Résultats de votre recherche

ON EST DANS LA MELASSE !

Posté par eurekasophie le 20 juin 2009

 

 

AVISSSS , AVISSSSS à la peau pull à sillon 

 

 

 

Pendant que vous vous gaussez de mon jeu de mots, j’apporte une info ..de taille : être dans la mélasse ….

 autrement dit, la misère, c’est la pauvreté et donc être aussi dans la dèche, la débine, la limonade, la mistoufle, la mouscaille, la poisse (rien que des mots féminins !!!) heureusement qu’on dit aussi « être dans l’embarras quand on a pris un « bouillon » ! et on est dans les « ennuis » quand on a le « guignon » !

 

METS LA MES LACETS AUSSI ……UN SUPER ALIMENT MÉCONNU ET TOC ! (allez donc, cherchez……. hi hi )

 

Euh non, tout va bien merci…..j’ai pris ma température ce matin: 37.2° , 13.8 de tension, langue rose, oeil vif et brillant …. enfin tout va bien merci et je ne vois pas pourquoi on s’alarme dans les chaumières…..

 

Mais dans le petit village d’Eurakasophix tout le monde se fait du soucix pour Sophix…Enfn, Sophie .Voyez plutôt.   asterix5.gif

 

moutons.gifmoutons.gifmoutons.gifmoutons.gif

 

 

asterix2.gifastrix2.gifasterix.gifasterix3.gif     asterix7.gifasterix8.gif    asterix5.gif

 

 

Idefix: « ?????????? « 

Bonemine :  » Quand je vous dis que cette péronnelle s’arrange toujours pour faire parler d’elle »

Astérix: «   ô Abraracourcix, notre chef , j’ai envoyé Obélix chercher Panoramix notre druide dans la forêt, j’espère qu’il pourra guérir Sophix « 

Abraracourcix :  » Par Toutatis,  tu veux me dire Astérix ce que font ces moutons au-dessus de notre tête, encore une de ses idées farfelues. J’espère

qu’ils ne vont pas nous tomber sur la tête hein ! Ha les femmes ! « 

Assurancetourix :  » Et si je vous jouais un petit air, histoire de détendre l’atmosphère …. »

Pirate: «   J’a »ive pas à savoi’ ce que je viens fai’e dans cette histoi’e moi? Et pou’quoi je me ‘et’ouve à te »e avec des moutons au-dessus de la tête. Quelle

galè’e ! »

asterix5.gif              druide1.gif                      asterix10.gif

 

Panoramix : « Hé hé…mon pauvre Obélix, je ne pense pas que ta chère Sophie ait besoin de mes potions. Elle a surtout besoin de se changer un peu les

idées, de s’amuser,  laissons la faire »

Obélix :  » Ho oui ma Sophix ….ma Sophix ! «     

 

 

 

LA MÉLASSE NOIRE DE CANNE À SUCRE

 

Un super aliment méconnu 

 

La mélasse est ce liquide noir sirupeux qui reste après la cristallisation du jus de canne à sucre. Seul le sucre intégral ou sucre complet (rapadura, sucanat) demeure totalement pourvu de sa mélasse, d’où sa couleur très foncée et son goût caractéristique de caramel réglissé. ( Et non pas le car à Mel a reglissé). Le sucre de canne roux bio est un sucre cristallisé partiellement épuré de sa mélasse. ( Donc pas de mouscaille….) Attention: la méfiance s’impose vis-à-vis du sucre roux non bio, car il ne s’agit fréquemment que d’un sucre blanc recoloré avec du caramel ! 

 

« Mélasse noire 2 : le retour »  ( Silence on tourne…..) 

Une petite place est aujourd’hui réservée à la mélasse dans les magasins bio, et c’est tant mieux. Il est en effet plus que temps de réhabiliter ce produit trop longtemps dédaigné, et qui se voit encore qualifié de  » résidu » ( c’est d’un fin !!!) dans les dictionnaires parce qu’il « refuse de donner des cristaux » – ouh, le vilain ! En réalité, la mélasse noire est un produit précieux qui se classe dans la catégorie des aliments à haute densité nutritionnelle. Bref, c’est un super aliment qui n’aurait jamais dû disparaître de nos cuisines.

 

Un concentré nutritionnel peu coûteux 

La mélasse est surtout réputée pour sa richesse en minéraux et oligo-éléments. Le sucre de canne complet entre 1 500 et 2 800 mg aux 100 g (selon la qualité de la canne (non pas de la cane) selon les années. La mélasse noire disponible dans le commerce en contient autour de 5 000 mg, donc bien plus. Quant au sucre blanc, il ne contient plus que de simples traces de minéraux, de l’ordre de 30 à 50 mg.

La mélasse noire est notamment riche en  potassium, calcium et fer. Cela la destine tout naturellement aux personnes anémiées et aux femmes enceintes (fer) ainsi qu’aux personnes dont le terrain ( mais non pas celui sur lequel est construit votre maison)  est acidifié et déminéralisé (potassium, calcium). Pour l’anecdote, je sens que je vais vous épater là.. la couleur très foncée du sucre complet, non séparé de sa mélasse, est due au fer ! Ha! alors, qu’est ce que je disais. Les besoins en fer de la femme adulte sont de 16 mg/jour et ceux de la femme enceinte, de 25 à 35 mg / jour. Selon l’étude SUVIMAX , 25 % des femmes en âge de procréer manqueraient de fer. La mélasse noire se présente donc comme une excellente source complémentaire de fer puisqu’elle contient entre 15 et 28 mg au 100 g .

La mélasse est également bien pourvue en vitamines, notamment celles du groupe B, mais aussi en protéines ( les huit acides aminés essentiels sont présents). Ce concentré nutritionnel peut donc aider l’organisme à combler une partie des déficiences nutritionnelles qui affectent, à la longue, son équilibre. De plus, détail non négligeable, la mélasse présente l’avantage d’être excessivement peu coûteuse (aux alentours de 3 € pour 500 g ! ). Il s’agit clairement d’un super aliment au rapport qualité-prix imbattable. A raison d’une cuillerée à café bien pleine par jour en dose d’entretien, il faut plus d’un mois pour vider un pot de 500 g ! 

 

Petit détour instructif par l’Inde …….

Le Carakasamhitâ ( mais non je n’éternue pas !), traité fondamental de la médecine indienne ayurvédique, parle du jus de la mélasse de canne à sucre. Selon ce traité, le jus de canne à sucre est aphrodisiaque, rafraîchissant, laxatif, onctueux, revitalisant et doux. Quant à la mélasse , elle est jugée aphrodisiaque, onctueuse et très bénéfique en cas de lésions.

L’Âyurveda distingue trois grands types de constitution physique et psychique : vâta, pitta et kâpha. L’énergie vitale vâta régule le système nerveux. Elle est l’origine de la capacité d’adaptation de l’individu. Le côlon est considéré comme étant le « siège » principal de vâta. Ce sont les personnes à dominante vâta qui retireront le plus grand bienfait d’une consommation quotidienne de mélasse noire. Plus vous avez de points communs avec la constitution vâta, plus la mélasse noire est en mesure de jouer pour vous le rôle d’alicament ( non je n’ai pas fait de faute de frappe . Un alicament est un aliment très bienfaisant pour la santé, riche en vitamines, oligo-éléments, etc… voilà ! ) Consultez le tableau ci-dessous et dénombrez les éléments vâta de votre constitution. 

 

En pratique 

◊  En entretien : 1 cuillerée à café par jour à diluer dans un verre d’eau ou à mélanger à un yaourt nature ou à étaler sur un morceau de pain. Faites le test avec un yaourt bio au lait de brebis, c’est hummmmmmmm un vrai délice !

Une consommation très régulière de mélasse noire à cette dose d’entretien ne pourra qu’être profitable aux personnes souffrant d’hyperacidité tissulaire chronique, à celles affectées d’un terrain dystonique et / ou arthritique, de même qu’à celles dont la constitution est à dominante vâta (voir tableau plus bas ….oui je fais le faire ce tableau ) 

◊  En intensif : 2 cuillerées à café bien pleines par jour pendant 1, 2, voire 3 mois …..Et oui faut ce qu’il faut ! Procédez ainsi dès lors qu’il s’agit de lutter contre un état d’anémie, de soutenir et de fortifier votre organisme au cours de période délicates ( grossesse, ménopause, examens…….) ou encore en cas de baisse de régime, de coup de blues.

Que mesdames ne s’inquiètent pas pour leur ligne: l’apport calorique demeure on ne peut plus raisonnable puisqu’il se situe approximativement autour de 30 calories par cuillerées à café .


tableau.gif Voici, comme promis mon tableau hum hum !

 

VÂTA

Sur le plan physico-physiologique

Mots-clés: minceur sécheresse

CARACTÉRISTIQUES

En général, je suis mince et j’ai une ossature légère- Mes muscles sont déliés, mes veines, proéminentes, et mon visage, plutôt log et anguleux- Ma peau est fine et plutôt sèche, mes cheveux sont secs et fins, et mes ongles, secs et cassants- Mes lèvres sont minces et sèches- Mes selles sont sèches, dures, parfois liquides.

VÂTA

Sur le plan physico-physiologique

Mot-clés: vivacité, versatilité

CARACTÉRISTIQUES

Je suis très actif et toujours en mouvement, je marche d’un pas vif, mon élocution est rapide, on me trouve bavard-Je suis versatile et imprévisible, j’apprends vite, mais j’oublie tout aussi vite- J’ai un sens créatif prononcé et je déteste la routine, la monotonie- En situation de stress, l’anxiété me gagne, j’hyperventile, je deviens insomniaque- Le vent et le froid me dépriment- Mon appétit est irrégulier.

 VÂTA

Organes et régions corporelles les plus sensibles

CARACTÉRISTIQUES

Nerfs, peau, côlon, articulation, os, colonne vertébrale.

 VÂTA

Conséquences sur la santé de l’aggravation de vâta.

CARACTÉRISTIQUES

Amaigrissement, épuisement-Nervosité, irritabilité, tachycardie, peurs irraisonnées, difficultés de concentration, sommeil difficile avec réveils fréquents- Crampes, douleurs musculaires et articulaires, douleurs lombaires, douleurs menstruelles, douleurs inexpliquées- Bouche sèche, gingivite, troubles stomachiques et intestinaux, constipation, colopathie fonctionnelle- Chute des cheveux, ongles décalcifiés, déformés.

