueur au printemps prochain. Procédez à l’élimination des mousses sur leur tronc où se nichent bon nombre de parasites ; commencez également les traitements d’hiver. Comme au verger, apportez de la fumure aux pieds de vos arbres.

decembre000.jpg

Au jardin d’ornement
Le froid n’épargne rien, pas même les plus belles fleurs aussi parfumées soient-elles. N’oubliez pas de protéger vos plantes de massif par un paillage qui les aideront à passer les jours de froid sans le moindre mal. Apportez du compost aux pieds de vos rosiers et autres arbustes à fleurs. Profitez de cette dernière période pour mettre en terre vos bulbes de tulipes, jonquilles et narcisses. Ha !… Ne vous imaginez-vous pas déjà les voir fleurir à l’arrivée du printemps ? Rien de tel pour se donner du courage.

Plantes d’intérieur et de balcon
Veillez sur vos plantes d’intérieur, bien qu’elles soient à l’abri du froid, elles ne sont pas pour autant à l’abri de la sécheresse, ne les oubliez pas, pensez donc à les arroser, mais surtout sans excès. Ne les disposez pas non plus trop près d’une source de chaleur en pensant qu’elles passeront mieux l’hiver, Il n’en est rien.

Les arbres, arbustes et haies
Protégez vos arbres et arbustes les plus sensibles du froid qui les menace, soit en les enveloppant d’un voile d’hivernage pour les plus petits, soit en veillant à protéger les sujets les plus imposant en isolant la base de leur tronc avec de la paille ou du feuillage. Profitez des jours hors gèle de décembre pour faire de nouvelles plantations. Entretenez-les en taillant leur bois morts et autres branches devenues trop importantes, vous pouvez également continuer à tailler vos haies.

Petit jardin – Le petit magazine du jardinage et des plantes – www.graines-et-plantes.comPage 2

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MAUVE ROYALE

Posté par eurekasophie le 25 novembre 2009

 

 

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mauveroyale1.jpg

Mauve royale
 

( Lavatera arborea )

( Malvacées )

Synonyme(s) : Lavatère arborescente, Mauve des jardins

Ch’t’ articl’ye fut c’menchie en Jèrriais Jèrriais

D’la mauve ou des mauves dé gardîn, d’la grand’ mauve, du maûvi (Guernésiais grànd mauve; en Latîn Lavatera arborea) est eune pliante.

Dans les gardîns nou soulait plianter d’la mauve tout au ras d’la p’tite maîson à seule fîn qu’nou piêsse faithe sèrvi ses grandes douoches fielles pouor ses bésouains sannitaithes.

Lavatera arborea

Lavatera arborea1.jpg

d’la mauve

Botannie
regnum: Pliantes
divisio: Magnoliophyta
classis: Magnoliopsida
ordo: Malvales
familia: Malvaceae
genus: Lavatera
species: Lavatera arborea

Altitude : jusqu’à 1500 m.

Taille : 1 à 3 m.

Floraison : d’avril à septembre.

Cycle de vie : bisannuelle.

Répartition : france : Atlantique, Méditerranée.

Habitat : rochers et sables maritimes, éboulis, corniches, galets consolidés, dunes fixées, arrière-dunes, décombres, talus, landes. Plante nitrophile favorisée par toute accumulation de matières organiques.

Les mauves (genre Malva) ont donné leur nom à la famille des malvacées, qui comprend aussi les lavatères, les guimauves et la rose trémière. Dans cette famille de plantes herbacées ou arbustives à feuilles alternes, les fleurs, dont le coloris varie du rose au mauve et au pourpre (même si on trouve parfois des fleurs blanches), ont un calice de 5 sépales souvent doublé d’un calicule, ainsi qu’une corolle à 5 pétales. Les étamines sont nombreuses et soudées ensemble en une colonne engainant l’ovaire et les styles. Les fruit est une capsule composée de plusieurs carpelles disposés circulairement.

Les mauves elles-mêmes sont des plantes herbacées dont la fleur porte un calicule (petit calice s’ajoutant au calice). Les pétales sont échancrés. On précisera que la distinction entre les genres Malva et Lavatera (plantes généralement plus ligneuses) est difficile à faire.

Nom catalan : malva.

Utilisations officinales : la plante possède des substances expectorantes et émollientes.

 

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Espèces recensées en France (noms acceptés, source Tela Botanica) :

Malva alcea L.    
Malva cretica Cav.      
Malva moschata L.      
Malva neglecta Wallr.      
Malva nicaeensis All.  
Malva parviflora L.    
Malva pusilla Sm.    
Malva sylvestris L.    
Malva tournefortiana L.  
Malva verticillata L.  
+ divers hybrides 
Lavatera arborea L.
Lavatera bryoniifolia Mill.  
Lavatera cretica L.  
Lavatera maritima Gouan  
Lavatera olbia L.  
Lavatera plebeia Sims  
Lavatera punctata All.  
Lavatera thuringiaca L.  
Lavatera trimestris L.  

