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PETIT JARDIN AU MOIS DE MAI

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

Ce qu’il faut faire en Mai
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot
 

Voyez, sentez, admirez et appréciez tous les plaisirs fleuris que nous offre le mois de mai.
PETIT JARDIN AU MOIS DE MAI dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS photo2
Le temps nous envoûte par la douceur qui s’installe et nous emmène à savourer cet instant jusqu’à ne plus vouloir quitter nos jardins. Adonnez-vous à votre passion de jardinier et semez en mai à volonté. Au potager comme au jardin d’ornement, renouez avec vos plaisirs en réveillant votre âme verte.
Au potager
Mai saura satisfaire votre appétit de jardinier… semis et plantations seront au rendez-vous de ce mois passionnant.
 photo3 dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS

Semez les légumes qui vous donneront les plants pour le mois prochain. Disposés en lignes distantes d’une quinzaine de centimètre, ils n’ont pas besoin de beaucoup d’espace pour se développer. Semez ainsi choux-fleurs, choux rouges, choux-pommes, épinards d’été et cardons. Vous sèmerez directement en place haricots, petits pois et navets, carottes, salsifis et salades… Ne semez pas toutes les graines en même temps… en échelonnant leur semis vous étalerez ainsi la période de récolte. Maintenez le sol frais pour favoriser la levée des graines et apportez nutriments en compost et engrais pour leur donner vitalité à leur démarrage. Ne lésiner pas sur le bêchage de votre jardin… les mauvaises herbes s’y installent volontiers à cette période. Semez également en godet concombres, cornichons et courgettes qui seront mis en place quand ils auront atteint quelques centimètres. Tomates, melons et autres plantes sensibles attendront le 15 du mois pour être plantés.

Au verger
Avril a su vous séduire par la généreuse floraison que nous ont donné les fruitiers. Elle continue ce mois-ci. Mai vous ravira d’autant par la formation des fruits que vous prendrez plaisir à compter… comme un avant goût de la récolte a venir. Protéger vos arbres des maladies et parasites. En mai ; vous ne serez pas les seuls à courtiser fraisiers et autres petits fruits sucrés. Faites ruse pour éloigner les volatiles et limaces de vos mets précieux. Continuez les apports en nutriments, car en cette période, la croissance de vos arbres fruitiers demande qu’on leur apporte le nécessaire pour leur bon développement. Lorsque vous verrez apparaître les premiers fruits… vous pourrez procéder à un éclaircissage en ne laissant que deux à trois fruits par lot pour permettre à ceux qui restent de pouvoir grossir suffisamment.

photo1

Au jardin d’ornement
Dans une terre riche en nutriment, semez les fleurs qui s’épanouiront en été ; ainsi, cosmos, soucis et capucines, n’attendent que votre main, tandis que pourront être plantés directement en place géraniums, œillets et bégonias. Laissez-vous séduire par toutes ces plantes à fleurs… mai est le mois idéal pour leur plantation. Si pour certains la floraison approche, pour d’autres elle s’éloigne, entretenez-les en procédant à la taille des fleurs fanées.
 

Plantes d’intérieur et de balcon
L’intérieur sait ouvrir les portes à ses petites protégées quand le temps se montre propice à leur épanouissement… profitez de la douceur de mai pour sortir vos plantes… Elles aussi ont droit à leur petit tour de jardin. Réservez leur un endroit mi-ensoleillé… les coins ombragés leur parvient parfaitement. Profitez de l’air extérieur pour les rempoter, apportez leur un nouveau terreau et des nutriments essentiels à leur pleine vitalité. Rafraîchissez-les en supprimant feuilles fanées, feuilles malades ou en surnombre. Les plantes ayant tendance à pousser en hauteur ont du mal à se maintenir et s’affalent parfois sur les côtés. Evitez ce disgracieux en pinçant l’extrémité de leur tige, ce qui les forcera à se ramifier et donc à s’étoffer. N’oubliez pas d’arroser vos potées et de les maintenir légèrement humides.

Les arbres, arbustes et haies
Vous pouvez continuer à planter arbres et arbustes… mais comme pour avril il faut impérativement que ceux-ci soient en conteneurs, sans quoi leur reprise risque fortement d’être compromise. Ne négligez surtout pas l’arrosage… n’oubliez pas que vos arbres sont en plein développement et ont besoin de suffisamment d’eau. Lorsque les fleurs de vos arbres d’ornement seront fanées, ce sera le bon moment pour les tailler. Ainsi, cognassiers, lilas et forsythias apprécieront cette toilette de printemps. Apportez engrais et compost pour fertiliser la terre, paillez aux pieds et arrosez suffisamment vos arbres et arbustes.

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LES PRODUITS DE LA RUCHE

Posté par eurekasophie le 14 avril 2009

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Enfant, je n’ai jamais eu peur des abeilles —au contraire: j’ai toujours éprouvé pour ces insectes du soleil une sorte d’admiration respectueuse, en ayant le sentiment que celles-ci faisaient oeuvre utile, ce qui, à mes yeux, les rendaient incomparablement précieuses et remarquables.

En outre, j’étais bien sûr fascinée par le monde de la ruche, étonnant et mystérieux: étonnant par son architecture en alvéoles, comme mathématiquement calculée, qui semblait poser, brutalement, la question de l’intelligence de l’animale; et mystérieuse, par cette vie constante qui s’y manifeste, bouillante en apparence mais dont on suppose qu’elle obéit (pour donner les résultat que l’on voit) à des lois extrêmement précises et rigoureuses.

Ma pharmacie naturelle leur doit quatre produits: la gelée royale, qu’elles produisent directement, le miel, qu’elles fabriquent essentiellement à partir du nectar de fleurs, le pollen et la propolis, qu’elles recueillent dans la nature sur de nombreux végétaux qui en sont porteurs.

abeille04.gifVoilà qui justifie largement de se pencher davantage sur la question…………abeille04.gif

Son aspect architectural mis à part, la ruche offre bien d’autres sujets d’étonnement: elle abrite en effet une société extrêmement complexe dont la vie, rigoureusement rythmée- au jour près, comme on le verra- obéit à des impératifs très précis.

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A une ruche correspond une colonie, qui compte à peu près toujours le même nombre d’individus : au printemps et en été (période qui correspond à une pleine activité) , une reine, femelle complète et unique, plusieurs centaines de mâles ou faux bourdons (entre 1 000 et 2 000 ) et plusieurs dizaines de milliers d’ouvrières, femennes incomplètes ( entre 40 000 et 60 000 en moyenne ); en automne et en hiver, les chiffres baissent considérablement : les mâles disparaissent, et les ouvrières sont beaucoup moins nombreuses.

abeillemale.jpg Photo d’un mâle

Le plus étonnant , c’est qu’aucun de ces individus ne pourrait survivre seul, la reine et les mâles moins que tout autres, puisqu’ils sont incapables de se nourrir seuls et que, sans les ouvrières, ils mourraient de faim. C’est la colonie toute entière qu’il faut, en fait, considérer comme un individu, composé de nombreux membres dont chacun a un rôle très précis, variant selon son âge et la saison.

La reine d’abord: vivant en moyenne 3 ou 4 ans, elle est longue et plus lourde qu’une ouvrière . Elle ne sort qu’à l’occasion de son vol nuptial, lors duquel elle est fécondée, puis elle rentre à la ruche se livrer à sa seule fonction biologique: la reproduction. A la belle saison, elle pond 1 500 à 2 000 oeufs fécondés par jour. Ces oeufs fécondés donnent naissance à des ouvrières, et éventuellement à une nouvelle reine, si les circonstances l’exigent : tout dépend de la façon dont l’oeuf est traité par les ouvrières . Les oeufs non fécondés donnent naissance à des mâles.

  abeillereine2.jpgPhoto d’une reine

La reine se consacre à la reproduction à un tel point qu’elle est incapable de se nourrir elle-même et qu’elle est alimentée, durant toute son existence, par les ouvrières dont c’est la tâche exclusive à un certain moment de leur développement.

Les mâles vivent en moyenne trois mois, et sont incapables ( comme la reine) de se nourrir par eux-mêmes: ils sont alimentés, eux aussi, par les ouvrières, mais uniquement pendant la belle saison, période au cours de laquelle on a besoin d’eux pour féconder la reine. Dès l’automne, ils sont chassés de la ruche, et périssent alors de faim et de froid. Moins longs, plus gros et plus trapus que la reine, ils ont pour unique fonction biologique la fécondation de la reine pendant son vol nuptial. Durant toute leur vie, ils volent dans cet unique but et ne participent en aucune façon à l’activité de la ruche. Sachant que l’accouplement leur coûte la vie ( accouplement qui se fait en plein vol), on est obligé d’en déduire que ceux qui se trouvent chassés de la ruche, à l’automne, sont doublement malheureux: chassés et puceaux….

