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SAVEZ-VOUS FAIRE VOTRE VINAIGRE MAISON ?

Posté par eurekasophie le 14 janvier 2009

vinaigretire1.jpgLa fabrication du vinaigre « maison » ne demande aucun matériel indispensable et nécessite très peu de travail, le vinaigre se fait naturellement.

Produire du vinaigre « maison » est facile bien qu’assez long : de 1 à 3 mois en moyenne et nécessite de l’alcool, de l’air et une certaine température. La fermentation, grâce à la bactérie « Mycoderma Aceti » (acétobacter) présente dans la nature, transforme l’alcool du vin en acide à la température ambiante d’environ 30°C en présence continuelle d’oxygène.

L’acide acétique obtenu lors de la fermentation de l’alcool d’un vin est présent entre 3 à 5 % dans un vinaigre commun, maximum 12 % dans certains vinaigres. (La législation française prévoit une teneur acétique minimale des vinaigres de 6 g. par 100 ml). Le degré inscrit sur l’étiquette d’un vinaigre est un degré d’acide et non d’alcool. La teneur en alcool résiduel des vinaigres est limitée (en France) à 1,5 % en volume.

Pendant la fermentation les bactéries acétiques vivantes se rassemblent à la surface du vin pour former une membrane gélatineuse et flasque « la mère de vinaigre » après quelques semaines d’oxygénation à l’air libre. On trouve également l’acide tartique et l’acide citrique en faible concentration dans les vinaigres naturels.

Qu’est ce que la mère de vinaigre ?

La mère de vinaigre est au départ une pellicule fine et translucide qui se fripe au moindre contact. Petite à petit, ce film s’épaissit et ressemble à une masse visqueuse constituée par la prolifération des ferments acétiques. La mère surnage à la surface du récipient, elle s’adapte à la forme du contenant dans lequel elle vit. Au départ très fine, elle s’épaissit jusqu’à devenir une peau épaisse, gélatineuse et ferme, parfois de plusieurs centimètres. Si la mère se multiple trop, donner ou jeter les mères inférieures et garder la mère supérieure, qui est la plus active.

La production de vinaigre n’est possible que si la mère flotte à la surface. (Si elle venait à couler, il faut essayer de la repositionner au dessus du liquide).

Lorsque l’accumulation devient trop importante, ces bactéries meurent et tombent au fond du vinaigrier.

La masse rougeâtre et gélatineuse qui coule dans le fond du vinaigre meurt par manque d’oxygène, c’est une agglomération de bactéries mortes. La conserver est inutile.

La mère de vinaigre est comestible. Sa ressemblance avec la consistance d’un abat ne la rend guère appétissante.

Il faut éviter que la mère de vinaigre soit en contact avec des produits ménagers (produits lessiviels, désodorisants, insecticides).

Quel vin choisir ?

Fabriquer un vinaigre à partir d’une piquette ne donnera pas un bon vinaigre car la qualité d’un vinaigre tient essentiellement à la qualité de la matière première. Certains vins contiennent des conservateurs ou autres additifs peu favorables à la réussite du processus. Ne pas choisir un vin bouchonné ! Plus le vin est jeune plus l’acétification est rapide. Le degré alcoolique du vin ne doit pas être trop élevé pour démarrer une production. L’idéal est en 7 et 8°C. (maximum 10). L’action des bactéries serait ralentie par un vin à fort degré alcoolique. Préférer si possible un vin sec.

Pour les perfectionnistes, le pH idéal d’un vin destiné à devenir un vinaigre est compris entre 3,5 à 5. (Le pH se mesure à l’aide d’un ph-mètre ou de languettes de papier se colorant souvent de jaune à rouge).

Un vin pauvre en arômes donnera un vinaigre au goût neutre qu’on pourra facilement aromatiser par la suite.

Un vin blanc ou rosé permet d’obtenir un vinaigre blanc. Le vin rouge teinte la mère de cette couleur.

Quel contenant ?

tonneau1.jpgUn vinaigrier est idéal ainsi qu’un tonnelet ou un fût en chêne monté sur pieds. Mais un récipient opaque : un pot ou une cruche en céramique, en terre cuite ou en grès, un fût en chêne, convient également. A défaut un bocal en verre (sombre si possible) pourra être utilisé mais il faudra absolument le garder à l’abri de la lumière… Ne pas choisir un contenant en métal. Le chêne peut apporter une note boisée au vinaigre. En effet, le bois ajoute ses tanins à ceux du liquide de base. Les réactions s’accomplissent mieux dans un grand fût.

