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LA BADIANE DE CHINE

Posté par eurekasophie le 7 juillet 2009

 

 

Je reviens sur une plante dont j’ai déjà parlé dans ma rubrique  » Mon répertoire des plantes les moins usitées ».

 

LA BADIANE DE CHINE ou anis étoilé…….. 

 

 

Bonne pratique du Médicament

Levée de la décision de suspension  - Bonne pratique du Médicament  

Badiane de Chine : Levée de la décision de suspension

L’Afssaps vient de lever la mesure qui, depuis 2001, suspendait les produits contenant de la badiane de Chine sous forme de plantes pour tisane (vrac, sachet-dose) et de poudre de plante (gélules) disponibles en pharmacie, compte tenu du risque de confusion avec la badina du Japon toxique. Ce risque peut être prévenu aujourd’hui en s’appuyant sur la monographie révisée de la badiane de Chine.

La badiane de Chine (Illicium verum) également appelée anis étoilé chinois est le fruit du Badianier. D’un usage courant (thérapeutique ou alimentaire), cette plante entre dans la composition de plusieurs médicaments autorisés en France. Elle était disponible jusqu’en 2001 en pharmacie sous forme de plantes pour tisanes ou sous forme de poudre dans des spécialités. 

La badiane du Japon (Illicium religiosum), est connue pour sa toxicité, liée à des composants toxiques pour le système nerveux central. Sa consommation peut être à l’origine de convulsions. En France, l’utilisation de la badiane du Japon n’est autorisée ni en alimentation, ni en médecine.

L’Afssaps avait pris en novembre 2001*, une mesure de suspension de la badiane (plante et poudre) en raison des conclusions d’investigations menées à la suite de convulsions observées chez des adultes et des nourrissons ayant consommé des infusions de badiane aux Pays-Bas et en France. Après analyse, il s’était avéré que la badiane de Chine avait été partiellement substituée par de la badiane du Japon (Illicium religiosum ou Illicium anisatum).

La monographie** de la badiane de Chine (pdf, 107ko) a depuis été révisée et le texte actualisé est entré en vigueur le 1er juillet 2006***. Les travaux de révision de la monographie de la Badiane, menés dans le cadre de la Pharmacopée européenne, permettent aujourd’hui d’éviter d’éventuelles substitutions de la badiane de Chine par d’autres espèces de badiane, notamment celle du Japon, grâce à une meilleure description du fruit et à la description d’une méthode d’analyse en laboratoire (par chromatographie sur couche mince).

Dans la mesure où les méthodes d’analyse fondées sur cette monographie permettent de différencier la badiane de Chine et celle du Japon, l’Afssaps a levé la suspension portant sur la mise sur le marché, la délivrance et l’utilisation à des fins thérapeutiques, de la badiane de chine sous forme de plante pour tisane (vrac, sachets-dose) et de poudre mise en forme pharmaceutique destinée à la voie orale.

* JORF du 4 décembre 2001 p.19287
** Une monographie de la Pharmacopée est le document regroupant l’ensemble des critères qui permettent d’assurer la qualité optimale d’un produit. Elle définit notamment les critères de pureté des matières premières ou des préparations entrant dans la fabrication des médicaments (à usage humain et vétérinaire) et les méthodes d’analyses à utiliser pour en assurer leur contrôle.
*** addendum à la cinquième édition de la Pharmacopée européenne, intitulé « Addendum 5.5 » et portant la mention « 07/2006 » – A rrêté du 13 juin 2006 portant additif n°73 à la Pharmacopée, JORF du 22 juin 2006.

 

 

 

badiane2.jpg

 

 

Digestive et anti-grippe

 

Elle contient une substance à partir de laquelle on synthétise le fameux Tamiflu anti-grippe et c’est une excellente alliée de la digestion.

L’anis étoilé, ILLICUM VERUM ou badiane de Chine (à ne pas confondre avec celle du Japon, est un petit arbre originaire de Chine ou du Vietnam qui peut atteindre 10 mètres de haut, à grandes fleurs roses ou jaunes. Son fruit, marron-rouge, ressemble une fois séché, à une très belle étoile qui compte entre 5 et 10 branches.

badianedechine.jpg

TRÈS AROMATIQUE 

Employée pour son goût anisé sans pareil, avec un léger parfum de réglisse, la badiane est riche en une huile essentielle anti-infectieuse, antispasmodique et digestive à laquelle elle doit sans doute en grande partie ses vertus thérapeutiques.

