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UN JARDIN

Posté par eurekasophie le 19 novembre 2009

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SUR MON TOIT !

 

Entre macadam et béton, ce refuge suspendu, un ticket vert pour le ciel,

est un lieu qui va devenir incontournable dans la vie citadine.

Ecologiques et esthétiques, ces nouveaux espaces verts arrivent en France,

n’en demeurent pas moins techniques et complexes.

Dans un univers citadin bétonné, voir de la verdure à la verticale est encore une surprise.

Depuis peu, les toits se mettent eux aussi au vert, ils représentent une somme non négligeable d’avantages écologiques et économiques.

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LES AVANTAGES DU TOIT VÉEGÉTAL

- Ecologiques

Le toit végétal est incontestablement un plus pour la biodiversité et la création de nouveaux biotopes en zone urbaine. Avec une toiture végétalisée, la régulation de l’eau de ville bétonnée et donc imperméable, se fait mieux. Une partie de cette eau retenue est filtrée par le substrat et les végétaux. En cas de fortes pluies, le toit végétal évite les engorgements dans les canalisations. En cas de faible pluie, l’eau est restituée à l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau. Le toit végétal a un impact positif sur la protection du bâtiment. Les matériaux imperméabilisants qui doivent le composer résistent plus longtemps aux ultraviolets ( UV). Il est aussi une formidable isolation thermique à l’origine d’importantes économies d’énergie. Un toit  » normal  » exposé au soleil peut atteindre une température de surface de 65 ° C , mais avec une ouverture végétale, la température reste constante, entre 15 à 20 ° C. Des scientifiques canadiens ont évalué qu’avec seulement 6 % de toitures végétalisées, une ville pourrait voir la température estivale réduite de 1 à 2 degrés, chaque degré en moins permettant d’abaisser de 5 % la demande en électricité utilisée pour la climatisation, l’une des plus importantes sources de gaz à effet de serre.

Le paysage se met à la couleur au gré des saisons et remplace avec bonheur

les zones grises ou noires des toits d’immeubles.

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- sanitaires

Le  toit végétal fixe les poussières et les pollens, diminue les taux de CO2 , et augmente le taux d’hygrométrie , un grand plus pour la santé. La couverture végétale apporte une sérieuse protection acoustique en absorbant les ondes sonores. Bruits de pluie, de grêle, bruits aériens ( pour ces derniers, la réduction acoustique peut aller jusqu’à 5 dB.

LES DEUX TYPES DE TOITS VÉGÉTAUX

Un certain nombre de considérations techniques et structurales sont à étudier en fonction du type de toit que vous désirez installer.

- Le toit intensif : Il a une épaisseur d’environ 30 cm, soit une charge de 500 à 800 kg/m², et nécessite une construction particulière au niveau de la structure portante du toit afin de pouvoir supporter le poids du substrat et des plantes ( le support est en béton) . Il peut abriter de nombreuses variétés de plantes, mais nécessite un entretien très régulier.

- Le toit extensif : il n’y a que 5 à 10 cm d’épaisseur, soit une charge de 60 à 100 kg /m². Les variétés de plantes que l’on peut y mettre sont moins nombreuses et beaucoup plus résistantes à la sécheresse. L’entretien est facile et ne demande qu’un ou deux contrôles par an. Le support peut être en acier ou en bois.

LES IMPÉRATIFS DU TOIT VÉGÉTAL EXTENSIF

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Le toit extensif est beaucoup plus léger et donc plus accessible aux particuliers, un substrat de 5 à 15 cm d’épaisseur représentant une charge supplémentaire de l’ordre de 290 à 970 kg par mètre carré ( s’il y a doute, il est indispensable de faire appel à un architecte ). Une fois que l’on a vérifié que la structure portante pouvait supporter le poids du toit végétal, on installe les éléments nécessaires au toit végétal.

CE SONT :

- La membrane d’étanchéité qui isole l’habitation. Il en existe différents types.

- La couche de drainage et de filtration: l’eau est dirigée vers les gouttières. Le bon drainage est important, il protège la membrane d’étanchéité et il assure la bonne vitalité des plantes. La couche drainante est constituée de matériaux granuleux ( gravier, briques cassées, billes d’argile expansée….).

Le substrat de croissance : c’est lui qui assure la vitalité des plantes. Léger, il est un mélange de compost végétal de feuilles, mais aussi de pierres légères, de tuiles broyées afin d’éviter la saturation d’eau, novice pour la racine des plantes.

La couche végétale : le choix des plantes, la végétation ne sera qu’herbacée ou arbusive, se fait en fonction de la région, de l’ensoleillement, de la pente du toit…. Avec la végétation de la toiture, le paysage se met à la couleur au gré des saisons et remplace avec bonheur les zones grises ou noires des toits d’immeubles. Toutes les grandes villes souffrent du manque d’espace et de verdure, de l’omniprésence du béton. Pourquoi ne pas rêver d’une autre conception de la surface des toits ? Récupérer l’eau de pluie pour l’arrosage des végétaux, la fabrication de compost….

LA VAGUE VERTE 

Si les jardins d’agréments étaient bien présents dans les anciennes civilisations de la vallée du Tigre et de l’Euphrate avec les célèbres Jardins suspendus de Babylone.

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C’est en Allemagne que le courant des toits végétalisés est le plus fort avec 14 millions de mètres carrés de toits gazonnés ou fleuris !

Au Japon, depuis 2001, les constructions privées de plus de 1 000 m² au sol et les immeubles publics de plus de 250 m² au sol, doivent végétaliser 20 % de la surface de leur toit, sous peine d’amende….. Plus de 40 villes japonaises offrent des subventions auxconstructeurs de toits végétaux.

A Portland ( Oregon ), après avoir convaicu les secteurs publics et privés de verdir le toit de leurs bâtiments, la ville met tout en oeuvre pour inciter les propriétaires de maison à faire de même, en leur accordant des subventions et une remise annuelle de 35 % sur la taxe d’eau.

En France, 65 000 m² de  » toits verts  » ont été installés en 2002, avec un objectif de 1 million de m² en 2010. Une prévision encore timide mais un art qui ne demande qu’à se développer pour devenir un indispensable rendez-vous nature.

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LA REGLISSE

Posté par eurekasophie le 20 juillet 2009

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Réglisse
 Glycyrrhiza glabra
Glycyrrhiza glabra
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Glycyrrhiza
Nom binominal
Glycyrrhiza glabra
L. 1753
Classification phylogénétique
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
LA REGLISSE dans D’autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
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Les enfants mâchouillent les bâtonnets de réglisse… sans savoir qu’ils bénéficient ainsi

d’un médicament naturel des plus puissants. Le bâtonnet de réglisse dans la bouche ?

Une façon agréable d’éloigner les infections respiratoires et les virus qui traînent !

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Racines

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Partie aérienne
La réglisse (Glycyrrhiza glabra L.) est une plante vivace de la famille des Fabacées, sous-famille des Faboideae, aux racines aromatiques. Elle est originaire du sud de l’Europe et de l’Asie.