Enfin, les ouvrières. Plus petites et plus légères que la reine et les mâles, elles vivent en moyenne 45 jours pendant la belle saison (abeilles à vie courte), et jusqu’à plusieurs mois à la mauvaise saison (abeilles à vie longue).

Le monde animal réserve beaucoup de raisons de s’extasier, et je dois dire que pour ma part — au risque de paraître un peu niaise au yeux de certains ( mais n’est-ce pas eux, plutôt qui auraient perdu la faculté de s’étonner ? )— j’ai encore, devant certains phénomènes, des réactions d’enfant. Ainsi, la vie des abeilles ouvrières, leur constitution, la façon dont leur existence est planifiée au jour près me sont encore, quand j’y pense, une source d’émerveillement et d’étonnement.

Je n’ai pas, et ceci à dessein (d essaim  lol! ) abusé de schémas. Mais dans le cas présent, le tableau des métamorphoses  et des activités de l’abeille ouvrière me paraît  plus éloquent  que n’importe quel discours. A l’ère des ordinateurs qui est la nôtre, nous dirions  » la façon dont elles sont programmées « ….N’est-ce pas en effet à la rigueur d’un programme scientifique que fait penser une évolution si précise ?

OUVRIERE MALE REINE Oeuf : Incubation 3 j. 3 j. 3 j.
Larve : Croissance 6 j. 6 j. 1/2 5 j. 1/2
Filage du cocon 2 j. 1 j. 1/2 1 j.
Période de repos 2 j. 3 j. 2 j.
Nymphe : Changement en chrysalide 1 j. 1 j. 1 j.
Transformation en insecte ailé et naissance 7 j. 9 j. 3 j. 1/2
Durée totale ponte/éclosion 21 jours 24 jours 16 jours
Envol (Jours après éclosion) 14 14 5

 abeilleouvriere2.jpg Photo d’abeille ouvrière

Il faut savoir aussi que les ouvrières ne sont pas faites comme la reine ou les mâles, mais qu’elles possèdent un certain nombre d’organes et d’équipements hautement spécialisés qui leur permettent de venir à bout des nombreuses fonctions qui leur incombent. Car sans elles, il n’y aurait ni gelée royale, ni cire, ni pollen, ni propolis,……ni miel !  ( Mais aussi, sans la reine et les mâles, les ouvrières n’existeraient pas…)

La gelée royale, qu’on appelle aussi « lait des abeilles », est une substance fluide et opalescente que secrètent leurs glandes salivaires frontales. Comme vous le verrez, c’est un liquide nourricier très important, non seulement pour la vie de la ruche, mais également pour ses excellentes qualités thérapeutiques.

Elles sécrètent  également la cire (par leurs  glandes cirières) et du venin, qui leur sert à protéger la colonie de tout agresseur ( mais qui ne leur sert qu’une fois, puisque après avoir piqué, elles meurent).

Enfin, elles possèdent, si je puis dire, un équipement très sophistiqué: leur troisième paire de pattes, qui comporte un appareillage complexe formé de brosses, peignes, poussoirs, corbeilles ( pour ne citer que les éléments essentiels), destiné  à la récolte du pollen —encore appelé, très joliment, « bifteck des abeilles »— et de la propolis.

Les ouvrières consacrent toute leur existence au travail, mais ce travail change selon leur âge ( et elles sont toujours relayées, bien sûr, dans les tâches précédentes, par des ouvrières plus jeunes). La ruche s’organise donc comme un gigantesque système de relais où, pendant que les unes nettoient les cellules vides et les ouvrières plus âgées (ce qu’elles font pendant les deux premiers jours qui suivent l’éclosion), les autres nourrissent l’ensemble des larves de la ruche (entre le 3 ème et le 12 ème jour inclus suivant l’éclosion), tandis que celles qui ont entre 13 et 20 jours se livrent aux diverses tâches d’intérieur alors que leurs aînées, qui ont plus de 21 jours, ont quitté la ruche (pour la première fois) et sont devenues butineuses (ce qu’elles resteront jusqu’à leur mort).

A l’intérieur de ce trajet minutieusement réglé, on trouve encore de subtiles subdivisions: l’activité de nourrice, par exemple (qui se situe donc entre le 3 ème et le 12 ème jour), comprend deux périodes bien distinctes: une première, qui va environ jusqu’au 5 ème jour, où elles nourrissent les larves de mâles et d’ouvrièresâgées de 4 à 5 jours d’une bouillie à base de miel, de pollen et d’eau; et une seconde, qui se situe entre le 6 ème et le 12 ème jour, où elles nourrissent toutes les jeunes larves de 1 à 3 jours, les larves royales de 4 à 5 jours et la reine avec de la gelée royale, qu’elles ne sécrètent qu’à cette époque de leur vie. De même, pendant la période qui s’écoule entre le 13 ème au 18 ème jour inclus, elles seront « cirières et bâtisseuses ». Autrement dit, sécrétant la cire, elles l’utiliseront pour fabriquer les rayons de ces cellules hexagonales qui servent, non seulement au stockage du miel et du pollen, mais à abriter les oeufs et les larves. Puis, elles se feront « ventileuses », brassant l’air de leurs ailes pour assurer dans la ruche l’atmosphère qui convient et faire évaporer l’eau du miel encore trop liquide, ou « gardiennes de la colonie », la défendant contre toute intrusion étrangère grâce à leur aiguillon venimeux. Elles protégeront ainsi le travail de leurs colègues, les  » magasinières », qui réceptionnent et concentrent le nectar (qui donnera le miel), réceptionnent également le pollen et l’emmagasinent, ainsi que la propolis, toutes denrées que leur rapportent les butineuses.

Au 21 ème jour, les travaux d’intérieur prennent fin. Les plus jeunes ont pris le relais, et les ouvrières « butineuses » quittent alors la ruche à la recherche des produits indispensables à la vie de la colonie. Ce sont elles que l’on rencontre, l’été, butinant ou buvant au bord des fontaines. Elles cherchent de l’eau, du nectar et du miéllat, du pollen qu’elles rapporteront sous forme de petites pelotes, et enfin, de la propolis.

Si on vous l’avait demandé, auriez-vous été capable d’imaginer système aussi parfait ?  Pour ma part, j’aurais pu concevoir plus compliqué , certes, mais plus intelligent —c’est-à-dire mieux adapté au but poursuivi — certainement pas.

 

LE MIEL

 

Miel, vous entendez ce mot? Il distille toutes les douceurs, répand le soleil, fait penser à ce que la vie contient de plus suave et de meilleur. L’amour, bien sûr— d’où l’expression lune de miel— ou tout simplement la tendresse, la bonté, le plaisir.

Le miel quici labeille eut soin de déposer

Ne vaut pas à mon coeur le miel de ton baiser

André Chénier

« Beaucoup de choses renaîtront qui étaient depuis longtemps oubliées ». Horace

1) GENERALITES

Le miel est la denrée produite par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou des sécrétions provenant de parties de plantes ou se trouvant sur elles, qu’elles butinent, transforment combinent avec des matières spécifiques propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide, épaisse ou cristallisée.


2) RÉCOLTE

- La récolte de miel a lieu en général après une miellée (qui correspond à la production de nectar par la flore susceptible d’en produire) et lorsque les ¾ des alvéoles des rayons sont operculés. Le miel est récolté, en une ou plusieurs fois, entre avril et novembre dans le midi de la France, mais dans les autres régions, la première récolte ne débute habituellement que fin mai.Cette récolte a lieu schématiquement ainsi
- l’apiculteur retire les cadres de ses ruches et les emporte dans son atelier d’extraction;
- il procède alors à la désoperculation avec des instruments spécialement conçus à cet effet;
- suit l’extraction du miel contenu dans les alvéoles par centrifugation, miel qui sera filtré avant d’atteindre le maturateur;
- enfin l’apiculteur, qui a préparé la cristallisation du miel pendant ce séjour au maturateur, passe au conditionnement.

