• Accueil
  • > Recherche : pansement plante

Résultats de votre recherche

MILLE-FEUILLE

Posté par eurekasophie le 19 juillet 2009

 

 

MILLE-FEUILLE

 

lignetisanes3.gif

Achillea Millefolium (Composées)

MILLE-FEUILLE dans NOMS COMMUNS :
Herbe aux charpentiers, Herbe de saint-jean, Herbe aux militaires, Herbe à la coupure, Sourcils de Vénus.
 CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Huile essentielle (Oleum millefolli), alcaloïdes, achilléine, stychydrine, tanins et sucs amers.

PARTIES UTILISEES :
La sommité fleurie et la feuille.

UN PEU D’HISTOIRE :Achillea vient du nom grec d’Achille, Achillelos, qui apprit par le centaure Chiron les vertus de la plante et en fit usage; millefolium, la plante a de nombreuses découpures.

On dit que joseph le Charpentier s’étant blessé, son fils Jésus alla quérir des feuilles dAchillée Millefeuille et pansa la blessure qui se cicatrisa rapidement.

Lorsque le bouillant Achille, au siège de Troie, fut mortellement blessé au talon par la flèche empoisonnée du beau Pâris, la déesse Aphrodite, en larmes, lui conseilla d’utiliser cette plante pour calmer ses souffrances. Ainsi naquit l’achillée, souveraine contre les blessures à l’arme blanche. De là viennent certains noms populaires de l’espèce – achillée et sourcils (ou souris, ou sourire) de Vénus.

Ces tendres parasols de fleurs blanches ou rosées, sur une sorte d’escalier de feuilles bleu-vert taillées en peignes (on dirait qu’il y en a mille…), forment pour ainsi dire le pansement individuel à la portée du militaire en campagne. Un ancien infirmier de la guerre de 1914-1918 a rapporté comment, faute de pharmacie, il avait soigné avec de l’achillée les blessures légères de dizaines de « poilus ».

DESCRIPTION : Le Millefeuille est une plante vivace à racines fusiformes, petites, blanchâtres. La tige, qui peut atteindre 1 mètre de hauteur, est sillonnée dans la longueur, un peu velue, rameuse vers le haut. Les feuilles, alternes, sessiles, longues et étroites, sont divisées en segments étroits, très fins, ce qui lui a valu son nom. Les fleurs, blanches, visibles de juin à octobre, sont disposées en capitules, l’ensemble forme un corymbe terminal. Le fruit est blanc, comme coupé à son sommet, un peu comprimé.

CULTURE ET RÉCOLTE :

Commun dans toute l’Europe, le Millefeuille peut pousser jusqu’à 2500 mètres d’altitude. Il aime les terrains secs ou sablonneux. Sa multiplication s’effectue par semis après l’été ou au printemps. Récoltez les sommités fleuries en pleine floraison, réunissez-les en bouquets, suspendez-les dans des endroits secs et aérés.

millef2 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees
millef3 USAGES : Stimulant de la circulation du sang, le Millefeuille est utile contre les varices, les hémorroïdes, pendant la période de ménopause, associé à d’autres plantes contre l’obésité et la cellulite.
Diurétique, il élimine les boues et le calculs rénaux.
Emménagogue, il facilite la venue des règles et en calme les douleurs, il active la digestion, lutte contre les gaz intestinaux.
Astringent, il facilite la cicatrisation des plaies de toute nature.

INDICATIONS :

- PREVENTION DES HEMMORRAGIES INTERNES,
- DIGESTION DIFFICILE, AEROPHAGIES,
- TROUBLES DE LA CIRCULATION SANGUINE,
- AIDE À LA CICATRISATION DES PLAIES EXTERNES.

 

potpharmacie032.jpg

Publié dans "M**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 2 Commentaires »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

GIROFLE

Posté par eurekasophie le 17 juin 2009

 

GIROFLIER

EUGENIA CARYOPHYLLUS
SYZYGIUM AROMATICUM
                                                                                                                            girofle2comp.jpg

MYRTACEAE

La famille des myrtaceae comprend plus de 1000 espèces d’arbres, d’arbustes et d’arbrisseaux des régions tropicales.

Le giroflier est un arbre petit à moyen, au feuillage persistant, originaire des petites îles volcaniques de l’archipel des Moluques en Indonésie.
Le clou de girofle est connu depuis très longtemps en Chine (il fallait croquer un clou de girofle quand on parlait à l’empereur) et dans le bassin méditerranéen .

Importé en Europe au Moyen Age, c’était une épice terriblement chère, son origine géographique était cachée et comme pour la cannelle et la muscade, il fallut attendre la colonisation portuguaise puis hollandaise pour que cette épice soit récoltée et exportée en quantité importante vers l’Europe.

Le giroflier est actuellement cultivé de façon industrielle en Afrique (Tanzanie), à Madagascar et en Indonésie.
Les boutons floraux sont récoltés à la main, avant ouverture, puis séchés, ce sont les vrais clous de girofle; les pédoncules floraux et les feuilles sont également récoltés et séchés et en général distillés pour obtenir l‘huile essentielle (voir lexique) de girofle et l’huile essentielle de feuilles

 

COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

GIROFLE dans
Le clou de girofle renferme une quantité importante d’huile esssentielle (15 à 20%), 16% d’eau, des tanins, un peu d’amidon et des matières fibreuses cellulosiques.
Le pédoncule floral (griffes):
5 à 6% d’huile,
et les feuilles : 3 à 4%.

