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COMPRENDRE SON CHIEN

Posté par eurekasophie le 16 novembre 2009

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Sujet: Comment les chiens communiquent-ils?

Les animaux n’ont pas accès au langage, et pourtant ils ont les outils nécessaires pour communiquer.

En tant que mammifère social (qui vit en groupe), le loup dispose de toute une palette de comportements orientés vers les échanges entre individus et donc, la survie du groupe grâce à sa cohésion. Les interactions sont fréquentes et variées (jeux, poursuites, simulations de combats…), et les alliances indispensables afin d’assurer l’apport de nourriture et la protection du territoire.
Aujourd’hui nos chiens domestiques sont libérés de bon nombre de ces contraintes : ils n’ont plus à chasser pour assurer leur subsistance et ils disposent d’un territoire pour eux tous seuls, la maison ou l’appartement dans lequel ils vivent. Cela ne les empêche pas d’avoir besoin de communiquer, même si l’objectif de cette communication ne correspond plus tout à fait au but premier.
La plupart du temps, nos chiens se retrouvent seuls face à une espèce différente de la leur (l’humain), et à laquelle ils ne comprennent parfois….. rien, ou pas grand chose.
Intéressons nous donc plus précisément à la communication entre les individus d’un groupe, aux outils dont chacun dispose pour se faire comprendre de ses congénères, et tenter de se faire comprendre des humains.

La méconnaissance des rituels de communication du chien peut amener les propriétaires à certaines erreurs.
On introduit un animal dans notre maison, on le fait vivre selon nos habitudes, et s’il n’arrive pas à s’adapter, il arrive qu’on le lui reproche (« après tout ce que j’ai fait pour toi ! »).
Pourtant, c’est souvent de notre responsabilité s’il ne se comporte pas comme on le souhaiterait. Si nous attendons de lui qu’il comprenne ce que l’on attend de lui sans avoir à le lui montrer, en supposant qu’il connaît les us et coutumes humains alors que c’est un chien, nous courrons à l’échec.
Il ne faut pas confondre « il refuse d’obéir », ou « il est têtu » avec « il ne comprend pas ». La nuance est énorme ! Notre façon de communiquer n’est pas toujours claire pour lui, puisque ce n’est pas la sienne. Le chien se retrouve alors coupable… de ne pas comprendre !
Notre compagnon n’a pas la possibilité d’apprendre tous nos modes de communication, et pourtant il fait des efforts. En revanche, nous pouvons tenter de le comprendre, essayer de nous comporter d’une façon qui sera compréhensible pour lui, comme nous apprenons à parler une langue étrangère.

Le chien « parle » avec son regard, mais aussi des postures, des attitudes corporelles, des vocalises, grognements ou aboiements, et des phéromones qui ont pour lui, et pour ses congénères, une signification.
- Lorsqu’il vous jette un regard fixe et grave parce que vous vous approchez de l’os qu’il grignote tranquillement, il est en train de vous lancer un avertissement afin de vous inciter à ne pas poursuivre votre avancée vers lui.
- Lorsqu’il pose sa tête sur vos genoux, c’est qu’il attend quelque chose de votre part.
- Lorsqu’il aboie, gémit ou hurle, il adopte une attitude à forte valeur communicative ! Pour l’interpréter, il faut la relier à la situation dans laquelle elle est apparue.
- Lorsque le chien s’arrête en promenade pour flairer les odeurs, il récolte un maximum de renseignements sur l’auteur de l’urine ou l’excrément, alors que celui ci n’est pas présent.

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Comment mieux comprendre son chien ?

Observez le en situation, lorsqu’il évolue avec d’autres chiens, d’autres animaux, et des humains. Interrogez vous sur la signification possible de telle ou telle attitude sans vous laisser aveugler par l’anthropomorphisme qui nous pousse à rechercher des similitudes avec notre propre système de fonctionnement, et si nécessaire, posez la question à un professionnel.
Les animaux utilisent intensément les rituels : ce sont toujours les même signaux qui génèrent les même réponses chez celui –de la même espèce- qui en est le destinataire. Ainsi lorsque l’un adopte une posture que les éthologistes ont nommé « appel au jeu » (pattes antérieures au sol, aboiements, battements de queue, petits sauts), il obtient forcément une réponse de son interlocuteur, que ce dernier réponde à la demande de jeu, qu’il l’ignore, ou qu’il la refuse. Refuser de communiquer est déjà une marque de communication !

 

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Inadéquation des codes utilisés selon les espèces en présence

Il est amusant d’observer un chien qui essaie de jouer avec un chat : ils ne comprennent pas toujours, et pour cause, ils sont de deux espèces différentes qui ne parlent pas la même langue. On voit alors le chien faire tout son possible pour susciter le jeu chez le chat, qui hérisse le poil et s’enfuit.
Quelle que soit sa race, vous pourrez voir les même attitudes chez un chien équilibré et correctement socialisé, car il utilise le code de communication propre à l’espèce canine. Un chihuahua pourra jouer avec un caniche, mais pas forcément avec un terre neuve : la différence de taille et de poids n’étant pas toujours surmontable. Ce n’est pas le mode de communication qui est un handicap, mais bel et bien les lois de la physique…

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VITE, UNE URGENCE !

Posté par eurekasophie le 8 octobre 2009

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chat.gifChien ou chat, ils n’ont pas forcément la notion du danger.chat.gif

Pour eux aussi, un accident est bien vite arrivé.

Alors, en cas de plaie, de choc, de brûlure, de malaise, etc…,

ON FAIT QUOI ?

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C’est plus facile si on a assisté à l’incident, car on sait tout de suite de quoi il s’agit et on ne perd pas de temps. Mais, bien souvent, notamment avec un

chat qui va où bon lui semble, on ne sait même pas qu’il a rencontré un problème. C’est pourquoi le moindre comportement anormal doit éveiller notre attention. Mieux vaut consulter pour  » rien  » que passer à côté d’une urgence…

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On n’a rien vu !

Si on retrouve son chien très agité, agressif ou au contraire prostré dans un coin— il refuse même de manger ou de venir à votre appel — ce peut être le signe qu’il souffre. Comme on ne sait pas ce qui lui est arrivé, on ne peut pas écarter une lésion grave et on doit consulter d’urgence. C’est encore plus compliqué avec un chat accidenté, car il se cherche volontiers un coin tranquille, où personne ne viendra le déranger. C’est donc le fait de ne pas le voir rentrer aux horaires habituels — alors qu’il ne découche jamais — qui doit nous alerter. Il faut donc tout mettre en oeuvre pour le retrouver et vite ….

Il a reçu un choc

Une collision entre un chien et un cycliste en herbe, ça arrive. Un chat qui tombe de son point de mire en dormant, aussi ! Si l’un ou l’autre se relève comme si de rien n’était, c’est la preuve qu’il n’y a pas de fracture, ni de lésion grave. Pour autant, la douleur pourrait se réveiller un peu plus tard. Aussi, pour limiter l’oedème et l’hématome, on donne vite Arnica 5 CH , 5 granules ou bien un complexe homéopathique à usage vétérinaire comme Traumasédyl ® par voie orale, à renouveler une heure plus tard. Enfin, s’il boite ou s’il a toujours mal, on le montre au vétérinaire.

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Il s’est brûlé

Gourmands, les chiens se font piéger en tentant d’attraper une grillade sur le barbecue. Curieux, les chats se font surtout avoir en marchant sur une plaque chauffante, lors de leur inspection de la cuisine. Dans tous les cas, il faut arroser la partie brûlée au jet d’eau froide pendant 15 minutes, montre en main, en maintenant le jet à environ 15 cm de la peau. Si on a un tube de Biafine ® ou d’Homéoplasmine ®, il faut en appliquer une couche épaisse à ce niveau ( par-dessus les poils ) et recouvrir d’une compresse imbibée d’un antiseptique transparent et sans alcool ( type Diaseptyl ®). On la fait tenir par une bande ( surtout pas trop serrée) et on file chez le véto pour lui montrer. C’est valable pour toute brûlure, même petite en apparence, car si on n’intervient pas, le risque de surinfection est grand.

Il s’est  » ouvert «  le coussinet

Un bout de verre, un coquillage tranchant et c’est la blessure. Les chiens sont les premières victimes, à fortiori s’ils sont lourds. Le plus simple est de remplir une bassine d’eau tiède et d’y tremper la patte blessée pendant au moins une minute, puis de frotter légèrement pour écvacuer les saletés, sauf s’il y a un morceau de verre fiché dans la plaie, auquel cas c’est une urgence vétérinaire. Ensuite, il faut désinfecter et essuyer avec une serviette propre avant de l’emmener chez le vétérinaire en vue d’un pansement ( indispensable le temps de la cicatrisation).

abeille03.gifIl s’est fait piquer par une guêpe

Comme les chats et les chiens ont tendance à les exciter, les guêpes, et parfois les abeilles, peuvent piquer. Si un dard est visible, on doit le retirer et si on a une pompe à venin ( type Aspivenin ®), vite s’en servir pour l’aspirer. Une fois le bouton désinfecté et une pommade au Calendula appliquée, on peut donner Aspis 5 CH , 5 granules toutes les dix minutes ( ça soulage). Attention, s’il respire mal car il a été piqué à la gorge, c’est une urgence vétérinaire.

Il s’est mordre par un serpent serpent0.gif

Les chiens peuvent être touchés, notamment à la babine ou à la patte. L’oedème est parfois impressionnant et en y regardant bien, on voit 2 points rouges. Une fois désinfecté avec un antiseptique sans alcool, il faut aspirer avec une pompe à venin, si besoin après avoir rasé les poils. Asperger le membre blessé à l’eau froide ou mettre une poche de glaçons pour ralentir la circulation sanguine et donc la diffusion du venin. Il n’y a plus qu’à porter son chien jusqu’à la voiture ou, s’il est trop lourd, à le faire marcher tout doucement et l’amener chez le vétérinaire. En attendant, on peut lui donner Vipéra Redi 5 CH , à raison de 5 granules, pour réduire l’oedème.

