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L’ETIOPATHIE…TOUT UN PROGRAMME !

Posté par eurekasophie le 24 juillet 2009

 

 

 

 QU’EST-CE QUE L’ÉTIOPATHIE ?

Du grec « aïtia », cause, et « pathos », souffrance, l’Étiopathie s’attache à rechercher l’origine de la maladie pour l’éliminer par une méthode de soins qui, au-delà des symptômes, s’attaque directement aux causes pour les faire disparaître.
Jeune science innovante promise à un grand avenir, l’Étiopathie diffère de toutes les autres méthodes médicales.

Médecine mécaniste, l’Étiopathie constate que le corps humain, fruit de millions d’années d’évolution, doit fonctionner correctement. Si ce bon état de marche est perturbé, si un dysfonctionnement apparaît quelque part, l’étiopathe cherche à en identifier la cause et à la réduire par des techniques spécifiques ou à orienter le patient vers le traitement approprié.

Le succès de l’Étiopathie est dû :

1. À sa méthode d’analyse : l’Étiopathie permet de trouver l’origine réelle d’un mal, c’est-à-dire sa cause, sans la confondre avec ses effets – inflammation, troubles fonctionnels, présence d’agents infectieux, douleurs, etc., et ce, en s’articulant sur les méthodes et modes de raisonnement utilisés dans toute recherche scientifique.

2. À ses traitements précis et rapides : l’Étiopathie reprend les gestes ancestraux, enrichis de génération en génération, et les revisite à la lumière des connaissances anatomiques modernes.

Bien au-delà des seules douleurs articulaires, névralgiques ou obstétricales, l’Étiopathie s’applique à la mécanique du corps humain tout entier, à son bon fonctionnement et, partant, à un très grand nombre d’affections dont il peut être victime.

Le praticien étiopathe, pour se former à cette discipline, aura consacré six années à l’étude en profondeur du corps humain et des lois qui le régissent, aux sciences et aux méthodes permettant d’identifier les causes des pathologies – ainsi qu’à l’apprentissage du geste pertinent et des différentes techniques manuelles qui lui permettront de résoudre les problèmes de ses patients.

Étiopathie et autres pratiques

L’Étiopathie se différencie de toutes les autres approches médicales par son approche systémique, c’est-à-dire en considérant le fonctionnement des organes et des appareils du corps humain dans leurs différentes interactions. Il en découle une façon tout-à-fait particulière d’analyser les causes des phénomènes pathologiques, et de conduire ses traitements de chirurgie non instrumentale.

Pour analyser ces causes, outre les connaissances d’anatomie, de physiologie et de biologie, cette méthode utilise des “outils” comme le déterminisme, la systémique et la cybernétique, grâce auxquels le diagnostic s’avère d’une rigueur exceptionnelle.

Car le principe même de l’Étiopathie est d’établir le bon diagnostic avant d’envisager un traitement quel qu’il soit. Ainsi, l’Étiopathie est d’abord une méthode, une méthode éprouvée d’analyse de la cause des maux, avant d’être une technique, fût-elle exceptionnelle. On ne saurait donc confondre l’Étiopathie avec toute autre technique manuelle.

Et si l’Étiopathie se distingue des autres méthodes manuelles par l’innocuité et le haut niveau d’évolution de ses techniques, issues de la nuit des temps, elle s’en éloigne encore d’avantage par l’analyse et la pertinence du geste…

L’ÉTIOPATHIE POUR QUI ?

Un étiopathe, exerçant en libéral, n’a pas le droit à l’erreur. Il est donc formé à établir la différence entre ce qui est de sa compétence et ce qui ne l’est pas.

En effet, si l’analyse étiopathique ne connaît pas de limite, les traitements étiopathiques, eux, en ont. Un étiopathe sait, par exemple, que les pathologies irréversibles n’entrent pas dans son champ d’action, de même que les atteintes infectieuses graves. Il saura également orienter, si nécessaire, vers un traitement chirurgical – à savoir que dans la plupart des cas, il permet à son patient d’en faire l’économie.

Pour le reste, son domaine d’intervention est particulièrement large (voir les principales indications d’un traitement étiopathique). C’est pourquoi il voit toujours plus de malades lassés de l’inefficacité d’autres pratiques médicales s’adresser à lui.

L’étiopathe reçoit ainsi des hommes et des femmes de tout âge, atteints de toutes sortes de douleurs et d’affections, qu’il soulagera en douceur. Ses traitements, non traumatisants, sont également indiqués pour les enfants qu’il saura particulièrement préserver.

Le bon diagnostic pour la bonne thérapeutique

L’Étiopathie est avant tout une méthode scientifique rigoureuse, ce qui lui permet d’obtenir des résultats positifs et constants. De tels résultats, parfois spectaculaires, sont dus, par-delà les techniques employées, à la pertinence du diagnostic causal effectué par les étiopathes.

Pour l’étiopathe, en effet, soigner un mal, c’est en éliminer la cause réelle, cause qu’il s’attache à découvrir en tout premier lieu.
Le diagnostic étant rigoureux, le traitement le sera aussi, puisqu’il sera adapté à la cause et pensé en fonction de celle-ci.

Seule cette démarche permet à l’étiopathe d’opérer par chirurgie non instrumentale (manipulation) et de soigner sans médicaments, sans droguer, voire empoisonner.

Primum non nocere

En aucun cas, les techniques utilisées en Étiopathie ne peuvent aboutir à des actes de mobilisation forcée des articulations, gestes dangereux pour les malades.

Douceur, précision, non douleur, innocuité, efficacité : telles sont les règles du traitement étiopathique.

L’ÉTIOPATHIE ET NOTRE TEMPS

À l’heure où, pour l’équilibre de sa santé, on recherche des moyens naturels pour entretenir son corps plutôt que de l’intoxiquer par des substances chimiques dont les conséquences sont souvent plus néfastes qu’efficaces, l’Étiopathie, par sa méthode et ses gestes habiles, permet de soigner de façon naturelle de nombreux troubles fonctionnels et douloureux.

D’un point de vue plus théorique, cela se traduit par soigner selon l’ordre des causes naturelles, et non selon l’ordre des conséquences à distance (symptômes). D’où l’importance de la démarche scientifique de l’Étiopathie.

Tout raisonnement étiopathique s’opère selon les règles incontournables de l’analyse : il s’ancre dans le territoire de la pathologie (anatomie), observe son fonctionnement, remonte la logique de l’apparition du mal (processus générique, ou généalogie causale, ou étiopathogénie, ou… Étiopathie).

Seule cette démarche permet à l’étiopathe d’opérer par chirurgie non instrumentale et de soigner sans médicaments, sans droguer, voire empoisonner.

À tout point de vue, le praticien étiopathe ne dévie pas le cours naturel des choses, mais au contraire, le rétablit.

POUR Y VOIR CLAIR

Chirurgie non instrumentale
Pratique ancestrale d’un traitement manuel approprié pour supprimer la cause des troubles et par conséquent les troubles eux-mêmes. S’est transmise oralement jusqu’à nos jours par le reboutement. Actuellement, l’Étiopathie a repris ces pratiques pour les développer sur des bases scientifiques.

Chirurgie instrumentale
“L’outil est le prolongement de la main”. Fille de l’avancée technologique, la chirurgie instrumentale se trouve naturellement être la continuation de la chirurgie non instrumentale dans l’art de soigner ou d’appareiller, quand cette dernière ne suffit plus.

Médecine allopathique
Elle vise d’abord le traitement des symptômes. Elle trouve ses indications principales dans la lutte contre certains agents infectieux, dans l’application de médications substitutives et d’une manière plus générale dans l’utilisation de thérapies palliatives.

LE FONDATEUR

Christian TREDANIEL  

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Christian Trédaniel est né à Paris en 1934. Il s’est formé à la philosophie, à la logique et aux mathématiques. C’est à l’occasion d’un accident lors d’une compétition de saut au milieu des années 50, qu’il découvre la réalité des névralgies sciatiques. La médecine ordinaire, hospitalière ou de ville, montrera à cette occasion son incompétence ordinaire tout au long de trois années de souffrance et malgré trente-cinq infiltrations. Grâce à André de Sambucy, un médecin intéressé de longue date par les pratiques manipulatives, Christian Trédaniel recouvre la santé, et se consacre à l’étude des techniques traditionnelles. Devenu l’assistant de de Sambucy, il perfectionne sa pratique et ses techniques, et réfléchit surtout aux processus physiologiques mis en jeu dans les thérapeutiques manuelles, processus tels qu’ils affranchissent le patient des douleurs éprouvées jusqu’alors.
De 1959 à 1961, il séjourne aux États-Unis pour étudier les techniques manuelles alors très prisées dans ce pays. Ce séjour le convainc que l’enseignement dispensé là-bas fait fausse route : la théorie est incapable de rendre compte de ce qu’obtient la pratique. Revenu en Europe, il met en forme les règles d’analyse des processus pathogéniques et thérapeutiques. Pour décrire sa méthode en gestation, il dépose en 1963 le terme « Etiopathie ». Dès cette date, avec quelques amis, il crée un enseignement en France puis à Genève et à nouveau en France, pour développer sa méthode, tout en travaillant à la mise en forme de ses idées. Ceci l’amènera à publier en 1978 Les Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique.
En 1979, il crée la Faculté d’étiopathie de Paris. Suivront celles de Rennes (1986), de Toulouse (1998) et de Lyon (2004).
Depuis une dizaine d’années, Christian TRÉDANIEL s’est consacré, outre au développement de l’enseignement de l’étiopathie, à une nouvelle mise en forme de ses principes d’analyse, à une étude historique des courants médicaux manuels et systémiques, au développement de la Revue Internationale de Médecine Étiopathique (RIME), et travaille actuellement à une remise au net de l’enseignement de la neurologie, et notamment des processus de mémorisation.

Bibliographie :

Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique, Avenir des Sciences, 5e éd., 2006 ;

Du reboutement à l’étiopathie, Guy Trédaniel / Avenir des Sciences, 2e éd., 2005.

Atlas des techniques mécanistes en étiopathie, vol. 1, 2, 3 et 4, Avenir des Sciences.

 

HISTORIQUE

 ASKLÈPIOS, PÈRE DES ÉTIOPATHES

asklepios.jpgCette stèle d’Asklèpios et sa fille Hygie date de l’époque pré-pythagoricienne. C’est la plus ancienne qui ait été découverte. On remarque l’absence de l’inévitable serpent, constant sur toutes les autres représentations du dieu de la médecine après l’introduction de ce symbole par Pythagore. Il sera définitivement adopté par la médecine magique sous l’appellation de « caducée ». C’est aussi à Pythagore que l’on doit l’adjonction de la science des nombres à la médecine, ce qui lui donna une nouvelle dimension divinatoire et magique.Sur cette stèle, Asklèpios intervient manuellement au niveau de la région haute dorsale. Ce geste confirme que l’acte fondamental dans l’art de soigner était bien, primitivement, chirurgical, avec ou sans instruments. L’étiopathie a adopté cette représentation mythologique comme symbole de la méthode.

REBOUTEMENT ET ÉTIOPATHIE

Les origines

L’Étiopathie s’inscrit, quant à ses techniques manuelles d’intervention, dans la longue tradition du reboutement, ou plutôt de la chirurgie non instrumentale, qui est la plus ancienne méthode de traitement qu’ait connu l’humanité. Aussi loin qu’on puisse remonter vers nos origines, on trouve trace de ces techniques indispensables au bon maintien du corps dans sa fonctionnalité naturelle.
La pratique de la chirurgie instrumentale remonte au moins à 45 000 ans, comme le montre une pièce anatomique exceptionnelle, un bras amputé, découvert dans les Monts Zagros, au nord de l’Irak.
On retrouve dans toute l’Europe, datant de plus de 10 000 ans, de très nombreux crânes trépanés qui attestent la généralisation de ces pratiques chirurgicales.

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Crâne trépané

Si la chirurgie instrumentale remonte à l’apparition de l’outil, prolongement de la main, il est évident que le premier acte de chirurgie non instrumentale lui est chronologiquement bien antérieur.

L’Antiquité

La pratique de la chirurgie non instrumentale peut être mise en évidence par la découverte d’autres pièces anatomiques, par exemple un fémur remontant à 25 000 ans environ, fracturé en spirale et ressoudé, qui prouve un réalignement manuel des facettes fracturaires disjointes, et une survie du patient allant au moins jusqu’à la consolidation du cal. Mais il faut attendre le développement de la représentation graphique et de l’écriture pour disposer d’éléments permettant de mieux mettre en évidence les pratiques manipulatives dans les civilisations les plus anciennes.

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Bas-relief égyptien

Leur importance dans la civilisation grecque est mise en évidence par la plus ancienne des stèles (700 à 800 av. notre ère) montrant le Dieu grec de la médecine, Asklépios, pratiquant symboliquement une manipulation de la charnière cervico-dorsale.

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Bas-relief grec

A ces époques reculées, les techniques chirurgicales forment, avec l’emploi du vin, le respect de l’hygiène et l’entretien du corps par la gymnastique, l’essentiel de la médecine. Ce n’est qu’avec Pythagore que commencent à proliférer les recettes magiques qui restent de nos jours la base de l’allopathie. Des textes de Hippocrate et de Celse montrent néanmoins la qualité de certains diagnostics antiques relatifs aux lésions articulaires vertébrales.

Le Moyen Âge

Dès le début du bas moyen âge (Ve siècle), les connaissances scientifiques acquises par les civilisations grecque et latine sont oubliées au profit de l’obscurantisme chrétien. La chirurgie, sous toutes ses formes, perd les bases qu’Aristote, Hérophile et Erasistrate avaient su lui donner, et dont Celse avait si bien décrit les acquis à l’aube de la nouvelle ère. Les techniques s’appauvrissent et leur transmission n’est plus assurée que par la tradition orale. Il faut attendre le XVIe siècle et Ambroise PARE pour que s’ouvre une nouvelle du savoir anatomique et chirurgical.
Ce retour marque le début d’une séparation progressive entre la chirurgie instrumentale et la chirurgie pratiquée avec la seule main nue. La chirurgie non instrumentale reste au stade empirique, et la tradition orale assure seule sa transmission. C’est ainsi que naît ce qui devient dans nos contrées le Reboutement.