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DIX PISTES POUR CHOYER SON ANIMAL

Posté par eurekasophie le 16 septembre 2009

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LES DIX PISTES POUR CHOYER SON ANIMAL

À MOINDRE COûT …..

Quand on aime son chien ou son chat, l’idée de s’en séparer ne nous vient même pas à l’idée.

Alors, on fait comment en cas de baisse de revenus ?

Tout le monde peut connaître des déboires financiers. Et lorsqu’il faut se serrer la ceinture, le bugdet  » animal  » peut parfois peser bien lourd dans la balance. C’est peut-être le moment de changer quelques habitudes. Pour leurs animaux de compagnie, les Français dépensent chaque année la coquette somme de 3,2 milliards d’euros : 75 % dans l’entretien et la nourriture, 16 % dans les accessoires et 9 % en soins de toilette et de loisirs. Un budget rondelet qui peut supporter quelques économies ……

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1 Mettez-le au  » régime sec  » !

Pour une même marque et un même niveau de qualité, les aliments secs ( croquettes ) pour chiens ou chats reviennent moins cher que les pâtées. De plus, ils sont faciles à transporter en cas de déplacements. Une bonne raison pour y habituer tout de suite votre animal s’il est adepte des aliments humides. Procédez au changement par paliers : mélangez 1/4 de l’aliment sec à 3/4 de sa nourriture habituelle. Puis, au bout de 2-3 jours, faites moitié-moitié. Puis, après 48 heures, mettez 3/4 de l’aliment sec pour 1/4 de son ancienne nourriture et tant pis s’il boude ! Il n’y a aucun risque qu’il se laisse mourir de faim, mais il vous teste et vous ne devez pas céder. Enfin, en dernier recours, vous pouvez donner ponctuellement un aliment de moindre qualité ou lui préparer des repas traditionnels à base de haricots verts en boîte, de riz bien cuit et de blanc de poulet.

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♥ 2 Ayez le réflexe  » caresse  »

Plutôt que de le récompenser systématiquement avec une friandise achetée en magasin, pensez aux friandises  » maison  » ( une olive pour un chat, une croûte de fromage pour un chien ) et surtout, aux câlins !  Ces derniers ont de multiples avantages : en l’occurence, on peut les donner sans modération et sans risque de faire grossir son animal !

3 Soignez-le à moindre coût

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Pour les soins vétérinaires, on peut faire jouer la concurrence ( les tarifs sont libres ). Ou s’adresser aux dispensaires de la SPA ( Société Protectrice des Animaux ) : les maîtres qui ont peu de ressources y sont les bienvenus ( venir avec son avis de non imposition ). De même , la Fondation Assistance aux animaux dispose de dispensaires à Paris, Toulon, Nice et Marseille. Et les quatre écoles vétérinaires françaises ( Lyon, Nantes, Toulouse et Maison-Alfort ) sont ouvertes à tous, sans condition de ressources .

♥ 4 Pensez aux médecines douces

Un médicament homéopathique revient moins cher qu’un médicament classique et donne de bons résultats chez les chiens et les chats, en particulier pour les troubles du comportements, mais pas seulement. A avoir chez soi : Arnica 7 CH en cas de choc, Api 7 CH pour les piqûres d’insectes, Ignatia 9 CH avant une séparation ou un voyage, Nux vomica 7 CH en cas de vomissements, Rhus tox 7 CH pour les chiens qui ont des petites douleurs articulaires, etc.

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♥ 5 Fabriquez vos propres jouets   » maison « 

Ce sont surtout les chats vivant en appartement et ne sortant jamais de chez eux qu’il faut absolument occuper en votre absence, sous peine de stress. La petite souris mécanique achetée en magasin n’a pas plus de succès que les nombreux joujoux que vous pouvez lui fabriquer. Quelques classiques: la fenêtre laissée entouverte pour créer un léger courant d’air et agiter des plumes pendues à un fil. Un bouchon de liège accroché à un fil pendu à la poignée de la porte. Le mobile chiné un euro en brocante, à remonter avant de partir. La bassine d’eau dans laquelle flotte un petit canard transportant une croquette. Quelques croquettes au fond d’un carton en partie rempli par des balles de ping-pong….

 

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♥ 6 Fabriquez vous-même sa niche

http://www.buildeazy.com/fp_doghouse.html     est un site canadien où l’on trouve des plans détaillés pour fabriquer une jolie niche en bois, résistant au froid et à l’humidité ( mais l’explication est en anglais ) .

