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DATURA STRAMOINE

Posté par eurekasophie le 15 septembre 2009

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Datura stramoine
 

( Datura stramonium )

( Solanacées )

Datura stramoine
 Datura stramonium
Datura stramonium
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Datura
Nom binominal
Datura stramonium

Synonyme(s) : Pomme épineuse, Herbe aux sorciers endormis

Le datura stramoine ou stramoine officinal (Datura stramonium L.) a beaucoup de noms vernaculaires : stramoine, pomme-épineuse, herbes-aux-taupes, chasse-taupe, herbe du diable, endormeuse, Jimson weed, pomme poison, trompette des anges ou trompette de la mort, faisant référence à la forme de la fleur ou à la toxicité de ses fruits

Il s’agit en France et en Europe de l’une des trois solanacées parasympatholytiques officinales, avec la  belladone  et la jusquiame noire.
 Le datura est une plante herbacée annuelle pouvant atteindre 1,5 mètre de haut. C’est une plante assez commune en France que l’on trouve à l’état sauvage, mais que l’on cultive également à des fins ornementales avec les risques que cela comporte. Les feuilles sont  découpées profondément en lobes aigus qui se finissent par des pointes et présentent des nervures saillantes sur la face inférieure. La fleur et le fruit sont très remarquables et facilement identifiables. La fleur est grande (jusqu’à 10 cm de long) et présente une corolle tubuleuse, qui se finit en s’évasant (l’ensemble fait penser à une trompette), avec des pétales blanchâtres. Le fruit est une capsule épineuse (d’où le nom de pomme épineuse) qui contient de nombreuses graines noires en forme de haricot.

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Pharmacologie et intoxication :

Les alcaloïdes du datura, atropine, hyosciamine et scopolamine, sont tous trois des parasympatholytiques, c’est à dire qu’ils vont avoir une action antagoniste sur le système nerveux parasympathique.
L’atropine exerce un effet inhibiteur sur les récepteurs muscariniques périphériques en exerçant un antagonisme compétitif  sur la fixation d’acétylcholine sur ces récepteurs.
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Les effets de l’atropine sont :

  • Augmentation du rythme cardiaque (tachycardie par inhibition du nerf pneumogastrique).
  • Tarissement de toutes les sécrétions : salive, sueur, larmes, sécrétions digestives,…
  • Sécheresse de la peau et des muqueuses, rougeur de la face.
  • Mydriase (dilatation de la pupille).
  • Augmentation de la pression intra-oculaire.
  • Troubles de la vision par paralysie des muscles ciliaires, on ne peut plus voir nettement les objets de près (cycloplégie).
  • Relâchement des fibres musculaires lisses au niveau intestinal (transit ralenti), urinaire (rétention urinaire) et bronchique (dilatation des bronches).
  • A dose élevée on a une action sur le système nerveux central avec agitation, confusion, délire, hallucination,… On parle à ce propos de délire atropinique.

Les effets de la scopolamine, bien que moins marqués, sont comparables à ceux de l’atropine à une exception près : l’action sur le système nerveux central. En effet la scopolamine a une action sédative, hypnotique et amnésiante, voire incapacitante à forte dose.
En cas d’intoxication par le datura ont retrouve un tableau clinique comparable à celui d’une intoxication par la belladone avec les effets anticholinergiques très marqués des alcaloïdes tropaniques (voir ci-dessus). Cependant, contrairement à la belladone, compte tenu de la forte teneur en scopolamine, le datura exercera un effet hypnotique et sédatif sur le système nerveux central qui l’emportera sur les effets excitants de l’atropine et de l’hyosciamine. Le sujet aura un comportement perturbé : sensation ébrieuse, vertige, modification de la perception du temps et de l’espace, troubles de la parole et amnésie. Les troubles hallucinatoires semblent être constants dans ce type d’intoxication, avec visions colorées, apparitions d’animaux ou d’arbres fantastiques, objets et perspectives déformés. Aux hallucinations visuelles viennent s’ajouter des hallucinations auditives et parfois tactiles. Le risque majeur lors des épisodes hallucinatoires est lié au comportement du sujet intoxiqué qui peut être suicidaire, parfois agressif, et dont les actes inconsidérés peuvent conduire à une mort accidentelle (noyade, défenestration).
Au début des années 90 un certain nombre d’incidents, parfois graves, concernant l’usage détourné de cigarettes médicamenteuses à base de datura, préconisées dans le traitement de l’asthme, a conduit les autorités à enlever ces produits du marché.
Le datura est depuis longtemps utilisé au cours de cérémonies rituelles (magie, sorcellerie, divination) pour provoquer des transes, des hallucinations et des sensations de lévitation.
On peut également noter que dans certains pays on utilise la scopolamine ou des préparations en contenant à des fins criminelles afin d’assassiner ou de dévaliser les gens, les effets incapacitants de la scopolamine sont exploités pour droguer la victime et la mettre dans l’incapacité de se défendre ou d’appeler de l’aide.

Traitement de l’intoxication :

Si possible évacuation du toxique par lavage gastrique ou vomissements provoqués (sirop d’ipéca). L’administration de charbon activé peut également freiner le passage des substances toxiques dans le sang. La rétention urinaire peut nécéssiter la pose d’une sonde. Enfin l’administration de physostigmine, que l’on considère comme un antidote possible, doit être tenté avec beaucoup de prudence compte tenu des effets de ce produit.

Utilisations officinales : cette plante figure encore dans la pharmacopée moderne car elle a les mêmes propriétés que la belladones.

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…UN SAVOIR SUR LES VERTUES MEDICINALES DES PLANTES ……

Posté par eurekasophie le 3 septembre 2009

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Au cours des siècles, les anciens ont accumulé un véritable savoir sur les vertues médicinales des plantes. Tout le monde a entendu parler des remèdes de santé de nos grand-mères : ail, choux,… sous forme de cataplasme ou de décoction.

Mais il existe aussi une antique tradition de soins par les fleurs ; ceux-ci sont moins connus car ils nécessitent une manipulation et un dosage extrêmement précis. Je vous indique dans cet article d’une manière générale les effets thérapeutiques des fleurs sauvages en vous mettant particulièrement en garde contre une utilisation non avertie. Certaines de ces plantes peuvent être extrêmement dangereuses, même à des doses infinitésimales, aussi ne jouez pas à l’apprenti-sorcier !

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CIRCULATION DU SANG logophyto.jpg

Antihémorragiques – antihémorroïdales – antivariqueuses
Aigremoine, Bistorte (ou Serpentaire rouge), Bourse-à-pasteur, Marronnier d’Inde, Prêle, Consoude, Githago (vénéneux), Limaire, Millefeuille, Myrtille, Lamier blanc, Petit plantain, Salicaire, Pimprenelle.

Hipotensives (qui font baisser la tension artérielle).
Ail,
Alliaire, Bourse-à-pasteur, Fumeterre officinale, Chiendent, Citron, Olivier, Groseillier rouge, Gui.

Sédatives de l’activité cardiaque.
Aubépine, Genêt, Mélisse,
Lamier blanc, Valériane.

Stimulatrices et toniques cardiaques.
Aconit, Adonis,
Arnica, Digitale jaune, Digitale pourpre , Hellébore fétide, Fumeterre, Genêt à balai, Genêt d’Espagne, Muguet, Rose de Noël.

APPAREIL DIGESTIF logophyto.jpg

Antispasmodiques et carminatives (contre les spasmes de l’estomac et de l’intestin, les flatulences gastriques et les gaz intestinaux).
Ail, Angélique sauvage, Belladone (vénéneuse), Camomille, Gentiane,
Pissenlit, Genévrier, Jusquiame (vénéneuse), Mélilot blanc, Thym Serpolet, Stramoine Métel (vénéneuse), Tanaisie, Thym, Valériane.

Antiulcéreuses (de l’estomac).
Chou,
Consoude, Chiendent, Grande Ortie, Lamier blanc, Thym Serpolet, Thym, Pensée sauvage.

Antiémétiques (qui arrêtent les vomissements).
Menthe, Primevère, Citronnier.

Astringentes (par voie interne, contre les diarrhées et les dysenteries).
Aigremoine, Alchémille vulgaire, Bïstorte (ou Serpentaire rouge), Bourse-à-pasteur, Capillaire, Marronnier d’Inde, Fraisier des bois, Citronnier, Myrtille, Airelle rouge, Nénuphar, Grande Ortie, Lamier blanc, Parnassia, Pervenche, Petit Plantain, Prunellier, Chêne rouvre, Eglantier, Ronce, Salicaria, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Pimprenelle, Busserole.

Bouche et dents.
Guimauve, Consoude, Iris d’Allemagne, Mauve,
Mauve Alcée, Menthe, Thym Serpolet, Thym, Ronce (ou Mûrier sauvage).

Cholérétiques et cholagogues (qui stimulent la sécrétion biliaire et en facilitent l’évacuation dans l’intestin).
Absinthe, Bourrache, Buis,
Chardon Roland, Eupatoire, Chélidoine, Petite Centaurée, Chicorée sauvage, Oignon, Cuscute, Pissenlit, Polypode (ou Réglisse des bois), Fougère royale, Fumeterre, Chiendent, Menthe, Bugrane épineuse, Romarin, Sauge officinale, Sauge des près, Sauge visqueuse, Thym, Liseron des champs.

Digestives, stomachiques, stimulatrices de l’estomac.
Ail, Aigremoine, Angélique sauvage,
Arnica, Armoise vulgaire, Camomille, Chardon argenté, Petite Centaurée, Chicorée sauvage, Pissenlit, Achilée musquée, Grand-Taconnet, Génépi des Alpes, Gentiane, Genévrier, Laurier noble, Citronnier, Houblon, Menthe, Mille-feuille, Parnassia, Pervenche, Rhubarbe des moines, Romarin, Sauge, Sauge des près, Sauge visqueuse, Thym Serpolet, Tanaisie, Thym, Véronique officinale, Trèfle d’eau (ou Ményanthe), Verveine commune.

Laxatives.
Guimauve,
Chardon Roland, Eupatoire, Petite Centaurée, Alkékenge, Oignon, Cuscute, Pissenlit, Polypode (ou Réglisse des bois), Fumeterre, Mauve, Pêcher, Rhubarbe des moines, Sureau noir, Pensée des Alpes, Pensée sauvage.

