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LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

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Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

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(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

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LE VINAIGRE DE A à Z

Posté par eurekasophie le 16 juillet 2009

 

 

DANS MA RUBRIQUE  » RECETTES SPECIALES «  page 5, je vous donne tous les conseils pour obtenir votre

vinaigre « maison » …beaucoup plus goûteux que celui des commerces et ceci, quelque soit la recette choisie. 

 

Maintenant, je vais vous parler du vinaigre en général, de ses vertus tant au point de vue médicinal que ménager…

 

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On retrouve des traces de fabrication de vinaigre en Egypte et en Mésopotamie, il y a plus de 5000 ans. On suppose qu’il est apparu par hasard, en même temps que les premières boissons alcoolisées.

En 400 av.J.-C., Hippocrate, père de la médecine, soignait ses patients avec du vinaigre.

Le vinaigre était bien connu des Romains et des Grecs de l’antiquité qui consommaient un vinaigre léger additionné d’eau comme boisson rafraîchissante, plus désaltérante que l’eau, ils utilisaient aussi le vinaigre pour assaisonner leurs plats et y tremper leur pain. Le « posca » est un vinaigre allongé d’eau, les légionnaires romains se désaltéraient de ce mélange rafraîchissant.

Certains passages de la Bible montrent que les Hébreux connaissaient ses propriétés dont celles de dissoudre le calcaire.

La fabrication du vinaigre a été longtemps abandonnée aux soins de la nature.

Le vinaigre était déjà une véritable panacée pour nombre de maux.

Ce n’est qu’au Moyen – Age qu’apparaît la corporation des vinaigriers. Elle fut créée en 1394 (les premiers statuts sont homologués et enregistrés le 28 octobre 1394 à Paris) et avait le monopole de la fabrication et du commerce des vinaigres, verjus (suc acide du raisin cueilli vert) et moutardes (mélange de graines de moutardes broyées et de vinaigre).

Les vins d’Angers et de Touraine, transportés en fûts par bateaux (des futreaux (barges à fond plat) et des gabares) sur la Loire souvent à destination de Paris, n’arrivaient pas toujours en bon état dans la région orléanaise après ce lent voyage, ralenti par des variations des débits du fleuve. Ils tournaient souvent aigres à cause de la chaleur et de leur qualité qui n’était pas exceptionnelle. (De nos jours, le vinaigre de vin est tiré de cépages d’excellente qualité).

Dès le Moyen Age, Orléans, qui était un grand port fluvial et sa région devinrent spécialistes de la fabrication vinaigrière et la moitié du vinaigre français y était produit jusqu’au début du 20e siècle bien que la ville ne fut pas au cœur d’un vignoble. Les Vinaigriers d’Orléans obtiennent au 16e siècle la reconnaissance de leur métier par les lettres patentes royales. Au 18e siècle, Orléans compte plus de 300 producteurs. Le vinaigre d’Orléans, fort apprécié était même exporté jusqu’aux Amériques, aux Indes, au Pays-Bas etc…

Les légumes marinés au vinaigre et les conserves vinaigrées deviennent populaire à partir du 17e siècle, le vinaigre permettant de conserver les aliments, qui gardent ainsi toutes leurs propriétés et leurs éléments nutritifs. Des études sur la fermentation commencèrent au 18e siècle.

Etiquette de bouteille de vinaigre

La vinaigrerie Dessaux Fils fort réputée fut rachetée en 1965 par Amora. La seule vinaigrerie fabriquant toujours de vinaigre selon les méthodes traditionnelles à Orléans est la Maison Martin-Pouret, installée depuis 1797.


Le botaniste hollandais Persoon, attribue dès 1822, la production de vinaigre au voile qui se forme à la surface du vin laissé à l’air libre.

PasteurLouis Pasteur (1822-1895), en 1864, arrive à expliquer la formation d’un voile à la surface du vin en trouvant le responsable de l’acétification : le Mycoderma aceti. Il explique aux vinaigriers comment obtenir un vinaigre de qualité constante. Grâce à lui l’activité de vinaigrier retrouva un nouveau dynamisme.

Documents :


« Etudes sur le vinaigre et sur le vin » par Pasteur


texte consultable en ligne

 


Critères nécessaires à la production du vinaigre

Alcool Celui contenu dans le vin, le cidre ou autre boisson alcoolisée.
Oxygène Celui de l’air.
Ferment Mycoderma Aceti, c’est une bactérie, plus précisément un acétobacter, un micro-organisme, d’un millième de millimètre transporté par les poussières de l’air.
Nourriture Aliment sucré et azoté naturellement présent dans les vins et favorables à la croissance des bactéries.
Température Entre 20 et 35°C.

La production de vinaigre n’est dès lors plus simplement artisanale, les vinaigreries produisent du vinaigre de façon industrielle.

Des informations complémentaires sur l’histoire du vinaigre sur le site vinajol.com et sur le site moutarde-de-meaux.com.

Une intéressante page sur les maîtres vinaigriers (D’après un article paru en 1867).

Les différents vinaigres et aromatisations

4 vinaigres différents

Les différents vinaigres

En fait, toute dilution alcoolique peut servir de base à la fabrication du vinaigre.