On récolte ainsi, en France, 10 à 15 kg de miel en moyenne, par ruche et par an, miel dont la consistance et la couleur sont variables en fonction surtout de l’origine florale.


3) ÉTUDE EXPÉRIMENTALE

La connaissance et l’utilisation du miel par l’homme remonte aux temps les plus reculés. Aliment des plus anciens de l’humanité, on lui reconnaît aussi depuis la plus haute antiquité des propriétés médicinales préventives et curatives qui le faisaient utiliser largement dans un cadre thérapeutiqueempirique dont nous conservons de nombreux documents.
Ce n’est que récemment que cet empirisme a pu être expliqué et complété grâce à de nombreux chercheurs qui ont mené scientifiquement l’expérimentation de ses propriétés.Parmi les nombreux résultats obtenus, notons :
* d’une part, son inocuité absolue, sa parfaite tolérance même à doses élevées;
* d’autre part, la réalité d’un grand nombre d’avantages nutritifs et énergétiques;
* enfin, l’existence d’actions variées (digestive, laxative, béchique, sédative, émolliente, antitoxique, antiseptique, antianémique, fébrifuge, diurétique, etc.).

«A la lumière de ces recherches, il paraît maintenant certain que l’antique tradition ne mentait pas qui affirmait que le miel ne constitue pas seulement un aliment excellent mais qu’il a une valeur thérapeutique certaine, bien que difficilement explicable dans certains cas».

Professeur Rémy CHAUVIN.

les vertus preventives et curatives du miel sont connues depuis toujours mais reconnues depuis peu4) COMPOSITION

Le miel contient:
- un certain pourcentage d’eau qui varie en moyenne de 16 à 20%;
- des glucides (sucres) de 75 à 80%, essentiellement GLUCOSE et LEVULOSE;
- des protides (substances azotées), parmi lesquelles une douzaine d’acides aminés;
- des acides organiques et des lactones;
- des substances minerales et des oligo-éléments : calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, sodium, soufre;
- des vitamines : B1, B2, B3 ou vitamine PP, B5, B6, B8 ou vitamine H, B9;
- des enzymes : invertase et amylose essentiellement;
- d’autres substances dont plusieurs facteurs antibiotiques (groupés sous le nom d’inhibine)

vers 17 miels détaillés


5) PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS

- Le miel est le seul produit sucrant naturel pour l’homme.
Cet aliment naturel riche en sucres simples directement assimilables et doué d’un haut pouvoir énergétique (100 g de miel apportent 300 calories) est doté en outre de nombreuses actions et propriétés très importantes dans le cadre de la santé.Particulièrement recommandé chez les SPORTIFS par sa double action dynamogénique et stimulante du coeur, le miel est indiqué aussi dans :

asthénies ou états de fatigue) à tous les degrés et surtout dans les convalescences;
anorexies ou pertes de l’appétit et amaigrissements (surtout chez l’enfant et le nourrisson)
constipation sous toutes ses formes ;
ulcères gastro-duodénaux et infections intestinales
anémies (apanage des miels foncés) et pour faciliter le travail du coeur en général ;
• affections ORL (très bonnes indications du MIEL EN RAYON) et affections bronchiques ;
• dans tous les cas où il faut faciliter la diurèse
• nervosisme et insomnie (indications des miels fortement aromatiques).

vers 17 miels détaillés


6) PRÉSENTATION

Le miel est habituellement présenté dans des pots de matériaux et poids variables qui doivent être conservés dans un endroit sec et frais. Il existe une variété considérable de miels suivant l’origine botanique, le plus couramment rencontré et utilisé étant le miel toutes fleurs.La consommation minimale d’entretien chez l’adulte se situe entre 30 et 40g/jour  soit une bonne cuillerée à soupe, quantité qui peut être largement dépassée dans de nombreux cas (chez les sportifs en particulier); chez l’enfant cette consommation minimale oscille entre 5 et 15 g par jour selon l’âge.
Ces doses à prendre par la bouche, en une ou plusieurs fois, sont conseillées en cure permanente en remplaçant le sucre ordinaire, utilisé habituellement par du miel.

Aucune contre-indication et pas d’incompatibilité avec d’autres thérapeutiques.

 


LES DIX-SEPT GRANDS CRUS DU MIEL 

Nom scientifique Propriétés organo-leptiques Indications
AUBEPINE crataegus oxyacantha couleur: blanche
arôme: léger et délicat
cristallisation: fine
calmant, tonique du coeur; antispasmodique; diminue l’excitation du systeme nerveux. Indiqué pour artérioscléreux, dyspeptiques; calme troubles nerveux dus à la ménopause.
ACACIA
(voir complexe phytotherapique 
Gelee Royale-Propolis-Acacia)
robinia pseudoacacia couleur: ambrée
arôme: doux et floral
cristallisation: lente et tres fine,cristaux transparents; facilement soluble
emollient des voies digestives, expectorant leger, legerement sudorifique, antispasmodique,
le mieux adapté aux diabetiques
BRUYERE calluna vulgaris couleur: ambrée à tonalité jaune orange
arôme: persistant et penetrant, caracteristique de la bruyère
saveur: permanente avec arrière-gout legerement amer
cristallisation: fine, reguliere; peu soluble
désinfectant des voies urinaires, conseillé dans la cystite des prostatiques ou dans la cystite avec muco-pus; aurait la capacité de dissoudre les calculs urinaires; diuretique et anti-rhumatismal
CHATAIGNIER catanea sativa couleur: sombre tendant vers le noir
arôme: fort et persistant
saveur: forte, legerement salée et amere
cristallisation: lente et grossiere, difficilement soluble
favorise l’acceleration de la circulation sanguine, degage les muqueuses nasales, diuretique. Action astringeante dans certzins cas de dysenterie.
CHOU Affections bronchiques et pulmonaires
COLZA brassica 
campestre
couleur: claire et jaunâtre
arôme: légère odeur de beurre frais
saveur: peu prononcée
cristallisation: ténue et serrée; facilement soluble
calme les brulures d’estomac, facilite le transit intestinal; interviendrait dans le soulagement des hemorroides et des varices.
EUCALYPTUS eucalyptus 
globulus
couleur: ambre clairà foncé selon récolte
arôme: touche mentholée et aromatique
saveur: prononcée et persistante, legerement acidulée
cristallisation: compacte et fine; facilement soluble
traitement en profondeur des angines saisonnière et de la toux du fumeur; regulation de la flore intestinale; agirait sur la vesicule biliaire. Desinfectant des voies urinaires.
LAVANDE lavandula officinalis couleur: legerement ambrée à tendance rosâtre
arôme: fin et parfumé
saveur: délicate et tres persistante
cristallisation: rapide et tres fine; facilement soluble
excellent antiseptique des poumons et bronches; utilisé dans toux recidivantes, asthme, coqueluche, grippe, laryngite; tres tonique, antispasmodique, diuretique et antirhumatismal, céphalique.
Recommandé dans faiblesse du coeur et en cas d’enterite ou dysenterie.
LUZERNE medicago 
sativa
couleur: de blanche à ambre pâle
arôme: leger et diffus
saveur: legerement poivrée
cristallisation: compacte et resistante; gros cristaux transparents; peu soluble
facilite la digestion et le transit intestinal; calmant leger en cas d’insomnie; utilisé dans le traitement externe des furoncles et des plaies atones; facilite la production de salive.
ORIGAN Contre asthme, catarrhes, rhumatismes, atonie de l’estomac et aerophagie.
ROMARIN rosmarinus couleur: orangée
arôme: fort et persistant
saveur: legerement piquante et vivace
cristallisation: tres rapide à cristaux maintenus en groupe; peu soluble
depuratif et antiseptique; forte teneur en invertine et pheromones; action fortement sedative dans certains cas de depression et surmenage; favorise fonctions du foie et vesicule (indiqué dans ascites avec gros foie, cirrhose, ictère, engorgements).
SARRASIN polygonum fagopyrum couleur: sombre tendant vers le gris
arôme: penetrant
saveur: prononcée mais fine
cristallisation: rapide mais tres ténue; soluble
miel tres nutritif et reconstituant; action sur systeme osseux (aide à la constitution de cals apres fractures); permettrait d’accroître la vision nocturne; conseillé en cas d’anemie et manque d’appetit;
actuellement provient presque exclusivement d’importation, comme le sarrasin.
SARRIETTE satureja 
hortensis
couleur: ambrée tendant vers orange
arôme: très prononcé à tendance balsamique (sent parfois la térébenthine)
saveur: persistante et agreable quoique legerement poivrée
cristallisation: tres reguliere à cristaux moyens; soluble.
tonique et stimulant de l’estomac et des fonctions génésiques; antispasmodique, expectorant et carminatif; favorise l’évacuation des gaz et empeche les fermentations gastriques; combat la mauvaise haleine et les odeur de pied.
TILLEUL tilia 
platiphylla
couleur: ambre claire à tendance legerement verte
arôme: particulier au tilleul, fin et pénétrant
saveur: fortement parfumée, demeurant en bouche
texture: granuleuse, fine
cristallisation: lente et irreguliere à cristaux pointus
sedatif, antispasmodique, calmant des affections nerveuses; facilite la digestion en agissant sur la vesicule biliaire; legerement hypnotique; aurait une action sur les migraines digestives; tres reconstituant; qualité de goût et souplesse d’utilisation en font un miel apprecié des connaisseurs.. mais ses « crus »varient suivant la qualité du tilleul butiné, et les soins de l’apiculteur.
TREFLE trifolium repans couleur: blanche
arôme: délicat et peu prononcé
saveur: ténue mais persistante avec une touche acidulée
cristallisation: fine à tendance cremeuse
miel calmant, facilite le sommeil ainsi que la circulation de retour; expectorant et emollient; sert de coupage et à la preparation des miels cremeux
THYM
et Serpolet
thymus vulgaris couleur: ambrée, sombre
arôme: fort et legerement piquant
saveur: forte et musquée
cristallisation: irreguliere, tres soluble
antiseptique, emménagogue, digestif, tonique; facilite la recuperation physique et le tonus musculaire; employé dans le traitement des fatigues nerveuses; utile dans les affections respiratoires.
PIN,SAPIN   couleur: sombre tendant vers le brun foncé avec des nuances vertes
arôme: fortement aromatique et balsamique; legere odeur de resine
saveur: douce, peu persistante
cristallisation: lente; facilement soluble
particulierement recommandé dans les affections respiratoires; aide digestion et sommeil; reputé comme antiseptique des bronches et parties aeriennes superieures; aurait influence psychologique benefique dans les depressions nerveuses.
 