Purgatives.
Buis, Bryone (ou Vigne blanche) (dangereuse), Eupatoire, Chélidoine, Pissenlit, Polypode (ou Réglisse des bois), Fusain (dangereux), Genêt à balai, Genêt d’Espagne, Pêcher, Ricin (vénéneux), Sureau noir, Raisin d’Amérique, Baguenaudier, Liseron des champs.

Emétiques (qui provoquent les vomissements).
Bryone ou Vigne blanche (dangereuse),
Cyclamen, Fusain (dangereux), Narcisse, Saponaire officinale, Sceau-de-Salomon, Raisin d’Amérique, Varaire (ou Ellébore blanc) (vénéneux), Pensée sauvage, Pensée des Alpes.

APPAREIL RESPIRATOIRE logophyto.jpg

Antiasthmatiques.
Ail,
Aigremoine, Angélique sauvage, Belladone, Aubépine, Chélidoine, Lierre terrestre, Ephédra (dangereux),Jusquiame (vénéneuse), Millepertuis perforé, Hysope, Mélisse, Menthe, Pin sylvestre, Polygala commun, Coquelicot, Romarin, Sauge officinale, Sauge des près, Sauge visqueuse, Bouillon-Blanc, Tussilage, Thym, Valériane.

Antiseptiques et balsamiques (qui désinfectent et calment les inflammations des voies respiratoires).
/

Expectorantes, Béchiques (qui favorisent l’expulsion des catarrhes bronchiques et calment la toux).
Bouleau,
Bruyère incarnate, Ephédra (dangereux), Achillée musquée, Génépi des Alpes, Genévrier, Millepertuis perforé, Hysope, Myrtille, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Thym, Angélique sauvage, Guimauve, Bourrache, Polygala faux-buis, Capillaire, Oignon, Consoude, Cresson, Lierre terrestre, Hysope, Mauve, Origan (ou Marjolaine sauvage), Coquelicot, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Polygala vulgaire, Pulmonaire, Pâquerette, Primevère, Saponaire officinale, Bouillon-blanc, Véronique officinale, Tussilage, Pensée des Alpes.

Pectorales (contre les affections de poitrine, c’est-à-dire des voies respiratoires).
Bourrache, Guimauve, Oignon,
Consoude, Cresson, Polypode (ou Réglisse des bois), Chiendent, Millepertuis perforé, Achillée musquée, Vipérine (ou Langue d’oie), Génépi des Alpes, Mauve, Pariétaire, Petit Plantain, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Sureau noir, Tussillage, Bouillon blanc, Pensée des Alpes, Anthyllide vulnéraire.

SYSTEME NERVEUX logophyto.jpg

Antispasmodiques (contre les spasmes, c’est-à-dire les contractions musculaires excessives et persistantes soit des muscles, soit des fibres contractiles internes).
Aconit napel, Anémone des Alpes (dangereuse), Angélique sauvage, Arnica, Aubépine, Caille-Lait (ou Gaillet), Camomille, Marronnier d’Inde, Fumeterre, Jusquiame (vénéneuse), Mélilot blanc, Mélisse, Menthe, Achillée millefeuille, Morelle noire, Sclarée, Narcisse, Romarin, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Véronique officinale, Tussilage, Valériane, Gui.

Excitantes.
Ail, Angélique sauvage, Armoise vulgaire, Absinthe, Basilic, Cresson,
Genévrier, Laurier noble, Menthe, Berce, Romarin, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Thym serpolet, Tanaisie, Thym.

Sédatives.
Aristoloche (dangereuse), Basilic,
Belladone, Aubépine, Caille-Lait (ou Gaillet), Camomille, Ellébore fétide (vénéneuse), Fumeterre, Jusquiame (vénéneuse), Houblon, Mélilot blanc, Morelle noire, Nénuphar, Coquelicot, Bouillon blanc, Valériane.

VICES DU SANG – APPAREIL GENITO-URINAIRE logophyto.jpg

Antidiabétiques.
Aigremoine, Bardane, Oignon, Cresson, Géranium sanguin, Genévrier, Myrtille, Olivier, Pervenche, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse.

Antilithiasiques (contre les calculs des reins et de la vessie).
Bruyère, Bugrane, Bugrane épineuse,
Chardon Roland, Alkékenge, Maïs, Millepertuis perforé, Hysope, Myrtille, Airelle rouge, Sureau noir.

Antirhumatismales.
Aconit (vénéneux), Ail, Alliaire, Aigremoine, Anémone des Alpes (dangereuse), Aristoloche (dangereuse), Bouleau, Buis, Bruyère, Colchique (vénéneux),
Digitale pourpre, Digitale jaune, Douce-Amère, Lierre terrestre, Prêle, Bruyère incarnate, Fraisier, Genévrier, Maïs, Citronnier, Myrtille, Bugrane épineuse, Grande Ortie, Primevère, Reine des prés, Groseillier rouge, Romarin, Saponaire officinale, Thym Serpolet, Verveine, Pensée sauvage.

Antiseptiques (qui désinfectent les voies urinaires).
Camomille,
Genévrier, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Ephédra (dangereux), Busserole, Bruyère, Sclarée, Hysope, Airelle rouge, Linaire, Romarin, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Verge-d’Or.

Dépuratives.
Alliaire, Angélique sauvage, Bardane, Bruyère, Eupatoire, Chicorée sauvage, Corydale (dangereuse), Cresson, Cresson des prés, Douce-Amère, Pissenlit, Raisin d’Amérique, Fraisier, Fumeterre, Chiendent, Houblon, Bugrane épineuse, Lamier blanc, Pariétaire, Rhubarbe des moines, Groseillier rouge, Sureau noir, Saponaire officinale, Pensée sauvage.

Diurétiques (qui stimulent la fonction des reins).
Oseille, Alléluia, Ail,
Alliaire, Alchémille vulgaire, Aristoloche (dangereuse), Bardane, Basilic, Bouleau, Aubépine, Bourrache, Bryone (ou Vigne blanche) (dangereuse), Bruyère, Caille-Lait (ou Gaillet), Chardon Roland, Eupatoire, Chardon argenté, Chélidoine, Chicorée sauvage, Oignon, Prêle, Cresson. Cresson des prés, Cuscute, Pissenlit, Douce-Amère, Bruyère incarnate, Fougère royale, Bleuet, Fraisier, Géranium sanguin, Iris d’Allemagne, Geniévre, Genêt à balai, Genêt d’Espagne, Chiendent, Maïs, Mélèze, Laurier noble, Citronnier, Pâquerette, Myrtille, Airelle rouge, Muguet, Olivier, Bugrane épineuse, Grande Ortie, Pariétaire, Parnassia, Epicéa (ou Pesse), Pi!oselle, Pervenche, Pêcher, Petit Plantain, Pin sylvestre, Prunellier, Rhubarbe des moines, Reine-des-Prés, Groseillier rouge, Eglantier, Sauge officinale, Sauge des prés, Sauge visqueuse, Sureau noir, Saponaire officinale, Joubarbe, Busserole, Verge-d’Or, Pensée sauvage, Pensée des Alpes.

Emménagogues (qui favorisent les règles et en augmentent le volume).
Armoise vulgaire, Aristoloche (dangereuse), Capillaire, Petite Centaurée, Fraxinelle, lmpératoire, Douce-Amère, Gentiane, Romarin, Sauge officinale,
Sauge des prés, Sauge visqueuse, Lamier blanc, Mélisse, Hysope, Séneçon Jacobée, Achillée millefeuille.

Sudorifiques (qui stimulent la transpiration).
Arnica (dangereuse), Bardane,
Bourrache, Buis, Corydole (dangereuse), Douce-Amère, Achillée musquée, Bruyère incarnate, Grand-Taconnet, Fumeterre, Genièvre, Githago (vénéneux), Génépi des Alpes, Impératoire, Hysope, Laurier noble, Origan (ou Marjolaine sauvage), Coquelicot, Pêcher, Reine-des-Prés, Sureau noir, Saponaire officinale, Véronique sauvage (ou Thé d’Europe), Tussilage, Verge-d’Or, Pensée sauvage, Pensée des Alpes.

MALADIES DE LA PEAU logophyto.jpg

Astringentes (en applications externes).
Bouleau, Guimauve, Bruyère, Caille-Lait (ou Gaillet), Camomille, Petite Centaurée, Consoude, Cresson, Bruyère incarnate, Hysope, Mille-feuille,
Myrtille, Bugrane épineuse, Pariétaire, Pervenche, Petit Plantain, Chêne rouvre, Salicaire, Sauge, Thym Serpolet, Thym.

Cicatrisantes.
Bardane, Basilic, Bugle, Chou,
Consoude, Grand-Taconnet, Géranium sanguin, Mille-feuille, Pariétaire, Petit Plantain, Romarin, Salicaire, Thym, Bouillon blanc, Verge-d’Or, Pensée sauvage, Vulnéraire.

Rubéfiantes, révulsives.
Anémone des Alpes, Ail,
Alliaire, Arnica, Bryone, Chélidoine, Oignon, Genièvre, Laurier noble, Mélèze, Narcisse, Epicéa (ou Pesse), Pin sylvestre, Sabine.

MALADIES DES YEUX logophyto.jpg

Collyres.
Guimauve, Camomille,
Bleuet des champs, Linaire, Mauve, Mélilot blanc, Petit Plantain.

PARASITES INTESTINAUX logophyto.jpg

Ail, Alliaire, Armoise, Absinthe, Camomille, Fraxinelle, Tanaisie, Thym.

                                                                                                                                                                       

D’après A. Poletti, « Fleurs et plantes médicinales », Delachaux & Niestlé 1982

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JUSQUIAME

Posté par eurekasophie le 6 juillet 2009

 

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                                   Jusquiame blanche                                                                                                                                              Jusquiame noire
Les jusquiames sont des plantes appartenant au genre Hyoscyamus et à la famille des Solanacées. On en connaît deux espèces en Europe : la jusquiame blanche

Hyoscyamus
 Jusquiame noire
Jusquiame noire
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre
Hyoscyamus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Solanales
Famille Solanaceae

(Hyoscyamus albus L.), qui pousse sur le pourtour du bassin méditerranéen, et la jusquiame noire (Hyoscyamus niger L.), beaucoup plus cosmopolite. Les deux plantes sont toxiques, contenant divers alcaloïdes tels que l’atropine, l’hyoscyamine et la scopolamine. Elles sont cependant moins dangereuses que le datura ou la belladone, qui contiennent les mêmes alcaloïdes mais en plus grandes proportions.