L’huile de girofle (obtenue par distillation) est très riche en eugénol (70 à 85%).
On trouve aussi d’autres composés terpéniques (voir lexique)(dont environ 10% de caryophyllène), aliphatiques, aromatiques et hétérocycliques.

L’huile essentiele de clou de girofle est un puissant inhibiteur de l‘aggrégation plaquettaire (voir lexique)(c’est donc un antiinflammatoire);
c’est aussi un antiseptique puissant et un tonique gastrointestinal et utérin, antinévralgique, anesthésiant local et parasiticide (gale).
C’est un dépresseur du systèma nerveux central.

Ces propriétés sont essentiellement dûes à l’eugénol dont on sait qu’il est rapidement métabolisé et excrété , et considéré comme non cancérigène. Il peut être présent dans les aliments jusqu’à une concentration de 1500ppm.

UTILISATIONS

Le clou de girofle est très utilisé comme épice culinaire; il entre dans la composition du curry, aromatise les sauces, la charcuterie et certaines pâtisseries.

En Indonésie, on le mélange au tabac (60% tabac, 40% girofle) dans les cigarettes « kretek ».

Dans le monde entier, on le mâche pour améliorer l’haleine et prévenir les infections dentaires.

Pendant longtemps, l’eugénol et le pansement à l’eugénol (eugénate) étaient utilisées par les dentistes en médication intracanalaire et en oblitération provisoire, mais depuis d’autres produits plus efficaces les ont remplacés.

En Aromathérapie, l’huile essentielle de girofle seule ou associée est antibactérienne, notamment dans les infections urinaires (cystites, calculs rénaux) et du tractus digestif (colite);
Exemple : 1g HE de girofle dans 125 ml d’alcool à 60 degré, 30 à 50 gouttes par jour.

Les phytomédicaments à base de clous de girofle servent à traiter les petites plaies, sont antalgiques, anti-inflammatoires et antibactériens: douleurs dentaires, gingivites, angines.

En Asie et dans beaucoup de pays tropicaux, on calme les maux de dents en appliquant sur la dent douloureuse un clou écrasé ou un peu de coton trempé dans de l’huile de girofle.

phytothérapie


Deux autres arbres de la famille des Myrtaceae sont potentiellement intéressants en phytothérapie.
PIMENTA RACEMOSA, originaire des Antilles, le « bois d’inde ».
PIMENTA DIOICA, originaire des Antilles et d’Amérique centrale, le « toutes épices ».

Les feuilles de bois d’inde sont distillées en présence de rhum, on obtient ainsi le « Bay Rum », c’est un calmant , antiseptique surtout employé en parfumerie .

Le bois d’inde est aussi une épice culinaire (plats à base de poisson); l’infusion de feuilles est digestive , carminative et apaisante.


Le « toutes épices », qui combine les aromes de cannelle, girofle et muscade, a surtout un usage alimentaire mais présente des propriétés stimulantes digestives et carminatives.
L’huile extraite sert en parfumerie.
Les huiles essentielles de ces deux plantes contiennent beaucoup d’Eugénol (80% pour P. dioica, 50% pour P. racemosa) et d’autres composés: chavicol, octénol, cinéole, qui leur donnent leur spécificité aromatique, on peut donc les employer pour les mêmes indications que la girofle.

Un aromate anti-inflammatoire et anti-bactérien

Le clou de girofle, c’est le bouton de fleur séché d’un arbre originaire d’Indonésie.
Il renferme beaucoup d’huile essentielle utile pour lutter contre beaucoup d’infections : urinaires, digestives, cutanées. Il contient un puissant antiseptique mais peut aussi servir à calmer les douleurs dentaires.
Toujours penser à garder des clous de girofle quand on a les dents fragiles.

 

 

yuccarostratajardin.jpg     Un site à visiter ( cliquez sur la photo )

Publié dans "G**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 2 Commentaires »

LE PEUPLIER

Posté par eurekasophie le 3 juin 2009

peupliersaiso.jpg      Peuplier à travers les saisons

Peuplier
 Peupliers
Peupliers
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Salicales
Famille Salicaceae
Genre
Populus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Salicaceae

SON NOM
Il existe plusieurs interprétations possibles du nom « peuplier » qui vient du latin populus et signifie « peuple ». On a dit que c’était parce que, chez les Romains, on le plantait dans les lieux publics. D’autres veulent que ce soit parce qu’il était extrêmement populaire (de populeir, « qui appartient au peuple »), notamment chez les Celtes qui lui vouaient un véritable culte. Mais celle que je préfère est la suivante : le bruissement que font ses feuilles au moindre souffle de vent rappelle le bruit confus d’une foule.

De toutes les espèces, le peuplier faux-tremble (P. tremuloides) – ou son équivalent européen, le tremble (P. tremula) – est celui dont les feuilles s’agitent le plus. À cause de cette caractéristique, il s’est vu attribué toutes sortes de légendes, ainsi qu’une symbolique « religico-mystique ». Ainsi, les premiers chrétiens croyaient que les feuilles tremblaient de honte, le Christ ayant été soi-disant crucifié sur une croix faite de bois de tremble.

En France, dans certaines régions, on donnait jadis au peuplier noir (P. nigra) le nom de « liard » (de « lier »), les jeunes tiges de cet arbre ayant souvent remplacé l’osier. Au Québec, on a attribué ce nom à deux espèces, le P. balsamifera et le P. deltoides.