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Il est victime d’un coup de chaleur

Les chiens y sont particulièrement sensibles et 15 minutes dans une voiture au soleil, en été, ça peut les tuer. Il faut vite le mettre dans un lieu sombre et frais. Humidifier son corps petit à petit, en commençant par le cou et la tête. Puis l’envelopper dans une serviette humide. Lui donner un peu à boire s’il tient debout et, dans tous les cas, l’amener d’urgence chez le vétérinaire afin qu’il soit réhydraté par perfusion.

Il est inconscient

S’il ne répond pas lorsqu’on l’appelle et ne réagit pas au toucher, c’est qu’il a perdu connaissance. Afin qu’il ne soit pas gêné pour respirer, on doit le tourner délicatement sur le côté droit ( mais sans le déplacer, sauf danger imminent comme un incendie ) et l’allonger en plaçant sa tête en extension dans le prolongement du corps. On doit retirer tout ce qui pourrait le gêner : collier, harnais, etc. et entrouvrir sa gueule, puis tirer légèrement sur sa langue car ce geste va stimuler sa respiration. Même s’il se remet sur pattes, l’avis d’un vétérinaire est incontournable pour comprendre ce qu’il s’est passé.

 

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CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN ……Le père de l’homéopathie

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

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hplantes.pngOMÉOPATHIE

 

 Aperçu historique

 

Le fondateur de l’homéopathie, CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN, naquit à Meissen en Allemagne, le 10 avril 1755.

Son père, CHRISTIAN GOTTFRIED était céramiste et sa mère était fille d’un capitaine du Duché de Saxe.

hahnemannpre.jpgVoyant qu’autour de lui les commerçants s’enrichissaient avec une certaine facilité, le père se prit à espérer que son fils ne fasse pas le métier de céramiste, mais plutôt celui de démarcheur ou de représentant.

Rapidement, il le pousse à étudier les langues qui, selon lui, pourraient lui être fort utiles dans le commerce. On verra d’ailleurs à quel point elles seront importantes par la suite dans son initiation médicale. La guerre de Sept ans et la destruction des usines de céramique à Meissen ôtent au père toute espérance de pouvoir apporter quelque aide que ce soit à l’avenir de son fils. Samuel commence alors à travailler comme apprenti chez un épicier. Des épices à la place de la porcelaine, voilà qui n’était pas prévu au programme !

Le physique fragile de Samuel ne résiste pas longtemps à la fatigue du travail qu’il doit fournir et il doit abandonner la boutique. Le maître d’école, un certain Müller, qui avait compris les prédispositions du fils Hahnemann pour les études, présente au roi une supplique pour obtenir une bourse d’étude qui permettra à l’enfant de fréquenter l’école des nobles de Sant’Afra. La demande est prestement acceptée et le père de Samuel ne peut qu’être convaincu par les dispositions de son fils.

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Meissen in Hahnemann’s time, where he lived from 1755 to 1775.

Vue de Meissen du temps d’Hahnemann.

                                                                    

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Maison natale de Christian Samuel Hahnemann                                                                               Ecole des nobles de Sant’Afra

Université de Leipzig

Il s’inscrit donc à 20 ans à l’université de Leipzig . Avant de partir, son père lui fait don de 20 pièces d’argent pour toute la période de ses études. Il devra donc s’organiser pour survivre avec cet argent.

A cette époque, il est encore totalement indécis sur le choix de la faculté qu’il va fréquenter, car il s’intéresse aussi bien à la chimie, qu’à la physique et à la médecine. Le doute passé, il finit par s’inscrire en faculté de médecine.

Pour subvenir à ses besoins, il se présente aux éditeurs de la ville. Les langues qu’il avait apprises dans ses années de jeunesse se révèlent fort utiles et on l’accepte comme traducteur. Ses études universitaires et les contacts avec les étudiants le portent à connaître les deux courants de pensée qui se combattent à l’époque. Le siècle est en pleine évolution et comme Hahnemann est typiquement un homme de son temps, la révolution intellectuelle lui pose des doutes et des contradictions.

C’est l’immobilisme d’une médecine symptomatique qui se réfère et se réfèrera encore pendant longtemps à des théories humorales. Les médicaments sont encore peu nombreux et souvent contradictoires. Du cartésianisme naît le mécanisme, puis l’organiscisme, qui à son tour sedivise en matérialisme et vitalisme. Le vitalime fait suite à l’animisme de Stahl, entrant en lutte avec le matérialisme. Hahnemann, attiré par le vitalisme, est poussé vers une élévation spirituelle. Depuis toujours, il est porté vers le spiritualisme et donc vers l’animisme-vitalisme, qui selon Stahl en est la conséquence. Stahl admet une union entre l’âme et le corps. La maladie est causée par  » la prédisposition de la nature à s’altérer ( …), seule l’altération du mouvement vital peut créer la maladie ( …). Cette pensée fascine Hahnemann, qui étudie les précurseurs de cette théorie : Van Helmont et Paracelso et, bien entendu, Hippocrate. Il observe toujours plus la nature et la regarde comme un croyant et un artiste. La curiosité à propos du milieu artistique dans lequel il a grandi ( son père était peintre-céramiste) vient du fait que Samuel ne s’est pas particulièrement intéressé à la musique. Il lit Cullen, qui sera fondamental pour son intuition de l’homéopathie. Il étudie Butler, un Irlandais de l’époque du roi Jacques, qui obtient des guérisons en mélangeant des substances en quantités infinitésimales. Et il retrouve en lisant Van Helmont que des quantités minimes de poisons sont suffisantes pour tuer et que des doses minimes de remèdes peuvent redonner la santé. La pensée d’Hahnemann commence à s’articuler, petit à petit, comme les éléments d’un puzzle.

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Université de Liepzig où S. Hahnemann fit ses études de médecine.

Hahnemann ne se contente pas d’étudier, il veut expérimenter ses propres idées. La théorie sans la preuve de l’expérience n’a aucune valeur. Il pense quitter Leipzig, où il n’y a pas d’hôpitaux permettant aux étudiants d’examiner le patient de près. Comment peut-on connaître les symptômes des maladies si l’on n’a pas la possibilitéde s’approcher des malades ?  

Vienne

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Hôpital de la Miséricorde à Vienne

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Quarin dirigeait l’hôpital de la Miséricorde à Vienne et présenta S. Hahnemann au Baron Von Brukenthal.

Hahnemann pense aller à Vienne, à l’hôpital des Frères de la Miséricorde, tenu par un certain Quarin. Mais pour y aller, il faut de l’argent. Il se tourne à nouveau vers les éditeurs en quête de traductions, qui lui permettront de se payer le voyage. Il traduit  » La nouvelle thérapeutique  » de Ball. Pour reflouer ses poches, il se présente comme interprète et même comme manoeuvre à la compagnie de voyage. Il arrive donc à Vienne et retrouve Quarin, le médecin de l’impératrice à l’hôpital de la Miséricorde. Là, il passe son temps, non pas avec les étudiants, mais avec le personnel infirmier. Il recherche la pratique et le contact humain. Pour apprendre le plus possible, il s’occupe personnellement des malades. Il les voit épuisés avec des médicaments impuissants. C’est là aussi qu’il rencontre l’abbé, qui dirige la pharmacie de l’hôpital. L’abbé lui parle de l’impuissance des produits pharmaceutiques, dont bon nombre à pharmacologie inconnue. Ces nouvelles poussent encore plus Samuel vers le vitalisme. Il comprend qu’aimer son prochain procure encore plus de force à la lutte contre le mal et que c’est la raison même de la médecine. Selon les écrits, l’abbé aurait donné à Hahnemann un texte, qu’il aurait découvert quelques jours après leur rencontre et qui concernait les  » oeuvres de miséricorde corporelle et celles de miséricorde spirituelle « . Hahnemann dès lors, entre dans les bonnes grâces de Quarin, le médecin de l’impératrice, qui l’emmène avec lui dans toutes ses visites privées. Il faut savoir que Quarin est quelqu’un de très ouvert aux innovations. Un jour, il appelle Hahnemann pour lui annoncer que le gouverneur de Transylvanie, le baron Brückental, recherche un médecin personnel et il lui conseille d’accepter l’offre. Hahnemann est alors encore étudiant. A Hermanstadt, Samuel vit à la cour du baron et pour la première fois dans un certain luxe. Il y reste 21 mois. Nous sommes en 1777, le travail n’est pas très pesant puisqu’il n’a qu’un unique patient. Du coup, il recommence à étudier dans la riche bibliothèque du château. Toujours selon les écrits, un beau jour en lisant  » le Loup et le Chien  » de La Fontaine, il semble qu’éclate en lui une sorte de rébellion. En effet, il ne se sent plus médecin, mais plutôt bibliothécaire, conseiller ou secrétaire. Son objectif, les phrases que l’abbé lui avait suggérées sont tombées dans l’oubli. Son « moi  » se rebelle et sa gloire locale ne le satisfait pas. Il y a en lui une bataille profonde qui se développe. Il veut passer sa maîtrise et se dédier aux aspects peu connus de la médecine de l’époque, à savoir la thérapeutique, basée sur la chimie. Son autre centre d’intérêt concerne l’étude de l’âme. Existe-t-il une seule âme selon la scolastique ou deux comme le soutiennent les hérétiques ? Un seul esprit comme le soutient Stahl, ou plus ?