Appelée également fève à cochons, en anglais Henbane, Fetid night shade, la jusquiame est une plante herbacée possédant des poils visqueux et dégageant une odeur nauséabonde. Ces fleurs sont jaunes tirant sur le gris et son fruit est une capsule qui contient des graines en abondance et de couleur brune. L’ensemble de la plante apparaît velu et duveuteuse et est très vénéneuse. La plante pousse particulièrement sur les décombres et les friches. Elle était utilisée dentis quitter car possédant des vertus enivrante (apportant l’ivresse) et soporifique (facilitant le sommeil).

 

Floraison : de mai à août.

Cycle de vie : bisannuelle.

Toxicité : très toxique dans toutes ses parties.

Habitat : terrains vagues, décombres, les fosses à fumier et le long des sentiers.

Fleurs : fleurs blanc-jaune, veinées de violet, violet sombre à la base, en forme de cloche de 2 à 3 cm ; 5 étamines.

Feuilles : feuilles dentées ou lobées.

Reproduction : capsule à 2 loges s’ouvrant à maturité par un couvercle au sommet.

Commentaires : plante visqueuse, à forte odeur fétide, à poils raides.
Plante nitrophyle.
Se souvenir toujours, même on cueillant les feuilles, qu’il s’agit d’une plante vénéneuse.

Utilisations officinales : la jusquiame a surtout des propriétés sédatives. On l’utilise comme antispasmodique contre les spasmes de l’estomac, la maladie de Parkinson, les entérites, les entérocolites, les douleurs de la vessie, etc. On l’emploie aussi pour calmer les crises d’hystérie, l’agitation due à l’éthylisme, etc., contre les névralgies (du trijumeau, en premier lieu), et pour calmer les douleurs en général.
En applications externes, on la recommande, en solution huileuse, contre la goutte, les rhumatismes, les contusions et les maux d’oreilles. On peut fumer les feuilles pour calmer les crises d’asthme.

 

L’huile de jusquiame entre dans la composition de pommade contre les douleurs rhumatismales mais sur ordonnance médicale.
Certaines intoxications par la jusquiame noires ont été décrites mais elles ne sont pas fréquentes, grâce a son odeur nauséabonde qui repousse le plus souvent les consommateurs accidentels. On a néanmoins décrit quelques cas d’intoxications volontaires dans un but toxicomanogène surtout chez l’adolescent.

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LE PEUPLIER

Posté par eurekasophie le 3 juin 2009

peupliersaiso.jpg      Peuplier à travers les saisons

Peuplier
 Peupliers
Peupliers
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Salicales
Famille Salicaceae
Genre
Populus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Salicaceae

SON NOM
Il existe plusieurs interprétations possibles du nom « peuplier » qui vient du latin populus et signifie « peuple ». On a dit que c’était parce que, chez les Romains, on le plantait dans les lieux publics. D’autres veulent que ce soit parce qu’il était extrêmement populaire (de populeir, « qui appartient au peuple »), notamment chez les Celtes qui lui vouaient un véritable culte. Mais celle que je préfère est la suivante : le bruissement que font ses feuilles au moindre souffle de vent rappelle le bruit confus d’une foule.

De toutes les espèces, le peuplier faux-tremble (P. tremuloides) – ou son équivalent européen, le tremble (P. tremula) – est celui dont les feuilles s’agitent le plus. À cause de cette caractéristique, il s’est vu attribué toutes sortes de légendes, ainsi qu’une symbolique « religico-mystique ». Ainsi, les premiers chrétiens croyaient que les feuilles tremblaient de honte, le Christ ayant été soi-disant crucifié sur une croix faite de bois de tremble.

En France, dans certaines régions, on donnait jadis au peuplier noir (P. nigra) le nom de « liard » (de « lier »), les jeunes tiges de cet arbre ayant souvent remplacé l’osier. Au Québec, on a attribué ce nom à deux espèces, le P. balsamifera et le P. deltoides.

 

ET CA SE MANGE ?
Au printemps et au début de l’été, l’écorce interne du peuplier baumier est épaisse, sucrée et juteuse, si bien qu’elle a été beaucoup consommée par les Amérindiens. On la préférait à toute autre, au point qu’on n’hésitait pas à la manger sur place. Les plus généreux rapportaient les surplus d’écorce au campement pour en faire une sorte de dessert en la mélangeant à de la graisse de poisson-chandelle ou à une autre huile. Sucrée, elle se détériore rapidement par fermentation, ce qui est un avantage lorsqu’on veut en faire une boisson aux propriétés enivrantes. Justement, c’était parfois le cas et on l’a donc utilisée à cette fin. Les Amérindiens ont également consommé l’écorce du peuplier faux-tremble (P. tremuloides) et du peuplier à grandes dents (P. grandidentata). En Europe et en Asie, on a consommé l’écorce de divers peupliers. On la faisait sécher et on l’ajoutait au pain et aux bouillies.

Au printemps, les Kootenay de l’Ouest avaient l’habitude de récolter la sève du peuplier baumier et de la consommer comme boisson. On la récoltait aussi en juin, à l’occasion du rituel de la Danse du Soleil, afin qu’elle serve de boisson rafraîchissante aux participants qui, durant quatre jours d’affilée, devaient jeûner et danser.

On a mangé les bourgeons, l’écorce interne et les semences du P. deltoides. Les inflorescences et les jeunes pousses se mangent cuites. En période de disette, les feuilles de diverses espèces ont également été consommées, mais elles ne sont pas très savoureuses.

Chez certaines nations, les cendres ont servi de sel avant l’arrivée des Blancs. De plus, le bois a servi à fumer les aliments.

À noter qu’il pousse sous le peuplier baumier un champignon comestible qui vit en symbiose avec lui. Il s’agit du Tricholoma populinium (ou champignon du peuplier) prisé depuis toujours des Amérindiens de l’Ouest.

 

 ET CA SOIGNE QUOI ?
Le peuplier est diurétique, éliminateur de l’acide urique, antiputride urinaire, aseptisant et fluidifiant des sécrétions bronchiques, ainsi que tonique.

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Les bourgeons

Les bourgeons du P. nigra ont été recommandés par voie interne dans les maladies chroniques du poumon et des voies urinaires, ainsi que dans les rhumatismes chroniques.

On en faisait soit une infusion, soit une teinture (une partie de bourgeons frais et 6 parties d’alcool à 33 degrés), soit un extrait fluide entrant dans la composition d’un sirop contre la toux.

Tout comme le saule avec qui il partage la même famille botanique, le peuplier est riche en salycates. Lors de l’ingestion des bourgeons, les salycates se transforment en acide salicylique à l’état naissant (en Aspirine, quoi!), d’où leur action calmante.

En Amérique, ce sont surtout les bourgeons du P. balsamifera et, à un moindre degré, ceux du P. deltoides, qui ont servi en médecine, notamment pour diverses préparations dont le sirop composé de pin blanc, ainsi que pour la confection d’onguents et de pansements.

L’infusion se prépare à raison de 2 cuillerées à soupe de bourgeons dans ½ litre d’eau bouillante. Ou de 2 à 4 gros, écrivent les soeurs de la Providence, dans une chopine de vin ou d’eau. Un gros, pour ceux qui l’ignorent, c’est exactement un drachme, ou 72 grains, ou 3 scrupules, ou 4 grammes… Et une chopine, c’est un demi-litre. Voilà tous les secrets des Anciens dévoilés! Infuser 15 minutes. Prendre 3 tasses par jour.

On s’est aussi servi de la décoction en compresse contre les douleurs arthritiques ou rhumatismales.

Le vin de bourgeons de peuplier est un incontournable tonique du printemps. Il se prépare en faisant macérer 100 grammes de bourgeons concassés dans un litre de vin. En principe, on ajoute 40 grammes d’écorce d’orange amère histoire d’augmenter son effet tonique, mais on peut s’en passer. Au bout de dix jours, filtrer. À noter que les amateurs de bon vin ont tout intérêt à se préparer psychologiquement avant d’ingurgiter cette potion extrêmement résineuse à saveur de propolis et à l’arôme de térébenthine, qui éteint toute autre sensation gustative pendant les heures qui suivent. On en prend 50 ml, deux fois par jour avant les repas.

L’onguent populeum, version allégée

 

Composé de bourgeons de peuplier, ainsi que de belladone, de jusquiame, de morelle noire et de pavot, l’onguent populeum est un remède traditionnel que l’on employait jadis dans le traitement des douleurs rhumatismales aiguës, des hémorroïdes et des gerçures. Comme toutes les plantes de cet onguent sont, à part le peuplier, interdites de séjour, dangereuses ou socialement inacceptables, voici une recette peut-être moins intéressante, mais tout à fait orthodoxe :

 

Utiliser soit 500 grammes de saindoux (graisse de porc vendue en épicerie), soit 250 grammes de saindoux et 250 grammes de cire d’abeille.

 

Faire fondre dans un bain-marie, puis ajouter 200 grammes de bourgeons de peuplier baumier. Laisser frémir pendant une demi-heure.

 

Ôter du feu, laisser légèrement refroidir, puis vider la préparation dans un mortier et triturer intimement jusqu’à ce que le mélange soit onctueux et homogène.

 

Mettre dans des pots peu profonds à large ouverture et conserver au frais. (En théorie, les principes résineux des bourgeons devraient empêcher le saindoux de rancir.)

 

Les préparations à base de saindoux uniquement (sans cire d’abeille) peuvent servir à la confection de suppositoires qui pourront être administrés en cas d’hémorroïdes. Mouler les suppositoires à la main, puis les réfrigérer pour qu’ils gardent leur forme.

 

L’écorce

Plutôt amère, l’écorce du peuplier noir a servi de succédané à la quinine dont elle possède les propriétés toniques. On s’en servait jadis pour traiter les cas de débilité, d’indigestion, de perte de conscience, d’hystérie, ainsi que pour les troubles urinaires. L’écorce du P. alba européen a servi à soigner la sciatique et les brûlures. Quant à l’écorce du faux-tremble, on croit que les Amérindiens s’en servaient comme vermifuge. On a, en outre, employé cette écorce, et parfois les feuilles, pour le traitement des fièvres.

