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LUTTER CONTRE LA GOUTTE

Posté par eurekasophie le 12 décembre 2009

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LA CUISINE ANTI-GOUTTE

Ceux qui en ont déjà souffert comprendront: tout plutôt que cette douleur !

Et si, pour éviter une nouvelle crise, il suffit de bien choisir les aliments qui composent l’assiette quotidienne, en y ajoutant une goutte

de principes Seignalet pour préserver la santé en général, franchement, ça vaut le coup, non ?

L‘ hiver peut être froid et gris, les étals des primeurs n’en sont pas moins bien garnis et colorés.

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Razzia d’abord sur les fruits si protecteurs: les exotiques de saison ( mangues, papayes, fruits de la passion, goyaves….) et les grands

pourvoyeurs de vitamines C ( kiwis, pomelos et pamplemousses, clémentines, citrons, oranges….) .

Le panier se remplit ensuite de légumes, garants d’une assiette légère et promoteurs de santé: on trouve ces temps-ci beaucoup de choux qu’on peut tous goûter, à l’exception du chou-fleur, et en laissant toujours une place aux brocolis, pour de belles endives et des betteraves, de la mâche, des salsifis et des topinambours, au mieux de leurs formes biscornues.

On passe aussi chez le poissonnier pour y choisir quelques poissons blancs, chez l’épicier pour le riz, le quinoa, le thé vert et la tisane d’aubier de tilleul. Et on est prêt à passer en cuisine et à se régaler en toute sérénité, sans crainte de la crise du lendemain !

UNE JOURNÉE DE MENUS

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Pas le choix, il faut boire et boire beaucoup. Le verre d’eau matinal n’est pas une option, c’est une obligation, et comme il faut aussi alcaliniser le terrain, on l’agrémentera volontiers d’un jus de citron. Réveil tonique et vitaminé garanti, et pas désagréable qui plus est !

AU PETIT DÉJEUNERpetitdejeunerlarge.jpg

Restons léger

Pas question de sauter le petit déjeuner, premier repas de la journée et important s’il en est. Mais s’il doit être complet, il ne doit être ni trop gras ni trop lourd. L’option protéines = charcuteries + fromages à l’allemande, est à oublier. La solution continentale s’adapte bien mieux à notre cas.

Les bons choix

Petit déjeuner continental ne veut pas forcément dire viennoiseries ou pain blanc. On leur préférera les mueslis de céréales complètes, les tartines ou les crackers de sarrasin, surmontés ( pourquoi pas, puisqu’on y a droit) d’un peu de miel ou de confiture, comme la délicieuse et inattendue confiture de clémentine.

Anne dufour recommande un agrume à chaque repas. Le pamplemousse traditionnel  ( ou le pomelo plus doux à déguster sans sucre ) se sert ainsi dès le matin. Si on hésite devant sa saveur acidulée, on peut aussi prendre la direction d’une salade de fruits mélangés ( en insistant sur les agrumes et les kiwis si riches en vitamine C ), ou se les servir en petits cocktails délicieux.

Bien arrosé

Il va falloir les boire, ces 1,5 à 3,5 litres ( en temps de crise ) préconisés pour éviter les ennuis. Le thé vert, ou mieux, la tisane d’aubier de tilleul avec ses remarquables propriétés drainantes, ne se boivent pasau mug,mais au bol. Si on ne peut pas se passer de café, on se le gardera raisonnablement dans sa petite tasse…mais on le gardera pour la bonne bouche, après le bol réglementaire !

AU DÉJEUNER dejeuner.jpgdejeuner2.jpg

Restons léger                                                                                     Clique sur les images pour connaître la recette

Pas d’excès, pas de cuisson dans des litres de graisses: on préfèrera la vapeur, les pochages ou le cru recommandé par le Dr Seignalet. Au menu, point de viandes, ni de gibiers ou d’abats, mais des protéines végétales ( céréales + légumes secs, tofu…) et quelques poissons parmi les moins gras. Et puis surtout, des légumes. En entrée, en plat principal, crus et cuits. Leur teneur en fibres et leur pauvreté en calories, en plus de leurs apports vitaminés, font d’eux vos meilleurs alliés santé et minceur. Le fromage n’est pas conseillé, loin de là, et le dessert n’est pas une obligation.

Les bons choix

Pensez systématiquement à des crudités ou à une salade en entrée. Arrosées d’une vinaigrette à base d’huile de colza pour ses apports en  » bons  » acides gras et avec un jus de citron à la place du vinaigre ( c’est pour  » l’agrume à chaque repas  » et en plus, c’est très bon ). Prévoyez de façon aussi automatique d’agrémenter votre plat principal d’une très généreuse ration de légumes. Ne pensez plus :  » Je vais faire un / nom d’une viande / aux / nom d’un légume/ » mais inversez l’ordre des choses et dites:  » je vais me régaler en toute tranquillité avec des / nom d’un légume / et un tout petit peu de / nom d’un poisson ou d’une céréale / « . Car oui, les gros appétits peuvent compléter leur repas avec ces céréales qui calent, comme le riz, le quinoa, le sarrasin.

Bien arrosé

Bien sûr, ici, on ne parle pas de vin, ni de bière….On arrose d’eau, d’eau et encore d’eau ! Trop plate, trop fade pour vous plaire ? Ajoutez-y un filet de jus de citron, ou plus doux, d’orange ou de clémentine…ce sera toujours un peu d’alcalinisation en plus, et ça passera beaucoup mieux, vous verrez !

En fin de repas, on complète ce bel arrosage avec une boisson chaude, thé vert ou aubier de tilleul en priorité. Vous allez avoie envie d’aller aux toilettes tout l’après-midi ? Tant pis ! Ou plutôt non : tant mieux ! Parce qu’alors, vous éliminez et vous évacuez ce qui pourrait vous faire tant de mal ….Alors ? A la vôtre !

AU DÎNER soupeauchou.gif

Restons léger

S’il est un repas qui doit rester léger, c’est bien celui du soir. Vous n’avez pas besoin de beaucoup d’énergie pour aller vous coucher et dormir et, sachez-le, toutes les calories  » en trop  » avalées au dîner sont en grande partie stockées….Donc, toutes les règles de la cuisson du midi restent valables ici, les conseils pour la fin du repas encore plus.

Les bons choix

Deux options principales: la soupe suivie d’une salade ou d’un plat de légumes léger, ou le plat unique.

La soupe vous convient admirablement: un plat à base d’eau ( c’est encore ça de bu !), plein de légumes, pauvre en calories, et diversifiable à l’infini. Et quel meilleur plat pour réchauffer les fraîches ambiances hivernales ? Allez, à la soupe !

Autre solution: le plat unique, chaud et réconfortant lui aussi, mais qu’on veillera à composer de légumes en priorité et / ou de céréales. Relevé d’épices et d’herbes en associations elles sont aussi très variées, voilà de quoi vous régaler tous les jours….

Bien arrosé

Pour ce chapitre, vous connaissez les règles…Ah, je vous entends déjà !  » Mais alors, on va avoir envie d’aller aux toilettes toute la nuit ? « . D’accord. Si vous avez la certitude d’avoir atteint votre  » quota  » , allez-y avec plus de modération. Et faites comme les enfants: dînez tôt, et n’oubliez pas de prendre vos précautions juste avant d’aller dormir !

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ORTIE CHANVRE

Posté par eurekasophie le 24 septembre 2009

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Galéopsis tétrahit
 

( Galeopsis tetrahit )

( Labiacées ou Lamiacées

Synonyme(s) : Chanvre sauvage, Ortie royale, Ortie chanvre, Ortie épineuse

Nom latin: Galeopsis tetrahit
Nom français: Ortie royale
Nom anglais: Hemp-nettle

Herbacée annuelle de moyenne à grande taille (30 à 120 cm) formant parfois de grandes colonies. Tige dressée à sections carrées et à noeuds renflés, ramifiée et couverte de poils raides sur toute sa longueur. Feuilles opposées, régulièrement dentées, ovale-triangulaires, à pointe plus ou moins allongée, à nervures profondes et à pétiole distinct. Surface inférieure densément pubescente. Poils longs, bien visibles et fortement urticants. Fleurs blanc rosâtre (souvent tachetées de pourpre), rassemblées en glomérules plus ou moins allongés, au sommet de la tige et des rameaux supérieurs. galeopsistetrahit24082008be007.jpg

Habitat: Pousses en grandes colonies dans les plaines de débordements printaniers, le long des fossés, des ruisseaux et dans les marécages. Préfère les sols humides et frais des forêts denses. Feuillaison mai et juin, floraison juin et juillet. Très commune et parfois envahissante.