 

LES GRANDES INDICATIONS

 

L’huile essentielle de badiane augmente la contraction des muscles intestinaux et, à faible dose, elle joue à la fois un rôle antispasmodique et stimule la digestion.

On emploie donc surtout la badiane pour améliorer la digestion (contre les ballonnements, les flatulences, les somnolences….), contre les maux de tête et les migraines, mais aussi c’est un bon remède de la toux. Elle est considérée, en Allemagne, où de nombreuses études cliniques ont été réalisées avec des plantes afin de leur donner un statut officiel,  » comme un médicament à visée gastro-intestinale et utilisé dans le traitement des maladies respiratoires « . 

Ses indications officielles sont par conséquent: 

- troubles digestifs accompagnés de crampes gastro-intestinales légères, flatulences, ballonnements

- états inflammatoires des voies respiratoires.

 

COMMENT L’UTILISER ? 

La méthode la plus courante et la plus simple consiste à préparer une infusion: 

Mettez 3 ou 4 étoiles dans le fond de votre tasse et vous versez de l’eau bouillante. Vous couvrez et attendez 10 minutes avant de boire.

Le plus efficace consiste à boire cette tisane un quart d’heure avant les repas ou une heure après.

On peut également la prendre en teinture mère à raison de 30 gouttes par jour (15 gouttes dans un demi-verre d’eau, matin et soir).

 

UNE ALTERNATIVE AU TAMIFLU ? 

Vous n’avez pas pu manquer l’épisode de la nouvelle grippe ! La mexicaine, la porcine…….Après l’aviaire….En réalité, il semblerait qu’elle soit moins virulente, tout juste des symptômes de grippe normale. Mais on peut dire qu’elle a fait grand bruit ! Et voilà déjà bien des personnes prêtes à se jeter sur les éventuels stocks de médicaments Tamiflu ( qui soit dit en passant, ne peut avoir d’intérêt que lorsque la maladie est déclarée ). Eh bien figurez-vous que le Tamiflu est synthétisé à partir d’acide shikimique, une substance très présente dans l’anis étoilé ! 

 

MISE EN GARDE 

Comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas abuser de la badiane ! En effet, elle est riche en anéthole, un principe aromatique qui, pris sur de longues durées ou à trop forte dose, peut être neurotoxique. C’est aussi pour cela que l’on ne recommande pas l’anis étoilé aux femmes enceintes ou allaitantes ni aux enfants. Cependant, aucune contre-indication ni effet secondaire ne sont signalés lorsque la plante est employée aux doses généralement conseillées.

 

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DANS LES COULISSES……………

Posté par eurekasophie le 31 mars 2009

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DANS LES COULISSES D’UNE OFFICINE : FABRICATION DES GELULES AUX HUILES

ESSENTIELLES

Des gélules aux huiles essentielles, puissamment efficaces, naturelles, dures avec les microbes, mais douces envers l’estomac ?Vous souhaitez faire réaliser une formule de gélules aux huiles essentielles à l’officine ? Deux possibilités :

- Vous indiquez au pharmacien celle que vous désirez :
«Je voudrais cette formule de gélules contre la grippe»

- Vous êtes muni de l’ordonnance de votre médecin, sur laquelle il a indiqué la préparation magistrale adaptée à votre cas.

Et après, que se passe-t-il au préparatoire, en officine ? Comment sont préparées vos gélules ?

Aller, suivez moi….

1) On inscrit à l’ordonnancier le numéro et la teneur exacte de la préparation. On calcule la quantité exacte nécessaire d’huile essentielle, qui déterminera la taille finale des gélules (il en existe des plus ou moins grosses). Puis on établit une fiche de préparation.