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Samuel von Brukenthal, né en 1721 à Nocrich (allem. Leschkirch, en Roumanie actuelle), décédé en 1803, à Sibiu (allem. Hermannstadt), était un juriste transylvanien et gouverneur de Transylvanie pour le compte de la monarchie autrichienne. Très fortuné, il était en outre grand collectionneur d’art et fondateur d’un somptueux musée à Sibiu, lequel porte son nom.

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S. Hahnemann

Samuel étudie alors depuis 5 ans, tandis que ses collègues pour arriver rapidement à la pratique réussissent à passer leur maîtrise en seulement 6 mois. Ses intérêts sont plus profonds et le temps d’agir est désormais arrivé. Il se rend à Erlanger, où il passe sa maîtrise le 10 août 1799.

Après, il se dédie entièrement à l’étude des maladies psychiques….

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Université d’Erlanger où S. Hahnemann présenta en 1779 sa thèse et devint officiellement médecin.

Depuis son passage à l’hôpital de Vienne, Hehnemann a toujours été passionné par le rapport du malade avec sa propre maladie. Avec une même maladie, certains patients sont abattus, tandis que d’autres réagissent. Existe-t-il différentes puissances vitales et pourquoi ? Il est impressionné par le traitement qui a trait à l’asile d’aliénés. Il essaie d’utiliser la douceur, plutôt que la punition, alors fréquente dans les asiles de fous. Il écrit un opuscule  » Un cas de folie « , sur la maladie d’un fonctionnaire du duché de Gotha, qui avait reçu de telles accusations qu’il en était devenu fou. Avec le réconfort, Samuel réussit à le guérir, ce qui le convainc encore plus dans le fait que pour aider un malade, il faut l’aimer. A cet aspect, il veut ajouter le  » savoir guérir  » , c’est-à-dire connaître les moyens de la guérison. Il étudie à fond la physique et la chimie. On voit alors que les lois de la similitude et de l’homéopathie infinitésimale sont à portée de main. Elles doivent seulement être organisées dans sa tête. Il étudie la pharmacologie, à une époque où elle est relativement inconnue auprès des médecins. La plupart des produits administrés alors sont des poisons en puissance. Souvent topiques. Les pharmaciens et les herboristes ont un pouvoir énorme, au point de pouvoir modifier les ordonnances des médecins.

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Gotha

Hahnemann a une intuition moderne, quand il pense que pour être un vrai médecin, il faut savoir précisément de quoi est constitué ce que l’on prescrit. C’est pourquoi il veut absolument étudier la pharmacologie. Mais cela signifie aussi qu’il va empiéter sur le territoire des pharmaciens. Il soutient également que dans les préparations médicamenteuses, un seul composant soigne vraiment. Le remède homéopathique prescrit doit être un seul. Et là-dessus, il a les idées très claires. Approfondir la chimie et la pharmacologie sont une conséquence. Il n’étudie pas la théorie de la chimie, mais bien l’expérience personnelle. Il va dans les pays miniers de Saxe où il étudie l’absorption journalière de cuivre et de charbon dans les mines et chez les habitants. Il examine la toxicologie de l’homme sain et les conséquences de l’absorption des substances toxiques. Il publiera d’ailleurs 3 études:

 » Sur la manière d’utiliser le charbon pour le chauffage « 

 » Sur l’analyse du vin « 

et

 » Sur l’arsenic »

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Hahnemann’s manual project.

Hahnemann, Croquis de physique.
Hahnemann aimait faire des croquis pour illustrer ses livres. Voici des croquis à la plume, en premier jet, pour illustrer des axiomes de physique.
(Dr Richard Haelh, Tome 1, page 263).

En 1781, il a 26 ans et se rend à Dessau. Tout à côté se trouve la zone minière d’Hartz , où il veut étudier les mines et les minéraux qui y sont travaillés. Il fait connaissance du pharmacien Hassler, propriétaire de la  » Pharmacie du maure  » , qui lui met à disposition un laboratoire. Il fait aussi connaissance avec la belle-fille du pharmacien, Enrichetta, une jeune personne de 17 ans.

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Pharmacie du Maure à Dessau.

 Bien que ce ne soit pas le grand amour, Samuel épouse la jeune fille, le 17 novembre 1782. Peut-être parce qu’arrivé à un certain âge, il commençait à ressentir le besoin de se marier ! Hahnemann décide alors de laisser Dessau pour aller à Gommern. Un énième lieu de résidence… La raison en est qu’il y a là beaucoup moins de médecins qu’à Dessau et que donc il sera plus facile pour lui d’exercer. Il va vivre à la campagne dans une maison isolée. A Gommern, il n’y a pas non plus de pharmaciens, si bien qu’il peut faire tout lui-même , y compris la préparation des médicaments. Ses moyens économiques ne lui permettant pas de vivre de façon aisée, c’est à pied qu’il se rend à sesvisites. Il lit et étudie, console ses patients, établit des mesures hygiéniques qui, à l’époque, font déjà office de thérapie. A cette période, 3 objectifs essentiels s’offrent à lui : connaître la pharamacologie, aider l’esprit et essayer d’enseigner la diète, le mouvement et la propreté. Il recommande aux patients la valeur de la lumière, de l’eau et de l’air.

C’est alors que commencent les premières confrontations avec sa femme. Enrichetta ne supporte plus de vivre dans une campagne éloignée, sans avoir les compensations de la fatigue fournie. Alors que Hahnemann semble avoir trouvé la paix dans son travail, c’est la guerre qui commence en famille. Obligé de contenter sa femme, il quitte Gommern pour Dresde.

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Johanna Henriette Leopoldine Hahnemann (1764-1830)

First Hahnemann’s wife, whom he got married within 17.11.1782 and had 11 children; dedicated to household chores and to children’s education, she contributed a lot to her husband’s succes.

Johanna Henriette Léopoldine Hahnemann
1 ère épouse d’Hahnemann, marié le 17.11.1782, elle lui donna 11 enfants. Elle contribua beaucoup au succes de son mari.

A Dresde, il commence à récolter les premiers fruits de son travail sur le plan économique, car les patients affluent. Mais il est en proie à des doutes et à des interrogations. Il veut  » guérir  » ses clients, mais non les  » soigner « . Il travaille aussi à l’hôpital et passe une grande partie de son temps à la bibliothèque ou en pharmacie à préparer de nouveaux médicaments. Il publie un ouvrage  » Les falsifications des marchandises et les façons de s’en apercevoir  » , mais se déclare insatisfait. A cela s’ajoute une crise d’identité quile fait encore douter de lui. Il est sur le point d’abandonner la carrière médicale pour se consacrer uniquement à celle de traducteur. La signification de ce geste s’explique par l’impuissance de la médecine de l’époque, son désir de guérir, l’impossibilité de le faire et la nécessité de subvenir à sa famille. Entre temps, Lavoisier est arrivé à Dresde pour faire une conférence sur son dernier texte sur  » La théorie de la phlogistique ( processus inflammatoire)  » . Hahnemann assiste à la conférence du célèbre chimiste, mais il est déçu. Il a entendu de belles phrases, il a vu une ambiance élégante de gens prêts à applaudir le fameux scientifique, mais n’est pas convaincu.

LEIPZIG   

Dresde est décidément une capitale trop luxueuse, trop mondaine pour lui. Pour étudier, il faut vivre sans distractions. Il décide alors de se transférer à Leipzig. Nous sommes en 1789. L’instabilité qui le porte à changer sans arrêt de domicile est le parfait reflet de cequi agite son sprit. A Leipzig, Hahnemann est à la recherche d’un guide, qui donnerait des ordres à ses doutes. Mais il est vrai que Leipzig est l’unique ville de Saxe, où il peut facilement étudier la médecine et où il y a moins de distractions et de tentations. Partout, on célèbre la Révolution française. Celle d’Hahnemann, dans son genre, est aussi une révolution: lutter contre un pouvoir et être à côté de ceux qui souffrent. Samuel cherche la révolution en médecine, mais il ne réussit pas encore à en avoir  » l’idée « . Il sent qu’il en est tout près, mais il ne sait pas encore comment. Est-ce une utopie que de vouloir chercher à guérir et non plus seulement soigner ?

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La chambre d’Hahnemann à Leipzig