Cueillette et comestibilité: On récolte la première pousse en mai, en haut du deuxième noeud et on fait des récoltes subséquentes en prélevant les sommités des ramifications, jusqu’à la période de floraison. La plante est extrêmement urticante, il est donc préférable de se munir de gants et de vêtements longs afin d’éviter de trop en souffrir. On peut aussi cueillir à mains nues, si on prends soins de ne pas toucher aux feuilles et de pincer la tige juste au niveau de la jonction des pétioles, là où il n’y a aucun poil.

Cuisine: On en fait un potage délicieux, fait à base de pommes de terre ou de topinambours et d’un fond de volaille. C’est aussi un bon substitut aux épinards cuits; l’effet urticant disparaissant à la cuisson. L’ortie se congèle très bien, blanchie 1 minute à l’eau bouillante. Elle garde une texture finement granuleuse qui pourrait déplaire à certains, un peu comme le galinsoga velu, auquel elle ressemble beaucoup au stade de pousse. Je préfère de beaucoup l’ortie royale à la dioïque, qui garde une texture plus granuleuse en bouche et qui présente un goût moins fin.

Utilisations officinales : la plante contient des substances expectorantes, astringentes et diurétiques.

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DATURA STRAMOINE

Posté par eurekasophie le 15 septembre 2009

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Datura stramoine
 

( Datura stramonium )

( Solanacées )

Datura stramoine
 Datura stramonium
Datura stramonium
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Datura
Nom binominal
Datura stramonium

Synonyme(s) : Pomme épineuse, Herbe aux sorciers endormis

Le datura stramoine ou stramoine officinal (Datura stramonium L.) a beaucoup de noms vernaculaires : stramoine, pomme-épineuse, herbes-aux-taupes, chasse-taupe, herbe du diable, endormeuse, Jimson weed, pomme poison, trompette des anges ou trompette de la mort, faisant référence à la forme de la fleur ou à la toxicité de ses fruits

Il s’agit en France et en Europe de l’une des trois solanacées parasympatholytiques officinales, avec la  belladone  et la jusquiame noire.
 Le datura est une plante herbacée annuelle pouvant atteindre 1,5 mètre de haut. C’est une plante assez commune en France que l’on trouve à l’état sauvage, mais que l’on cultive également à des fins ornementales avec les risques que cela comporte. Les feuilles sont  découpées profondément en lobes aigus qui se finissent par des pointes et présentent des nervures saillantes sur la face inférieure. La fleur et le fruit sont très remarquables et facilement identifiables. La fleur est grande (jusqu’à 10 cm de long) et présente une corolle tubuleuse, qui se finit en s’évasant (l’ensemble fait penser à une trompette), avec des pétales blanchâtres. Le fruit est une capsule épineuse (d’où le nom de pomme épineuse) qui contient de nombreuses graines noires en forme de haricot.

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Pharmacologie et intoxication :

Les alcaloïdes du datura, atropine, hyosciamine et scopolamine, sont tous trois des parasympatholytiques, c’est à dire qu’ils vont avoir une action antagoniste sur le système nerveux parasympathique.
L’atropine exerce un effet inhibiteur sur les récepteurs muscariniques périphériques en exerçant un antagonisme compétitif  sur la fixation d’acétylcholine sur ces récepteurs.
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Les effets de l’atropine sont :

  • Augmentation du rythme cardiaque (tachycardie par inhibition du nerf pneumogastrique).
  • Tarissement de toutes les sécrétions : salive, sueur, larmes, sécrétions digestives,…
  • Sécheresse de la peau et des muqueuses, rougeur de la face.
  • Mydriase (dilatation de la pupille).
  • Augmentation de la pression intra-oculaire.
  • Troubles de la vision par paralysie des muscles ciliaires, on ne peut plus voir nettement les objets de près (cycloplégie).
  • Relâchement des fibres musculaires lisses au niveau intestinal (transit ralenti), urinaire (rétention urinaire) et bronchique (dilatation des bronches).
  • A dose élevée on a une action sur le système nerveux central avec agitation, confusion, délire, hallucination,… On parle à ce propos de délire atropinique.

Les effets de la scopolamine, bien que moins marqués, sont comparables à ceux de l’atropine à une exception près : l’action sur le système nerveux central. En effet la scopolamine a une action sédative, hypnotique et amnésiante, voire incapacitante à forte dose.
En cas d’intoxication par le datura ont retrouve un tableau clinique comparable à celui d’une intoxication par la belladone avec les effets anticholinergiques très marqués des alcaloïdes tropaniques (voir ci-dessus). Cependant, contrairement à la belladone, compte tenu de la forte teneur en scopolamine, le datura exercera un effet hypnotique et sédatif sur le système nerveux central qui l’emportera sur les effets excitants de l’atropine et de l’hyosciamine. Le sujet aura un comportement perturbé : sensation ébrieuse, vertige, modification de la perception du temps et de l’espace, troubles de la parole et amnésie. Les troubles hallucinatoires semblent être constants dans ce type d’intoxication, avec visions colorées, apparitions d’animaux ou d’arbres fantastiques, objets et perspectives déformés. Aux hallucinations visuelles viennent s’ajouter des hallucinations auditives et parfois tactiles. Le risque majeur lors des épisodes hallucinatoires est lié au comportement du sujet intoxiqué qui peut être suicidaire, parfois agressif, et dont les actes inconsidérés peuvent conduire à une mort accidentelle (noyade, défenestration).
Au début des années 90 un certain nombre d’incidents, parfois graves, concernant l’usage détourné de cigarettes médicamenteuses à base de datura, préconisées dans le traitement de l’asthme, a conduit les autorités à enlever ces produits du marché.
Le datura est depuis longtemps utilisé au cours de cérémonies rituelles (magie, sorcellerie, divination) pour provoquer des transes, des hallucinations et des sensations de lévitation.
On peut également noter que dans certains pays on utilise la scopolamine ou des préparations en contenant à des fins criminelles afin d’assassiner ou de dévaliser les gens, les effets incapacitants de la scopolamine sont exploités pour droguer la victime et la mettre dans l’incapacité de se défendre ou d’appeler de l’aide.

Traitement de l’intoxication :

Si possible évacuation du toxique par lavage gastrique ou vomissements provoqués (sirop d’ipéca). L’administration de charbon activé peut également freiner le passage des substances toxiques dans le sang. La rétention urinaire peut nécéssiter la pose d’une sonde. Enfin l’administration de physostigmine, que l’on considère comme un antidote possible, doit être tenté avec beaucoup de prudence compte tenu des effets de ce produit.

Utilisations officinales : cette plante figure encore dans la pharmacopée moderne car elle a les mêmes propriétés que la belladones.

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COULEUVREE …oui y’a 2 oeufs ( pppfffffff 2 « E E  » ) …et non j’me suis pas trompée ! couleuvrée valaaaa

Posté par eurekasophie le 10 août 2009

 Rhum rhum…… J’ai pu constater que les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, je ne vais pas vous refaire le coup de la

 couleuvre….d’abord parce que, d’une part, ça ferait un peu « plat réchauffé », et d’autre part, je n’en ai …..pas …du …tout …..envie voilà !

J’ai été contrariée par Zoya il y a 5 minutes et je ne suis plus du tout d’humeur NA!

Ha ben oui évidemment, j’ aurais pu vous scotcher sur l’article un serpent qui bouffe une rave….ou un diable qui cultive ses navets …j’suis pas à cours 

d’imagination ….Mais j’ai pas envie NA! Donc, on passe directement au plat principal qui lui n’est pas réchauffé. 