La réglisse (parfois le réglisse) par métonymie désigne aussi la racine de cette plante utilisée en pharmacie et en confiserie.

Elixir de longue vie pour la médecine chinoise et selon Hippocrate, cette racine au goût caractéristique doux et amer, et aux vertus tonifiantes, digestives et adoucissantes pour la gorge, est récoltée depuis l’Antiquité sur la côte ionique calabraise où elle pousse naturellement.

Description

La réglisse est une plante herbacée mesurant entre 1 et 1,50 m de hauteur.

Ses racines forment des rhizomes.

Elle a de grandes feuilles pennées (7 à 15 cm de long) composées de 9 à 17 folioles et de petites fleurs violettes (1 cm) disposées en inflorescence.

Son fruit est une gousse plate de 2 à 3 cm de long contenant de nombreuses graines.

Culture

La réglisse pousse de préférence dans un sol riche et humide et elle a besoin d’un climat chaud (Méditerranée, sud des États-Unis, Moyen-Orient, Afrique du Nord).

Une fois plantée dans une zone climatique lui convenant, la réglisse a tendance à devenir invasive. Même en arrachant une racine de réglisse, le moindre fragment laissé en terre donne lieu à un nouveau plant.

Variétés

Glycyrrhiza glabraRéglisse – synonymes Glycyrrhiza hirsuta, Glycyrrhiza echinata, Glycyrrhiza pallida, Glycyrrhiza officinalis, Glycyrrhiza laevis, Glycyrrhiza viscosa, Glycyrrhiza vulgaris

Histoire

Glycyrrhiza vient du grec « glycys », sucré et « rhidza », racine. La réglisse a reçu toutes sortes de noms, bois doux, bois sucré, racine douce ou régalisse.

 

Du sucre en branches

Le mot « réglisse » est apparu par déformations successives du latin « licorece », qui a donné aussi le mot « liqueur ». Son nom scientifique, Glycyrrhiza, vient du grec glucus (sucré) et rhiza (racine). Tout le monde a mâché, au moins dans l’enfance, des bâtons de réglisse au goût sucré. Ces morceaux de racine contiennent des principes actifs puissants : coumarines, huiles essentielles, composant proche de la progestérone humaine, flavonoïdes et saponosides dont la fameuse glycyrrhizine. C’est à cette substance qu’on attribue principalement les qualités hépatiques, expectorantes, respiratoires, et anti-inflammatoires de la réglisse. Mais la glycyrrhizine a un inconvénient : elle est hypertensive et peut provoquer des œdèmes.

 

Indications

reglisse1.jpgUne étude — portant sur 82 personnes, suivies pendant deux ans pour des ulcères gastriques — a montré qu’un extrait de réglisse était aussi efficace qu’un médicament employé pour traiter un ulcère gastrique (la cimétidine). La réglisse stimule la production de sécrétions dans l’estomac et le protège de l’ulcère. Une récente étude a montré que l’extrait de réglisse (0,1 g par jour) abaissait le taux de cholestérol et de lipides sanguins de sujets souffrant de problèmes cardiovasculaires. La glycyrrhizine et l’acide glycyrrhétinique ralentissent le développement des virus. Des chercheurs américains ont pu supprimer le virus de l’herpès simplex et des chercheurs japonais ont obtenu des résultats encourageants sur des malades du sida. Chaque année, bien d’autres recherches sont publiées sur la réglisse qui est officiellement reconnue dans la pharmacopée de la Communauté Européenne et celle du Royaume-Uni. Voici les principales indications de la réglisse :

  • Inflammations du système respiratoire
  • Maux de gorge, amygdalite, toux
  • Infections virales (rhume, herpès, SRAS…)
  • Prévention des troubles cardiovasculaires
  • Ulcères gastriques ou duodénaux
  • Gastrite chronique
  • Insuffisance surrénale
  • Arthrite et douleurs rhumatismales
  • Allergies
  • Aphtes
  • Syndrome prémenstruel
  • Problèmes hépatiques : jaunisse, intoxication…
  • Stimulation immunitaire
  • En externe : eczéma, psoriasis, herpès.

 Quand ? Comment ? Où ?

batonreglisse.jpgEn général on utilise la racine totale, un extrait total ou la Teinture Mère pour la plupart des troubles, notamment les affections virales ou inflammatoires, le syndrome prémenstruel (commencer 8 jours avant la survenue supposée des règles), les problèmes cardio-vasculaires, le cancer… En ce qui concerne les problèmes hépatiques, les ulcères et inflammations gastriques ou intestinales, les médecins préfèrent prescrire des comprimés déglycyrrhizinés (sans glycyrrhizine).

  • Racines séchées : 3 fois par jour, après les repas, prendre une infusion de 2 g à 4 g de racines séchées dans 150 ml d’eau. Ne pas dépasser 12 g par jour.
  • Teinture Mère : 15 à 20 gouttes dans un verre d’eau, 2 fois par jour.
  • Autres formules : suivre les indications du fabricant.
  • En externe, pour les problèmes de peau, faire des compresses de décoction concentrée.

Il existe des cosmétiques à base de réglisse, dans les laits après-soleil, par exemple

 

Recettes

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L’ HIBISCUS EN GENERAL

Posté par eurekasophie le 12 juillet 2009

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Dans ma rubrique « SANTÉ AU QUOTIDIEN « , page 3,  je vous parle longuement du Karkadé qui

n’est autre que l’infusion concoctée avec les fleurs de l’hibiscus Sabdariffa .

Cependant  je reviens sur cette plante intéressante qu’est l’hibiscus pour ses propriétés

médicinales et la magnificence de ses fleurs. 

Hibiscus (du grec ἱϐίσκος / hibískos, signifiant guimauve) est un genre de plantes à fleurs annuelles ou vivaces qui comporte plus de 30 000 variétés. L’Hibiscus fait partie de la famille des Malvaceae.
Ce sont des plantes connues depuis la haute antiquité : elles étaient cultivées en Égypte et en Asie du Sud-Est pour leur caractère ornemental, mais aussi pour leurs fruits comestibles. Importées en Europe au XIIe siècle par les Maures d’Espagne, certaines espèces furent ensuite introduites en Amérique au XVIIe siècle par les esclaves. La Corée du Sud et la Malaisie ont un hibiscus comme fleur nationale, respectivement H. syriacus et H. rosa-sinensis.