 

Publié dans PRENDRE SOIN DE SOI | 5 Commentaires »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

LE FENOUIL

Posté par eurekasophie le 16 juin 2009

fplantes.jpg

 

 

fenouil3.jpg

 

 

fenouil.jpg

 

Fenouil un nom vernaculaire ambigu désignant en français une multitude de plantes de genres divers, notamment de la famille des Apiaceae. Ce sont des plantes herbacées au feuillage aromatique, dont certaines sont consommables.

fenouil2.jpg

HISTOIRE 

Du latin « foin », le fenouil est une plante originaire du bassin méditerranéen où on peut, encore aujourd’hui, le trouver à l’état sauvage au bord des routes ou de la mer. Apprécié dès l’Antiquité pour ses vertus médicinales et son utilisation condimentaire, il est ainsi passé entre les mains des Chinois, des Égyptiens, des Grecs et des Romains. Ce sont ces derniers qui l’introduisirent en Angleterre. Là-bas, les puritains mâchaient des « graines de réunion » durant les longues heures à l’église pour rafraîchir leur haleine. Fort épris de l’épice plutôt que du légume, ils l’emportèrent dans leurs bagages en Amérique lors de la colonisation.

C’est ensuite vers la fin du Moyen Âge que les Italiens commencèrent à le cultiver, avant tout pour fabriquer des solutions antiseptiques et amincissantes. A cette époque, il faisait partie des herbes sortilèges qui avaient le pouvoir d’éloigner les démons. Peu à peu, le fenouil prit place dans les cuisines de Toscane puis, au fil des siècles dans celles de France. Jamais toutefois il n’aura connu le même succès chez nous que de l’autre côté des Alpes, où la gastronomie lui réserve véritablement une place privilégiée, encore aujourd’hui.

Cette plante potagère, aromatique et ombellifère produit des fleurs, petites et jaunes, visibles de juin à septembre, qui sont disposées en ombelles à l’extrémité des tiges. La partie du fenouil que l’on consomme s’appelle le bulbe. Cela dit, il ne s’agit en aucun cas de l’organe souterrain de la plante mais, en fait, de la base charnue des feuilles, imbriquées les unes dans les autres. Blanc, rond et joufflu, il est surmonté de tiges vertes qui portent des plumets aux reflets bleuâtres, d’où se dégage un parfum anisé. Enfin, ses graines, une fois mûres, prennent une teinte brune.

Parmi la dizaine de variétés de fenouil, trois dominent le marché :
- le doux : il est très renflé à la base et ses pétioles sont épais et blanchâtres
- l’amer : ses pétioles très verts partent de la base du bulbe
- le fenouil de Florence ou Finocchio : si les deux premiers sont appréciés en condiment, celui-ci est cultivé uniquement pour son bulbe car sa saveur est plus douce et plus sucrée. C’est le plus courant sur les étals.

Récolté toute l’année en Italie et en Espagne, il est produit en France avant tout entre juin et octobre, en Provence. C’est de décembre à avril que la consommation de ce légume est la plus élevée, sans toutefois excéder les 400 g par personne par an…

fenouil4.jpg
 BIENFAITS

Contrairement à ce que sa forme de bulbe laisse croire, le fenouil est un légume feuilles. Et il est léger puisque son apport calorique n’est que de 25 kcal pour 100 g, soit autant que le chou ou l’asperge. Autre atout pour la ligne, sa richesse en fibres (3,3 g/100 g), très douces, qui activent le fonctionnement du transit intestinal.

Valeurs nutritionnelles
pour 100 g

Protides 2,7 g
Glucides 2,8 g
Lipides 0,3 g
Calories 25 kcal

Par ailleurs, le fenouil est un champion de l’apport vitaminique. Ainsi, il fournit une quantité très importante de vitamine C (52 mg/100 g), mais aussi de carotène (provitamine A) et de vitamine E, de précieux antioxydants, ainsi que de vitamine B9 ou acide folique, renfort du système immunitaire. Toutes agissent en synergie et se comportent en véritable bouclier des cellules, les protégeant du développement de certains cancers et maladies cardio-vasculaires.

De plus, ce bulbe joufflu est gorgé d’eau et de minéraux, à commencer par le potassium (430 mg/100 g) et le magnésium (40 mg/100 g). Tous deux sont bénéfiques pour combattre l’hypertension. Sa teneur en calcium est, elle aussi, très élevée. Il affiche également un taux de fer (2,7 mg/100 g) bien au-dessus de la moyenne des autres légumes frais. Très bien assimilé par l’organisme grâce à la présence de vitamine C, son action est davantage renforcée s’il est consommé avec de la viande ou du poisson.

Enfin, le fenouil renferme une petite quantité de lipides, qui sont toutefois des acides gras polyinsaturés, ceux-là mêmes qui combattent le mauvais cholestérol. Il est regrettable que le fenouil ait une petite place dans notre alimentation quotidienne, car c’est un véritable aliment santé. Sachez que certains modes de cuisson, le braisage notamment, atténuent son goût anisé. Place à la réconciliation.

Choisissez-le bien blanc, sans tâches et assez ferme. Les tiges au sommet du bulbe doivent être en bon état et le plumet de feuilles doit être bien vert.

Conservez-le jusqu’à une semaine dans le bac à légumes du réfrigérateur. Si l’odeur qu’il dégage vous paraît trop puissante, enfermez-le dans un récipient hermétique. Avant toute préparation, coupez les tiges et le plumet, mais ne les jetez pas. Une fois séchés, ils parfumeront court-bouillons et autres plats de poisson d’une note d’anis.

Consommez-le après avoir ôté les feuilles extérieures du bulbe (souvent coriaces) et l’avoir rincé sous l’eau. Il se déguste cru, en lanières à tremper dans une sauce (aïoli, anchoïade…) lors d’un apéritif anisé ou émincé pour composer une salade craquante. Melon, jambon, pommes fruit, pommes de terre, fromages frais et poissons fumés font partie de ses meilleures alliances. Essayez aussi de le râper sur un plat de pâtes, arrosées d’un trait d’huile d’olive, à la mode italienne.

Cuit une dizaine de minutes à la vapeur, il constitue une garniture idéale pour les poissons et les viandes telles que le veau et l’agneau. Il se marie aussi très bien aux carottes, céleri et oignons. On peut également le préparer en gratin ou encore le mixer pour en faire une savoureuse soupe. N’hésitez pas à lui ajouter de l’ail, ils font bon ménage.
Le fenouil se prépare aussi braisé, dans du beurre, avec un peu de sucre qui le fait doucement caraméliser. On peut le glisser dans les papillotes (en tapis sous du saumon ou du loup) ou le faire compoter avec de la tomate et de l’huile d’olive.

Saviez-vous qu’il est aussi délicieux que surprenant dégusté en dessert ? Réalisez ainsi une tarte originale ou incorporez-en des lanières à une salade de fruits, notamment l’ananas et l’orange. Enfin, confectionnez une confiture inoubliable, en le mariant au melon, relevée de quelques étoiles de badiane pour renforcer son arôme anisé.

Aussi bien légume qu’épice, les graines du fenouil, enfin, entrent dans la préparation de pains, de farces et parfument les saucisses et le chou. Elles doivent être légèrement chauffées à la poêle avant d’être pilées pour en exciter tout l’arôme.

 

1. INGREDIENTS


Fruits de fenouilPour une tasse de tisane de fenouil utilisez :

> 2 grammes (env. 1 cuiller à café) des *fruits séchés de fenouil (voir photo)

> Un mortier (utile pour faire sortir les huiles essentielles contenues dans le fruit de fenouil, voir ci-dessous)

> Environ 200 ml d’eau

* On peut trouver les fruits séchés de fenouil en vente au détail en pharmacie (aussi en droguerie en Suisse ou en herboristerie en France) ou on peut éventuellement récolter soi-même les fruits (ou semence) de fenouil dans la nature et les faire sécher.

 

2. PREPARATION

 

LE FENOUIL dans > La première étape, conseillée mais pas nécessaire, consiste à concasser les fruits séchés de fenouil dans un mortier (notre photo) avec un pilon, afin de libérer l’huile essentielle de fenouil se trouvant dans les fruits.

 

fenouil-tasse dans Mon repertoire des plantes les moins usitees> Ajoutez ensuite ces fruits concassés dans une tasse ou dans la partie supérieure de la tasse (notre photo).

> Chauffez l’eau à ébullition puis ajoutez cette eau bouillante aux fruits concassés de fenouil.

> Laissez infuser une dizaine de minutes (afin d’obtenir une dose efficace en substances actives)

> Filtrez éventuellement, au cas où il restait des fruits de fenouil dans la tasse


3. POSOLOGIE


> Buvez une tasse de tisane de fenouil une à trois fois par jour. Demandez conseil à votre pharmacien ou médecin pour une posologie plus personnalisée.

GA_googleFillSlot(« Cp-ch_gd-mere_lat_160x600″);  

Publié dans "F**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 1 Commentaire »

LE CAJEPUT

Posté par eurekasophie le 13 juin 2009

 

Le cajeput (Melaleuca cajuputi, indonésien kayu putih : « bois blanc« , chinois 白千层 (hanyu pinyin bái qiān céng) : « mille-couches blanc ») est une plante poussant à l’état sauvage en Extrême-Orient, en Indonésie et en Australie. Elle appartient au genre Melaleuca et à la famille des Myrtaceae, famille d’arbres et de plantes utiles en aromathérapie. Selon les classifications, il est considéré comme une variante (var. minor) de Melaleuca leucadendra (smach chanlos en khmer). Le cajeput est proche de l’arbre à thé et du niaouli, mais il est plus simple à utiliser, car on en obtient une huile essentielle assez douce.

cajeput2.jpg

C’est une huile essentielle qui est distillée sous vapeur à partir des feuilles et des bourgeons du cajuput qui appartient à la famille des Myrtacées, et pousse à l’état sauvage en Extrême-Orient. On en trouve aussi en Indonésie et Australie. A un fort parfum camphré et on distille aussi les variétés Melaleuca cajeputi et quinquenervia.

L’essence est proche du Niaouli. Aussi, de celle de l’Eucalyptus et du Pin mais son action est plus douce. Se mélange bien avec : le genièvre, le santal.

Propriétés :

En Malaisie et à Java, l’huile de Cajeput est un remède traditionnel contre le choléra et les rhumatismes.

Antiseptique général, antinévralgique, antispasmodique, tonique, fébrifuge, expectorante, vermifuge. L’Huile Essentielle est stimulante et revigorante.

Indications :

-  Digestive : indigestion, gastro-entérite, dysenterie, spasmes coliteux, (antiseptique intestinal).
-  Excrétoire : cystite, colibacillose, urétrite. (Infections urinaires).
-  Tête : inflammation de l’oreille, laryngite, sinusite.
-  Règles : périodes douloureuses.
-  Musculaires : rhumatismes, courbatures, douleurs articulaires, sciatiques.
-  Respiratoire : asthme, bronchite chronique, pharyngite, tuberculose. (Infections respiratoires).
-  Peau : morsures d’insectes. Certaines affections de la peau.