 

ET CA SE MANGE ?
Au printemps et au début de l’été, l’écorce interne du peuplier baumier est épaisse, sucrée et juteuse, si bien qu’elle a été beaucoup consommée par les Amérindiens. On la préférait à toute autre, au point qu’on n’hésitait pas à la manger sur place. Les plus généreux rapportaient les surplus d’écorce au campement pour en faire une sorte de dessert en la mélangeant à de la graisse de poisson-chandelle ou à une autre huile. Sucrée, elle se détériore rapidement par fermentation, ce qui est un avantage lorsqu’on veut en faire une boisson aux propriétés enivrantes. Justement, c’était parfois le cas et on l’a donc utilisée à cette fin. Les Amérindiens ont également consommé l’écorce du peuplier faux-tremble (P. tremuloides) et du peuplier à grandes dents (P. grandidentata). En Europe et en Asie, on a consommé l’écorce de divers peupliers. On la faisait sécher et on l’ajoutait au pain et aux bouillies.

Au printemps, les Kootenay de l’Ouest avaient l’habitude de récolter la sève du peuplier baumier et de la consommer comme boisson. On la récoltait aussi en juin, à l’occasion du rituel de la Danse du Soleil, afin qu’elle serve de boisson rafraîchissante aux participants qui, durant quatre jours d’affilée, devaient jeûner et danser.

On a mangé les bourgeons, l’écorce interne et les semences du P. deltoides. Les inflorescences et les jeunes pousses se mangent cuites. En période de disette, les feuilles de diverses espèces ont également été consommées, mais elles ne sont pas très savoureuses.

Chez certaines nations, les cendres ont servi de sel avant l’arrivée des Blancs. De plus, le bois a servi à fumer les aliments.

À noter qu’il pousse sous le peuplier baumier un champignon comestible qui vit en symbiose avec lui. Il s’agit du Tricholoma populinium (ou champignon du peuplier) prisé depuis toujours des Amérindiens de l’Ouest.

 

 ET CA SOIGNE QUOI ?
Le peuplier est diurétique, éliminateur de l’acide urique, antiputride urinaire, aseptisant et fluidifiant des sécrétions bronchiques, ainsi que tonique.

peuplier.jpg

Les bourgeons

Les bourgeons du P. nigra ont été recommandés par voie interne dans les maladies chroniques du poumon et des voies urinaires, ainsi que dans les rhumatismes chroniques.

On en faisait soit une infusion, soit une teinture (une partie de bourgeons frais et 6 parties d’alcool à 33 degrés), soit un extrait fluide entrant dans la composition d’un sirop contre la toux.

Tout comme le saule avec qui il partage la même famille botanique, le peuplier est riche en salycates. Lors de l’ingestion des bourgeons, les salycates se transforment en acide salicylique à l’état naissant (en Aspirine, quoi!), d’où leur action calmante.

En Amérique, ce sont surtout les bourgeons du P. balsamifera et, à un moindre degré, ceux du P. deltoides, qui ont servi en médecine, notamment pour diverses préparations dont le sirop composé de pin blanc, ainsi que pour la confection d’onguents et de pansements.

L’infusion se prépare à raison de 2 cuillerées à soupe de bourgeons dans ½ litre d’eau bouillante. Ou de 2 à 4 gros, écrivent les soeurs de la Providence, dans une chopine de vin ou d’eau. Un gros, pour ceux qui l’ignorent, c’est exactement un drachme, ou 72 grains, ou 3 scrupules, ou 4 grammes… Et une chopine, c’est un demi-litre. Voilà tous les secrets des Anciens dévoilés! Infuser 15 minutes. Prendre 3 tasses par jour.

On s’est aussi servi de la décoction en compresse contre les douleurs arthritiques ou rhumatismales.

Le vin de bourgeons de peuplier est un incontournable tonique du printemps. Il se prépare en faisant macérer 100 grammes de bourgeons concassés dans un litre de vin. En principe, on ajoute 40 grammes d’écorce d’orange amère histoire d’augmenter son effet tonique, mais on peut s’en passer. Au bout de dix jours, filtrer. À noter que les amateurs de bon vin ont tout intérêt à se préparer psychologiquement avant d’ingurgiter cette potion extrêmement résineuse à saveur de propolis et à l’arôme de térébenthine, qui éteint toute autre sensation gustative pendant les heures qui suivent. On en prend 50 ml, deux fois par jour avant les repas.

L’onguent populeum, version allégée

 

Composé de bourgeons de peuplier, ainsi que de belladone, de jusquiame, de morelle noire et de pavot, l’onguent populeum est un remède traditionnel que l’on employait jadis dans le traitement des douleurs rhumatismales aiguës, des hémorroïdes et des gerçures. Comme toutes les plantes de cet onguent sont, à part le peuplier, interdites de séjour, dangereuses ou socialement inacceptables, voici une recette peut-être moins intéressante, mais tout à fait orthodoxe :

 

Utiliser soit 500 grammes de saindoux (graisse de porc vendue en épicerie), soit 250 grammes de saindoux et 250 grammes de cire d’abeille.

 

Faire fondre dans un bain-marie, puis ajouter 200 grammes de bourgeons de peuplier baumier. Laisser frémir pendant une demi-heure.

 

Ôter du feu, laisser légèrement refroidir, puis vider la préparation dans un mortier et triturer intimement jusqu’à ce que le mélange soit onctueux et homogène.

 

Mettre dans des pots peu profonds à large ouverture et conserver au frais. (En théorie, les principes résineux des bourgeons devraient empêcher le saindoux de rancir.)