 

 

Rose de Chine


Rose de Cayenne

Hibiscus rosa-sinensis

 

Hibiscus, Rose de Chine, Hibiscus x rosa sinensis, Fille des iles
Hibiscus, Rose de Chine, Hibiscus x rosa sinensis, Fille des iles

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Famille:

Malvacées

Origine:

de l’Asie au sud-est des îles polynésiennes

Période de floraison:

de mars à octobre

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Hibiscus rose de Chine 

Couleur des fleurs:

blanc, jaune, orange, rouge

Exposition:

lumière vive

Type de sol:

terreau

Acidité du sol:

neutre

Humidité du sol:

légèrement humide, frais

Utilisation:

bac

Hauteur:

de 4 à 5 m

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Type de plante:

arbuste à fleurs

Type de végétation:

vivace

Type de feuillage:

persistant, caduc sous 10°C, gèle à 5°C

Rusticité:

5°C minimum en hiver, entre 18 °C et 30°C toute l’année

Plantation, rempotage:

rempotage en mars

Méthode de multiplication:

semis au chaud, bouturage de tête de 10 cm, utilisez de l’hormone de bouturage, greffage en fente pour les variétés modernes longues à bouturer

Taille:

Taillez votre hibiscus au printemps pour qu’il se ramifie bien pour augmenter la floraison. Si votre plante est un peu dégarnie à la base, rabattez les tiges à 15 cm du pied. Les fleurs apparaissent sur les pousses de l’année.

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Naissance des pétales et du pistil d’une fleur d’hibiscus rosa-sinensis

Espèces, variétés intéressantes:

Le genre comprend plus de 200 espèces et plus de 30000 variétés, choisissez votre hibiscus
- Hibiscus rosa-sinensis ‘Paramaribo’ aux fleurs pourpres
- Hibiscus rosa-sinensis ‘Beach Ball’ aux fleurs panachées très doubles
- Hibiscus rosa-sinensis ‘Norman Lee’ aux fleurs jaunes au coeur rose
- Hibiscus rosa-sinensis ‘Dorothy Olive’ superbes fleurs oranges et jaunes doubles
- Hibiscus rosa-sinensis ‘Alexandra’ fleurs simples dégradées du rouge vers le orange
- Hibiscus rosa-sinensis ‘Antilles saumon’ à l’etamine très longue

Maladies et insectes nuisibles:

les cochenilles, les aleurodes, les pucerons, les araignées rouges surtout en intérieur

Toxicité:

-

Les fleurs remarquables de l’hibiscus ne durent guère plus d’une journée, elles sont renouvellées très régulièrement pendant tout l’été pour peu que vous lui fournissiez chaleur et lumière toute l’année. L’hibiscus est d’origine tropicale. A partir de mi-mai, après les gelées, sortez-le au soleil, et surtout n’oubliez pas l’arrosage auquel vous ajouterez de l’engrais (riche en azote) tous les 15 jours qui garantira une abondante floraison.

Dans la nature, les feuilles de l’hibiscus sont persistantes, cependant en hiver, lorsque la température devient trop basse et passe sous les 10°C, l’hibiscus perd ses feuilles. Dans ce cas, laissez la terre pratiquement sèche, la plante se met en repos jusqu’au printemps ou elle repartira. Ne laissez pas d’eau dans la soucoupe après un arrosage.

Pourquoi mon hibiscus perd-t-il ses boutons floraux ?

Un changement d’environnement comme l’installation d’une plante achetée chez vous peut provoquer ce phénomène.

Comment conserver mon hibiscus en hiver ?

Maintenez votre hibiscus dans une pièce lumineuse à une quinzaine de degrés et limitez les arrosages.

Le saviez-vous ?

  • La rose de Chine est la fleur nationale de Hawaii et de la Malaysie.
  • En Chine, on utilise sa sève pour colorer les vêtements.
  • En Egypte, les pétales séchées sont utilisées pour faire une tisane riche en vitamine C.

Dans la famille des hibiscus…

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Capsules de graines ouvertes au scalpel. Remarquez la graine velue au milieu

 

 

 

 

COMPOSITION CHIMIQUE ET PROPRIETES

 

L' HIBISCUS EN GENERAL  dans HIBISCUS hibisnbcomp

Les hibiscus renferment tous des mucilages , surtout les fleurs, les feuilles et les racines; polysaccharides ramifiés qui présentent une parenté structurale avec les polysaccharides pectiques : chaîne rhamnogalacturonique avec ramifications par des acides uroniques et du galactose.
La fleur de l’hibiscus rose de Chine est fortement colorée en rouge par des anthocyanosides .

Le fruit sec du gombo ou okra renferme des graines qui contiennent 20% d’une huile comestible; le fruit vert, très riche en mucilage, contient 30mg/100g de vitamine C et 30 microg/100g de vitamine A.

On trouve dans les calices rouges du karkadé des polysaccharides acides et de nombreux composés phénoliques; 15 à 30% d’acides organiques (acide citrique, malique, tartrique) et des anthocyanidols.


Une équipe de chercheurs du Soudan, d’où la plante est originaire et où elle est cultiveé, a étudié les effets d’extraits aqueux, révélant:

  • un pouvoir oestrogénique (voir lexique) chez la rate (500 mg/kg d’extrait non purifié correspond au 2/3 de l’activité de 2mg/kg d’oestradiol),
  • et spasmolytique complexe: myorelaxation de certains muscles (trachée, aorte, diaphragme), contraction d’autres groupes musculaires (action bipolaire sur l’utérus).

On peut rapprocher ces travaux de ceux des chercheurs indiens qui ont mis en évidence dans l’hibiscus rosa sinensis des propriétés antifertilisantes et abortives (effet sur le muscle utérin?) associées à une activité hormonale secondaire.

UTILISATIONS

La fleur d’hibiscus (surtout la variété double à corolle rouge) et la fleur de purau quand elle se détache de l’arbre ( la couleur change alors du jaune citron au jaune rougeâtre), sont riches en mucilage et possèdent donc des propriétés émollientes (voir lexique), adoucissantes très intéressantes.

On les utilise dans les états inflammatoires internes et externes: abcès, angine, stomatite, bronchite et aussi troubles digestifs et hémorroïdaires.

On les applique:

  • fraîches, ou mieux légèrement cuites à l’eau en cataplasmes, (abcès, troubles dermatologiques prurigineux, crevasses, piqûres d’insectes),
  • en décoction (voir lexique), bains de siège, pour les troubles ano-rectaux,
  • en infusion et gargarisme , angine, stomatite,
  • en infusion ou décoction filtrée et sucrée : bronchites, toux irritatives, et, troubles dysentériques, colites spasmodiques.

gombo dans HIBISCUS

Le fruit vert du gombo, un peu trop cuit et légèrement écrasé, donne une bouillie gluante et mucilagineuse bien connue aux Antilles pour apaiser les troubles gastro-intestinaux secondaires à l’abus d’alcool; l’effet légèrement laxatif est atténué par les propriétés antispasmodiques.

Avec les calices de karkadé on prépare des confitures, des gelées et un « thé de santé » réputé dans beaucoup de pays tropicaux et devenu un classique loin du pays d’origine ( boisson de roselle ou sorel aux Antilles Anglaises) et même en Europe. Les créoles le conseillent dans les affections pulmonaires et aussi comme anti-asthéniant (voir lexique) et pour donner de l’appétit.
La tisane de karkadé est réputée hypotensive et « rafraîchissante » et on peut la considérer comme angioprotectrice par son contenu en anthocyanosidols. Les effets oestrogéniques et spasmolytiques ne sont pas encore mis à profit dans la médecine occidentale.
A Tahiti, on utilise non seulement les fleurs mais aussi les stipules, les extrémités des jeunes racines, l’écorce des jeunes branches et le parenchyme libérien du purau. Les fleurs sont utilisées comme émollient, les autres parties sont associées à d’autres plantes dans des compositions complexes.