Conseils d’utilisation :

Voie Interne : Consultez un Aromathérapeute ou un médecin spécialisé. A titre indicatif, 1 à 2 gouttes 3 à 4 fois par jour en solution alcoolique ou dans du miel.

Voie Externe : En massage ou frictions,10 à 20 gouttes pures (sauf pour les peaux sensibles, dans ce cas diluer dans de l’huile végétale) ou en mélanges synergiques (avec d’autres H.E.). Très agréable et très bénéfique en diffusion pour les grippes et bronchites.

 

Publié dans "C**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

L’AURICULOTHERAPIE

Posté par eurekasophie le 9 juin 2009

 

 

auriculo.gifLA SANTÉ PAR LES OREILLES  auriculo.gif

 

 

 

 

 

L’auriculothérapie, proche de l’acupuncture, mais centrée sur les oreilles, était déjà utilisée en Asie,

il y a 

plusieurs années.

 

En stimulant certains points de votre pavillon auriculaire, il est possible de venir à bout de votre sciatique ou de vos maux de tête chroniques. Cette méthode s’appelle l’auriculothérapie. Il s’agit d’une technique de soin, proche de l’acupuncture, qui consiste à stimuler des points réflexes au niveau de l’oreille pour traiter toutes sortes de problèmes de santé. C’est donc une réflexothérapie, au même titre que l’acupression ou la réflexologie. Pour stimuler les points, les médecins des aiguilles, des massages avec une pointe mousse, des stimulations électriques, des infrarouges, des rayons colorés, des aimants ou encore des espèces de petits  » clous  » que vous conserverez plusieurs jours, puis qui tomberont tout seuls.

 

 

LA CARTOGRAPHIE DU DR NOGIER

 

 

 

 

auriculothrapie2.gif

 

Certains points dans l’oreille étaient déjà utilisés dans l’Antiquité par les Egyptiens et les Grecs mais, si vous pouvez aujourd’hui bénéficier de cette méthode, c’est grâce aux travaux, en 1952, du Docteur Nogier, médecin et acupuncteur lyonnais. Celui-ci avait remarqué que certains deces patients portaient des traces de brûlure à l’oreille. En les interrogeant, il a découvert qu’une guérisseuse de Marseille soignait les sciatiques en cautérisant un point de l’oreille du même côté que la sciatique douloureuse. Le Docteur Nogier tenta donc de triater les sciatiques en plaçant une aiguilles sur ce même point. Il obtint des résultats spéctaculaires et, devinant que ce point devait correspondre à la cinquième lombaire, il chercha alors à localiser les autres points sensibles de l’oreille. Il établit une première cartographie de l’oreille, publiée en 1956 , et pratiqua et enseigna sa méthode pendant de nombreuses années.

A ce jour, 196 points sur l’oreille ont été répertoriés. Selon le Docteur Nogier, si un organe du corps est souffrant, cela se traduira au niveau de l’oreille par une zone douloureuse à la pression. Avec des appareils de mesure spécifiques, on décèlera aussi une perturbation à la résistance électrique. En stimulant ces zones de l’oreille, il y aura donc systématiquement une action sur l’organe correspondant. Saviez-vous, par exemple, que si les corsaires portaient une boucle d’oreille, c’était pour augmenter leur acuité visuelle en stimulant la zone de l’oreille correspondant à l’oeil ? 

Imaginez chaque pavillon de votre oreille comme le ventre d’une femme enceinte dans lequel se trouve un fœtus recroquevillé la tête en bas. Les pieds se trouvent donc dans l apartie supérieure de l’oreille, la tête au niveau du lobe. L’arête de l’oreille représente, quant à elle, la colonne vertébrale.

 

auriculothrapieschma.jpg

 

 

TOUT PASSE PAR L’OREILLE ! 

 

Il y a une correspondance étroite entre les zones de l’oreille et du cerveau, et les stimuli des points de l’oreille permettant d’envoyer des commandes au cerveau, un peu à la manière d’un clavier d’ordinateur. A l’image des deux hémisphères cérébraux, une oreille est plus spécialisée dans l’analyse et l’autre oreille dans la commande. L’auriculothérapie agit donc par voie nerveuse. Et, l’oreille étant une zone très innervée, elle réagit très efficacement aux stimuli. Toute information envoyée par l’organisme au cerveau ou, à l’inverse, envoyée du cerveau vers le corps, transite, en quelque sorte, par l’oreille. L’auriculothérapie régule le fonctionnement du système neurovégétatif. La stimulation des points réflexes stimule ou inhibe la production des neurotransmetteurs du cerveau, ce qui accélère ou ralentit le passage de l’influx nerveux. Dans certains pays d’Asie, cette technique est même utilisée en anesthésie.

 

UNE RECONNAISSANCE  » SEULEMENT  » MONDIALE

 

L’auriculothérapie est pratiquée par des médecins ayant suivi une formation spécifique d’une durée d’un à 2 ans. Le diplôme est délivré par la faculté de médecine. Malheureusement, cette discipline n’est pas reconnue par l’Ordre des Médecins. 

Elle est par contre, reconnue comme médecine traditionnelle par l’OMS depuis 1987 et enseignée dans 7 facultés de médecine en France, dont la faculté de Bobigny.

 

LES INDICATIONS

L’auriculothérapie est efficace tant pour traiter les maladies chroniques que les troubles aigus, parfois en complément d’un autre traitement. Pour les troubles aigus et récents, les résultats sont souvent très rapides. Une à trois séances peuvent suffire à vous soulager. Pour les maladies chroniques et / ou anciennes, le triatement sera bien  entendu plus long. 

Voici quelques-uns des troubles pour lesquels l’auriculothérapie peut constituer une aide appréciable:

  • Allergies respiratoires et cutanées
  • Troubles sexuels et de la fertilité
  • Maladies de la peau
  • Troubles endocriniens
  • Troubles digestifs
  • Fatigue
  • Sevrage tabagique
  • Trouble menstruels
  • Insomnies
  • Rhumatismes
  • Maux de dos
  • Migraines et maux de tête
  • Hypertension
  • Problèmes rénaux

EN PRÉVENTION

 

L’auriculothérapie est aussi un excellent outil diagnostique et elle fait merveille comme thérapie préventive en ré-harmonisant les fonctions du corps avant qu’une pathologie ne se déclare. Elle agit, en outre, en synergie, avec les autres thérapies alternatives, que ce soit l’homéopathie, la phytothérapie ou encore l’ostéopathie. C’est aussi un bon complément à la médecine allopathique. Dans le cas des malades du cancer, par exemple, l’auriculothérapie peut permettre de mieux récupérer après une chimiothérapie ou encore de diminuer les effets secondaires de celle-ci. Depuis 1982, elle est d’ailleurs utilisée au centre anitidouleur de l’institut de cancérologie Gustave-Roussy à Villejuif.

 

 

COMMENT SE DÉROULE UNE SÉANCE ? 

 

Une séance d’acupuncture auriculaire dure de 45 minutes à 1 heure environ.

Tout d’abord, le médecin vous ausculte et vous interroge longuement. Il vous observe aussi attentivement. En effet, votre manière de vous tenir ou encore de marcher peut être un outil révélateur pour le praticien.

Ensuite, celui-ci va établir un diagnostic (notamment en déterminant les points auriculaires sensibles, par la prise du pouls radial — au poignet — ou encore grâce à un détecteur électrique) et vous proposer un traitement. Bien entendu, il devra vous expliquer clairement le déroulement de traitement, ce que vous allez ressentir, le minimum de séances nécessaires, etc.

Ensuite, vous vous allongerez et le médecin se placera derrière votre tête. De sa main gauche, il va prendre le pouls tandis que, de sa main droite, il va traiter votre oreille avec l’aide de différents accessoires (aiguilles d’acupuncture, appareil de massage….). Les variation de votre pouls reflètent la réaction de votre système nerveux central à la stimulation de tel ou tel point de l’oreille. Elles permettent donc au médecin d’affiner son diagnostic et de déterminer précisément les points à traiter.

Comme dans l’acupuncture, vous constaterez par vous-même que les points de l’oreille qui correspondent à l’organe perturbé sont sensibles à la pression.

 

A QUI S’ADRESSER ? 

 

 Comme souvent dans le domaine des thérapies alternatives, il n’est pas facile de trouver un médecin auriculothérapeute. Il n’existe malheureusement pas de fédération de cette discipline , ni d’annuaire officiel des praticiens. Alors, comment trouver un bon auriculothérapeute ? Une fois encore, par le bouche à oreille. Discutez-en autour de vous, parlez-en à votre acupuncteur et n’hésitez pas à en toucher un mot à votre médecin s’il est ouvert aux thérapies alternatives. Une fois que vous aurez les coordonnées d’un praticien, n’ayez pas peur de l’interroger sur sa formation, son expérience et, si vous le pouvez , parlez-en avec d’autres de ses patients. Si les cométences du médecin sont primordiales, il est également important que le courant passe bien entre le praticien et vous, et que vous vous sentiez en totale confiance. Le premier contact est donc déterminant.

 

David Alimi, professeur associé à la faculté de médecine de Paris est un des pontes de l’auriculothérapie. Depuis 12 ans, il assure une consultation hebdomadaire à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, destinée au traitement de la douleur chez les patients en rémission après une prise en charge classique. L’auriculothérapie est pour lui un moyen de traiter les conséquences du cancer et de soulager les effets indésirables des traitements classiques.

 http://www.guerir.fr/magazine/auriculotherapie

 

 

 

 

 

Publié dans L'AURICULOTHERAPIE, MEDECINES DOUCES | 19 Commentaires »

CON…CEN…TRA…TION…..RE…FLE….XION…(CCTTRFX)

Posté par eurekasophie le 3 juin 2009

jeux2.gif

 

 

Êtes-vous une lumière?

Combien de Watt ?

 

 

 

CON...CEN...TRA...TION.....RE...FLE....XION...(CCTTRFX)  dans JEUX A PIEGESjeux00.gifjeux00.gifjeux00.gifjeux00.gifjeux00.gif

 

 

 

Enfin voici venu le temps de tester votre degré d’intelligence . . . N’ayez pas peur, ce test est faisable mais demande un peu de concentration et de réflexion.

Faites vous-même ce test puis posez ensuite les questions à vos amis.

Plaisir assuré ! ! !


 

 


 

 dans JEUX A PIEGES

 

 

1. La famille Martin se compose de huit frères et chacun a deux soeurs. Si on inclut les deux parents, de combien de personnes est constituée la famille Martin ?


 

2. Dans une pièce obscure se trouvent trois lampes; une à charbon, l’autre à gaz et la troisième au kérosène. Vous n’avez qu’une allumette à votre disposition. Qu’allumez-vous en premier ?


