• Accueil
  • > Recherche : comment utiliser gui

Résultats de votre recherche

L’ARTHROSE

Posté par eurekasophie le 5 janvier 2010

gailuronanim1.gif<Ouh la! Voilà Sosso qui écrit à nouveau. T’es d’attaque hein , t’as récupéré ? Faudrait pas que tu commences l’année avec des

articles qui tiennent pas debout, si tu vois c’que j’veux dire …Bon, ben, j’te laisse alors..t’es sûre que t’as pas besoin d’mon aide ?  

arthrosecou.jpgL’ARTHROSEarthroseepaule.jpg

 

 

 

 

 

 

 

5 millions de Français arthrosiques

 60 % des arthroses sont localisées à la main

60 000 prothèses du genou environ chaque année

 

Comment soulager les douleurs?

Quelles sont les articulations touchées ?

Quels exercices dois-je faire ?

 

arthrose0.jpg  Arthrite ou arthrose ?

Par rhumatismes, on entend généralement toutes les affections douloureuses aiguës ou chroniques touchant les articulations et les tissus avoisinants ( muscles, tendons…). Il en existe des centaines que l’on classe en deux grandes familles : l’arthrose et l’arthrite.

L’arthrose est de loin la plus répandue. Elle se caractérise par une atteinte des cartilages, puis des os, provoquant des déformations ( type bec-de-perroquet au niveau des vertèbres) et entraînant de fortes douleurs au moment des mouvements. Elle est extrêmement fréquente chez les personnes de plus de 60 ans et atteint notamment le cou, la colonne vertébrale lombaire, les hanches ( coxarthrose ), les genoux ( gonarthrose ) et les mains.

L’arthrite est une inflammation aiguë ou chronique d’une articulation. Elle se traduit par des douleurs ( essentiellement nocturnes ) , accompagnée d’une raideur matinale et de signes d’inflammation ( chaleur, rougeur, gonflement articulaire ). Elle touche toutes les tranches d’âge. La polyarthrite rhumatoïde ( inflammation de nombreuses articulations, doigts et pieds surtout ) touche particulièrement la femme de la quarantaine, alors que la spondylarthrite ankylosante touche plus souvent l’homme jeune ( au niveau de la colonne vertébrale et du bassin ).

arthrosedesmains.jpg

Arthrose digitale

Une évolution imprévisible

Si la douleur articulaire mécanique, prédominante à l’effort, non insomniante, est le mode de révélation et d’expression de la maladie la plus fréquente, d’autres manifestations sont souvent rapportées: gonflement d’une articulation, déformations ( surtout visibles aux mains…). Il existe également des cas d’arthrose asymptomatique ( sans douleur ), de découverte fortuite. Le diagnostic de l’arthrose repose sur les radiographies de l’articulation douloureuse montrant les signes de la destruction articulaire avec une diminution de l’épaisseur du cartilage et la présence de petites excroissances osseuses ( ostéophytes ) . On fera une analyse sanguine pour éliminer l’hypothèse d’un rhumatisme inflammatoire.

L’arthrose est une affection chronique nécessitant un suivi prolongé. L’évolution est difficilement prévisible. Chez certaines personnes, la progression est lente ( 15 à 20 ans) et les douleurs sont calmées par le traitement. Dans d’autres cas, plus rares, l’évolution est marquée par une destruction plus rapide du cartilage et des douleurs difficiles à calmer.

L’articulation, cible privilégiée des rhumatismes

arthrosegr.jpg

>>> CARTILAGE ET LIGAMENTS EN CAUSE

L’articulation est constituée de deux extrémités osseuses recouvertes de cartilage. La membrane synoviale entoure et délimite à l’extérieur la cavité articulaire constituée de liquide synovial et de ménisques. ( Voir illustrations ci-dessous )

synovial.jpgmnisque.jpg

Schéma N°1                                                                        Schéma N°2 

 Le liquide synovial joue un rôle protecteur et lubrificateur. Les ménisques agissent comme des coussins souples et élastiques et permettent un meilleur contact entre les deux surfaces articulaires.  Les ligaments sont des structures fibreuses très résistantes qui stabilisent l’articulation. ( LCP et LCA sur le schéma N° 2 ) Lorsqu’ils sont lésés, l’instabilité qui se développe est responsable de frictions anormales favorisant le développement prématuré d’une arthrose.