 

 

RÉSUMÉ

Des fleurs qui calment les muqueuses inflammées

L’hibiscus c’est la fleur des tropiques, proche parent de la mauve européenne; les mucilages qu’elle contient sont adoucissants aussi bien quand on les consomme que quand on les applique sur les zones inflammées.
Le karkadé ou oseille rouge de Guinée donne une infusion, un thé , très rafraîchissant et qui contient des composés qui protègent les vaisseaux sanguins.
Les gombos sont des légumes mais leurs mucilages sont très appréciés quand on a l’estomac ou l’intestin irrité.

Publié dans HIBISCUS | 9 Commentaires »

CET ETE, CROQUEZ FUTE…..croquez varié !

Posté par eurekasophie le 15 mai 2009

 

 

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 veillez donc vos saladiers !
 

Passez aux salades colorées, croquantes, mélangées, fleuries….
 
 

Elles sont excellentes pour la santé. salade2.gif

 

 

 

Cette année, osez l’originalité. Mélangez feuilles, fruits, fleurs, racines, saveurs, textures, arômes, couleurs et faites de la salade un véritable art de l’assemblage culinaire.

Une diversité excellente pour votre santé: apports garantis en oligo-éléments et en vitamines.

Une diversité excellente pour la santé de votre jardin: risques parasitaires en baisse et pollinisation en hausse!

 

 

DES SALADES DE FEUILLES

 

Pour une salade de feuilles, jouez sur les contrastes: tendres ou croquantes, vertes classiques, unicolores ou multicolores, piquantes, douces, épicées…..tout est possible!

Le pourpier est à cultiver en priorité (pourpier doré ou pourpier d’hiver) : laxatif, diurétique, riche en vitamine A, en éléments minéraux et en oméga 3 , ses feuilles craquantes, juteuses et un peu acidulées font merveille dans un mesclun.

Parmi toutes les feuilles comestibles, en voici quelques-unes dont la texture et la saveur sont remarquable:

La tétragone cornue ou à tiges rouges (substitut de l’épinard) , la ficoïde glaciale, le cresson de para (brède mafane) , la roquette, les périlles, à la saveur exotique et épicée ( Britton, Tia Tao, pérille de Nankin) , la mélisse dorée, le chou Daubenton vert ou panaché, les capucines, la moutarde pourpre de Chine légèrement piquante, le basilic vert ou pourpre, l’arroche, l’ansérine du bon Henri, le cresson des jardins, le cresson alénois, le crambe (avec leur petite saveur de noisette, les pétioles jeunes sont excellents) , le pe staï, les jeunes feuilles de l’amarante de Chine, les feuilles de coeur de bettes de cardes (jaunes, rouges ou vertes) , les betteraves à feuilles (Bull’s blood) , la Mertensie avec son goût de l’huître, diverses coriandres, les menthes, l’immortelle des jardins avec ses petites feuilles en lamelles argentées (goût curry assuré) , le vert de la ciboulette, d’oignon, d’ail…….

 

DES SALADES DE RACINES ET DE FRUITS 

 

 

  • Du côté des racines: les carottes blanches, jaunes, bordeaux ou orange, les navets, le raifort, le céleri tubéreux (à petite dose) , le chou rave à retrouver, les betteraves(Albina vereduna, Tonda di chioggia) , les radis classiques, les radis noirs ( Red meat) , le panais, les crosnes crus, les ocas du Pérou……

Quelques bulbes ? Ajoutez des oignons doux. Les variétés oignons de Florence ou Toulouse sont idéales en salades.

 

  • Du côté des fruits ( au sens botanique du terme ! ) : les tomates de saison à utiliser sans modération, en variant couleurs, formes et tailles, les jeunes courgettes de certaines variétés ( Gold rush, par exemple) , les pâtissons en début de grossissement, les concombres ( Lemon, sikkim, white wonder) , les pois mange-tout, les haricots verts cueillis très tôt, les haricots kilomètres ( Vigna sesquipedalis) délicieux mais exigeant de la chaleur, les Physalis pubescens, les épinards fraise ( Chenopodium capitatum) dont le fruit a le goût de la betterave et l’apparence de la fraise, les poivrons, les piments doux, la poire-melon ( Solanum muricatum)…..

 

NE NEGLIGEZ PAS LES BASIQUES ! 

 

Les laitues offrent une belle diversité qu’il faut savoir exploiter. Cultivez différentes variétés et semez toutes les 3 semaines de mars à juillet.

 

  • Parmi les tendres: les laitues beurre, les laitues à couper (l’oreille du diable, par exemple, qui est rouge grenat) , les laitues grasses ( la sucrine, excellente !) , plutôt cultivées dans le midi.
  • Du côté des croquantes, les batavia, plus volumineuses.
  • Pour un petit mélange des deux, adoptez les romaines ou la Radichetta, laitue à couper un peu croquante et résistante à la montaison.
  • Les chicorées frisées ou scaroles se sèment à la plantation des tomates et se font blanchir en fin de croissance pendant une dizaine de jours, suivant le degré d’amertume recherché; seul inconvénient de ces salades: leur tendance à monter en graine.
  • La mâche ou doucette est une » ancienne mauvaise herbe » , bien vite adoptée pour sa saveur; peu exigente, elle est capable de supporter des hivers doux.
  • Le persil, ou plutôt les persils, se décline en  persil à feuilles plates, persil frisé, persil nain frisé et persil tubéreux ( celui-là est à semer en mars et donne des feuilles et racines savoureuses).
  • Les cerfeuils préfèrent la mi-ombre; le cerfeuil musqué qui se sème en automne est une vivace dont on consomme aussi les graines; le cerfeuil tubéreux, quant à lui, est une bisannuelle difficile à cultiver, dont on ne récolte quela racine, car les feuilles sont toxiques.
  • Le céleri branche peut s’utiliser en coupe comme le persil ( variété  » pipes creuses de malines ») ou sous forme de jeunes pousses à croquer (  » Tall utah ») .

 

FLEURISSEZ VOS SALADES

 

En toute saison, glissez quelques fleurs crues dans vos salades. Vous les trouverez dans votre jardin. N’hésitez pas à découvrir quelques  » sauvageonnes goûteuses »…..