 

3. Qui a tué à lui tout seul un quart de la population mondiale ?


 

4. Pourquoi la tomate n’est-elle pas un légume recommandé par les nutritionnistes ?


 

5. Certains mois comptent trente jours, d’autres trente et un. Combien de mois ont vingt-huit jours ?


 

6. Pourquoi une coiffeuse italienne préfère-t-elle décolorer les cheveux de deux Anglaises plutôt que ceux d’une Française ?


 

7. Que se produit-il une fois chaque seconde, une fois chaque semaine, une fois chaque mois et une fois chaque siècle mais jamais en une journée ou dans une année ?


 

8. Comment peut-on qualifier une personne qui a mangé son père et sa mère ?


 

9. Si le frère de votre tante n’est pas votre oncle, quel lien de parenté vous unit-il à lui ?


 

10. Qu’est-ce qui possède quatre pieds, deux bras mais pas de tronc ?


 

11. Ce n’est ni mon frère ni ma soeur, néanmoins c’est bien l’enfant de mon père et de ma mère. Qui est-ce ?


 

12. A quoi répond-on fréquemment alors qu’on ne nous a rien demandé ?


 

13. Que s’est-il passé le 31 juin 1944 ?

bonhomme38a794a6.gif                                                                       bonhomme38a794a6.gif

 

 

Voici les réponses :

 

1. Douze personnes : le père, la mère, huit garçons et deux filles

 

2. L’allumette

 

3. Caïn, quand il a tué Abel

 

4. La tomate est un fruit

 

5. Douze mois

 

6. Parce qu’elle gagne deux fois plus d’argent

 

7. La lettre S

 

8. Orphelin

 

9. C’est votre père

 

10. Un fauteuil

 

11. Moi-même

 

12. Au téléphone

 

13. Rien, le mois de juin ne compte que 30 jours

 

 

 

bonhomme38a794a6.gif                                                                       bonhomme38a794a6.gif

 

 

 

 


Publié dans JEUX A PIEGES | 1 Commentaire »

ATTENTION AUX RUES !

Posté par eurekasophie le 29 mai 2009

rue.jpg   Aarfffffffff ! mais non, c’est pas de cette rue là que je caauuuuuuuuse 

 

Mais de celle-ci voilà voilà ……..rue2.jpg

 

HISTOIRE

 

La rue est une plante qui a toute une histoire même si maintenant c’est une herbe très peu cultivée. C’est une ancienne herbe médicinale qui a longtemps été utilisée comme contrepoison et comme talisman contre la sorcellerie chez les Grecs. Les Romains eux l’utilisaient surtout pour améliorer la vision. D’ailleurs, il semble que Leonardo da Vinci et Michelangelo ont prétendu que la rue avait amélioré leur vue ainsi que leur créativité. L’usage interne de la plante est à contrôler car elle a un certain degré de toxicité et a déjà été utilisée comme abortif. Avec les branches de rue, on aspergeait l’église d’eau bénite avant les messes. La rue était une composante du «vinaigre des quatre voleurs», mélange avec lequel se protégeait les voleurs qui détroussaient les victimes pendant l’épidémie de peste en Angleterre en 1665 et pendant laquelle environ 7,000 personnes sont mortes. Ce vinaigre était composé d’un gallon de vinaigre de vin rouge, 1½ once de rue, de sauge, de menthe, de romarin et d’absinthe ainsi que de 2 onces de fleurs de lavande, ½ once de de camphre et de ¼ d’once de cannelle, de clou de girofle et d’ail. La rue vineuse a pour propriété d’attirer l’argent. Les chasseurs de sorcières et les exorcistes du XVI éme siècle brandissaient des rameaux de rue pour détecter les coupables et faire fuir les démons. Les graines de l’année brûlées sur des charbons ardents en même temps que d’autres substances appropriées nettoient un endroit de ses vibrations malsaines. La rue vineuse a encore une réputation d’anaphrodisiaque « Tous les moines et religieux qui veulent se garder chastes et conserver leur pureté doivent toujours utiliser le Rue dans leurs aliments et leurs boissons.

Les rues sont en effet des plantes médicinales traditionnelles en Europe depuis l’époque gréco-romaine. Ce dont désormais des plantes un peu délaissées en phytothérapie moderne car considérées, à juste titre, comme potentiellement trop toxiques. Par contre Ruta graveolens reste une plante utilisée en Homéopathie.

Ce sont de petites plantes (jusqu’à 1 m), pérennes, aux tiges peu ramifiées, aux feuilles, alternes composées de folioles ovalaires, d’un vert pâle un peu grisâtre. Les feuilles de rue présentent par transparence, de nombreux points translucides (glandes à huiles essentielles).

L’odeur des feuilles écrasées est plutôt désagréable et assez typique.
Les fleurs, en petits bouquets terminaux, jaune-verdâtres possèdent 4 ou 5 pétales selon la position de la fleur dans l’inflorescence. Les pétales de Ruta graveolens sont lisses mais ceux de Ruta chalepensis sont finement divisés, laciniés, sur leur bordure. Le fruit est une capsule qui contient des glandes réniformes.

 

LA RUE PLANTE MEDICINALE

La rue fétide, Ruta graveolens, contient des substances intéressantes sur le plan pharmacologique :

  • des flavonoïdes : dont la rutine (jusqu’à 5%) et la quercétine, protecteurs vasculaires
  • des furanocoumarines photosensibilisantes : bergaptène et xanthotoxine
  • des alcaloïdes (très peu étudiés et utilisés)
  • surtout de l’huile essentielle, 0,5 à 3 %, selon la partie de la plante.

Cette huile essentielle de rue est très riche en methyl-nonyl-cétone pour la plante, et en 2-un-décanone pour l’huile essentielle des fruits.

La plante entière serait spasmolytique mais par contre favoriserait les contractions utérines. La rue est traditionnellement utilisée pour favoriser l’apparition des règles (emménagogue) et comme anaphrodisiaque chez les hommes.
La rue, et surtout son huile essentielle, sont antihelminthiques (poison neurologique pour les parasites). L’huile essentielle est rubéfiante et utilisée en friction sur les zones douloureuses des articulations ou des muscles.
La rue n’est quasiment plus utilisée en Europe ; par contre elle reste une plante appréciée par les tradipraticiens (notamment les amérindiens) en Amérique du sud (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine) . En général ils l’utilisent en mélange avec d’autres plantes (sauge, eucalyptus, poivrier molle, romarin, camomille) comme antispasmodique digestif, régulateur des règles et même chez le jeune enfant agité et qui pleure.
La rue est connue depuis l’antiquité comme une plante abortive, mais c’est une plante abortive qui tue aussi la mère ou au minimum induit de graves troubles hépato-rénaux

 

LA RUE PLANTE MAGIQUE

Il est très fréquent, en Amérique du sud, de noter la présence de rue dans les jardins des maisons, dans les jardins des églises ou aux alentours des presbytères. Il s’agit en général de Ruta chalepensis. C’est la rue du Moyen-Orient, celle dans laquelle, selon la Bible, Jésus essaya de se cacher pour échapper aux soldats Romains. Est-ce l’origine de sa renommée comme plante protectrice contre les « forces du mal » ?
Cette croyance est encore bien vivante en Amérique du sud, c’est la plante de la chance, celle qui permet d’ouvrir les portes du succès, celle qui éloigne les mauvais esprits et protège des jeteurs de sorts. Dans la province de Corrientes, en Argentine, il est traditionnel de boire une infusion de rue aromatisée au jus de canne le premier jour du mois d’Août pour s’assurer d’une bonne santé pour l’année à venir.

 

LA RUE PLANTE TOXIQUE

Les furanocoumarines et l’huile essentielle de rue, Ruta graveolens, peuvent provoquer des troubles graves.

 Les Furanocoumarines (psoralènes) sont phototoxiques. Elles induisent, par contact des feuilles contuses suivi d’une exposition au soleil, une dermite aiguë qui ressemble à une brûlure du premier ou du deuxième degré. Secondairement la peau gardera une hyperpigmentation qui peut persister assez longtemps. Cette réaction phototoxique est accentuée par l’humidité. Plus grave, après absorption digestive, ces coumarines sont toxiques pour le rein et le foie, voire cancérigènes, car elles altèrent les acides nucléiques et peuvent ainsi provoquer des lésions du génome. L’huile essentielle provoque des contractions du muscle de l’utérus ainsi que des hémorragies utérines. Les signes d’intoxications par la rue commencent par des troubles digestifs (douleurs, vomissements, hypersalivation) qui s’accompagnent rapidement de signes de choc (hypotension, troubles cardiaques), voire de convulsions. Parallèlement on peut observer des saignements génitaux. Plus tard, et selon la gravité de l’intoxication, il peut se développer une insuffisance rénale et hépatique pouvant conduire au décès. Il n’y a pas d’antidote à l’intoxication par la rue (Ruta graveolens ou Ruta chalepensis). L’empoisonnement par la rue est en général volontaire pour provoquer un avortement. Il faut rappeler que l’avortement est le plus souvent interdit en Amérique du sud. Les femmes enceintes doivent éviter de consommer des extraits de rue même en petite quantité car des études sur l’animal ont montré que des extraits rue provoquent des malformations fœtales.

 

.

 sorciresquiprparentunepotion.gif

 TÉMOIGNAGE RECUEILLI SUR INTERNET        

La rue, une plante qui brûle

jeudi 9 octobre 2008, par fred

Il était une fois, une plante à l’apparence ordinaire qui se plaisait sur les roches calcaires. Appréciant tout particulièrement le soleil et le calme, elle mit en place un système particulièrement efficace pour se prémunir des grimpeurs. Infos

Imaginez-vous après une belle journée de grimpe dans l’Hérault, sirotant tranquillement une bonne pression. Vous êtes tranquille, cool puis rentrez chez vous et dormez du sommeil des braves.

Puis, le lendemain : Tiens, une cloque sur le bras ??? Votre demoiselle grimpeuse en a également une belle. Mais qu’est ce que c’est que ça ? Passons, la vie est belle, vous avez du boulot…

Le problème, c’est qu’en vacances en Ardèche : Rebolote. Mais là, c’est pas qu’un peu : Vous avez grimpé torse nu et vous avez des cloques de partout dans le dos.

Après quelques recherches, le mystère se dévoile et se nomme LA RUE. Rien à voir avec une avenue ou un boulevard. Je vous parle de la rue officinale (Ruta graveolens L.).

C’est un arbrisseau que l’on appelle parfois : Herbe de la rue, Rue des jardins mais surtout Rue Fétide. Je préfère ce dernier terme. Si la plante était utilisée par le passé pour ces qualités aromatiques ou médicinales, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est sa capacité à nous brûler en période de floraison.

ATTENTION AUX RUES ! dans

Wijnruit-_Ruta-graveolens_-14846 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

En réalité, la brûlure est liée à deux phénomènes :

1. La plante doit être en floraison. Pour la repérer, c’est facile : il s’agit d’un petit arbuste (qui peut tout de même atteindre 1 m, mais bon, sur les parois, 20 cm c’est déjà bien) avec des fleurs jaunes et qui dégage une odeur âcre.