 

 



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JEAN-PIERRE , PASSIONNE DE CACTUS

Posté par eurekasophie le 9 avril 2009

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Jean-Pierre , un passionné de cactus

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Il a hérité de la passion de son père et de son grand-père.

Cela fait en effet 72 ans que la famille de Jean-Pierre Bouzaires cultive, bichonne et vend cactus et succulentes

entre Gannat et Vichy, au coeur de l’Allier.

Rencontre avec un cultivateur qui ne manque pas de ….piquant !

 

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C’est sûr, il fallait oser. On n’imagine pas, a priori, que le Massif Central soit une terre à cactées.  » Tout est parti de la passion que vouait mon grand-père à ces plantes, raconte Jean-Pierre Bouzaires. A l’époque, en 1936, elles étaient rares. Donc très chères, bien sûr. Et plutôt réservées aux botanistes de retour d’expédition. » Qu’à cela ne tienne ! Le grand-père, installé à Gannat, au coeur de l’Allier, voue une véritable passion à ces curieuses plantes piquantes, originales et plutôt mal-aimées. Il commence à en vendre sur le marché, comme ça, histoire de s’amuser. Mais cela passe vite d’un second métier à son activité principale.

CACTERIUM………….

Puis, c’est son gendre, Albert Bouzaires qui attrape à son tour le « virus du cactus » et développe l’affaire. Il le fait si bien  » qu’en 1969, nous avons raflé tous les premiers prix des Floralies Internationales de Paris », se rappelle fièrement Jean-Pierre Bouzaires.

Dans les années 1980, la famille s’installe à Cognat-Lyonne , à une dizaine de kilomètres de Vichy, et commence à produire, dans son  » cactérium » , toutes sortes de cactées et autres succulentes pour les jardineries. La mode est lancée ! Mais c’est sans compter sur la rudesse du climat auvergnat…..La rigueur des hivers oblige le petit-fils du pionnier à mettre sa production en culture —aux Canaries principalement. Les plantes arrivent donc dans ses immenses serres — chauffées entre 8 et 14 ° C , suivant les variétés—où elles sont chouchoutées par les six employés de l’entreprise, unique en France.

CEREUS PERUVIANUS

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Parmi ces rangées de plantes grasses, l’une d’entre elles a la cote depuis quelques années. C’est un drôle de cactus monstrueux à la floraison nocturne, et pourtant bien utile.  » Voyez, j’en ai mis près de chaque ordinateur!  » remarque le cultivateur. En effet, ce fameux Cereus peruvianus , car tel est son nom scientifique, a la particularité de corriger les modifications entraînées par les ondes électromagnétiques….Et, comment le sait-on ? « C’est simple, explique-t-il avec enthousiasme, les Péruviens avaient déjà observé il y a 200 ans que parmi les enfants qui travaillaient, ceux qui faisaient la sieste sous ce cactus (qui peut atteindre 15 m de haut dans ces contrées) étaient moins fatigués que les autres », répond l’intarissable amoureux des cactées. On a trouvé, depuis, l’explication de ce phénomène grâce à la géobiologie: cette plante se plaît tout particulièrement sur les noeuds de Hartmann, ces murs de radiations verticaux et invisibles qui surgissent de terre. Des recherches plus poussées ont été menées, notamment par des géobiologues. Sans compter les travaux de Blanche Mertz, de l’Institut d’investigation de géobiologie de Chardonne, en Suisse.  » Et puis, conclut-il en souriant, le meilleur moyen n’est-il pas de tester soi-même ? « .

CACTUS COMESTIBLES

 opuntia3.jpg Photos d’opuntia

En tout cas, une chose est sûre: le Cereus et ses congénères ne posent aucun problème. Leur entretien est simplissime. Il suffit de leur donner un peu d’eau une fois par mois,  » surtout pas plus, previent Jean-Pierre Bouzaires qui met en garde les profanes. Les succulentes détestent les excès d’eau. Par contre, les longues périodes de sécheresse ne les font pas mourir ». Mais, rassurez-vous, la nature étant bien faite, ces chers cactus ont la particularité de s’adapter au milieu dans lequel ils vivent.

Toutes ces informations passionnantes et bien plus encore sont expliquées en détail sur des panneaux qui seront exposés dans les magasins Truffaut au printemps. La famille Bouzaires a fait là un énorme travail de recherche dans tous les domaines: culture, origines, utilisation médicinale, religion, etc. Sans oublier, bien sûr la nourriture. Car le cactus se mange ! Les Mexicains sont les champions en ce qui concerne les produits à base de plantes grasses, et d’agave en particulier. C’est cette plante qui donne leur fameuse Tiquila. Et son sirop, aussi appelé « miel de cactus », peut être utilisé par les diabétiques.

agave1.jpg Photo d’agave

Avis aux amateurs de nouveauté: les feuilles d’opuntia, également connues sous le nom de  » nopal », sont comestibles. On en trouve dans les conserves; il paraît que ça se cuisine comme des haricots verts !!

« COUSSINS DE BELLE-MERE « 

coussindebelle.jpg Photo de « coussin de belle-mère »

Ces cactus et succulentes ont décidément encore plein de trésors à nous faire découvrir. « Le hoodia, par exemple, poursuit le dirigeant du Cactérium de Cognat, permettrait à certaines tribus d’Afrique de traverser le désert du Kalahari sans provisions. Le secret ? C’est un coupe-faim. » Mais nous ne sommes pas au bout de nos découvertes. Restent encore les fabuleuses vertus de l’Aloe vera, plus connues, mais tout aussi extraordinaires. Ou les petits fruits rouges, comestibles eux aussi, des  » coussins de belle-mère » , ces boules pleines de piquants. Ou ceux du figuier de Barbarie—vous savez, les raquettes…..L’homme est intarissable.

figuier.jpg Photo du figuier de Barbarie

Pourtant le marché n’est pas facile.  » J’ai bien failli tout arrêter, il y a 5 ans, lorsque l’un de mes containers a été brûlé avec ses 15 000 euros de plantes…..pour un méchant problème de papiers », avoue Jean-Pierre Bouzaires, qui avait alors presque vu couler son entreprise. Un sacrilège que son pionnier de grand-père n’aurait certainement pas apprécié. Mais heureusement, la belle histoire des cactus  » made in Auvergne » continue……

EN SAVOIR PLUS

LIRE

  • « Des cactus en Auvergne », de Gabriel Bayssat; on y découvre que, du côté de Brioude, dans les gorges de l’Allier, il existe une montagne singulière, la Margeride, qui est la seule en France à porter, dans sa partie basse, des cactus d’origine subtropicale et, sur ses hauteurs, des plantes spécifiques des zones artiques.