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Ambroise Paré (1509-1590)
Maître rebouteur et père de la chirurgie moderne

Les temps modernes

Chirurgie et médecine
Jusqu’au XVIIIe siècle, les techniques de santé reposent sur le savoir des rebouteurs, des matrones et des chirurgiens ambulants. Les médecins, continuateurs de la médecine magique pythagoricienne, s’interdisent d’utiliser leurs mains dans leur pratique. Ils ont une présence négligeable dans le monde rural. Leur rôle se limite aux quelques grandes villes où le fait de prononcer quelques termes en latin leur assure une très relative réputation savante. Ils s’opposent violemment aux chirurgiens, aux rebouteurs et aux matrones dont la nécessité quotidienne est pourtant évidente.
Cette guerre ouverte trouve son épilogue provisoire en 1792 où, faute d’être reconnus pour leur efficacité, les médecins s’imposent par la force. En 1792, les docteurs Marat et Guillotin, et leurs amis, fortement représentés à la Convention, font prendre par celle-ci des décrets fermant les Collèges de chirurgie et supprimant le Diplôme de chirurgien. Seule la Faculté de médecine devient détentrice de la vérité thérapeutique, et confirme ainsi sa volonté monopoliste, contre le respect du droit des malades à recouvrer la santé.

Le reboutement
La nécessité de la Chirurgie, qu’elle soit instrumentale ou non, impose néanmoins la présence de praticiens de proximité, quelle que soit son évolution ou son degré de reconnaissance légale. C’est ce qui justifie le maillage empirique qui, malgré les médecins, couvre la France et assure les soins de la population. Un rebouteur et une matrone par canton ou par village, et un chirurgien ambulant qui peut accourir lorsque l’urgence l’exige : cette tradition millénaire se maintient jusqu’à la fin des temps modernes, rebouteurs et chirurgiens ne formant qu’un même corps de santé, reconnu ou non, durant une très longue période.
Outre cette organisation horizontale, les rebouteurs, encore appelés renoueurs ou bailleuls, sont représentés dans les diverses couches de la société. On retrouve des traces écrites relatives aux renoueurs et bailleuls du Roi, qui exercent à la Cour avec les mêmes gages que ceux du médecin et ou du chirurgien du Roi. En voici quelques-uns parmi les plus célèbres.

François 1er (1515-1547) : Guillaume THOREAU
(reçoit 240 livres de gages par an comme le chirurgien du Roi)
Henri II (1547-1559) : Jean de BAILLEUL
François II (1559-1560) : Jean de BAILLEUL
Charles IX (1560-1574) : Jean de BAILLEUL
Henri III (1574-1589) : Jean de BAILLEUL et Nicolas de BAILLEUL
Henri IV (1589-1610) : Nicolas de BAILLEUL
Louis XIII (1610-1643) : Michel de BAILLEUL
Louis XIV (1643-1615) : 9 renoueurs ou bailleuls se succèdent pour 600 livres de gages,
dont
Michel de BAILLEUL
Maistre Jacques de CUVILLIERS
Denis de BEAUFORT
Jacques de CUVILLIERS (fils)
Louis XV (1715-1774) : 8 bailleuls répertoriés et appointés
Louis XVI (1774-1792) : 4 bailleuls répertoriés appointés

Les rebouteurs, renoueurs ou bailleuls attisent la haine des médecins qui tentent parfois de les éliminer par la force. C’est ainsi qu’à plusieurs reprises, des membres de la famille FLEUROT, célèbres rebouteurs du Val-d’Ajol, dans les Vosges, furent mis sous la protection de la force publique après avoir échappé à des guets-apens. (Ord. du Duc de Luynes en 1725, et correspondance. de Madame du Deffand en 1770).

L’époque contemporaine

Deux faits marquent l’histoire du reboutement à l’époque contemporaine. D’une part, la constance de l’attitude des médecins dans les poursuites exercées en justice contre les rebouteurs, et, d’autre part, le passage de la chirurgie non instrumentale de la tradition orale à la tradition écrite, puis à la connaissance scientifique.
Après 1792, les médecins se considèrent comme les maîtres. Calmés par les guerres d’empire qui réclamaient une compétence anatomique et chirurgicale imposante, ils retrouvent néanmoins leur agressivité sous la République. On assiste à la fin du XIXe siècle à des procès de plus en plus fréquents, encouragés par des lois de plus en plus répressives, votées en faveur du corps médical.
Parmi les exemples les plus célèbres, on retiendra celui du languedocien Pierrounet, maître-rebouteur de Nasbinals, qui fut traduit devant les tribunaux et condamné, à l’âge de 73 ans, pour exercice illégal de la médecine. La population fut outrée, et la mairie ouvrit une souscription en vue d’élever une statue à celui qui, décédé peu de temps après sa condamnation, avait su prodiguer de si bons soins pendant plus d’un demi-siècle. On peut encore voir cette statue érigée à l’entrée de la ville de Nasbinals.

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Pierre Brioude dit Pierrounet (1832-1907)
La population reconnaissante

De la tradition orale à la tradition écrite
Malgré les rejets et les condamnations réitérés par les tenants de la médecine médicamenteuse, un Maître-Rebouteur suédois fit accomplir à la chirurgie non-instrumentale un progrès considérable au XIXe siècle. Devenu célèbre dans toute l’Europe pour les résultats qu’il obtint dans le traitement des maladies des femmes, la future gynécologie, Thure Brandt publia en 1864 un premier ouvrage intitulé :  » Des affections et des prolapsus utérins  » ; il y décrivait pour la première fois, en expliquant leur rôle, les techniques qui lui permettaient d’obtenir ses succès. Après plusieurs autres publications, c’est en 1890 que paraît son traité intitulé Des affections et des prolapsus utérins. Il ne s’agit plus seulement d’un ouvrage descriptif, mais de la publication d’une véritable méthode de traitement qui s’appuie sur la manipulation interne et externe des viscères. Le pas est franchi : la chirurgie non-instrumentale s’inscrit désormais et pour la première fois de manière aussi décisive, dans le cadre de la tradition écrite.

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Portrait de Thure Brandt
(1809-1895)
Maître Rebouteur

De la tradition écrite à la démarche scientifique : l’Étiopathie
Avant de devenir une science appliquée, la Chirurgie non instrumentale se devait acquérir une méthode. Elle est manifestement la technique qui s’impose pour résoudre dans la pratique les problèmes posés par nombre de phénomènes pathologiques. Il faut lui donner des principes logiques et des bases scientifiques pour lui ouvrir un nouveau champ d’analyse et d’action, dépassant ce qui était déjà obtenu depuis l’aube de l’humanité. C’est à cette tâche que se consacra Christian Trédaniel en établissant ses Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique.

L’EXEMPLE D’AMBROISE PARÉ

Depuis la plus haute Antiquité, des hommes ont su soigner leurs contemporains par thérapie manuelle. Ces hommes, ce sont les chirurgiens – du grec kheir, main et ergon, ouvrage : ils interviennent sur le corps humain avec la main, qu’elle soit seule ou qu’elle manipule un instrument.
Leur savoir empirique, très efficace, s’est transmis et enrichi au fil des générations. Lorsque au sortir du Moyen-Age se développa par la dissection la connaissance du corps humain, ils éprouvèrent tout naturellement le besoin d’approfondir les notions d’anatomie – et ce faisant, ils s’opposèrent aux médecins de la Faculté – si cruellement moqués par Molière… à juste titre.

Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, fut rejeté de son vivant par la Faculté : ce n’était qu’un ancien rebouteux devenu chirurgien empirique, et qui plus est ne parlant pas latin !
Même si plusieurs hôpitaux portent aujourd’hui son nom, le fossé ainsi creusé entre la médecine « savante » et la pratique médicale pourtant efficace et éprouvée des thérapeutes manuels, ne cessera de s’élargir. À partir de 1792, où elle devient omnipotente, la médecine condamnera de fait la chirurgie manuelle à se réfugier dans les campagnes et à se perpétuer par tradition orale. On se souvient aussi que la science officielle condamna William Harvey, le découvreur de la circulation sanguine, et même Pasteur, il n’y a pas si longtemps. Or c’est justement ce fossé entre médecine « savante » et pratique médicale, que l’Étiopathie est appelée à combler.

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Ambroise Paré.Aujourd’hui considéré comme l’un des pères fondateurs de la chirurgie moderne,
il fut pourtant de son vivant banni par la médecine.

 

CHOISIR L’ÉTIOPATHIE

L’Étiopathie est une médecine mécaniste qui s’exerce par chirurgie non instrumentale, c’est-à-dire par thérapie manuelle. Mais il ne faut pas la confondre ou l’apparenter avec d’autres pratiques par manipulations. En effet, que ce soit sur le plan historique, technique et surtout théorique, l’Étiopathie se distingue de toutes les autres méthodes de traitement.

L’Étiopathie, une méthode avant d’être une technique

Nouvelle science fondée il y a une quarantaine d’années, non seulement l’Étiopathie se distingue de toutes les autres approches médicales, mais elle s’en différencie même fondamentalement par toute la démarche effectuée en amont du geste thérapeutique.
Cette approche, que l’on peut appeler approche systémique, du corps humain, est une façon tout à fait particulière de considérer le rapport structure/fonction des organes et des appareils du corps humain dans leurs différentes interactions. Il en découle une manière spécifique à l’Étiopathie d’analyser les causes réelles des phénomènes pathologiques pour établir un diagnostic étiopathique (c’est-à-dire causal), préalable indispensable pour conduire le traitement de chirurgie non instrumentale pertinent.

L’Étiopathie, une chirurgie non instrumentale

L’Étiopathie a donc deux visages indissociables. Le premier est celui de sa méthode d’analyse permettant l’établissement de diagnostics corrects. Le deuxième, celui de sa méthode de traitement des affections.

Grâce à cette double méthode, l’étiopathe est à même de déterminer d’une façon rigoureusement scientifique l’origine des douleurs – et, une fois le diagnostic posé, de choisir la technique la mieux appropriée entre toutes celles qu’il possède, pour rétablir par manipulations le fonctionnement normal d’un système organique qui souffre.

C’est parce qu’il possède une méthode logique qui conduit à une action thérapeutique assurée et naturelle que l’étiopathe est un thérapeute efficace.

Les études d’Étiopathie

Pour devenir étiopathe, six années d’étude sont nécessaires, avec une parfaite connaissance du corps humain et pour exigence principale une rigueur scientifique sans faille, dans le raisonnement comme dans la pratique.

Les matières phares d’un cursus complet
A l’issue de cinq années de cours théoriques et techniques, les étudiants rédigent un mémoire de fin d’études et assurent une année d’assistanat en cabinet avant d’obtenir le Diplôme d’Étiopathie.

Si l’Anatomie est la pierre angulaire de l’enseignement de l’Étiopathie, toutes les matières nécessaires à la compréhension du fonctionnement (biologie, physiologie, etc.) et du dysfonctionnement (pathologies) du corps humain sont également étudiées en profondeur et selon les Principes fondamentaux de l’Étiopathie, c’est-à-dire dans leurs rapports systémiques et cybernétiques.

Le but de cet enseignement est d’apprendre à raisonner de manière étiopathique, c’est-à-dire de considérer le corps humain dans son ensemble et ses interactions, et de ne pas confondre cause réelle et symptômes d’une pathologie. C’est l’acquisition de cet état d’esprit qui fera de chaque étudiant un étiopathe.

La pratique
Au fur et à mesure de l’avancée dans le cursus et des connaissances théoriques, les étudiants pratiquent de plus en plus de manipulations, jusqu’à la maîtrise complète des techniques de chirurgie non instrumentale (avec, entre deuxième et troisième cycle, plus de 1000 heures de stage contrôlé chez des praticiens).

Outre le travail personnel que les étudiants doivent fournir sur le plan théorique, l’entraînement à la technique se travaille quotidiennement… tel un musicien répétant ses gammes. Avec, pour récompense, le talent de soigner au bout de ses doigts !

Il ne faut pas confondre Étiopathie avec ostéopathie ou autres. Les thérapies, certes, sont manuelles dans tous les cas, mais seule l’Étiopathie confère à ses praticiens le double bagage* indispensable pour établir en amont une analyse causale de la pathologie, et en aval pratiquer le traitement manuel induit par cette même analyse. * D’une part, connaissances théoriques, scientifiques et logiques approfondies ; de l’autre rigoureuse formation aux techniques manuelles adaptées.

UNE VOCATION POUR UNE CARRIÈRE

LE COÛT DES ÉTUDES  

Au-delà d’une diversité naturelle recoupant en grande partie celle de la population, la population étudiante en étiopathie comporte deux origines principales
• jeunes étudiants qui font le choix de l’étiopathie dès le départ,
• membres de professions médicales et paramédicales (infirmiers, kinésithérapeutes, médecins et autres) qui, au bout de quelques années d’exercice professionnel, déçus par le manque d’efficacité de leurs méthodes, font le choix courageux de reprendre des études à zéro ;
auxquels viennent s’ajouter ceux qui entreprennent des études d’étiopathie dans le but de changer de profession, et dont le nombre ne cesse de croître.

Dans tous les cas, une réelle vocation préside au choix de ces études, qui est celle d’hommes et de femmes qui veulent être à même de soulager réellement les patients et malades qui viennent ou viendront les consulter.
Les premiers, ayant connu l’étiopathie au contact d’étiopathes en exercice ou de personnes soignées par étiopathie, ont pu choisir directement les études qui leur permettent de réaliser cette vocation.
Les seconds, pour avoir connu l’étiopathie plus tard, n’en sont pas moins motivés, et n’hésitent pas à reprendre le chemin de la faculté.

Il faut en effet savoir que la maîtrise du diagnostic étiopathique et des thérapies manuelles de chirurgie non instrumentale ne peut s’acquérir qu’au prix de longues études, actuellement dispensées uniquement dans les Facultés libres d’Étiopathie en France, en Belgique et en Suisse.

Des études qui en valent la chandelle, à en juger par ce que disent ceux qui les ont pratiquées.