 

 

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♥ 7 Toilettez-le vous-même

Un chien ou un chat régulièrement brossé et lavé n’a pas de problème de noeuds inextricables. Certes, le toiletteur est plus habile pour en faire une beauté, mais en cas de bugdet en berne, l’important est que votre compagnon se sente bien dans ses poils et là, ça ne dépend que de votre régularité à le brosser.

 

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Cliquez sur chaque image, vous connaîtrez ainsi la façon de bien toiletter votre chat ou votre chien

♥ 8 Regroupez-vous pour acheter

L’union fait a force. Plus vous achetez du volume et plus les prix baissent. Boudez les sites en ligne qui regroupent surtout des acheteurs potentiels de matériel informatique ou HI-FI. Allez plutôt sur http://www.le-bon-coin.biz/ ou http://www.kijiji.fr/ car on commence à y trouver des annonces de particuliers en quête de co-acheteurs pour des croquettes ou des litières…..

♥ 9 Donnez et faites de la récupération

Sur des sites comme http://donnons.org/ , http://www.recup.net/, on trouve des dons d’accessoires pour animaux. Leurs propriétaires s’en séparent, le plus souvent après le décès de leur compagnon ou en raison d’un déménagement. Il faut aller le chercher sur place, mais en contrepartie, c’est gratuis. Et si chacun joue le jeu de donner ce qui ne sert plus à la Minette ou à Rufus, on peut faire bien des heureux !

♥ 10 Faites stériliser votre animal

Je vous parlerai de la stérilisation de votre chien ou de votre chat dans un article bien mieux ciblé mais en attendant, sachez que le prix  pour un chat est de 60 € et de 350 € en moyenne pour une chienne chez un vétérinaire libéral. C’est une grosse dépense certes, mais ça évite plus tard, à votre animal d’avoir une tumeur mammaire ( à condition qu’elle ait été opérée avant les premières chaleurs ) . Et ça évite surtout de vous retrouver avec une portée non voulue et de nouvelles bouches à nourrir !

 

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LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

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Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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Image de prévisualisation YouTube

 

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

img1680.jpg

(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

Publié dans NOS GRANDS HOMMES, PASTEUR LOUIS ..sa vie...son oeuvre ... | 14 Commentaires »

AUX PETITS SOINS …..

Posté par eurekasophie le 3 août 2009

chiencroixrouge.gifanimalconvalescent3.jpgchiencroixrouge.gif 

 

D’UN ANIMAL CONVALESCENT !

Maladie, blessure, accident, stérilisation, opération……La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

Pour aider votre petit compagnon à se remettre plus vite sur ses pattes, jouez la carte de la douceur et des

médecines naturelles !

Quand on est souffrant, un rien nous irrite. Votre animal n’échappe pas à la règle et c’est pourquoi vous devez commencer par lui offrir le maximum de

confort. Oublié le panier ou la niche trop étroite ! Le temps qu’il se remette, offrez lui un matelas épais où il puisse s’étendre de tout son long. C’est important car, à la suite de certaines opérations ou de maladies rhumatismales, sa position habituelle ( couché en rond ) peut être douloureuse. De plus, s’il porte une collerette pour ne pas arracher ses fils, il a besoin d’espace.

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IL VIENT D’ÊTRE OPÉRÉ !

Le B.A.BA : la rééducation est plus facile sur un animal de poids normal que sur un animal obèse.S’il a besoin d’un petit régime, c’est donc plutôt avant l’opération qu’il faut y penser. Après l’opération, votre animal doit rester au repos pendant un mois, le temps que ses tissus cicatrisent. Attention, pendant les dix premiers jours, les restrictions sont sévères. Si c’est un chat, il doit rester cantonné à l’intérieur de la maison, dans une pièce sans étagère et sans meuble situé en hauteur, afin qu’il ne soit pas tenté d’y grimper. Si c’est un chien, il peut faire une mini promenade d’hygiène ( pour ses besoins ), mais uniquement tenu en laisse courte. Il ne doit pas descendre ou monter des marches, ni sauter, ni courir, ce qui peut nécessiter de le cloîtrer dans un parc à bébé ou tout autre endroit restreint dont il ne puisse sortir durant le reste de la journée. Ensuite, ses promenades peuvent très progressivement s’allonger, mais il doit toujours être tenu en laisse et ne pas sauter. Cette mini marche quotidienne est suffisante pour empêcher la fonte de ses muscles qui est le principal obstacle à une récupération rapide.

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Le coup de pouce des médecines douces : pour faciliter le réveil d’un chat opéré et éviter qu’il n’en garde un trop fâcheux souvenir, les

vétérinaires homéopathes conseillent Nux vomica 15 CH et Opium 15 CH, 5 granules de chaque, le soir de l’anesthésie et les deux soirs qui suivent. Et, dans les suites opératoires, pour un chat, comme pour un chien, Arnica montana 9 CH ( 5 granules par jour ), accélère la cicatrisation des tissus et ne présente pas de risque d’interférence avec les anti-inflammatoires et les antibiotiques prescrits par le vétérinaire.