2. La plante est photosensibilisante. En clair, elle peut entraîner de simples démangeaisons ou de véritables brûlures par temps chaud.

A noter le manque de chance : Elle est en floraison de mai à août, bref par temps chaud et de grimpe.

JPG - 213.4 ko
Effets de la rue par temps chaud (source : Vincent, 2006)

Bon, malgré la photo, ne paniquons pas.

Tout d’abord, fondamentalement, on n’en meurt pas. La cloque disparaitra laissant place à une trace brune (marque de brûlure) qui va peu à peu s’estomper. Le temps dépend de la fragilité de la peau. Perso, j’ai encore les marques les plus importantes subies il y a plus d’un an. Cependant, les marques plus petites et celles subies il y a un et demi ont disparu.

Par ailleurs, c’est un excellent moyen de se la jouer un peu avec des marques de guerre. En plus, ça fait toujours des histoires à raconter.

Enfin et surtout, m’étant planté la tête la première dans la rue il y a 6 mois, je me voyais déjà brûlé au 6e degrès et ne pouvant plus sortir de chez moi de peur de terroriser les gosses du quartier. Coup de bol, ce jour là, il y avait des nuages. De plus, à chaque apparition du soleil, je suis resté à l’ombre. Et rien n’est apparu. En bref, en cas de contact avec la plante, vaut mieux éviter le soleil.

Oh…. Il va sans dire que je ne grimpe plus torse nu par temps chaud.

 

Merci à Fred pour ses infos non négligeables.

Rue officinale

 Ruta graveolens

Ruta graveolens
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Ruta
Nom binominal
Ruta graveolens
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae

Publié dans "R**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 9 Commentaires »

C’EST QUOI L’HYDROTHERAPIE ?

Posté par eurekasophie le 19 mai 2009

 

eau5.gifeau5.gifeau5.gif eau10.jpgeau5.gifeau5.gifeau5.gif

 

Thalasso, balnéo, cure thermale… Plusieurs termes spécialisés font référence aux soins de santé par l’eau. Nous avons choisi de nommer cette fiche hydrothérapiel’utilisation externe de l’eau à des fins thérapeutiques. Tout ce qui concerne son utilisation interne (boissons, lavements, etc.) ne sera donc pas abordé ici. parce que ce mot englobe le mieux notre propos : L’hydrothérapie est un traitement basé sur une utilisation externe de l’eau, de quelque type que ce soit (de mer, de source, minérale, ou même celle du robinet), sous sa forme liquide, mais aussi gazeuse, et à des températures variables. Cela comprend des bains, des douches, des jets, des compresses, etc.

L’aromathérapie et l’herboristerie se combinent fréquemment à l’hydrothérapie par l’ajout d’huiles essentielles ou d’extraits de plantes médicinales dans l’eau de traitement. Le sel d’Epsom et le vinaigre de cidre font également partie des « additifs » courants.

hydroth.gif gouttedeau.gifhydroth.gif

Balnéothérapie : Thérapie qui consiste à baigner le corps entier ou une de ses parties, généralement dans l’eau, mais aussi dans la boue, le sable, l’air, le soleil… Outre les bains complets, on connaît surtout les bains de siège et de pieds. 

 

Les cures thermales se pratiquent depuis très longtemps (voir Une histoire vieille comme l’eau ci-dessous). Si elles se perpétuent, c’est sans doute parce que les usagers en retirent du bien-être. Mais qu’est-ce qui est thérapeutique? L’éloignement de la maison, le congé de travail, la rencontre de nouveaux soignants, une alimentation plus saine, l’exercice, la qualité de l’air des centres situés à la mer ou à la montagne? Ou est-ce l’hydrothérapie elle-même?

hydro.jpg

Traitement ou vacances?

Une cure thermale, quel que soit le problème à traiter, dure généralement 18 jours. Malgré les observations cliniques des médecins qui oeuvrent dans les centres d’hydrothérapie, l’efficacité de ces cures n’a été démontrée qu’en partie dans le cadre d’études scientifiques.

Spa : Établissement de remise en forme et de beauté où l’on pratique certaines activités d’hydrothérapie. L’origine du terme est la devise solus por aqua (soigner par l’eau) que l’on retrouvait souvent gravée sur les murs des thermes romains, parfois sous la forme de l’acronyme : S.P.A. Depuis quelques années, on appelle également spa les minipiscines à hydrojets. 

 

hydrospaindien.jpg

Les centres d’hydrothérapie eux-mêmes n’arrivent pas à fournir de preuves quant aux vertus de leurs soins sur l’ensemble des maux qu’ils prétendent traiter. Ce que déplorent de plus en plus certains services de santé publique qui remboursent ces soins, notamment en France.

Le Département de médecine complémentaire de l’Université d’Exeter, en Grande-Bretagne, a réalisé en 1998 une importante synthèse des recherches sur l’hydrothérapie1. Les chercheurs ont alors conclu que les données ne permettaient pas de déterminer que les traitements d’hydrothérapie prodigués en institut thermal étaient plus efficaces que ceux dispensés ailleurs, dans une clinique ambulatoire par exemple. Toutefois, d’autres études publiées depuis ce temps ont démontré que dans certains cas, notamment pour les maux de dos, les cures thermales procurent un avantage mesurable (voir Applications thérapeutiques).

 

Une histoire vieille comme l’eau

 therme.jpg   Thermes Saint-Germain

Thermes : Établissements de santé situés près d’une source naturelle d’eau chaude. En Europe, plusieurs thermes comprennent des installations hospitalières.

La plupart des citoyens de l’Empire romain fréquentaient le bain communal tous les jours. En Inde, la purification (physique et spirituelle) par l’eau a toujours fait partie des habitudes quotidiennes. Au Japon, on se rend aux sources d’eau chaude entre amis ou en famille. Dans les pays nordiques, russes ou scandinaves, les bains de vapeur sont utilisés depuis plus de 1 000 ans, tandis que les Amérindiens ont leurs huttes de sudation (sweat lodges).

En Occident, on reconnaît à quelques personnes d’avoir relancé la pratique au début du XVIIIe siècle. À cette époque, le médecin anglais Richard Russel (1687-1759) instaure dans son pays la pratique des séjours à la mer pour raisons de santé. Il croyait notamment aux vertus de l’iode. Puis, l’Autrichien Vinzenz Priessnitz (1799-1851), fils d’agriculteur, se soigne d’un coup de sabot reçu à la poitrine avec des compresses d’eau froide. Stimulé par l’intérêt que suscite sa guérison, il transforme la ferme familiale en un centre d’hébergement et de soins.

 

Eau thermale : Eau utilisée dans un établissement thermal et qui émerge d’une source ou d’un forage sur place (pas de transport). Les eaux « naturelles » sont généralement chargées de minéraux, mais dans des compositions variables selon la localisation. L’eau de mer aussi est minéralisée, et plus particulièrement l’eau de la mer Morte. Absorbés par la peau quand l’eau du bain est à la température du corps, ces minéraux contribueraient aux bienfaits tirés des cures thermales. 

 

therme2.jpg
 

L’abbé Sébastien Kneipp (1821-1897), qui se serait guéri lui-même de la tuberculose, joue un rôle encore plus important dans le développement de la pratique contemporaine grâce à son concept holistique intégré. À son avis, les quatre pierres d’assise d’une bonne santé sont les plantes (médicinales et aromatiques), l’exercice, la nutrition et l’eau, dont les différentes utilisations améliorent les pouvoirs d’autoguérison du corps. Plusieurs établissements des Alpes offrent toujours des cures Kneipp. Aux États-Unis, on doit à un médecin aussi avant-gardiste que farfelu la popularisation de l’hydrothérapie. Il s’agit du Dr John H. Kellogg (1852-1943), frère du fabricant des célèbres céréales à déjeuner. Le Dr Kellogg a publié une cinquantaine de livres sur ses approches — dont Rational Hydrotherapy, en 1903, qui a fait école auprès des naturopathes.

La pratique du thermalisme et de la thalassothérapie connaît une popularité importante en Occident jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, et plusieurs États européens décident de couvrir les frais des cures d’eau, sous certaines conditions. Toutefois, les progrès considérables de la médecine ont occulté peu à peu l’intérêt de l’hydrothérapie. Malgré tout, la forte tradition européenne des cures thermales subsiste.

En Amérique, il n’y a guère de tradition thermale. Les spas et les centres de thalassothérapie sont assez récents, généralement luxueux et mettent plutôt l’accent sur les soins de détente et de beauté. Ce sont plutôt les naturopathes qui appliquent et font connaître les multiples formes de l’hydrothérapie.

 

Température, minéraux, massages…

C'EST QUOI L'HYDROTHERAPIE ?  dans HYDROTHERAPIE hydrotherapie_th-2L’eau possède deux caractéristiques mises à profit dans les exercices de rééducation : la résistance uniforme que sa masse oppose au mouvement et la relative apesanteur d’un corps qui y est plongé. Elle possède aussi quatre autres propriétés très utiles en hydrothérapie :

  • elle maintient sa température;
  • elle communique cette température beaucoup mieux que l’air;
  • elle transporte des minéraux ou des essences végétales en suspension;
  • elle se transforme en jets, en bulles, en courants, etc.

Les traitements ont très souvent recours à l’eau chaude et à la vapeur, car elles permettent d’augmenter la température du corps. Or, l’idée de créer artificiellement l’état de fièvre — et la sudation qui l’accompagne — pour soigner certaines affections remonte au moins à l’Antiquité grecque. On sait bien aujourd’hui que la fièvre sert à combattre l’infection. La chaleur permet aussi la dilatation des vaisseaux sanguins, diminue la pression artérielle et augmente l’irrigation sanguine de la peau et des muscles. C’est grâce à l’effet de dilatation que les bains et les compresses d’eau chaude aident à soulager des affections comme les spasmes musculaires, les inflammations articulaires et les douleurs menstruelles.

Les bains de vapeur ont également pour effet d’ouvrir les pores de la peau et d’ainsi évacuer une partie des déchets de l’organisme. Parmi ceux-ci : les produits chimiques absorbés par l’air, l’eau ou les aliments, de même que les résidus toxiques de certains processus métaboliques. Cette détoxication se traduit par un bien-être général. Elle est également utile dans le traitement de divers problèmes cutanés.

À l’inverse, les bains et les compresses d’eau froide font se contracter les vaisseaux, ce qui réduit instantanément l’inflammation et la douleur. On s’en sert notamment dans les cas de contusion et d’hémorroïdes. Sauf exception, l’eau froide n’est utilisée que pour des traitements de courte durée et on fait généralement alterner ceux-ci avec des traitements chauds.