TÉMOIGNAGES

Jean-Pierre MBOUNJA-MISSÉ
Exerce depuis 1995 à Douala (Cameroun)
« C’est le plus beau métier au monde. L’étiopathe a cette satisfaction de voir
souvent le patient repartir en meilleur état que celui dans lequel il était venu ! Sans aucun doute je rechoisirais cette voie ! »

Corinne LACHOWSKI
Installée depuis 8 ans à Mouscron (Belgique)
« D’un point de vue économique,et après quelques années de pratique, ce qui m’est le plus précieux est la liberté. Liberté de choisir mes horaires, mes vacances, la quantité de travail (donc de gains); ce qui permet d’adapter ma disponibilité envers ma famille et la possibilité de mener à bien d’autres projets ou activités, y compris la retransmission de mon savoir et de l’expérience acquise via l’enseignement. »

Annabelle AGOPYAN-LÊ
Étiopathe, installée à Genève (Suisse) depuis 2005.
« Exercer l’étiopathie nécessite une recherche intellectuelle permanente au service de la santé, rendue possible grâce à l’enseignement complet acquis à la faculté.
Nous tenons une place importante dans la résolution des problèmes de santé exposés par nos patients, à en croire la progression constante de leur nombre.
J’apprécie de travailler chez moi et d’organiser mon temps en toute liberté.
Et en plus, c’est une vraie passion ! »

Rodriguo DE MAGALHAES
Exerce puis 1998 à Rio-de-Janeiro, Brésil.
« Au début il faut faire sa clientèle, mais c’est un bon apprentissage ! Par la suite, c’est très, très bien. L’étiopathe jouit d’un très bon niveau de vie, et surtout d’une qualité de vie tout à fait exceptionnelle. Celui qui veut travailler seulement trois jours par semaine le peut. »

Michel ALTIERI
Docteur en Étiopathie, exerce depuis 198 à Genève (Suisse)
« Nous sommes des généralistes spécialisés dans tous les domaines. Ceci découle de notre vision systémique et cybernétique de l’individu : s’il existe bel et bien des lésions systémiques, il existe aussi dans la même proportion des lésions extra-systémiques. C’est à dire que le point de départ du problème se situe à distance de la souffrance. Un problème viscéral peut avoir une origine viscérale mais aussi vertébrale, et réciproquement. Ce qui nous oblige à avoir des connaissances précises dans tous les domaines mais surtout de savoir les utiliser : le raisonnement étiopathique est évidemment la base fondamentale de notre diagnostic (c’est le savoir bien penser). »

Franz VISSER
Exerce depuis 1999 à Ryswik (Pays-Bas)
« Un étiopathe vit très bien, car il allie le travail intellectuel au travail manuel. De plus, le rapport temps de travail et argent nécessaire pour vivre étant des plus intéressants, il peut se consacrer à continuer d’étudier, de chercher et d’expliquer ses traitements.
« Moi-même, grâce à l’étiopathie, je suis devenu un vrai scientifique, au service du patient et de la recherche en général. »

André-Jean BOUCHET
Docteur en Étiopathie, installé depuis 1986 à Hallandale, Floride, États-Unis.
« Beaucoup de nos patients veulent sortir des traitements symptomatiques qui veulent qu’à un mal corresponde forcément une molécule. Il y a je crois un vrai ras-le-bol : des médicaments qui, je les cite, « font trop mal à l’estomac », des acharnements thérapeutiques qui ne donnent aucun résultat, du renouvellement systématique des ordonnances sans un nouvel examen clinique ni même poser de questions, .
« Ceux que l’on a tirés d’affaire sont fidélisés à jamais, ils ont vite le réflexe, et adhèrent à la théorie mécaniste. Ce sont eux qui vous envoient aussi de nouveaux patients ! »

L’ENSEIGNEMENT EN FRANCE

orga1.jpg Pour chaque année universitaire, le cursus comprend un enseignement continu délivré par chaque Faculté, plusieurs stages, des travaux pratiques et des rencontres inter-facs.

Dans les Facultés : les cours théoriques et pratiques sont regroupés durant 35 semaines. L’emploi du temps est établi par le corps enseignant de chaque Faculté.

Universités d’été et d’hiver : elles sont destinées principalement à créer une dynamique entre les étudiants de tous les centres d’enseignement européens. Par les conférences, les discussions et les travaux pratiques qui les accompagnent, ces rencontres permettent d’assurer l’harmonisation de l’enseignement de l’étiopathie. L’université d’hiver se déroule durant une semaine dans une station des Alpes, et celle d’été au bord de l’océan.

Stages et travaux pratiques : une partie d’entre eux, obligatoires pour les étudiants de toutes les facultés a lieu à l’extérieur. Dans le Laboratoire d’Anatomie de la rue des Saints-Pères (Paris VIè) pour les travaux pratiques de dissection ; et pour les stages de clinique étiopathique dans les cabinets de praticiens ou autres centres de soins.

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L’anatomie, pierre angulaire de l’enseignement
À l’exemple du professeur Claude Gillot, qui fait référence dans l’Université, les meilleurs spécialistes viennent dispenser des cours aux futurs étiopathes. Ceux-ci ne peuvent en effet faire l’économie d’une connaissance approfondie du corps humain. Les nombreuses heures d’anatomie sont en outre complétées par des travaux pratiques de dissection, indispensables pour ceux qui veulent acquérir une compréhension de l’anatomie réelle et pas seulement livresque.

Les équipements les plus performants
Tout au long de l’année universitaire, les étudiants bénéficient de l’apport d’un matériel moderne et performant, aussi bien pour les cours de radiologie et d’échographie, que pour les cours de laboratoire et d’observation biologique.
Cet important matériel pédagogique est complété par une bibliothèque, intégrant vidéo et connexion internet, plus une cafétéria, voire dans certaines facultés une salle de sport, tous ces équipements étant à l’entière disposition des étudiants soit pour leur travail, personnel ou en groupe, soit pour leur détente.

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Un programme bien pensé
Pour éviter aux étudiants la multiplication des déplacements et une perte de temps importante les cours sont autant que possible regroupés.
Les conditions nécessaires et indispensables au travail individuel et à la détente sont ainsi réunies. Il ne s’agit pas d’accumuler des heures, il s’agit de les rendre efficaces.
orga6.jpg Les étudiants ont un travail personnel important à fournir. L’anatomie s’apprend, la compréhension des principes fondamentaux de l’Étiopathie nécessite un long travail de réflexion, en groupe et individuel…
De plus, l’entraînement à la technique, s’il commence par une répétition inlassable des gestes sous la surveillance d’un professeur, ne peut s’accomplir que par un travail quotidien personnel… comme pour apprendre à jouer d’un instrument de musique !
C’est pourquoi leur faculté les accueille aussi les jours sans cours, pour qu’ils puissent avancer dans leur travail et passer avec profit au cours suivant – et ce, notamment, dans la bibliothèque accessible en permanence.

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ET LA TROUSSE ?

Posté par eurekasophie le 15 juillet 2009

 

 

Non, pas la frousse, j’ai bien écrit la trousse …..Ben oui, celle des vacances ! 

 

Ha bon, il faut une trousse pour les vacances, me direz-vous….

Bien sûr ! 

Et pas question d’y mettre des stylos , gomme, feutres etc…, 

Non, lisez plutôt.

 

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Oui je sais, ceci n’est pas une trousse mais une valise …..nan mais….. je suis blonde mais tout de même !!! 

La trousse est dans la valise et toc ! 

 

Quels cosmétiques y mettre avant les grandes migrations de l’été ? Pas tout à fait les mêmes que d’habitude ! 

 

Soleil, grand air, farniente et repos représentent en effet pour la peau et les cheveux des conditions très

 

particulières et bien différentes du quotidien. 

 

Et quelques produits bien choisis peuvent les aider à traverser cette période en toute beauté.

 

 

Notre peau et nos cheveux ont l’habitude de vivre dans des bureaux climatisés, de surmonter le stress quotidien et le manque de sommeil, sont soumis à l’obligation de toujours paraître parfaits, lisses, nets et, éventuellement maquillés. Pour eux aussi, c’est l’heure des vacances ! Un peu moins de contraintes, un peu plus de vie au naturel, mais aussi des conditions qu’ils apprécieront bien moins si on ne prend pas la précaution de les en protéger: les expositions au soleil, le sel marin, les fortes chaleurs peuvent aussi les faire souffrir…..et seront bien mieux supportés avec quelques cosmétiques bien choisis.

 

AVANT LE DÉPART

Si vous avez suivi les conseils donnés dans ma rubrique au mois de mai (voir dans  archives du mois de mai ) , vous avez déjà fait tout ce qu’il fallait pour partir avec une ligne remodelée. L’heure n’est plus aux amincissants, ( sauf peut être exception faite pour les aoûtiens ) mais aux préparatifs pour que les peaux et cheveux soient au mieux de leur forme et prêts à s’enjoliver davantage encore sous l’effet du soleil et …surtout du repos.

 

Pour la peau, 3 mots clés : EXFOLIATION, ÉPILATION, HYDRATATION 

Programme en 3 points pour la peau, avec deux maître-mots à chaque étape: douceur et respect de l’équilibre naturel de

l’épiderme.

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  • L’exfoliation, ( peeling ) du visage comme du corps, permet de débarrasser la peau de cellules mortes et d’affiner son grain. Déconseillée juste avant une exposition solaire, car elle affine l’épiderme et le prive ainsi de quelques défenses face aux agressions, elle se pratique une bonne semaine avant le départ, et n’est plus nécessaire ensuite jusqu’au retour. (  certains peelings pour le visage peuvent être faits tous les deux ou trois jours…Tout dépend de la marque , voir les indications du fabriquant) .  Pas de décapage à l’horizon, la formule du produit doit être aussi douce que le geste du gommage. Mieux vaut éviter tous les exfoliants un peu agressifs agissant un peu àla façon d’une toile émeri, et préférer les agents abrasifs bien réguliers comme les microbilles de jojoba ou les cristaux de sucre fondant.

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  • L’épilation peut se faire en institut comme à la maison, de préférence à la cire qui laisse une tranquillité d’environ 3 semaines avant que la repousse des poils ne soit trop visible. Froide ou chaude ( un peu plus difficile à manier ), elle se trouve maintenant très facilement de qualité bio, y compris en bandelettes toutes prêtes et très pratiques. Quant à moi, je préfère la cire chaude dont je vous donnerai une recette maison très très vite .  On peut prévoir, exceptionnellement, un petit rasoir dans sa trousse …ben oui la trousse ! pour les « raccords » d’urgence .

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  • L’hydratation, enfin, est toujours indispensable pour que la peau soit en forme. Huile sèche ou lait pour le corps et crème de soin pour le visage sont toujours des passages obligé, et ce, quotidiennement.

«  Aïe Aïe ! mes oreilles! excusez moi s’il vous plait pour cette interruption tout à fait volontaire de la rédaction de mon article…… La petite fille de ma voisine habitant la maison en face de la mienne essaie de jouer la sonate pour piano N° 14 de Beethoven …. Francine ma voisine lui avait pourtant dit que c’était pas de la tarte à jouer…la petite n’en n’a cure et s’obstine. Faudra tout de même que je dise à Francine que les leçons de piano on en donne à Six Fours. Je ferme mes volets et mets le ventilo…en marche .  Si si , c’est nécessaire. Dans la foulée  je vais me chercher une tasse de café, quelqu’un en veut ? » 

 

 Pour les cheveux: COIFFEUR ET SOIN TONIFIANT

 

Eux aussi vont être en première ligne, exposés directement au soleil ou étouffés sous les chapeaux, baignés dans la mer ou les piscines, attachés pour être tranquille ou emmêlés par le vent sur la plage……

 

coiffeur.jpg

  • Une bonne coupe chez le coiffeur permet de tonifier les pointes et d’assurer la bonne forme des fibres capillaires. Si vous aviez l’intention de refaire faire vos mèches ou votre balayage, attendez plutôt votre retour de vacances. Le sel de la mer, le soleil vont les éclaircir , il n’y a donc pas urgence ! Programmée juste avant le départ, la coupe de cheveux assure aussi une coiffure facile pendant la durée des vacances, surtout si elle est un peu courte.

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  • Un masque ou un soin fortifiant , pratiqués régulièrement pendant le mois qui précède le départ, sont tout à fait bienvenus également pour donner tonicité et bonne tenue à votre coiffure. En la matière, la cosmétique bio a fait beaucoup de progrès : c’est le moment d’en profiter.

LES INDISPENSABLES DE L’ÉTÉ 

 

 

C’est le moment de constituer la trousse des vacances.  trousse.gif NON, pas celle-ci vous dis-je… 

 

Celle là  troussedetoilette.jpg   que j’ai dû sortir de la valise 

 

Côté cosmétiques, elle peut se faire plus légère que d’habitude, mais elle comporte aussi des incontournables qu’il est impensable d’oublier.

 

 

Deux produits pour une hygiène parfaite 

 

 

  • Le gel-douche quotidien peut se faire 2-en-1 : corps et cheveux, pour laver en douceur et éliminer sel, sable et transpiration. Pas de fioritures nécessaires, un bon basique à la formule douce et fraîche, de préférence riche en composés hydratants, est tout à fait indiqué.
  • Le déodorant peut être le même que le reste de l’année, c’est-à-dire sans sels d’aluminium mais efficace sur la journée, et là encore, la cosmétique bio offre un large choix de produits performants. Ma préférence: les petits roll-on sans alcool et pas trop chargés en huiles essentielles, pour éviter tout risque de réactions d’intolérance en conditions extrêmes.

 

LA PROTECTION SOLAIRE 

 

 

  • La crème (ou le lait) solaire  est indispensable voire vital : on connaît les méfaits des rayons UV pour la peau, qui se traduisent immédiatement par des coups de soleil et, à plus long terme, par des risques avérés de développement de mélanomes ( cancers de la peau ). On se protège donc avant chaque exposition, avec un produit à fort indice SPF ( ça n’empêchera pas de bronzer ) assuré par des écrans minéraux (dioxide de titane et /ou oxyde de zinc), et on choisit de préférence les produits qui laissent un léger film blanc sur la peau. Oui, oui, c’est peut être un tout petit peu moins esthétique, mais on est sûr au moins qu’ils ne contiennent pas de nanoparticules dont les effets sont suspectés d’être assez nocifs pour l’organisme.

On applique une bonne dose de produit avant chaque sortie, et on n’oublie pas de renouveler fréquemment ce geste, puisque les filtres et écrans solaires ne sont actifs que pendant environ 2 heures. Les bains, la transpiration, les frottements ( sur le sable par exemple) diminuent aussi leur efficacité: il ne faut donc pas hésiter à se tartiner, se re-tartiner, se re-re-tartiner vous et vos enfants , très souvent au cours de la journée.

 

 

  • L’après- soleil  n’est pas non plus superflu. Il permet à la peau de se réhydrater, de s’apaiser après l’exposition, et de reconstituer ses défenses et sa tonicité avant la suivante. Corps et visage doivent y avoir droit chaque soir….et pourquoi pas aussi chaque matin, en guise d’hydratant quotidien.
  • Quant aux cheveux, eux aussi peuvent être protégés et réconfortés avec l’applicatio, une ou deux fois par semaine, d’une huile ou d’un soin nourrissant.