2) On sort le matériel: un pilon, un mortier pour mélanger l’huile essentielle à la poudre absorbante, une petite carte plastifiée pour remplir les gélules, et bien sûr, des gélules vides. La poudre, c’est l’excipient, qui « remplit » la gélule et nous permet d’avaler les HE sans aucun risque.


hemortier.jpgheflaconetgelules.jpghebalance.jpg

3) On pèse au milligramme près les huiles essentielles nécessaires à la préparation. Une machine spéciale contrôle la pesée et délivre un ticket, qu’il faut agrafer sur la fiche de préparation

4) On verse les les huiles essentielles dans le mortier, on recouvre de poudre absorbante, on mélange intimement. Puis on transvase le tout dans l’éprouvette pour mesurer le volume et vérifier que la quantité correspond bien à la demande du médecin.

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5) On répartit les gélules vides dans le gélulier. On les ouvre, on les garnit de la préparation, on les referme

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6) On remplit le flacon de la patiente. On colle l’étiquette correspond à la préparation.

C’est fini.

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Une formule de gélules anti-grippe aux huiles essentielles

25 mg de HE thymus thymoliferum (thym à thymol)

25 mg de HE cinnamomum verum (cannelle de Ceylan)

25 mg de HE origanum compactum (origan compact)

Avalez 2 gélules 3 fois par jour

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LA CONSOUDE

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

consoude.jpg

 

Comment lire une taxobox Consoude
Consoude officinale
Consoude officinale
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre
Symphytum

Description générale

La Consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées (bourrache, myosotis). Affectionnant principalement les lieux humides, elle est native de l’Europe et de l’Asie de l’Ouest (Turquie, Hongrie, Caucase, Georgie, Iran…). De nombreuses variétés s’acclimatent des régions froides (baltiques) jusqu’au climats équatoriaux. Connue depuis l’antiquité comme plante médicinale, elle a été propagée le long des grandes routes européennes par les pélerins, les gens du voyage… Plusieurs variétés ont été cultivées par des milliers d’exploitations à des fins fourragères. En vogue au 19 è siècle en Angleterre, elle a connu un boom extraordinaire après 1960 aux Etats-Unis et ailleurs pour un usage thérapeutique et jardinier. Enfin les horticulteurs ont développé des variétés horticoles dans le but d’obtenir des effets de massifs intéressants. On peut donc rencontrer la consoude dans la nature, mais aussi dans les jardins, près des habitations, échappées des cultures ou au bord des chemins.

Ses racines généralement charnues sont, suivant l’âge, brunes à noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur. Celles de certaines variétés peuvent pénétrer profondément: des profondeurs allant jusqu’à 1.80 m auraient été observées.

Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole.

Au milieu de la touffe de feuilles émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés. Les tiges sont souvent ailées (les ailes des pétioles se prolongeant le long de la tige)

La corolle est formée par 5 pétales soudés ensemble.

Usages alimentaires et thérapeutiques controversés

Des travaux scientifiques ont mis en évidence une certaine nocivité de la consoude, jetant le pavé dans la marre des nombreux utilisateurs de cette plante fétiche.

Aucune dose létale n’a pu être raisonnablement  fixée, étant donné qu’une lésion du foie ne pourrait apparaître que pour l’absorption de quantités énormes. Or la toxicité très faible et toute relative, notamment des feuilles de la consoude officinale (d’autres plantes d’usage alimentaire ou médicinal comportent des risques au moins aussi importants), a partagé les avis: d’un côté les scientifiques au diagnostic alarmiste sans appel, de l’autre ceux qui relativisent et qui s’en remettent à l’expérience deux fois millénaire qui contredit les premiers. Il n’en reste pas moins que la commercialisation des produits contenant de la consoude à usage interne humain  a subi un coup de frein notoire  au Canada d’abord, où elle est réglementée, aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les utilisateurs sont désemparés.  Quelles sont les vertus et usages de cette plante et dans quelle mesure est-il prudent d’en faire usage? C’est l’objet de cette page: usages alimentaires et médicinaux, qu’ils soient destinés à l’homme ou aux animaux.

Indications thérapeutiques

Il n’en reste pas moins que la consoude a été utilisée de tous temps et presque sous tous les cieux. De nombreuses citations dans les livres depuis la Renaissance en témoignent. Vers la fin du 18è siècle, elle perd un peu de sa notoriété,  mais c’est pour reprendre le devant de la scène  en Angleterre principalement dans une optique plutôt agricole.

Pour le grec Dioscoride, qui fut, il y a près de 2000 ans, attaché en tant que médecin militaire à une légion romaine, la consoude était déjà un remède merveilleux.