L’adieu à la médecine

Pendant tout ce travail, il continue de se demander s’il fait bien de poursuivre sa carrière de médecin. Cela tourne à l’obsession. C’est ainsi qu’un jour il congédie tous ses patients en salle d’attente, sous prétexte qu’il ne peut pas les aider, puisqu’il ne peut pas les guérir. Cette crise profonde n’est pas une déclaration de guerre, mais une honnête expression d’impuissance devant le malade qu’Hahnemann n’arrive pas à voir comme l’automate du cartésianisme. C’est ainsi que d’un geste quasi théâtral, il dit adieu à la médecine, créant une pagaille dans son milieu familial. Mais il rassure sa femme en disant qu’il va outrepasser les problèmes économiques en faisant ses traductions habituelles. Le premier livre que lui donne son éditeur est  » Les lettres d’Abélard à Héloïse « . Malgré tout, traductions et lectures ne réussissent pas à l’éloigner de sa pensée dominante . » Si Dieu est bon, en permettant la maladie, il doit avoir créé le moyen de guérir. Et si cela est ainsi, quel est ce moyen ?  » Le spiritualisme lui fait considérer la science émanée de Dieu comme le travail des hommes en collaboration avec le divin ! Après le premier livre traduit en 1790, Hahnemann se prépare à un nouveau travail. Il s’agit d’un texte de Cullen sur le quinquina du Pérou. Pour Hahnemann, le quinquina est un remède violent. En faisant sa traduction, les idées mises au point durant les années précédentes commencent à prendre forme. Pour pouvoir juger le quinquina, il faut pouvoir l’expérimenter sur un homme sain. Cette idée aujourd’hui peut ne pas sembler exceptionnelle, mais il faut penser à la nouveauté que cela représentait à l’époque ! Quel sens cela a-t-il – pensait Hahnemann – d’administrer une substance à celui qui est déjà malade, sans connaître sa vraie action thérapeutique ? Chez le malade, cela ne fera qu’augmenter un peu plus le désordre. Pour comprendre la vraie efficacité d’un remède, il suffit de l’expérimenter dans des conditions équilibrées, le plus près possible des conditions normales de la santé. Hahnemann observe alors que le quinquina, utilisé pour éliminer la fièvre, a tendance au contraire à l’augmenter, en produisant des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. En répétant plusieurs fois l’expérience, la fièvre se manifeste après l’absorption et disparaît, en cessant l’absorption. C’est la loi de la similitude. C’est une loi qui vient d’Hippocrate ! La similitude, l’analogie, sont pour Hahnemann la base sans laquelle les sciences ne pourraient pas exister. Le spiritualisme le pousse à étendre le principe de similitude. L’amour envers le prochain est aussi similitude, c’est se voir dans les autres. En 1796 dans son  » Etude sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales « , Hahnemann écrit :  » Pour guérir une maladie, il faut administrer au malade qui en est atteint, un remède qui lui provoquerait la maladie s’il était sain  » . Ainsi naît l’homéopathie. La première date officielle de l’intuition est une lettre qu’écrivit Hahnemann en 1796 à la clinique Hufeland. C’est alors que commence la phase la plus difficile de cette formidable aventure. Une fois l’idée mise au grand jour, il faut la faire connaître, la protéger et la faire croître dans l’esprit des gens. A partir de ce moment, heureusement, la bataille intérieure qui le rongeait n’existe plus.  Hahnemann accompàlit soixante et une expérimentations de différentes substances sur lui-même. Puis il note très soigneusement les résultats obtenus en décrivant les symptômes observés. Un de ses amis, Becker, directeur de la revue  » Anzeiger der Deutschen  » , lui offre la possibilités d’écrire des articles pour se défendre des attaques sur sa nouvelle méthode. La nouveauté est considérée comme une ennemie, parce qu’elle est étrangère.

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C’est en traduisant l’ouvrage de Cullen qui traitait du quiquina que S. Hahnemann eut l’idée de la Loi de Similitude.

Premières guérisons

Entre temps, les premières guérisons produites par l’homéopathie commencent à se manifester.Le remède qui guérit est le même qui produirait chez le patient sain, les symptômes de la maladie dont il souffre. Les substances, qui contrastent avec la force naturelle individuelle, aggravent ou altèrent plus un corps qui cherche, avec son système de défense, le maintien des conditions primitives. Chaque individu doit être vu dans son milieu, avec ses caractéristiques individuelles, psychiques, alimentaires. Dans le numéro du 31 mars 1792 de  » L’Anzeiger der Deutschen  » , Hahnemann définit comme des assassins les médecins, qui pour soigner le duc de Berry après l’attentat, le soumettent à des purges et des saignées. Les médecins, naturellement, réagissent. Entre temps, les guérisons grâce à l’homéopathie se multiplient.

Le duc de Saxe-Gotha met le château de Georgenthal à disposition d’Hahnemann pour qu’il puisse créer un nouvel hôpital homéopathique et soigner les malades du cerveau. Mais là aussi naissent des inimitiés. Par jalousie, les médecins et les pharmaciens détournent les patients pour les éloigner. Hahnemann reste de nouveau seul. Recommencent alors les multiples pérégrinations d’une ville à l’autre avec sa famille nombreuse ( il a 11 enfants ) : Gotha ,  Molscheleben,  Waldeck-Pyrmont,  Braunschweig,  Walfenbuttal ,  Königsgehutter,  Hamburg,  Marchern,  Erlemburg ,  Wittenberg,  Dessau,  Torgau .

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Town Hall of Königslutter, once owned by Hahnemann (1796).

Maison de Königslutter où Hahnemann résida en 1796 et qui deviendra plus tard la mairie.

En 1804, il s’arrête un peu. Ses patients augmentent et il croit avoir trouvé la paix. Il écrit un traité d’hygiène :  » L’ami de la santé  » , auquel succèdent différents autres écrits. A Torgau en 1810 , il écrit son oeuvre principale  » L’Organon ou l’art de guérir « . Il y est dit que pour connaître la pathologie du malade, il faut se retourner vers les symptômes décrits par le patient lui-même et faire suivre le remède correspondant à ces symptômes. Chaque maladie est différente, parce qu’elle est vécue différemment selon le patient.

1820

FONDATION DE LA SOCIÉTÉ

DES MÉDECINS HOMÉOPATHIQUES

En 1812, Hahnemann retourne à Leipzig où il commence à écrire  » La Matière homéopathique pure  » , qui paraît en 1820. Les patients augmentent en nombre. Hahnemann demande et obtient de devenir lecteur à l’Université de Leipzig. La première leçon a lieu le 28 septembre 1812. Nouvelles luttes, d’autant que les auditeurs du cours sont très nombreux. Parmi les rivaux les plus hargneux, il y a Clarus, le médecin-chef de l’hôpital. En attendant, Hahnemann a non seulements ses patients, mais aussi ses premiers élèves, qui en 1820 fondent la Société des médecins homéopathiques.

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Hahnemann et ses élèves

A cette époque , une épidémie de typhus se déclenche et un évènement déclenche des polémiques. Le prince Schwarzenberg est malade. Soigné sans succès avec les méthodes traditionnelles, le prince est dans un premier temps guéri par Hahnemann. Mais l’homme suit un peu le régime diététique et les conseils d’Hahnemann, puis il retourne vers ses anciennes habitudes et retombe malade. Clarus et ses collègues s’empressent de dire au prince qu’Hahnemann est parti. Le prince Schwarzenberg finit par mourir. Clarus déclare alors que c’est l’homéopathie qui l’a fait mourir. Cette fausse accusation fait beaucoup de mal à Hahnemann, qui doit se réfugier auprès du duc Anhalt-Köthen, qui le veut comme médecin personnel. Nous sommes en 1821. De cette nouvelle jaillit une observation: comment se fait-il que l’aristocratie riche et puissante pouvant choisir n’importe quel médecin se retourne vers Hahnemann, si ce n’est pour obtenir des résultats tangibles ?

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Certificate of the Course that Hahnemann gave at Leipzig University in 1821, before moving to Köthen.

Diplôme de l’université de Leipzig en 1821.

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Le Diplôme d’Hofrath est un diplôme honorifique, qui est équivalant à celui de Conseiller à la Cour. Hahnemann devint «  Hofrath  » le 13 Mai 1822.

On vient de loin

pour se faire ausculter

Les luttes continuent. Les détracteurs d’Hahnemann augmentent, tout comme d’ailleurs ses partisans. Corvisart, le médecin de Napoléon, se range du côté de l’homéopathie et aussi Goethe, qui définit Hahnemann comme le nouveau Paracelso. Tandis qu’Hahnemann est encore à Köthen, naît le premier  » Journal de la médecine homéopathique « . Beaucoup viennent de loin pour se faire ausculter. En 1828, il écrit  » Le traité des maladies chroniques  » . La guérison du conseiller général de Berlin, Baumgartner, va aider à la renommée d’Hahnemann. Pendant ce temps, Clarus essaie de mettre l’homéopathie au banc en Autriche, en Prusse et en Hongrie. Une nouvelle épidémie fait alors rage en Europe. Il s’agit du choléra. La méthode d’Hahnemann obtient des résultats même dans les pays où la nouvelle méthodologie a été interdite. Y compris à Vienne, d’où Weith, un ami d’Hahnemann, défend la théorie homéopathique.

 

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Charlotte Hahnemann (1805-1865)

Tenth Hahnemann’s daughter. She died single.

10ème fille de S. Hahnemann. Ne se maria pas

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Eléonore Hahnemann (1803-?)

Ninth Hahnemann’s daughter. She got married twice and, as her sister Friederike, had a tragic end dying murdered. In 1834 she published the book « Home Homeopathic Counselor », in his father’s default.

9ème fille de S. Hahnemann, mariée deux fois, assassinée comme sa soeur Friederike. En 1834, elle publia le livre « Home Homeopathic Counselor ».

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Samuel Hahnemann  

 

Hahnemann fête ses 76 ans parmi ses disciples. Entre temps, plusieurs deuils attristent sa famille. Sa femme meurt en 1831 et aussi plusieurs de ses enfants. En 1834, il reste seul avec Carlotta, une de ses filles restée célibataire et Luisiana, une autre de ses filles, séparée de son mari et revenue à la maison. Federica, deux fois veuve, est retrouvée assassinée dans son jardin à Stötenz. Eleonora, elle aussi veuve, épouse en secondes noces, un autre médecin homéopathique, qui publie avec le nom d’Hahnemann des oeuvres que Samuel est contraint de renier. Eleonora sera elle aussi trouvée morte dans un étang. Federico, l’unique fils de Samuel, devient médecin, se marie en Saxe et a des enfants. Un jour, il disparaît sans rien dire à personne. On ne sait où il se trouve. Seulement plusieurs années plus tard, on apprendra qu’un docteur Hahnemann est mort en Amérique. Tout cela pour dire que la vie de Samuel n’est pas des plus simples. Pour survivre, il s’immerge de plus en plus dans le travail et dans la foi qui l’aident à supporter les douleurs et les deuils multiples. Très fatigué, il sort de moins en moins de sa maison et de son jardin.