  • « Cactées: cactus et succulentes », d’Elisabeth Manke (éditions Artémis).

  • « L’Aloès, la plante qui guérit », de Marc Schweizer (éditions APB-Paris).

  • « Cactées, succulentes et autres plantes grasses », hors-série de l’Ami des jardins et de la maison.

GOUTER

  • Dégustation de cactus alimentaires, avec Fair-incentive. Yasmina Haun vous emmènera sur les sentiers du Gard pour cueillir les fleurs d’aloès ou de cactus. Renseignements: 05 65 97 55 45

DECOUVRIR

 

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UN PEU PLUS SUR LA GARANCE

Posté par eurekasophie le 26 mars 2009

 

 

 

LAgarance0.jpg             TEINTURIERS

GARANCE DES

La plante et son histoireLe pigment garance a longtemps été extrait d’une plante éponyme La garance (rubia tinctorium) est une herbe vivace rubiacée (environ un mètre de hauteur) dont le rhizome (80 cm de profondeur au maximum) contient une substance puissamment colorante qui donne aux moutons qui la consomment l’aspect de fauves barbouillés de sang. Curieusement, elle teinte même les os des êtres qui s’en nourrissent (y compris le bec et les pattes des oiseaux) ainsi que le lait.

Sa fleur est d’un blanc jaunâtre (floraison de mai à juillet), ses fruits sont de petits « pois » noirs. Elle pousse sur les sols très riches mais sa racine n’est extractible que lorsque le terrain présente en plus la caractéristique d’être très léger.

Le terme alizarine désigne selon les sources tantôt la racine, tantôt le colorant que celle-ci contient et qui se situe dans l’aubier.

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Peut-être née en Perse, la garance a été utilisée pour teindre des textiles dès 2000 BC dans une zone originelle élargie : en Inde, en Palestine, en Égypte et chez les Scythes au IVème siècle BC. Ne pouvant être cultivée avec les moyens de l’époque dans la plupart des autres régions du monde (sauf exceptions, par exemple en Australie où elle fut utilisée localement pour la peinture traditionnelle), elle a été l’objet d’un commerce intense (exemple : présence de garance dans une tombe norvégienne du VIIIème siècle BC ou dans le Japon médiéval, à Pompéi, etc.) car sa beauté et sa tenue étaient très recherchées tant pour la teinture que pour la peinture et l’écriture (encres).

Tardivement, la Hollande s’est spécialisée dans cette culture. Elle n’est apparue en France que dans les années 1760 (Avignonnais, Alsace).

Il n’est pas exclu que les pantalons garance des soldats de la 1ère guerre mondiale aient été teints avec une garance probablement synthétique fabriquée en région alsacienne, c’est-à-dire allemande à cette époque.

Parmi les colorants végétaux, la garance est l’un des plus permanents, surtout en tant que teinture.

Elle faisait partie des teintures dites « bon teint » et permettait également de colorer le cuir (mordant typique : alun). L’alun apparaît d’ailleurs assez souvent dans les recettes, y compris en peinture.

Extraction

Le prix relativement élevé de la garance était dû notamment à la difficulté du travail d’extraction. Le labeur était rude dans les garancières : il fallait deux hommes pour extirper la racine de la plante. Celle-ci était ensuite séchée au soleil, séparée de son écorce, battue et broyée par des moulins puis tamisée. La qualité du produit obtenu dépendait de la quantité d’écorce restante (une grande quantité donnait une qualité dite « robée », mauvaise).

Puis, une opération d’hydrolyse est réalisée afin de débarrasser les glycosides de leur sucre. D’autres traitements suivent et il existe différentes méthodes.

La garance contient en effet une importante quantité de produits colorants, de famille anthraquinonique.

Un point important doit être signalé : la quantité de composés anthraquinoniques que contiennent les racines de garances est extrêmement variable en fonction de facteurs tels que l’âge de la plante, sa variété et la nature des sols. Sans parler du traitement appliqué qui est déterminant : s’agit-il de destiner le colorant à la teinture ou à la peinture, de le conditionner avec quels mordants et quels agents réactifs, de quel « robage » initial s’agit-il. Nous avons pris l’habitude d’une garance industrielle elle-même hétérogène, mais le traitement traditionnel l’est encore davantage, partant d’un individu moins contrôlable : la plante.

Pour teindre un tissus, il fallait ajouter à « l’alizarine » obtenue du calcaire (craie) et de l’alun, jouant le rôle de mordant. Mais de nombreuses variantes sont envisageables.

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Synthèse et imitations

En 1826, la composition de l’alizarine est identifiée. En 1869, Graebe et Liebermann parviennent à créer une alizarine synthétique – non une imitation. C’est la ruine pour tous les producteurs de garance naturelle, la fortune pour les industriels.

Le produit de synthèse créé est anthraquinonique.

Aujourd’hui, un mélange de quinacridone et de dikéto-pyrrolo-pyrrole (PR206) est proposé comme substitut permanent de la version dite « cramoisie »  (alizarin crimson en anglais), très courante en peinture aquarelle notamment.

Toxicité

Concernant l’alizarine de synthèse et la garance, leur nocivité est très faible (problèmes digestifs de courte durée). Les imitations communes ne sont pas non plus signalées comme particulièrement agressive généralement, mais il peut exister des exceptions.

La garance véritable aurait même réapparu sous la forme de colorants alimentaires.

Le pigment et son emploi en peinture

La garance en tant que pigment à peindre est généralement déclinée aujourd’hui en trois principales teintes :

* la garance rose (d’aspect tantôt blanchâtre, tantôt très transparent, de composition variable)

* la garance foncée (une couleur de référence sur la palette)

* la garance cramoisie (en anglais alizarine crimson), aux riches nuances sombres, très utilisée pour l’aquarelle.
Les cramoisis du passé, réputés violacés, ne ressemblent probablement pas à ceux du présent, souvent brunâtres (ils contiennent parfois un
PBr) et d’ailleurs fort beaux. C’est Bourgeois qui a créé cette couleur dès 1816, souhaitant la substituer au carmin de cochenille.

Une quatrième variété est proposée par certains fabricants (qui ne spécifient pas sa composition) : un soi-disant « rouge de garance », en fait un curieux rouge curieusement orangé que nous ne mentionnons que pour mémoire.

Garances et laques de garance sont un même produit de base, transparent par nature, que l’on peut rendre encore plus transparent à l’aide d’une charge incolore neutre pour lui conférer l’appellation de laque. Dans tous les cas, ces produits sont largement utilisés en glacis. Ils peuvent embellir, voire magnifier des rouges, des violets, des bleus, etc.

Dans un lointain passé, on a utilisé la garance et le kermès pour compenser le vieillissement de couleurs rouges fugaces comme le cinabre. Tandis que celui-ci s’assombrissait, la garance, posée par-dessus et le protégeant, s’éclaircissait doucement.

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DROSERA

Posté par eurekasophie le 21 mars 2009

drosera.jpg

Drosera à feuilles rondes
Drosera rotundifolia
Drosera rotundifolia
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Nepenthales
Famille Droseraceae
Genre Drosera
Nom binominal
Drosera rotundifolia
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Caryophyllales
Famille Droseraceae

 

C’est une plante carnivore (Drosera rotundifolia) qui est à l’origine de ce remède homéopathique. Cette droséra (drosera à feuilles rondes) également connue sous le nom de rosée du soleil ou herbe à rosée est une plante de la famille des Droseraceae. C’est une plante assez rare et protégée sur tout le territoire français dont le ramassage, l’utilisation et le transport sont interdits. son commerce en est strictement règlementé et ne concerne que des spécimens de culture. En phytothérapie, ses feuilles fraiches ont des propriétés antitussives.