 

Les préparations à base de saindoux uniquement (sans cire d’abeille) peuvent servir à la confection de suppositoires qui pourront être administrés en cas d’hémorroïdes. Mouler les suppositoires à la main, puis les réfrigérer pour qu’ils gardent leur forme.

 

L’écorce

Plutôt amère, l’écorce du peuplier noir a servi de succédané à la quinine dont elle possède les propriétés toniques. On s’en servait jadis pour traiter les cas de débilité, d’indigestion, de perte de conscience, d’hystérie, ainsi que pour les troubles urinaires. L’écorce du P. alba européen a servi à soigner la sciatique et les brûlures. Quant à l’écorce du faux-tremble, on croit que les Amérindiens s’en servaient comme vermifuge. On a, en outre, employé cette écorce, et parfois les feuilles, pour le traitement des fièvres.

Dans la tradition herboriste américaine, l’écorce de diverses espèces de peuplier a été utilisée dans des composés destinés aux femmes souffrant de troubles menstruels.

Le bois

Utilisé en médecine comme antiseptique intestinal, le charbon végétal est généralement fait avec du bois de peuplier (ou de bourdaine). Absorbant des gaz intestinaux, des toxines microbiennes et de divers poisons, il peut diminuer sensiblement les effets dévastateurs de ces substances toxiques, d’où son emploi traditionnel dans les ballonnements, les diarrhées putrides, les colites et les intoxications, alimentaires ou autres. En principe, on devrait pouvoir fabriquer du charbon végétal avec un équipement des plus rudimentaires. Toutefois, il est important que la combustion du bois se fasse très lentement et de façon incomplète. Jadis, on empilait le bois en tas volumineux que l’on recouvrait de paille humide ou de terre avant d’y mettre le feu. Aujourd’hui, on procède souvent par distillation à l’abri de l’air.

Les feuilles

On appliquait jadis les feuilles sur les coupures et les plaies ulcérées. En Europe, on a employé un extrait liquide des feuilles du P. tremula (très proche de notre faux-tremble) pour soulager l’inflammation accompagnant l’hyperplasie de la prostate. Cette action serait attribuable aux glucosides de salicylé que renferment les feuilles.

 

 

 

Publié dans "P**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 10 Commentaires »

L’OSMONDE

Posté par eurekasophie le 26 avril 2009

osmonde.jpg

Comment lire une taxobox Osmonde royale
Osmunda regalis
Osmunda regalis
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Filicophyta
Classe Filicopsida
Ordre Polypodiales
Famille Osmundaceae
Genre Osmunda
Nom binominal
Osmunda regalis

 

Type de plante: Vivace, fougère
Hauteur: de 1,2 à 1,5 m
Exposition: Mi-ombre
Famille:
Osmundaceae

L’osmonde royale est une fougère à feuilles caduques poussant en touffe dans les milieux humides et au bord de l’eau. Elle présente deux types de grandes frondes : certaines sont stériles vert vif et d’autres, en été, sont fertiles avec à l’extrémité des sporanges brun roux groupés en panicule. A chaque printemps, de jeunes crosses apparaissent en se déroulant lentement, elles sont à l’origine des nouvelles frondes. Les fibres du rhizome épais sont utilisées dans la composition des terreaux pour la culture d’orchidées.

 

formationdessporanges.jpg Formation de sporanges

On notera que c’est une des plus vieilles plantes du globe puisqu’elle n’a pas évolué depuis deux cent cinquante millions d’années: c’est une plante fossile.
C’est une plante vivace à feuillage caduc mesurant près de deux mètres de haut de croissance assez lente.

Cette fougère est très rustique au gel (en-dessous de -20°C) et renaîtra à chaque printemps.

Le touradon

Le touradon est le pied.
Il grandit de trois millimètres par an et peut mesurer jusqu’à une trentaine de centimètres pour un siècle!.

La floraison

En été, elle produit des frondes de couleur ocre portant des sporanges qui se dissémineront au vent.

Plantation et multiplication

On la plante au printemps ou à l’automne dans un endroit riche en humus, à l’ombre ou au soleil si le terrain ne dessèche pas.

La multiplication s’effectue par division au printemps car le semis de sporanges est très délicat et long.

Utilisations

Les jeunes pousses (frondes) de l’ osmonde royale sont comestibles.

On se servait de ses frondes pour fabriquer des matelas, conserver les fruits, élaborer un insecticide, éloigner les limaces et escargots.

osmonde en automne

En médecine, son rhizome servait à soigner les hémorragies, les diarrhées, les ulcères et blessures superficielles.

PROPRIÉTÉS DE L’OSMONDE ROYALE

Astringent, diurétique, tonique, vulnéraire, purgatif

UTILISATIONS DE L’OSMONDE ROYALE

Rhumatismes, plaie

PHYTOTHÉRAPIE

Extrayez du sol la racine de l’osmonde en automne, quand elle s’est chargée au maximum de substances nutritives et actives pour passer l’hiver. Faites-la sécher à l’ombre: elle se conserve fort bien.

 

Préparation et emploi

 

Infusion et décoction

jetez 10 pincées de racine râpée par litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour.)

Bains de pieds et de mains

comptez 20 pincées de racine râpée par litre d’eau.

Décoction

pour pansements: hâchez 20 à 30 pncées de racine dans un litre d’eau.

Publié dans "O**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 14 Commentaires »

LE NOMBRIL DE VENUS ……QUEL JOLI NOM !