L’abbé Kneipp a codifié toutes sortes de traitements alternés selon le problème à soigner. Les adeptes de la douche écossaise (chaude, froide, chaude…) affirment que le passage rapide d’une température corporelle à l’autre renforce l’état général de santé.

Quant aux minéraux, dont certains sont indispensables à la santé (le calcium, le potassium, le magnésium, l’iode, etc.), on s’accorde à penser qu’ils procurent des effets bénéfiques en pénétrant dans le sang au cours des traitements. Les orientations thérapeutiques des différents instituts thermaux dépendent justement de la composition minérale de l’eau à laquelle ils ont accès.

Mentionnons en terminant que plusieurs types de massages peuvent être pratiqués sous des jets d’eau — apaisants ou stimulants —, ce qui en multiplie d’autant le plaisir, et peut-être les bienfaits. Des formes de massage dans l’eau ont même été mises au point récemment : l’aquamassage Veechi et le watsu.

Finalement, les bienfaits d’une séance dans un bain flottant sont assez limités en regard de l’hydrothérapie, mais les adeptes apprécient particulièrement la détente qu’on y expérimente.

 

Applications thérapeutiques

Efficacité probable Contribuer au traitement des maux de dos (douleurs lombaires). Les auteurs d’une méta-analyse publiée en 2006 se sont penchés sur cinq essais cliniques portant sur les effets de la balnéothérapie et des traitements en spa contre les douleurs lombaires5. Les résultats de ces études, incluant au total 454 patients, démontrent que les deux types de thérapies induisent des diminutions de la douleur.

Un essai clinique publié en 2005 a comparé les effets de deux types de balnéothérapie, soit avec une eau minérale riche en soufre, soit avec une eau régulière, auprès de 60 sujets souffrant de douleurs lombaires6. Les sujets ont reçu des bains de 30 minutes chaque jour, durant 15 jours consécutifs. Chez les patients traités avec l’eau riche en soufre, les résultats ont révélé des améliorations en ce qui concerne l’intensité de la douleur, la gravité des spasmes, la rigidité des muscles paravertébraux ainsi que la mobilité et la rigidité lombaire. Par contre, chez les patients traités avec l’eau régulière, seule l’intensité de la douleur a été réduite.

Efficacité probable Contribuer au soulagement des symptômes de la fibromyalgie. Les résultats de trois essais cliniques randomisés7-9 concluent que la balnéothérapie pourrait être bénéfique en diminuant entre autres les symptômes généraux, le seuil de douleur et le nombre de points douloureux, et en améliorant la qualité de vie et la capacité fonctionnelle. De plus, dans ces essais, les bénéfices ont été maintenus de trois à six mois après la fin des traitements.

Les résultats d’un autre essai randomisé avec groupe témoin publié en 2005, portant sur 30 femmes, ont révélé qu’ajoutés au traitement médical classique, des traitements d’hydrothérapie en spa composés de bains thermaux (20 minutes par jour, six jours par semaine, pendant deux semaines) induisaient des effets bénéfiques sur les symptômes généraux, l’intensité de la douleur, le nombre de points douloureux et la fatigue10. Certains des effets ont persisté jusqu’à six mois après l’intervention.

Un autre essai clinique a comparé les effets d’un programme d’exercice en piscine à ceux de séances de balnéothérapie sur 50 femmes pendant 12 semaines11. Les deux groupes ont fait état d’amélioration de leurs symptômes de fibromyalgie. Aucune différence n’a toutefois été observée entre les deux groupes à l’exception du niveau de dépression qui n’a été réduit que dans le groupe « piscine ».

Enfin, un essai clinique de trois semaines, réalisé auprès de 50 femmes fibromyalgiques, a comparé les effets de séances d’hydrothérapie à des traitements de physiothérapie12. Selon les résultats obtenus, les deux types de traitements ont induit une amélioration équivalente de la qualité de vie. Cependant, l’augmentation du temps total de sommeil a été supérieure pour le groupe d’hydrothérapie.

Efficacité possible Soulager les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, de l’arthrose et des troubles articulaires. Les mécanismes par lesquels l’hydrothérapie pourrait soulager ces symptômes ne sont pas encore connus. Certains chercheurs croient que les bénéfices possibles résulteraient d’une combinaison de facteurs, dont certains effets mécaniques, thermiques et chimiques14.

  • Arthrite rhumatoïde. Une synthèse systématique publiée en 2003 a regroupé six essais cliniques15. Bien que la plupart d’entre eux aient relevé les effets bénéfiques de la balnéothérapie, les auteurs mentionnent qu’aucune conclusion définitive ne peut être formulée en raison de la faible qualité de leurs protocoles. Selon les résultats d’un récent essai clinique randomisé portant sur 78 sujets souffrant d’arthrite idiopathique juvénile, l’ajout de traitements d’hydrothérapie à un traitement classique de physiothérapie n’apporterait pas de bénéfices supplémentaires cliniquement significatifs16.
  • Spondylite ankylosante. La spondylite ankylosante est une forme d’arthrite caractérisée par une atteinte des articulations vertébrales. Lorsque les traitements pharmacologiques sont inefficaces, les interventions comme la physiothérapie et l’exercice constituent le seul espoir d’atténuer les symptômes17. En ce qui concerne les effets de l’hydrothérapie, seulement trois essais cliniques randomisés bien contrôlés ont été publiés18-20. Ces essais, portant sur un total de 209 sujets, ont donné des résultats positifs. Mais il faudra effectuer d’autres recherches avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude.
  • Arthrite psoriasique. Seulement deux essais cliniques avec groupe témoin ont évalué les effets de la balnéothérapie sur cette affection des articulations qui survient chez les personnes atteintes de psoriasis21,22. Dans ces deux essais, les sujets du groupe témoin étaient soumis quotidiennement à une exposition au soleil et à des bains dans la mer Morte, tandis que les sujets du groupe expérimental recevaient ces mêmes traitements en plus d’enveloppements de boue et de bains d’eau riche en soufre. Les auteurs ont conclu que les résultats bénéfiques observés laissent supposer que la balnéothérapie pourrait être un traitement utile en complément des traitements classiques. Mais ils ont ajouté que d’autres essais cliniques seront nécessaires afin d’en valider l’efficacité.
  • Arthrose. Quelques essais cliniques randomisés évaluant les effets de l’hydrothérapie sous différentes formes (spa, bains utilisant différentes sortes d’eau, etc.) chez des sujets souffrant d’arthrose des genoux et de la hanche ont été publiés. Les résultats démontrent que ces traitements pourraient engendrer des améliorations de la qualité de vie23-25, de l’amplitude des mouvements26, de la capacité fonctionnelle25,26, de l’index de gravité de la maladie27 ainsi que des diminutions des douleurs25,26,28 et de la médication28. Cependant, encore ici, la variabilité dans les types de traitements utilisés et le petit nombre de sujets dans certaines études font en sorte qu’il faudra effectuer d’autres essais bien contrôlés avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude sur l’efficacité de l’hydrothérapie.

Efficacité possible Réduire la douleur de l’accouchement. Selon une synthèse systématique de la littérature scientifique regroupant huit études13, l’immersion dans l’eau est bien tolérée par les femmes qui en sont au premier stade du travail. De plus, elle engendre des réductions de la douleur et de la prise d’analgésiques. Cependant, les chercheurs ont noté que les résultats doivent être interprétés avec prudence à cause des différences entre les traitements administrés et de la petite taille des échantillons. De plus, l’impossibilité d’inclure un groupe placebo empêche de savoir si les résultats sont attribuables à l’immersion dans l’eau elle-même ou à l’environnement dans lequel l’hydrothérapie a été offerte. Quoi qu’il en soit, cette pratique, dont l’innocuité semble bien établie chez les femmes à faible risque de complications, serait une intervention intéressante pour améliorer le bien-être des femmes durant le premier stade du travail.

Efficacité possible Soulager les symptômes des varices. Seulement deux essais cliniques ont été publiés au sujet des varices. Un essai récent avec groupe témoin a été réalisé auprès de 70 personnes29. Combinées à un traitement habituel de contention élastique, des séances de balnéothérapie utilisant une eau riche en soufre pendant 12 jours amélioreraient, plus que le traitement habituel seul, certains paramètres relatifs à la qualité de vie (douleur, ressenti émotionnel) ainsi que le réflexe veino-artériolaire.

L’autre essai, réalisé auprès de 61 personnes, également avec groupe témoin, a été publié en 199130. Les sujets du groupe expérimental ont reçu des traitements d’hydrothérapie de 12 minutes, alternant eau froide et eau chaude, cinq jours par semaine pendant trois semaines et demie. Les sujets du groupe témoin ne recevaient aucun traitement. À la fin de l’expérimentation, des réductions du volume des jambes, et des circonférences des chevilles et des mollets ont été observées seulement chez les sujets du groupe d’hydrothérapie. De plus, davantage de patients de ce groupe ont rapporté une diminution de leurs symptômes subjectifs comme les crampes nocturnes et l’inconfort en stations debout ou assise prolongées.

Efficacité incertaine Soulager le psoriasis. Grâce à ses effets mécaniques, thermiques et chimiques, l’hydrothérapie pourrait être utile en dermatologie31,32. Quelques études33-35 tendent d’ailleurs à démontrer l’effet bénéfique de cette approche dans le traitement du psoriasis, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour pouvoir statuer sur son efficacité. La présence dans l’eau de différents minéraux et oligo-éléments semble être un facteur qui détermine de façon importante les résultats.

Efficacité incertaine Diminuer les symptômes de l’insuffisance cardiaque chronique. Un seul essai clinique bien contrôlé, portant sur 15 sujets, a été publié à ce sujet (en 2003)36. Les résultats laissent croire qu’un programme d’hydrothérapie combinant des applications d’eau chaude et d’eau froide, jusqu’à 30 minutes par jour — au moins trois fois par semaine, pendant six semaines — apporte des effets bénéfiques sur la qualité de vie et les symptômes d’insuffisance cardiaque ainsi que sur la fréquence cardiaque, que ce soit au repos ou en réponse à l’exercice. Des études de plus grande envergure seront toutefois nécessaires afin de confirmer l’efficacité du traitement et de comprendre les mécanismes en cause.

Contre-indications

Compte tenu de leur effet vasodilatateur, les bains chauds prolongés et les bains de vapeur sont déconseillés dans certains cas : ils peuvent provoquer ou aggraver la migraine, les varices et la couperose. De plus, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’hypertension, de diabète ou de maladies cardiovasculaires devraient les éviter, à moins d’un avis du médecin.

Fièvre infantile
Contrairement à ce que préconisent certaines pratiques, on ne devrait pas donner de bains tièdes à des bébés pour réduire leur fièvre; l’intervention est non seulement peu efficace, mais elle cause aussi un inconfort pouvant être préjudiciable à la guérison37.