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IL SORT D’UNE MALADIE !

Le B.A.BA : sur le plan alimentaire, ce n’est pas le moment de faire des économies avec des aliments bas de gamme. Un animal convalescent a besoin d’une ration en protéines de bonne qualité et en quantité suffisante ( à moduler avec le vétérinaire en cas d’insuffisance rénale ). S’il a moins d’appétit, ce qui est fréquent, donnez-lui des aliments hautements digestibles, riches en vitamines B1, B6, en fer et en zinc, afin de doper ses défenses immunitaires. Les vétérinaires vendent des aliments spécialement conçus pour les animaux convalescents qui peuvent même se présenter sous forme liquide, pour ceux qui refusent de s’alimenter: c’est encore le plus simple. Le vétérinaire peut aussi prescrire de la L-Carnitine en complément alimentaire, car cet acide aminé favorise la reconstitution du muscle. Outre les prescriptions médicamenteuses, à bien respecter, il ne vous reste plus qu’à surveiller sa température: si tout va bien, elle est de 38 à 39 ° , mais pas plus…..

Le coup de pouce des médecines douces :

Un animal malade se sent vulnérable et peut donc se montrer, de ce fait, davantage irritable.

C’est pourquoi vous devez tout faire pour l’apaiser. Idem si vous devez lui faire des soins désagréables ( comme des injections sous-cutanées ). Chez un chat, le plus simple pour vaincre le stress est la diffusion de phéromones apaisantes. Vous pouvez aussi donner une protéine apaisante ( celle qui endort les petits après la tétée ) sous forme de complément alimentaire ( Zylkène ® ). Cette protéine existe également en version pour chiens. Chez ces derniers, il y a l’alternative des huiles essentielles, non pas directement sur la fourrure, mais diffusées à l’aide d’un diffuseur électrique. Mettez juste 2 gouttes, pas plus, car ils sont plus sensibles aux odeurs que nous et le but n’est pas de les incommoder. Par exemple, l’huile essentielle de lavande ( Lavandula angustifolia ) a des vertus apaisantes et assainissantes. On peut donc l’utiliser quand on a un petit ou un grand malade à la maison, pour le calmer et pour atténuer les odeurs d’eau de Javel et de désinfectants. L’huile essentielle de romarin est un expectorant et fluidifiant des sécrétions bronchiques que l’on peut associer à l’huile essentielle de bois de rose, immunostimulante et antiseptique, ou à l’huile de thym. Ce mélange est intéressant si votre animal a contracté une maladie infectieuse, pour assainir l’atmosphère ( après avoir ouvert en  grand vos fenêtres pour réduire la concentration de microbes ). L’huile essentielle de camomille a des vertus calmantes, intéressantes en cas de stress ou de nervosité inhabituelle. Enfin, les huiles essentielles de géranium, de bergamote ou de pin sylvestre, favorisent le repos des animaux épuisés par la maladie.

animalconvalescent.jpg

PRUDENCE, APRÈS UNE BLESSURE !

Pour limiter les risques infectieux, un pansement doit être propre. C’est pourquoi, si vous devez sortir votre ami et qu’il pleut, il faut un plastique tout autour de la blessure ( sur une patte ou sur la queue ) ou le protéger avec un manteau imperméable s’il en a déjà un. Une fois rentré, vous devez bien sûr retiré le plastique ( sous peine de macération ) ou le manteau. Ne laissez pas votre animal avec un pansement sale ou mouillé, mais faites-en  un nouveau. Enfin, voyez d’urgence le vétérinaire si la plaie vous semble suintante ou purulente: ce peut être l’annonce d’une infection. Et pensez à l’Arnica ( en granules ) car, s’il y a eu une blessure, il y a forcément eu traumatisme.

 

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LA CERISE

Posté par eurekasophie le 2 juillet 2009

 

 

cerise1.gifQUAND NOUS CHANTERONS LE TEMPS DES CERISES …. cerise1.gif

 

note031.gifcerise.jpgnote031.gif

Anglais: Cherry
Espagnol: Cereza

Appellations françaises du XVIIIe s. 

  • Belle de Choisy
  • Précoce de Mai
  • Gloire de France
  • Reine-Hortense
  • Belle Suprême, etc.