Posté par eurekasophie le 8 avril 2009

nombril.jpg

 

Fiche technique du

Nombril de Vénus

 

nombril2.jpg

Nom latin : Umbilicus rupestris

Noms usuels : Cotylet, Cymballion, Cotylédon, Gobelet, Coucoumelle, Oreille-d’abbé

Famille : Crassulacées

Le Nombril-de-Vénus est une plante vivace qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de haut. Les feuilles se développent plutôt à la base de la tige. Elles sont arrondies, en vasque. Les fleurs, de couleur blanc cassé ou rougeâtre, s’épanouissent dès le mois de Mai et jusqu’en Juillet. Elles forment de longs épis et n’ont pas d’odeur.Tout comme son nom l’indique, cette plante à feuille en forme d’écuelle et de taille allant de 6 à 20 cm, ressemble à un nombril ! Elle fait partie des végétaux dits plantes vivaces (c’est à dire qui vivent plusieurs années) et fleurit de juin à août

Le Nombril-de-Vénus est constitué de sels minéraux, de fer, de tanin, de triméthylamine.

Cette plante était utilisée comme diurétique mais, actuellement, elle est employée exclusivement en usage externe.

En phytothérapie, les parties utilisées sont les feuilles fraîches et le suc.

On trouve le Nombril-de-Vénus en Europe jusqu’à 500 m d’altitude. Il affectionne les vieux murs et les endroits rocailleux.

Manipulée depuis longtemps pour protéger et soigner la peau, aujourd’hui elle est utilisée par la pharmacopée populaire pour confectionner des pansements sur les contusions. Elle peut avoir également comme usages et propriétés de purifier l’organisme, en favorisant l’élimination des toxines et déchets organiques. A ceci s’ajoute sa richesse en vitamine C, qui fait que certaines personnes consomment du Nombril de Vénus en salade.

nombril3.jpg 

Propriétés et utilisations du Nombril de Vénus

PROPRIÉTÉS DU NOMBRIL DE VENUS

Détersif, émollient, résolutif

UTILISATIONS DU NOMBRIL DE VENUS

Plaies, ulcères, hémorroïdes

PHYTOTHÉRAPIE

Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication

Publié dans "N**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 8 Commentaires »

SANTE NATURE ….LES PETITS MAUX

Posté par eurekasophie le 17 février 2009

pointdexclamation.gifdigestion4.bmpsituveuxunconseil.bmpdigestion1.jpgpointdexclamation.gif

 

 

insomniaque3.gifNervosité et insomnies insomniaque1.gif

Tout le monde connaît le danger des barbituriques et autres tranquillisants et le cercle vicieux dans lequel ils vous entraînent. Si vous êtes trop nerveux, angoissé, excité, si vous ne trouvez pas le sommeil, essayez plutôt les bonnes vieilles tisanes, elles sont toujours aussi efficaces. D’autre part, évitez les excitants (café et thé fort, alcool): les coups de fouet qu’ils procurent sont éphémère et nocifs à la longue. Et une fois l’effet dissipé, c’est pire qu’avant.

Les infusions calmantes

Il n’est pas nécessaire d’aller courir les herboristes: vous avez certainement sous la main (ou au supermarché voisin) tout ce qu’il faut pour vous calmer.

L’eau de fleur d’oranger

Antispasmodique, elle est délicatement parfumée: 1 cuillerée à soupe dans 1 verre d’eau chaude sucrée vous apaisera pour un bon moment.

Les plantes anti-insomnie

Vous les connaissez déjà: le tilleul, la menthe, le romarin, la marjolaine, la lavande, le basilic. Mais attention ! employez-les à doses légères, pas plus d’1 pincée (deux ou trois feuilles ou fleurs par tasse); trop dosée la tisane produit l’effet contraire et devient excitante et tonique.

La bière

Le soir, buvez de la bière à la place du vin, car le houblon possède des propriétés antispasmodiques et légèrement hypnotiques.Toutefois, n’en abusez pas dans la journée, vous deviendriez somnolent et lymphatique.

Le lait chaud sucré au miel.

Les légumes sédatifs

Certains fruits et légumes ont des vertus calmantes. Si vous cherchez le sommeil en vain, mangez-en abondamment le soir.

La laitue

Junon, déesse de l’Olympe, aurait paraît-il accouché sans douleur après en avoir mangé! Mais peut-être en avait-elle abusé avant, car la laitue est aussi, dit-on, aphrodisiaque. Toujours est-il qu’elle contient du lactucarium, qui est un léger somnifère. Elle est plus efficace quand elle est montée (mangez-la alors cuite à la crème).

La citrouille, l’amande, la banane, la châtaigne, la poire, la prune, la mandarine, la pomme.

 lignelierre.giflignelierre.giflignelierre.gif

 

 

LES PETITS MAUX

 

rcapitulation21.gif

Vous n’avez pas toujours sous la main la pommade ou la lotion susceptible de guérir et d’apaiser les mille et un petits bobos qui vous cisaillent la peau pendant l’année. Toutefois, il vous suffit d’ouvrir votre réfrigérateur ou votre armoire à épices pour découvrir quantité de cicatrisants naturels qui peuvent vous dépanner.

 

Les coupures et les petites plaies

Il y a certaines périodes où les mains se couvrent de petites plaies: lorsqu’il fait froid, que l’on est nerveux, que la peau est plus sèche ou plus sensible.

A ces moments-là, le moindre couteau, ciseau, pince ou tournevis devient un instrument terriblement dangereux. De même quand on bricole ou cuisine beaucoup, éraflures, écorchures et coupures se multiplient.