De très nombreuses sortes de vinaigre sont fabriquées à travers le monde souvent en fonction des productions agricoles locales, puisqu’il existe autant de sortes de vinaigre que de liquides sucrés utilisés, susceptibles de produire une fermentation alcoolique :

vinaigre de vin blanc, vinaigre de vin rouge, vinaigre de cidre, vinaigre blanc d’alcool « cristal » pour conserves (souvent de betterave), vinaigre d’alcool coloré, vinaigre de malt, vinaigre de bière, vinaigre d’hydromel, vinaigre de miel, vinaigre de riz, vinaigres préparés à partir d’alcool distillés avec des céréales, de jus fermenté de fruits (framboise, citron, cassis, de banane, de dattes, de figues, de groseille, de pamplemousse), de sève (érable, palmier-dattier)…

Comme le bon vin, le bon vinaigre se bonifie en vieillissant !

Davantage d’informations sur les différents vinaigres sur le site vinaigre.fr.


Le vinaigre d’alcool :

Peu cher et polyvalent il est très utilisé, pour la cuisine, le ménage et pour faire les conserves, car il a un goût neutre ne procurant qu’une acidité aux produits conservés.

Souvent produit à partir de jus de betterave, il est aussi être fabriqué à partir de l’alcool à 96º dilué dans l’eau. Dans ce cas de la levure est parfois rajoutée pour accélérer la fermentation. Il peut être coloré avec du caramel.


Le vinaigre de vin :

Egalement très connu, il s’utilise principalement en cuisine, pour les vinaigrettes et les marinades. Malheureusement le procédé traditionnel et artisanal « à l’ancienne », se raréfie au profit de procédés industriels. Fabriqué à partir d’un un vin bénéficiant d’une appellation d’origine le vinaigre peut afficher cette appellation c’est ainsi qu’on trouve des « vinaigre de vin de Bordeaux », « vinaigre de Champagne » etc.

Le vinaigre d’Orléans :

Après des siècles de production intense, la région orléanaise fabrique peu de vinaigre de nos jours.

Du vinaigre est encore produit selon le « procédé d’Orléans » par la société Martin Pouret à partir de vins de Loire ou du Sud-ouest. Ils portent la mention « Vinaigre à l’ancienne selon le procédé d’Orléans« . Il consiste dans le choix d’excellents vins, puis dans leur transformation en vinaigre à l’abri de la lumière pendant 3 semaines, dans des fûts de chêne « les vaisseaux » d’une capacité de 240 litres à une température de 30°C.

Le vinaigre placé ensuite pour au moins un an dans des fûts de chêne de 200 à 5000 litres appelé « foudres » bonifie à la température de 15°C.

Voir des informations complémentaires sur le site lvo.com.

Consulter un tableau comparatif de la méthode orléanaise et la méthode industrielle sur le site de martin-pouret.com.

Le vinaigre de Xérès :

Issu des vins d’appellation Jérès (Sherry en anglais), ce vinaigre puissant et parfumé est fabriqué dans le sud de l’Espagne. Le vinaigre « de Xérès » séjourne six mois minimum en fût de chêne. L’appellation vinaigre « Xérès reserva » nécessite une période de vieillissement d’au moins deux ans. Les grands crus vieillissent jusqu’à 20 à 30 ans. Le taux d’alcool maximum autorisé pour le Xérès est de 3 %.


Vinaigre de moût de raisin :

Le vinaigre balsamique :

Le vinaigre balsamique est une production AOC (DOC en italien pour « denominazione di origine controllata » c’est une spécialité de la Province de Modène en Italie), il provient du moût du raisin des cépages Trebbiano qu’on cuit dans des chaudrons, ce liquide passe ensuite de 3 mois à des années en fûts de volume différents et fabriqués à partir de diverses essences de bois (les grands crus peuvent macérer jusqu’à 50 ans !). Il est sirupeux, plus sucré et plus sombre que les autres vinaigres, il est plus acidulé. Le véritable vinaigre balsamique de Modène porte une collerette du « Consorzio di aceto balsamico di Modena ». L’étiquette rouge indique qu’il a moins de 3 ans, l’étiquette blanche, plus de trois ans. La fabrication « maison » d’un bon vinaigre balsamique n’est guère envisageable.


Le vinaigre de cidre :

Particulièrement apprécié pour ses utilisations médicinales et cosmétiques, il sert également en cuisine. En savoir plus sur la fabrication du vinaigre de cidre.

Le vinaigre Uberti :

Le vinaigre Uberti

Le vinaigre de cidre aux extraits végétaux spécial Uberti a 5° d’acidité, il sert à l’assaisonnement des plats et à bien d’autres utilisations.

Le vinaigre Uberti classique se compose de vinaigre de cidre, d’extraits de végétaux : chicorée, ginseng rouge, sarrasin, blé, orge, avoine, seigle, camomille, cynorhodon, hibiscus, verveine, menthe poivrée, oranger, tilleul, algue marine, de jus de fruits : pamplemousse, pruneaux, pomme, raisin, mangue, pêche, abricot, citron, poire, banane, orange et de jus de légumes, betterave rouge, tomate, céleri, carotte, artichaut, persil, fenouil et radis noir. Il ne convient pas aux allergiques au gluten.