En octobre 1835  apparaît dans sa vie une certaine Mélanie d’Hervilly, qui vit à Paris. Issue d’une famille aristocrate française, elle a subi le traumatisme des émeutes. Des problèmes familiaux et des conflits avec sa mère la rendent de plus en plus solitaire et la font se diriger vers la peinture. En 1835, elle est seule lorsque la tuberculose la consume de façon inexorable. La médecine traditionnelle est impuissante. Mélanie, qui a entendu parler de l’homéopathie, souhaite rencontrer Hahnemann. Elle se rend à Köthen, malgré les risques encourus par l’aggravation de sa maladie. Elle parle peu l’allemand et s’inquiète de savoir si Hahnemann la comprendra, lorsqu’elle le rencontrera. Mais Samuel l’accueille avec beaucoup de douceur, lui parle en français et lui promet de la guérir. Elle devra seulement rester au moins un mois à Köthen. Très rapidement, l’état de santé de Mélanie commence à s’améliorer. Hahnemann, associant la foi à la médecine, lui dit qu’elle doit reercier Dieu avant tout. Mélanie pense que son devoir est de défendre l’homéopathie en France et cela restera sa mission jusqu’à la fin de sa vie. Elle propose à Hahnemann de venir en France et celui-ci consent à l’accompagner. Il a alors 80 ans. Avant de partir, il annonce à ses filles qu’il va épouser Mélanie, mais celles-ci s’opposent à cette union et se fâchent avec leur père. Celui-ci n’en a cure et il décide de partir malgré tout en leur laissant tout son héritage.

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Mélanie  

Second Hahnemann’s wife, whom he got married with in Köthen, in 1835, moving to Paris soon afterwords. In Paris, she was his direct assistant until he died. She was devoted to painting and poetry. In 1847 she was judged by the illegal practice of medicine.

2 ème épouse d’Hahnemann, vécu à Paris immédiatement après son mariage en 1835 à Köthen. Se consacrait à la peinture et la poésie. Elle était l’assistant direct d’hahnemann jusqu’à sa mort. Elle fut jugée pour exercie illégal de la médecine en 1847.

Le 21 juin 1835, Mélanie et Samuel arrivent à Paris. Ils s’installent d’abord dans le petit appartement de Mélanie, puis il se transfèrent par la suite dans un appartement plus grand. Hahnemann, visite ses nouveaux patients et enseigne l’homéopathie. La Société d’homéopathie est fondée en France.

 » Le Journal de médecine homéopathique  » et  » Les Archives de médecine homéopathique  » vont naître à cette époque.

Tout cela crée, ici aussi, de nombreuses rancoeurs. L’Académie de médecine décide d’interdire l’homéopathie. L’écrivain de théâtre Ernest Wilfried Legouvé dans  » 60 ans de souvenirs  » raconte comment Hahnemann a guéri sa fille. Legouvé décrit ainsi Hahnemann :  » Petit de stature, mais robuste et alerte dans sa démarche, il se dirigeait vers nous avec un manteau de fourrure en tenant une canne à pommeau d’or. Il devait avoir environ 80 ans. Ses cheveux blancs et légers comme  la soie étaient coiffés en arrière et retombaient en boucles sur son col. Des yeux bleus, un nez aquilin, une bouche impérieuse à la lèvre inférieure saillante « . Au bout de 10 jours, sa fille fut guérie et la nouvelle fit grand bruit.

La réponse de Guizot, le ministre de Louis-Philippe à l’Académie de médecine ne se fit pas attendre :

 » Hahnemann est un scientifique au mérite indiscutable et la science doit être au service de tout le monde. Si l’homéopathie est seulement une chimère ou un système sans valeur, elle finira par disparaître toute seule. Si en revanche, elle représente un réel progrès, elle s’étendra partout. N’oubliez pas que l’Académie a la mission de faire progresser la science et d’encourager les découvertes « .

Hahnemann continue de visiter ses patients venus du monde entier jusqu’à l’été 1843. A la suite d’une bronchite, il meurt le 5 juillet 1843, assisté de Mélanie et du docteur Croserio. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles grandioses. Mélanie le fera embaumer de façon à pouvoir faire voir son corps à la famille. Après 10 jours, Mélanie, Amélia la fille d’Hahnemann et un neveu suivront le cercueil jusqu’au cimetière parisien du Père-Lachaise, où Samuel Hahnemann repose aux côtés de Mélanie.

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« Les plus inestimables trésors sont une conscience irréprochable et une bonne santé, l’amour de Dieu et l’étude de soi-même, donne l’une, l’Homoeopathie donne l’autre.
Paris, 12 Mars 1843 – Samuel Hahnemann

Une des dernières lettre de S. Hahnemann

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 Signature de Samuel Hahnemann

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Tombstones of Hahnemann’s grave: on the left relating his main works and on the right referring to the Fundamental Principle of Homeopathy.

Détails de la tombe d’Hahnemann: à gauche ces oeuvres, et à droite le principe fondamental de l’homéopathie.

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Hahnemann Monument in Leipzig, of Steinhäuser, renovated, in Richard Wagner Square.
Monument d’Hahnemann à Leipzig, place Richard Wagner.

         

 

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Bronze medal of Emile rogart, 1835 in Paris, in commemoration to the 80th Hahnemann’s birthday.

Médaille en bronze d’Emile Rogart en commémoration du 80ème anniversaire d’Hahnemann, en 1835 à Paris.

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Dr Léopold Süss-Hahnemann (1826-1914)

Hahnemann’s grandson, Amélie’s son, he became a homeopath physician and was the last Hahnemann’s relative to be named after him.

Petit fils d’Hahnemann, fils d’Amélie, il devint homeopath.

 

hahnem82.jpg   Cliquez sur la photo s’il-vous-plaît

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JE T’AIME , TU M’AIMES TOI ?

Posté par eurekasophie le 27 juillet 2009

chiensoumis.jpg   OU SOUMIS ?

 

Le calme : clé du traitement des mictions de soumission

Les chiens manifestent généralement leur soumission à d’autres chiens par un comportement précis, notamment en se couchant sur le dos, en exposant leur abdomen et en urinant. La miction de soumission fait partie du comportement normal du chien, surtout lorsqu’il rencontre un animal dominant. La miction est une manifestation de soumission et d’excitation.

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Pour corriger ce problème, il faut agir sur les comportements de soumission et d’excitation. Pour beaucoup de chiens, les mictions de soumission se produisent quand ils rencontrent quelqu’un de nouveau ou lorsque leur maître rentre à la maison, et qu’ils reçoivent alors une attention excessive. Pour réduire l’excitation, le maître et les visiteurs doivent « banaliser » leur arrivée. Réduisez les démonstrations de joie et d’excitation au minimum. Surtout, laissez votre chienne venir à vous plutôt que d’aller à elle. Il est important qu’elle vous approche, vous ou vos visiteurs (n’oubliez pas de les avertir à l’avance). Vous lui donnez ainsi la maîtrise de la situation. Ne punissez pas votre chienne si elle a une miction de soumission, car vous ne ferez qu’exacerber le problème.

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Quand votre chienne vous approche, accroupissez-vous pour l’accueillir, tendez-lui doucement
la main mais ne croisez pas son regard (le fait de dévisager est une menace). Si votre chienne semble vouloir s’accroupir, qu’elle se couche sur le dos ou qu’elle commence à uriner, retirez-vous immédiatement. Surtout, soyez patient et persévérant.

Pour inculquer plus d’assurance à votre chienne, appliquez un programme continu de dressage à l’obéissance, qui devrait comprendre le renforcement de la propreté en récompensant les bons comportements (mictions à l’extérieur) et en ne tenant pas compte des mauvais (miction dans la maison). Il est également important de distinguer les mictions de soumission des problèmes médicaux, qui présentent les mêmes symptômes cliniques.

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Votre vétérinaire peut déterminer si les mictions sont d’origine médicale, et vous proposer des trucs de dressage si le problème est de nature comportementale.

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Je suis pas soumis, je suis Corse

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C’EST QUOI L’HYDROTHERAPIE ?

Posté par eurekasophie le 19 mai 2009

 

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Thalasso, balnéo, cure thermale… Plusieurs termes spécialisés font référence aux soins de santé par l’eau. Nous avons choisi de nommer cette fiche hydrothérapiel’utilisation externe de l’eau à des fins thérapeutiques. Tout ce qui concerne son utilisation interne (boissons, lavements, etc.) ne sera donc pas abordé ici. parce que ce mot englobe le mieux notre propos : L’hydrothérapie est un traitement basé sur une utilisation externe de l’eau, de quelque type que ce soit (de mer, de source, minérale, ou même celle du robinet), sous sa forme liquide, mais aussi gazeuse, et à des températures variables. Cela comprend des bains, des douches, des jets, des compresses, etc.

L’aromathérapie et l’herboristerie se combinent fréquemment à l’hydrothérapie par l’ajout d’huiles essentielles ou d’extraits de plantes médicinales dans l’eau de traitement. Le sel d’Epsom et le vinaigre de cidre font également partie des « additifs » courants.

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Balnéothérapie : Thérapie qui consiste à baigner le corps entier ou une de ses parties, généralement dans l’eau, mais aussi dans la boue, le sable, l’air, le soleil… Outre les bains complets, on connaît surtout les bains de siège et de pieds. 

 

Les cures thermales se pratiquent depuis très longtemps (voir Une histoire vieille comme l’eau ci-dessous). Si elles se perpétuent, c’est sans doute parce que les usagers en retirent du bien-être. Mais qu’est-ce qui est thérapeutique? L’éloignement de la maison, le congé de travail, la rencontre de nouveaux soignants, une alimentation plus saine, l’exercice, la qualité de l’air des centres situés à la mer ou à la montagne? Ou est-ce l’hydrothérapie elle-même?

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Traitement ou vacances?

Une cure thermale, quel que soit le problème à traiter, dure généralement 18 jours. Malgré les observations cliniques des médecins qui oeuvrent dans les centres d’hydrothérapie, l’efficacité de ces cures n’a été démontrée qu’en partie dans le cadre d’études scientifiques.