 

 

  • Commencez au printemps avec la bourrache, les boutons de pissenlit, les fleurs délicates de la violette, celles des primevères, de la cardamine des prés, des coucous, de la roquette sauvage, de l’alliaire officinale.
  • Pour relever le goût, récoltez les fleurs blanches étoilées de » l’ail des ours, à mélanger avec le violet tendre de la ciboulette.
  • Donnez un petit ton oriental avec quelques fleurs d’oranger.
  • En été, vous n’aurez que l’embarras du choix. Faites le tour des aromatiques: les thyms, les basilics, les menthes, les sauges aux saveurs multiples, le romarin, la coriandre…….c’est presque inépuisable !
  • Les autres plantes ne sont pas en reste: les hémérocalles, les roses en petits fragments, les soucis bien connus, les pivoines qui le sont moins, les fleurs de capucine tubéreuse, de bégonia, de consoude. La fleur de céleri est plus douce que ses feuilles. Plus étonnantes, les fleurs de Yucca, d’Hostas ou celles de phlox, à réserver aux desserts.
  • En automne, mettez-vous à l’heure japonaise en utilisant les fleurs de chrysanthèmes: trempez-les une seconde dans l’eau bouillante salée pour les débarrasser de leur petite pointe d’amertume.
  • Adoptez le shiso ( Perilla nankinensis) : les fleurs sont légèrement épicées, tout comme les feuilles.
  • Pour donner un petit goût fruité aux salades, essayez quelques fleurs de sauges exotiques comme la sauge ananas ou la sauge dorisiana que vous cultiverez en serre ou en véranda.

 

Publié dans SANTE AU QUOTIDIEN | 4 Commentaires »

POUR UN JARDIN MINERAL..

Posté par eurekasophie le 19 avril 2009

 

 

Le jardin minéral

Les valeurs changent, à l’exubérance répond le minimalisme et un retour vers la spiritualité. Donner du sens, retrouver l’équilibre et la sérénité, sont les aspirations qui s’expriment pleinement dans les jardins minéraux.

L’esprit

Jardin minéral Un petit coin en jardin minéral

Inspiré de la philosophie bouddhiste, le jardin minéral Zen né au VIIIème siècle créé une harmonie entre l’homme et la nature. Il est l’expression de cette humilité qui privilégie la simplicité et la symbolique, source d’émotions partagées. Ainsi rien n’est choisi par hasard, tout est message, et pour que le message traverse le temps, le jardin utilise des matériaux « stables ». Pour comprendre le sens, l’observateur est invité à la contemplation, qui le porte vers la sérénité.

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La forme

Sol en gravier ; érable Erable, gravier et asymétrie

Il n’y a pas de géométrie dans le jardin minéral, éviter les lignes droites et la symétrie. Le nombre limité de végétaux permet la création d’un jardin minéral sur une très petite surface, et permet de contenir son expansion. Pour donner l’illusion de l’espace, les perspectives sont faussées ; l’asymétrie doit être la règle. La forme des pierres et leur nombre (toujours impair) est porteuse de symbolique.

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Les matériaux

Vasque remplie d'eau Vasque en zinc

La pierre dans ses différentes formes est l’élément de base dans la création d’un jardin minéral. La terre ne doit pas être apparente, le sol est donc couvert soit de gravier, de sable et de mousses. Le cheminement se fait grâce à des « pas » placés dans la mousse. Le franchissement peut être réalisé grâce à un pont en bois de forme courbe. Les couleurs sont le résultat des matériaux employés, du blanc au noir en passant par les ocres pour les pierres, et la couleur rouge carmin pour les ouvrages en bois. L’eau peut être présente dans un jardin minéral, bien que dans la symbolique Zen, l’eau est représentée par le gravier et le sable qui est ratissé pour créer des ondes souples. Lorsque le sol ne le permet pas directement, des pots en métal ou en terre de forme sobre, accueillent les végétaux. Des éclairages dissimulés dans des photophores ou dans des lanternes en pierre maintiennent en vie le jardin minéral la nuit venue.

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Les végétaux

Agapanthe Touffe d’agapanthes – Cache pot en zinc

Au sol, pas de gazon mais un substitut de la mousse (pas de tonte) : l’helxine qui a besoin d’un sol humide, ou la Sagina subulata pour les sols légers et bien drainés. La disposition des plantations doit prévoir en premier plan des plantes très basses : thyms, santolines, origans, sauges officinales, chardons décoratifs, et les graminées comme les Stipa tenuifolia, Calamagrostis acutiflora, et diverses variétés de Pennisetum. Un peu plus en arrière, la sauge de Jérusalem, les Ceanothus x delilianus, les Agapanthus ‘Polar Ice’ ou les Tritoma ‘ faux aloès’ font la jonction avec des sujets plus hauts qui ferment la perspective : conifères, érable japonais, cerisier japonais, sans oublier toutes les variétés de bambous.

Le jardin minéral séduit de plus en plus d’amateurs car il réduit l’entretien, donne un sens spirituel à sa création, et trouve sa place dans les espaces réduits comme les terrasses, balcons ou jardins de ville.

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LES JARDINS JAPONAIS (1)

Posté par eurekasophie le 17 avril 2009

jardinjaponais2.jpg

 

Les jardins japonais

L’Art des jardins japonais nous fascine, par l’équilibre et la sérénité qu’il dégage. Si le jardin zen est le plus connu en Occident, il existe 5 grands types de jardins japonais, qui mèlent des éléments caractéristiques, comme l’eau, les rochers, la lanterne… Jardin sec ou jardin d’eau : partez à la découverte !

Un peu d’histoire

Parler des jardins japonais, c’est retrouver ses origines dans les échanges et l’influence de la Chine avec l’adoption par les Japonais, dés le VIème siècle de la philosophie bouddhiste. On retrouve dans les peintures chinoises représentant le paradis les éléments essentiels des jardins japonais d’aujourd’hui : la montagne, le lac, les îles, des représentations de la nature où les pierres et l’eau sont toujours présentes.

L’esprit des jardins japonais

Les jardins japonais ne sont pas des jardins d’agrément mais des jardins de contemplation conçus comme des tableaux.

Découvrir un jardin japonais, aussi petit soit-il, c’est ressentir ce mélange de spiritualité et de nature sauvage, un sentiment de quiétude, de sérénité à l’image des jardins zen, épurés, aménagés dans un espace limité, sans pratiquement de végétaux, juste un peu de mousse, des fougères, des pierres et des surfaces de gravier ratissées méticuleusement.

Les Japonais profitent du plus petit espace pour créer un jardin, des bonzaïs sur un rebord de fenêtre, des jardins miniatures représentant une scène de montagne, des jardins de poche de la taille de 2 tatamis, des jardins intérieurs au centre de la maison, des jardins couloirs des maisons de ville, des jardins zens…

Les éléments caractéristiques

Lanterne ToroLes lanternes « Toro », destinées à l’origine à éclairer l’entrée des temples bouddhistes, elles sont aujourd’hui un élément décoratif des jardins japonais. Placé au bord d’une allée, prés d’un bassin, elles apportent un peu de mystère…


Pierre à eau mizubashiLes pierres à eau « Mizubashi » ou « Tsukubai » sont des pierres creusées pour former un petit bassin, pour se laver les mains, pour boire.

Pas japonais tobi-ishiLes pas japonais « tobi-ishi »ont un rôle esthétique et pratique, guider le promeneur dans le jardin et éviter de marcher sur les mousses et la terre.

Les clôtures « Takegaki », des palissages réalisées en bambou assemblés et noués ensemble avec du cordage noir pour protéger des regards ou délimiter des allées.