C’est la plante entière qui est utilisée en homéopathie. droséra est préconisée contre les toux incessantes et quinteuses entrainant des douleurs dans la poitrine. Ces toux étant accompagnées de vomissements et d’inflammation des voies respiratoires.
Autres domaines d’action liés :
saignement de nez
coqueluche
asthme

UNE PLANTE A PIEGEplantecarnivore.gif

Il est constitué par de nombreuses gouttelettes de glu situées à l’extrémité de poils mobiles recouvrant en partie ou en totalité la plante.
Les insectes, attirés par les reflets des gouttelettes (ce qui explique le nom de la plante qui signifie « couvert de rosée ») et les couleurs souvent vives, croient venir se désaltérer et se retrouvent englués. En essayant de se libérer, ils vont s’engluer de plus en plus pendant que les poils alentours, tels des tentacules, vont lentement se pencher vers la proie pour augmenter encore l’emprise. Il arrive que la feuille elle-même se recourbe sur la proie, comme sur la photo ci-contre.Ce texte provient du site InfosCarnivores.com
Une fois la digestion terminée les  » restes  » seront lavées par la pluie.
Il faut éviter de pulvériser fréquemment ces plantes car cela aura pour effet de diluer, de « rincer » la glu.

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LA BERGAMOTE

Posté par eurekasophie le 11 mars 2009

bergamote.jpg

Comment lire une taxobox Bergamotier
Citrus bergamia
Citrus bergamia

Classification classique

Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Citrus
Nom binominal
Citrus bergamia
Risso & Poit., 1819
Classification phylogénétique
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae

Citrus bergamia (famille des Rutaceae)

bergamote

arbre,arbuste

Rapportée des Canaries par Christophe Colomb, la bergamote fut cultivée d’abord en Espagne puis en Italie, principalement au sud. Elle tire d’ailleurs son nom de la ville de Bergame où elle était cultivée à l’origine. Le fruit ressemble à une orange minuscule. D’abord vert, le fruit vire au jaune en mûrissant. Son emploi thérapeutique en Italie date de plusieurs centaines d’années. La bergamote est énormément utilisée en parfumerie (elle aide, notamment à fixer le parfum), elle entre dans la composition de l’eau de Cologne et constitue l’un des ingrédients du fameux thé Earl Grey. Au vu des ses pouvoirs thérapeutiques et de son parfum merveilleux, vous vous devez de posséder un flacon de cette huile polyvalente. 

Aromathérapie

Extraction : Expression à froid du zeste de fruits pas trop mûrs.Usage: Émotions, système nerveux, soin de la peau 

Indications : Infections urinaires, dépression, inquiétude, stress, soin de la peau ( eczéma, acné, psoriasis, gale, ulcères variqueux), bronchite, problèmes digestifs, peau grasse, insomnie, anorexie, plaies infectées, crampes intestinale, douleurs prémenstruelles, cystite, urétrite, infection des voies respiratoires, convalescence, affaiblissement, épuisement,

Précautions d’emploi: Photo sensibilisante. Elle peut irriter les peaux sensibles.

Propriétés : l’HE de bergamote est analgésique, antidépresseur, anti-inflammatoire, anti-fongique, antiseptique, anti-spasmodique, anti-virale, anti-bactérienne, détoxifiante, diurétique, expectorante, fébrifuge, vulnéraire, digestive, anti-parasitaire, laxative, sédative, carminative, antiseptique urinaire , gastrique, régulatrice de l’appétit, cicatrisante. Calme la douleur, soin des cheveux gras (hyper séborrhée), diurétique, vivifiante, relaxante, désodorisante. Éloigne les insectes.

Pour la beauté: 

Synergie: géranium, lavande cyprès, patchouli, néroli, palmarossa, ylang-ylang, coriandre et tous les agrumes.

Odeur: De tête. Fraîche, fruitée, légèrement épicée.

Phytothérapie

Peu utilisée de cette façon, si ce n’est en parfumerie ou comme ingrédients, notamment de l’Earl Grey Tea

Usage magique

La bergamote incarne l’argent qui circule, la monnaie d’échange. Quelques feuilles de bergamotier dans votre porte-monnaie sera un précieux talisman qui vous assurera un flux permanent d’argent. Vous en dépenserez et vous en gagnerez. La Vie, quoi!

La bergamote est une plante Eau

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LES ALGUES

Posté par eurekasophie le 9 mars 2009

algues11.jpgalgues12.jpg  algues10.jpg

Bien des différences distinguent l’eau de mer de l’eau douce mais on peut y distinguer des similitudes. La présence d’algues en est une.Afin d’approfondir mes connaissances sur celles-ci et de répondre aux diverses questions que l’on peut se poser sur le sujet, je vais approcher plusieurs points nous permettant de voir un peu plus clair sur cet élément végétal trop souvent et injustement considéré comme une plante.

En effet, comme cette dernière, l’algue a besoin de lumière pour se nourrir et pour vivre (phénomène de photosynthèse), mais c’est le seul point qu’elles ont en commun.

L’algue a un crampon, un stipe et un thalle qui remplacent la racine, la tige et la fleur de la plante.

Le crampon sert à s’accrocher afin de résister aux courants marins, le stipe est semblable à une tige mais ne transporte aucun nutriment(notons que l’algue puise tous ses éléments nutritifs dans l’eau par toutes ses parties), et le thalle s’apparente aux feuilles des plantes.

Nous aborderons dans ce bref exposé sur les algues, leurs caractéristiques générales, leur composition, leur mode de reproduction, et leurs diverses utilités dans la vie courante.

Caractéristiques générales des algues

Il existe différents types d’algues qu’on peut retrouver soit en mer ou en eau douce. Elles peuvent également se développer en milieu aérien(sol, rocher, arbre,etc.)

Les algues aquatiques qui flottent ou en suspension dans l’eau, sont classifiées dans un plancton végétal appelé phytoplancton. Les autres, qui se situent dans les fonds aquatiques ou sur d’autres organismes, sont classifiés dans un planton végétal appelé phytobenthos.

On peut encore sous distinguer ces éléments végétaux selon leur pigment, nous obtenons alors :

Les algues brunes : dont le pigment est la phycobiline.

 Ex. : le ralfsia

Les algues vertes : dont le pigment est la chlorophylle.

 Ex. : la laitue de mer

Les algues rouges : dont le pigment est la caroténoïde.

 Ex. : la main de mer palmée

Nous avons vu en introduction que les algues avaient besoin de lumière pour vivre.

En Zélande, les alluvions et les sédiments obstruent le passage de la lumière au-delà de 10-15 mètres de profondeur.

Néanmoins, on y retrouve des algues.

Les algues rouges se sont le mieux adaptées à ce manque de lumière. Ce sont donc elles que l’on retrouvera en grande majorité.

En effet, chaque algue s’adapte à un biotope particulier. C’est ce qu’on appelle le phénomène de zonation.

Mode de reproduction des algues

Il existe deux modes de reproduction chez les algues.

Le mode asexué : Il est le plus fréquent chez l’ algue.

L’algue se reproduit sans l’intervention d’organes sexuels, ce qui fait que l’individu obtenu a des caractéristiques génétiques identiques à l’individu souche.

La reproduction asexuée se fait de trois façons : par bouturage (par le bris d’une partie d’un thalle), par bourgeonnement, ou par apparition d’un massif de cellules sur le thalle, qui, après séparation de l’individu mère, donnera un nouvel individu.

Le mode sexué :

Il est moins fréquent et aléatoire.

L’individu naît de la fusion de deux gamètes (cellules sexuelles) qui donnera un individu génétiquement différent de l’individu souche.

Propriétés et utilités des algues

Les algues sont utilisées pour leurs nombreuses propriétés et dans divers secteurs :

Pour ses qualités nutritionnelles : surtout en Chine et au Japon dans son aspect naturel, mais aussi chez nous où elle entre dans la composition des confiseries, des flans ou des glaces.

Pour ses qualités cosmétiques : corps et visage, shampoing, etc.

En agriculture : engrais.

En dentisterie : pour les empreintes dentaires.

En médecine : pour soigner les rhumatismes, en thalassothérapie.

En pharmacie : laxatifs, vermifuges, antibactériens.

En industrie : abrasifs, isolants thermiques, industrie textile.

Conclusion

J’ai tenté, par le biais de ce travail, d’apporter quelques notions qui nous permettrons d’accroître nos connaissances sur les algues.

Je ne connaissais que très peu de choses sur les algues, et cette recherche m’a alors permis d’en avoir une approche plus correcte et d’étoffer ma culture générale.

Désormais, il me serait possible de reconnaître certaines espèces d’algues, ou de renseigner quelqu’un sur ses utilités.

J’espère également que cet exposé vous a permis de découvrir ou de compléter vos connaissances sur le sujet.