Pour toutes ces petites plaies, il existe quantité d’antiseptiques naturels, plus faibles que l’eau oxygénée, le mercurochrome, l’éosine ou l’alcool, mais qui peuvent être utiles un jour ou l’autre.

Pour nettoyer la blessure

  • Du jus de citron: ça pique mais c’est efficace.

  • Du vinaigre d’ail ou de thym, plus actif et plus apaisant que le simple vinaigre. Ayez-en toujours un flacon dans vos placards: Il vous suffit de faire macérer quelques jours 10 gousses d’ail pilées et quelques branches de thym dans 1/2 litre de vinaigre de vin versé bouillant. Vous filtrez et vous utilisez en compresses.

  • De l’eau salée

  • Une décoction de thym concentrée: faites bouillir pendant 3 minutes 3 branches dans 1 verre d’eau.

Pour arrêter un écoulement de sang.

  • Appliquez sur la plaie une compresse d’eau très froide ou un glaçon.

lignelierre.giflignelierre.giflignelierre.gif

Les irritations de la peau

Si votre peau vous démange, est irritée ou s’abîme au moindre geste, vous pouvez essayer de la soigner à l’aide de cataplasmes adoucissants et anti-inflammatoires. ( Gardez-les de 5 minutes à 1 heure.)

  • Cataplasme au miel: mélangez 2 cuillerées de miel avec 2 cuillerées de farine et un peu d’eau (ou quelques cuillerées de miel avec un peu d’huile d’olive).

  • Cataplasme à la camomille: Broyez au mixer des fleurs de camomille. Quand elles sont réduites en poudre, mélangez-les avec un peu d’eau et de farine pour former une pâte.

  • Cataplasme à la farine: utilisez de préférence de la farine de maïs, de la fécule de pomme de terre ou du son. Mélangez en pâte avec un peu d’eau et d’huile d’amandes douces. La purée de haricots cuits est aussi très apaisante.

  • Cataplasme à l’argile: Formez une pommade épaisse en malaxant de l’argile avec un peu d’huile d’olive ou d’amandes douces.

Vous pouvez aussi simplement frotter la peau avec 1/2 pomme de terre crue ou des rondelles de concombre, ou encore l’envelopper de feuilles de chou légèrement écrasées.

lignelierre.giflignelierre.giflignelierre.gif

moustique.gifLes piqûres d’insectesmoustique.gif

N’oubliez pas de retirer l’aiguillon, s’il y en a un, qu’a introduit l’insecte dans la peau. Si la personne piquée présente des réactions allergiques (gonglement, éruption généralisée), ce qui arrive parfois pour les guêpes, prévenez tout de suite le médecin. Pour désinfecter la piqûre et apaiser la douleur, vous pouvez la lotionner avec:

  • De l’eau salée

  • Du jus de citron

  • De l’ammoniaque (sur un tampon imbibé d’eau);

  • De l’huile de lavande (1 poignée de fleurs macérées 15 jours dans 1/4 de litre d’huile d’olive);

Vous pouvez aussi frotter la piqûre avec du persil, 1/2 oignon, de l’ail ou encore des feuilles fraîches de poireau, de menthe, de chou ou de lavande. Si vous avez peur qu’elles ne soient pas propres, faites  blanchir les feuilles quelques minutes dans l’eau bouillante.

lignelierre.giflignelierre.giflignelierre.gif

 

Les excroissances douloureuses

 

Verrues

Leur origine serait virale, mais la guérision est le plus souvent psychologique. Essayez de les frictionner avec de l’ail, de l’oignon, du vinaigre, des feuilles de thuya, ou le jus jaune de la tige de l’herbe à verrues (ou chélidoine).

Cors et durillons

Coupez une rondelle d’ail; appliquez sur la partie dure et douloureuse; collez sur le tout un pansement. Renouvellez l’opération matin et soir jusqu’à disparaition. L’ail brûle la peau durcie, faites donc attention à ne pas toucher la peau saine pour ne pas causer d’irritation.

Essayez aussi les emplâtres de savon noir.

Publié dans LES PETITS MAUX, SANTE NATURE | 1 Commentaire »

LE THYM ET LE SERPOLET

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2008

thym4.jpg       Le thym

Merveilleuse famille , généreuse amille que celle des labiées! Après nous avoir superbement donné la sauge, la mélisse, le romarin, la menthe, la sarriette, le lamier et dix autres herbes de joie et de sant, il fallait encore qu’elle nous offre le thym et le serpolet.

Les Anciens connaissaient fort bien ces deux herbes, au reste très proches l’une de l’autre, et très variables quant à la forme ( le serpolet rampe davantage que le thym, qui pousse n petits bouquets; ses fleurs sont aussi un peu mauves). Théophraste et Dioscoride, en Grèce, les disaient propres à calmer les convulsions, à réduire les inflammations de l’intestin et du foie, à provoquer les règles lorsqu’elles sont défectueuses, et à calmer les spasmes de toute nature.

Charlemagne, quant à lui, en avait ordonné la culture dans ses capitulaires, de nos jours, les gouvernements ne passent plus de décrets concernant les bonnes herbes et c’est bien regrettable….C’est regrettable d’autant plus qu’il se prive ainsi des moyens de lutte fort efficaces contre les épidémies— lesquelles , on nous serine à longueur de temps, coûtent beaucoup d’argent. Aujourd’hui, lorsque la grippe arrive, on a que ……les antibiotiques . Je prétends, quant à moi, qu’on peut parfaitement préparer son organisme à résister à de telles épidémies par une consommation régulière d’herbes antiseptiques—et notamment le thym et le serpolet. Pourquoi ne pas essayer ? Des générations de nos ancêtres s’en sont fort bien trouvées. Je ne dis pas qu’il faille s’en tenir à ce qu’ils savaient: mais qui peut le plus peut le moins; les prescriptions que je vous donne présentent le double avantage d’être bon marché et d’être fort simples à suivre…..