Dans la tradition herboriste américaine, l’écorce de diverses espèces de peuplier a été utilisée dans des composés destinés aux femmes souffrant de troubles menstruels.

Le bois

Utilisé en médecine comme antiseptique intestinal, le charbon végétal est généralement fait avec du bois de peuplier (ou de bourdaine). Absorbant des gaz intestinaux, des toxines microbiennes et de divers poisons, il peut diminuer sensiblement les effets dévastateurs de ces substances toxiques, d’où son emploi traditionnel dans les ballonnements, les diarrhées putrides, les colites et les intoxications, alimentaires ou autres. En principe, on devrait pouvoir fabriquer du charbon végétal avec un équipement des plus rudimentaires. Toutefois, il est important que la combustion du bois se fasse très lentement et de façon incomplète. Jadis, on empilait le bois en tas volumineux que l’on recouvrait de paille humide ou de terre avant d’y mettre le feu. Aujourd’hui, on procède souvent par distillation à l’abri de l’air.

Les feuilles

On appliquait jadis les feuilles sur les coupures et les plaies ulcérées. En Europe, on a employé un extrait liquide des feuilles du P. tremula (très proche de notre faux-tremble) pour soulager l’inflammation accompagnant l’hyperplasie de la prostate. Cette action serait attribuable aux glucosides de salicylé que renferment les feuilles.

 

 

 

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PLANTES TOXIQUES OU SUSPECTES

Posté par eurekasophie le 2 juin 2009

 

 

 

 

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Plantes toxiques

 

 

 ou suspectes

 

 

 

 

c/o Hôpital Central de la Base Reine Astrid Rue Bruyn1120 Bruxelles


Secrétariat : 02/264.96.36 

 

 

 

TOXICITE DES PLANTES D’APPARTEMENT ET DE JARDIN

 

 

Dr M. Mostin
Centre Antipoisons
c/o Hôpital Central de la Base Reine Astrid
Rue Bruyn
B-1120 Bruxelles
Belgique

 

 

 

Le Centre Antipoisons assure, jour et nuit, une permanence d’information toxicologique en
urgence.
Les médecins de la permanence offrent une assistance téléphonique à toute personne
confrontée à un problème d’intoxication.
En 2007, le Centre Antipoisons a répondu à 53.570 appels dont 43.218 étaient en rapport
avec une exposition à un produit.
Les produits les plus souvent en cause sont les médicaments, les produits ménagers et les
pesticides. A côté de ces préparations, les plantes et les baies attirent également les jeunes
enfants en âge d’explorer leur environnement en portant tout à la bouche.
En 2007, le Centre Antipoisons a été consulté 2.186 fois pour une exposition à une plante et
73 % de ces appels concernaient de jeunes enfants, particulièrement dans le groupe d’âge
des moins de deux ans. Si les intoxications graves sont rares, le contact avec certaines
plantes constitue malgré tout une expérience fort désagréable, voire douloureuse.


PLANTES D’APPARTEMENT


Parmi les plantes d’appartement les plus courantes, méfions-nous des Dieffenbachia.
Le mâchonnement d’une feuille entraîne une irritation intense des muqueuses avec hypersalivation,
voix rauque, difficulté à avaler, parfois même difficultés respiratoires.
La présence de substances irritantes (enzyme protéolytique, cristaux d’oxalates de calcium)
explique ces symptômes.
Dans notre expérience, les accidents causés par le Dieffenbachia concernent surtout des
enfants très jeunes, âgés de six mois à un an. C’est donc une plante à placer hors de portée
des petits explorateurs en attendant de pouvoir leur expliquer qu’il est dangereux d’y toucher.
Les Philodendrons appartiennent à la même famille botanique que les Dieffenbachia, la
famille des Aracées. Les feuilles de certaines espèces de Philodendron contiennent des
cristaux d’oxalates, responsables d’une irritation des muqueuses comparable à celle
occasionnée par le Dieffenbachia. La famille des Aracées comprend également les
Spathiphyllum et les Monstera qui peuvent également occasionner une irritation plus ou
moins marquée.

 

Le groupe des Ficus (Ficus benjamina, Ficus elastica ou Caoutchouc…) comprend des
plantes d’appartement très répandues. L’ingestion d’un morceau de feuille de ficus peut être
responsable d’un peu de diarrhée, le latex de ces plantes ayant des propriétés laxatives.
Aucune intoxication grave impliquant les ficus, n’a été décrite.
Les Euphorbes forment également une grande famille de plantes d’intérieur et de jardin.
Parmi les plantes d’appartement, l’Euphorbia pulcherrima ou Rose de Noël est très
répandue. Ses bractées colorées, rouges ou blanches, sont particulièrement attrayantes.
Le suc de cette plante est légèrement irritant et peut être responsable d’une gastro-entérite
(vomissements, diarrhée).
Le latex d’autres Euphorbes est bien plus irritant que celui d’Euphorbia pulcherrima
(poinsettia). Les épines d’Euphorbia milii ou Epine du Christ peuvent entraîner de
douloureuses blessures; la projection dans l’oeil du latex des Euphorbes candélabres peut
être responsable de sérieuses kératoconjonctivites.
La manipulation des Euphorbes pour les tailler ou les rempoter mérite que l’on mette des
gants et que l’on se protège les yeux. Il est important de bien laver la peau en cas de contact
avec le latex d’une euphorbe : l’effet irritant du latex peut se manifester quelques heures plus
tard et la formation de bulles peut être retardée jusqu’à 12 heures après l’exposition.
Les petits fruits du Solanum pseudocapsicum ou Pommier d’amour ne sont pas
comestibles. Ingérés, ils peuvent occasionner des troubles digestifs surtout s’ils sont encore
verts.
Les plantes du grand groupe des Azalées et des Rhododendrons peuvent contenir une
puissante toxine, la grayanotoxine qui se retrouve notamment dans les feuilles. Il est difficile
de prévoir la présence ou non de la toxine dans une espèce donnée. Il est donc prudent de
placer cette plante hors de portée des enfants et des animaux domestiques, même si aucun
cas grave ne nous a été récemment signalé en raison sans doute des faibles quantités
habituellement ingérées.
Le Gui et le Houx font partie du décor traditionnel des fêtes de fin d’année. Le gui jouit d’une
réputation de plante très toxique. En pratique, l’ingestion de quelques baies n’entraîne en
général qu’une irritation gastro-intestinale.
Les baies de houx peuvent également être responsables de diarrhées toujours très gênantes
chez un jeune enfant.
Les bulbes de Jacinthes, Tulipes, Narcisses et Jonquilles sont parfois confondus avec
des oignons et utilisés pour agrémenter une salade ou un potage. Les vomissements ne se
font, en général, pas attendre et limitent probablement la gravité de l’intoxication.
Diarrhées et douleurs abdominales complètent parfois ce désagréable tableau. Il faut donc
éviter de ranger les bulbes de plantes ornementales avec les oignons et échalotes.
L’eau des vases où séjournent longtemps des fleurs coupées s’enrichit de matières diverses
provenant des tiges et des feuilles. Il y a aussi, bien entendu, un problème de
développement de bactéries. Des malaises ont été rapportés après ingestion accidentelle
d’eau de jonquille, de narcisse et de muguet.
Signalons qu’au moment d’un appel au Centre Antipoisons, nous sommes souvent
confrontés à un problème d’identification de la plante. Il n’est pas toujours facile de
reconnaître par téléphone ″la plante verte à petites feuilles ovales″, motivant l’appel.

Le recours en urgence à l’aide d’un fleuriste est parfois nécessaire et représente toujours une perte de temps.

Nous vous recommandons de connaître le nom (si possible le nom latin) de vos plantes
d’intérieur. En cas d’accident, les recherches seront plus faciles et nous pourrons
rapidement vous conseiller l’attitude à adopter.

 

PLANTES DE PARC ET DE JARDIN

Les petits épis de baies rouge-orange, qui attirent le regard dans les sous-bois en automne,
signalent la présence d‘Arum maculatum.
Les baies d’arum sont toxiques. D’une saveur douce au premier abord, elles entraînent
quelques minutes après l’ingestion un gonflement douloureux des lèvres et de la langue ainsi
qu’une irritation intense des muqueuses de la bouche.
Les baies rouges du chèvrefeuille (Lonicera sp.) sont parfois confondues avec des
groseilles. Elles ne sont pas comestibles mais ne méritent sans doute pas leur réputation de
haute toxicité. Les constituants responsables de la toxicité des chèvrefeuilles sont mal
connus, la prudence est donc recommandée.
Il existe une grande variété de cotoneaster. Les fruits de ces arbustes décoratifs très
répandus contiennent de faibles quantités de glycosides cyanogéniques. En pratique,
l’ingestion de quelques baies est peu dangereuse et n’entraîne pas de symptômes sérieux.
Les gousses de cytise, ou pluie d’or (Laburnum sp.), ressemblent un peu à des haricots.
Les enfants les récoltent parfois pour jouer à la dînette et courent ainsi un risque
d’intoxication à la cytisine contenue dans les graines. Les effets de la cytisine sont
comparables à ceux de la nicotine.
Des vomissements abondants sont l’un des premiers signes de l’intoxication et contribuent
sans doute à en limiter la gravité.
Des troubles cardiovasculaires sont néanmoins à craindre et une observation de quelques
heures à l’hôpital est en général conseillée.
Les Datura (Datura stramonium, pomme épineuse) et les Brugmansia appartiennent à la
même famille. Les Brugmansia connaissent une certaine vogue comme plantes
d’appartement en raison de leurs superbes longues fleurs en trompette. Toutes les parties de
ces plantes, et en particulier les graines, contiennent des alcaloïdes très toxiques. L’ingestion
d’une petite quantité de matière végétale suffit à entraîner une intoxication.
Toutes les parties de l’if (Taxus baccata), sauf la chair rouge de l’arille (« fruit »), contiennent
une toxine très puissante, la taxine. La graine noire au centre de l’arille en contient
également. Des cas d’intoxication très sévères ont été rapportés après absorption d’une
décoction de feuilles.
Les chevaux sont particulièrement sensibles à la toxicité de l’if.
Les glycosides cyanogéniques (libérant du cyanure) contenus dans le feuillage et le noyau
des fruits du laurier-cerise (Prunus laurocerasus) expliquent la toxicité de cette plante.
Des cas d’intoxications ont été décrits chez l’animal (bovins, chèvres).
La chair des fruits mûrs est peu dangereuse.