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HERNIE HIATALE …….

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

 

 

…ET REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN  

Voici une photo de l’estomac  

 

 

estomaccoupeannote.gif

 

 

Voici comment se schématise la hernie hiatale 

 

On parle de hernie lorsqu’un organe ou une partie d’organe sort par un orifice de la cavité qui le contient.

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Comment ne plus en souffrir ?

La hernie hiatale de l’adulte

 Qu’est-ce que c’est ?

C’est le passage permanent ou intermittent d’une portion de l’estomac à travers l’orifice oesophagien (ou hiatus) du diaphragme. Ce passage de l’extrémité supérieure de l’estomac dans l’orifice hiatal survient lorsque les moyens de fixation de l’estomac et du bas oesophage sont défaillants.

Dans 90 % des cas, il y a glissement vers le haut du cardia (partie haute de l’estomac) qui quitte ainsi l’abdomen et se trouve dans le thorax. Les causes en sont par exemple une augmentation de la pression dans l’abdomen, une obésité, un raccourcissement congénital de l’oesophage.

Dans 10 % des cas, il y a roulement de la grosse tubérosité de l’estomac qui passe à travers l’orifice diaphragmatique alors que le bas oesophage et le cardia restent en place. La cause en est le plus souvent un défaut congénital du hiatus du diaphragme, il peut s’agir aussi d’un traumatisme.

La hernie hiatale est la plus fréquente des lésions du tube digestif.

 Les signes de la maladie

Le reflux gastro-oesophagien est le symptôme le plus évocateur(brulure derrière le sternum) surtout s’il est postural (la douleur augmente quand on augmente la pression sur l’abdomen).

Mais d’autres signes peuvent orienter le diagnostic :

  • Une douleur en avalant (dysphagie qui fait craindre une oesophagite) ;
  • Une douleur dans le creux de l’estomac ;
  • Une discrète anémie avec pâleur et fatigue due à de micro-saignements digestifs ;
  • Une thrombose veineuse des membres inférieurs (phlébite) ;
  • Des vomissements de sang (hématémèse).

D’autres atteintes du tube digestif sont souvent associées et doivent être recherchées systématiquement : lithiase vésiculaire, ulcères, gastrites, diverticulose colique. De même, il est habituel de rechercher une hernie hiatale au cours de ces dernières.

Examens et analyses complémentaires

Déjà sur la radiographie pulmonaire de face et de profil, le praticien peut parfois noter l’absence de poche à air gastrique.

C’est surtout le transit oesogastroduodénal (T.O.G.D.), suivi sur un écran de radioscopie, qui va montrer la hernie hiatale et l’éventuel reflux gastro-oesophagien.

La fibroscopie confirme le diagnostic et recherche des complications (oesophagite par reflux gastro-oesophagien).

Traitement

Les règles d’hygiène et de diététique sont les mêmes que celles du reflux gastro-oesophagien :

  • Maigrir en cas de surcharge pondérale ;
  • Fractionner les prises alimentaires et faire plutôt 5 ou 6 petits repas légers que 2 repas abondants ;
  • Eviter les boissons gazeuses, les épices, le café, les graisses et l’alcool, la vinaigrette, les fruits acides ;
  • Eviter les aliments à digestion lente comme les plats gras ;
  • Eviter le tabac ;
  • Prendre le repas du soir longtemps avant de se coucher et éviter la sieste après le déjeuner ;
  • Eviter de porter des gaines, des corsets ou des ceintures trop serrées ;
  • Surélever la tête du lit ;
  • Eviter les postures penchées en avant.

Dans les hernies par glissement, le traitement chirurgical n’est indiqué que s’il existe un reflux important et gênant malgré un traitement bien conduit ou en cas d’oesophagite grave.

Les hernies par roulement sont opérées le plus souvent. L’intervention consiste en une gastropexie (fixation de la grosse tubérosité de l’estomac à la face inférieure du diaphragme).

Remèdes naturels

Action anti-acide:

è le jus de pommes de terre crues, très alcalinisant, à raison de 3 cuillerées à soupe avant les 2 principaux repas. Produit peu évident à trouver en magasin bio, si ce n’est sous la marque Schoenenberger.

è la poudre micronisée d’une petite algue calcaire: le lithothamne. Il calme les brûlures gastriques en neutralisant l’excès d’acidité grâce à sa richesse en carbonate de calcium. 2 gélules à 400 mg à chaque repas.

è l’argile blanche permet également de limiter l’acidité.

è après un reflux, boire un peu d’eau très alcaline comme l’eau de Vichy pour réduire l’acidité.

Action anti-reflux:

è l’acide alginique et les alginates forment un gel au contact du suc gastrique acide. Le gel flotte ensuite à la surface du contenu de l’estomac, empêchant les remontées acides. L’action protectrice de ce gel soulage donc des  brûlres de reflux. A prendre après les repas.

è l’ase fétide et le robinier, sous forme de dilutions homéopathiques: Asa foetida 4 CH ; Robinia 4CH : 3 granules de chaque, 3 fois par jour entre les repas.

Action anti-érosive (protection de la paroi oesophagienne):

èle gel buvable d’aloe vera bio: 1 à 2 cuillerées à soupe après ou entre les repas. A avaler lentement, par petites gorgées.

èl’huile d’argousier , sous forme de capsules à 500 mg à croquer, afin que l’huile puisse s’écouler dans l’oesophage ( recracher la capsule vide). 3 capsules par jour. Un seul produit de ce type existe, sous la marque Flore Alpes ( en magasin bio ou sur commande).

èle plantain (plantago major), sous forme de décoction. 30 g de feuilles pour 1 litre d’eau. Boire une tasse après chaque repas. Utile pour son action anti-inflammatoire et cicatrisante.

Action antispasmodique:

è l’huile essentielle d’estragon (Artemisia dracunculus) excerce un effet fortement antispasmodique dans les spasmes digestifs, surtout hauts. A prendre de préférence sous forme d’oléocapsules (capsules huileuses). Il n’existe qu’un seul produit de ce type, distribué par Pranarôm (en magasin bio ou sur internet). 1 capsule 2 fois par jour du lundi au vendredi pendant 4 semaines maximum.

èla teinture mère d’angélique archangélique (Angelica archangelica) peut aussi s’avérer précieuse en cas de spasmes digestifs, mais également en cas d’hyperacidité gastrique, de gastrite, d’oesophagite. Les personnes stressées, hypersensibles, ayant tendance à somatiser facilement au niveau digestif, gagneront à l’utiliser, à raison de 20 à 30 gouttes 3 à 4 fois par jour (possibilité de prise le soir au coucher).

èle bourgeon de tilleul (Tilia tomentosa) est un antispasmodique efficace, notamment conseillé en cas de hernie ou de reflux avec spasmes. Il agit également sur tout le tube digestif par une action sédative calmante.Il accompagne et complète l’action du bourgeon de figuier. Macérat concentré de tilleul: 5 gouttes 2 à 3 fois par jour. Tilleul 1DH : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour.

Autres solutions

L’ostéopathie

Grâce à cette technique manuelle, il est possible d’obtenir une réduction des hernies hiatales, à condition qu’elles ne soient pas devenues trop importantes. Pour les ostéopathes, la hernie hiatale est surtout favorisée par un dos courbé, des abdominaux faibles et une perte de tonicité. Pour lutter contre le reflux gastrique, l’ostéopathe Pascal Pilate propose de réaliser soi-même l’exercice suivant, dont l’objectif est de redescendre l’estomac pendant que le diaphragme remonte:

 » Penchez-vous en avant. Positionnez l’extrémité de vos deux pouces l’un sur l’autre de manière à pouvoir exercer une poussée vers le bas. Enfoncez-les en douceur sous la pointe du sternum.

Inspirez en sortant le ventre. L’estomac descend. Vous êtes toujours penché en avant.

A l’expiration, le diaphragme remonte. redressez le tronc.

Vos pouces glissent pour bien rester sur place en position basse. De cette façon ils ont tendance à maintenir la partie supérieure de l’estomac en position basse afin de la dégager.

Recommencez cette manoeuvre 3 à 4 fois. Une bonne coordination de ces mouvements assure le succès de la parade contre le reflux gastrique ».

Commentaires :

Stephanie a dit:
27 janvier 2010 à 15:43 éditer

Bonjour,

Je souffre aussi de reflux gastro-osophagiens et d’une boule dans l’estomac par intermittence. J’ai une hernie hiatale par glissement.