Le thym et le serpolet ont les mêmes vertus, mais plus marquées chez le premier des deux. Ils sont stimulants et toniques, ce qui les fait recommander contre toutes les faiblesses organiques, notamment celles du système nerveux (neurasthénie, dépression, « manque de ressort », apathie) et du système circulatoire ( qui se traduisent par des vertiges, des migraines, des bourdonnements d’oreilles, etc.).

Ils constituent en outre les meilleurs amis de l’estomac et de l’appareil digestif— ce qui justifie leur emploi en cuisine (sur les viandes, dans les sauces, dans les soupes). Ils sont antispasmodiques, c’est-à-dire qu’ils luttent efficacement contre tous les spasmes, depuis la coqueluche et la toux jusqu’aux palpitations, en passant par les crampes d’estomac, l’asthme et l’insomnie.

Ils sont diurétiques, ce qui les fait indiquer contre les faiblesses des reins et de la vessie, contre la rétention d’urine, contre les rhumatismes et contre la goutte. Ils sont vermifuges ( conseillés tout particulièrement aux enfants, parce qu’ils les tonifient en même temps qu’ils les débarrassent de leurs parasites). Ils régularisent le cycle des femmes. Ils exercent la meilleure action dans tous les troubles de l’appareil respiratoire (rhume, angines, bronchites, pneumonies, pleurésies). Par-dessus tout, ils sont antiseptiques: ils éliminent les virus et les bactéries dans l’atmosphère par leur arôme (dû au thymol, ou « camphre de thym », qu’ils contiennent), ils détruisent ces germes infectieux dans l’organisme. Ainsi du furoncle à la fièvre typhoïde et du panaris à la tuberculose, il n’est pas une maladie à microbes qui ne puisse être soulagée par ces chères petites plantes. Bien évidemment, dans les cas bénins, le thym et le serpolet suffisent, alors qu’ils doivent être de simples alliés du médecin dans les cas graves.

A l’extérieur, outre les affections où il importe de désinfecter ( plaies, abcès, ulcères, brûlures, etc.), le thym et le serpolet peuvent rendre les meilleurs services contre les contusions, les foulures, les bleus, la goutte, les rhumatismes et les maux de dents; il vous faudra administrer ces remèdes, selon les cas, en compresses, en pansements, en lotions, etc.

Les bains complets de thym et de serpolet sont fort efficaces contre le rachitisme. Les bains locaux de ces plantes soulagent les douleurs des seins chez les femmes, et soignent les inflammations des yeux chez les petits enfants.

RECOLTE

Le serpolet (que l’on nomme encore thym sauvage, thym rouge, thym bâtard, poulliot, pouilleux, poujeu, poleur, serpoule, bouquet, sent-bon, etc.), fleurit de la fin du printemps à l’automne, dans la majeure partie de l’Europe; récoltez-le dans la nature lorsqu’il a le plus de parfum, et faites-le sécher en petits bouquets dans un endroit bien aéré.

Le thym vrai (que l’on nomme aussi thym commun, farigoule, barigoule, frigoule ou pote), a des « moeurs » plus méridionales: il lui faut du soleil pour épanouir ses jolies fleurettes en été. Récoltez-le au hasard de vos promenades dans le Midi, et faites-le également sécher en petits bouquets.

Si vous le cultivez au jardin (ce qui vaut évidemment mieux que de l’acheter dans n’importe quel magasin, sans aucune garantie de pureté), alors choisissez pour lui un sol léger, calcaire et pierreux: l’humidité lui est fatale. Achetez-en quelques pieds chez votre horticulteur, et mettez-les en terre plein Sud, si possible sous un mur qui les protège des vents froids et leur renvoie la lumière. Récoltez en été, en laissant quelques pousses faire des graies pour l’année suivante.

PREPARATION ET EMPLOI

Usez du thym et du serpolet de toutes les façons possibles en cuisine. Pour le reste, voici quelques recettes éprouvées:

1°) SERPOLET

serpolet3.jpg

Infusion :

jetez une dizaine de brins de serpolet dans un litre d’eau (3 à 4 tasses par jour.)

Infusion concentrée:

pour l’usage externe : jetez une poignée de serpolet dans un litre d’eau. (En lotions, compresses, massages….).

Bains de mains et de pieds, douches vaginales:

mêmes proportions que pour l’infusion concentrée.

Poudre:

de serpolet: écrasez longuement une branche de serpolet dans un mortier ou sous une bouteille; recueillez la poudre, et mélangez-la à du miel.( Dose pour la journée.)

Liqueur:

de serpolet: faites macérer 3 ou 4 branches de plante sèche ou fraîche dans 1/4 de litre d’eau-de-vie. (Une cuillerée à café, de temps à autre.)

Tisane composée:

( pour ceux qui souffrent du foie): jetez une pincée de serpolet et une pincée d’anis vert par tasse d’eau. ( Une tasse chaque soir.)

2°)  THYM

Infusion:

comptez une petite branche de thym partasse de breuvage, et ajoutez-y éventuellement quelques feuilles de menthe, de mélisse ou de sarriette. (2 tasses par jour.)