Le vinaigre Uberti

Le vinaigre Uberti « bio » ne contient aucune des céréales à gluten. Voici sa composition : vinaigre de cidre 5°, extrait de chicorée, pomme, orange, raisin , citron, pamplemousse, abricot, pêche, poire, mangue, myrtille, banane, ananas, tomate, jus de betterave rouge, carotte, céleri, persil, artichaut, radis noir et fenouil.


Le MelforLa spécialité alsacienne « Melfor » n’est pas un vinaigre (selon la législation française), il s’agit d’un condiment à base de vinaigre d’alcool, d’infusions de plantes et de miel réputé dans l’Est de la France. Il ressemble au vinaigre sans en avoir le titre et s’utilise comme les autres vinaigres. Il a 3,8° acétiques.


L’assaisonnement japonais Umébosis

L'assaisonnement UmebosisL’assaisonnement à l’umébosis a un goût vinaigré, il s’agit d’un jus d’umébosis, (aussi nommé mébosis ou uméboshi) fait à partir de prunes acides d’umé (un prunier dont le nom botanique est Prunus mume Siebold & Zuccarini) ayant subit une lactofermentation avec du sel de mer et de feuilles d’irésine et un séchage au soleil.

Le jus d’umébosis est utilisé pour ses propriétés digestives et médicinales et sa richesse en calcium, fer et phosphore. Ce condiment d’une belle teinte rose, permet d’assaisonner les salades, les crudités et les céréales remplaçant en même temps le sel et le vinaigre. Il est plus acidulé mais moins acide que le vinaigre et très salé. Inutile de rajouter du sel à votre préparation.

Vous le trouverez dans les boutiques d’alimentation naturelle ou des sites commerciaux du circuit bio. Il a 2,6° acétiques. (Prix constaté : 3,29 €. les 50 cl.). L’umébosis se vend aussi en prunes entières, en purée ou en petits comprimés.


Le « vinaigre » de kombucha :

Disque de kombuchaAvec une souche de kombucha mise dans du thé sucré, il est possible d’obtenir un liquide à ressemblant à du vinaigre, par l’odeur et le goût vinaigré, et servant aussi d’assaisonnement. Le kombucha contient aussi des bactéries acétiques dont une prédominante, un acétobacter. En savoir plus sur le vinaigre de kombucha.

 

 

 

 

 

Les utilisations et les vertus du vinaigre

 

Nos ancêtres déjà utilisaient le vinaigre pour ses multiples propriétés, pour conserver, désinfecter, soigner, prévenir les maladies.

Vinaigrier se reflétant dans la mère de vinaigre

Utilisations en cuisine

Il est utilisé pour rehausser le goût comme assaisonnement, il sert à la confection des vinaigrettes (pour assaisonner salades, crudités, féculents, poissons, fruits de mer etc…), des mayonnaises, moutardes et des marinades. Il permet d’affiner les saveurs de la cuisine à l’aide des vinaigres aux senteurs les plus variées. Un vinaigre, fait maison, fort en arômes et pas trop acide, donnera du caractère à vos crudités et vos salades. Verser le vinaigre à la dernière minute pour éviter l’évaporation des arômes.

Il sert aussi pour la préparation de condiments, en effet, c’est un excellent conservateur alimentaire. Il permet la préparation des câpres, des cornichons, des oignons confits, pasteurisés au vinaigre etc… Le vinaigre d’alcool est surtout utilisé pour les conserves de fruits ou de légumes à l’aigre doux, les cornichons par ex. Fruits et légumes frais peuvent se conserver des années s’ils sont immergés dans du vinaigre et enfermés hermétiquement dans un bocal.

Le vinaigre sert aussi en cuisine pour le déglaçage et la préparation de sauces et pour éviter que certains aliments ne noircissent (comme les champignons).

L’acidité du vinaigre facilite la digestion des corps gras et de la cellulose. N’hésitez pas à l’utiliser avec les légumes crus ou cuits fibreux ou filandreux.

Etant lui-même un agent de conservation, le vinaigre ne s’altère en aucune façon avec le temps. Le vinaigre se conserve de préférence à l’abri de la lumière. Il peut vieillir sans problème. Une nouvelle mère peut se reformer dans une bouteille mal fermée, c’est un signe que le produit est bien vivant.


Pour le bien-être et la santé

Un médecin américain, le Dr Jarvis, a popularisé l’utilisation du vinaigre de cidre comme remède. N’hésitez pas à redécouvrir et à utiliser ce vieux remède connu de nos ancêtres.

Le vinaigre peut être consommé quotidiennement à titre préventif pour tenter de garder la santé sous forme d’une boisson très rafraîchissante préparée en mélangeant deux cuillères à soupe de vinaigre de cidre (de préférence artisanal pur et non pasteurisé) pour un grand verre d’eau (avec éventuellement une ou deux cuillères à soupe de miel).