Spa : Établissement de remise en forme et de beauté où l’on pratique certaines activités d’hydrothérapie. L’origine du terme est la devise solus por aqua (soigner par l’eau) que l’on retrouvait souvent gravée sur les murs des thermes romains, parfois sous la forme de l’acronyme : S.P.A. Depuis quelques années, on appelle également spa les minipiscines à hydrojets. 

 

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Les centres d’hydrothérapie eux-mêmes n’arrivent pas à fournir de preuves quant aux vertus de leurs soins sur l’ensemble des maux qu’ils prétendent traiter. Ce que déplorent de plus en plus certains services de santé publique qui remboursent ces soins, notamment en France.

Le Département de médecine complémentaire de l’Université d’Exeter, en Grande-Bretagne, a réalisé en 1998 une importante synthèse des recherches sur l’hydrothérapie1. Les chercheurs ont alors conclu que les données ne permettaient pas de déterminer que les traitements d’hydrothérapie prodigués en institut thermal étaient plus efficaces que ceux dispensés ailleurs, dans une clinique ambulatoire par exemple. Toutefois, d’autres études publiées depuis ce temps ont démontré que dans certains cas, notamment pour les maux de dos, les cures thermales procurent un avantage mesurable (voir Applications thérapeutiques).

 

Une histoire vieille comme l’eau

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Thermes : Établissements de santé situés près d’une source naturelle d’eau chaude. En Europe, plusieurs thermes comprennent des installations hospitalières.

La plupart des citoyens de l’Empire romain fréquentaient le bain communal tous les jours. En Inde, la purification (physique et spirituelle) par l’eau a toujours fait partie des habitudes quotidiennes. Au Japon, on se rend aux sources d’eau chaude entre amis ou en famille. Dans les pays nordiques, russes ou scandinaves, les bains de vapeur sont utilisés depuis plus de 1 000 ans, tandis que les Amérindiens ont leurs huttes de sudation (sweat lodges).

En Occident, on reconnaît à quelques personnes d’avoir relancé la pratique au début du XVIIIe siècle. À cette époque, le médecin anglais Richard Russel (1687-1759) instaure dans son pays la pratique des séjours à la mer pour raisons de santé. Il croyait notamment aux vertus de l’iode. Puis, l’Autrichien Vinzenz Priessnitz (1799-1851), fils d’agriculteur, se soigne d’un coup de sabot reçu à la poitrine avec des compresses d’eau froide. Stimulé par l’intérêt que suscite sa guérison, il transforme la ferme familiale en un centre d’hébergement et de soins.

 

Eau thermale : Eau utilisée dans un établissement thermal et qui émerge d’une source ou d’un forage sur place (pas de transport). Les eaux « naturelles » sont généralement chargées de minéraux, mais dans des compositions variables selon la localisation. L’eau de mer aussi est minéralisée, et plus particulièrement l’eau de la mer Morte. Absorbés par la peau quand l’eau du bain est à la température du corps, ces minéraux contribueraient aux bienfaits tirés des cures thermales. 

 

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L’abbé Sébastien Kneipp (1821-1897), qui se serait guéri lui-même de la tuberculose, joue un rôle encore plus important dans le développement de la pratique contemporaine grâce à son concept holistique intégré. À son avis, les quatre pierres d’assise d’une bonne santé sont les plantes (médicinales et aromatiques), l’exercice, la nutrition et l’eau, dont les différentes utilisations améliorent les pouvoirs d’autoguérison du corps. Plusieurs établissements des Alpes offrent toujours des cures Kneipp. Aux États-Unis, on doit à un médecin aussi avant-gardiste que farfelu la popularisation de l’hydrothérapie. Il s’agit du Dr John H. Kellogg (1852-1943), frère du fabricant des célèbres céréales à déjeuner. Le Dr Kellogg a publié une cinquantaine de livres sur ses approches — dont Rational Hydrotherapy, en 1903, qui a fait école auprès des naturopathes.

La pratique du thermalisme et de la thalassothérapie connaît une popularité importante en Occident jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, et plusieurs États européens décident de couvrir les frais des cures d’eau, sous certaines conditions. Toutefois, les progrès considérables de la médecine ont occulté peu à peu l’intérêt de l’hydrothérapie. Malgré tout, la forte tradition européenne des cures thermales subsiste.

En Amérique, il n’y a guère de tradition thermale. Les spas et les centres de thalassothérapie sont assez récents, généralement luxueux et mettent plutôt l’accent sur les soins de détente et de beauté. Ce sont plutôt les naturopathes qui appliquent et font connaître les multiples formes de l’hydrothérapie.

 

Température, minéraux, massages…

C'EST QUOI L'HYDROTHERAPIE ?  dans HYDROTHERAPIE hydrotherapie_th-2L’eau possède deux caractéristiques mises à profit dans les exercices de rééducation : la résistance uniforme que sa masse oppose au mouvement et la relative apesanteur d’un corps qui y est plongé. Elle possède aussi quatre autres propriétés très utiles en hydrothérapie :

  • elle maintient sa température;
  • elle communique cette température beaucoup mieux que l’air;
  • elle transporte des minéraux ou des essences végétales en suspension;
  • elle se transforme en jets, en bulles, en courants, etc.

Les traitements ont très souvent recours à l’eau chaude et à la vapeur, car elles permettent d’augmenter la température du corps. Or, l’idée de créer artificiellement l’état de fièvre — et la sudation qui l’accompagne — pour soigner certaines affections remonte au moins à l’Antiquité grecque. On sait bien aujourd’hui que la fièvre sert à combattre l’infection. La chaleur permet aussi la dilatation des vaisseaux sanguins, diminue la pression artérielle et augmente l’irrigation sanguine de la peau et des muscles. C’est grâce à l’effet de dilatation que les bains et les compresses d’eau chaude aident à soulager des affections comme les spasmes musculaires, les inflammations articulaires et les douleurs menstruelles.

Les bains de vapeur ont également pour effet d’ouvrir les pores de la peau et d’ainsi évacuer une partie des déchets de l’organisme. Parmi ceux-ci : les produits chimiques absorbés par l’air, l’eau ou les aliments, de même que les résidus toxiques de certains processus métaboliques. Cette détoxication se traduit par un bien-être général. Elle est également utile dans le traitement de divers problèmes cutanés.

À l’inverse, les bains et les compresses d’eau froide font se contracter les vaisseaux, ce qui réduit instantanément l’inflammation et la douleur. On s’en sert notamment dans les cas de contusion et d’hémorroïdes. Sauf exception, l’eau froide n’est utilisée que pour des traitements de courte durée et on fait généralement alterner ceux-ci avec des traitements chauds.

L’abbé Kneipp a codifié toutes sortes de traitements alternés selon le problème à soigner. Les adeptes de la douche écossaise (chaude, froide, chaude…) affirment que le passage rapide d’une température corporelle à l’autre renforce l’état général de santé.

Quant aux minéraux, dont certains sont indispensables à la santé (le calcium, le potassium, le magnésium, l’iode, etc.), on s’accorde à penser qu’ils procurent des effets bénéfiques en pénétrant dans le sang au cours des traitements. Les orientations thérapeutiques des différents instituts thermaux dépendent justement de la composition minérale de l’eau à laquelle ils ont accès.

Mentionnons en terminant que plusieurs types de massages peuvent être pratiqués sous des jets d’eau — apaisants ou stimulants —, ce qui en multiplie d’autant le plaisir, et peut-être les bienfaits. Des formes de massage dans l’eau ont même été mises au point récemment : l’aquamassage Veechi et le watsu.

Finalement, les bienfaits d’une séance dans un bain flottant sont assez limités en regard de l’hydrothérapie, mais les adeptes apprécient particulièrement la détente qu’on y expérimente.

 

Applications thérapeutiques

Efficacité probable Contribuer au traitement des maux de dos (douleurs lombaires). Les auteurs d’une méta-analyse publiée en 2006 se sont penchés sur cinq essais cliniques portant sur les effets de la balnéothérapie et des traitements en spa contre les douleurs lombaires5. Les résultats de ces études, incluant au total 454 patients, démontrent que les deux types de thérapies induisent des diminutions de la douleur.

Un essai clinique publié en 2005 a comparé les effets de deux types de balnéothérapie, soit avec une eau minérale riche en soufre, soit avec une eau régulière, auprès de 60 sujets souffrant de douleurs lombaires6. Les sujets ont reçu des bains de 30 minutes chaque jour, durant 15 jours consécutifs. Chez les patients traités avec l’eau riche en soufre, les résultats ont révélé des améliorations en ce qui concerne l’intensité de la douleur, la gravité des spasmes, la rigidité des muscles paravertébraux ainsi que la mobilité et la rigidité lombaire. Par contre, chez les patients traités avec l’eau régulière, seule l’intensité de la douleur a été réduite.

Efficacité probable Contribuer au soulagement des symptômes de la fibromyalgie. Les résultats de trois essais cliniques randomisés7-9 concluent que la balnéothérapie pourrait être bénéfique en diminuant entre autres les symptômes généraux, le seuil de douleur et le nombre de points douloureux, et en améliorant la qualité de vie et la capacité fonctionnelle. De plus, dans ces essais, les bénéfices ont été maintenus de trois à six mois après la fin des traitements.

Les résultats d’un autre essai randomisé avec groupe témoin publié en 2005, portant sur 30 femmes, ont révélé qu’ajoutés au traitement médical classique, des traitements d’hydrothérapie en spa composés de bains thermaux (20 minutes par jour, six jours par semaine, pendant deux semaines) induisaient des effets bénéfiques sur les symptômes généraux, l’intensité de la douleur, le nombre de points douloureux et la fatigue10. Certains des effets ont persisté jusqu’à six mois après l’intervention.