 

La mise en beauté quotidienne 

 

 

  • La crème hydratante pour le visage ( on ne revient pas sur son impérieuse nécessité quotidienne) doit être de ce voyage comme de tous les autres. On peut la choisir légère pour mieux la supporter par temps chaud, en veillant à ce qu’elle ne contienne pas d’huiles essentielles photosensibilisantes ( principalement celles d’agrumes) qui peuvent être responsables de réactions indésirables au soleil. Inutile en revanche qu’elle soit dotée d’une protection solaire qui, on le rappelle, n’est efficace que durant environ 2 heures. On parie que vous ne renouvelez pas l’application de votre crème de soin ( ou de maquillage pour les crèmes teintées) aussi souvent: la crème solaire spécifique est là pour ça.
  • Le maquillage peut s’oublier ( ça reposera la peau) ou s’alléger fortement. Pour une soirée, une crème teintée ou une poudre minérale sur une crème hydratant, une touche de gloss et un peu de mascara suffisent à enluminer le teint et à vous faire paraître tout à votre avantage. Oubliez aussi brushing et autres laques et sprays toujours un peu étouffants: laissez un peu vos cheveux vivre au naturel, ils vous le rendront en vigueur et en brillance.

 

LE petit PLUS: UNE lotion ANTI-MOUSTIQUES 

 

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moustique.gifzut.gifJe l’ai oubliée !moustique.gif

 

 

Bonnes vacances à vous, à votre peau et à vos cheveux !

 

 

 

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TOUT SUR LES PLANTES CARNIVORES

Posté par eurekasophie le 11 juillet 2009

 

 

plantescarnivores.gifLes secrets pour cultiver les plantes carnivoresplantescarnivores3.gif

 

 

Culture et entretien au quotidien des plantes carnivores

Avant toute chose, rappelez-vous que dans la nature les végétaux sont livrés à eux-mêmes et jamais dérangés. En culture, il est parfois nécessaire de manipuler les plantes ( taille, rempotage, etc….) mais il est essentiel de comprendre que plus ces manipulations seront limitées et mieux les plantes se porteront. Un pied quelque peu délaissé pendant quelque semaines et que l’on croyait retrouver en piteux état peu parfois surprendre par sa vigeur !

L’arrosage

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A vant d’arroser, vérifiez bien que l’eau que vous allez utiliser est bien adaptée: vous trouverez tout les renseignements utiles sur cette page : L’eau pour les plantes carnivores.

Une règle simple: les plantes carnivores ne doivent jamais manquer d’eau, les arrosages seront fréquents, voire quotidiens. Si l’on n’utilise pas de pots à réserve d’eau, le plus pratique sera de placer une soucoupe sous le pot avec en permanence environ 1cm d’eau. Ne pas utiliser cette méthode avec les nepenthes qui n’apprécient pas d’avoir sans cesse les pieds dans l’eau. En revanche ils réclament un subtrat toujours humide: arrosez souvent mais laissez le surplus s’écouler librement. En hiver de façon générale limiter les arrosages et retirer les soucoupes, et pour les plantes au repos limiter encore plus (sol juste humide mais surtout pas détrempé).

 

La taille

insectedionee.jpg IL n’est pas indispensable de tailler les plantes carnivores. Cependant il peut parfois être utile de retirer les parties mortes, dans un but esthétique mais aussi pour éviter l’apparition de moisissures.Il est préférable de ne tailler que le nécessaire, c’est à dire seulement les parties mortes. Il y a toujours un risque d’affaiblir inutilement une plante par une blessure. A l’automne, ne taillez pas les plantes qui passent l’hiver à l’estérieur; attendez le printemps pour cela: les feuilles, même sèches, les aident à se protéger du froid.

Pour procéder à la taille, utilisez un outil bien tranchant et propre.

Le rempotage 

La périodicité du rempotage sera défnie par l’état du substrat. Si la plante est cultivée dans de bonne conditions et arrosée avec une eau de bonne qualité, un rempotage tous les 3 à 4 ans est suffisant. A l’inverse  si les conditions sont mauvaises ( en particularité l’eau) le substrat va rapidement se décomposer et un rempotage annuel sera impératif. Lors de cette opération délicate, prenez garde aux fragiles racine et aux rhizomes souvent cassants. Si le subtrat s’est décomposé, essayez d’en retirer le maximum des racines avant de placer le pied dans son nouveau pot. Soyez extrêmement prudents lors du rempotage des pinguiculas: leurs racines sont fragiles et il n’est pas rare de perdre la plante suite à un rempotage mal effectué.

Les parasites

Malgré leur particularité, les plantes carnivores ne sont malheuresment pas protégées contre les parasites animaux! Pour s’en débarraser, utiliser des produits classiques du commerce. Toutefois il est préférable d’uiliser des produits biologiques, souvent beaucoup moins nocifs. Les bombes aérosols de traitement ” prêt à l’emploi” sont si possible à éviter, ce procédé étant bien plus agréssifs vis à vis des plantes ( et accesoirement leur prix est bien souvent trop élevé en comparaison des insecticides à diluer soi-même).

Il arrive souvent que de minuscules insecte blancs soient présents en quantité à la surface du subtrat. Il s’agit souvent de collemboles, petits insectes qui apprécient l’hulidité et capable de sauts de 50 à 100 fois la hauteur de leur corps. Ces insectes sont absolument inoffensifs, il est donc inutile d’essayer de s’en débarraser, d’autant plus qu’ils peuvent nourrir les plantes de petites tailles ( Drosera, Utriculaires…)

 

 

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Jean-Jacques Labat, pépiniériste et propriétaire d’une des plus grandes collections de plantes

carnivores du monde, nous livre tous les secrets pour réussir sa culture de plantes carnivores.

DkoMaison : en pot en en graines, que choisir ?

Je conseille de les acheter en pot au printemps ou en été. C’est un peu plus cher qu’en graines, mais on en profite tout de suite. De plus, ces plantes conviennent pour l’extérieur et l’intérieur, on peut donc les placer où l’on veut selon la saison.

DkoMaison : les meilleurs endroits pour les acheter ?

Les acheter chez des spécialistes, surtout quand on débute. Vous serez certains d’avoir les meilleurs conseils. Dans les jardineries et grandes surfaces, les personnes ne sont pas forcément formées pour cette culture particulière.

DkoMaison : des exemples d’espèces très faciles à cultiver ?

Le gobe-mouche de Vénus (Dionaea) : incontournable, et de loin l’espèce la plus connue avec ses feuilles en mâchoires (voir notre photo ci-dessus).

La rossolis du Cap (Drosera) : elle fonctionne sur le principe du papier collant. Elle est très facile à faire pousser !

La plante trompette (Sarracenia) : les 8 espèces et hybrides de cette espèce sont également faciles à cultiver.

Les grassettes  (Pinguicula) : leurs feuilles sont grasses au toucher. Attention, si cette espèce est facile à entretenir, contrairement aux autres, elle ne se rempote pas.

La tasse à singe (Nepenthes Rebecca) : parfaite dans une salle de bain ou une véranda. Contrairement aux autres, cette Tasse de singe a besoin d’un peu d’engrais (choisir de l’engrais pour orchidées).  

DkoMaison : une plante carnivore, on la nourrit ?

Non, pas besoin de s’armer d’une tapette à mouches ! Une plante carnivore est autonome. Si les insectes font défaut, elle puise sa nourriture dans la terre.

Dkomaison : comment bien arroser ses plantes carnivores ?

En hiver (novembre à mars) : veillez à toujours avoir une terre humide, mais pas d’eau stagnante dans la coupelle.
En été (avril à octobre) : laissez la plante baigner dans 1 à 2 cm d’eau en permanence.

DkoMaison : la culture de plantes carnivores est-elle sans danger ?

Totalement ! Ces plantes ne produisent pas de poison. Leurs pièges sont mécaniques. Si le chat la grignote, il ne court aucun danger.

Les 6 règles d’or 

·    Ne pas hésiter à placer les plantes en plein soleil, elles adorent la lumière.
·    Le substrat idéal : ¾ de tourbe blonde naturelle, mélangée à ¼ de sable de quartz pour aquarium.
·    Utiliser des pots bien étanches avec un réservoir d’eau ou une soucoupe. Surtout pas de pots en matière poreuse.
·    Utiliser de l’eau de pluie pour l’arrosage ou de l’eau déminéralisée. Eviter l’eau minérale ou filtrée.
·    Rempoter sa plante dès l’achat. Et ne pas hésiter à la placer dans un grand pot ! Ensuite, un rempotage tous les 3-4 ans suffit.
·    Ne jamais utiliser d’engrais (sauf pour les Nepenthes)

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Dionaea muscipula Drosera capensis Nepenthes Rebecca Pinguicula Tina

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PETIT JARDIN DE JUILLET ( PAGE 1)

Posté par eurekasophie le 27 juin 2009

Ce qu’il faut faire en Juillet
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot

Juillet sait mettre en éveil nos sens, sachez vous nourrir de ce qui vous entoure, et partez dans ce fabuleux voyage où les couleurs et les senteurs n’ont rien à envier aux destinations lointaines qui
PETIT JARDIN DE JUILLET ( PAGE 1) dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS photo2
attirent les foules. Ces paysages idylliques vous offrent leurs plus beaux souvenirs de rencontres végétales dans nos jardins, profitez de ces rencontres pour vous offrir les plus beaux bouquets pour vos intérieurs.
Au potager
Juillet peut se montrer comme un mois à forte chaleur, ne négligez pas l’arrosage qui vous priverait
 photo3 dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS

des savoureux et tendres légumes d’été, attention cependant à ce que cet arrosage ne devienne pas une habitude, vos plantes pourraient en devenir capricieuses. Entretenez vos tomates en supprimant les gourmands et en les tuteurant. Vous permettrez à ces fruits, reines sur nos tables d’été, de grossir généreusement. Procédez comme en juin et semez un ou deux rangs de haricots pour prolonger la période de récolte. Faîtes de même avec les petits pois et les haricots blancs. Semez courgettes, melons et concombres que vous récolterez en fin de saison, tandis que vous disposerez en pleine terre : laitues, poireaux et choux-fleurs.

Au verger
Période où les fruits se gorgent des nutriments nécessaires à leur développement, c’est en ce mois de juillet que vous taillerez les branches qui semblent être tombées dans une folie grandissante, dirigeant de ce fait la sève vers les mets qui apprécieront votre geste, tout autant que vous lorsque vous vous réjouirez de votre récolte… Veillez à bien arroser vos fruitiers qui pourraient souffrir de la chaleur.

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Au jardin d’ornement
Le jardin se fait artiste et en ce mois de juillet nous offre ses plus beaux tableaux de couleurs. Quel plaisir pour un jardinier de voir ses plantes s’épanouir ainsi avec tant de beauté, une belle récompense sur les efforts fournis, mais ne vous relâchez pas, il reste encore du travail. N’hésitez pas à couper vos fleurs pour en faire de jolis bouquets, vous stimulerez ainsi une nouvelle floraison chez certaines plantes, taillez ainsi vos rosiers qui n’en seront que plus beaux. Vos arbustes, dont la floraison serait terminée, doivent être également taillés. Arrosez vos plantes et apportez-leur le nutriment nécessaire à leur floraison. Semez myosotis et pensées, roses trémières et cyclamens.

Plantes d’intérieur et de balcon
Dorlotez vos plantes d’intérieur en leur apportant un fertilisant qui leur permettra de vous offrir une somptueuse floraison qui saura embellir votre maison et ainsi ravir les yeux de vos visiteurs. Supprimez les feuilles qui semblent jaunir ainsi que les fleurs fanées. Arrosez-les régulièrement pour leur apporter l’humidité dont elles ont besoin en cette période de chaleur. Veillez surtout à ne pas exposer vos plantes au soleil direct ; en les laissant par exemple près d’une fenêtre, cela pourrait leur être fatal. Une place en bonne luminosité mais à l’ombre leur parviendra parfaitement. Elles apprécieront également une petite sortie au jardin.

Les arbres, arbustes et haies
Arrosez les arbres qui ont été plantés cette année, ils se montrent particulièrement sensibles à la sécheresse, vous faciliterez ainsi leur enracinement. Taillez vos arbres lorsque leur floraison est terminée.

Petit jardin – Le petit magazine du jardinage et des plantes – www.graines-et-plantes.comPage 1

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GIROFLE

Posté par eurekasophie le 17 juin 2009

 

GIROFLIER

EUGENIA CARYOPHYLLUS
SYZYGIUM AROMATICUM
                                                                                                                            girofle2comp.jpg

MYRTACEAE

La famille des myrtaceae comprend plus de 1000 espèces d’arbres, d’arbustes et d’arbrisseaux des régions tropicales.

Le giroflier est un arbre petit à moyen, au feuillage persistant, originaire des petites îles volcaniques de l’archipel des Moluques en Indonésie.
Le clou de girofle est connu depuis très longtemps en Chine (il fallait croquer un clou de girofle quand on parlait à l’empereur) et dans le bassin méditerranéen .

Importé en Europe au Moyen Age, c’était une épice terriblement chère, son origine géographique était cachée et comme pour la cannelle et la muscade, il fallut attendre la colonisation portuguaise puis hollandaise pour que cette épice soit récoltée et exportée en quantité importante vers l’Europe.

Le giroflier est actuellement cultivé de façon industrielle en Afrique (Tanzanie), à Madagascar et en Indonésie.
Les boutons floraux sont récoltés à la main, avant ouverture, puis séchés, ce sont les vrais clous de girofle; les pédoncules floraux et les feuilles sont également récoltés et séchés et en général distillés pour obtenir l‘huile essentielle (voir lexique) de girofle et l’huile essentielle de feuilles

 

COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

GIROFLE dans
Le clou de girofle renferme une quantité importante d’huile esssentielle (15 à 20%), 16% d’eau, des tanins, un peu d’amidon et des matières fibreuses cellulosiques.
Le pédoncule floral (griffes):
5 à 6% d’huile,
et les feuilles : 3 à 4%.

L’huile de girofle (obtenue par distillation) est très riche en eugénol (70 à 85%).
On trouve aussi d’autres composés terpéniques (voir lexique)(dont environ 10% de caryophyllène), aliphatiques, aromatiques et hétérocycliques.

L’huile essentiele de clou de girofle est un puissant inhibiteur de l‘aggrégation plaquettaire (voir lexique)(c’est donc un antiinflammatoire);
c’est aussi un antiseptique puissant et un tonique gastrointestinal et utérin, antinévralgique, anesthésiant local et parasiticide (gale).
C’est un dépresseur du systèma nerveux central.

Ces propriétés sont essentiellement dûes à l’eugénol dont on sait qu’il est rapidement métabolisé et excrété , et considéré comme non cancérigène. Il peut être présent dans les aliments jusqu’à une concentration de 1500ppm.