Origine: Orient, Asie Mineure

Étymologie

Certains prétendent que le mot cerise est une déformation du sanskrit « karaza » signifiant Quel jus, quelle saveur! Mais cette prétention est discutable.
on prétend que les premières cerises étaient originaires de Kerassos, nom grec qui signifie « corne »
c’est du mot « Kerassos » que provient le nom français et espagnol: cerezo / cerisier pour l’arbre; cereza / cerise pour le fruit. Histoire et coutumes Partie de l’Orient, les oiseaux laissent tomber des noyaux tout le long de leur envolée vers l’Occident raconte la légende et c’est ainsi qu’elle se retrouve en Grèce, à Rome et garnit la table de Lucullus. Ce célèbre gastronome mais général romain de profession, partait parfois pour de longs voyages au fil de ses campagnes mais en profitait pour dénicher l’épice rare, le fruit insolite afin d’apporter une touche nouvelle à sa quête de goût et d’harmonie des saveurs. C’est ainsi qu’il rapporta la cerise d’Asie Mineure en Italie. Certains historiens parlent de Césaronte, d’autres des abords de la Mer Caspienne, une cerise plus douce que la sauvage des marchés d’Athènes et des abords du forum romain.
L’empereur Charlemagne ordonne, dans son royaume, de planter les cerisers aux côtés des muriers. Plus tard, au Moyen-Âge, la cerise entre dans les menus, crues ou cuites dans le vin et servie comme dessert.


la cerise a une longue histoire d’amour depuis le temps de Gaulois. Dans certaines provinces de France, on accrochait une branche de cerisier au-dessus de la porte des filles peu farouches.

Lorsque vient le temps des cerises, plusieurs villes apportent dans les festivités le concours des cracheurs de cerises – à Francesca, c’est la cerise entière; à Noyon, le noyau. Le record est de 11 mètres!

Au XVIIIe s., on pouvait même, dans la région de Montmorency, reconnue pour sa production, louer un cerisier à la journée pour en faire la cueillette à loisir.


fleursdecerisier.gifCombien de gravures japonaises présentent des bouquets légers de fleurs disposés par une nature artiste sur une branche noueuse. C’est l’arbre printanier, l’arbre du Mai, symbole de pureté et de béatitude intemporelle qui donne lieu à des festivités en plein air et, pour l’occasion, on apporte des moshis, des gâteaux de riz enveloppés . dans des feuilles de cerisier. La garde des sabres des Samouraïs était ornée de cerise, symbolisant la guerre et le destin. Par contre, elle signifie aussi le bonheur et le jour du mariage, les époux boivent une infusion de fleurs de cerisier.


Un jour, une des favorites espagnoles du roi maure Abderraman III fut prise de mélancolie et lui demanda de voir la neige en avril. Voulant satisfaire son caprice, il l’emmena dans la vallée perdue sise au pied des monts Gredos dans la région actuelle de l’Estrémadure, pour lui montrer le blanc tapis de fleurs blanches que répandent des milliers de cerisiers en fleurs.

Ici, on affirme que les cerisiers étaient bien implantés au XIVe siècle dans la vallée de Jerte à 220 km au sud-ouest de Madrid. Certains historiens optent pour son introduction par les Maures, d’autres remontent jusqu’à la conquête romaine de la péninsule ibérique alors qu’ils chassent les Carthaginois de cette région fondée par Hannibal.


Dans la Suisse catholique, on dit que c’est le Christ « qui a mis la queue aux cerises », signifiant, de façon tangible, qu’il a tout prévu sur terre, voire même de rattacher chaque fruit pour former des bouquets.

cerises006.gif                                                                                                   cerises006.gif                                                                                   cerises006.gif

Les petites moeurs de la cerise

La cerise, toute rouge de plaisir ou rouge de honte, a souvent trôné dans le vocabulaire de la galanterie. Dans certaines provinces de France, on dépose une branche de cerisier sur le seuil de la maison d’une fille peu farouche.

Au Québec, les jeunes filles emploient l’expression « perdre sa cerise » lorsqu’elles parlent de leur virginité.

 

BIENFAITS

La cerise est le plus sucré des fruits rouges et donc aussi le plus énergétique : elle fournit environ 68 kcal/100 g. A noter que les variétés « acides » (amarelle, griotte), surtout utilisées en produits transformés (conserves au sirop ou à l’eau-de-vie, fruits confits, confitures), sont moins sucrées et donc un peu moins caloriques.

Valeurs nutritionnelles
pour 100 g

Protides 0,8 g
Glucides 15 g
Lipides 0,4 g
Calories 68 kcal

Une portion de 125 g de cerises permet de couvrir 20 à 30 % de l’apport quotidien recommandé en vitamine C et 25 % de l’apport quotidien recommandé de provitamine A, ou carotène. Ces vitamines ont des propriétés anti-oxydantes, c’est-à-dire qu’elles limitent les effets néfastes des radicaux libres sur les cellules.