Un autre essai clinique a comparé les effets d’un programme d’exercice en piscine à ceux de séances de balnéothérapie sur 50 femmes pendant 12 semaines11. Les deux groupes ont fait état d’amélioration de leurs symptômes de fibromyalgie. Aucune différence n’a toutefois été observée entre les deux groupes à l’exception du niveau de dépression qui n’a été réduit que dans le groupe « piscine ».

Enfin, un essai clinique de trois semaines, réalisé auprès de 50 femmes fibromyalgiques, a comparé les effets de séances d’hydrothérapie à des traitements de physiothérapie12. Selon les résultats obtenus, les deux types de traitements ont induit une amélioration équivalente de la qualité de vie. Cependant, l’augmentation du temps total de sommeil a été supérieure pour le groupe d’hydrothérapie.

Efficacité possible Soulager les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, de l’arthrose et des troubles articulaires. Les mécanismes par lesquels l’hydrothérapie pourrait soulager ces symptômes ne sont pas encore connus. Certains chercheurs croient que les bénéfices possibles résulteraient d’une combinaison de facteurs, dont certains effets mécaniques, thermiques et chimiques14.

  • Arthrite rhumatoïde. Une synthèse systématique publiée en 2003 a regroupé six essais cliniques15. Bien que la plupart d’entre eux aient relevé les effets bénéfiques de la balnéothérapie, les auteurs mentionnent qu’aucune conclusion définitive ne peut être formulée en raison de la faible qualité de leurs protocoles. Selon les résultats d’un récent essai clinique randomisé portant sur 78 sujets souffrant d’arthrite idiopathique juvénile, l’ajout de traitements d’hydrothérapie à un traitement classique de physiothérapie n’apporterait pas de bénéfices supplémentaires cliniquement significatifs16.
  • Spondylite ankylosante. La spondylite ankylosante est une forme d’arthrite caractérisée par une atteinte des articulations vertébrales. Lorsque les traitements pharmacologiques sont inefficaces, les interventions comme la physiothérapie et l’exercice constituent le seul espoir d’atténuer les symptômes17. En ce qui concerne les effets de l’hydrothérapie, seulement trois essais cliniques randomisés bien contrôlés ont été publiés18-20. Ces essais, portant sur un total de 209 sujets, ont donné des résultats positifs. Mais il faudra effectuer d’autres recherches avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude.
  • Arthrite psoriasique. Seulement deux essais cliniques avec groupe témoin ont évalué les effets de la balnéothérapie sur cette affection des articulations qui survient chez les personnes atteintes de psoriasis21,22. Dans ces deux essais, les sujets du groupe témoin étaient soumis quotidiennement à une exposition au soleil et à des bains dans la mer Morte, tandis que les sujets du groupe expérimental recevaient ces mêmes traitements en plus d’enveloppements de boue et de bains d’eau riche en soufre. Les auteurs ont conclu que les résultats bénéfiques observés laissent supposer que la balnéothérapie pourrait être un traitement utile en complément des traitements classiques. Mais ils ont ajouté que d’autres essais cliniques seront nécessaires afin d’en valider l’efficacité.
  • Arthrose. Quelques essais cliniques randomisés évaluant les effets de l’hydrothérapie sous différentes formes (spa, bains utilisant différentes sortes d’eau, etc.) chez des sujets souffrant d’arthrose des genoux et de la hanche ont été publiés. Les résultats démontrent que ces traitements pourraient engendrer des améliorations de la qualité de vie23-25, de l’amplitude des mouvements26, de la capacité fonctionnelle25,26, de l’index de gravité de la maladie27 ainsi que des diminutions des douleurs25,26,28 et de la médication28. Cependant, encore ici, la variabilité dans les types de traitements utilisés et le petit nombre de sujets dans certaines études font en sorte qu’il faudra effectuer d’autres essais bien contrôlés avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude sur l’efficacité de l’hydrothérapie.

Efficacité possible Réduire la douleur de l’accouchement. Selon une synthèse systématique de la littérature scientifique regroupant huit études13, l’immersion dans l’eau est bien tolérée par les femmes qui en sont au premier stade du travail. De plus, elle engendre des réductions de la douleur et de la prise d’analgésiques. Cependant, les chercheurs ont noté que les résultats doivent être interprétés avec prudence à cause des différences entre les traitements administrés et de la petite taille des échantillons. De plus, l’impossibilité d’inclure un groupe placebo empêche de savoir si les résultats sont attribuables à l’immersion dans l’eau elle-même ou à l’environnement dans lequel l’hydrothérapie a été offerte. Quoi qu’il en soit, cette pratique, dont l’innocuité semble bien établie chez les femmes à faible risque de complications, serait une intervention intéressante pour améliorer le bien-être des femmes durant le premier stade du travail.

Efficacité possible Soulager les symptômes des varices. Seulement deux essais cliniques ont été publiés au sujet des varices. Un essai récent avec groupe témoin a été réalisé auprès de 70 personnes29. Combinées à un traitement habituel de contention élastique, des séances de balnéothérapie utilisant une eau riche en soufre pendant 12 jours amélioreraient, plus que le traitement habituel seul, certains paramètres relatifs à la qualité de vie (douleur, ressenti émotionnel) ainsi que le réflexe veino-artériolaire.

L’autre essai, réalisé auprès de 61 personnes, également avec groupe témoin, a été publié en 199130. Les sujets du groupe expérimental ont reçu des traitements d’hydrothérapie de 12 minutes, alternant eau froide et eau chaude, cinq jours par semaine pendant trois semaines et demie. Les sujets du groupe témoin ne recevaient aucun traitement. À la fin de l’expérimentation, des réductions du volume des jambes, et des circonférences des chevilles et des mollets ont été observées seulement chez les sujets du groupe d’hydrothérapie. De plus, davantage de patients de ce groupe ont rapporté une diminution de leurs symptômes subjectifs comme les crampes nocturnes et l’inconfort en stations debout ou assise prolongées.

Efficacité incertaine Soulager le psoriasis. Grâce à ses effets mécaniques, thermiques et chimiques, l’hydrothérapie pourrait être utile en dermatologie31,32. Quelques études33-35 tendent d’ailleurs à démontrer l’effet bénéfique de cette approche dans le traitement du psoriasis, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour pouvoir statuer sur son efficacité. La présence dans l’eau de différents minéraux et oligo-éléments semble être un facteur qui détermine de façon importante les résultats.

Efficacité incertaine Diminuer les symptômes de l’insuffisance cardiaque chronique. Un seul essai clinique bien contrôlé, portant sur 15 sujets, a été publié à ce sujet (en 2003)36. Les résultats laissent croire qu’un programme d’hydrothérapie combinant des applications d’eau chaude et d’eau froide, jusqu’à 30 minutes par jour — au moins trois fois par semaine, pendant six semaines — apporte des effets bénéfiques sur la qualité de vie et les symptômes d’insuffisance cardiaque ainsi que sur la fréquence cardiaque, que ce soit au repos ou en réponse à l’exercice. Des études de plus grande envergure seront toutefois nécessaires afin de confirmer l’efficacité du traitement et de comprendre les mécanismes en cause.

Contre-indications

Compte tenu de leur effet vasodilatateur, les bains chauds prolongés et les bains de vapeur sont déconseillés dans certains cas : ils peuvent provoquer ou aggraver la migraine, les varices et la couperose. De plus, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’hypertension, de diabète ou de maladies cardiovasculaires devraient les éviter, à moins d’un avis du médecin.

Fièvre infantile
Contrairement à ce que préconisent certaines pratiques, on ne devrait pas donner de bains tièdes à des bébés pour réduire leur fièvre; l’intervention est non seulement peu efficace, mais elle cause aussi un inconfort pouvant être préjudiciable à la guérison37.

Attention aux microbes
Si l’eau n’est pas adéquatement désinfectée, sa température dans les bains à jets et autres bassins chauds peut causer la prolifération de bactéries (dont le Mycobacterium avium et le Pseudomonas aeruginosa) et présenter certains risques d’infection. La prudence s’impose, tant dans les bains privés que publics.

 

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LA CONSOUDE

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

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Comment lire une taxobox Consoude
Consoude officinale
Consoude officinale
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre
Symphytum

Description générale

La Consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées (bourrache, myosotis). Affectionnant principalement les lieux humides, elle est native de l’Europe et de l’Asie de l’Ouest (Turquie, Hongrie, Caucase, Georgie, Iran…). De nombreuses variétés s’acclimatent des régions froides (baltiques) jusqu’au climats équatoriaux. Connue depuis l’antiquité comme plante médicinale, elle a été propagée le long des grandes routes européennes par les pélerins, les gens du voyage… Plusieurs variétés ont été cultivées par des milliers d’exploitations à des fins fourragères. En vogue au 19 è siècle en Angleterre, elle a connu un boom extraordinaire après 1960 aux Etats-Unis et ailleurs pour un usage thérapeutique et jardinier. Enfin les horticulteurs ont développé des variétés horticoles dans le but d’obtenir des effets de massifs intéressants. On peut donc rencontrer la consoude dans la nature, mais aussi dans les jardins, près des habitations, échappées des cultures ou au bord des chemins.

Ses racines généralement charnues sont, suivant l’âge, brunes à noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur. Celles de certaines variétés peuvent pénétrer profondément: des profondeurs allant jusqu’à 1.80 m auraient été observées.

Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole.

Au milieu de la touffe de feuilles émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés. Les tiges sont souvent ailées (les ailes des pétioles se prolongeant le long de la tige)

La corolle est formée par 5 pétales soudés ensemble.

Usages alimentaires et thérapeutiques controversés

Des travaux scientifiques ont mis en évidence une certaine nocivité de la consoude, jetant le pavé dans la marre des nombreux utilisateurs de cette plante fétiche.