Attention aux microbes
Si l’eau n’est pas adéquatement désinfectée, sa température dans les bains à jets et autres bassins chauds peut causer la prolifération de bactéries (dont le Mycobacterium avium et le Pseudomonas aeruginosa) et présenter certains risques d’infection. La prudence s’impose, tant dans les bains privés que publics.

 

hydro3.jpg

Publié dans HYDROTHERAPIE, MEDECINES DOUCES | Pas de Commentaires »

JUJUBIER

Posté par eurekasophie le 12 mai 2009

Jujubiabeille03.gifer Ziziphusjujubier.jpgabeille03.gif

 

 

Les Jujubiers ou le genre Ziziphus

 

Le genre jujubier est répandu sur une grande partie des terres immergées de notre petite planète.
Il se décline en de nombreuses espèces se déclinant elles-mêmes en de nombreuses variétés et cultivars comportant de nombreuses caractéristiques communes ; dont la plupart liées aux vertus médicinales et alimentaires de ses fruits.
Ce dossier, délicat à mener, au regard de la rareté des informations bibliographiques et des nombreuses confusions qui y règnent, c’est attaché à décrire l’espèce jujuba, plante commune au pourtour méditerranéen, mais aujourd’hui menacée de disparition, faute d’être utilisé par l’Homme malgré de nombreux potentiels écologique, agro-alimentaire et médical.
Espérons que les travaux menés par quelques passionnés des fruits oubliés permettent de renverser la menace qui pèse sur cette espèce fruitière.

 

Usages :

Le jujube se consomme en frais, en conserves, confits, en confiture, en liqueur, ou à l’état de pâte. Il est possible de le faire sécher pour assurer une plus longue conservation.

- Outre la consommation en état frais, les jujubes sont largement utilisés et recherchés en confiserie (fruits confits) et en pharmacie.

- Pour l’exportation, les jujubes sont ordinairement séchées. La dessiccations est faite sur claie, au soleil, pendant une dizaine de jours.

- La préparation au sirop est très appréciée en confiserie, elle consiste à piquer les fruits en les roulants sur une planche garnie de pointes, puis les faire bouillir pendant une demi-heure dans un sirop à 50% de sucre. L’opération est répétée après refroidissement puis les jujubes sont mis à sécher au soleil jusqu’à ce qu’ils aient atteint la consistance d’une datte.

- Leurs fortes teneur en vitamines A et C font que les jujubes servent à la confection d’une pâte pectorale agréable, ou de sirops qui font partie de plusieurs médicaments et dont les préparations sont inscrites au Codex pour arrêter les irritations de la gorge et la toux. Pour obtenir la pulpe qui servira au sirop, on expose les fruits sur des diaphragmes à l’action de la vapeur d’eau ; quand le ramollissement est suffisant, on retire les noyaux et on pile la pulpe dans un mortier ; il reste à passer le jus à travers un tamis de crin.

- On peut faire une boisson alcoolique à goût de cidre. L’extrait aqueux du bois de jujubier renferme un principe cristallisable (acide zizyphique), un tanin et un peu de sucre qui lui confèrent les propriétés du cachou.

- En médecine populaire, un mélange de cendres de bois de jujubier et de vinaigre était autrefois appliqué sur les plaies causées par des morsures de vipères. Ecorces, pousses et feuilles sont astringentes.

- Certaines tribus Touareg, celle du Mali notamment, confectionnent avec les jujubes sèches ou séchées, une sorte de pain non levé appelé «  Oufers  » qu’on trouve sur le marché de Gao notamment, pain en forme de galette épaisse, percé d’un trou au centre ou pourvue d’une branchette fourchue(*) pour permettre de le suspendre à la selle du chameau à l’aide d’une cordelette ou d’une courroie.

- Les jujubes provenant de peuplement sont commercialisées sur les marchés d’Afrique du Nord, de Syrie, d’Arabie et des grands centres du Sud du Sahara : St louis, Kayes, Tombouctou, Gao…

-Le bois du Jujubier, blanc jaunâtre à l’état d’aubier et rouge acajou à l’état de bois parfait, est d’après Mouillefert, lourd, dur, compact, homogène, susceptibles d’un beau poli. Il est utilisé en ébénisterie de luxe sous le nom d’acajou d’Afrique. Il fournit un bon combustible et un charbon de première qualité ; entièrement desséché, sa densité, varie de 0,948 à 1,112.

- Le noyau de jujube broyé fournirait une huile spéciale de qualité ;

- le miel issue du butinage de ses fleurs fournirait aussi un miel de haut de gamme.

 

 

 jujube.jpg

 

 

Le Jujubier est peu exigeant. Cet arbrisseau a une croissance très lente, c’est son principal inconvénient. Son rendement est donc tardif. Pour accélérer sa croissance, il est nécessaire d’améliorer le sol. Dans sa prime jeunesse le jujubier exige des arrosages copieux et des engrais organiques azotés.

En prenant de l’âge, il résiste bien à la sécheresse. Cependant pour augmenter et régulariser son rendement, des irrigations sont indispensables.

Des sarclages courant l’été s’imposent.                                                                                         

gailuronanim.gif<Bof! moi le mardi, c’est comme le lundi, sauf à un jour près ben ouaiiiii voilà quoi !


Composition moyenne pour les jujubes fraîches (en pourcentage).

     

  • Eau 64 à 85
  • Matière minérale 0,4 à 0,73
  • Sucres 20à 32
  • Protides 0,8 à 2,1
  • Lipides 0,1 à 0,3
  • Valeur alimentaire 55 à 135 calories pour 100g
  • La matière minérale comporte en général une teneur relativement élevée en Fer et en Calcium.
  • La pulpe de jujube séchée peut avoir une teneur en eau inférieur à 20% et sa valeur alimentaire peut dépasser 300 calories pour cent grammes.
  • La pulpe de jujube fraîche contient des vitamines en quantités très variables :
    Vitamine A : 70 unités internationales pour 100 grammes dans la variété Chancal du Pakistan.
    Vitamine C : 500 à 600 mg pour 100g dans la pulpe des variétés chinoises cultivées au Turkestan russe ; 300 à 500mg pour 100g de pulpe des variétés chinoises cultivées aux USA.
  • Composant détectés dans toutes les espèces de Ziziphus:
    Polyphénols (dérivés d’acides flavonoides et benzoides)
    Triterpenes
    Antrachinones
    Alcaloides (cyclopectides et isoquinolides)
    Saponines
    Acides organiques, sucres et lipides

La richesse en sucre du jujube, comparable à celle de la figue, constituait un aliment de grande valeur qui mériterai d’être plus répandu, de plus, il peut être facilement exporté. D’où l’intérêt d’améliorer la qualité de nos jujubiers.

En raison des bonnes relations existant actuellement en France et le Gouvernement de la chine Populaire de Chine, il serait opportun de se procurer des greffons des meilleures variétés de Jujubier de Chine, les plus aptes à s’adapter à notre climat méditerranéen et à nos portes-greffes méridionaux.


 

Publié dans Jujubier, Mon repertoire des plantes les moins usitees | 8 Commentaires »

POTENTILLE

Posté par eurekasophie le 21 avril 2009

potentillesmall.jpg

Potentille
Potentille printanière
Potentille printanière
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre
Potentilla

 

 Son nom

Potentilla vient de potens, qui, ce n’est pas trop difficile à deviner, veut dire « puissant », par allusion aux propriétés médicinales de certaines espèces. Anserina veut dire « qui appartient à l’oie », par allusion au fait, selon les uns, que ces palmipèdes raffolent de la plante ou, selon les autres, que sa feuille ressemble à la patte de l’oie. « Tormentille » vient du latin tormentum « tourment », parce que cette espèce était réputée pour soulager les maux de dents. Erecta, ou recta, veut dire « dressée », par opposition à « rampante » (comme dans P. reptans)

Et ça soigne quoi?

- Est-ce que je sais moi? emoticone
- Bon, là ça commence à bien faire. Vous êtes censée faire une chronique complète, sans qu’on vous « torde le bras » à chaque étape.
- Soit. Vous l’aurez voulu. emoticone

Le problème, c’est que je ne sais pas si l’espèce P. recta, qui pousse chez nous et qui est naturalisée d’Europe, correspond à l’espèce P. erecta qui pousse en Europe et dont le nom a récemment remplacé celui de P. tormentilla, qui désignait l’espèce censée posséder les plus puissantes propriétés médicinales. Et pour nous compliquer davantage l’existence, la P. reptans, qui est également naturalisée d’Europe, a également porté le nom de P. tormentilla et de Tormentilla erecta, ce qui signifierait qu’elle aurait aussi des propriétés médicinales. Mais on l’a aussi appelée « potentille de Norvège » sauf que, selon les botanistes modernes, la potentille de Norvège n’est pas la P. reptans, puisqu’il s’agit de la Potentilla norvegica. Qui plus est, la P. simplex, qui serait une simple variation sur le thème de P. reptans, aurait également de puissantes propriétés médicinales, sauf que, à ma connaissance, il n’y a que les soeurs de la Providence pour en avoir parlé. Et c’était en 1890.

Alors, vous comprenez mon problème? C’est la vraie pagaille là-dedans et ce n’est pas parce que les soeurs de la Providence nous disent que toutes les potentilles ont les mêmes propriétés qu’on doit les croire sur parole, n’est-ce pas?  emoticone

Par contre, puisque c’est l’acide tannique qui semble être le principe actif de la potentille, on peut vraisemblablement conclure que plus la racine est astringente (à cause de son tannin), plus elle est efficace médicinalement. Comme aucune des potentilles n’est poison, on ne risque rien à essayer les diverses espèces qui poussent à l’état sauvage sous nos climats. Il suffit de goûter. Moins c’est mangeable, plus c’est efficace. Simple, non? emoticone

- Simple, oui, mais pas très scientifique, je dirais.
- Pour la science, vous frappez à la porte d’à côté, d’accord? Non mais, ho! vous me prenez pour qui?

À cause de leur astringence, les potentilles sont particulièrement utiles tant à l’intérieur – pour soigner la diarrhée – qu’à l’extérieur – pour soigner les affections des muqueuses de la bouche et de la gorge.

Dans le cas de la diarrhée, elles viendraient à bout de l’entérocolite, de la diarrhée estivale ainsi que de celle qui accompagne la typhoïde. Elles sont également efficaces contre l’entérite et la colite aiguës et subaiguës. On peut les prendre sous forme de poudre (racine séchée et finement réduite en poudre) à raison d’une pincée, plusieurs fois par jour; de tisane à raison de 1 à 3 cuillerées à soupe de rhizomes coupés en morceaux à faire bouillir 15 minutes dans 1/2 litre d’eau. Prendre une tasse plusieurs fois par jour. Le vin de tormentille serait particulièrement efficace. On le prépare en faisant macérer pendant une semaine 70 g de racines bien nettoyées dans un litre de porto ou de brandy. Filtrer, boire 1 à 3 verres à bordeaux (l’équivalent de 75 ml par verre) par jour.