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Le vinaigrier

Le vinaigrier ressemble à une cruche ou une amphore à large ouverture, souvent en grès ou en céramique, percé d’un trou dans sa partie inférieure où se niche un petit robinet « la cannelle » avec un joint en liège (pour l’étanchéité) qui permet de soutirer le vinaigre.

vinaigrier1.jpgPensez à tester l’étanchéité du vinaigrier en y laissant de l’eau une nuit entière avant d’y verser le vin. Vérifier le bon fonctionnement du robinet. Manoeuvrez le de temps en temps pour éviter un éventuel blocage.

Ce robinet en bois doit être débouché occasionnellement et remplacé si l’étanchéité n’est plus totale, car le vinaigre a tendance à l’attaquer. Le vinaigrier est fermé par un bouchon non étanche parfois en liège car il doit laisser passer l’air, l’oxygène étant nécessaire à la fabrication du vinaigre. Le bouchon de l’ouverture supérieure peut être volontairement mal ajusté afin que l’air circule mieux.

vinaigrierbrun1.jpgLe vinaigrier est plus pratique qu’un autre contenant parce que la cannelle permet de soutirer le vinaigre par le bas lorsqu’il est prêt. Grâce au vinaigrier la mère n’est pas dérangée lorsque l’on tire du vinaigre. Dans un autre récipient elle risque de plonger dans le liquide lorsqu’on prélève du vinaigre à l’aide d’une louche par le dessus et elle risque de s’abîmer si on prélève le vinaigre par le haut.

Il est préférable que la mère ne tombe pas au fond du récipient.

Comment faire du vinaigre

quand on n’a pas encore une mère ?

Méthode à partir de vin uniquement :

Il n’est pas indispensable de posséder une mère pour envisager de fabriquer son propre vinaigre. On peut choisir de former sa propre mère. Obtenir du vinaigre dans ces conditions nécessitera plus de temps la première fois.

Le vin se transforme en vinaigre s’il est laissé à l’air. Choisir de préférence un vin à faible teneur en alcool (8 à 10° C.). Il faut du temps, prévoir un délai d’environ 2 semaines (au soleil l’été) à 2 mois (l’hiver). Laisser la bouteille de préférence aux trois quarts vide. La boucher uniquement pour l’agiter de temps en temps pendant les huit premiers jours seulement. La bouteille est débouchée au repos le reste du temps.

Dans de bonnes conditions les prémices du voile vont apparaître au bout de deux semaines, les bactéries acétiques vont créer un film à la surface du récipient, c’est à ce moment là qu’on considère que la « mère » est née. Après la naissance de la mère, il faut rajouter délicatement du vin et laisser à nouveau reposer environ 3 semaines avant de prélever du vinaigre.

Il est plus facile de créer une mère à partir de vin rouge que de vin blanc. Cependant on peut envisager de faire du vinaigre blanc en partant d’une mère de vinaigre de vin rouge… mais cela demande beaucoup de patience, de soutirage et de dédoublement de mères.

Voir des explications sur le site chataignes.onze pour faire du vinaigre blanc quand on a une mère de vinaigre rouge.

La mère se constitue plus ou moins vite. Mais si après 3 semaines, le vin n’est pas recouvert par une mère de vinaigre, il est possible de rajouter quelques centilitres de vinaigre pour favoriser le départ de la fermentation.

Méthode à partir de vin et de vinaigre :

On peut également créer une mère en préparant dans un vinaigrier ou un récipient opaque, un mélange composé de 1/3 de vinaigre (bio) non pasteurisé ou d’un bon vieux vinaigre et 2/3 de vin. (D’autres proportions sont possibles par ex : 80 % de vin avec 20 % de vinaigre de vin du commerce). Vin et vinaigre doivent être de même couleur. Laisser à température ambiante, si possible entre 25 et 30°C.

La naissance de la mère de vinaigre est confirmée lorsque le mélange sera recouvert d’un film fin à la surface du liquide. La mère qui commence à se former est le signe du début de la fermentation. Après la naissance de la mère, il faudra encore attendre 2 à 3 mois avant d’obtenir du vinaigre.