UTILISATIONS

Le clou de girofle est très utilisé comme épice culinaire; il entre dans la composition du curry, aromatise les sauces, la charcuterie et certaines pâtisseries.

En Indonésie, on le mélange au tabac (60% tabac, 40% girofle) dans les cigarettes « kretek ».

Dans le monde entier, on le mâche pour améliorer l’haleine et prévenir les infections dentaires.

Pendant longtemps, l’eugénol et le pansement à l’eugénol (eugénate) étaient utilisées par les dentistes en médication intracanalaire et en oblitération provisoire, mais depuis d’autres produits plus efficaces les ont remplacés.

En Aromathérapie, l’huile essentielle de girofle seule ou associée est antibactérienne, notamment dans les infections urinaires (cystites, calculs rénaux) et du tractus digestif (colite);
Exemple : 1g HE de girofle dans 125 ml d’alcool à 60 degré, 30 à 50 gouttes par jour.

Les phytomédicaments à base de clous de girofle servent à traiter les petites plaies, sont antalgiques, anti-inflammatoires et antibactériens: douleurs dentaires, gingivites, angines.

En Asie et dans beaucoup de pays tropicaux, on calme les maux de dents en appliquant sur la dent douloureuse un clou écrasé ou un peu de coton trempé dans de l’huile de girofle.

phytothérapie


Deux autres arbres de la famille des Myrtaceae sont potentiellement intéressants en phytothérapie.
PIMENTA RACEMOSA, originaire des Antilles, le « bois d’inde ».
PIMENTA DIOICA, originaire des Antilles et d’Amérique centrale, le « toutes épices ».

Les feuilles de bois d’inde sont distillées en présence de rhum, on obtient ainsi le « Bay Rum », c’est un calmant , antiseptique surtout employé en parfumerie .

Le bois d’inde est aussi une épice culinaire (plats à base de poisson); l’infusion de feuilles est digestive , carminative et apaisante.


Le « toutes épices », qui combine les aromes de cannelle, girofle et muscade, a surtout un usage alimentaire mais présente des propriétés stimulantes digestives et carminatives.
L’huile extraite sert en parfumerie.
Les huiles essentielles de ces deux plantes contiennent beaucoup d’Eugénol (80% pour P. dioica, 50% pour P. racemosa) et d’autres composés: chavicol, octénol, cinéole, qui leur donnent leur spécificité aromatique, on peut donc les employer pour les mêmes indications que la girofle.

Un aromate anti-inflammatoire et anti-bactérien

Le clou de girofle, c’est le bouton de fleur séché d’un arbre originaire d’Indonésie.
Il renferme beaucoup d’huile essentielle utile pour lutter contre beaucoup d’infections : urinaires, digestives, cutanées. Il contient un puissant antiseptique mais peut aussi servir à calmer les douleurs dentaires.
Toujours penser à garder des clous de girofle quand on a les dents fragiles.

 

 

yuccarostratajardin.jpg     Un site à visiter ( cliquez sur la photo )

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LE FENOUIL

Posté par eurekasophie le 16 juin 2009

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Fenouil un nom vernaculaire ambigu désignant en français une multitude de plantes de genres divers, notamment de la famille des Apiaceae. Ce sont des plantes herbacées au feuillage aromatique, dont certaines sont consommables.

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HISTOIRE 

Du latin « foin », le fenouil est une plante originaire du bassin méditerranéen où on peut, encore aujourd’hui, le trouver à l’état sauvage au bord des routes ou de la mer. Apprécié dès l’Antiquité pour ses vertus médicinales et son utilisation condimentaire, il est ainsi passé entre les mains des Chinois, des Égyptiens, des Grecs et des Romains. Ce sont ces derniers qui l’introduisirent en Angleterre. Là-bas, les puritains mâchaient des « graines de réunion » durant les longues heures à l’église pour rafraîchir leur haleine. Fort épris de l’épice plutôt que du légume, ils l’emportèrent dans leurs bagages en Amérique lors de la colonisation.

C’est ensuite vers la fin du Moyen Âge que les Italiens commencèrent à le cultiver, avant tout pour fabriquer des solutions antiseptiques et amincissantes. A cette époque, il faisait partie des herbes sortilèges qui avaient le pouvoir d’éloigner les démons. Peu à peu, le fenouil prit place dans les cuisines de Toscane puis, au fil des siècles dans celles de France. Jamais toutefois il n’aura connu le même succès chez nous que de l’autre côté des Alpes, où la gastronomie lui réserve véritablement une place privilégiée, encore aujourd’hui.

Cette plante potagère, aromatique et ombellifère produit des fleurs, petites et jaunes, visibles de juin à septembre, qui sont disposées en ombelles à l’extrémité des tiges. La partie du fenouil que l’on consomme s’appelle le bulbe. Cela dit, il ne s’agit en aucun cas de l’organe souterrain de la plante mais, en fait, de la base charnue des feuilles, imbriquées les unes dans les autres. Blanc, rond et joufflu, il est surmonté de tiges vertes qui portent des plumets aux reflets bleuâtres, d’où se dégage un parfum anisé. Enfin, ses graines, une fois mûres, prennent une teinte brune.

Parmi la dizaine de variétés de fenouil, trois dominent le marché :
- le doux : il est très renflé à la base et ses pétioles sont épais et blanchâtres
- l’amer : ses pétioles très verts partent de la base du bulbe
- le fenouil de Florence ou Finocchio : si les deux premiers sont appréciés en condiment, celui-ci est cultivé uniquement pour son bulbe car sa saveur est plus douce et plus sucrée. C’est le plus courant sur les étals.

Récolté toute l’année en Italie et en Espagne, il est produit en France avant tout entre juin et octobre, en Provence. C’est de décembre à avril que la consommation de ce légume est la plus élevée, sans toutefois excéder les 400 g par personne par an…

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 BIENFAITS

Contrairement à ce que sa forme de bulbe laisse croire, le fenouil est un légume feuilles. Et il est léger puisque son apport calorique n’est que de 25 kcal pour 100 g, soit autant que le chou ou l’asperge. Autre atout pour la ligne, sa richesse en fibres (3,3 g/100 g), très douces, qui activent le fonctionnement du transit intestinal.

Valeurs nutritionnelles
pour 100 g

Protides 2,7 g
Glucides 2,8 g
Lipides 0,3 g
Calories 25 kcal

Par ailleurs, le fenouil est un champion de l’apport vitaminique. Ainsi, il fournit une quantité très importante de vitamine C (52 mg/100 g), mais aussi de carotène (provitamine A) et de vitamine E, de précieux antioxydants, ainsi que de vitamine B9 ou acide folique, renfort du système immunitaire. Toutes agissent en synergie et se comportent en véritable bouclier des cellules, les protégeant du développement de certains cancers et maladies cardio-vasculaires.

De plus, ce bulbe joufflu est gorgé d’eau et de minéraux, à commencer par le potassium (430 mg/100 g) et le magnésium (40 mg/100 g). Tous deux sont bénéfiques pour combattre l’hypertension. Sa teneur en calcium est, elle aussi, très élevée. Il affiche également un taux de fer (2,7 mg/100 g) bien au-dessus de la moyenne des autres légumes frais. Très bien assimilé par l’organisme grâce à la présence de vitamine C, son action est davantage renforcée s’il est consommé avec de la viande ou du poisson.

Enfin, le fenouil renferme une petite quantité de lipides, qui sont toutefois des acides gras polyinsaturés, ceux-là mêmes qui combattent le mauvais cholestérol. Il est regrettable que le fenouil ait une petite place dans notre alimentation quotidienne, car c’est un véritable aliment santé. Sachez que certains modes de cuisson, le braisage notamment, atténuent son goût anisé. Place à la réconciliation.

Choisissez-le bien blanc, sans tâches et assez ferme. Les tiges au sommet du bulbe doivent être en bon état et le plumet de feuilles doit être bien vert.

Conservez-le jusqu’à une semaine dans le bac à légumes du réfrigérateur. Si l’odeur qu’il dégage vous paraît trop puissante, enfermez-le dans un récipient hermétique. Avant toute préparation, coupez les tiges et le plumet, mais ne les jetez pas. Une fois séchés, ils parfumeront court-bouillons et autres plats de poisson d’une note d’anis.

Consommez-le après avoir ôté les feuilles extérieures du bulbe (souvent coriaces) et l’avoir rincé sous l’eau. Il se déguste cru, en lanières à tremper dans une sauce (aïoli, anchoïade…) lors d’un apéritif anisé ou émincé pour composer une salade craquante. Melon, jambon, pommes fruit, pommes de terre, fromages frais et poissons fumés font partie de ses meilleures alliances. Essayez aussi de le râper sur un plat de pâtes, arrosées d’un trait d’huile d’olive, à la mode italienne.

Cuit une dizaine de minutes à la vapeur, il constitue une garniture idéale pour les poissons et les viandes telles que le veau et l’agneau. Il se marie aussi très bien aux carottes, céleri et oignons. On peut également le préparer en gratin ou encore le mixer pour en faire une savoureuse soupe. N’hésitez pas à lui ajouter de l’ail, ils font bon ménage.
Le fenouil se prépare aussi braisé, dans du beurre, avec un peu de sucre qui le fait doucement caraméliser. On peut le glisser dans les papillotes (en tapis sous du saumon ou du loup) ou le faire compoter avec de la tomate et de l’huile d’olive.

Saviez-vous qu’il est aussi délicieux que surprenant dégusté en dessert ? Réalisez ainsi une tarte originale ou incorporez-en des lanières à une salade de fruits, notamment l’ananas et l’orange. Enfin, confectionnez une confiture inoubliable, en le mariant au melon, relevée de quelques étoiles de badiane pour renforcer son arôme anisé.

Aussi bien légume qu’épice, les graines du fenouil, enfin, entrent dans la préparation de pains, de farces et parfument les saucisses et le chou. Elles doivent être légèrement chauffées à la poêle avant d’être pilées pour en exciter tout l’arôme.

 

1. INGREDIENTS


Fruits de fenouilPour une tasse de tisane de fenouil utilisez :

> 2 grammes (env. 1 cuiller à café) des *fruits séchés de fenouil (voir photo)

> Un mortier (utile pour faire sortir les huiles essentielles contenues dans le fruit de fenouil, voir ci-dessous)

> Environ 200 ml d’eau

* On peut trouver les fruits séchés de fenouil en vente au détail en pharmacie (aussi en droguerie en Suisse ou en herboristerie en France) ou on peut éventuellement récolter soi-même les fruits (ou semence) de fenouil dans la nature et les faire sécher.

 

2. PREPARATION

 

LE FENOUIL dans > La première étape, conseillée mais pas nécessaire, consiste à concasser les fruits séchés de fenouil dans un mortier (notre photo) avec un pilon, afin de libérer l’huile essentielle de fenouil se trouvant dans les fruits.

 

fenouil-tasse dans Mon repertoire des plantes les moins usitees> Ajoutez ensuite ces fruits concassés dans une tasse ou dans la partie supérieure de la tasse (notre photo).

> Chauffez l’eau à ébullition puis ajoutez cette eau bouillante aux fruits concassés de fenouil.

> Laissez infuser une dizaine de minutes (afin d’obtenir une dose efficace en substances actives)

> Filtrez éventuellement, au cas où il restait des fruits de fenouil dans la tasse


3. POSOLOGIE


> Buvez une tasse de tisane de fenouil une à trois fois par jour. Demandez conseil à votre pharmacien ou médecin pour une posologie plus personnalisée.

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LE CEDRE

Posté par eurekasophie le 13 juin 2009

 

Le cèdre est un genre de conifère de la famille des pinacées, originaire du Moyen-Orient et de l’Himalaya, acclimaté en Europe, comprenant des espèces d’arbres majestueux,

Cèdre
 Cèdre du Liban (Cedrus libani)
Cèdre du Liban (Cedrus libani)
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Pinophyta
Classe Pinopsida
Ordre Pinales
Famille Pinaceae
Sous-famille Abietoideae
Genre
Cedrus
Trew, 1757
Classification phylogénétique
Ordre Pinales
Famille Pinaceae
 Aiguilles de Cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica)Aiguilles de Cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica)

à bois odorant, à cime conique ou étalée, très utilisées pour l’ornementation des parcs. Les branches de cette essence sont étalées horizontalement et en plans superposés.

Le mot « cèdre » vient du latin cedrus, issu lui-même du grec kedros, qui désignait aussi bien le genévrier cade.

Le cèdre est l’arbre symbole du Liban et sa silhouette figure sur le drapeau du Liban.

En Guyane française, le terme « cèdre » recouvre un sens botanique très différent, tandis qu’au Canada, cèdre désigne souvent les  thuyas.

Les cèdres sont de grands arbres, de 25 à 50 m de haut, dont les feuilles, des aiguilles persistantes, courtes (2 à 4 cm), un peu piquantes, mais plus longues (3 à 6 cm) et plus souples chez le cèdre déodar, sont réunies en rosettes sur des rameaux courts. Leur cime aiguë dans le jeune âge, prend une forme tabulaire caractéristique à partir de 30 ans. Les branches sont très étalées à l’horizontale.

Les cônes femelles, ovoïdes oblongs, de 6 à 11 cm de long sur 4 à 6 cm de diamètre, sont dressés et les écailles minces se détachent avant la chute du cône; les graines triangulaires sont ailées.

Les cèdres peuvent vivre plus de 2 000 ans, cependant les plus anciens actuellement ont un âge estimé à environ 1 000 ans.

Ils sont reconnus pour leurs croissance rapide.

Il existe quatre espèces de cèdres :

Attention, certains auteurs considèrent le Cèdre de l’Atlas et le Cèdre de Chypre comme des variétés du Cèdre du liban.
Ceci donne donc:

 

Les cèdres ont été introduits en Europe où ils sont largement utilisés comme arbres d’ornement dans les parcs publics et les jardins. Il en existe de nombreuses variétés horticoles.

Une des variétés les plus connues est le « cèdre bleu », Cedrus atlantica ‘Glauca’, qui existe aussi en forme d’arbre pleureur, Cedrus atlantica ‘Glauca pendula’.

Le cèdre de l’Atlas a été très employé au XIXe siècle, vers 1860, pour reboiser les pentes dénudées du mont Ventoux, du petit Luberon dans le sud du Vaucluse, constituant la plus grande forêt de cèdres d’Europe occidentale suite à un pari entre deux ingénieurs forestiers en 1863 ; la cédraie s’y développe sur 500 hectares à 700 m d’altitude, du mont Aigoual, et des Pyrénées. Il constitue désormais, entre 800 et 1 000 m d’altitude, des peuplements remarquables qui se régénèrent abondamment.
Dans les années 1990, environ 20 000 hectares ont été reboisés de cèdres dans le sud de la France.