Les végétaux des jardins japonais

Les fleurs les plus courantes

Rhododendrons, les azalées, les hostas, les iris et les floraisons des cerisiers du japon, des magnolias, des orangers et citronniers, de la glycine, du mahonia.

Les plantes couvre-sol

Mousses, fougères, bambous tapissants taillés régulièrement pour habiller les berges de l’étang, de la mare.

Les plantes aquatiques

Roseaux, iris pour les berges, les lotus, les nénuphars…

Les petits arbustes

Persistants ou caducs : houx, cotonéaster, cognassier du Japon.

Les résineux taillés

Thuyas, pins…

Les bambous

Le bambou est idéal pour créer des écrans de verdure

Et sans oublier, les poissons, les carpes koï…

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LES JARDINS JAPONAIS (2)

Posté par eurekasophie le 17 avril 2009

jardinjaponais.jpg  

  

Créer un jardin japonais

Si créer un jardin japonais parfait n’est pas à la portée du premier venu, voici quelques conseils pour partir sur de bonnes bases. Pensez votre jardin japonais comme un paysage naturel, imitez la nature pour faire oublier les traces du jardinier, surtout ne surchargez pas, soignez les détails…

Quelques conseils pour créer un petit jardin japonais

Jardin japonais Concevoir un jardin japonais, c’est un peu comme peindre un tableau avec une perspective, un premier plan avec une pierre à eau, de la mousse, quelques fougères, un espace central avec une combinaison de pierres et un arbre, un arrière plan que ce soit un mur, une haie taillée, une clôture de bambous, sur lesquelles se détacheront les pierres et les végétaux, sans oublier l’eau.

Les pierres « Ishi » et les pas japonais

Un jardin japonais se construit d’abord en disposant des pierres appelées « Ishi », des pierres usées par le temps, récoltées dans la nature, disposées seules ou en groupe (en nombres impairs, 3, 5), pour évoquer un éboulis de montagne, une source d’eau qui jaillit, pour habiller les berges du bassin. Les pas japonais, pierres plates disposés sur le sol permettront de découvrir les différentes vues de votre jardin en protégeant les plantes couvre sols…

L’eau

Fontaine en bambouL’eau est présente dans tous les jardins japonais du plus grand au jardin de poche et sous toutes ses formes, ruisseaux, cascades, étangs, bassins, sources et bien sûr, pierres à eau.

Aménager dans votre petit jardin de ville un bassin naturel de quelques m², c’est très facile et quel plaisir d’observer les oiseaux boire, d’entendre
le bruit de l’eau qui coule (pratique pour masquer les bruits de la ville !).

Les végétaux

Camélia en fleurs près d'une cascadeNe plantez pas des arbres et végétaux qui ne deviennent trop grands, taillez les régulièrement pour les mettre en forme ou pour les vieillir à l’image d’un pin dans la montagne. Référez-vous aux livres sur les bonzaïs, la technique de la taille est proche.

Eclairage et accessoires

Eclairez votre jardin, en plaçant des spots qui mettront en valeur à la fois, un élément décoratif (le bassin, la pierre à eau…) et éclaireront l’arrière plan (le mur, la haie de bambou) pour donner l’illusion d’un plus grand espace.

Pensez à décorer votre jardin japonais par une lanterne de pierre, un carillon, une petite table et des coussins posés sur la terrasse en bois…

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LE CELERI…..S’écrit Céleri ou Cèleri

Posté par eurekasophie le 16 février 2009

cleri.bmp

Plante médicinale reconnue par les Anciens pour ses vertus diurétiques et son action stimulante sur le système nerveux, le céleri-rave ne fut considéré comme plante potagère qu’à la Renaissance.
Au Moyen Age, l’ache des marais – ancêtre sauvage du céleri – était l’un des simples (plantes médicinales) les plus employés. Les croyances populaires lui atribuaient mille vertus : elle était sensée prévenir la mélancolie, déterminer le sexe d’un enfant à naître, soigner les maux de dents.
Domestiquée puis améliorée, l’ache des marais donna naissance à trois sous-espèces : le céleri à couper, le celeri-rave et le céleri-branche.
D’abord limité au rôle de condiment, le céleri-rave prit peu à peu place dans notre cuisine en tant que légume à part entière. Mais ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que, perfectionné en Allemagne, il devint un légume courant sur les tables de France.

Noms communs : céleri-branche, céleri à côtes.
Nom scientifique :
Apium graveolens var. dulce.
Famille :
apiacées (synonyme : ombellifères).

POURQUOI METTRE LE CÉLERI AU MENU?
  • À la fois tendre et croquant, il ne se compare à aucun autre légume.
  • Cru ou cuit, il transmet sa saveur et son bouquet à de nombreux plats : soupes, salades, ragoûts et bien plus.
  • Ses feuilles, à la saveur prononcée, ne sont pas à négliger.
  • Ses feuilles et ses graines contiennent des polyacétylènes, des substances potentiellement bénéfiques contre le cancer.
  • Il contribue à l’apport alimentaire en lutéine, un antioxydant.

Quelques mots sur le céleri…
Le céleri fait partie de la famille des apiacées, qui comprend environ 400 genres dont plusieurs ont une importance culinaire – carotte,
persil, aneth, coriandre, carvi, livèche. Le céleri-branche et le céleri-rave appartiennent au même genre et à la même espèce botaniques (Apium graveolens). Ils sont issus de la même plante potagère, l’ache ou le céleri sauvage que, par sélection, on a produit soit pour ses côtes (ou branches), soit pour sa racine. La présente fiche traite plus spécifiquement du céleri-branche.

Très populaire, autant parmi les crudités que dans les plats mijotés, le céleri est aussi bien connu pour sa faible teneur calorique. Son goût frais et sa texture croquante en font un allié incontesté de nos menus. Les graines du céleri sont aussi utilisées comme assaisonnement en cuisine; sa version la plus connue chez nous est le « sel de céleri », un mélange de sel et de graines de céleri moulues.

Principes actifs et propriétés

Utilisons aussi les feuilles!
De nombreuses personnes ont le réflexe de jeter les feuilles situées au sommet du céleri. Pourtant, ces feuilles sont comestibles et ont une saveur agréable qui peut parfumer les soupes et les mets en casserole.

Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont observé qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques1,2.

Cancer. Le céleri, autant les feuilles que les graines, contient certains types de polyacétylènes. Tandis qu’on croyait auparavant que les polyacétylènes n’incluaient que des molécules nocives, des études ont démontré que certains de ces composés avaient des effets potentiellement bénéfiques. Ces polyacétylènes ont notamment la capacité d’empêcher in vitro la prolifération de plusieurs types de cellules cancéreuses humaines3. Les graines de céleri ont aussi démontré un effet protecteur contre la formation de cellules cancéreuses au foie chez l’animal4, effet qui pourrait être attribué à l’apigénine, un antioxydant. Puisque ces études ont utilisé des extraits concentrés, il reste à savoir si la consommation chez l’humain de céleri ou des graines à l’état naturel peut apporter le même effet. Par ailleurs, une étude américaine classait le céleri parmi les aliments contribuant de façon importante à l’apport alimentaire en lutéine, un antioxydant de la famille des caroténoïdes. Dans cette étude effectuée chez près de 2 000 personnes atteintes du cancer du côlon, une association inverse a été observée entre l’apport en lutéine et l’apparition du cancer : plus grand était l’apport en lutéine, plus faible était la probabilité d’un cancer du côlon diagnostiqué avant l’âge 67 ans5.