 

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Feuilles et fleurs mâles

Bryone dioïque
 

( Bryonia dioica )

( Cucurbitacées )

Synonyme(s) : Rave de serpent, Navet du diable, Couleuvrée, Fausse coloquinte

Bryone dioïque
 Fleurs femelles
Fleurs femelles
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Violales
Famille Cucurbitaceae
Genre Bryonia
Nom binominal
Bryonia dioica

La Bryone dioïque (Bryonia dioica) (du grec ancien βρὐον / brúon, « fleur ») est une plante herbacée vivace par sa racine, de la famille des Cucurbitacées.

Autres noms communs : bryone, navet du diable, couleuvrée, vigne-blanche, herbe de feu, rave de serpent, mandragore grimpante… de : Zaunrübe, en : red bryony, es : brionia, it : brionia, barbone.

PRESENTATION:

La bryone, commune dans les haies de toute la France, surtout dans les régions calcaires, est une plante herbacée vivace, entièrement hérissée de poils raides, à tiges grêles grimpantes portant des vrilles opposées à des feuilles à 3-5 lobes rappelant un peu celles de la vigne. Ses fleurs sont dioïques, c’est-à-dire que les pieds portent soit des fleurs mâles à étamines, soit des fleurs femelles n’ayant qu’un style, ici divisé en trois parties. Les fleurs mâles ont 3 étamines dont 2 paraissent doubles de la troisième (il y a, en réalité, 5 étamines dont 4 soudées deux à deux par leur filet). La corolle, jaune verdâtre, est constituée de 5 pétales à peine soudés entre eux à la base. Fleurs mâles et femelles sont réunies en petits bouquets à l’aisselle des feuilles, les premières sur un long pédoncule commun, les secondes presque sessiles. Ces dernières donnent des baies charnues, globuleuses, de 5-8 mm, longtemps jaunâtres, puis rouges à maturité, à 3-6 grosses graines aplaties. La racine est un énorme tubercule cylindrique, vertical, plus ou moins ramifié, à chair blanchâtre.
La seule autre Cucurbitacée française, l’Ecballium elaterium L., concombre sauvage, momordique, est une plante très hérissée-rude à tiges couchées, épaisses, charnues, sans vrilles, des terrains vagues et des décombres de la basse région méditerranéenne et du Sud-Ouest littoral. Ses fruits, sortes de cornichons de 4 à 5 cm, très hérissés, ont la curieuse propriété de projeter leurs graines à distance, quand ils sont mûrs. C’est une plante vénéneuse, purgative drastique de l’ancienne médecine, rarement employée de nos jours.
Les Cucurbitacées nous donnent un certain nombre de légumes: melons, courges, concombres, cornichons, et les très décoratives coloquintes.

bryone2.jpg Fruits de brione

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES


Qualifiée par Thore, botaniste et médecin à Dax en 1803, de « médicament féroce », la bryone demande à être maniée avec prudence. Ses noms populaires de navet du diable, feu ardent, vigne du diable disent bien que nous n’avons pas affaire à une plante à tisane! La racine, employée fraîche dans la majorité des cas, est, à l’intérieur, selon les doses, principalement purgative, diurétique, antiinflammatoire, expectorante; à l’extérieur, résolutive. Cette racine profonde, souvent perdue dans les broussailles, est d’arrachage difficile. On la récolte à l’automne ou au début du printemps, pour le séchage. La couper alors en tranches minces (de préférence avec des gants car elle peut irriter la peau) que l’on étale sur des claies ou que l’on suspend en guirlandes. Comme la dessiccation lui fait perdre une partie de ses propriétés, il est préférable de la conserver l’hiver à la cave, dans du sable. Dans la pratique, en cas de besoin, il suffit de prendre une pelle et une pioche et d’aller la déterrer. On doit éloigner les enfants des fruits dangereux de la bryone, susceptibles de causer de graves accidents gastro-intestinaux. 

 

• Usage interne  Il doit être prudent et progressif (voir le N.B. plus bas). Les anciens médecins ont souvent prescrit la bryone dans les constipations opiniâtres, les obstructions intestinales, les grandes rétentions séreuses ; mais cette plante est ici à exclure de la médecine domestique, les doses un peu élevées devenant vite drastiques et vomitives. Pour une purgation plus douce, mais assurée, une méthode fort en usage autrefois dans les campagnes consistait à creuser le soir, dans une racine fraîchement récoltée, une cavité qu’on remplissait de sucre; on obtient, le lendemain matin, un sirop dont on prend 2 cuillerées à soupe par jour (de préférence dans une infusion) et qui purge, assure-t-on, sans excès …
Diurétique puissante, sudorifique, la bryone s’indique en particulier dans les infiltrations séreuses associées ou non à un état inflammatoire : hydropisies, œdèmes, pleurésie.
On peut employer ici le vin de bryone : faire macérer 50 g de racine fraîche, écrasée, dans 1 litre de vin blanc; passer ; filtrer ; 2 fois 1/2 verre à 2 verres à liqueur par jour.
C’est surtout comme anti-inflammatoire qu’on prescrit de nos jours la bryone. Elle convient aux rhumatismes, dont le rhumatisme articulaire aigu, aux maladies pulmonaires aiguës, aux grippes. La « teinture-mère » (pharmacies) permet un dosage sûr: 5 à 10 gouttes dans un peu d’eau, 3 fois par jour.
En pratique domestique, il est sage de réserver la bryone aux bronchites, toux, grippes, coryzas, où elle se montre calmante et expectorante tout en combattant l’inflammation. L’oxymel suivant est de confection aisée :
racine de bryone sèche pilée : 45 g vinaigre : 750 g
miel: 500 g.
Bouillir pendant une demi-heure ; passer ; 1 à 2 cuillerées à café de 2 heures en 2 heures ou 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.
N.B. : La bryone est rigoureusement contre-indiquée dans les cas d’inflammation des voies digestives et urinaires, dans l’artériosclérose, les états congestifs, la grossesse. A proscrire chez l’enfant

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.• Usage externe

La pulpe de racine fraîche, pilée, a servi à traiter les douleurs de la goutte, les rhumatismes, les épanchements de synovie, les engorgements glandulaires, les contusions; elle se montre calmante et puissamment résolutive. Toutefois, comme ces applications peuvent irriter violemment la peau, elles doivent être légères, peu fréquentes, et associées à des émollients comme le son ou la guimauve. L’onguent obtenu en mêlant à parts égales pulpe de bryone, saindoux et soufre serait excellent contre la gale.

SUPERSTITIONS
La bryone, dont la racine contrefait parfois grossièrement la forme humaine, était chère aux sorciers qui l’utilisaient pour fabriquer un substitut de mandragore, petit monstre dont la possession assurait chance et richesse (la vraie mandragore est une Solanacée vénéneuse proche de la belladone). Un rituel macabre était lié à cette opération magique, que le Grand Albert décrit en détail
.

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JUSQUIAME

Posté par eurekasophie le 6 juillet 2009

 

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                                   Jusquiame blanche                                                                                                                                              Jusquiame noire
Les jusquiames sont des plantes appartenant au genre Hyoscyamus et à la famille des Solanacées. On en connaît deux espèces en Europe : la jusquiame blanche

Hyoscyamus
 Jusquiame noire
Jusquiame noire
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre
Hyoscyamus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Solanales
Famille Solanaceae

(Hyoscyamus albus L.), qui pousse sur le pourtour du bassin méditerranéen, et la jusquiame noire (Hyoscyamus niger L.), beaucoup plus cosmopolite. Les deux plantes sont toxiques, contenant divers alcaloïdes tels que l’atropine, l’hyoscyamine et la scopolamine. Elles sont cependant moins dangereuses que le datura ou la belladone, qui contiennent les mêmes alcaloïdes mais en plus grandes proportions.

Appelée également fève à cochons, en anglais Henbane, Fetid night shade, la jusquiame est une plante herbacée possédant des poils visqueux et dégageant une odeur nauséabonde. Ces fleurs sont jaunes tirant sur le gris et son fruit est une capsule qui contient des graines en abondance et de couleur brune. L’ensemble de la plante apparaît velu et duveuteuse et est très vénéneuse. La plante pousse particulièrement sur les décombres et les friches. Elle était utilisée dentis quitter car possédant des vertus enivrante (apportant l’ivresse) et soporifique (facilitant le sommeil).