Suivez les conseils de Sophie et si vos brulures sont insupportables, prenez du “slippery elm”. Ca n’enleve pas les reflux mais au moins ca protege l’estomac et l’oesophage des brulures. Evitez le stress a tout prix et lisez un livre qui vous aidera a apprendre a mieux respirer, c’est a dire par le ventre. Le livre s’intitule “et si ca venait du ventre” de “Pierre Pallardy”. En apprenant la respiration detente et meditation abdominale, pleins de maux (pas seulement du ventre) peuvent etre gueris.

Comme je fais une colopathie aussi et que par moment, j’ai le ventre gonfle, je me demande si le gonflement des intestins fait remonter l’estomac dans l’oesophage. Je vais faire un nettoyage des intestins a l’aide de graines de psyllium.

Avec une bonne hygiene de Vie et les conseils de Sophie ainsi que ceux que je vous ai procures, nous devrions etre sur la voie du succes et de la guerison.

Bon courage et bonne chance a tous et a toutes.
Stephanie

Merci Stéphanie

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LES PLANTES SANS SOL (1)

Posté par eurekasophie le 20 février 2009

LES PLANTES SANS SOL (1) dans TOUT EN VERT ...... 250px-Hydroponic_onions_nasa

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Un chercheur de la NASA vérifie les oignons hydroponiques : à sa gauche se trouve de la laitue Bibb et à sa droite des radis.

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Photo d’un plant de bananier sur le potager hydroponique HydroTown.

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Récolte de poivrons sur le potager hydroponique HydroTown.

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Culture hydroponique de tomates (hybrides de Black Macigno), Sardaigne, italie

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variante de culture hydroponique sur ballot, de tomates (hybrides de Black Macigno), Sardaigne, Italie

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L’hydroponie ou culture hydroponique (ou agriculture hors-sol), du grec ponos : effort et hydro : eau, est la culture de plantes réalisée sur substrat neutre et inerte (de type sable, pouzzolane, billes d’argile, etc.). Ce substrat est régulièrement irrigué d’un courant de solution qui apporte les sels minéraux et nutriments essentiels à la plante. Ce procédé a de nombreux avantages : moindre consommation d’eau, croissance contrôlée et rapide, moins d’attaque de nuisibles du sol, meilleure maîtrise de la précocité.La culture hydroponique permet également une automatisation de la culture : température, éclairage, contrôle du pH et de la concentration en éléments nutritifs du liquide, ventilation.

La culture hydroponique est très présente en horticulture et dans la culture forcée de certains légumes sous serre. Cette technique de culture s’est développée pour aboutir aujourd’hui à l’aéroponie et depuis très récemment l’ultraponie. Elle permet d’accélérer le processus de maturation des fruits grâce à un rythme nycthéméral plus rapide et permet plusieurs récoltes par an.

 

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LES PLANTES SANS SOL (2)

Posté par eurekasophie le 20 février 2009

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Les plantes sans sol

Dans l’eau

Il est possible de cultiver des plantes sans compost.

Il s’agit de cultiver les plantes dans une eau régulièrement enrichie par un apport de matières fertilisantes.

Cela s’appelle: aquaculture, hydroculture ou culture hydroponique.

Bien éclairée et bien calée dans son récipient, par du sables ou des galets, la plante poussera plus vite que dans du compost.

Le matériel

Pour les boutures:

Bol ou pot de confiture en verre blanc, cellophane adhésif pour aliments.

Pour les bulbes:

Carafe à bulbe, charbon horticole.

Pour l’Impatiens:

Petit vase pour fleurs.

Pour la culture hydroponique:

1 récipient sans trou de drainage, 1 petit sac de charbon horticole, 1 petit sac de sable, fertilisant en granulés.

Ce type de culture nécessite des températures ambiantes assez élevées: s’il fait froid, la plante grelotte dans l’eau et meurt. En général, pratiquer l’aquaculture à partir de boutures pour créer des plantes nouvelles, les plantes habituées à une culture normale ne la supporte pas toujours.

Faire des boutures (Saintpaulia, Impatiens, Tradescantia, lierre): Remplir d’eau un bol transparent ou un pot à confiture. Le couvrir de cellophane adhésif. Faire quelques trous, avec une cigarette allumée. Glisser les boutures dans les trous. Attendre que des racines apparaissent.

Au moment de planter, attention aux racines, elles sont beaucoup plus fragiles que celles qui naissent dans la terre.

Bulbes. Les plantes à bulbe peuvent être cultivées dans des carafes spéciales ou carafes à bulbe. Le bulbe est maintenu par le col  de la carafe. Les racines baignent dans de l’eau distillée, l’eau de dégivrage du réfrigérateur, après réchauffement convient tout à fait.

Du charbon horticole, au fond de la carafe, empêche l’eau de se corrompre. La plante vit sur les réserves nutritives accumulées dans le bulbe et n’a pas besoin de fertilisant.

Hydroculture pure. Des boutures, prélevées sur des Impatiens, peuvent vivre très longtemps dans l’eau. Il faut de temps en temps les tailler pour conserver une jolie forme au bouquet. Au bout d’un certain temps, la plante ne fleurit plus.

Culture hydroponique. Dans un récipient, sans trou de drainage, mettre 1 cm de charbon horticole, puis du sable. Poser la plante et, tout en la maintenant, continuer à remplir de sable pour la caler.

Mouiller la totalité du sable avec de l’eau comportant la dose de fertilisants en granulés dissouts. Une fois par mois, ajouter de l’eau avec du fertilisant. Si le sable sèche entre temps, ajouter un peu d’eau pure.

Plantes supportant bien la culture hydroponique:

  • Balsamine (Impatiens),

  • Lierre ( Hedera helix),

  • Misère ( Tradescantia),

  • Géranium-lierre,

  • Bégonia,

  • Les plantes à bulbes; jacinthe, crocus, narcisse.

Sans pot

Il existe des plantes dites épiphytes (voir photos en haut de page), qui aiment vivre sur un arbre.

Elles ne vivent pas à ses dépens, l’arbre ne risque rien: on peut donc sans crainte installer ce type de plante sur une branche, dans le jardin.

En appartement, ou sur un balcon, il est possible de nicher une plante épiphyte sur un simple tronc, et même un gros morceau d’écorce, dans un creux naturel ou une cavité ménagée par le jardinier. L’effet est généralement étonnant.

Le Platycerium se prête volontiers à une semblable situation.

Le matériel

Arrosoir, grosse boule de sphagnum ( seule mousse utilisable, de par ses qualités dans l’horticulture commerciale) , 
fil de fer utulisé par les fleuristes.

Vaporisateur, grosse branche de 40 cm environ de préférence assez tourmentée.

Pour creuser une cavité: ciseau à bois, marteau.

En appartement

Si l’écorce ne présente pas un creux suffisant pour recevoir la motte, en pratiquer un avec un marteau et un ciseau. Le ciseau doit être placé obliquement, pointe en bas.

Arroser le Platycerium et le dépoter. Heurter le pourtour du pot jusqu’à ce que la motte en sorte. Puis mouiller abondamment le sphagnum (mousse).

Envelopper la motte de sphagnum mouillé, pour former grossièrement une boule. Maintenir le sphagnum d’une main et, de l’autre prendre le fil de fer.

Entourer le sphagnum de fil de fer sans trop serrer en formant des X autour de la boule de sphagnum pour bien le fixer.

Placer la motte ainsi entourée dans le creux de la branche. La fixer avec le fil de fer.

Donner à la plante son emplacement définitif, à l’intérieur ou sur un balcon, mais veiller à pratiquer de fréquentes vaporisations. Vérifier souvent l’humidité du sphagnum.

Dans le jardin

Retirer un morceau d’écorce à la fourche d’une branche, et fixer la plante au niveau de la motte avec du fil de fer. La plante se nourrira des feuilles fanées tombant de l’arbre ( chêne, pommier…..etc.).

Autres plantes épiphytes:

  • Cryptanthus acaulis, rubra, tricolor….
  • Aechmea fasciata
  • Vriesiasplendens
  • Guzmania mineur.

Pour ces 3 dernières plantes, remplir d’eau la rosette centrale de la plante, changer cette eau régulièrement toutes les 3 semaines.

Sectionner les fleurs à leur base dès qu’elles se fanent. Eviter d’utiliser une eau calcaire pour l’arrosage. Dans le jardin n’arroser que par temps sec.

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