Les délais sont variables, ils dépendant de la qualité du vin et du vinaigre et des conditions (températures etc… ) .

Il est également possible de préparer un vinaigre à partir de blanc de Champagne, de Xérès, de cidre bouché (le seul cidre à donner du vinaigre), à raison de 2/3 pour 1/3 du vinaigre correspondant.

Pour fabriquer du vinaigre de cidre, choisir un cidre sec non pasteurisé

merevinaigre1.jpgmeres.jpg      Mère de vinaigre

Comment se procurer une mère de vinaigre ?

Vous trouverez peut être dans votre entourage une personne qui vous fera cadeau d’une mère de vinaigre ou d’un morceau de mère. La mère de vinaigre est vivante, elle se développe et se reproduit et se dédouble facilement, on peut ainsi disposer de plusieurs exemplaires et en offrir autour de soi.

La mère reçue doit rester humide pendant le transport (transportez la avec du vin).

Il arrive parfois qu’on trouve une mère de vinaigre dans une bouteille de vinaigre achetée.

La mère de vinaigre est vivante, il faut la manipuler le moins possible. Eviter les produits lessiviels sur les mains et sur les ustensiles utilisés qui pourraient tuer les bactéries présentes dans la mère.

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LES PETITES « DROGUES » MAISON

Posté par eurekasophie le 12 janvier 2009

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FAI   MAISON

FAIT framboisier.jpg NATURE

Les petites « drogues »  maison : ce sont des succédanés de thé, de café, de tabac à partir de plantes sauvages, récoltées et transformées par vos soins.

Des boissons astringentes et des herbes à fumer beaucoup moins dangereuses (mais parfaitement légales) que les excitants officiellement autorisés.

A essayer absolument si vous aimez les goûts et les parfums étranges …..

LES CAFES SAUVAGES

Il est intéressant d’avoir quelques réserves de succédanés champêtres, qui valent bien les mauvais mélanges de cafés trop chers parfois, qui au moins ne troubleront pas votre sommeil et que même les enfants pourront boire.

Le café-pissenlit

On utilise la racine de cette plante à tout faire. Prévoyez une petite pioche car elle est dure à arracher et assez ramifiée sous terre. Brossez et lavez bien, puis coupez en petites rondelles et faites griller au four une demi-heure environ, pour bien éliminer l’eau et torréfier la racine. Mettez à four doux et surveillez que votre « café » ne brûle pas, il deviendrait très amer. La racine doit acquérir une jolie couleur brun-doré. Ensuite broyez au moulin à café ou au mixer et utilisez comme du café. C’est un peu amer, mais pas mauvais du tout: Le café-pissenlit a un bon goût de café corsé bien qu’un peu clairet ( c’est beaucoup moins foncé que que le vrai café). En plus la racine du pissenlit a de nombreuses propriétés précieuses pour les hépatiques et stimule la digestion. On peut faire de la même façon une espèce de chicorée avec des racines de bardane.

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Le café de glands doux

Attention ! n’utilisez que des glands doux et surtout pas les glands amers que l’on trouve sous les chênes un peu partout (et tout juste bons pour la volaille). Les chênes qui produisent les glands doux ne se trouvent que dans le sud et l’ouest de la France: chêne vert, chêne de castille, chêne ballote et chêne grec.

Faites sécher puis torréfier au four pendant une demi-heure à trois quarts d’heure, toujours sans faire brûler. Puis broyez et utilisez comme du café. Le café de glands doux est très bon avec du lait.

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Les thés de campagne

C’est le tanin qui donne au thé que l’on consomme habituellement sa saveur astringente et un peu âpre. Pour obtenir de bons succédanés de thé, il faut donc choisir de préférence les plantes à tanin, auxquelles on mêlera quelques plantes aromatiques. On fait fermenter le tout et on obtient un mélange au parfum inégalable.

Les plantes à thé

- Les feuilles de cassis :toniques et rafraîchissantes, diurétiques et astringentes;

- Les feuilles de fraisiers et de framboisiers : délicieusement parfumées, légèrement calmantes et astringentes également;

- Les feuilles et fleurs d’origan (ou de marjolaine), le thé des dieux, fin et délicat, assez stimulant;

- Les feuilles de ronce, assez astringentes;

- La menthe poivrée, pas seule, mais en mélange, de même que les feuilles de sauge.