 

Floraison : de mai à août.

Cycle de vie : bisannuelle.

Toxicité : très toxique dans toutes ses parties.

Habitat : terrains vagues, décombres, les fosses à fumier et le long des sentiers.

Fleurs : fleurs blanc-jaune, veinées de violet, violet sombre à la base, en forme de cloche de 2 à 3 cm ; 5 étamines.

Feuilles : feuilles dentées ou lobées.

Reproduction : capsule à 2 loges s’ouvrant à maturité par un couvercle au sommet.

Commentaires : plante visqueuse, à forte odeur fétide, à poils raides.
Plante nitrophyle.
Se souvenir toujours, même on cueillant les feuilles, qu’il s’agit d’une plante vénéneuse.

Utilisations officinales : la jusquiame a surtout des propriétés sédatives. On l’utilise comme antispasmodique contre les spasmes de l’estomac, la maladie de Parkinson, les entérites, les entérocolites, les douleurs de la vessie, etc. On l’emploie aussi pour calmer les crises d’hystérie, l’agitation due à l’éthylisme, etc., contre les névralgies (du trijumeau, en premier lieu), et pour calmer les douleurs en général.
En applications externes, on la recommande, en solution huileuse, contre la goutte, les rhumatismes, les contusions et les maux d’oreilles. On peut fumer les feuilles pour calmer les crises d’asthme.

 

L’huile de jusquiame entre dans la composition de pommade contre les douleurs rhumatismales mais sur ordonnance médicale.
Certaines intoxications par la jusquiame noires ont été décrites mais elles ne sont pas fréquentes, grâce a son odeur nauséabonde qui repousse le plus souvent les consommateurs accidentels. On a néanmoins décrit quelques cas d’intoxications volontaires dans un but toxicomanogène surtout chez l’adolescent.

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LE NOISETIER

Posté par eurekasophie le 19 juin 2009

Noisetier
 Corylus avellana
Corylus avellana
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Fagales
Famille Betulaceae
Genre
Corylus
L., 1753
Nom binominal
Corylus avellana

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Le noisetier commun (Corylus avellana), aussi appelé coudrier, est un arbrisseau de 2 à 4 mètres de hauteur et appartenant à la famille des Bétulacées.

C’est une plante des bois, des haies et des jardins qui donne un fruit comestible apprécié, la noisette. Il a un bois souple.

Le Noisetier est connu depuis la Préhistoire et ses fruits étaient déjà consommés à cette époque. Durant l’Antiquité et le Moyen-Âge, toutes sortes de vertus et de défauts lui furent donnés. Cependant, à l’heure actuelle, le Noisetier est apprécie pour les qualités nutritives et stimulantes de ses fruits.

Son nom latin « Corylus » vient de « corys », mot d’origine grecque qui signifie « casque » parce que la noisette est enveloppée dans une bractée verte qui forme comme un casque autour d’elle.

Le Noisetier est un arbuste qui peut mesurer jusqu’à 5 m de haut. Les feuilles sont ovales avec une pointe bien marquée avec des doubles dentures sur les bords. Les chatons sont soit mâles (de couleur jaune doré, ils apparaissent au mois de Septembre), soit femelles (ils apparaissent en Janvier et jusqu’en Février).

Cet arbuste n’a pas d’odeur.

Le Noisetier est constitué de tanin et de flavonoïdes.

 En phytothérapie, les parties utilisées sont les feuilles, les graines, les chatons et l’écorce des rameaux les plus jeunes.

 Il est également employé en marqueterie et sert de baguette pour les sourciers.

 On le trouve en Europe jusqu’à 1500 m d’altitude. Il affectionne les jardins, le bords des rivières, les taillis.

Propriétés et utilisations du Noisetier

PROPRIÉTÉS DU NOISETIER

Amaigrissant, antihémorragique, antisudoral, dépuratif, astringent, dépuratif, fébrifuge, vaso-constricteur

UTILISATIONS DU NOISETIER

Fièvres, obésité, varices, phlébite, oedème, épistaxis, problèmes de peau, plaies

PHYTOTHÉRAPIE

Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication.

 

HISTOIRE ET MAGIE DU NOISETIER

 

À cause de l’aura de mystère et de magie qui l’accompagne depuis toujours, le noisetier occupe une place à part dans l’imaginaire humain. Employé comme support d’incantation par les druides, il a aussi été utilisé par les sourciers et les chercheurs d’or. Cette tradition serait rattachée à la symbolique de fertilité qu’on lui a très tôt attribué (à cause, bien sûr, de l’abondance de noisettes qu’il produit). Par un étrange effet d’attraction des semblables, il attirerait à lui deux autres symboles de fertilité, soit l’eau de source et les métaux ayant maturé dans le ventre de la terre. En Normandie, pour qu’une vache donne du lait, on la frappait trois fois avec une baguette de coudrier. Cette pratique a d’ailleurs valu le bûcher à quelques femmes accusées de sorcellerie pour avoir ainsi frappé des vaches qui, par la suite, s’entêtaient à donner du lait toute l’année.

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Une autre tradition voulait que le troisième jour de ses noces, la mariée distribue des noisettes pour signifier que le mariage était bel et bien consommé (heureuse époque, diraient certains, où l’on savait consommer lentement). Ailleurs, il revenait à la belle-mère, le jour des noces, de jeter des noisettes à la tête du marié. Avec le temps, l’expression « casser des noisettes » en est venue à désigner l’élan amoureux. C’est de cette tradition que s’est inspiré Tchaïkovski pour créer son célèbre ballet Casse-Noisette, dont on connaît la popularité chez nous puisqu’il est joué chaque année à Montréal depuis 1964.

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Le bien-fondé de la méthode qui consiste à utiliser une baguette de coudrier pour repérer les cours d’eau souterrains a fait l’objet de moult discussions, certaines particulièrement houleuses au cours desquelles des hommes par ailleurs normalement constitués ont soudainement montré des comportements pour le moins bizarroïdes, lesquels ont conduit certains à se retrouver attachés sur une civière et encadrés par deux armoires à glace revêtus d’une chienne blanche. Le même phénomène s’est produit à propos de l’homéopathie. Des lieux communs ont été débités à la caisse, des mots d’une déplorable grossièreté ont été prononcés, des pitreries d’une navrante sottise ont été exécutées, des crises d’apoplexie sont survenues à la suite d’un inexplicable déchaînement de colère. Tout cela parce que l’esprit humain a un mal inouï à appréhender le fait que l’esprit infuse toute particule de matière…

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- Non, mais là, attendez! Vous n’allez pas me dire que vous croyez à ces superstitions!
- Je ne suis pas là pour croire ou ne pas croire, mais pour rendre compte de, et je puis vous dire que, efficace ou pas, la pratique de sourcier persiste encore de nos jours. Même qu’il existe de nombreuses associations de sourciers à travers le monde. Même qu’elles offrent des cours pratiques. Même qu’on peut apprendre les techniques rien qu’en lisant un livre didactique. Même que des dizaines de sourciers annoncent leurs services sur Internet. Les sceptiques en font leurs choux gras et les puisatiers laissent entendre, le sourcil en l’air, que le « métier » de sourcier est sans risque dans un pays comme le Québec où l’eau souterraine abonde, et que, baguette de noisetier ou pas, de l’eau, on en trouvera toujours, ce qui n’est pas le cas, demandez à mes voisins qui, 130 mètres plus bas et 8 000 dollars plus tard, ont dû abandonner tout espoir d’en faire remonter, mais qui, une trentaine de mètres vers la gauche, en ont trouvé à n’en savoir que faire. De leur côté, les sourciers insistent pour sortir leur pratique de la sphère magico-mystico-pétée où on l’a cantonnée en affirmant que la capacité à trouver de l’eau (ou des métaux, ou une excavation souterraine) dépend tout simplement d’un bon entraînement permettant de percevoir les variations infimes du champ magnétique terrestre provoquées par l’eau, le métal ou l’excavation souterraine qu’ils cherchent. Ce don, nous le posséderions tous à la naissance, mais nous le perdrions graduellement dans les innombrables labyrinthes de l’éducation, la culture, les croyances religieuses ou scientifiques, sans compter les nombreuses autres raisons – l’opinion d’autrui, par exemple – qui, chaque jour, nous empêchent de pointer « présent »…
- Ah! Misère de misère! C’est reparti! Elle nous refait le coup des phrases à cent mots. Et on n’a même pas commencé! Je vous le dis mes chéris, « on n’est pas sorti du bois »!