Par ses richesses en oligo-éléments (calcium, soufre, fer, silicium, bore, phosphore, magnésium, potassium, fluor…), et pectine, en vitamines, une demi-douzaine de vitamines : notamment B et D et acides essentiels, en enzymes et en acides aminés essentiels, le vinaigre de cidre mérite l’appellation « d’élixir de jeunesse« . Des scientifiques de plus en plus nombreux sont convaincus que le vinaigre de cidre peut contribuer à aider et accélérer le processus de guérison. Le vinaigre favorise aussi l’absorption du calcium. Il contient aussi du bêta-carotène riche en vitamine A anti-oxydante.

Le vinaigre de cidre pur favorise le nettoyage de l’organisme et l’élimination des toxines grâce à son acidité, il détruit les mauvaises bactéries, absorbe le trop plein d’acides de l’estomac, régénère la flore intestinale, lutte contre la constipation, combat les flatulences et aide à résorber les intoxications alimentaires. Il est aussi stimulant de l’appétit et facilite la digestion. Il nettoie le canal urinaire et réduit les risques d’infection des reins. L’idéal est de le boire : ½ heure avant le repas pour faciliter la digestion, pendant le repas pour éliminer les brûlures d’estomac ou au coucher pour dissiper la constipation.

Il aide à stabiliser la tension artérielle et à équilibrer le pH du sang.

En détruisant les graisses, il aide à la perte de poids.

Il soulage les crampes musculaires. Il s’utilise en gargarisme (2 c. à c. de vinaigre de cidre dans 1/3 de tasse d’eau tiédie) et contre les inflammations buccales et les maux de gorge.

En inhalation (2 à 3 c. à s. de vinaigre de cidre dans un bol d’eau bouillante), il combat les migraines et les maux de tête.

Il est également utilisé contre les chaleurs de la ménopause, les varices, le zona…

Pris au coucher, le vinaigre agit comme un calmant léger contre la nervosité.

Le vinaigre doit cependant être consommé sans exagération pour ne pas provoquer de brûlures d’estomac et fatiguer le foie. Une consommation excessive de vinaigre à jeun peut entraîner des problèmes d’estomac. Ce liquide aide à soulager de petits maux de la vie quotidienne et est utilisé pour ses propriétés thérapeutiques (parfois additionné de substances parfumées ou médicamenteuses) comme désinfectant (c’est un antibiotique naturel), il permet de soigner des plaies et brûlures légères. Il est aussi antiseptique et antifongique. Le vinaigre est sert aussi en utilisations externes contre l’eczéma, l’urticaire, pour soigner les coups de soleil, etc… Un linge imbibé de vinaigre de cidre permet de frictionner les régions douloureuses et de réduire les douleurs musculaires (additionné ou non d’eau chaude et de sel).

Prendre un bain d’eau additionné d’une verre de vinaigre, pendant 15 à 20 minutes, favorise le sommeil et la détente.

Les mères de vinaigre trouvent une utilité comme emplâtres sur les foulures, les entorses ou les brûlures.

Le vinaigre sert aussi à soigner les animaux.

Pour en savoir plus sur ses multiples utilisations thérapeutiques :
www.cidervinegar.com…pdf
www.vergerspedneault.com/cart/vinaigre.aspx
www.masantenaturelle.com/…/cidre-pomme.php
http://bionature.e-monsite.com/…vinaigre-de-cidre,…94.html

 

 

UTILISATION MÉNAGÈRE

 

Astuces de nettoyage pour la cuisine

Nettoie et désodorise les fours à micro-ondes
Verser une solution de 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre blanc pur et de 250 ml (1 tasse) d’eau dans un bol. Faire chauffer à découvert à température élevée pendant 3 à 4 minutes, puis laisser reposer 15 minutes. Essuyer immédiatement. La vapeur décollera les taches d’aliments tout en désodorisant.

Débouche et désodorise les drains
Verser une poignée de bicarbonate de soude et 250 ml (1 tasse) de vinaigre blanc dans le drain. Lorsque la formation de bulles cesse, rincer à l’eau chaude. Répéter, au besoin, jusqu’à ce que le drain soit débouché.

Élimine les dépôts minéraux et calcaires des cafetières
Verser du vinaigre blanc jusqu’au niveau indiquant 6 tasses et ajouter de l’eau jusqu’à ce que le témoin atteigne la marque des 10 tasses. Mettre un filtre à café en papier vide en place. Allumer la cafetière et laisser tout le liquide circuler dans le système. Jeter ensuite la solution au vinaigre et le filtre en papier. Faire un nouveau cycle avec de l’eau pure avant de refaire du café. Répéter tous les 3 mois.

Élimine les résidus d’aliments et de savon des lave-vaisselle
Verser 500 ml (2 tasses) de vinaigre blanc dans le fond du lave-vaisselle et lancer un cycle de lavage normal. Répéter tous les 3 mois si le lave-vaisselle est utilisé quotidiennement et tous les 6 mois s’il est utilisé 2 à 3 fois par semaine.

Élimine les dépôts minéraux des bouilloires
Remplir la bouilloire aux 3/4 d’une solution de vinaigre et d’eau à parts égales, puis faire bouillir. Laisser tremper toute la nuit puis rincer à l’eau claire.