Nutriments les plus importants

 Vitamine K. Le céleri bouilli et égoutté est une excellente source de vitamine K. Le céleri cru en est une source pour la femme, les besoins de l’homme et de la femme étant différents. La vitamine K est nécessaire pour la synthèse (fabrication) de protéines qui participent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

 Vitamine B6. Le céleri bouilli et égoutté est une source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse des neurotransmetteurs (messagers de l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette vitamine joue enfin un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses et dans la modulation de récepteurs hormonaux.

 Vitamine C. Le céleri bouilli et égoutté est une source de vitamine C. Le rôle que joue cette vitamine dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

cleri.bmp

Apprêts culinaires

Courir du Mardi Gras
Avec les fruits de mer, la saucisse, le poulet, les oignons, l’ail et le filé, le céleri est un ingrédient essentiel du gombo que les Créoles de la Nouvelle-Orléans préparent à l’occasion du « Courir du Mardi Gras ». Pendant une bonne partie de la journée, les cuisiniers visitent leurs voisins pour se faire donner l’un ou l’autre des ingrédients, ou tout autre aliment qu’ils jugeront bon d’ajouter au plat. Tandis que le gombo, qui sera servi à tout le voisinage, mijote sur le feu, on en profite pour danser, chanter, jouer de la musique et festoyer.
  • Le consommer cru, débité en tronçons, comme collation; le servir avec une trempette en entrée ou comme amuse-gueule; ou farcir les côtes d’une mousse de fruits de mer, une salade de poulet, un pâté végétarien, une sauce guacamole, etc.
  • Dans les salades, notamment la salade de poulet, ou finement émincé dans une salade mixte, avec pois chiches, oignon émincé et olives noires dénoyautées. Garnir de quartiers de tomates et d’oeufs durs ainsi que de filets d’anchois. Arroser d’une vinaigrette.
  • Dans les soupes et les potages. Le faire revenir dans l’huile avec des carottes et des poireaux, ajouter du bouillon de poulet ou de légumes, cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Passer au mélangeur et garnir d’aneth frais haché. Servir ce potage chaud ou froid.
  • Braisé : garnir une casserole de rondelles de carotte, disposer dessus des pieds de céleri débarrassés des branches dures et abîmées, et raccourcis à 15 cm, couvrir d’un fond de volaille ou d’un bouillon de légumes, ajouter quelques rondelles de poivron rouge, assaisonner de thym, romarin et ciboulette, saler, poivrer. Amener à ébullition, couvrir et cuire à petit feu jusqu’à ce que les légumes soient tendres (une heure ou une heure et demie). Déposer dans un plat de service, réduire le bouillon et verser sur les légumes. On peut aussi le braiser avec un peu de jus de citron et des graines de coriandre. Le servir froid, en décorant de feuilles de coriandre hachées.
  • À la sauce aigre-douce : couper les branches de céleri en tronçons de 2 cm. Mettre un fond d’eau dans un poêlon ou une sauteuse. Ajouter le céleri, une cuillerée à soupe de sucre et du sel. Porter à ébullition, cuire quelques minutes jusqu’à évaporation de l’eau. Ajouter trois ou quatre cuillerées à soupe de vinaigre et servir.
  • À la chinoise : sauté, avec des oignons verts, du boeuf finement tranché, du gingembre, de l’ail, le tout assaisonné de sauce soya et de sauce aux huîtres. Épaissir avec un peu de fécule de maïs.
  • Dans les sauces, les ragoûts, le pot-au-feu, les quiches, les plats à base de riz.
  • Dans le court-bouillon servant à la cuisson des mollusques ou du poisson.
  • Dans les jardinières de légumes.
  • À la japonaise : faire sauter à sec des graines de sésame et les broyer grossièrement au couteau. Couper les branches de céleri en tronçons de 5 cm et les faire sauter à haute température dans l’huile. Ajouter un peu de saké (facultatif), du sucre (ou du miel) et de la sauce soya et cuire jusqu’à évaporation du liquide. Servir garni de graines de sésame.
  • Passer des branches à la centrifugeuse avec des carottes et, si désiré, des tomates. Servir ce jus bien frais.
  • Feuilles : les ajouter aux bouillons de viande et de légumes, ou les hacher finement et les ajouter aux salades. Attention : leur saveur est plus prononcée que celle des tiges.
  • Graines : en parfumer les soupes, comme le font les Russes et les Scandinaves. En garnir la surface des pains, à la place des graines de sésame ou de pavot. Les incorporer au garam masala indien. Comme c’est le cas pour les autres épices, elles gagneront en saveur si on les fait sauter quelques minutes à sec avant de les moudre. Elles assaisonnent à merveille les potées de légumes.
  • Sel de céleri : il assaisonnera les oeufs durs, les crudités, les jus de légumes et le fromage blanc.

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La bourrache

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

bourrache2.jpgbourrache.jpg

Bourrache officinale
Borago officinalis

 

La bourrache

(Borago officinalis – borage) est une plante annuelle de la famille des borraginacées comme la consoude, le myosotis et la vipérine. Elle est originaire de l’ouest de la méditerrannée mais naturalisée à plusieurs endroits en Europe et en Amérique, dont ici même au Québec.

Description

La bourrache a l’aspect d’un buisson. Elle atteint de 20 à 60 cm de hauteur habituellement mais peut croître jusqu’à 90 cm de hauteur en sol riche.

Les feuilles gris-vert de la bourrache sont épaisses et hérissées de poils. Elles sont ovales à oblongues, celles de la base formant une rosette et les autres alternant sur la tige principale et les branches. La tige ronde est pubescente et vide au centre.

Les fleurs en forme d’étoile possèdent une corolle bleue à mauve, parfois même rose ou blanche, avec un cône noir à brun foncé qui prolonge les étamines. Les fleurs forment des grappes pendantes.

CULTURE

Conditions propices

La bourrache croît bien dans la plupart des types de sols et peut se contenter des sols pauvres et secs. Un sol léger et bien drainé est préférable. Le pH doit se situer entre 4.8 et 8.3. L’exposition des plants peut être en plein soleil ou en demi-ombre.

Propagation

La bourrache se propage par semis bien que la division racinaire soit possible. On plante les graines tôt au printemps en sol chaud en groupe de trois dans des trous de 2,5 cm de profondeur et à tous les 30 à 60 cm en rangées, en rangs espacés de 45 cm. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, on les éclaircit de façon à ne garder que les meilleurs. Avec 28 grammes (1 once) de graines de bourrache, on peut semer un rang de 150 mètres.