 

ET CA SE MANGE ? 

 

Il semble bien qu’on n’ait consommé que le fruit du noisetier. On ne trouve nulle part d’allusions à de quelconques emplois culinaires pour l’écorce ou les feuilles, qui sont probablement trop astringents. Avec la noix longue et la noix de caryer – plutôt rares au Québec – la noisette est notre seul fruit oléagineux. Or, il se trouve que c’est aussi le plus digeste, toutes catégories confondues – la noix, l’acajou, la pacane, la pistache, etc. Elle se prête à une multitude de possibilités, allant de la noisette fraîche au beurre ou à la purée, en passant par le pain et une panoplie de desserts, dont le célèbre nougat.

LE NOISETIER dans Les Amérindiens récoltaient les noisettes sauvages du mois d’août au mois d’octobre et les entreposaient jusqu’à ce qu’elles soient complètement mûres. Pour les débarrasser de leur enveloppe hérissée de piquants, ils les enterraient plusieurs jours dans de la terre humide. Ou alors, ils les plaçaient dans un sac qu’ils frappaient avec un bout de bois. Ils n’hésitaient pas non plus à fouiller les caches des écureuils et des autres petits mammifères pour chiper leurs noisettes. En guise de remerciement, ils laissaient parfois dans la cache un « cadeau » : faînes de hêtre, samares d’érable ou autres graines dont ils disposaient en abondance. Dans certaines communautés, les noisettes constituaient un important article d’échange. Dans l’Ouest, par exemple, on les échangeait contre des amélanches séchées, des baies de shepherdie ou de la racine de lewisie, extrêmement prisée malgré son amertume.

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Mangées telles quelles, crues ou cuites, on les faisait également bouillir dans de la soupe, ou bien on les séchait et les mettait de côté pour l’hiver. Les Iroquois les faisaient cuire (ainsi que d’autres noix) avec de la semoule ou de la soupe de maïs, ou ils les réduisaient en poudre et les ajoutaient aux puddings et aux pains. On les faisait bouillir pour obtenir de l’huile qu’il suffisait ensuite de recueillir à la surface de l’eau. Cette huile était consommée avec du pain, des pommes de terre, de la citrouille, de la courge, du maïs et divers autres aliments. Les tourteaux étaient consommés avec des pommes de terre pilées et d’autres aliments. Dans l’Ouest, on les mélangeait à de la graisse ou de la viande d’ours, parfois avec des baies ou des racines cuites, puis on en formait des galettes que l’on faisait sécher ou bien que l’on conservait dans les intestins nettoyés d’un animal abattu. C’était considéré comme un plat de choix.

Tout comme pour nous à une certaine époque, la période de Noël était celle où les Amérindiens consommaient le plus de noisettes.

 

ET CA SOIGNE QUOI ? 

Selon les régions, les Amérindiens employaient le coudrier pour soigner certaines maladies cardiaques (ce qui peut s’expliquer par ses propriétés vasoconstrictrices) ou, avec d’autres espèces, pour soigner les maux d’yeux. Par voie externe, ils plaçaient autour du cou des tout-petits des colliers constitués de fragments de tiges, remède qui était censé calmer la douleur de la dentition.

Dans la tradition européenne et nord-américaine, le noisetier ne semble pas avoir occupé une place importante si on en juge par le peu de cas qu’on en a fait dans les traités médicaux, d’où il est très souvent carrément absent. Peut-être l’hamamélis (qui, en passant, porte en anglais le nom de witch-hazel, littéralement « noisetier des sorcières ») l’a-t-il éclipsé. On sait en effet que cette plante d’origine américaine a été rapidement adoptée en Europe pour ses remarquables propriétés vasoconstrictrices.

Malgré tout, diverses parties du noisetier ont été employées en médecine :

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Les feuilles : les feuilles constituent un bon tonique veineux et, comme on l’a dit, un bon vasoconstricteur, ce qui les rend utiles dans le traitement des varices, des troubles circulatoires et de l’oedème des jambes. En usage externe, elles sont cicatrisantes, particulièrement en cas de dermatoses.

L’écorce : par voie interne, l’écorce est fébrifuge et on s’en est servi pour soigner les états fiévreux. Par voie externe, elle est cicatrisante, particulièrement s’il s’agit d’ulcères et de plaies atones.

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Les chatons : les chatons sont diaphorétiques (c’est-à-dire qu’ils font transpirer) et amaigrissants.

Les poils recouvrant l’involucre : tout comme les poils des pois à gratter (il s’agit d’une toute autre plante que l’églantier, dont le fruit possède des fins poils – désignés sous le nom de « poil à gratter » – qui provoquent une démangeaison lorsqu’on les applique sur la peau), les poils recouvrant l’involucre du fruit ont servi de vermifuge. On disait qu’ils agissaient mécaniquement, sans qu’on sache toutefois si c’était en excitant les intestins au point qu’ils rejettent tout leur contenu, vers inclus, ou si c’était en irritant et en incommodant tellement les vers que ces derniers ne souhaitaient plus qu’une chose : sortir de là dans les plus brefs délais. Personne n’a offert d’explication à cette épineuse question. En tout cas, le remède consistait à prendre une dose de poils trois matins de suite, et quelques heures après la dernière dose, à avaler un purgatif puissant.

Les feuilles se préparent en infusion à raison de 25 grammes par litre d’eau bouillante qu’on laisse macérer toute la nuit. L’écorce des jeunes rameaux et les chatons, se préparent en décoction, à raison de 25 grammes par litre d’eau pour la première et de 30 grammes par litre d’eau pour les derniers.

Enfin, sans être médicinal, le « lait » que l’on tire de la noisette agirait doucement sur les intestins en améliorant leur fonctionnement.

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LE PEUPLIER

Posté par eurekasophie le 3 juin 2009

peupliersaiso.jpg      Peuplier à travers les saisons

Peuplier
 Peupliers
Peupliers
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Salicales
Famille Salicaceae
Genre
Populus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Salicaceae

SON NOM
Il existe plusieurs interprétations possibles du nom « peuplier » qui vient du latin populus et signifie « peuple ». On a dit que c’était parce que, chez les Romains, on le plantait dans les lieux publics. D’autres veulent que ce soit parce qu’il était extrêmement populaire (de populeir, « qui appartient au peuple »), notamment chez les Celtes qui lui vouaient un véritable culte. Mais celle que je préfère est la suivante : le bruissement que font ses feuilles au moindre souffle de vent rappelle le bruit confus d’une foule.

De toutes les espèces, le peuplier faux-tremble (P. tremuloides) – ou son équivalent européen, le tremble (P. tremula) – est celui dont les feuilles s’agitent le plus. À cause de cette caractéristique, il s’est vu attribué toutes sortes de légendes, ainsi qu’une symbolique « religico-mystique ». Ainsi, les premiers chrétiens croyaient que les feuilles tremblaient de honte, le Christ ayant été soi-disant crucifié sur une croix faite de bois de tremble.

En France, dans certaines régions, on donnait jadis au peuplier noir (P. nigra) le nom de « liard » (de « lier »), les jeunes tiges de cet arbre ayant souvent remplacé l’osier. Au Québec, on a attribué ce nom à deux espèces, le P. balsamifera et le P. deltoides.