Riches en eau et en potassium (250 mg/100 g), les cerises ont des propriétés diurétiques et leurs fibres stimulent le fonctionnement intestinal.
Pour une meilleure digestion, il est conseillé de bien les mastiquer et de ne pas boire trop d’eau en même temps. Sinon, dégustez-les cuites : leurs fibres sont alors très attendries.

Enfin, sachez qu’une étude réalisée aux États-Unis a montré que le jus de cerise joue un rôle anti-bactérien, qu’il peut neutraliser l’activité enzymatique aboutissant à la formation de plaque, prélude à la carie dentaire…

 

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DEGUSTATION

Choisissez les cerises fermes et charnues, avec des queues vertes et bien attachées, à la couleur brillante. Elles peuvent être plus ou moins foncées selon les variétés.

Conservez-les une journée dans une corbeille de fruits à l’abris de la chaleur, ou bien pas plus de deux jours dans le bac à légume du réfrigérateur. Dans ce cas, sortez-les au moins 30 minutes avant de les consommer.
Les cerises se congèlent très bien : lavées, égouttées, équeutées et dénoyautées ; nature ou recouvertes d’un sirop de sucre. Pour dénoyauter plus facilement les cerises, faites-les tremper une heure dans une eau glacée après les avoir équeutées.

Consommez-les rapidement pour profiter de tout leur jus et de tout leur sucre. Il n’y a rien de meilleur que de croquer dans un fruit frais… Les cerises font aussi de très bonnes pâtisseries : tartes, clafoutis, soufflés. Pensez également à en mettre dans vos compotes, salades de fruits et coupes glacées.
Les cerises à la liqueur se marient très bien avec le chocolat, comme dans le délicieux gâteau Forêt Noire. En plat chaud, les cerises servent à confectionner des soupes typiques en Alsace et en Allemagne ; elles servent aussi d’accompagnement pour le gibier et le canard.

Parmi les liqueurs et les alcools à base de cerises, les plus connus sont : le kirsch d’Alsace, le guignolet d’Anjou, le ratafia de Provence, le cherry anglais et le marasquin d’Italie. On fait aussi du vin de cerises avec du jus de cerise fermenté.
Enfin, les queues de cerises et les fleurs de cerisiers séchées s’emploient en infusion.

 

La Cerise – Propriétés médicinales
D’hier .

Les queues de cerises ont, depuis longtemps, été reconnues comme diurétiques et on retrouve des prescriptions datant du Moyen-Âge. Elles contiennent de l’acide malique et tartrique. Fanny Deschamps, romancière, fait dire à une servante du XVIIIe s., dans son langage coloré, que la queue de cerise est très importante pour ces messieurs: « Les gens, les hommes surtout, c’est inquiet d’avoir assez à pisser que c’en est pas croyable! Aussitôt le pied par terre ça court au pot de chambre, et tant plus que ça le remplit, tant plus que ça jubile, comme si pisser après c’était le meilleur moment de la chose! ».<

 

À aujourd’hui .

Désintoxicante

Diurétique

    les queues de cerise ont la propriété d’augmenter le volume des urines

Fébrifuge

Laxative

 

Recette

Infusion

La queue de cerise en infusion est un vieux remède dont l’effet est léger et progressif.

  1. faire bouillir 1 litre d’eau avec une bonne poignée de queues de cerise pendant 10 min.;
  2. retirer du feu et laisser infuser 6 min.; filtrer;
  3. Pour transformer cette boisson au goût médical amer, ajouter quelques gouttes de sirop de framboises ou de cassis
  4. ou verser sur un bâton de cannelle, des quartiers de pommes ou des pruneaux
  5. prendre une tasse (250 ml) après le repas

 

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BROUTONS LA GARRIGUE…….

Posté par eurekasophie le 8 avril 2009

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La plus curieuse de mes cueillettes est sans nul doute  » le Nombril-de-Vénus  » (Umbilicus rupestris , de la famille des crassulacées )

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Cette plante grasse est familière des vieux toits moussus et des murets dans le midi , je la trouve nichée dans la mousse humide , du côté ombragé des murelles
Autrefois elle était consommée en salade ,  et les feuilles soigneusement épluchées étaient appliquées sur les plaies pour activer la cicatrisation

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Je me suis dit que cette plante devait être très riche en vitamine C !
Une bonne raison pour la manger !

J’en ai fait deux salades ,
L’une avec des radis , des lamelles d’olives piquées , de la féta et une vinaigrette au miel

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L’autre avec des radis , de la cervelle de canut à l’ail et fines herbes , quelques pétales de fleurs de pissenlit pour faire joli et coloré

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C’est très croquant , un peu comme les coeurs de laitue .
Il faut prendre des pousses très jeunes bien tendres , le Nombril-de-Vénus peut atteindre une grande largeur et virer au rouge sous l’effet du soleil.

Et vous , dans votre campagne qu’avez vous trouvé ? 