Les feuilles et surtout les baies du lierre (Hedera) sont toxiques. Les baies sont très amères
et il est donc peu probable qu’un enfant en avale beaucoup. En grande quantité, feuilles et
baies provoquent de sérieux troubles gastro-intestinaux .
Les enfants goûtent souvent aux beaux fruits bleus du mahonia qui sont heureusement
inoffensifs.
Le bel orange vif des fruits du pyracantha est bien tentant pour les enfants. L’ingestion de
ces baies n’occasionne heureusement que des symptômes d’irritation gastro-intestinale.
Les baies rouges du Skimmia japonica posent peu de problèmes. L’ingestion de plusieurs
baies entraîne parfois quelques nausées, une diarrhée et une irritation de la bouche.
Les enfants sont souvent attirés par les fruits rouge-orange en grappe du sorbier.
L’ingestion d’une poignée de baies ou plus peut entraîner des troubles digestifs.
Les baies de sureau noir peuvent être consommées cuites. Crues, elles ont un effet laxatif et
entraînent nausées, vomissements et diarrhée.
Les baies blanches de la symphorine (Symphoricarpus albus) éclatent à la pression.
Elles ne sont pas comestibles mais leur toxicité est faible. Ingérées en grande quantité, elles
peuvent occasionner quelques troubles digestifs.
Les baies rouges ou noires des viornes (Viburnum opulus, Viburnum lantana et autres
espèces cultivées) peuvent provoquer une violente gastro-entérite.

 

 

 

LISTE DES PLANTES TOXIQUES

 

 

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

 

 

Cette liste n’est pas complète. Elle reprend les plantes les plus courantes. Si un accident se
produisait avec une plante ne figurant pas dans la liste, il ne faut pas en conclure que cette
plante n’est pas toxique mais plutôt se renseigner auprès du Centre Antipoisons.
Dans la liste, les plantes dont le nom est souligné sont considérées comme très toxiques.
Dans une famille avec des petits enfants, il vaudrait sans doute mieux ne pas les avoir dans
la maison ou dans son jardin.
Il est probablement impossible d’exclure toutes les plantes toxiques de son jardin. Il est plutôt
à conseiller d’éduquer très tôt les enfants à ne pas toucher aux plantes et à ne pas
consommer des baies sans demander d’abord l’avis d’un adulte.
Certains colliers artisanaux constitués de graines de plantes (Ricinus, Abrus precatorius)
peuvent s’avérer très toxiques !

 

 

 

PLANTES D’APPARTEMENT

 

1. PLANTES DONT LE SUC EST IRRITANT POUR LA PEAU ET LES MUQUEUSES

 

 

- ALLAMANDA CATHARTICA
- ALOCASIA
- ANTHURIUM
- ARISAEMA
- BEGONIA
- CALADIUM
- CAPSICUM FRUTESCENS (Petit Piment) : le suc est très irritant
- CLUSIA MAJOR
- CODIAEUM VARIEGATUM (Croton)
- DIEFFENBACHIA : le suc est extrêmement irritant

- EUPHORBIA MILII (Epine du Christ) :
le suc est extrêmement irritant
- EUPHORBIA PULCHERRIMA (Rose de Noël, Poinsettia) :
le suc est irritant
- EUPHORBIA LACTEA, EUPHORBIA TRIGONA et autres Euphorbes candélabres :
le suc est extrêmement irritant
- EUPHORBIA (autres espèces) : idem
- FICUS ELASTICA (Caoutchouc), FICUS BENJAMINA …. :
le suc est modérément irritant
- MONSTERA DELICIOSA
- NEPHTHYTIS
- PHILODENDRON

- SCHEFFLERA
- SCINDAPSUS
- SPATHIPHYLLUM
- SYNGONIUM
- XANTHOSAMA
- ZANTEDESCHIA

2. PLANTES QUI SONT TOXIQUES SI ELLES SONT AVALEES

- ALOE
- AMARYLLIS : toute la plante, mais surtout le bulbe
- ASCLEPIAS : toute la plante
- AZALEA : toute la plante
- BRUNFELSIA : toute la plante
- CALLUNA VULGARIS (Bruyère commune) : toute la plante
- CATHARANTHUS ROSEUS (Pervenche de Madagascar) :
toute la plante
- CLIVIA MINIATA : toute la plante mais surtout le bulbe
- COLCHICUM BYZANTINUM :
toute la plante est très toxique
- CYCAS REVOLUTA
- CYCLAMEN : surtout le bulbe
- CYPERUS (Papyrus)
- EUONYMUS (Fusain) : toute la plante, surtout les fruits
- GLORIOSA SUPERBA : toute la plante est très toxique
- HEDERA (Lierre) : les feuilles et les fruits sont toxiques
- HYDRANGEA (Hortensia) : toute la plante.

-IPOMOEA TRICOLOR : toute la plante-

JATROPHA PODAGRICA : toute la plante-

NERIUM OLEANDER (Laurier-Rose) : très toxique
- RHODODENDRON : toute la plante
- SOLANUM PSEUDOCAPSICUM (Pommier d’Amour) :
les fruits sont modestement toxiques.

 

 

 

PLANTES DE JARDIN ET PLANTES SAUVAGES

 

 

1. PLANTES DONT LE SUC OU UNE PARTIE DE PLANTE SONT IRRITANTS POUR LA PEAU ET LES

 

MUQUEUSES

 

 

 

- AILANTHUS ALTISSIMA (Ailante glanduleux, Vernis du Japon):
l’écorce et les feuilles peuvent provoquer la formation de cloques sur la peau
- ARUM MACULATUM (Arum, Pied de veau) :
toute la plante est très irritante
- ANEMONE
- ASARUM EUROPAEUM (Asaret)
- CALLA PALUSTRIS (Calla) :
le suc est très irritant
- CHELIDONIUM MAJUS (Chélidoine) :
le suc est très irritant, la plante est toxique
- CLEMATIS (Clématite) :
le suc peut provoquer des cloques sur la peau
- CLEMATIS VITALBA (Clématite des haies) :
le suc peut provoquer des cloques sur la peau
- DAPHNE MEZERUM (Bois gentil, Bois joli) :
les baies, l’écorce et les feuilles sont très irritantes
- EUPHORBIA (Euphorbes) :
le lait de la plante est extrêmement irritant
le contact avec les yeux peut causer de graves dégâts
- GINKGO BILOBA :
le contact avec l’enveloppe de la graine peut provoquer une forte irritation
cutanée
- HERACLEUM MANTEGAZZIANUM (Grande Berce, Berce du Caucase) :
le suc de la plante provoque de graves brûlures quand la peau est exposée au
soleil (photosensibilisation)
- HYACINTHUS ORIENTALIS (Jacinthe) :
toutes les parties de la plante sont irritantes pour la peau

- SEDUM ACRE (Orpin âcre) : le suc est irritant pour la peau et les muqueuses
- TAMUS COMMUNIS (Tamier, Herbe aux femmes battues) :
le suc provoque une irritation importante de la peau et des muqueuses

 

 

2. PLANTES QUI SONT TOXIQUES LORSQU’ELLES SONT AVALÉES

 

 

 

- ABRUS PRECATORIUS (Pater Noster) :
les graines de cette plante de serre, parfois utilisée dans des colliers
artisanaux, sont très toxiques
- ACONITUM NAPELLUS (Aconit) :
toute la plante est très toxique
- ACONITUM VULPARIA (Aconit jaune) :
toute la plante est très toxique
- ACTAEA SPICATA (Actée en épi) : les baies sont toxiques
- ADONIS VERNALIS (Adonis) : toute la plante est très toxique
- AETHUSA CYNAPIUM (Petite ciguë) :
toute la plante est toxique
- AESCULUS HIPPOCASTANUM (Marronnier d’Inde) :
le fruit est toxique
- ANAGYRIS FOETIDA ( Bois puant) :
toute la plante est toxique
- AQUILEGIA (Ancolie) : surtout les graines
- ARGEMONE MEXICANA (Argémone) : toute la plante est toxique
- ASCLEPIAS (Herbe à la ouate) : toute la plante est toxique
- ASPARAGUS OFFICINALIS (Asperge) : les baies sont toxiques
- ATROPA BELLA-DONNA (Belladone) :
toute la plante est très toxique
- AUCUBA JAPONICA (Aucuba) :
les feuilles et les baies sont modérément toxiques
- AZALEA (Azalée) : les fleurs et les feuilles sont toxiques

- BERBERIS VULGARIS (Epine-vinette) et autres espèces cultivées :surtout les racines, les baies sont peu toxiques-

BRUGMANSIA : toute la plante est très toxique
- BRYONIA DIOICA (Bryone) : les baies sont très toxiques
- BUXUS SEMPERVIRENS (Buis) : les feuilles sont très toxiques
- CICUTA VIROSA (Ciguë vireuse) :
toute la plante est très toxique
- COLCHICUM AUTUMNALE (Colchique) :
toute la plante est très toxique
- CONIUM MACULATUM (Grande Ciguë) :
toute la plante est très toxique
- CONVALLARIA MAJALIS (Muguet) : toute la plante est toxique
- CORNUS SANGUINEA (Cornouiller sanguin) :
les baies sont modérément toxiques
- CORYDALIS (Corydale) : la plante est modérément toxique
- COTINUS COGGYGRIA (Arbre à perruques) :
les feuilles et les fruits sont toxiques
- COTONEASTER : les baies sont modérément toxiques
- CRATAEGUS (Aubépine) : les baies sont modérément toxiques
- CYTISUS SCOPARIUS (Genêt à balais) :
les cosses, les graines, les jeunes tiges et les feuilles
- DATURA STRAMONIUM (Stramoine) :
toute la plante est très toxique
- DELPHINIUM AJACIS (Dauphinelle d’Ajax) :
surtout les fruits et les graines
- DELPHINIUM CONSOLIDA (Pied d’alouette) :
surtout les fruits et les graines
- DIGITALIS PURPUREA (Digitale + variétés cultivées) :
toute la plante est très toxique
- EUONYMUS EUROPAEUS (Fusain) : les baies sont très toxiques
- FRANGULA ALNUS (Nerprun, Bourdaine) : surtout les baies 