Par voie externe, on se sert de la décoction en gargarisme pour soigner les aphtes et autres ulcérations de la bouche, en injections vaginales pour soigner les leucorrhées et en compresses pour soigner les contusions, les ecchymoses et les brûlures. La stomatite et la gingivite persistantes ainsi que la pharyngite chronique – y compris la toux des fumeurs – seraient soulagées par des gargarismes à la racine de tormentille. On a également soigné la stomatite et la périodontose en utilisant un mélange à parts égales de teinture de tormentille et de teinture d’arnica ou de teinture de tormentille et de teinture de myrrhe qu’on applique sur les gencives ou la gorge avec un pinceau ou le doigt. Enfin, on a soigné avec grande efficacité, semble-t-il, les engelures en diluant un extrait de tormentille dans de la glycérine et en appliquant la préparation sur la partie atteinte.

La potentille ansérine a été longtemps employée en médecine, mais on croit aujourd’hui que sa réputation était surfaite, probablement à cause de sa faible teneur en tannin. Ce sont les feuilles et les fleurs qu’on a employées. On a dit d’elle que c’était l’amie du sexe féminin à cause de ses propriétés stimulantes et antispasmodiques de l’utérus. On s’en est servi pour soigner la diarrhée, l’hémoptysie, les règles douloureuses, les crampes d’estomac, l’angine de poitrine, les convulsions et l’incontinence urinaire. Mâcher régulièrement sa racine était censé raffermir les gencives.

-PUIS-JE POSER UNE QUESTION ? emoticone

- OUI ALLEZ-Y  

- Et ça se mange?

- Vous ne pensez qu’a manger vous…

- Ouais.
- Mais encore?
- Pardon?
- Vous dites que ça se mange, mais vous n’avez pas dit comment on la mangeait.
- J’ai dit que ça se mangeait, moi?
- Mais bien sûr, vous venez de le dire, là.
- Je dis vraiment n’importe quoi.
- Vous ne respectez pas votre contrat.
- Bon, d’accord.

À vrai dire, l’ansérine se mange, mais pas la tormentille; et c’est pour cela que je suis un peu embêtée. Ce n’est même pas tout à fait ça. La tormentille pourrait techniquement se manger aussi, mais étant donné sa forte astringence, il faudrait la cuire dans plusieurs eaux pour la débarrasser de son tannin. Si l’ansérine est meilleure, c’est qu’elle renferme moins de tannin. Quant aux autres potentilles, théoriquement, elles devraient pouvoir se consommer aussi, mais les ethnobotanistes restent muets à ce sujet.

Il semble que les Amérindiens de l’ouest du Canada raffolaient littéralement de la potentille ansérine, qui constituait un aliment de base – un peu comme les pommes de terre pour nous – et était récoltée en très grandes quantités. Mangées fraîches ou bien séchées en prévision de l’hiver, les racines servaient, en outre, de monnaie d’échange pour des denrées qu’on trouvait plus rarement dans la région. Des familles s’attribuaient les parcelles où elle abondait, parcelles qu’elles se transmettaient de génération en génération comme s’il s’agissait d’un patrimoine familial extrêmement précieux. On attachait les racines en bottes que l’on faisait ensuite cuire à la vapeur, dans un panier ou, si on disposait de grandes quantités, dans une fosse. On les mangeait assaisonnées d’huile de poisson-chandelle (oui, oui, ce poisson servait vraiment de torche aux Indiens), en accompagnement de viande, poisson ou canard. Les racines étaient également consommées aux Hébrides, bouillies ou rôties, pour leur saveur qui rappelle vaguement celle du panais. Et comme c’est précisément le temps de manger les panais (et les salsifis) que quelques bonnes gelées rendent plus doux, notre recette, que vous trouverez dans Documents associés, vous permettra de comparer les saveurs.

- Euh merci Sophie emoticone

Publié dans "P**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 8 Commentaires »

JE FAIS COMMENT ?

Posté par eurekasophie le 16 avril 2009

bonbon4.gifbonbon6.jpg bonbon5.gif

 

Toujours envie de sucré

bonbon.gif

Je fais comment ?

Des barres chocolatées au bureau, des bonbons  au cinéma, des biscuits secs un peu n’importe quand……

C’est simple, dès qu’il y a du sucre, vous êtes au rendez-vous. Sauf qu’à force, votre balance commence à vous faire

 les gros yeux…..

Vous craquez pour des bonbons dans l’après-midi ou en soirée ? tiens donc, ne feriez-vous pas partie de ces femmes qui écartent soigneusement les féculents de leurs assiettes par peur de grossir ? Si c’est le cas, vous avez l’explication. Ne pas manger suffisamment de sucres dans la journée crée un besoin absolument normal de la part de l’organisme .

bonbon2.gif

Des organes comme le cerveau et les reins, ainsi que le système nerveux ont besoin de sucres. C’est impératif. Si vous sautez des repas, mangez à des heures irrégulières ou suivez un régime, ils risquent fort d’être en manque ! L’organisme cherche alors une source de sucres rapidement disponibles….et vous guide droit vers le distributeur de confiseries le plus proche. Réintégrez des sources de glucides dans vos menus: un peu de riz, de céréales ou de pâtes. Et vous verrez que tout ira beaucoup mieux.

Pas d’interdit, tout est question d’équilibre

Il se peut aussi que vous soyez incapable de résister à une barre chocolatée ou à des biscuits, tout simplement parce que vous adorez ça. Au lieu de les manger sans réfléchir, il est préférable de les inclure dans votre journée comme un acte alimentaire conscient. Un rocher praliné au chocolat, pourquoi pas……à la place du dessert, ou de la collation, à heure fixe, avec une grande boisson chaude. Mais pas dès que l’envie vous en prend !

Et si votre gourmandise vous fait prendre du poids, allégez le repas précédent ou le suivant en conséquence. Ce qui veut dire ? Zapper le pain pour saucer la vinaigrette des tomates ou choisir le bar grillé plutôt que les quenelles au brochet sauce Nantua.

bonbon8.gif

Simple gourmandise ou véritable dépendance ?           bonbon3.gif

            

bonbon7.gif D’autres pulsions sucrées peuvent venir d’un conditionnement psychologique. Elles s’observent chez les personnes qui, dans l’enfance, ont été habituées à recevoir un bonbon après une piqûre chez le médecin, ou un gâteau en récompense d’une bonne note. Chez eux, le sucre soulage réellement la douleur morale. Il faut alors trouver une autre source de plaisir (activité manuelle, sport, lecture…..) qui prendra la place de la friandise. Si la dépendance est trop importante et pose un vrai problème, la solution peut être une thérapie comportementale.

Testez votre dépendance au sucre .

Et sur vous, quelle est l’emprise du sucre? faites le test et déterminez votre profil.

Vous rentrez du travail, un peu énervée et fatiguée

un petit apéro-pistaches, pourquoi pas ? …………………0

vous ouvrez un paquet de biscuits…………………………..2

vous vous vautrez devant la télé ou vous

préparez le repas, ça vous détend……………………………….1

On vous propose un dessert

vous pouvez vous en passer et finir

sur le plat ou le fromage …………………………………………..0

vous choisissez plutôt un yaourt nature ou un fruit…..1

vous prenez forcément une pâtisserie ou un dessert

lacté (crème dessert)………………………………………………..2

Au petit déjeuner, vous êtes plutôt

brioche, pain de mie ou croissant, confiture

ou miel, chocolat chaud……………………………………………2

baguette, jambon, beurre, fromage…………………………0

thé ou café, céréales complètes et fromage blanc,

ou lait et pain complet………………………………………………1

Un carré de chocolat ?

noir à 70 % SVP !…………………………………………………1

non, merci. Mais un morceau de fromage,

je ne dis pas non …………………………………………………….0

avec des inclusions de caramel ou au lait. deux

carrés, c’est possible ? ……………………………………………..2

Pas le temps de déjeuner..

vous soupirez à l’idée d’avaler un sandwich

à la place d’un bon petit plat du jour………………………….1

chouette, c’est une bonne excuse pour manger

un paquet de Prince en entier !………………………………..2

vous allez chercher des sushis ou une salade

et vous mangez en travaillant…………………………………..0

Le repas a traîné la séance de cinéma va

commencer et vous n’avez pas encore pris de dessert.

aucune importance, vous n’en aviez pas

envie de toute façon……………………………………………….0

on prendra une glace au ciné……………………………….2

quelques minutes de regrets et puis

l’envie disparaît…………………………………………………….1

FAITES VOS COMPTES CI DESSOUS

FAITES LE COMPTE DE VOS POINTS

  • Entre 10 et 14 : vous êtes un véritable bec sucré ! Il faut tenter de réduire ces apports car les kilos en trop, voire à long terme le diabète, vous guettent. Limitez vous à une pâtisserie par semaine et déshabituez-vous progressivement du sucre superflu (dans le café, confitures, sauces….), pour retrouver les saveurs naturelles des aliments.

  • Entre 6 et 9 : vous aimez les bonnes choses, sucrées salées ! Vous ne refusez pas une petite pâtisserie, et vous appréciez de temps en temps un peu de confiture sur une tartine. Mais vous continuez à avoir une préférence pour les fruits et les produits laitiers plutôt nature en guise de dessert. Continuez comme ça!
  • Entre 0 et 5 : bec sucré, vous? pas le moins du monde! Bonne pioche: votre préférence pour le salé vous préserve des productions d’insuline anarchiques liées au sucre. Point faible: la quantité de lipides avalée. L’addition monte en effet très vite dès que l’on craque sur les fromages, viandes, sauces ou charcuteries. Gardez la main légère !

Quand le sucre console

Lorsqu’un aliment sucré est ingéré, une série de réactions chimiques se déclenche. Le pancréas sécrète de l’insuline, qui permet de faire pénétrer le sucre dans les cellules et ainsi de favoriser la pénétration de L- tryptophane au niveau du cerveau. Cet acide aminé s’y change en sérotonine, un neurotransmetteur qui crée une sensation de bien-être. En clair, quand vous avez le moral dans les chaussettes, l’organisme tente de vous le remonter en fabriquant plus de sérotonine. Il lui faut donc du sucre. Dans ce cas, une supplémentation de chrome ou de tryptophane peut vous aider à juguler ces envies.

Publié dans SANTE AU QUOTIDIEN | 6 Commentaires »

1234567
 

Quantum SCIO |
Le Mangoustan |
actumed |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Violence conjugale
| Psychothérapeute PAU
| Soleil levant