Nettoie impeccablement les éviers, les robinets, les comptoirs, les carreaux de céramique et les appareils électroménagers
Verser du vinaigre blanc pur dans un vaporisateur. Vaporiser la surface à nettoyer et essuyer avec un essuie-tout ou un tissu non pelucheux. Ne pas utiliser de vinaigre sur du marbre naturel, des ardoises ou des comptoirs poreux/calcaires car le vinaigre en décaperait la surface.

Élimine les dépôts calcaires sur la robinetterie
Envelopper les robinets d’essuie-tout imbibés de vinaigre blanc pendant 10 minutes. Enlever et essuyer les dépôts calcaires.

Nettoie et fait briller le verre et le chrome
Verser du vinaigre blanc pur dans un vaporisateur. Vaporiser la surface à nettoyer et essuyer avec un essuie-tout ou un tissu non pelucheux.

Nettoie les murs et les planchers
Pour les planchers de vinyle et lamellés ou les carreaux de céramique sans cirage ainsi que pour les murs peints : laver avec une solution d’une part de vinaigre pour 4 parts d’eau. Il est inutile de rincer. Pour éliminer les accumulations de graisses de cuisson, utiliser du vinaigre blanc pur.
Non recommandé pour les planchers de bois teint, à moins qu’ils aient une finition de polyuréthane ou de Varathane.

Nettoie et désodorise le réfrigérateur
Nettoyer l’intérieur du réfrigérateur avec une solution d’eau et de vinaigre à parts égales, pour en conserver la propreté et la fraîcheur.

Élimine les odeurs désagréables de cuisine
Faire bouillir 175 ml (3/4 tasse) de vinaigre blanc avec 750 ml (3 tasses) d’eau dans une marmite découverte pendant 5 à 10 minutes, ou jusqu’à ce que les odeurs disparaissent.

Désodorise les poubelles
Verser du vinaigre blanc pur dans un vaporisateur. Vaporiser l’intérieur et le fond de la poubelle. Essuyer avec une éponge.

Élimine les taches d’aliments et les dépôts minéraux des ustensiles de cuisine
Pour les casseroles et poêles en acier inoxydable, en verre, en aluminium et en porcelaine ainsi que pour les plats Corning Ware : faire bouillir une solution de 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre blanc, 30 ml (2 cu. à soupe) de bicarbonate de soude et 250 ml (1 tasse) d’eau dans la casserole ou la poêle pendant 15 minutes. Jeter la solution et laver comme d’habitude avec du détergent à vaisselle et de l’eau.

Aide à prévenir les dépôts minéraux dans les bains-marie et les cuiseurs à vapeur
Ajouter 15 ml (1 cu. à soupe) de vinaigre blanc au fond du bain-marie ou du cuiseur à vapeur à chaque utilisation pour éviter la formation de dépôts minéraux.

Enlève les pellicules de savon sur les plats
Ajouter 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre blanc à l’eau de la vaisselle lors du lavage à la main.
Pour obtenir des verres étincelants, ajouter 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre à l’eau de rinçage.

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LES TUYAUX DU JARDINIER

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2008

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Arbres et arbustes

 

                                                                                                                            jardin15.gif  

Taillez les arbustes ayant fleuri cet été, ainsi que les haies de thuyas et de chamaecyparis. Elaguez les grands arbres.

Plantez les arbres vendus racines nues.

S’il ne gèle pas, plantez les espèces à feuillages caduc dans les trous que vous avez pratiqués 3 semaines au préalable.                      jardin024.gif

Plantez le Mahonia « Charity », un petit arbuste portant des grappes de fleurs jaunes d’or de novembre à février.

Il est encore temps de planter du bambou s’il fait doux : leur développement racinaire se fait jusqu’à fin novembre.

Rosier

 

NE JAMAIS OUBLIER QUE….

L’on doit travailler avec un SECATEUR bien aiguisé, désinfecté en permanence (alcool à brûler) et correctement utilisé (lame tranchante vers le pied du rosier.)

rosierscoupes.jpg                                                                                              jardin012.gif      

 

- La coupe doit être nette au-dessus d’un œil situé du côté extérieur du rosier (la branche qui sera émise doit pousser vers l’extérieur du rosier et non le contraire).
1 – Coupe trop verticale
2 – trop près du bourgeon
3 – trop loin du bourgeon
4 – coupe déchiquetée : porte ouverte aux parasites
5 – coupe convenable

Il est indispensable de BIEN CONNAITRE le rosier que l’on taille :
Remontant ou non remontant ?…
Arbuste, buisson ou grimpant ?…
Port souple ou érigé ? etc.

Un peu de bon sens !!

Rabattez les rosiers buisson à 40 cm du sol. Les transplantations sont envisageables.
C’est le moment de choisir vos rosiers pour l’année prochaine! La
plantation des rosiers à racines nues s’opère de la mi-octobre à la mi-mars.

Préparez vos trous de plantation 2 semaines avant la mise en place. Attendez un jour favorable pour planter (temps doux, pas de pluie, peu de vent).