 

ET CA SE MANGE ?
Au printemps et au début de l’été, l’écorce interne du peuplier baumier est épaisse, sucrée et juteuse, si bien qu’elle a été beaucoup consommée par les Amérindiens. On la préférait à toute autre, au point qu’on n’hésitait pas à la manger sur place. Les plus généreux rapportaient les surplus d’écorce au campement pour en faire une sorte de dessert en la mélangeant à de la graisse de poisson-chandelle ou à une autre huile. Sucrée, elle se détériore rapidement par fermentation, ce qui est un avantage lorsqu’on veut en faire une boisson aux propriétés enivrantes. Justement, c’était parfois le cas et on l’a donc utilisée à cette fin. Les Amérindiens ont également consommé l’écorce du peuplier faux-tremble (P. tremuloides) et du peuplier à grandes dents (P. grandidentata). En Europe et en Asie, on a consommé l’écorce de divers peupliers. On la faisait sécher et on l’ajoutait au pain et aux bouillies.

Au printemps, les Kootenay de l’Ouest avaient l’habitude de récolter la sève du peuplier baumier et de la consommer comme boisson. On la récoltait aussi en juin, à l’occasion du rituel de la Danse du Soleil, afin qu’elle serve de boisson rafraîchissante aux participants qui, durant quatre jours d’affilée, devaient jeûner et danser.

On a mangé les bourgeons, l’écorce interne et les semences du P. deltoides. Les inflorescences et les jeunes pousses se mangent cuites. En période de disette, les feuilles de diverses espèces ont également été consommées, mais elles ne sont pas très savoureuses.

Chez certaines nations, les cendres ont servi de sel avant l’arrivée des Blancs. De plus, le bois a servi à fumer les aliments.

À noter qu’il pousse sous le peuplier baumier un champignon comestible qui vit en symbiose avec lui. Il s’agit du Tricholoma populinium (ou champignon du peuplier) prisé depuis toujours des Amérindiens de l’Ouest.

 

 ET CA SOIGNE QUOI ?
Le peuplier est diurétique, éliminateur de l’acide urique, antiputride urinaire, aseptisant et fluidifiant des sécrétions bronchiques, ainsi que tonique.

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Les bourgeons

Les bourgeons du P. nigra ont été recommandés par voie interne dans les maladies chroniques du poumon et des voies urinaires, ainsi que dans les rhumatismes chroniques.

On en faisait soit une infusion, soit une teinture (une partie de bourgeons frais et 6 parties d’alcool à 33 degrés), soit un extrait fluide entrant dans la composition d’un sirop contre la toux.

Tout comme le saule avec qui il partage la même famille botanique, le peuplier est riche en salycates. Lors de l’ingestion des bourgeons, les salycates se transforment en acide salicylique à l’état naissant (en Aspirine, quoi!), d’où leur action calmante.

En Amérique, ce sont surtout les bourgeons du P. balsamifera et, à un moindre degré, ceux du P. deltoides, qui ont servi en médecine, notamment pour diverses préparations dont le sirop composé de pin blanc, ainsi que pour la confection d’onguents et de pansements.

L’infusion se prépare à raison de 2 cuillerées à soupe de bourgeons dans ½ litre d’eau bouillante. Ou de 2 à 4 gros, écrivent les soeurs de la Providence, dans une chopine de vin ou d’eau. Un gros, pour ceux qui l’ignorent, c’est exactement un drachme, ou 72 grains, ou 3 scrupules, ou 4 grammes… Et une chopine, c’est un demi-litre. Voilà tous les secrets des Anciens dévoilés! Infuser 15 minutes. Prendre 3 tasses par jour.

On s’est aussi servi de la décoction en compresse contre les douleurs arthritiques ou rhumatismales.

Le vin de bourgeons de peuplier est un incontournable tonique du printemps. Il se prépare en faisant macérer 100 grammes de bourgeons concassés dans un litre de vin. En principe, on ajoute 40 grammes d’écorce d’orange amère histoire d’augmenter son effet tonique, mais on peut s’en passer. Au bout de dix jours, filtrer. À noter que les amateurs de bon vin ont tout intérêt à se préparer psychologiquement avant d’ingurgiter cette potion extrêmement résineuse à saveur de propolis et à l’arôme de térébenthine, qui éteint toute autre sensation gustative pendant les heures qui suivent. On en prend 50 ml, deux fois par jour avant les repas.

L’onguent populeum, version allégée

 

Composé de bourgeons de peuplier, ainsi que de belladone, de jusquiame, de morelle noire et de pavot, l’onguent populeum est un remède traditionnel que l’on employait jadis dans le traitement des douleurs rhumatismales aiguës, des hémorroïdes et des gerçures. Comme toutes les plantes de cet onguent sont, à part le peuplier, interdites de séjour, dangereuses ou socialement inacceptables, voici une recette peut-être moins intéressante, mais tout à fait orthodoxe :

 

Utiliser soit 500 grammes de saindoux (graisse de porc vendue en épicerie), soit 250 grammes de saindoux et 250 grammes de cire d’abeille.

 

Faire fondre dans un bain-marie, puis ajouter 200 grammes de bourgeons de peuplier baumier. Laisser frémir pendant une demi-heure.

 

Ôter du feu, laisser légèrement refroidir, puis vider la préparation dans un mortier et triturer intimement jusqu’à ce que le mélange soit onctueux et homogène.

 

Mettre dans des pots peu profonds à large ouverture et conserver au frais. (En théorie, les principes résineux des bourgeons devraient empêcher le saindoux de rancir.)

 

Les préparations à base de saindoux uniquement (sans cire d’abeille) peuvent servir à la confection de suppositoires qui pourront être administrés en cas d’hémorroïdes. Mouler les suppositoires à la main, puis les réfrigérer pour qu’ils gardent leur forme.

 

L’écorce

Plutôt amère, l’écorce du peuplier noir a servi de succédané à la quinine dont elle possède les propriétés toniques. On s’en servait jadis pour traiter les cas de débilité, d’indigestion, de perte de conscience, d’hystérie, ainsi que pour les troubles urinaires. L’écorce du P. alba européen a servi à soigner la sciatique et les brûlures. Quant à l’écorce du faux-tremble, on croit que les Amérindiens s’en servaient comme vermifuge. On a, en outre, employé cette écorce, et parfois les feuilles, pour le traitement des fièvres.

Dans la tradition herboriste américaine, l’écorce de diverses espèces de peuplier a été utilisée dans des composés destinés aux femmes souffrant de troubles menstruels.

Le bois

Utilisé en médecine comme antiseptique intestinal, le charbon végétal est généralement fait avec du bois de peuplier (ou de bourdaine). Absorbant des gaz intestinaux, des toxines microbiennes et de divers poisons, il peut diminuer sensiblement les effets dévastateurs de ces substances toxiques, d’où son emploi traditionnel dans les ballonnements, les diarrhées putrides, les colites et les intoxications, alimentaires ou autres. En principe, on devrait pouvoir fabriquer du charbon végétal avec un équipement des plus rudimentaires. Toutefois, il est important que la combustion du bois se fasse très lentement et de façon incomplète. Jadis, on empilait le bois en tas volumineux que l’on recouvrait de paille humide ou de terre avant d’y mettre le feu. Aujourd’hui, on procède souvent par distillation à l’abri de l’air.

Les feuilles

On appliquait jadis les feuilles sur les coupures et les plaies ulcérées. En Europe, on a employé un extrait liquide des feuilles du P. tremula (très proche de notre faux-tremble) pour soulager l’inflammation accompagnant l’hyperplasie de la prostate. Cette action serait attribuable aux glucosides de salicylé que renferment les feuilles.

 

 

 

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ORME

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

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Comment lire une taxobox Ulmus
Orme champêtre
Orme champêtre
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Urticales
Famille Ulmaceae
Genre
Ulmus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Rosales
Famille Ulmaceae
Espèces de rang inférieur

 

 

Étymologie : du nom latin ulmus, d’origine celte et indo-européenne ; on trouve la même racine « Al » que dans Alisier et Aulne.
Origine : Europe occidentale, dès le Tertiaire (65 M d’années).
Rusticité : l’Orme champêtre est très résistant au froid. Il supporte le froid jusqu’à -35° (
zone 4).
Tronc : droit.
Croissance : rapide.
Racines : les racines de l’orme pénètrent profondément dans la terre ; elles forment souvent une fourche au lieu d’un pivot, et quelquefois deux ou trois.