Aucune dose létale n’a pu être raisonnablement  fixée, étant donné qu’une lésion du foie ne pourrait apparaître que pour l’absorption de quantités énormes. Or la toxicité très faible et toute relative, notamment des feuilles de la consoude officinale (d’autres plantes d’usage alimentaire ou médicinal comportent des risques au moins aussi importants), a partagé les avis: d’un côté les scientifiques au diagnostic alarmiste sans appel, de l’autre ceux qui relativisent et qui s’en remettent à l’expérience deux fois millénaire qui contredit les premiers. Il n’en reste pas moins que la commercialisation des produits contenant de la consoude à usage interne humain  a subi un coup de frein notoire  au Canada d’abord, où elle est réglementée, aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les utilisateurs sont désemparés.  Quelles sont les vertus et usages de cette plante et dans quelle mesure est-il prudent d’en faire usage? C’est l’objet de cette page: usages alimentaires et médicinaux, qu’ils soient destinés à l’homme ou aux animaux.

Indications thérapeutiques

Il n’en reste pas moins que la consoude a été utilisée de tous temps et presque sous tous les cieux. De nombreuses citations dans les livres depuis la Renaissance en témoignent. Vers la fin du 18è siècle, elle perd un peu de sa notoriété,  mais c’est pour reprendre le devant de la scène  en Angleterre principalement dans une optique plutôt agricole.

Pour le grec Dioscoride, qui fut, il y a près de 2000 ans, attaché en tant que médecin militaire à une légion romaine, la consoude était déjà un remède merveilleux.

Pline, Paracelse et d’autres comme Hildegarde von Bingen au 11e siècle l’on utilisé.

Le sirop de consoude a fait la renommée de Fernel, célèbre médecin du 16e siècle.

La suite n’est là que pour vous donner un aperçu, étant donné que des indications et posologies ne manquent pas de diversité dans les manuels de simples:

La consoude contient de l’allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison.  La racine du mot Symphytum vient du grec alors que celle de consoude est d’origine latine, signifiant pareillement « qui favorise la cicatrisation » . ( Grec: Syumphuo;Anglais du moyen-âge: comferi, comfri; vieux français: cumfirie; latin: conferva, confervere).

Grâce aux propriétés hémostatiques, antiseptiques, régénérantes, on ne soigne pas moins que:

  • beauté de la peau, estomperait les taches de rousseur et de vieillesse, abcès, eczéma, psoriasis,
  • irritations, démangeaisons, piqures d’insectes et morsures d’araignées,
  • tissus nécrosés, varices, ulcères variqueux, gangrènes, escarres, pieds d’athlète,
  • plaies et inflammations de la bouche en gargarismes et bains de bouche,
  • brûlures, coups de soleil,  coupures,
  • otite, conjonctivite, sinusite, mastite,
  • entorse, enflures, muscles et ligaments muscles malmenés, hernies,
  • hématomes, hémorragies internes et pulmonaires,
  • troubles digestifs, diarrhées, colites ulcéreuses, ulcères diabétiques, ulcères pytiques, ulcères gastriques et duodénaux, hémorroïdes, dysentrie…

On soigne les troubles de la peau  et on hâte la cicatrisation des plaies et fractures par l’activation de la régénerescence cellulaire avec des cataplasmes en externe. Pour l’usage interne, on se sert de la tisane (french tea), de la teinture ou de l’introduction alimentaire (voir chapître suivant).

Voici quelques façons de faire glanées dans les livres:

  • Hacher les feuilles fraîches, puis verser sur celles-ci de l’eau bouillante. Ou verser de la farine de feuilles de consoude dans  de l’eau bouillante pour obtenir une pâte épaisse. On enveloppe cette bouillie molle et verte dans de la gaze (double couche) ou charpie pour l’appliquer en la maintenant avec un bandage sur la partie à traiter. Ce procédé permet le relâchement de l’ allantoïne, tandis que la stérilisation est assurée. Les cataplasmes doivent être renouvelés toutes les trois heures à titre indicatif. Appliquer le cataplasme le plus chaud supportable.
  • Pour ne pas avoir à mettre de la gaze, préparer une pâte compacte en mélangeant moitié-moitié de l’amidon ou une substance amidonnée et de la farine de feuilles de consoude. Mélanger l’amidon dans de l’eau froide afin d’obtenir une pâte épaisse. Verser de l’eau bouillante afin d’obtenir une pâte un peu liquide. Y mixer immédiatement la farine de consoude  afin d’assécher l’ensemble à une consistance qui adhère à la peau, mais qui peut être enlevée sans laisser de trace. Appliquée sans gaze, directement sur la peau, cela permet de conserver la chaleur pendant assez long en étant assez leste.
  • 100 g de racines pelées dans 1/4 l d’eau en décoction 10-15 mn. Aplliquer de la même façon un minimum de 15 mn toutes les trois heures. La racine contient deux fois plus d’allantoïne et la Bocking 14 est la plus riche.

Pour les soins de la peau on utilise aussi l’infusion des feuilles pour le bain. Des masques peuvent être réalisés en s’inspirant des cataplasmes.

Suivant le cas, on utilise l’infusion prolongée des racines, par exemple dans le traitement des brûlures et des crevasses du mamelon. On l’associe parfois à d’autres plantes comme l’aloe vera.. Toutes les variations sur le thème sont permises et ont été utilisées.

La recette traditionnelle du thé de consoude, qui est en fait une infusion (ou une décoction), s’obtient avec 6 grandes feuilles par litre d’eau. Laisser refroidir et filtrer. Le thé se conserverait  une semaine dans un bocal hermétique au frais. On en boit 2 à 3 tasses par jour (matin et soir). C’est le remède des usages internes tant décrié, mais qui a aidé un nombre incommensurable de personnes depuis  deux millénaires au moins. La décoction ne permet pas une extraction supplémentaire d’allantoïne. Seule la teinture alcoolique permet une extraction double. Remplacer la tisane par 2 à 4 ml de teinture. Les tiges, nervures contiennent plus d’allantoïne que les limbes.  Le thé peut être réalisé avec des feuilles fraîches ou séchées. Pour 4 tasses (600ml) utiliser 2 à 4 cuillerées à thé bien tassées (4 à 8 g.)La consoude est souvent utilisée en mélange et les amateurs anglais l’ont tout simplement associée à leur thé national, ce qui est, paraît-il, un mélange heureux et apprécié.

Le jus frais extrait avec un appareil se conserve 2 jours au plus. Ce dernier est plutôt utilisé pour soulager certaines douleurs arthritiques et semble amener un relâchement musculaire. (arthrite, goutte, arthrose, articulations douloureuses, névralgies musculaires, crampes, asthme). Une manière plus simple consiste à mixer des feuilles dans un peu d’eau, puis filtrer.

Elle a une action sur le système nerveux central et procure un sentiment de bien être et de relaxation propre à soulager les tensions.

Elle est utilisée en cas d’asthme.

La consoude est également adoucissante, émolliante, expectorante, propre à calmer la toux. On l’a utilisée pour les refroidissements et congestions pulmonaires,bronchites, pneumonies, pleurésies, emphysème, tuberculose.

Utilisée pour les désordres glandulaires, elle régularise le taux de sucre.

Elle aurait  une action anticancéreuse: Le Dr Charles Mac Allister reporte des guérisons foudroyantes de sarcome grâce au cataplasme de racines.

Par ailleurs elle purifie le sang, aide les anémiés et soigne les troubles des reins, du foie, de la bile et est indiquée pour les thrombo-phlébites.

J’allais oublier les propriétés rafraîchissantes, toniques (en cas de fatigue) et laxatives!

La vitamine B12 se trouve habituellement fournie par la flore intestinale mais se trouve également dans le sol grâce aux bactéries, levures et autres champignons. S’il fallait nourrir un individu carencé, il lui faudrait ingurgiter près de 2 kg de consoude par jour… Les végétariens qui seraient sujets à des carences (inflammations de la langue) l’ont utilisé en complément alimentaire. La vitamine B12 se concentrerait surtout dans les sommités fleuries.

La consoude est (était) commercialisée sous forme de racines ou feuilles séchées, poudre de racine, farine de feuilles, gélules, en teinture, pommades, baumes et lotions. .. Elle rentre dans la composition de spécialités cosmétiques et phytothérapeutiques.

L’usage des baumes s’ils sont de fabrication maison ne peuvent pas toujours être conservés longtemps. La casse des protéines, puis des développements bactériologiques peuvent s’en suivre. A ne pas utiliser sur des plaies.

Comme excipient, on a utilisé du saindoux , mais de l’huile d’olive mélangée avec de la cire d’abeille donne une agréable consistance (300 à 350 g de racines pour 1 litre d’huile). Une petite cuiller de teinture de benjoin (pharmacie) peut être ajoué pour parfumer et surtout éviter le rancissement. Ou alors on peut réaliser une espèce de baume du tigre en y ajoutant des huilles essentielles (camphre, eucalyptus, menthe, romarin, thym, clou de girofle, …)

En chauffant les racines fraiches, ont obtient une boule gluante très consistante et impossible à diluer si l’on remue. Couper Les racines en petites rondelles fines (couteau économe) et ne pas remuer. Laisser refroidir et réchauffer le lendemain pour enlever les racines.

Cet inventaire non exhaustif est donné à titre indicatif pour permettre un aperçu de la diversité des vertus attribuées à la consoude et ne peuvent engager ma responsabilité, l’homme de l’art étant le seul apte à prescrire. Il faut cependant comprendre que tout remède, aussi naturel qu’il soit, ne réglera définitivement aucun désordre si l’on ne redresse pas la cause profonde du mal (souvent une cause alimentaire ou psychologique).

Les vertus thérapeutiques ne se sont limitées à l’homme, mais ont été largement utilisées dans l’élevage et pour les animaux domestiques comme les chiens…

Publié dans "C**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 1 Commentaire »

 

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