À ce sujet il faut citer l’utilisation du bois de cèdre du Liban pour la construction du premier Temple de Jérusalem vers 976 avant Jésus-Christ. Ce bois a le mérite, outre son odeur particulière, d’éloigner les insectes et les vers. Le cèdre, erez en hébreu, est l’arbre le plus souvent cité dans la Bible.

C’est cependant un bois assez cassant, ce qui limite son emploi pour les charpentes. Ses propriétés d’imputrescibilité le faisaient employer aussi pour la construction navale et la fabrication de sarcophages.

Le bois précieux du cèdre du Liban sert aux artisans pour la confection de boîtes à bijoux, de coffrets, etc.

Il est de nos jour utilisé en construction, essentiellement en recouvrement pour les murs extérieur (Bevel-siding) ou les toitures sous forme de tuiles (shingles).

L’huile essentielle aromatique du cèdre de l’Atlas a des propriétés antifongique, antiseptique, cicatrisante, astringente et décongestionnante pour les voies respiratoires.
Elle contient[1] des sesquiterpènes : béta-himachalène (48.03%), alpha-himachalène (16.80%), gamma-himachalène (10.24%), ar-himachalène (0.50%), delta-cadinène (1.67%), alpha-cédrène (0.90%), alpha-calacorène (0.68%), (E)-alpha-bisabolène (0.59%) et des Cétones sesquiterpéniques : (E)-alpha-atlantone (2.97%), (Z)-gamma-atlantone (0.83%), (E)-gamma-atlantone (2.43%), (Z)-alpha-atlantone (0.68%). Elle ne doit pas être appliquée pure (risque d’irritation de la peau) ni chez chez la femme enceinte ni chez le jeune enfant, ni chez l’épileptique, ni à fortes doses (Cf. action abortive et neurotoxique sur le long terme).
On la dit aussi relaxante, drainante, lymphotonique et diurétique, lipolytique (élimination des graisses). Elle contribuerait à la qualité du réseau artériel et du cuir cheveluantipelliculaire, comme l’huile de cade). Elle éloigne les moustiques et mites.


(Ne pas confondre cette huile avec l’« huile de cèdre » utilisée pour l’observation microscopique, qui est tirée du genévrier de Virginie, parfois appelé « cèdre de Virginie ».)
Chez les Égyptiens anciens, l’essence de cèdre et sa résine entraient dans les préparations servant à embaumer les momies.

Encore aujourd’hui cette propriété naturelle est mise à profit pour réaliser en bois de cèdre des ceintres et des boules à suspendre dans les armoires. Les substances aromatiques qui se dégagent sont un excellent répulsif contre les mites.
Jacques Cartier a guéri ses hommes du scorbut avec des préparations de feuilles de cèdre blanc.

 

Allergie au pollen de cèdre

Ce type d’allergie est en forte augmentation au japon ou elle touche maintenant plusieurs millions de personnes, d’autant plus qu’elles habitent ou vivent près de cèdres urbains. Ces allergies n’augmentent pas en montagne ou dans les zones boisées, sauf là où la circulation automobile a fortement augmenté. On pense que le pollen de cèdres exposés à la pollution (automobile notamment) devient plus allergène, et il est possible que les muqueuses pulmonaires également exposées à certains polluant y soient plus sensibles .
 

 

 

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PLANTES TOXIQUES OU SUSPECTES

Posté par eurekasophie le 2 juin 2009

 

 

 

 

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Plantes toxiques

 

 

 ou suspectes

 

 

 

 

c/o Hôpital Central de la Base Reine Astrid Rue Bruyn1120 Bruxelles


Secrétariat : 02/264.96.36 

 

 

 

TOXICITE DES PLANTES D’APPARTEMENT ET DE JARDIN

 

 

Dr M. Mostin
Centre Antipoisons
c/o Hôpital Central de la Base Reine Astrid
Rue Bruyn
B-1120 Bruxelles
Belgique

 

 

 

Le Centre Antipoisons assure, jour et nuit, une permanence d’information toxicologique en
urgence.
Les médecins de la permanence offrent une assistance téléphonique à toute personne
confrontée à un problème d’intoxication.
En 2007, le Centre Antipoisons a répondu à 53.570 appels dont 43.218 étaient en rapport
avec une exposition à un produit.
Les produits les plus souvent en cause sont les médicaments, les produits ménagers et les
pesticides. A côté de ces préparations, les plantes et les baies attirent également les jeunes
enfants en âge d’explorer leur environnement en portant tout à la bouche.
En 2007, le Centre Antipoisons a été consulté 2.186 fois pour une exposition à une plante et
73 % de ces appels concernaient de jeunes enfants, particulièrement dans le groupe d’âge
des moins de deux ans. Si les intoxications graves sont rares, le contact avec certaines
plantes constitue malgré tout une expérience fort désagréable, voire douloureuse.


PLANTES D’APPARTEMENT


Parmi les plantes d’appartement les plus courantes, méfions-nous des Dieffenbachia.
Le mâchonnement d’une feuille entraîne une irritation intense des muqueuses avec hypersalivation,
voix rauque, difficulté à avaler, parfois même difficultés respiratoires.
La présence de substances irritantes (enzyme protéolytique, cristaux d’oxalates de calcium)
explique ces symptômes.
Dans notre expérience, les accidents causés par le Dieffenbachia concernent surtout des
enfants très jeunes, âgés de six mois à un an. C’est donc une plante à placer hors de portée
des petits explorateurs en attendant de pouvoir leur expliquer qu’il est dangereux d’y toucher.
Les Philodendrons appartiennent à la même famille botanique que les Dieffenbachia, la
famille des Aracées. Les feuilles de certaines espèces de Philodendron contiennent des
cristaux d’oxalates, responsables d’une irritation des muqueuses comparable à celle
occasionnée par le Dieffenbachia. La famille des Aracées comprend également les
Spathiphyllum et les Monstera qui peuvent également occasionner une irritation plus ou
moins marquée.

 

Le groupe des Ficus (Ficus benjamina, Ficus elastica ou Caoutchouc…) comprend des
plantes d’appartement très répandues. L’ingestion d’un morceau de feuille de ficus peut être
responsable d’un peu de diarrhée, le latex de ces plantes ayant des propriétés laxatives.
Aucune intoxication grave impliquant les ficus, n’a été décrite.
Les Euphorbes forment également une grande famille de plantes d’intérieur et de jardin.
Parmi les plantes d’appartement, l’Euphorbia pulcherrima ou Rose de Noël est très
répandue. Ses bractées colorées, rouges ou blanches, sont particulièrement attrayantes.
Le suc de cette plante est légèrement irritant et peut être responsable d’une gastro-entérite
(vomissements, diarrhée).
Le latex d’autres Euphorbes est bien plus irritant que celui d’Euphorbia pulcherrima
(poinsettia). Les épines d’Euphorbia milii ou Epine du Christ peuvent entraîner de
douloureuses blessures; la projection dans l’oeil du latex des Euphorbes candélabres peut
être responsable de sérieuses kératoconjonctivites.
La manipulation des Euphorbes pour les tailler ou les rempoter mérite que l’on mette des
gants et que l’on se protège les yeux. Il est important de bien laver la peau en cas de contact
avec le latex d’une euphorbe : l’effet irritant du latex peut se manifester quelques heures plus
tard et la formation de bulles peut être retardée jusqu’à 12 heures après l’exposition.
Les petits fruits du Solanum pseudocapsicum ou Pommier d’amour ne sont pas
comestibles. Ingérés, ils peuvent occasionner des troubles digestifs surtout s’ils sont encore
verts.
Les plantes du grand groupe des Azalées et des Rhododendrons peuvent contenir une
puissante toxine, la grayanotoxine qui se retrouve notamment dans les feuilles. Il est difficile
de prévoir la présence ou non de la toxine dans une espèce donnée. Il est donc prudent de
placer cette plante hors de portée des enfants et des animaux domestiques, même si aucun
cas grave ne nous a été récemment signalé en raison sans doute des faibles quantités
habituellement ingérées.
Le Gui et le Houx font partie du décor traditionnel des fêtes de fin d’année. Le gui jouit d’une
réputation de plante très toxique. En pratique, l’ingestion de quelques baies n’entraîne en
général qu’une irritation gastro-intestinale.
Les baies de houx peuvent également être responsables de diarrhées toujours très gênantes
chez un jeune enfant.
Les bulbes de Jacinthes, Tulipes, Narcisses et Jonquilles sont parfois confondus avec
des oignons et utilisés pour agrémenter une salade ou un potage. Les vomissements ne se
font, en général, pas attendre et limitent probablement la gravité de l’intoxication.
Diarrhées et douleurs abdominales complètent parfois ce désagréable tableau. Il faut donc
éviter de ranger les bulbes de plantes ornementales avec les oignons et échalotes.
L’eau des vases où séjournent longtemps des fleurs coupées s’enrichit de matières diverses
provenant des tiges et des feuilles. Il y a aussi, bien entendu, un problème de
développement de bactéries. Des malaises ont été rapportés après ingestion accidentelle
d’eau de jonquille, de narcisse et de muguet.
Signalons qu’au moment d’un appel au Centre Antipoisons, nous sommes souvent
confrontés à un problème d’identification de la plante. Il n’est pas toujours facile de
reconnaître par téléphone ″la plante verte à petites feuilles ovales″, motivant l’appel.

Le recours en urgence à l’aide d’un fleuriste est parfois nécessaire et représente toujours une perte de temps.

Nous vous recommandons de connaître le nom (si possible le nom latin) de vos plantes
d’intérieur. En cas d’accident, les recherches seront plus faciles et nous pourrons
rapidement vous conseiller l’attitude à adopter.

 

PLANTES DE PARC ET DE JARDIN

Les petits épis de baies rouge-orange, qui attirent le regard dans les sous-bois en automne,
signalent la présence d‘Arum maculatum.
Les baies d’arum sont toxiques. D’une saveur douce au premier abord, elles entraînent
quelques minutes après l’ingestion un gonflement douloureux des lèvres et de la langue ainsi
qu’une irritation intense des muqueuses de la bouche.
Les baies rouges du chèvrefeuille (Lonicera sp.) sont parfois confondues avec des
groseilles. Elles ne sont pas comestibles mais ne méritent sans doute pas leur réputation de
haute toxicité. Les constituants responsables de la toxicité des chèvrefeuilles sont mal
connus, la prudence est donc recommandée.
Il existe une grande variété de cotoneaster. Les fruits de ces arbustes décoratifs très
répandus contiennent de faibles quantités de glycosides cyanogéniques. En pratique,
l’ingestion de quelques baies est peu dangereuse et n’entraîne pas de symptômes sérieux.
Les gousses de cytise, ou pluie d’or (Laburnum sp.), ressemblent un peu à des haricots.
Les enfants les récoltent parfois pour jouer à la dînette et courent ainsi un risque
d’intoxication à la cytisine contenue dans les graines. Les effets de la cytisine sont
comparables à ceux de la nicotine.
Des vomissements abondants sont l’un des premiers signes de l’intoxication et contribuent
sans doute à en limiter la gravité.
Des troubles cardiovasculaires sont néanmoins à craindre et une observation de quelques
heures à l’hôpital est en général conseillée.
Les Datura (Datura stramonium, pomme épineuse) et les Brugmansia appartiennent à la
même famille. Les Brugmansia connaissent une certaine vogue comme plantes
d’appartement en raison de leurs superbes longues fleurs en trompette. Toutes les parties de
ces plantes, et en particulier les graines, contiennent des alcaloïdes très toxiques. L’ingestion
d’une petite quantité de matière végétale suffit à entraîner une intoxication.
Toutes les parties de l’if (Taxus baccata), sauf la chair rouge de l’arille (« fruit »), contiennent
une toxine très puissante, la taxine. La graine noire au centre de l’arille en contient
également. Des cas d’intoxication très sévères ont été rapportés après absorption d’une
décoction de feuilles.
Les chevaux sont particulièrement sensibles à la toxicité de l’if.
Les glycosides cyanogéniques (libérant du cyanure) contenus dans le feuillage et le noyau
des fruits du laurier-cerise (Prunus laurocerasus) expliquent la toxicité de cette plante.
Des cas d’intoxications ont été décrits chez l’animal (bovins, chèvres).
La chair des fruits mûrs est peu dangereuse.

Les feuilles et surtout les baies du lierre (Hedera) sont toxiques. Les baies sont très amères
et il est donc peu probable qu’un enfant en avale beaucoup. En grande quantité, feuilles et
baies provoquent de sérieux troubles gastro-intestinaux .
Les enfants goûtent souvent aux beaux fruits bleus du mahonia qui sont heureusement
inoffensifs.
Le bel orange vif des fruits du pyracantha est bien tentant pour les enfants. L’ingestion de
ces baies n’occasionne heureusement que des symptômes d’irritation gastro-intestinale.
Les baies rouges du Skimmia japonica posent peu de problèmes. L’ingestion de plusieurs
baies entraîne parfois quelques nausées, une diarrhée et une irritation de la bouche.
Les enfants sont souvent attirés par les fruits rouge-orange en grappe du sorbier.
L’ingestion d’une poignée de baies ou plus peut entraîner des troubles digestifs.
Les baies de sureau noir peuvent être consommées cuites. Crues, elles ont un effet laxatif et
entraînent nausées, vomissements et diarrhée.
Les baies blanches de la symphorine (Symphoricarpus albus) éclatent à la pression.
Elles ne sont pas comestibles mais leur toxicité est faible. Ingérées en grande quantité, elles
peuvent occasionner quelques troubles digestifs.
Les baies rouges ou noires des viornes (Viburnum opulus, Viburnum lantana et autres
espèces cultivées) peuvent provoquer une violente gastro-entérite.

 

 

 

LISTE DES PLANTES TOXIQUES

 

 

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

 

 

Cette liste n’est pas complète. Elle reprend les plantes les plus courantes. Si un accident se
produisait avec une plante ne figurant pas dans la liste, il ne faut pas en conclure que cette
plante n’est pas toxique mais plutôt se renseigner auprès du Centre Antipoisons.
Dans la liste, les plantes dont le nom est souligné sont considérées comme très toxiques.
Dans une famille avec des petits enfants, il vaudrait sans doute mieux ne pas les avoir dans
la maison ou dans son jardin.
Il est probablement impossible d’exclure toutes les plantes toxiques de son jardin. Il est plutôt
à conseiller d’éduquer très tôt les enfants à ne pas toucher aux plantes et à ne pas
consommer des baies sans demander d’abord l’avis d’un adulte.
Certains colliers artisanaux constitués de graines de plantes (Ricinus, Abrus precatorius)
peuvent s’avérer très toxiques !