Lors du vieillissement articulaire, on observe des modifications de la composition du cartilage, de sa structure ( rigidification ) et de son épaisseur ( amincissement ). La dégradation du cartilage aboutit à la libération de substances ( fragments cartilagineux) capables de provoquer une irritation de la membrane synoviale qui, en réaction, synthétise des médiateurs inflammatoires.

>>>ACTIVITÉ PHYSIQUE ET MÉDICAMENTS

arthrosekin2.jpgarthrosekin.jpg

Il faut tout d’abord respecter des mesures hygiéno-physiques essentielles ( pratique d’une activité physique, kinésithérapie, réduction pondérale ). La kinésithérapie joue un rôle important pour entretenir une bonne mobilité de l’articulation, maintenir ou développer la musculation et enrayer les mauvaises attitudes.

Le traitement médicamenteux vise à soulager rapidement les douleurs, à réduire les manifestations inflammatoires et à limiter la gêne fonctionnelle. On utilise en priorité les antalgiques ( paracétamol 4 g / j maximum …). Lors des poussées douloureuses intenses, on a recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens. Si cela se révèle insuffisant, on pourra faire une infiltration dans l’articulation avec des corticoïdes retard, utiles pour surmonter une crise. Dans l’arthrose du genou, en dehors des poussées et épanchements, l’injection ( appelée  » viscosupplémentation  » ) d’acide hyaluronique, un composant du liquide synovial, apporte un bénéfice antalgique retardé, mais prolongé.

LES INTERVENTIONS CHIRURGICALES

arthroscopie.jpgarthroscopie2.jpg

 

L’arthroscopie / lavage du genou se pratique sous anesthésie locale en ambulatoire. Elle consiste à enlever les débris de cartilage et l’épanchement synovial ( donc, le gonflement ). Son efficacité est faible et l’amélioration transitoire.

L’ostéotomie s’adresse aux arthrose localisées chez les personnes plutôt jeunes ( moins de 55 ans ). Elle est indiquée en présence d’une déformation ou d’une dysplasie ( genu varum, genu valgum ).

genuvarum.gif

Enfin, la prothèse est envisagée en cas de douleur rebelle et de handicap. Elle supprime pratiquement les douleurs, permet une marche et une reprise des activités normales. Elle peut durer entre 12 et 20 ans. Plus de 600 000 personnes vivent avec une prothèse de hanche  » totale  » , qui remplace à la fois la partie osseuse de la cuisse ( fémur ) et la partie des os du bassin ( cotyle ).

QUESTIONS / RÉPONSES

decopunaise.gif L’arthrose est-elle héréditaire ?

Oui et non : en fonction de la localisation, la part de l’hérédité est plus ou moins importante. Les arthroses des doigts et de la hanche ont plus de lien génétique que l’arthrose du genou et de la colonne vertébrale.

decopunaise.gif Quand pose-t-on une prothèse de la hanche ?

Lorsque le handicap devient trop important et qu’aucun traitement ne réussit plus à soulager les douleurs. L’hospitalisation dure de 10 à 15 jours. Les résultats sont habituellement excellents. Une rééducation à la marche dans un centre de convalescence est nécessaire.

decopunaise.gif Mon médecin m’a precrit un traitement de 6 mois. Cela fait déjà 6 semaines que je le prends, sans ressentir

d’amélioration. Dois-je le continuer ?

Votre médecin vous a sûrement prescrit un antiarthrosique à action symptomatique lente ( chondroïtine-sulfate, glucosamine, diacérhéine, insaponifiables de soja et d’avocat ). Il est destiné à améliorer de façon progressive les symptômes de l’arthrose. Il agit lentement. Son effet se voit au bout de quelques semaines et peut s’apprécier par la diminution de la prise concomitante d’antalgiques. Si, au bout de quelques mois, rien ne change, parlez-en à votre médecin.

decopunaise.gif On m’a découvert une arthrose au genou, puis-je poursuivre la gymnastique et mes randonnées ?