En région froide, protégez la base de vos rosiers avec un paillis épais.

Pelouse

Arrêtez les tontes. Ne laissez pas les feuilles mortes se décomposer sur place: ramassez-les, elles garniront le tas de compost.

Scarifiez la pelouse et recouvrez-la d’une couche de 5 cm de terreau.                                       jardin032.gif                              

Après scarification, l’épandage d’une fine couche de sable calcaire limite un peu la prolifération des mousses.

Pour un effet naturel, jetez à la main et plantez à l’endroit de leur chute les bulbes qui naturalisent (crocus, perce-neige, narcisses, fritillaires… mais également tulipes botaniques).

Fleurs

plantation d'un bulbePlantation des bulbes

Semis

De façon générale, pas vraiment le moment, sauf si vous disposez d’une serre.                              

Plantation

Vivaces et bisannuelles dans les massifs.

Le mois de novembre est encore favorable à la plantation des bulbes.                                                    jardinier29.gif

Il est encore temps de planter les vivaces très rustiques, s’il ne gèle pas.

C’est le moment de planter une clématite, une vigne vierge, un chèvrefeuille et les grimpantes rustiques à feuillage caduc.

Entretien

En climat doux, les touffes d’arums passent l’hiver sans problème; ailleurs, protégez-les avec un pailli bien aéré.

Vers la fin du mois, taillez les tiges des chrysanthèmes.

Rentrez les plantes sensibles au froid : laurier-rose, bougainvillée

Rentrez les derniers bulbes d’été : cannas, glaïeuls, dahlias ont besoin de repos.

Fenêtres et balcon

Plantez les arbustes en bacs, les rosiers miniatures et les petits bulbes en jardinières.

Surfacez les bacs avec un terreau pour plantes de balcon.

Si vous comptez les laisser dehors, protègez vos arbustes d’orangerie (laurier-rose, citronnier, oranger…) en mettant en place autour de leurs bacs les protections hivernales.

Ornez vos balcons avec des potées de chrysanthèmes, qui réussissent aussi bien pot que dans les massifs. Faites votre choix dans des variétés pas trop hautes : ces plantes touffues sont facilement renversées lors d’un coup de vent.

Fruits

framboisier en conteneurPlantez les petits fruits

Entretien

Par beau temps (voir ci-dessus), plantez les arbres fruitiers: novembre est un mois favorable. Mais rien ne presse: vous avez tout l’hiver pour cela.

Vous pouvez planter les arbustes à petits fruits, comme les groseillers, que vous taillerez à 5 yeux.

Pulvérisez de la bouillie bordelaise sur les arbres à noyaux et sur les arbres à pépins, dès la fin de la chute des feuilles.

Soignez vos arbres en supprimant les branches mortes, malades ou cassées. Elaguez également les branches improductives, en veillant à mastiquer les grosses coupes.

Evitez la propagation des maladies en détachant des arbres les fruits momifiés qui pourraient y rester accrochés.

Récolte

Châtaignes et poires tardives (Passe-Crassane…). Pour les nèfles, attendez les premières gelées

Légumes

Semis

Carottes précoces sous abri chauffé (serre), si vous en disposez.                                        

Dans les régions à hiver doux, semez les petits pois à grains ronds.

Récolte                                                                                                                                             jardinier7.gif

Mâche, oseille, pissenlit.

Avant les fortes gelées, récoltez les légumes-racines: betterave, carotte, céleri-rave…

Plantations

En sol léger et perméable, plantez l’ail blanc et l’ail violet.

Entretien

Nettoyer vos carrés de culture en supprimant tout ce qui est fâné ou gelé.

Plantes d’intérieur

fleur de zygocactus Zygocactus

Rapprochez-les des fenêtres pour leur donner plus de lumière. Veillez à ne pas trop les arroser, mais suffisamment quand même, notamment si vous vivez dans un appartemment bien chauffé (l’air sec est très préjudiciable).
C’est le moment de
forcer les bulbes, si vous souhaitez en profiter à Noël.

Pensez à aérer régulièrement, quand il ne fait pas trop froid au dehors.

Offrez-vous un cactus de noël : appelée aussi épiphyllum, le zygocactus est une plante grasse dont la floraison vous accompagnera tout l’hiver, à condition de ne pas le déplacer.

L’éclairage diminuant, nettoyez avec de l’eau additionnée de bière les larges feuilles des philodendrons, caoutchoucs et autres plantes à feuillage lisse pour améliorer la photosynthèse.

Si vous possédez des potées de primevères, placez-les dans un endroit frais, et offrez-leur de temps à autres une nuit sur un rebord de fenêtre, qui les ravivera.

Taillez votre hibiscus, auquel vous donnerez en outre un peu de repos en réduisant les arrosages.

Brumisez régulièrement le feuillage des plantes dès la remise en route du chauffage.

Stoppez les apports d’engrais.

Ne rentrez pas brutalement vos plantes de l’extérieur dans les pièces chauffées. Si vous le pouvez, faites un passage temporaire par la cave ou le garage. Dans tous les cas, pratiquez ce déplacement en journée, quand l’écart de température est moindre.