 

 

 

PLANTES D’APPARTEMENT

 

1. PLANTES DONT LE SUC EST IRRITANT POUR LA PEAU ET LES MUQUEUSES

 

 

- ALLAMANDA CATHARTICA
- ALOCASIA
- ANTHURIUM
- ARISAEMA
- BEGONIA
- CALADIUM
- CAPSICUM FRUTESCENS (Petit Piment) : le suc est très irritant
- CLUSIA MAJOR
- CODIAEUM VARIEGATUM (Croton)
- DIEFFENBACHIA : le suc est extrêmement irritant

- EUPHORBIA MILII (Epine du Christ) :
le suc est extrêmement irritant
- EUPHORBIA PULCHERRIMA (Rose de Noël, Poinsettia) :
le suc est irritant
- EUPHORBIA LACTEA, EUPHORBIA TRIGONA et autres Euphorbes candélabres :
le suc est extrêmement irritant
- EUPHORBIA (autres espèces) : idem
- FICUS ELASTICA (Caoutchouc), FICUS BENJAMINA …. :
le suc est modérément irritant
- MONSTERA DELICIOSA
- NEPHTHYTIS
- PHILODENDRON

- SCHEFFLERA
- SCINDAPSUS
- SPATHIPHYLLUM
- SYNGONIUM
- XANTHOSAMA
- ZANTEDESCHIA

2. PLANTES QUI SONT TOXIQUES SI ELLES SONT AVALEES

- ALOE
- AMARYLLIS : toute la plante, mais surtout le bulbe
- ASCLEPIAS : toute la plante
- AZALEA : toute la plante
- BRUNFELSIA : toute la plante
- CALLUNA VULGARIS (Bruyère commune) : toute la plante
- CATHARANTHUS ROSEUS (Pervenche de Madagascar) :
toute la plante
- CLIVIA MINIATA : toute la plante mais surtout le bulbe
- COLCHICUM BYZANTINUM :
toute la plante est très toxique
- CYCAS REVOLUTA
- CYCLAMEN : surtout le bulbe
- CYPERUS (Papyrus)
- EUONYMUS (Fusain) : toute la plante, surtout les fruits
- GLORIOSA SUPERBA : toute la plante est très toxique
- HEDERA (Lierre) : les feuilles et les fruits sont toxiques
- HYDRANGEA (Hortensia) : toute la plante.

-IPOMOEA TRICOLOR : toute la plante-

JATROPHA PODAGRICA : toute la plante-

NERIUM OLEANDER (Laurier-Rose) : très toxique
- RHODODENDRON : toute la plante
- SOLANUM PSEUDOCAPSICUM (Pommier d’Amour) :
les fruits sont modestement toxiques.

 

 

 

PLANTES DE JARDIN ET PLANTES SAUVAGES

 

 

1. PLANTES DONT LE SUC OU UNE PARTIE DE PLANTE SONT IRRITANTS POUR LA PEAU ET LES

 

MUQUEUSES

 

 

 

- AILANTHUS ALTISSIMA (Ailante glanduleux, Vernis du Japon):
l’écorce et les feuilles peuvent provoquer la formation de cloques sur la peau
- ARUM MACULATUM (Arum, Pied de veau) :
toute la plante est très irritante
- ANEMONE
- ASARUM EUROPAEUM (Asaret)
- CALLA PALUSTRIS (Calla) :
le suc est très irritant
- CHELIDONIUM MAJUS (Chélidoine) :
le suc est très irritant, la plante est toxique
- CLEMATIS (Clématite) :
le suc peut provoquer des cloques sur la peau
- CLEMATIS VITALBA (Clématite des haies) :
le suc peut provoquer des cloques sur la peau
- DAPHNE MEZERUM (Bois gentil, Bois joli) :
les baies, l’écorce et les feuilles sont très irritantes
- EUPHORBIA (Euphorbes) :
le lait de la plante est extrêmement irritant
le contact avec les yeux peut causer de graves dégâts
- GINKGO BILOBA :
le contact avec l’enveloppe de la graine peut provoquer une forte irritation
cutanée
- HERACLEUM MANTEGAZZIANUM (Grande Berce, Berce du Caucase) :
le suc de la plante provoque de graves brûlures quand la peau est exposée au
soleil (photosensibilisation)
- HYACINTHUS ORIENTALIS (Jacinthe) :
toutes les parties de la plante sont irritantes pour la peau

- SEDUM ACRE (Orpin âcre) : le suc est irritant pour la peau et les muqueuses
- TAMUS COMMUNIS (Tamier, Herbe aux femmes battues) :
le suc provoque une irritation importante de la peau et des muqueuses

 

 

2. PLANTES QUI SONT TOXIQUES LORSQU’ELLES SONT AVALÉES

 

 

 

- ABRUS PRECATORIUS (Pater Noster) :
les graines de cette plante de serre, parfois utilisée dans des colliers
artisanaux, sont très toxiques
- ACONITUM NAPELLUS (Aconit) :
toute la plante est très toxique
- ACONITUM VULPARIA (Aconit jaune) :
toute la plante est très toxique
- ACTAEA SPICATA (Actée en épi) : les baies sont toxiques
- ADONIS VERNALIS (Adonis) : toute la plante est très toxique
- AETHUSA CYNAPIUM (Petite ciguë) :
toute la plante est toxique
- AESCULUS HIPPOCASTANUM (Marronnier d’Inde) :
le fruit est toxique
- ANAGYRIS FOETIDA ( Bois puant) :
toute la plante est toxique
- AQUILEGIA (Ancolie) : surtout les graines
- ARGEMONE MEXICANA (Argémone) : toute la plante est toxique
- ASCLEPIAS (Herbe à la ouate) : toute la plante est toxique
- ASPARAGUS OFFICINALIS (Asperge) : les baies sont toxiques
- ATROPA BELLA-DONNA (Belladone) :
toute la plante est très toxique
- AUCUBA JAPONICA (Aucuba) :
les feuilles et les baies sont modérément toxiques
- AZALEA (Azalée) : les fleurs et les feuilles sont toxiques

- BERBERIS VULGARIS (Epine-vinette) et autres espèces cultivées :surtout les racines, les baies sont peu toxiques-

BRUGMANSIA : toute la plante est très toxique
- BRYONIA DIOICA (Bryone) : les baies sont très toxiques
- BUXUS SEMPERVIRENS (Buis) : les feuilles sont très toxiques
- CICUTA VIROSA (Ciguë vireuse) :
toute la plante est très toxique
- COLCHICUM AUTUMNALE (Colchique) :
toute la plante est très toxique
- CONIUM MACULATUM (Grande Ciguë) :
toute la plante est très toxique
- CONVALLARIA MAJALIS (Muguet) : toute la plante est toxique
- CORNUS SANGUINEA (Cornouiller sanguin) :
les baies sont modérément toxiques
- CORYDALIS (Corydale) : la plante est modérément toxique
- COTINUS COGGYGRIA (Arbre à perruques) :
les feuilles et les fruits sont toxiques
- COTONEASTER : les baies sont modérément toxiques
- CRATAEGUS (Aubépine) : les baies sont modérément toxiques
- CYTISUS SCOPARIUS (Genêt à balais) :
les cosses, les graines, les jeunes tiges et les feuilles
- DATURA STRAMONIUM (Stramoine) :
toute la plante est très toxique
- DELPHINIUM AJACIS (Dauphinelle d’Ajax) :
surtout les fruits et les graines
- DELPHINIUM CONSOLIDA (Pied d’alouette) :
surtout les fruits et les graines
- DIGITALIS PURPUREA (Digitale + variétés cultivées) :
toute la plante est très toxique
- EUONYMUS EUROPAEUS (Fusain) : les baies sont très toxiques
- FRANGULA ALNUS (Nerprun, Bourdaine) : surtout les baies 

- GALANTHUS NIVALIS (Perce-Neige) : le bulbe
- HEDERA HELIX (Lierre) : les feuilles et les baies
- HELIOTROPIUM EUROPAEUM (Héliotrope) : toute la plante (très rare chez nous)
- HELLEBORUS NIGER (Ellébore noire, Rose de Noël) :
toute la plante est très toxique
- HYACINTHOIDES ( Jacinthe sauvage, Jacinthe d’Espagne ) : le bulbe
- HYOSCYAMUS NIGER (Jusquiame noire) : toute la plante
- HYPERICUM PERFORATUM (Millepertuis) : feuilles et fleurs
- ILEX AQUIFOLIUM (Houx) : les baies sont modérément toxiques
- KALMIA : les feuilles, les fleurs et les tiges
- LABURNUM ANAGYROIDES (Cytise, Pluie d’Or) :
toute la plante est très toxique
- LATHYRUS ODORATUS (Pois de senteur) :
les cosses et les graines
- LIGUSTRUM OVALIFOLIUM et LIGUSTRUM VULGARE (Ligustrum) : surtout feuilles
et baies
- LOBELIA (Lobélie ) : toute la plante
- LONICERA (Chèvrefeuille) : les baies et les feuilles
- LUPINUS (Lupin) : surtout les graines
- LYCIUM BARBARUM (Lyciet) :
toute la plante est toxique, sauf l’écorce et les baies
- LYCOPERSICON (Tomate) :
les feuilles, les tiges, les tomates vertes
- MAHONIA AQUIFOLIUM (Mahonia) :
les baies ne sont pas toxiques
- NARCISSUS PSEUDONARCISSUS (Jonquille) :
toute la plante, surtout le bulbe

- NERIUM OLEANDER (Laurier-Rose) :
toute la plante est très toxique
- NICOTIANA (Tabac) et espèces ornementales :
toute la plante est très toxique sauf les graines mûres
- PAPAVER (Pavot, Coquelicot) :
toute la plante est très toxique sauf les graines mûres
- PARIS QUADRIFOLIA (Parisette) :
très toxiques, surtout les baies
- PHYTOLACCA AMERICANA (Teinturier, Raisin d’Amérique) :
toute la plante, surtout les baies non mûres
- PODOPHYLLUM PELTATUM (Podophylle) : toute la plante
- POLYGONATUM MULTIFLORUM (Sceau de Salomon) :
les baies sont très toxiques
- PRUNUS LAUROCERASUS (Laurier-cerise) : toute la plante
- PULSATILLA VULGARIS (Pulsatille) : toute la plante
- PYRACANTHA (Buisson ardent) :
les baies sont modérément toxiques
- RANUNCULUS (Bouton d’Or) : toute la plante
- RHEUM (Rhubarbe) : les feuilles et les racines
- RHODODENDRON : toute la plante
- RICINUS COMMUNIS (Ricin) :
toute la plante est toxique, surtout les graines fréquemment utilisées
dans les colliers artisanaux
- ROBINIA PSEUDOACACIA (Robinier faux-acacia) :
écorce, feuilles, graines
- SALVIA (Sauge) :
les feuilles sont peu toxiques mais il faut éviter de boire les décoctions de
manière régulière
- SAMBUCUS NIGRA (Sureau) :
les baies non mûres sont modérément toxiques
- SENECIO (Séneçon) : toute la plante

 

- SOLANUM DULCAMARA (Morelle douce-amère) :surtout les baies non mûres

- SOLANUM NIGRUM (Morelle noire) :
surtout les baies non mûres
- SOLANUM TUBEROSUM (Pomme de terre) :
les feuilles, les baies, les fleurs, les tiges, les pommes de terre vertes, les
germes
- SORBUS (Sorbier) : les baies sont peu toxiques
- SYMPHORICARPUS ALBUS (Symphorine) :
les baies sont modérément toxiques
- TAXUS BACCATA (If) :
les graines et les feuilles sont très toxiques
- THUYA : toute la plante
- TULIPA (Tulipe) : surtout le bulbe
- VACCINIUM ULIGINOSUM (Myrtille de loup) :
feuilles et fruits
- VIBURNUM (Viorne) : surtout les baies
- VISCUM ALBUM (Gui) :
surtout les feuilles
les baies sont peu toxiques
- WISTERIA SINENSIS (Glycine) :
surtout les cosses et les graines 

 

De nombreux végétaux, sans doute lassés de se faire dévorer sans vergogne par tant d’herbivores, ont trouvé une méthode fort dissuasive :
- le poison.

Par exemple, l’aconit, belle fleur bleue de montagne en forme de casque, est la plus toxique des plantes de France [1]).

Les plantes toxiques sont fort nombreuses dans le monde, tellement, qu’on pourrait se demander comment font les herbivores et omnivores pour ne pas tous crever dans d’atroces souffrances.

 

En fait, il existe plusieurs techniques.
- Avoir un organisme à toute épreuve et résister au poison. Une limace peut manger les amanites phalloides, mortelles pour l’Homme, sans aucun problème.

Les enfants, n’essayez pas de faire ça chez vous. Ces limaces sont de vraies professionnelles qui ont subi un long entrainement.

- Ne manger que la partie non empoisonnée de la plante. Par exemple, le plant de pomme de terre présente des feuilles toxiques. Mais pas les tubercules.

Heureusement. Si la patate devenait toxique, la Belgique, l’Allemagne et le Nord de la France seraient rayés de la carte. Seuls resteraient quelques bouffeurs de choucroute errant parmi les décombres, l’œil hagard et les intestins gonflés de flatulences. Une horreur.

- De nombreux herbivores vivant dans des zones riches en plantes toxiques se gavent d’argile. On soupçonne que l’argile a une action contre-poison. Mais ce n’est pas prouvé.

GIF - 30.9 ko

les poisons végétaux

Je rappelle qu’il est inutile de se rouler dans la boue après un empoisonnement à l’alcool. Ce n’est pas une attitude scientifique.
- Plus technique, la méthode de la chenille du papillon monarque

Cette petite chérie ne mange que des plantes toxiques dont le poison n’a aucun effet sur elle. Elle recycle ces poisons dans son épiderme, de sorte que quand un oiseau en mange une, il n’en mange pas deux :
- brûlures de l’estomac et vomissements seront son châtiment.

Ce qui m’inspire 2 réflexions :
- Je n’ai jamais vu d’oiseau vomir ;
- L’ourse verte a dû par inadvertance manger une chenille en allant à la bière pride.

[1] Elle fut d’ailleurs utilisée jusqu’au 17e siècle pour empoisonner les armes blanche.

 

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ATTENTION AUX RUES !