La bourrache prend environ 8 semaines à fleurir. Une plantation en mai donnera des fleurs en août et continuera à fleurir jusqu’au premier gel après quoi les fleurs se transformeront en une masse noire.

La bourrache produit des graines facilement et donc se propage d’elle-même. Elle développe une racine forte, ce qui la rend difficile à transplanter. Il est donc conseillé, pour un jardin, de planter la bourrache en bordure ou en un point central, de toute façon dans un endroit permanent où son envahissement ne gênera pas. C’est une plante idéale pour une prairie-pelouse ou un coin un peu sauvage.

Les plante compagnes recommandées avec la bourrache sont le fraisier et les choux.

Récolte

La récolte des feuilles se fait de préférence avant que les fleurs n’apparaissent. A ce stade, elles sont tendres et parfumées. En fait, on peut commencer à récolter les feuilles dès que les plants ont atteint 5 cm de hauteur.

La récolte des fleurs se fait dès le début de la floraison. On peut faire deux à trois récoltes successives ou faire des semis successifs. Attention aux abeilles qui sont nombreuses à butiner sur la bourrache! En année pluvieuse, l’arôme des fleurs est beaucoup moins prononcé.

Séchage

Un séchage rapide à l’ombre, à l’air et à chaleur modérée (entre 18 et 35C) est préférable pour les feuilles et les fleurs de la bourrache. Il est important de les disposer en couches minces sur les séchoirs et de s’assurer que les feuilles ne sont pas superposées, ce qui empêcherait la circulation de l’air. Si la circulation de l’air n’est pas bonne, la bourrache a tendance à devenir brune ou noire. Pour de petites quantités de fleurs à sécher, il est préférable d’enlever les feuilles. On peut conserver la bourrache séchée en sac de jute en entrepôt chauffé.

UTILISATIONS

Utilisations alimentaires

Les feuilles, les tiges et les fleurs de la bourrache sont utilisés en alimentation.

Les feuilles fraîchement cueillies ont un goût de concombre. Elles sont:

  • - ajoutées aux salades (avec le cresson et le pissenlit par exemple) et aux sandwichs;
  • - utilisées comme herbe fine pour les sauces accompagnant les viandes, les ragoûts, dans les soupes aux pois, dans les omelettes, dans la panure de poisson et les marinades;
  • - bouillies, elles rappellent l’épinard et leurs pilosités disparaissent.
  • Les fleurs sont mangées en salade, mises en conserve, utilisées en confiserie, en sirop ou comme garniture sur les pâtisseries. Elles sont utilisées aussi pour colorer en bleu ou décorer le vinaigre, les alcools et les jus de fruits. Pour n’avoir que la corolle, on prend délicatement la tige de la fleur derrière les sépales, puis on pince et tire les anthères. Toute la corolle quittera alors son piédestal.

    Les fleurs et les feuilles sont infusées ou ajoutées dans la préparation de boissons rafraîchissantes telles que punch ou jus de fruits. Une boisson agréable consiste à prendre une poignée de feuilles fraîches et les laisser tremper dans un litre d’eau avec quelques feuilles de menthe.

    Les tiges séchées sont utilisées pour parfumer les boissons comme le negus et le claret.

    Utilisations médicinales

    Les feuilles de la bourrache, particulièrement lorsqu’elles sont fraîches, sont riches en mucilage, en calcium et en nitrate de potasse (salpêtre). La plante contient jusqu’à 3% de tannins et 30% de mucilage. On lui reconnaît les propriétés suivantes:

  • Lactagogue: La bourrache est utilisée pour accroître la quantité de lait des mères qui allaitent. Plutôt que les feuilles, les Argentins utilisent les graines broyées et ajoutées à du vin blanc comme lactagogue.
  • Pectorale: La bourrache combat les affections pulmonaires telles que les bronchites. Elle est aussi indiquée dans les cas de jaunisse et de maladie du foie et les troubles des reins.
  • Tonique: Selon les anciens Grecs et Celtes, la bourrache rend joyeux et redonne courage aux guerriers. Elle est conseillée pour revigorer les convalescents. Il est prouvé que la bourrache stimule les glandes adrénales. Elle sert aussi à purifier le sang et tonifier le système nerveux ce qui est utile contre l’hystérie et les palpitations cardiaques.
  • Sudorifique, fébrifuge, diurétique et laxative: L’infusion de bourrache augmente la transpiration et la décoction permet de réduire la fièvre. On l’emploie pour aider aux éliminations: rhume, bronchite, rhumatisme, éliminations des chlorures.
  • Émolliente: Le mucilage que contient la bourrache lui donne des propriétés émollientes, adoucissantes, rafraîchissantes qui en font un calmant pour la toux. Elle est indiquée aussi dans les cas de péritonite et pleurésie pour son action calmante et anti-inflammatoire. On fait un cataplasme de bourrache en grattant les poils sur les feuilles et en appliquant sur les inflammations. Ce cataplasme serait bon contre les varrices. Les feuilles macérées sont utilisées au Liban sur les coupures et l’eczéma. Le contact avec les feuilles fraîches peut provoquer une dermatite chez les personnes sensibles. Les cendres de la plante sont aussi utilisées en gargarisme ou mélangées avec de la mélasse pour soigner les maux de gorge.
  • L’utilisation prolongée de la bourrache n’est pas conseillée. En infusion, on prend 1 c. à thé de fleurs séchées ou 2 à 3 c. à thé de feuilles séchées dans 1/2 tasse d’eau pour 5 minutes OU 20 à 40 g de fleurs séchées par litre d’eau bouillante, 3-4 tasses/jour.

    En décoction: 40-50 g de fleurs+tiges+feuilles par litre d’eau.

    Utilisations agricoles et horticoles

    La bourrache est très attirante pour les abeilles. Elle donne un miel de couleur claire.

    Le bleu de ses fleurs est très apprécié en horticulture ornementale. Il s’agit d’une bonne plante pour la croissance en pot car, en pleine terre, elle peut être très compétitive à cause de son feuillage qui fait de l’ombre et de sa racine puissante. Sa combinaison avec des alysses et des aubergines donne un résultat esthétique intéressant.

    En production animale, la bourrache est utilisée comme tonique.

    Comme engrais vert, la bourrache serait intéressante, ne serait-ce du coût de la semence. Sa racine s’enfonce profondément et ses feuilles riches en salpêtre (nitrate de potassium) fournissent des minéraux facilement disponibles.

    Dans la lutte contre les ravageurs, il semblerait que la bourrache repousse les pucerons selon certaines sources populaires. Par ailleurs, des études scientifiques ont démontré que des extraits à l’éthanol ou à l’eau de bourrache n’avait pas d’effet sur les moustiques et le scarabée japonais, bien que ce dernier n’attaque pas la bourrache.

    La bourrache a des propriétés anti-fongiques prouvées, entre autres contre la moisissure grise (Fansworth et al., 1968), d’où sans doute son indication comme plante-compagne du fraisier

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