Pline, Paracelse et d’autres comme Hildegarde von Bingen au 11e siècle l’on utilisé.

Le sirop de consoude a fait la renommée de Fernel, célèbre médecin du 16e siècle.

La suite n’est là que pour vous donner un aperçu, étant donné que des indications et posologies ne manquent pas de diversité dans les manuels de simples:

La consoude contient de l’allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison.  La racine du mot Symphytum vient du grec alors que celle de consoude est d’origine latine, signifiant pareillement « qui favorise la cicatrisation » . ( Grec: Syumphuo;Anglais du moyen-âge: comferi, comfri; vieux français: cumfirie; latin: conferva, confervere).

Grâce aux propriétés hémostatiques, antiseptiques, régénérantes, on ne soigne pas moins que:

  • beauté de la peau, estomperait les taches de rousseur et de vieillesse, abcès, eczéma, psoriasis,
  • irritations, démangeaisons, piqures d’insectes et morsures d’araignées,
  • tissus nécrosés, varices, ulcères variqueux, gangrènes, escarres, pieds d’athlète,
  • plaies et inflammations de la bouche en gargarismes et bains de bouche,
  • brûlures, coups de soleil,  coupures,
  • otite, conjonctivite, sinusite, mastite,
  • entorse, enflures, muscles et ligaments muscles malmenés, hernies,
  • hématomes, hémorragies internes et pulmonaires,
  • troubles digestifs, diarrhées, colites ulcéreuses, ulcères diabétiques, ulcères pytiques, ulcères gastriques et duodénaux, hémorroïdes, dysentrie…

On soigne les troubles de la peau  et on hâte la cicatrisation des plaies et fractures par l’activation de la régénerescence cellulaire avec des cataplasmes en externe. Pour l’usage interne, on se sert de la tisane (french tea), de la teinture ou de l’introduction alimentaire (voir chapître suivant).

Voici quelques façons de faire glanées dans les livres:

  • Hacher les feuilles fraîches, puis verser sur celles-ci de l’eau bouillante. Ou verser de la farine de feuilles de consoude dans  de l’eau bouillante pour obtenir une pâte épaisse. On enveloppe cette bouillie molle et verte dans de la gaze (double couche) ou charpie pour l’appliquer en la maintenant avec un bandage sur la partie à traiter. Ce procédé permet le relâchement de l’ allantoïne, tandis que la stérilisation est assurée. Les cataplasmes doivent être renouvelés toutes les trois heures à titre indicatif. Appliquer le cataplasme le plus chaud supportable.
  • Pour ne pas avoir à mettre de la gaze, préparer une pâte compacte en mélangeant moitié-moitié de l’amidon ou une substance amidonnée et de la farine de feuilles de consoude. Mélanger l’amidon dans de l’eau froide afin d’obtenir une pâte épaisse. Verser de l’eau bouillante afin d’obtenir une pâte un peu liquide. Y mixer immédiatement la farine de consoude  afin d’assécher l’ensemble à une consistance qui adhère à la peau, mais qui peut être enlevée sans laisser de trace. Appliquée sans gaze, directement sur la peau, cela permet de conserver la chaleur pendant assez long en étant assez leste.
  • 100 g de racines pelées dans 1/4 l d’eau en décoction 10-15 mn. Aplliquer de la même façon un minimum de 15 mn toutes les trois heures. La racine contient deux fois plus d’allantoïne et la Bocking 14 est la plus riche.

Pour les soins de la peau on utilise aussi l’infusion des feuilles pour le bain. Des masques peuvent être réalisés en s’inspirant des cataplasmes.

Suivant le cas, on utilise l’infusion prolongée des racines, par exemple dans le traitement des brûlures et des crevasses du mamelon. On l’associe parfois à d’autres plantes comme l’aloe vera.. Toutes les variations sur le thème sont permises et ont été utilisées.