C’est quoi la cervelle de canut ? Comment ça se prépare ?

Préparation : 15 mn
Cuisson : 0

Ingrédients pour 10 personnes) :

- 2 fromages blancs en faisselle (gros pot d’un kg)
- une demie échalote
- 20 g de ciboulette
- un demi dl de vin blanc sec
- 2,5 dl de crème fraîche
- sel, poivre

Préparation :

Bien égoutter les fromages blancs.
Eplucher et hacher finement l’échalote et émincer finement la ciboulette. Garder un peu de ciboulette pour la décoration finale.
Mélanger les fromages blancs, l’échalote et la ciboulette avec une spatule en bois (et non pas avec un fouet) car ce mélange ne doit pas être lisse.
Ajouter le vin blanc, le sel et le poivre. Mélanger avec la spatule.
Battre la crème très froide et toujours avec la spatule en bois mélanger la crème au reste de la préparation. Parsemer le dessus de la cervelle de canut avec le reste de la ciboulette.
La cervelle de canut doit être servie très froide. Elle peut être accompagnée avec du pain de seigle ou du pain de campagne.

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Le néflier

Posté par eurekasophie le 6 avril 2009

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Comment lire une taxobox Néflier commun
Mespilus germanica
Mespilus germanica
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Mespilus
Nom binominal
Mespilus germanica

 Fleur du néflier 

nflier2.jpg Fruits du néflier

 

La nèfle, ou «cul de chien» dans le langage populaire, a l’apparence d’une petite pomme brune. Assez insipide, ce fruit n’en reste pas moins très digeste. Il est précieux pour régulariser les fonctions intestinales. Mais il doit être consommé très mûr, soit carrément blet

Connu depuis l’Antiquité, le Mespilus germanica est un arbre fruitier à feuilles caduques. La nèfle n’est pas très attirante, de la grandeur d’une petite pomme de couleur brune, elle est surmontée d’une large couronne de sépales persistants mais ils ont des vertus médicinales indéniables. Dans le langage courant, on parle souvent de cul de chien lorsqu’on évoque la nèfle: pas très flatteur!

Les fruits relativement insipides mais très digestes quand ils sont mûrs et se consomment crus, en compotes et en sirops; ils sont précieux pour régulariser les fonctions intestinales.

Malheureusement, le néflier commun a rapidement été chassé des vergers pour trouver une place dans les haies vives des campagnes.

Laisser les fruits sur l’arbre Le fruit ne se déguste que lorsqu’il est blet. Depuis la cueillette, Il faut compter 6 à 8 semaines avant de pouvoir les déguster. Pour atteindre un bon blettissement, on peut laisser les fruits sur l’arbre et ne les cueillir qu’après l’assaut des premières gelées.

Au début du siècle, les enfants qui gardaient les troupeaux cachaient les nèfles dans le sol; les niches ou caches étaient garnies de feuilles mortes pour recevoir les fruits! Mais, ce sont généralement d’autres rongeurs qui en profitaient.

Le néflier commun est un bel arbre qu’on laisse sauvage, ses fleurs blanches, légèrement rosées, sont très décoratives.

On peut multiplier les néfliers par semis et par greffage comme tous les arbres fruitiers. Les écussons sont posés en juillet sur des porte-greffe de cognassier, de poirier ou d’aubépine.

Ne pas confondre… Cet arbre se plaît dans tous les types de sol mais il préfère les terrains chauds et légers; il a horreur des terres trop humides.

Il ne faut pas confondre le Mespilus germanica (néflier commun) avec l’Eriobotrya japonica appelé néflier du Japon! En effet l’Eriobotrya est un arbre à feuillage persistant qui ne produit

pratiquement jamais de fruits sous nos latitudes pour la simple et bonne raison que les fleurs apparaissent en novembre et les fruits en fin de printemps. Chez nous le néflier du Japon est avant tout un arbuste d’ornement.

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LES PLANTES SANS SOL (2)

Posté par eurekasophie le 20 février 2009

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Les plantes sans sol

Dans l’eau

Il est possible de cultiver des plantes sans compost.

Il s’agit de cultiver les plantes dans une eau régulièrement enrichie par un apport de matières fertilisantes.

Cela s’appelle: aquaculture, hydroculture ou culture hydroponique.

Bien éclairée et bien calée dans son récipient, par du sables ou des galets, la plante poussera plus vite que dans du compost.

Le matériel

Pour les boutures:

Bol ou pot de confiture en verre blanc, cellophane adhésif pour aliments.

Pour les bulbes:

Carafe à bulbe, charbon horticole.

Pour l’Impatiens:

Petit vase pour fleurs.

Pour la culture hydroponique:

1 récipient sans trou de drainage, 1 petit sac de charbon horticole, 1 petit sac de sable, fertilisant en granulés.