La préparation du thé

Lavez les feuilles, égouttez-les, séchez-les légèrement, puis entassez-les encore humides dans un linge propre. Empaquetez le tout en un ballot bien serré et laissez vos feuilles fermenter ainsi pendant 4 ou 5 jours dans un endroit chaud, jusqu’à ce qu’elles aient pris une teinte un peu brun-noir. Ensuite, faites sécher les feuilles fermentées pendant encore 4 jours environ, puis réduisez-les en morceaux et enfermez-les dans une boîte bien close, pour que le parfum ne s’échappe pas.

Utilisez ces thés de campagne à raison d’une pincée par tasse en moyenne.

Les bons mélanges

Certains parfums forment ensemble des mélanges de premier choix:

  • Menthe + fraisier+ ronce;

  • Cassis + sauge;

  • Origan + menthe + framboisier;

  • Menthe + cassis + gingembre + écorce d’orange séchée (idéal comme petit thé d’après-midi).

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LE TABAC RUSTIQUE

Les fanas de la brune nationale détesteront. Mais les amateurs de cigarettes exotiques devraient aimer ces tabacs au goût de fruits cueillis dans le petit bois d’à-côté.

La recette est simple: vous faites sécher les feuilles récoltées pendant quelques jours jusqu’à ce qu’elles s’effritent sous les doigts. Vous les froissez légèrement en morceaux ou filaments. Puis vous vous en « roulez une « , vous pouvez utiliser une machine spéciale achetée au bureau de tabac.

Les herbes à fumer

Ne choisissez pas n’importe quelle plante qui peut être toxique. De toute façon, n’abusez pas non plus des herbes inoffensives et n’avalez pas la fumée, car les plantes aromatiques, aspirées à hautes doses peuvent exciter, ou au contraire provoquer l’abattement, voire entraîner une intoxication. Exactement comme le vrai tabac qui est d’ailleurs classé parmi les plantes toxiques……

On peut fumer:

  • Des feuilles de noyer: âcre, corsé, légèrement enivrant;
  • Des feuilles de fraisier: fin, doux, fruité;
  • Des feuilles de cassis : délicieux;
  • Des feuilles de menthe: le parfum est connu;
  • Des feuilles d’origan ou de marjolaine: parfumé et tonique;
  • Des feuiles d’eucalyptus: très bon quand on a la grippe ou le rhume.
  • Des fleurs de tilleul: doux et calmant.

 

Publié dans NOURRITURES SAUVAGES, PETITES " DROGUES " MAISON | 9 Commentaires »

LES BOUQUETS D’IMMORTELLES

Posté par eurekasophie le 11 janvier 2009

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Des bouquets d’immortelles

Vous trouverez sans peine, en musardant dans les bois et les prés, de nombreuses fleurs capables de durer tout un hiver dans de merveilleux bouquets perpétuels aux tons fauves et pastels.

LES PLANTES FACILES A SECHER

  • Les graminées: dans les tons verts, bruns et mauves; on les trouve surtout aux abords des champs de céréales ou dans les prairies naturelles, longues tiges couvertes de petits épisou de minuscules feuilles fines et étroites, parfois aussi d’espèces de petits plumets soyeux.

  • Les céréales : dans les tons dorés et chauds pendant plusieurs années. L’orge est très décorative avec ses longs cheveux d’or dressés, le seigle aussi, bien qu’un peu moins chevelu, ou encore l’avoine aux pédoncules pleureurs.

  • Les ombellifères, qui composeront le haut du bouquet avec leurs petits parasols légers: grandes herbes hérissées de toutes petites fleurs ou graines en ombelle, souvent très odorantes, parmi lesquelles on trouve le fenouil sauvage, l’angélique, la carotte sauvage ax jolies fleurs blanches, le cumin des prés, etc.

  • Les roseaux, très décoratifs eux aussi, à dénicher près des ruisseaux, des étangs, des rivières.

  • La bruyère, rouge-brun quand elle est sèche s’effrite assez facilement, faites-la sécher très vite, la tête en bas.

  • Les genêts (non fleuris), qui durent facilement quelques semaines.

  • Les épis de maïs, dont vous enlèverez la barbe.