Variétés : en Europe, Orme champêtre, Orme lisse, Orme de montagne ; en Amérique du Nord, Orme blanc d’Amérique. Ils ont tous :
- une écorce lisse dans leur jeune âge qui se fissure profondément en vieillissant, brun noirâtre chez l’Orme champêtre, gris argenté chez l’Orme de montagne,
- un feuillage caduc, des feuilles en disposition
alterne et distiques. Elles sont dissymétriques à la base (comme chez le micocoulier) et doublement dentées,
- des fruits contenus dans une membrane (samare) comme une pastille vert-clair, groupés en boule, dès le mois de mars-avril, avant les feuilles, qui donnent une allure caractéristique aux ormes.
 

Le majestueux orme blanc qui occupait de vastes étendues dans tout l’est de l’Amérique du Nord a pratiquement disparu de nos paysages, à la suite de l’introduction d’une maladie fongique portant le charmant nom de Ceratocystis ulmi (que l’on a gentiment traduit par maladie hollandaise de l’orme) et qui, depuis son lieu d’origine en Asie, a d’abord essaimé en Europe vers 1914 avant de débarquer avec armes et bagages à New York, en 1930, puis au Québec en 1944, plus précisément à Saint-Ourse où elle fut repérée pour la première fois. Transportée par deux espèces d’insectes vivant dans l’écorce des ormes, elle a exterminé, en quelques décennies à peine, pratiquement toute la population de cette espèce, « sans contredit, écrit le frère Marie-Victorin, le plus bel arbre de l’Amérique septentrionale ».

À cette époque, on a vu des hommes, du type costaud et trempé dans l’acier, pleurer comme de petits enfants devant la lugubre désolation qui régnait sur leurs forêts jadis si belles. Car le bois de l’orme était grandement prisé pour ses nombreuses qualités. Dur et fort, il était employé dans la construction maritime du fait qu’il se conserve bien sur l’eau, de même qu’en ébénisterie, carrosserie, tonnellerie. De plus, on se servait de son liber pour fabriquer les fonds des chaises rustiques. Bon an mal an, les paysans en tiraient donc un revenu d’appoint non négligeable, en plus d’avoir le privilège de jouir à volonté de la splendeur de sa ramure.

On a vu d’autres hommes tenter désespérément de sauver leurs plus beaux spécimens en perçant des trous dans le bois et en y vidant qui de l’essence, qui de la térébenthine, qui de l’huile dormante dans le fol espoir que ces traitements ralentiraient l’inéluctable progression de la maladie. Certains ont réussi, la majorité ont échoués.

Heureusement pour notre propos, l’orme rouge n’a pas été autant affecté par l’affreuse Ceratocystis, peut-être à cause de son odeur forte, causée par la présence de coumarine dans l’écorce. Comme quoi, sentir fort a parfois du bon.

ET CA SE MANGE ?

En Europe, on a mangé les jeunes feuilles de deux espèces d’orme, en les faisant d’abord sécher, puis en les pulvérisant et en les ajoutant aux soupes ou aux bouillies. On s’en est également servi pour faire de la tisane et, en Angleterre, pour adultérer le thé de Chine.

On a consommé les jeunes fruits – des samares de forme arrondie – après les avoir fait bouillir.

Comme la majorité des écorces, celle de l’orme (diverses espèces) a servi d’aliment de subsistance, et nombreux sont les explorateurs qui ont affirmé lui devoir la vie. Idem pour les Amérindiens qui la consommaient en période de disette. C’est l’écorce intérieure que l’on consomme. Réduite en poudre, elle est hautement nutritive, notamment parce qu’elle est riche en amidon. Traditionnellement, on en préparait une sorte de gruau, qui offrait l’avantage d’allier ses qualités nutritives à ses vertus médicinales. On le servait comme nourriture aux bébés, aux convalescents, aux vieillards et à tous ceux qui souffraient de troubles gastriques (voir notre recette dans Documents associés). Ceux, notamment, qui avaient trop et mal mangé durant la période des Fêtes et dont l’estomac ne cessait de rechigner malgré un retour à de saines habitudes alimentaires…

ET CA SOIGNE QUOI ?

De tous les arbres, l’orme serait, selon certains, le plus utile médicinalement parlant. Selon d’autres, ce serait carrément la plus importante de toutes les plantes médicinales dont nous disposons et, à ce titre, elle devrait figurer dans toutes les pharmacies domestiques, à côté de la crème au souci et de la teinture d’ortie.

Dans certains milieux, on affirme d’ailleurs volontiers que les chèvres, les moutons et les lapins connaissent d’instinct les vertus anti-inflammatoires, toniques et astringentes de l’orme et que c’est pour cela qu’ils raffoleraient de ses rameaux.

Tout comme l’orme d’Europe, notre espèce a été appréciée pour ses qualités diurétiques, émollientes et adoucissantes, tant par les Amérindiens que par nous, « pôvres » Visages pâles, malheureusement dotés d’une complexion d’un blanc tout à fait ridicule.

- Ah ça, ça dépend des goûts. Y en a qui préfèrent.
- Tiens donc, vous étiez là, vous ! Vous faites plutôt preuve de discrétion aujourd’hui ! On ne vous entend pas fort.
- C’est que les Fêtes ont été pas mal dures sur le système…
- Du genre dures comment ?
- Du genre gastrite non infectieuse. Du genre à laisser le système digestif, y compris les deux orifices, dans un état de navrante sensibilité.
- Ben vous, on peut dire que vous avez le sens de l’à-propos. Tenez, buvez cette décoction !

On l’employait contre la diarrhée et les autres irritations du système digestif ainsi que pour les irritations cutanées. « Rien de plus émollient et de meilleur pour les plaies, internes ou externes », écrivaient en 1890 les soeurs de la Providence dans leur Matière médicale.

Paradoxalement, on s’en est aussi servi sous la forme de lavement pour soigner la constipation, en la mélangeant à du lait chaud, de l’eau et de l’huile d’olive. On l’a également employée en douche vaginale pour soigner les pertes blanches.

On en a fait des pastilles pour traiter le mal de gorge et la toux. Dans les rhumes opiniâtres et la consomption, on l’employait alternativement avec de la gelée de corne de chevreuil (remède qui se préparait en faisant mijoter longuement de la corne de chevreuil dans de l’eau et en ajoutant à la préparation fortement réduite de la gélatine ou de la mousse d’Irlande). Trois fois par jour pendant neuf jours on prenait l’équivalent d’un demi-verre à vin de gelée de corne de chevreuil mêlée à du sherry. Les neuf jours suivants, toujours trois fois par jour, on prenait 1 ou 2 verres de tisane d’orme. On continuait ce traitement en alternance jusqu’à ce que le malade soit complètement soulagé.

Pour préparer la tisane, on fait infuser 1 cuillerée à thé d’écorce réduite en poudre dans une tasse d’eau. Ou alors on laisse macérer pendant une heure 60 g de morceaux d’écorce dans un litre d’eau bouillante.

Contre les inflammations de la peau, on lave les parties affectées avec une décoction concentrée, que l’on prépare à raison de 100 g d’écorce par litre d’eau. On peut, de plus, employer la décoction concentrée comme rince-bouche ou en gargarisme contre les inflammations de la bouche ou de la gorge.

On a préparé une huile à appliquer sur l’eczéma sec, en mélangeant 30 g d’écorce concassée à 100 g d’huile d’amandes douces. Il faut faire cuire au bain-marie pendant deux heures, laisser refroidir, filtrer et appliquer.

Appliquée sur les seins, l’emplâtre a servi à soigner la mastite.

Pour soigner les hémorroïdes, on fabriquait des suppositoires avec cinq parties de poudre d’écorce d’orme rouge et une partie de poudre d’écorce de chêne blanc. Il suffisait ensuite d’humidifier le mélange pour obtenir une pâte assez épaisse que l’on divisait et roulait de façon à former des sphères oblongues d’environ 2 cm de long. On laissait sécher la préparation puis, au moment de l’utiliser, on humidifiait la surface, on revêtait d’une légère couche d’huile et voilà ! Comptaient notamment parmi les autres indications très spécifiques de ces suppositoires le rétrécissement de l’anus et les fistules au fondement.