- GALANTHUS NIVALIS (Perce-Neige) : le bulbe
- HEDERA HELIX (Lierre) : les feuilles et les baies
- HELIOTROPIUM EUROPAEUM (Héliotrope) : toute la plante (très rare chez nous)
- HELLEBORUS NIGER (Ellébore noire, Rose de Noël) :
toute la plante est très toxique
- HYACINTHOIDES ( Jacinthe sauvage, Jacinthe d’Espagne ) : le bulbe
- HYOSCYAMUS NIGER (Jusquiame noire) : toute la plante
- HYPERICUM PERFORATUM (Millepertuis) : feuilles et fleurs
- ILEX AQUIFOLIUM (Houx) : les baies sont modérément toxiques
- KALMIA : les feuilles, les fleurs et les tiges
- LABURNUM ANAGYROIDES (Cytise, Pluie d’Or) :
toute la plante est très toxique
- LATHYRUS ODORATUS (Pois de senteur) :
les cosses et les graines
- LIGUSTRUM OVALIFOLIUM et LIGUSTRUM VULGARE (Ligustrum) : surtout feuilles
et baies
- LOBELIA (Lobélie ) : toute la plante
- LONICERA (Chèvrefeuille) : les baies et les feuilles
- LUPINUS (Lupin) : surtout les graines
- LYCIUM BARBARUM (Lyciet) :
toute la plante est toxique, sauf l’écorce et les baies
- LYCOPERSICON (Tomate) :
les feuilles, les tiges, les tomates vertes
- MAHONIA AQUIFOLIUM (Mahonia) :
les baies ne sont pas toxiques
- NARCISSUS PSEUDONARCISSUS (Jonquille) :
toute la plante, surtout le bulbe

- NERIUM OLEANDER (Laurier-Rose) :
toute la plante est très toxique
- NICOTIANA (Tabac) et espèces ornementales :
toute la plante est très toxique sauf les graines mûres
- PAPAVER (Pavot, Coquelicot) :
toute la plante est très toxique sauf les graines mûres
- PARIS QUADRIFOLIA (Parisette) :
très toxiques, surtout les baies
- PHYTOLACCA AMERICANA (Teinturier, Raisin d’Amérique) :
toute la plante, surtout les baies non mûres
- PODOPHYLLUM PELTATUM (Podophylle) : toute la plante
- POLYGONATUM MULTIFLORUM (Sceau de Salomon) :
les baies sont très toxiques
- PRUNUS LAUROCERASUS (Laurier-cerise) : toute la plante
- PULSATILLA VULGARIS (Pulsatille) : toute la plante
- PYRACANTHA (Buisson ardent) :
les baies sont modérément toxiques
- RANUNCULUS (Bouton d’Or) : toute la plante
- RHEUM (Rhubarbe) : les feuilles et les racines
- RHODODENDRON : toute la plante
- RICINUS COMMUNIS (Ricin) :
toute la plante est toxique, surtout les graines fréquemment utilisées
dans les colliers artisanaux
- ROBINIA PSEUDOACACIA (Robinier faux-acacia) :
écorce, feuilles, graines
- SALVIA (Sauge) :
les feuilles sont peu toxiques mais il faut éviter de boire les décoctions de
manière régulière
- SAMBUCUS NIGRA (Sureau) :
les baies non mûres sont modérément toxiques
- SENECIO (Séneçon) : toute la plante

 

- SOLANUM DULCAMARA (Morelle douce-amère) :surtout les baies non mûres

- SOLANUM NIGRUM (Morelle noire) :
surtout les baies non mûres
- SOLANUM TUBEROSUM (Pomme de terre) :
les feuilles, les baies, les fleurs, les tiges, les pommes de terre vertes, les
germes
- SORBUS (Sorbier) : les baies sont peu toxiques
- SYMPHORICARPUS ALBUS (Symphorine) :
les baies sont modérément toxiques
- TAXUS BACCATA (If) :
les graines et les feuilles sont très toxiques
- THUYA : toute la plante
- TULIPA (Tulipe) : surtout le bulbe
- VACCINIUM ULIGINOSUM (Myrtille de loup) :
feuilles et fruits
- VIBURNUM (Viorne) : surtout les baies
- VISCUM ALBUM (Gui) :
surtout les feuilles
les baies sont peu toxiques
- WISTERIA SINENSIS (Glycine) :
surtout les cosses et les graines 

 

De nombreux végétaux, sans doute lassés de se faire dévorer sans vergogne par tant d’herbivores, ont trouvé une méthode fort dissuasive :
- le poison.

Par exemple, l’aconit, belle fleur bleue de montagne en forme de casque, est la plus toxique des plantes de France [1]).

Les plantes toxiques sont fort nombreuses dans le monde, tellement, qu’on pourrait se demander comment font les herbivores et omnivores pour ne pas tous crever dans d’atroces souffrances.

 

En fait, il existe plusieurs techniques.
- Avoir un organisme à toute épreuve et résister au poison. Une limace peut manger les amanites phalloides, mortelles pour l’Homme, sans aucun problème.

Les enfants, n’essayez pas de faire ça chez vous. Ces limaces sont de vraies professionnelles qui ont subi un long entrainement.

- Ne manger que la partie non empoisonnée de la plante. Par exemple, le plant de pomme de terre présente des feuilles toxiques. Mais pas les tubercules.

Heureusement. Si la patate devenait toxique, la Belgique, l’Allemagne et le Nord de la France seraient rayés de la carte. Seuls resteraient quelques bouffeurs de choucroute errant parmi les décombres, l’œil hagard et les intestins gonflés de flatulences. Une horreur.

- De nombreux herbivores vivant dans des zones riches en plantes toxiques se gavent d’argile. On soupçonne que l’argile a une action contre-poison. Mais ce n’est pas prouvé.

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les poisons végétaux

Je rappelle qu’il est inutile de se rouler dans la boue après un empoisonnement à l’alcool. Ce n’est pas une attitude scientifique.
- Plus technique, la méthode de la chenille du papillon monarque

Cette petite chérie ne mange que des plantes toxiques dont le poison n’a aucun effet sur elle. Elle recycle ces poisons dans son épiderme, de sorte que quand un oiseau en mange une, il n’en mange pas deux :
- brûlures de l’estomac et vomissements seront son châtiment.

Ce qui m’inspire 2 réflexions :
- Je n’ai jamais vu d’oiseau vomir ;
- L’ourse verte a dû par inadvertance manger une chenille en allant à la bière pride.

[1] Elle fut d’ailleurs utilisée jusqu’au 17e siècle pour empoisonner les armes blanche.

 

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LA MANDRAGORE

Posté par eurekasophie le 14 février 2009

Comment lire une taxobox Mandragore officinale
Fruits
Fruits
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Mandragora
Nom binominal
Mandragora officinarum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
LA MANDRAGORE  dans D’autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons

Nom : Mandragore

Nom scientifique : Mandragora officinarum

Autres noms : Mandrake

Résumé : La plante magique des sorcières.
Description : Plante vivace à racine fourchue, à grandes feuilles sans tiges et à fleurs blanches et violacées et à fruits jaunes.
Habitat et culture : Originaire de la région méditerranéenne en Europe, elle pousse principalement dans le lit des rivières à sec.

Parties utilisées : Racine.

Constituants : Alcaloïdes (hyosciamine, hyoscine, pseudo-hyosciamine, mandragorine, scopolamine…).

Historique : La mandragore, comme la belladone ou la jusquiame est une plante de « sorcière ». D’après le codex juliana, le botaniste grec Discoride reçut la mandragore comme remède magique des mains d’Heuresis, déesse de la découverte. Les puissants effets narcotiques de la mandragore et sa racine ayant parfois la forme d’un être humain, lui confère ses propriétés magiques. Selon une légende la racine était tellement dangereux de déterrer la mandragore elle poussait un cri si puissant qu’elle pouvait tuer quiconque tentait de la déterrer. C’était alors un chien attaché à la plante qui se chargeait de la déterrer. D’ailleurs selon les croyances, il en mourrait la plupart du temps. On l’utilisait principalement en sorcellerie pour des prédictions, des guérisons… On l’utilisait d’aileurs pour guérir de la folie. De nombreuses croyances et superstitions à ce sujet ont été remises en causes depuis, mais le folklore européen n’a cessé de déformer et d’entretenir ses superstitions. D’autres part ses fruits parfumés de couleurs jaunes, appelés « pommes d’amour », étaient les pommes dorées d’Aphrodite.

Usages : On utilise la mandragore contre les spasmes (entérocolites, hémorroïdes), l’asthme et le rhume des foins. On la prescrit sous forme de cataplasme pour soigner les rhumatismes et les douleurs athritiques. Elle est aussi efficace contre les ulcères gastriques. Elle serait aussi somnifère et aphrodisiaque.

Effets : Narcotique, antispasmodique, modérateur réflexe.

Mises en garde : La mandragore est une plante toxique! Son usage n’est en aucun cas recommandé.

Vous voulez en savoir plus? Nous vous suggérons cet ouvrage : livre29.jpg Les Pouvoirs magiques de la mandragore

 

Ésotérisme ( Wikipédia)

275px-NaplesDioscuridesMandrake dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

Mandragores mâle et femelle. Manuscrit Dioscurides neapolitanus, Biblioteca Nazionale di Napoli, début du VIIe siècle.

Cette racine humanisée, « la main de gloire », de nos jours peu courante (un mythe pour beaucoup), source d’envie mais aussi de crainte révérencieuse, fait l’objet, essentiellement au Moyen Âge (de l’Antiquité jusqu’à la Renaissance), d’un culte macabre, d’ailleurs interdit par l’Église.