Posté par eurekasophie le 29 mai 2009

rue.jpg   Aarfffffffff ! mais non, c’est pas de cette rue là que je caauuuuuuuuse 

 

Mais de celle-ci voilà voilà ……..rue2.jpg

 

HISTOIRE

 

La rue est une plante qui a toute une histoire même si maintenant c’est une herbe très peu cultivée. C’est une ancienne herbe médicinale qui a longtemps été utilisée comme contrepoison et comme talisman contre la sorcellerie chez les Grecs. Les Romains eux l’utilisaient surtout pour améliorer la vision. D’ailleurs, il semble que Leonardo da Vinci et Michelangelo ont prétendu que la rue avait amélioré leur vue ainsi que leur créativité. L’usage interne de la plante est à contrôler car elle a un certain degré de toxicité et a déjà été utilisée comme abortif. Avec les branches de rue, on aspergeait l’église d’eau bénite avant les messes. La rue était une composante du «vinaigre des quatre voleurs», mélange avec lequel se protégeait les voleurs qui détroussaient les victimes pendant l’épidémie de peste en Angleterre en 1665 et pendant laquelle environ 7,000 personnes sont mortes. Ce vinaigre était composé d’un gallon de vinaigre de vin rouge, 1½ once de rue, de sauge, de menthe, de romarin et d’absinthe ainsi que de 2 onces de fleurs de lavande, ½ once de de camphre et de ¼ d’once de cannelle, de clou de girofle et d’ail. La rue vineuse a pour propriété d’attirer l’argent. Les chasseurs de sorcières et les exorcistes du XVI éme siècle brandissaient des rameaux de rue pour détecter les coupables et faire fuir les démons. Les graines de l’année brûlées sur des charbons ardents en même temps que d’autres substances appropriées nettoient un endroit de ses vibrations malsaines. La rue vineuse a encore une réputation d’anaphrodisiaque « Tous les moines et religieux qui veulent se garder chastes et conserver leur pureté doivent toujours utiliser le Rue dans leurs aliments et leurs boissons.

Les rues sont en effet des plantes médicinales traditionnelles en Europe depuis l’époque gréco-romaine. Ce dont désormais des plantes un peu délaissées en phytothérapie moderne car considérées, à juste titre, comme potentiellement trop toxiques. Par contre Ruta graveolens reste une plante utilisée en Homéopathie.

Ce sont de petites plantes (jusqu’à 1 m), pérennes, aux tiges peu ramifiées, aux feuilles, alternes composées de folioles ovalaires, d’un vert pâle un peu grisâtre. Les feuilles de rue présentent par transparence, de nombreux points translucides (glandes à huiles essentielles).

L’odeur des feuilles écrasées est plutôt désagréable et assez typique.
Les fleurs, en petits bouquets terminaux, jaune-verdâtres possèdent 4 ou 5 pétales selon la position de la fleur dans l’inflorescence. Les pétales de Ruta graveolens sont lisses mais ceux de Ruta chalepensis sont finement divisés, laciniés, sur leur bordure. Le fruit est une capsule qui contient des glandes réniformes.

 

LA RUE PLANTE MEDICINALE

La rue fétide, Ruta graveolens, contient des substances intéressantes sur le plan pharmacologique :

  • des flavonoïdes : dont la rutine (jusqu’à 5%) et la quercétine, protecteurs vasculaires
  • des furanocoumarines photosensibilisantes : bergaptène et xanthotoxine
  • des alcaloïdes (très peu étudiés et utilisés)
  • surtout de l’huile essentielle, 0,5 à 3 %, selon la partie de la plante.

Cette huile essentielle de rue est très riche en methyl-nonyl-cétone pour la plante, et en 2-un-décanone pour l’huile essentielle des fruits.

La plante entière serait spasmolytique mais par contre favoriserait les contractions utérines. La rue est traditionnellement utilisée pour favoriser l’apparition des règles (emménagogue) et comme anaphrodisiaque chez les hommes.
La rue, et surtout son huile essentielle, sont antihelminthiques (poison neurologique pour les parasites). L’huile essentielle est rubéfiante et utilisée en friction sur les zones douloureuses des articulations ou des muscles.
La rue n’est quasiment plus utilisée en Europe ; par contre elle reste une plante appréciée par les tradipraticiens (notamment les amérindiens) en Amérique du sud (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine) . En général ils l’utilisent en mélange avec d’autres plantes (sauge, eucalyptus, poivrier molle, romarin, camomille) comme antispasmodique digestif, régulateur des règles et même chez le jeune enfant agité et qui pleure.
La rue est connue depuis l’antiquité comme une plante abortive, mais c’est une plante abortive qui tue aussi la mère ou au minimum induit de graves troubles hépato-rénaux

 

LA RUE PLANTE MAGIQUE

Il est très fréquent, en Amérique du sud, de noter la présence de rue dans les jardins des maisons, dans les jardins des églises ou aux alentours des presbytères. Il s’agit en général de Ruta chalepensis. C’est la rue du Moyen-Orient, celle dans laquelle, selon la Bible, Jésus essaya de se cacher pour échapper aux soldats Romains. Est-ce l’origine de sa renommée comme plante protectrice contre les « forces du mal » ?
Cette croyance est encore bien vivante en Amérique du sud, c’est la plante de la chance, celle qui permet d’ouvrir les portes du succès, celle qui éloigne les mauvais esprits et protège des jeteurs de sorts. Dans la province de Corrientes, en Argentine, il est traditionnel de boire une infusion de rue aromatisée au jus de canne le premier jour du mois d’Août pour s’assurer d’une bonne santé pour l’année à venir.

 

LA RUE PLANTE TOXIQUE

Les furanocoumarines et l’huile essentielle de rue, Ruta graveolens, peuvent provoquer des troubles graves.

 Les Furanocoumarines (psoralènes) sont phototoxiques. Elles induisent, par contact des feuilles contuses suivi d’une exposition au soleil, une dermite aiguë qui ressemble à une brûlure du premier ou du deuxième degré. Secondairement la peau gardera une hyperpigmentation qui peut persister assez longtemps. Cette réaction phototoxique est accentuée par l’humidité. Plus grave, après absorption digestive, ces coumarines sont toxiques pour le rein et le foie, voire cancérigènes, car elles altèrent les acides nucléiques et peuvent ainsi provoquer des lésions du génome. L’huile essentielle provoque des contractions du muscle de l’utérus ainsi que des hémorragies utérines. Les signes d’intoxications par la rue commencent par des troubles digestifs (douleurs, vomissements, hypersalivation) qui s’accompagnent rapidement de signes de choc (hypotension, troubles cardiaques), voire de convulsions. Parallèlement on peut observer des saignements génitaux. Plus tard, et selon la gravité de l’intoxication, il peut se développer une insuffisance rénale et hépatique pouvant conduire au décès. Il n’y a pas d’antidote à l’intoxication par la rue (Ruta graveolens ou Ruta chalepensis). L’empoisonnement par la rue est en général volontaire pour provoquer un avortement. Il faut rappeler que l’avortement est le plus souvent interdit en Amérique du sud. Les femmes enceintes doivent éviter de consommer des extraits de rue même en petite quantité car des études sur l’animal ont montré que des extraits rue provoquent des malformations fœtales.

 

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 TÉMOIGNAGE RECUEILLI SUR INTERNET        

La rue, une plante qui brûle

jeudi 9 octobre 2008, par fred

Il était une fois, une plante à l’apparence ordinaire qui se plaisait sur les roches calcaires. Appréciant tout particulièrement le soleil et le calme, elle mit en place un système particulièrement efficace pour se prémunir des grimpeurs. Infos

Imaginez-vous après une belle journée de grimpe dans l’Hérault, sirotant tranquillement une bonne pression. Vous êtes tranquille, cool puis rentrez chez vous et dormez du sommeil des braves.

Puis, le lendemain : Tiens, une cloque sur le bras ??? Votre demoiselle grimpeuse en a également une belle. Mais qu’est ce que c’est que ça ? Passons, la vie est belle, vous avez du boulot…

Le problème, c’est qu’en vacances en Ardèche : Rebolote. Mais là, c’est pas qu’un peu : Vous avez grimpé torse nu et vous avez des cloques de partout dans le dos.

Après quelques recherches, le mystère se dévoile et se nomme LA RUE. Rien à voir avec une avenue ou un boulevard. Je vous parle de la rue officinale (Ruta graveolens L.).

C’est un arbrisseau que l’on appelle parfois : Herbe de la rue, Rue des jardins mais surtout Rue Fétide. Je préfère ce dernier terme. Si la plante était utilisée par le passé pour ces qualités aromatiques ou médicinales, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est sa capacité à nous brûler en période de floraison.

ATTENTION AUX RUES ! dans

Wijnruit-_Ruta-graveolens_-14846 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

En réalité, la brûlure est liée à deux phénomènes :

1. La plante doit être en floraison. Pour la repérer, c’est facile : il s’agit d’un petit arbuste (qui peut tout de même atteindre 1 m, mais bon, sur les parois, 20 cm c’est déjà bien) avec des fleurs jaunes et qui dégage une odeur âcre.

2. La plante est photosensibilisante. En clair, elle peut entraîner de simples démangeaisons ou de véritables brûlures par temps chaud.

A noter le manque de chance : Elle est en floraison de mai à août, bref par temps chaud et de grimpe.

JPG - 213.4 ko
Effets de la rue par temps chaud (source : Vincent, 2006)

Bon, malgré la photo, ne paniquons pas.

Tout d’abord, fondamentalement, on n’en meurt pas. La cloque disparaitra laissant place à une trace brune (marque de brûlure) qui va peu à peu s’estomper. Le temps dépend de la fragilité de la peau. Perso, j’ai encore les marques les plus importantes subies il y a plus d’un an. Cependant, les marques plus petites et celles subies il y a un et demi ont disparu.

Par ailleurs, c’est un excellent moyen de se la jouer un peu avec des marques de guerre. En plus, ça fait toujours des histoires à raconter.

Enfin et surtout, m’étant planté la tête la première dans la rue il y a 6 mois, je me voyais déjà brûlé au 6e degrès et ne pouvant plus sortir de chez moi de peur de terroriser les gosses du quartier. Coup de bol, ce jour là, il y avait des nuages. De plus, à chaque apparition du soleil, je suis resté à l’ombre. Et rien n’est apparu. En bref, en cas de contact avec la plante, vaut mieux éviter le soleil.

Oh…. Il va sans dire que je ne grimpe plus torse nu par temps chaud.

 

Merci à Fred pour ses infos non négligeables.

Rue officinale

 Ruta graveolens

Ruta graveolens
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Ruta
Nom binominal
Ruta graveolens
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae

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LE TREFLE ROUGE

Posté par eurekasophie le 29 avril 2009

PLANTE: le trèfle

papillon butinant un trèfle rose en montagneabeillelogo2.gif                                                                      abeillelogo2.gif

Une plante de la famille des légumineuses.
Elle est originaire des zones tempérées.
Nom botanique: trifolium repens.
C’est une plante vivace à feuillage persistant.
Elle mesurera 20/30 centimètres .
Elle est extrêmement rustique au gel.
Elle peut pousser en montagne jusqu’à 2000 mètres d’altitude.

Le trèfle est utilisé pour ensemmenser les prairies afin d’enrichir le sol en fixant l’azote de l’air !.

trèfle jauneabeillelogo2.gif

La fleur

Elle se développe de Mai jusqu’aux gelées.
La fleur est blanc ou rose et très mélifère. Les insectes butineurs en rafollent.

Plantation et multiplication

Le trèfle se plaît dans une terre ordinaire un peu humide.
Il se plaît en prairies ensoleillées.

Il se multiplie tout seul en rampant et se resème par graines grâce aux oiseaux.

Culture et entretien

Si le terrain n’est pas trop sec, il prospèrera abondamment.
Beaucoup utilisent un désherbant sélectif pour s’en débarasser. 

Il a été démontré que lorsque les feuilles se redressent, le mauvais temps arrive, et que si la plante se replie sur elle-même, il y a menace de tempête (il peut donc remplacer la grenouille pour les prévisions météo !).

Sur les 12 000 variétés répertoriées, seul le trèfle rouge est non seulement cultivé pour l’alimentation du bétail mais aussi exploité pour ses vertus médicinales. Grâce à ses propriétés, cette plante agit à la fois sur la circulation du sang, la sécrétion de la bile, calme les bronchites, intervient dans les traitements de l’eczéma et du psoriasis.

Des études scientifiques récentes tendraient même à prouver que le trèfle rouge, qui a une activité de type oestrogénique, serait susceptible d’être utilisé afin de palier certains inconvénients de la ménopause. Il pourrait notamment faire augmenter le taux du bon cholestérol et ralentirait sensiblement la perte de la masse osseuse chez la femme.

Saint Patrick, un des saints patrons de l’Irlande, se serait servi du trèfle, qui poussait en abondance sur cette île, pour présenter le mystère de la Trinité à ceux qu’il entendait évangéliser. C’est ainsi qu’il en devint tout naturellement le symbole et que le 17 mars, il est, entre autre, de tradition d’offrir du trèfle.

Le trèfle à quatre feuilles porte chance, dit-on, parce qu’il est relativement rare, c’est un mutation du tréfle blanc (qui est l’éspece la plus commune de tréfle) qui est exceptionnellement composé de quatre folioles au lieu des trois habituelles.

On estime qu’il y a environ 10 000 trèfles à trois feuilles pour chaque trèfle à quatre feuilles (?)… Je n’ai pas vérifié ! Si vous effeuillez un trèfle, sachez que la première feuille est pour l’espoir, la seconde pour la foi, la troisième pour l’amour et la quatrième, bien sûr, pour la chance

 

Par voie interne

Ménopause et prévention des troubles cardiovasculaires

Les produits du commerce conçus pour ce type d’usage sont des extraits de trèfle rouge riches en isoflavones. Les données actuelles sur ce type de supplément ne sont pas assez concluantes pour suggérer un dosage.

Usages traditionnels

Par voie interne

Toux, eczéma, psoriasis et démangeaisons cutanées

  • Infusion. Infuser 4 g de sommités fleuries séchées dans 250 ml d’eau bouillante durant 15 minutes; boire de deux à trois tasses par jour.
  • Capsules (contenant des sommités fleuries). Prendre de quatre à huit capsules de 500 mg par jour.
  • Teinture (1:10, 45 % alcool). Prendre de 1 ml à 2 ml, trois fois par jour (on peut la mélanger à un jus ou à une infusion).
  • Extrait fluide (1:1, 25 % alcool). Prendre 1 ml, trois fois par jour.

Par voie externeabeillelogo2.gif

Psoriasis, eczéma et démangeaisons cutanées

  • Il existe des crèmes et des onguents renfermant de 10 % à 15 % de sommités fleuries séchées. On peut également utiliser l’infusion (refroidie) en lavage ou en compresse.

 

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