Chez les Amérindiens, on donnait aux femmes enceintes une tisane comprenant cette écorce dans le but de faciliter leur accouchement. Idem en Europe où cela était administré aux femmes enceintes à partir du septième mois.

L’écorce d’orme rouge est l’une des quatre plantes de la controversée formule Essiac qui, dans les années 1920 et 1930, fit beaucoup parler d’elle à cause de ses propriétés anticancéreuses alléguées. L’origine de cette formule serait amérindienne, bien qu’elle ait été popularisée par une infirmière ontarienne qui l’aurait employée pour soigner des centaines de patients atteints de divers types de cancer.

Si les propriétés anticancéreuses de l’écorce d’orme rouge et des autres plantes de la formule Essiac n’ont toujours pas été démontrées scientifiquement, on sait aujourd’hui avec certitude que ces plantes ont un réel impact sur la qualité de vie des patients cancéreux. Leurs propriétés toniques en feraient un remède extrêmement utile pour les personnes fatiguées, dévitalisées, stressées, déprimées, et l’orme rouge y est certainement pour quelque chose.

À noter que l’écorce intérieure des jeunes ormes a la réputation d’être beaucoup plus active que celle des sujets âgés. Les arbres d’à peine deux ou trois ans conviendraient parfaitement. Pour peu que l’on dispose d’un petit coin de terrain, on pourra donc facilement semer une poignée de graines à distance rapprochée et, en quelques années, on obtiendra une petite récolte d’une substance médicinale de première qualité. Ne coupez pas entièrement vos petits arbres et l’année suivante ils lanceront de nouvelles tiges que vous pourrez récolter à leur tour.

Enfin, sous le nom d’« eau d’orme », on a employé le liquide qui se trouve dans les diverses espèces de galles qui se forment sur l’orme. On peut supposer que, vivant entièrement aux dépens de l’arbre, ces excroissances lui soutirent également un peu de ce mucilage qui fait sa richesse médicinale. Chose certaine, on employait cette eau pour laver les plaies de toutes sortes, et elle était assez douce pour qu’on s’en serve pour laver les yeux irrités, fatigués ou gonflés. Récolté en automne, ce même liquide portait le nom de « baume d’ormeau », à cause de la texture plus visqueuse qu’il prenait durant cette saison.

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POUR VOUS REMERCIER ET PASSER UN BON MOMENT .

Posté par eurekasophie le 9 mars 2009

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Un jeune homme veut offrir un cadeau à sa petite amie. Il décide après mûres réflexions de lui offir une paire de gants; c’est romantique et pas trop direct. En compagnie de la soeur de sa chère et tendre, il se rend dans un magasin d’habillement et achète une paire de gants blancs. La soeur en profite pour acheter deux slips de coton blanc.

Malheureusement pendant l’emballage, la vendeuse échange les paquets: la soeur se retrouve avec les gants, alors que le jeune homme récupère les slip. Sans faire plus attention au contenu du paquet le jeune homme le met dans un colis à destination de sa chère et tendre accompagnée de la lettre suivante:

Mon amour,

Je les ai choisi car j’ai remarqué que tu n’en portais pas lors de nos rendez-vous. Ils sont de couleur claire, mais la vendeuse m’a montré ceux qu’elle porte depuis trois jours, ils n’étaient quasiment pas sales. Je lui ai fait essayer les tiens, qui lui allaient très bien. J’aurais souhaité être là quand tu les mettras car, j’en suis sûr, d’autres mains que les miennes les toucheront avant que j’ai la chance de te revoir. Quand tu les enlèveras, n’oublie pas de souffler dedans, car ils deviennent naturellement humides lorsqu’on les porte.

J’espère que tu les porteras pour moi vendredi soir.

Avec tout mon amour.

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Un jeune homme annonce à sa mère qu’il est amoureux et qu’il souhaite se marier. Avec un sourire en coin, il lui dit :
- J’ai invité ma chérie et ses deux copines demain à prendre le thé à la maison. Je ne vais rien te dire, et tu essaieras de deviner laquelle des trois j’ai décidé d’épouser !
La mère accepte.
Le lendemain, il revient avec trois jolies filles. Ils passent au salon, discutent un bon moment, et finalement le jeune homme demande à sa mère :
- Alors maman, à ton avis, qui crois-tu que je compte épouser ?
- Celle du milieu.
- Waow, c’est super, tu as deviné !!! Comment as-tu fait ?
- Simple intuition, elle me tape déjà sur les nerfs…

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LE RUTABAGA

Posté par eurekasophie le 24 janvier 2009

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 Un sympathique revenant

 

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                  Le chou rutabaga apparaît pour la première fois en 1620 dans l’ouvrage d’un botaniste suisse et le nom qui lui est donné (swede turnip) semble vouloir lui attribuer une origine suédoise. En France », nos grands-parents et leurs parents n’en ont pas gardé un excellent souvenir ! Légume très consommé (avec le topinambour) pendant la deuxième guerre mondiale, il a sans aucun doute un peu  » lassé  » les nombreuses familles qui n’avaient pas les moyens de se nourrir autrement et il est resté, pour beaucoup, synonyme de famine et d’ersatz. Mais grâce à quelques grands chefs qui ont décidé de les mettree au menu, cette mauvaise réputation est en train de disparaître petit à petit.

Navet ou rutabaga ?

Le rutabaga résulte du croisement entre un navet et un chou frisé, mais le rutabaga tient plutôt du navet. La chair du navet est généralement plus blanche que celle du rutabaga et, pourtant, on les confond souvent. Seules leurs feuilles permettent de vraiment les différencier: celles du rutabaga sont entièrement lisses, alors que celles du navet sont rugueuses et velues.

Source de nutriments et de bienfaits

 Le rutabaga est riche en potassium, qui facilite la digestion, en calcium et en phosphore, qui jouent un rôle essentiel dans la santé des os et des dents. Bouilli, il est une source non négligeable de magnésium, important dans la transmission de l’influx nerveux, et le bon fonctionnement du système immunitaire. Source de vitamines B1, B2, B6, B9, et de provitamine A , il est surtout très riche en vitamine C .

Désinfectant intestinal, reminéralisant, laxatif et diurétique, le rutabaga, comme tous les crucifères, est riche en antioxydants et, à ce titre, recommandé pour prévenir les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Les personnes souffrant du syndrome du colon irritable doivent toutefois ne pas en abuser.

Et on le prépare comment ?

Cru, le rutabaga peut se manger râpé, comme les carottes, avec lesquelles on peut le mélanger. Cuit, il se prépare comme les pommes de terre, à l’eau, ou mieux, à la vapeur, pour en conserver toutes les vitamines. Vous pouvez aussi le déguster en purée, en soupe, seul ou mélangé à d’autres légumes. Certains en font même des frites ! Mais là, ses 34 kcalories aux 100 g ne sont plus qu’un souvenir .

Ravioles de rutabaga fourrées de champignons

 

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Ravioles de rutabaga

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Ingrédients pour 4 personnes

Panier
  • 400 g de rutabaga (2 fois 200 g de préférence)
  • 120 g de champignons de Paris
  • 100 g d’échalotes
  • 1/4 l de bouillon de volaille
  • sel, poivre
  • huile d’olive

Casserole

Préparation
  1. Épluchez puis coupez les 2 rutabagas en fines rondelles.
  2. Placez les lamelles de légumes dans une casserole plus large que haute.
  3. Couvrez de bouillon à hauteur et laissez cuire 10 minutes maximum sans remuer. Retirez et couvrez.
  4. Pendant ce temps, faites revenir les échalotes puis les champignons dans un peu d’huile. Recouvrez de bouillon et laissez réduire avant de mixer grossièrement.
  5. - Dressage- Dans le fond d’un plat allant au four, posez les grosses lamelles puis 1/2 cuillérée de duxelles de champignons au milieu de chacune d’elles. Recouvrez par une autre rondelle même plus petite. Arrosez d’un peu de jus restant. Enfournez le plat durant 4 minutes à 200° puis dressez sur l’assiette.

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