 

 

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                                                                             Herbe « queue de lapin »                                                                    Giroflée des dunes

LES PLANTES EXIGEANT UN MINIMUM DE SOINS

  • Les chardons, qui ajoutent une note « piquante », bleu ardoise. Il en existe de nombreuses espèces dans les prés, les dunes, les bords de chemin, dans le Midi. Ne vous amusez pas à les différencier, tous font des bouquets incomparables. Pour les conserver avec le maximum de couleurs, faites-les sécher très rapidement la tête en bas dans un endroit chaud et sombre, sec et aéré. Ou bien faites-les tremper qaund ils sont secs dans un mélange d’eauet d’alun (5 cuillerées d’alun pour un demi-litre environ), puis faites-les sécher à nouveau pour qu’ils se conservent mieux.

  • Les fleurs d’artichaut : magnifiques quand elles s’ouvrent en été avec leurs tons bleu-violet (ce qu’on consomme, c’est une fleur d’artichaut pas encore éclose). On en trouve en particulier en Bretagne: en général, il s’agit de fleurs potagères, mais on en déniche parfois dans les champs. Faites-les sécher aussi la tête en bas, très rapidement, comme les chardons.

  • L’oseille sauvage: d’un très bon effet quand elle est un peu rousse avec ses petites feuilles un peu triangulaires et ses nombreuses et minuscules fleurs rougeâtres éparpillées sur les tiges au-dessus des feuilles. Ne la secouez pas trop.

  • Les feuillages d’automne: ce sont eux qui formeront le corps du bouquet et resteront décoratifs tout l’hiver à condition de ne pas les placer dans un endroit trop chaud. A cueillir: les feuilles de châtaignier, de marronnier, de hêtre pourpre, de chêne, vers octobre ou novembre quand ils se couvent de couleurs jaune, or, cuivre et fauve. Les couleurs des feuillages d’automne tiendront mieux si vous faites tremper les tiges pendant le premier mois dans un mélange de glycérine et d’eau ( en parts égales) et les feuilles deviendront légèrement satinées et brillantes.

 

LES PLANTES TRES DELICATES

Vous pouvez essayer de conserver certaines fleurs de saison, mais avec quelques risques:

  • Les fleurs d’hortensia qui acquièrent des tons un peu cuits et pastels dans les bleus ou roses.

  • Les lupins aux immenses grappes blanches, violettes ou rouges.

  • Les roses trémières.

  • Les digitales aux ténébreuses (et toxiques) clochettes pourpres.

  • Les grosses marguerites.

  • Les tournesols.

Pour mettre le maximum de chances de votre côté, utilisez quelques trucs:

  • Faites -les sécher la tête en bas dans un local sec, sombre, aéré et bien chaud;

  • Maintenez les tiges dans un vase avec un fil de fer, car les fleurs sont souvent lourdes;

  • Mettez éventuellement au fond du vase un peu d’eau additionnée d’alun;

  • Si vous voulez leur redonner une couleur un peu artificielle, essayez de les laisser tremper quelques temps dans un mélange d’eau et de colorant pharmaceutique.

 

TABLEAUX CHAMPETRES

 

 

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Mis sous verre, les fleurs séchées peuvent composer de très jolis décors, seules ou en groupe.

Pour les sécher, placez-les bien à plat entre deux journaux et pressez l’ensemble avec deux gros dictionnaires. Attendez huit à quinze jours, en changeant les journeaux s’ils sont humides. Pour les coller, utilisez de la colle spéciale reliure (qui sèche rapidement et devient transparente). On procède de la façon suivante:

  • Composer le tableau sur un carton;

  • Enduire complètement de colle un autre carton de même dimension;

  • Puis déposez sans attendre les plantes séchées sur le carton encollé, dans l’ordre du tableau; appuyez légèrement pour que la plante adhère bien;

  • LAISSEZ ENSUITE SECHER. En dix minutes environ, le tout doit être sec, sans qu’on puisse discerner la colle qui forme une sorte d’enduit légèrement nacré.

  • Vous pouvez ensuite accrocher votre tablaeu floral tel quel au mur, ou le recouvrir d’un verre, l’encadrer, etc.

L’HERBIER DE POCHE

Si vous partez pour quelques jours et que vous voulez rapporter des plantes sans dommage, avant de les mettre sous verre, vous pouvez confectionner un herbier de poche pas trop encombrant. Il vous faudra:

  • 2 planches (18 x 24 ou 30 x 40 cm);
  • 5 morceaux de carton alvéolé de même dimension;
  • 10 buvards;
  • 4 vis.