Infusion ou décoction:

pour l’usage externe (compresses, lotions etc.): jetez 2 à 3 poignées de thym dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds:

mêmes proportions que pour la recette précédente.

Poudre:

de thym: procédez comme pour la poudre de serpolet. (Une petite branche écrasée par jour, dans du miel.)

Gargarismes:

au thym: faites bouillir pendant 1/4 d’heure une poignée de thym dans 2 litres d’eau; sucrez au miel.

Dentifrice:

au thym: faites macérer 3 poignées de plante dans 1/2 litre d’eau-de-vie, et frottez-vous les dents chaque jour en trempant votre brosse dans cette préparation.

Cataplasmes:

de thym: chauffez quelques poignées de thym frais, et appliquez la plante directement sur l’endroit douloureux (rhumatismes, bronchites, etc.)

POUR FINIR,

un bon conseil: si vous voulez passer un hiver sans rhume, faites une petite cure préventive de thym et de serpolet, en prenant tous les soirs une infusion bien chaude à 2 pincées de chaque plante par bol.

Publié dans "T**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

LA COMPRESSE ET LE PANSEMENT

Posté par eurekasophie le 7 octobre 2008

gifcoeur.gifLa compresse : elle consiste à imbiber un gros morceau d’ouate, de coton hydrophile ou de flanelle pliée en quatre avec une préparation liquide(décoction, infusion, teinture, etc.), puis à l’appliquer directement sur la zone à traiter, et à la maintenir en place pendant quelques minutes. Le temps d’application ( 5 à 10 minutes) dépend de l’activité de la plante utilisée et de la gravité de l’affection à soigner.

Le pansement: c’est une compresse, préparée avec un produit moins concentré, et qu’on laisse agir lentement. Les premiers pansements (sur une plaie, un ulcère, etc.) doivent être renouvellés toutes les 2 heures environs. Ensuite, on peut les espacer, mais jamais plus de 12 heures.

Publié dans La compresse et le pansement, Les differentes preparations | Pas de Commentaires »

LE JUS AU SUC

Posté par eurekasophie le 7 octobre 2008

sorciresquiprparentunepotion1.gifPour obtenir un bon jus de plante(le jus de fruits n’en est qu’un particulier), il faut disposer de végétaux très frais, à peine cueillis. Il faut ensuite les écraser très soigneusement (au pilon, sous une bouteille, etc.), et presser le hachis obtenu à travers un linge très propre et très fin. Il existe des hacheuses-centrifugeuses qui peuvent exécuter les deux opérations en même temps. Le jus de plante peut se prendre tel quel, à la petite cuillère, ou, plus souvent, avec du lait, du petit lait, de la confiture ou du miel. Il peut aussi s’utiliser à l’extérieur, en compresses, pansements, etc.

 

Publié dans Le jus au suc, Les differentes preparations | Pas de Commentaires »

LES DOSAGES

Posté par eurekasophie le 6 octobre 2008

situveuxunconseil.bmp                                 fleche007b1.gif          En général, je vous ai indiqué les quantités de plante à jeter dans vos préparations par litre( d’eau, de vin, d’alcool, etc.). Il suffit évidemment d’une simple division pour trouver les correspondances par demi-litre, quart de litre, etc. Mais, dans la plupart des cas, il est plus simple de « tomber juste » en traitant d’assez grandes quantités de préparation, qu’en se limitant par exemple à une tasse.

Lorsque je parle d’une pincée de plante, j’entends ce que l’on doit tenir entre le pouce et l’index, et non entre trois doigts; une pincée correspond à peu près à 1 ou 2 grammes de fleurs de feuilles, etc.

Une petite poignée est ce que l’on peut saisir dans la main, les doigts étant grosse modo refermés au niveau du milieu de la paume.

Dans la poignée, les doigts se referment dans la partie arrière de la paume, et ils la touchent.

Dans la bonne poignée, les fleurs ou les feuilles dépassent du poing, et les doigts ne touchent plus la paume. (Tout cela pour une main de taille moyenne : il n’est évidemment pas prévu le cas des géants dont la poignée ……en vaut trois!) . Dans ces conditions, et pour ceux qui veulent être plus précis dans leurs dosages, sachez qu’une demi-poignée correspond à peu près à 30 grammes, une poignée à 50 grammes et une bonne poignée à 70 grammes.

Les liquides( jus, sucs de plantes etc.) peuvent être pris par cuillerées à café, à soupe, par verres à liqueur(environ 5 centilitres) ou par verres normaux( c’est à dire contenant quelque 10 à 15 centilitres), 5 centilitres équivalent en général à 50 grammes, 10 centiltres à 100 grammes, et ainsi de suite.

Vous pouvez faire agir les plantes soit en les prenant par voie interne, soit en les utilisant à l’extérieur. Dans le premier cas, vous avez le choix entre l’infusion, la décoction, la macération, le jus, la teinture, la poudre, etc. Dans le second cas, vous pouvez recourir aux cataplasmes, aux lotions, aux compresses, aux pansements, aux collyres, aux gargarismes, aux lavements, aux douches vaginales, aux bains de pieds et de mains ou aux bains complets.

Publié dans Les dosages de plante, Les preparations, dosage des fleurs et feuilles | Pas de Commentaires »

12
 

Quantum SCIO |
Le Mangoustan |
actumed |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Violence conjugale
| Psychothérapeute PAU
| Soleil levant