Les Grecs la nommèrent « plante de Circé la magicienne ». Symbole de fécondité, elle pouvait aussi révéler l’avenir ou rendre riche son propriétaire et lui porter chance. Dans la traduction du Bestiaire d’Oxford (manuscrit du Moyen Âge), la mandragore serait « l’arbre de la connaissance » dont Adam et Ève mangèrent le fruit. Dans le trentième chapitre de la Genèse, il est fait mention de mandragores (ou pommes d’amour selon les traductions). Léa, la première épouse de Jacob, avait cessé d’enfanter. Ruben, leur fils aîné, rapporte à sa mère des mandragores. Rachel, sœur de Léa, seconde épouse et la préférée de Jacob, demande à sa sœur de les lui donner. Celle-ci n’accepte qu’en échange de passer la nuit avec Jacob, ce à quoi Rachel consent. Léa concevra cette nuit-là et donnera plus tard naissance à Issacar en disant: « Dieu m’a donné mon salaire » (Genèse 30:14-18).

Les précautions lors de la cueillette sont classiquement énoncées dans les écrits de Paracelse (1493-1541) dont il existe diverses variantes décrites, mais figurent dans des manuscrits plus anciens, tels que ceux de Josèphe (37 à 90) ou Théophraste. Pour se procurer la racine de mandragore si dangereuse, il fallait des rituels magiques. Celui qui arrache la mandragore sans précaution, s’il ne devient pas fou en entendant les hurlements de la plante, sera poursuivi par sa malédiction

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Arrachage d’une mandragore. Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390.

Selon les divers écrits décrivant les rituels, on sait qu’ils se déroulaient les nuits de pleine lune. Les mandragores qui poussaient au pied des gibets étaient très prisées car on les disait fécondées par le sperme des pendus, leur apportant vitalité, mais celles des places de supplice ou de crémation faisaient aussi parfaitement l’affaire. Des « prêtres » traçaient avec un poignard rituel trois cercles autour de la mandragore et creusaient ensuite pour dégager la racine, le cérémonial étant accompagné de prières et litanies. Une jeune fille était placée à côté de la plante pour lui tenir compagnie. On passait également une corde autour de la racine et on attachait l’autre extrémité au cou d’un chien noir affamé que l’on excitait au son du cor. Les prêtres appelaient alors au loin le chien pour qu’en tirant sur la corde il arrache la plante. La plante émettait lors de l’arrachage un cri d’agonie insoutenable, tuant l’animal et l’homme non éloigné aux oreilles non bouchées de cire. La racine devenait magique après lavage, macération et maturation en linceul ; elle représentait l’ébauche de l’homme, « petit homme planté » ou homonculus. Ainsi choyée, elle restait éternellement fidèle à son maître et procurait à son possesseur, prospérité prodigieuse, abondance de biens, et fécondité. Elle était vendue très cher en raison du risque à la cueillette, et ce d’autant plus que la forme était humaine, de préférence sexuée par la présence de touffes judicieusement disposées.
La Mandragore est aussi utilisée dans certaines formes de Vaudou.

Document Wikipédia

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PROPRIETES DES PLANTES MEDICINALES

Posté par eurekasophie le 28 janvier 2009

Tous les végétaux possèdent des propriétés, en plus ou moins grande quantité, scientifiquement appréciées ou non, utiles à l’homme ou à d’autres habitants de la planète. La «mauvaise herbe» n’existe pas, elle n’est mauvaise que pour certains, parfois pour un temps seulement.
Une liste, non exhaustive, de ces propriétés nous permet de prendre en considération les vertus qui, de tout temps, ont été reconnues aux «simples».

ADIPOGÈNE
Qui fait grossir
Ex : Fenugrec

AMER
Qui influence les fonctions gastriques et corrige le manque d’appétit. Utile en général avant les repas.
Ex : Absinthe – Acore – Benoîte – Camomille – Cataire – Centaurée petite – Chardon bénit – Chélidoine – Chicorée – Epine-vinette – Fumeterre – Garance – Gentiane – Germandrée – Hélianthe – Houblon – Houx – Laitue – Lichen – Lilas – Limnanthème – Marrube blanc – Ményanthe – Noyer – Patience – Pervenche – Pissenlit – Saule – Tanaisie – Véronique – Verveine officinale

ANALGESIQUE
Qui calme la douleur.
Ex : Camimille – Chanvre – Colchique – Ellébore – Ficaire – Grande cigüe – Laitue – Menthe – Pavot

ANAPHRODISIAQUE
Substance qui calme les désirs
Ex : Camphre – Grande cigüe – Houblon – Nénuphar – Saule blanc

ANTIASTHMATIQUE
Qui aide à la lutte contre les spasmes bronchiques de l’asthme.
Ex : Aigremoine – Bouillon blanc – Camomille – Coquelicot – Hysope – Lierre terrestre – Marjolaine – Millepertuis – Thym – Tussilage

ANTIDIABETIQUE
Soulage les problêmes glycémiques

Ex : Cresson – Eucalyptus – Galega – Genièvre – Mystille – Oignon – Olivier – Pervenche – Renouée – Sauge

ANTISEPTIQUE
Substance antibiotique, souvent volatile. Exerce une forte action antimicrobienne.
Ex : Ail – Airelle – Eucalyptus – Genièvre – Germandrée – Laurier – Lavande – Marjolaine – Menthe – Pin – Romarin – Salicaire – Santal – Sauge – Serpolet – Tanaisie – Thym

ANTISUDORIFIQUE
Substance qui s’oppose à la transpiration excessive.
Ex : Belladone – Camphre – Jusquiame – Sauge – Stramoine

ANTITUSSIVE
Substance expectorante. Pour calmer la toux.
Ex : Anis vert – Bourrache – Coquelicot – Guimauve – Hysope – Lierre terrestre – Marjolaine – Pâquerette – Violette

APERITIVE
Substance qui aiguise l’appétit et fortifie l’estomac.
Ex : Absinthe – Ache – Angélique – Asperge – Benoîte – Camomille – Carotte – Carvi – Cerfeuil – Chardon bénit – Chardon Marie – Chicorée sauvage – Coriandre – Cresson – Douce amère – Emine vinette – Fenouil – Fenugrec – Fragon – Fumeterre – Gentiane – Germandrée – Houblon – Marrube – Moutarde – Origan – Persil – Pervenche – Pissenlit – Poireau – Rhubarbe – Saponaire – Sauge – Véronique

APHRODISIAQUE
Qui a la réputation d’augmenter l’excitation sexuelle.
Ex : Ail – Berce – Cannelle – Chanvre – Céleri – menthe – Oignon – Romarin – Safran – Sarriette – Vanille

AROMATIQUE
Utilisée pour corriger le goût et l’odeur. En général antiseptique.
Haleine. Ex : Menthe – Sauge
Corps. Ex : Lavande

ASTRINGENTE
Substance agissant sur l’épiderme et les muqueuses, déshydrate et draine le tissu, anti-inflammatoire (diarrhée, hémorragie)
Ex : Achillée – Aigremoine – Alchemille – Aubépine – Bénoîte – Bleuet – Bourse à pasteur – Brunelle – Bruyère – Busserolle – Caille lait – Cassis – Coing – Consoude – Cyprès – Eglantier – Eucalyptus – Joubarbe – Myrtille – Ortie – Patience – Pervenche – Renouée – Rhubarbe – Thé – Thym

BALSAMIQUE
Qui contient des baumes. Odorante et parfumée, adoucit les muqueuses respiratoires.
Ex : Eucalyptus – Genévrier – Hysope – Millepertuis – Myrte – Pin – Romarin – Sauge

BECHIQUE
Expectorante : calme la toux.
Ex : Amande – Angélique – Bourrache – Consoude grande – Drosera – Eucalyptus – Grasette – Mauve – Origan – Pavot – Pouliot – Safran – Serpolet – Véronique – Violette

CARDIOTONIQUE
Substance qui accélère le rythme cardiaque et aide à l’élimination de l’eau.
Fortes – Ex : Digitale – Laurier rose – Muguet – Pomme – Romarin – Sauge – Tilleul
Moins fortes – Ex : Adonis – Aubépine – Café – Camphre – Marrube – Muguet – Reine des prés

CARMINATIVE
Substance qui agit sur les fermentations et les contractions intestinales. Aide à l’évacuation des gaz.
Ex : Ache – Ail – Aneth – Angélique – Anis – Bétoine – camomille – Carvi – Cataire – Centaurée petite – Coriandre – Cumin – Cuscute – Fenouil – Genèvrier – Hysope – Lavande – Livèche – Mélilot – Mélisse – Menthe – Oignon – Origan – Persil – Pimprenelle – Romarin – Sarriette – Sauge – Serpolet – Tanaisie – Verveine odorante

CEPHALIQUE
Qui soulage les maux de tête.
Ex : Angélique – Anis – Basilic – Chardon bénit – Chèvrefeuille – Coriandre – Lavande – Mélisse – Menthe – Serpolet – Tilleul – Valériane

CHOLAGOGUE
Substance qui stimule le foie, favorise la production de bile et aide à son élimination de la vésicule.
Ex : Aigremoine – Alkékenge – Aunée – Bouleau – Bourdaine – Bourrache – Buis – Camomille – Chélidoine – Chicorée – Cuscute – Epine vinette – Fragon – Fumeterre – Garance – Genièvre – Houblon – Lierre terrestre – Marrube – Achilée millefeuille – Pissenlit – Pouliot – Radis noir – Rhubarbe – Romarin – Saponaire – Véronique

COLLYRE
Substance qui soulage et combat les inflammations des paupières et des yeux.
Ex : Bleuet – Camomille – Cerfeuil – Chélidoine – Guimauve – Lin – Mauve – Mélilot – Persil – Plantain – Rose – Souci – Tussilage

CORDIALE
Qui stimule le cœur et active la circulation.
Ex : Angélique – Aspérule – Basilic – Chèvrefeuille – Coraindre – Lavande – Mélisse – Menthe – Sauge – Vigne

DETERSIVES
Pour nettoyer les plaies, les ulcères, et en activer la cicatrisation.
Ex : Aigremoine – Alchemille – Aunée – Bardane – Bouleau – Brunelle – Camomille – centaurée – Chèvrefeuille – Consoude – Cuscute – Douce amère – Eucalyptus – Gentiane – lavande – Marrube – Achillée millefeuille – Millepertuis – Prêle – Romarin – Ronce – Tanaisie – Tormentille