Multiplication

En cette période, les boutures reprennent facilement. Au verger, vous pouvez essayer le bouturage des arbustes à petits fruits (groseillers, framboisiers). Au jardin, bouturez les forsythias, seringat, weigélia et autres deutzia.
Pour avoir de bonnes ramifications, plantez les tiges de 15cm de profondeur.

Entretien, récolte

Amendez le sol avec compost et fumier.                                                                         

Pensez à arracher les glaïeuls.                                                                                                                     jardinier4.gif

Il est temps de remiser la pompe et le programmateur de votre système d’arrosage intégré. Essayez de vidanger quelque peu l’installation pour la protéger du gel.

Ramassez les feuilles mortes et versez-les sur le tas de compost.

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MISE EN PLIS

Posté par eurekasophie le 27 octobre 2008

coiffeurs017.gifPour faire une mise en plis rapide et qui, en plus, tiendra parfaitement bien, il suffit d’humecter les cheveux avec de la bière avant de les fixer autour des rouleaux. Autre avantage, ils sécheront plus vite.

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LA REINE-DES-PRES

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

reinedespres.jpg

Reine-des-prés
Filipendula ulmaria
Filipendula ulmaria
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Filipendula
Nom binominal
Filipendula ulmaria

 

La reine-des-prés en feuilles

NOMS COMMUNS :
Spirée ulmaire, Ulmaire, Barbe de chèvre ou de bouc, Pied de bouc, Herbe ou fleur aux abeilles, Belle des prés, Vignette, Ormière, Herbe du pauvre homme.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Glucosides, gaultérine, spiréine, héliotropine, vanilline et acide salicylique.
PARTIES UTILISEES :
Fleurs, sommités fleuries et racines.
UN PEU D’HISTOIRE :En écrasant une pincée de fleurs ou de feuilles, on perçoit une franche odeur de salycate de méthyle. L’huile essentielle élaborée par la plante en contient ainsi que de l’aldéhyde salicylique, qui constituent en grande partie l’action salutaire de la Reine des Prés. Un petit rappel de quelques faits touchant à la chimie et à la pharmacopée vous fera mieux saisir le mécanisme de cette action :   1) c’est dans l’oxydation de l’aldéhyde salicylique qu’en 1838 le médecin et pharmacologue italien Rafaele Piria a découvert l’acide salicylique ;   2) c’est à partir de cette acide salicylique que le chimiste strasbourgeois Charles-Fréderic Gerhardt a découvert en 1853 l’acide acétyl-salicylique, dérivé du précèdent, qui est le plus répandu de tous les médicaments puisque c’est l’aspirine;

   3) le nom même de ce médicament évoque les liens étroits qui le rattachent à la Reine des Prés car il lui a emprunté son appellation scientifique en passant de « spirée » à « aspirine ».

Le parfum suave et aromatique qu’exhale la plante la faisait jadis employer pour parfumer la bière, l’hydromel, ou le vin, auxquelles elle communiquait une très fine saveur de malvoise, ce célèbre vin grec au goût de Muscat.
Elle passait pour être sudorifique, cordiale, vulnéraire et détersive autrefois, mais elle ne semble pas avoir était utilisée par les Anciens, et fort peu par les médecins du XVIIé et XVIIIé siècle.
C’est seulement vers 1850 que ses propriétés antirhumatismales et diurétiques ont été remises en lumière par l’abbé Obriat, un curé de Haute-Marne, qui fit connaître les succès qu’il en avait obtenus dans le traitement des hydropisies. Teissier, médecin de l’Hotel-Dieu de Lyon, ayant eu connaissance de ses succès se livra à des expériences qui démontrèrent à l’évidence les propriétés particulièrement diurétiques de la plante.

CULTURE ET RÉCOLTE :Vous pouvez évidemment, si vous le désirez, planter la reine-des-prés au jardin; elle se multiplie fort bien par éclats de souche, et n’exige que deux choses : beaucoup d’eau et un peu d’ombre.
Cueillez la reine-des-prés au début de la floraison, en juin-juillet, dans les prairies inondées, au bord des sources, près des rivières, etc. Les racines sont actives, de même que les feuilles (plus faiblement), mais les fleurs ont un parfum si suave que ce sont elles que je vous conseille de récolter en premier. Coupez les grandes « queues fleuries » de la plante à mi-hauteur, et faites-les sécher dans votre grenier, accrochées au plafond la tête en bas.USAGES :

Les sommités fleuries renferment un ensemble de composants dont des flavonoïdes et autres hétérosides phénoliques. Ils confèrent a la reine des près des propriétés anti-inflammatoires puissantes utilisées dans le traitement des rhumatismes articulaires chroniques et de l’arthrose. L’ulmaire ou spirée (autres noms de la reine des près) renferme des dérivés salicylés qui ont la propriété d’abaisser la fièvre.
Ils ont une action anti-inflammatoire et antalgique a la fois douce, progressive et parfaitement bien tolérée.