Fixez les vis aux quatre coins des planches. Coupez les morceaux de carton et de buvard en biais aux coins de façon à ce qu’ils ne soient pas gênés par les vis. Il vous suffit ensuite de disposer, dans l’ordre, la planche du dessus, un morceau de carton, un buvard, une couche de plantes, un autre buvard, un carton, une couche de plantes, et ainsi de suite…. Vous terminez par la planche du dessous et vous serrez les quatre vis à fond.

ATTENTION ! Ce dispositif manque d’aération. Il faudra donc surveiller vos plantes tous les 2 ou 3 jours pour vérifier qu’elles ne pourrissent pas et, peut-être changer de buvard.

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LE CHENE

Posté par eurekasophie le 26 septembre 2008

Chêne
Les chênes
Les chênes
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Fagales
Famille Fagaceae
Genre
Quercus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Fagales
Famille Fagaceae
Taxons de rang inférieur

 Le chêne

Chacun sait qu’il existe plusieurs variétés de cet arbre (de la famille des fagacées), les unes à feuilles caduques (comme le chêne rouvre et les types proches : chevelu, pédonculé, à fleurs sessiles, pubescent, tauzin …) et d’autres à feuilles persistantes, comme le chêne vert ou yeuse (l’arbre type des garrigues odorantes), le chêne liège et le chêne-kermès.

 Ils ont tous grosso modo les mêmes propriétés, et n’importe qui, à n’importe quel endroit, peut aller en cueillir … C’est un arbre imposant, aux feuilles facilement reconnaissables par leur forme très découpée, à l’écorce rugueuse et aux fruits ovoïdes, les glands.

Le roi de la forêt, le chêne des druides, l’arbre sacré de nos ancêtres Gaulois, sous lequel Saint Louis rendait la justice à Vincennes et la Fontaine eu la malencontreuse idée de ridiculiser dans une fable, ne pouvait pas manquer de posséder les meilleures vertus thérapeutiques.

Par leur richesse en tanins, les chênes sont essentiellement aptes à arrêter le sang et à resserrer les tissus agressés par les traumatismes ou les infections. Il est notamment recommandé par voie interne ou externe pour tous les cas d’hémorragie (y compris les menstruations trop importantes et les hémorroïdes), d’incontinence, de diarrhée, varices, eczéma … Ce n’est pas une panacée, mais presque !

Il fait également un pansement remarquable ! Sa mythologie n’est plus à répéter …

 Il est le roi des arbres, le plus sacré d’entre tous, et figure à la tête du panthéon des 7 arbres des druides. Le gui poussant sur ses branches est le plus puissant d’entre tous, étant donné que, en tant que parasite, il absorbe ses pouvoirs.

Les druides le vénéraient, les fées faisaient leurs rondes autour de son tronc et les hommes allaient de ressourcer, collés dos contre son tronc, les pieds nus entre ses racines, les bras contre son écorce et la tête levée vers ses branches majestueuses. Le gland, formé de la graine proprement dite (en forme d’œuf !) et de son réceptacle, est un symbole de naissance et de fécondité.

 Lors du Sabbat de Yule (21 décembre), il était d’usage d’en ramener une bûche à la maison qui devait brûler 12 jours dans la cheminée, en gage de chance et de protection pour les 12 mois à venir. De cette belle tradition est né le gâteau roulé que nous appelons la Bûche …

En magie, il aide à dispenser des oracles. Il protège le foyer s’il est brûlé dans la cheminée, apporte vigueur, stabilité, pouvoir, force … Ses glands entrent dans la composition de rituels de fertilité (surtout si on les associe avec du gui ayant poussé sur le même chêne).

 Il est le maître arbre et, en tant que tel, peut remplacer n’importe lequel de ses congénères en tant qu’ingrédient. En baguette, choisissez-le pour des rituels bénéfiques, individuels ou touchant à une communauté toute entière. Prospérité, fécondité, protection et stabilité sont ses domaines de prédilection, mais c’est un bois passe-partout.

Il est étroitement lié au Soleil, sa charge s’effectuera donc au moyen de la lumière de cet astre, et à la Terre. Cependant, prenez garde, il est vivement déconseillé de le choisir si vous êtes encore novice, car sa puissance est telle que l’énergie de celui qui la sollicite doit être parvenue à une certaine maturité.

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