La recette traditionnelle du thé de consoude, qui est en fait une infusion (ou une décoction), s’obtient avec 6 grandes feuilles par litre d’eau. Laisser refroidir et filtrer. Le thé se conserverait  une semaine dans un bocal hermétique au frais. On en boit 2 à 3 tasses par jour (matin et soir). C’est le remède des usages internes tant décrié, mais qui a aidé un nombre incommensurable de personnes depuis  deux millénaires au moins. La décoction ne permet pas une extraction supplémentaire d’allantoïne. Seule la teinture alcoolique permet une extraction double. Remplacer la tisane par 2 à 4 ml de teinture. Les tiges, nervures contiennent plus d’allantoïne que les limbes.  Le thé peut être réalisé avec des feuilles fraîches ou séchées. Pour 4 tasses (600ml) utiliser 2 à 4 cuillerées à thé bien tassées (4 à 8 g.)La consoude est souvent utilisée en mélange et les amateurs anglais l’ont tout simplement associée à leur thé national, ce qui est, paraît-il, un mélange heureux et apprécié.

Le jus frais extrait avec un appareil se conserve 2 jours au plus. Ce dernier est plutôt utilisé pour soulager certaines douleurs arthritiques et semble amener un relâchement musculaire. (arthrite, goutte, arthrose, articulations douloureuses, névralgies musculaires, crampes, asthme). Une manière plus simple consiste à mixer des feuilles dans un peu d’eau, puis filtrer.

Elle a une action sur le système nerveux central et procure un sentiment de bien être et de relaxation propre à soulager les tensions.

Elle est utilisée en cas d’asthme.

La consoude est également adoucissante, émolliante, expectorante, propre à calmer la toux. On l’a utilisée pour les refroidissements et congestions pulmonaires,bronchites, pneumonies, pleurésies, emphysème, tuberculose.

Utilisée pour les désordres glandulaires, elle régularise le taux de sucre.

Elle aurait  une action anticancéreuse: Le Dr Charles Mac Allister reporte des guérisons foudroyantes de sarcome grâce au cataplasme de racines.

Par ailleurs elle purifie le sang, aide les anémiés et soigne les troubles des reins, du foie, de la bile et est indiquée pour les thrombo-phlébites.

J’allais oublier les propriétés rafraîchissantes, toniques (en cas de fatigue) et laxatives!

La vitamine B12 se trouve habituellement fournie par la flore intestinale mais se trouve également dans le sol grâce aux bactéries, levures et autres champignons. S’il fallait nourrir un individu carencé, il lui faudrait ingurgiter près de 2 kg de consoude par jour… Les végétariens qui seraient sujets à des carences (inflammations de la langue) l’ont utilisé en complément alimentaire. La vitamine B12 se concentrerait surtout dans les sommités fleuries.

La consoude est (était) commercialisée sous forme de racines ou feuilles séchées, poudre de racine, farine de feuilles, gélules, en teinture, pommades, baumes et lotions. .. Elle rentre dans la composition de spécialités cosmétiques et phytothérapeutiques.

L’usage des baumes s’ils sont de fabrication maison ne peuvent pas toujours être conservés longtemps. La casse des protéines, puis des développements bactériologiques peuvent s’en suivre. A ne pas utiliser sur des plaies.

Comme excipient, on a utilisé du saindoux , mais de l’huile d’olive mélangée avec de la cire d’abeille donne une agréable consistance (300 à 350 g de racines pour 1 litre d’huile). Une petite cuiller de teinture de benjoin (pharmacie) peut être ajoué pour parfumer et surtout éviter le rancissement. Ou alors on peut réaliser une espèce de baume du tigre en y ajoutant des huilles essentielles (camphre, eucalyptus, menthe, romarin, thym, clou de girofle, …)

En chauffant les racines fraiches, ont obtient une boule gluante très consistante et impossible à diluer si l’on remue. Couper Les racines en petites rondelles fines (couteau économe) et ne pas remuer. Laisser refroidir et réchauffer le lendemain pour enlever les racines.

Cet inventaire non exhaustif est donné à titre indicatif pour permettre un aperçu de la diversité des vertus attribuées à la consoude et ne peuvent engager ma responsabilité, l’homme de l’art étant le seul apte à prescrire. Il faut cependant comprendre que tout remède, aussi naturel qu’il soit, ne réglera définitivement aucun désordre si l’on ne redresse pas la cause profonde du mal (souvent une cause alimentaire ou psychologique).

Les vertus thérapeutiques ne se sont limitées à l’homme, mais ont été largement utilisées dans l’élevage et pour les animaux domestiques comme les chiens…

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