Une étude menée en 1989 contre placebo a montré que la reine des près constitue, en association avec le cassis, un traitement de fond efficace de la maladie rhumatismale chronique. ceci d’autant plus qu’elle est parfaitement bien tolérée Elle diminue de façon appréciable ou supprime même la prise d’antalgiques classiques. qui sont toujours agressifs pour l’organisme à long terme. La plante est aussi un bon diurétique qui est utilise dans les cures d’amincissement pour favoriser l’élimination rénale de l’eau et résorber les œdèmes ou la composante douloureuse est souvent présente.

INDICATIONS :- CELLULITE,
- TRATEMENT DE FOND DES RHUMATISMES CHRONIQUES,
- ARTHROSE,
- ŒDÈMES,
- FIÈVRE.

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La berce

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Berces
Heracleum sphondylium

Cette belle plante, de la taille de l’angélique des bois (elle atteint 1,50 m, parfois plus), est commune dans les lieux frais, les prairies, au bord des routes, dans les clairières, de la plaine à l’étage montagnard. On la reconnaîtra » à ses grandes feuilles (jusqu’à 60 cm), composées de 3-7 larges folioles très irrégulièrement lobées-dentées, ondulées, poilues sur les deux faces, la supérieure verte et sombre, l’inférieure veloutée-grisâtre, à gros pétiole ouvert à la base en gaine rougeâtre embrassant la tige ; celle-ci, robuste, creuse, profondément cannelée et très velue-hérissée. Les grandes ombelles, à 15-30 rayons de taille souvent inégale, portent des fleurs généralement blanches, parfois rosées ; celles du pourtour de l’ombelle sont bien plus grandes que les autres et leurs pétales sont échancrés en V ; les fruits sont ovales, aplatis et bordés d’une aile étroite. La berce, plante variable, comprend en Europe neuf sous-espèces dont les propriétés seraient voisines. Il est préférable d’utiliser cependant la plus répandue d’entre elles, la sous-espèce sphondylium, à laquelle s’applique la description ci-dessus. La plante est bisannuelle (ou, parfois, brièvement vivace) et fleurit l’été de la deuxième année.
On utilise la racine, les feuilles et les semences. On récolte la première de préférence au début du printemps, les semences à maturité; les feuilles s’emploient plutôt à l’état frais. Choisissez les plantes des lieux les moins humides.
• Famille d’abord difficile, aux nombreuses espèces toxiques, les Ombellifères appellent la prudence : le recours aux flores détaillées est indispensable.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
• Usage interne
La berce, appelée autrefois branc-ursine (« Patte d’ours »), dont Cazin disait déjà qu’elle méritait d’être étudiée, a été, voici quelques années, tirée du sommeil par des expérimentateurs modernes, dont le Dr Leclerc. Ce dernier a reconnu à la plante de nettes vertus aphrodisiaques qu’il a mises à profit avec succès dans plusieurs cas d’asthénie génésique (alcoolature des fruits, à fairemacérer dans leur poids d’alcool à 90° pendant 8 jours; agiter de temps en temps ; passer et filtrer ; 50 gouttes 3 fois par jour). La racine, en décoction à 20 g par litre, a servi de vermifuge et de remède des dyspepsies. Les recherches récentes du Pr R. Paris conduisent cependant à des perspectives plus intéressantes: la teinture des semences diluée dans du sérum physiologique s’est en effet montrée une bypotensiue remarquable (10 gouttes 3 fois par jour, dans l’hypertension). D’autres indications anciennes, tant comme antirhumatismale (emploi populaire de la racine dans l’arthrite déformante) que comme antiseptique urinaire (fruits), restent à vérifier (et la berce n’est pas le plus mal connu des simples O.
• Usage externe
La berce a été employée, dans les campagnes, comme résolutive (feuilles et racine fraîches broyées) et s’est montrée efficace sur les abcès, les engorgements lymphatiques, les furoncles, les ulcères, les piqûres d’insectes.
USAGES DIVERS
Acre et même un peu caustique, la berce a pourtant des usages alimentaires: cuites à l’eau, les jeunes pousses et feuilles font un légume savoureux. Ne récoltez que les plantes des sols non humides. Riche en sucre, la moelle des tiges est consommée en Sibérie, séchée et réduite en farine. La tige, les pétioles, les semences, après ébullition dans l’eau, ont servi, dans tout le Nord de l’Europe et jusqu’en Asie septentrionale, à fabriquer une sorte de bière acide (le pars! ou bartsh des Polonais, qui serait à l’origine du mot berce) par fermentation dans un tonneau : « Si on accumule les tiges et les pétioles brisés dans un tonneau et qu’on verse de l’eau pour couvrir le tout, après un mois de fermentation on en retire une masse d’un goût aigrelet, et assez agréable », dit Thore en 1803. De ce marc on tirait une liqueur très enivrante qui, selon Steller, jette dans la mélancolie, procure des songes affligeants, et affaiblit beaucoup. Bosc, qui a expérimenté un certain nombre de ces recettes, nous dit (1822) :  »J’ai désiré imiter les Kamtschatkales dans les préparations de la berce branc-ursine ; mais je n’ai pas réussi à en rendre les pétioles agréables et à en composer une liqueur potable. » Essayez; la plante est commune un peu partout.

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