Ce type de culture nécessite des températures ambiantes assez élevées: s’il fait froid, la plante grelotte dans l’eau et meurt. En général, pratiquer l’aquaculture à partir de boutures pour créer des plantes nouvelles, les plantes habituées à une culture normale ne la supporte pas toujours.

Faire des boutures (Saintpaulia, Impatiens, Tradescantia, lierre): Remplir d’eau un bol transparent ou un pot à confiture. Le couvrir de cellophane adhésif. Faire quelques trous, avec une cigarette allumée. Glisser les boutures dans les trous. Attendre que des racines apparaissent.

Au moment de planter, attention aux racines, elles sont beaucoup plus fragiles que celles qui naissent dans la terre.

Bulbes. Les plantes à bulbe peuvent être cultivées dans des carafes spéciales ou carafes à bulbe. Le bulbe est maintenu par le col  de la carafe. Les racines baignent dans de l’eau distillée, l’eau de dégivrage du réfrigérateur, après réchauffement convient tout à fait.

Du charbon horticole, au fond de la carafe, empêche l’eau de se corrompre. La plante vit sur les réserves nutritives accumulées dans le bulbe et n’a pas besoin de fertilisant.

Hydroculture pure. Des boutures, prélevées sur des Impatiens, peuvent vivre très longtemps dans l’eau. Il faut de temps en temps les tailler pour conserver une jolie forme au bouquet. Au bout d’un certain temps, la plante ne fleurit plus.

Culture hydroponique. Dans un récipient, sans trou de drainage, mettre 1 cm de charbon horticole, puis du sable. Poser la plante et, tout en la maintenant, continuer à remplir de sable pour la caler.

Mouiller la totalité du sable avec de l’eau comportant la dose de fertilisants en granulés dissouts. Une fois par mois, ajouter de l’eau avec du fertilisant. Si le sable sèche entre temps, ajouter un peu d’eau pure.

Plantes supportant bien la culture hydroponique:

  • Balsamine (Impatiens),

  • Lierre ( Hedera helix),

  • Misère ( Tradescantia),

  • Géranium-lierre,

  • Bégonia,

  • Les plantes à bulbes; jacinthe, crocus, narcisse.

Sans pot

Il existe des plantes dites épiphytes (voir photos en haut de page), qui aiment vivre sur un arbre.

Elles ne vivent pas à ses dépens, l’arbre ne risque rien: on peut donc sans crainte installer ce type de plante sur une branche, dans le jardin.

En appartement, ou sur un balcon, il est possible de nicher une plante épiphyte sur un simple tronc, et même un gros morceau d’écorce, dans un creux naturel ou une cavité ménagée par le jardinier. L’effet est généralement étonnant.

Le Platycerium se prête volontiers à une semblable situation.

Le matériel

Arrosoir, grosse boule de sphagnum ( seule mousse utilisable, de par ses qualités dans l’horticulture commerciale) , 
fil de fer utulisé par les fleuristes.

Vaporisateur, grosse branche de 40 cm environ de préférence assez tourmentée.

Pour creuser une cavité: ciseau à bois, marteau.

En appartement

Si l’écorce ne présente pas un creux suffisant pour recevoir la motte, en pratiquer un avec un marteau et un ciseau. Le ciseau doit être placé obliquement, pointe en bas.

Arroser le Platycerium et le dépoter. Heurter le pourtour du pot jusqu’à ce que la motte en sorte. Puis mouiller abondamment le sphagnum (mousse).

Envelopper la motte de sphagnum mouillé, pour former grossièrement une boule. Maintenir le sphagnum d’une main et, de l’autre prendre le fil de fer.

Entourer le sphagnum de fil de fer sans trop serrer en formant des X autour de la boule de sphagnum pour bien le fixer.

Placer la motte ainsi entourée dans le creux de la branche. La fixer avec le fil de fer.

Donner à la plante son emplacement définitif, à l’intérieur ou sur un balcon, mais veiller à pratiquer de fréquentes vaporisations. Vérifier souvent l’humidité du sphagnum.

Dans le jardin

Retirer un morceau d’écorce à la fourche d’une branche, et fixer la plante au niveau de la motte avec du fil de fer. La plante se nourrira des feuilles fanées tombant de l’arbre ( chêne, pommier…..etc.).

Autres plantes épiphytes:

  • Cryptanthus acaulis, rubra, tricolor….
  • Aechmea fasciata
  • Vriesiasplendens
  • Guzmania mineur.

Pour ces 3 dernières plantes, remplir d’eau la rosette centrale de la plante, changer cette eau régulièrement toutes les 3 semaines.

Sectionner les fleurs à leur base dès qu’elles se fanent. Eviter d’utiliser une eau calcaire pour l’arrosage. Dans le jardin n’arroser que par temps sec.

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