DIGESTIVES
Qui favorisent la digestion et le transit instestinal
Ex : Absinthe – Ache – Aneth – Angélique – Anis – Ambroisie – Armoise – Aspérule – Badiane – Basilic – Calament – Camomille – Canelle – Carvi – Centaurée – Chicorée sauvage – Coriandre – Cresson – Cumin – Epine vinette – Fenouil – Gentiane – Germandrée – Houblon – Hysope – Laurier – Livèche – Marrube – Mélisse – Menthe – Origan – Pouliot – Raifort – Reine des prés – Rhubarbe – Romarin – Sarriette – Sauge – Serpolet – Tanaisie – Thym – Véronique – Verveine odorante

DIURETIQUE
Substance qui facilite les sécrétions urinaires. Certaines ont de plus un pouvoir désinfectant. Ne pas utiliser en cas de problèmes rénaux importants.
Ex : Ail – Alkékenge – Aneth – Aunée – Bardane – Bouillon blanc – Bourse à pasteur – Bruyère – Carvi – Chicorée sauvage – Chiendent – Cresson – Cumin – Epine vinette – Fenouil – Fumeterre – Genêt à balai – Genièvre – Grateron – Houblon – Hysope – Lavande – Mauve – Mercuriale – Muguet – Mûrier – Oignon – Origan – Ortie – Oseille – Pervenche – Piloselle – Pissenlit – Prêle – Raifort – Réglisse – Renouée – Salsepareille – Sauge – Sceau de Salomon – Sureau – Vigne – Vipérine

DIURETIQUE ANTIPUTRIDE
Diurétique spécifique des voies urinaires.
Ex : Aspérule – Bruyère – Busserole – Genèvrier – Mélilot – Myrtille

DIURETIQUE AZOTURIQUE
Diurétique spécifique à l’élimination de l’urée.
Ex : Artichaut – Aunée – Bouleau – Cassis – Fenouil – Garance – Oignon – Piloselle – Salsepareille

DIURETIQUE CHOLESTEROLYTIQUE
Diurétique spécifique à l’élimination de l’excès du cholestérol sanguin.
Ex : Artichaut – Pissenlit

DIURETIQUE URIQUE
Diurétique spécifique à l’élimination de l’acide urique.
Ex : Alkékenge – Bouleau – Colchique – Fragon – Frêne – Pomme – Salsepareille

EMMENAGOGUE
Substance qui provoque ou facilite les menstruations.
Ex : Absinthe – Ache – Achillée – Acore – Angélique – Anis – Aristoloche – Armoise – Aunée – Bourse à pasteur – Camomille – Cataire – Cumin – Fenouil – Fumeterre – Genièvre – Germandrée – Laurier – Marrube – Matricaire – Menthe – Ményanthe – Mercuriale – Origan – Persil – Romarin – Rue – Safran – Sauge – Sèneçon – Serpolet – Souci – Tanaisie – Thym

EMMOLIENT
Qui relâche ou ramollit les tissus. Atténue les inflammations. apporte détente et calme.
Ex : Amande douce – Bouillon blanc – Bourrache – Camomille – Chiendent – Consoude – Fenugrec – Guimauve – Lin – Lis – Mauve – Mélilot – Mecuriale – Pariétaire – Pulmonaire – Réglisse – Sceau de Salomon – séneçon – Sureau – Tilleul – Tussilage – Violette

EXPECTORANTE
Substance qui augmente les sécrétions des glandes bronchiales. Facilite l’expectoration, calme les inflammations du larynx et réduit la toux.
Ex : Ache – Angélique – Asaret – Aunée – Bouillon blanc – Bryone – Capillaire – Capucine – Cresson – Douce amère – Eucalyptus – Hysope – Iris – Lierre terrestre – Lis – Marjolaine – Marrube – Menthe – Millepertuis – Oignon – Origan – Polygala – Polypode – Pouliot – Primevère – Radis – Raifort – Réglisse – Saponaire – Scabieuse – Sceau de Salomon – Scolopendre – Serpolet – Tussilage – Véronique – Violette

FEBRIFUGE
Substance qui combat la fièvre.
Ex : Absinthe – Ache – Acore – Alkékenge – Angélique – Arnica – Benoîte – Bistorte – Buis – Camomille – Centaurée petite – Chicorée – Drosera – Eucalyptus – fragon – Frêne – Gentiane – Grassette – Houblon – Houx – Iris – Marrube – Ményanthe – Millepertuis – Pervenche – Pissenlit – Primevère – Souci – Tanaisie – Valériane

GALACTOLOGUE
Qui provoque, accroit ou favorise les sécrétions lactées.
Ex : Aneth – Anis – carvi – Cumin – Fenouil – Galega – Houblon – Ortie

HEMOSTATIQUE
Qui arrête les hémorragies et les flux sanguins.
Ex : Aigremoine – Benoîte – Bistorte – Bourse à pasteur – Busserole – Consoude – Eucalyptus – Ficaire – Gui – Ortie – Pavot – Pervenche – Pimprenelle – Prêle – Renouée – Rue – Salicaire – Tormentille

HEPATIQUE
Substance qui stimule le foie, favorise la production de bile et aide à son élimination de la vésicule.
Ex : Aigremoine – Alkékenge – Aunée – Bouleau – Bourdaine – Bourrache – Buis – Camomille – Chélidoine – Chicorée – Cuscute – Epine vinette – Fragon – Fumeterre – Garance – Genièvre – Houblon – Lierre terrestre – Marrube – Achilée millefeuille – Pissenlit – Pouliot – Radis noir – Rhubarbe – Romarin – Saponaire – Véronique

HYPERTENSEUR
Substance qui augmente la tension artérielle
.
Ex : Chardon marie – Genêt

HYPOTENSIVE
Substance qui abaisse la tension artérielle
.
Ex : Ail – Aubépine – Bouleau – Bourse à pasteur – Fumeterre – Gui

INSECTICIDE
Substance propre à éloigner ou détruire certains insectes.
Ex : Arnica – Lavande – Pyrèthre – Romarin – Serpolet – Tanaisie – Thym

LAXATIVE
Qui accélère l’évacuation intestinale
.
Ex : Badiane – Benoîte – Chélidoine – Chicorée sauvage – Epine vinette – Eupatoire – Euphorbe – Frêne – Fumeterre – Globulaire – Gratiole – Lierre grimpant – Lin – Mauve – Ményanthe – Mercuriale – Narcisse – Violette
Pour enfants. Ex : Mauve – Pêcher (fleurs)

MATURATIVE
Substance qui aide au mûrissement des furoncles, abcès, anthrax.
Ex : Bouillon blanc – Fenugrec – Guimauve – Lin – Lis – Mauve – Mercuriale – Oignon – Séneçon – Tussilage

NARCOTIQUE
Substance sédative, calmante ou hypnotique.
Ex : Aspérule – Aubépine – Bouillon blanc – Bourrache – Chanvre indien – Chélidoine – Coquelicot – Douce amère – Fumeterre – Houblon – Lotier corniculé – Marjolaine – Mélilot – Mélisse – Nénuphar – Passiflore – Pavot – Safran – Tilleul – Valériane – Verveine odorante

RAFRAICHISSANTE
Qui abaisse la température du corps et soulage la soif.
Ex : Bourrache – Cassis – Chiendent – Citron – Epine vinette – Guimauve – Mauve – Pariétaire – Réglisse

SÉDATIVE
Substance calmante du système nerveux.
Ex : Aubépine – Basilic – Belladone – Camomille – Carvi – Cataire – Chanvre indien – Cumin – Ellébore – Cigüe grande – Jusquiame – Lotier corniculé – Passiflore – Pavot – Stramoine – Verveine odorante

STERNUTATOIRE
Qui provoque l’éternuement
.
Ex : Arnica – Asaret – Basilic – Bétoine – Chélidoine – Ellébore – Euphorbe – Lavande – marjolaine – Moutarde noire – Muguet – Sauge – Thym

STOMACHIQUE
Qui stimule les fonctions de l’estomac.
Ex : Absinthe – Acore – Aneth – Angélique – Anis vert – Badiane – Benoîte – Bourdaine – Calament – Camomille – Cannelle – Carvi – Cataire – Coriandre – Cumin – Epine vinette – Eucalyptus – Fenouil – Hysope – Laurier – Lavande – Livèche – Marjolaine – Marrube – Mélisse – Menthe – Oignon – Origan – Patience – Pissenlit – Romarin – Safran – Sauge – Tanaisie – Thym – Véronique – Verveine officinale

SUDORIFIQUE
Qui facilite et provoque la transpiration.
Ex : Ache – Aconit – Angélique – Anis – Arnica – Bardane – Camomille – Cumin – gentiane – Houblon – Hysope – Laurier – Lavande – Marjolaine – Mélisse – Menthe – Sauge – Souci – Tanaisie – Tussilage – Violette

TÆNIFUGE
Provoque l’expulsion du ver solitaire (ténia).
Ex : Citrouille – Noix

TONIQUE
Substance qui augmente la tonicité des organes et la vitalité de façon durable.
Ex : Absinthe – Angélique – Armoise – Basilic – Benoîte – Camomille – Garance – Genièvre – Gentiane – Houblon – Hysope – Lierre terrestre – Marjolaine – Menthe – Pervenche – Pissenlit – Romarin – Saponaire – Sauge – Thym – Véronique

VENENEUSE
Substance qui, selon les doses, peut être toxique pour l’organisme humain.
Ex : Digitale

VERMIFUGE
Substances qui agit sur l’élimination des vers intestinaux.
Ex : Absinthe – Ail – Armoise – Camomille – Chélidoine – Houblon – Lavande – Myrtille – Rue – Santoline – Saponaire – Sarriette – Valériane
Voir la Boutique : Gelée de Sarriette

VESICANTE
Substance qui provoque des inflammations, des cloques, sur la peau.
Ex : Ail – Euphorbe – Moutarde – Raifort

VOMITIF
Qui provoque le vomissement
Ex : Arum – Bryone – Camomille – Ményanthe – Muguet – Pensée sauvage – Sceau de Salomon – Violette

VULNERAIRE
Substance qui accélère la cicatrisation, le renouvellement des tissus lésés et réduit les inflammations.
Ex : Absinthe – Aigremoine – Armoise – Arnica – Benoîte – Camomille – Cerfeuil – Consoude – Géranium Robert – Millepertuis – Myrte – Pervenche – Plantain – Primevère – Sauge – Valériane

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