 Il faut continuer la pratique de vos activités sportives et de détente qui sont bénéfiques pour vos muscles et préviennent une évolution péjorative de l’arthrose. L’aquagymnastique est particulièrement bonne. En ce qui concerne la marche, porter des chaussures de bonne qualité et éviter les terrains accidentés. La règle générale est de ne pas aller au-delà de ses limites.

 

aquagym01.jpg

À faire

- Maigrir en cas de surcharge pondérale

- En cas de crise, repos limité au strict minimum

- Pratiquer une activité physique modérée et régulière

- Porter des chaussures avec semelles amortissantes antichocs

- Utiliser une canne tenue côté sain

- Utiliser des appareillages aidant à la réalisation de certains gestes ( serrer ou desserrer…)

- Rééduquer la main avec une balle en caoutchouc ou de la pâte à modeler

- Utiliser un oreiller anatomique

- Pratiquer des cures thermales ( Amélie-les-Bains, Eugénie-les-Bains …)

À ne pas faire

- S’automédiquer longtemps et à forte dose

- Forcer sur une articulation douloureuse en se disant que cela passera

- Porter des talons hauts et fins

- Station debout prolongée

- Port de charges lourdes

- Sports avec impacts répétés ( tennis, sport de ballon ou de combat).

VRAI / FAUX

La fréquence de l’arthrose du genou augmente avec le surpoids

Vrai : il est recommandé fortement de maigrir pour soulager les articulations.

L’arthrose des mains est généralement héréditaire

 Vrai: les facteurs génétiques sont primordiaux dans cette localisation

La destruction totale du cartilage survient après 5 ans d’évolution de la maladie

Faux : ce délai est très variable d’une personne à une autre, dépendant de la localisation, de la maîtrise ou non des facteurs

de risque.

Il n’existe pas de traitement de fond de l’arthrose

Vrai: Le traitement est symptomatique; il vise essentiellement à soulager les douleurs.

Publié dans INFO....SANTE, L'ARTHROSE | 15 Commentaires »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

LE GUI….

Posté par eurekasophie le 18 décembre 2009

gui2.jpg

 

POUR FAIRE BAISSER LA TENSION

 

 

Il vole l’eau des arbres mais, pour vous, c’est un ami qui prend soin de votre santé…..

gui3.jpg  Une plante magique

Sa belle couleur verte, qu’il conserve malgré l’hiver, est sans doute à l’origine des nombreuses croyances et du folklore qui entourent le gui. C’est avec un respect religieux que les Gaulois récoltaient le précieux gui du chêne.

Il sort des branches d’autres arbres comme un diable de sa boîte !  Certes, il ne surgit pas brusquement, mais il s’installe sans aucun scrupule dans les ormes, les chênes, les pommiers, les pins…..Et se nourrit de leur eau !

Depuis Astérix, il mérite toujours de figurer dans certaines potions magiques.

 

 

astrix.gif        < Bonne idée, oh Panoramix notre druide que de nous préparer une potion spéciale Noël!

panoramix.jpg   < Elle est spéciale Astérix, très spéciale…Je n’y ai mis que du gui, pour le reste, chacun y rajoutera à sa convenance soit une belle pincée de gentillesse et d’amour de son prochain, soit un zeste d’humour, soit encore une bonne rasade de tolérance …tttsss ttssssss ! Chacun fera comme bon lui semble. L’idéal serait que tous les ingrédients figurent dans la recette.

Attention, les petites boules de gui sous lesquelles on s’embrasse pour se souhaiter la bonne année sont toxiques ! Laissez-les aux fauvettes et aux mésanges qui s’en donnent à coeur joie et s’en frottent le bec en novembre et en décembre.

oiseaux.gifguilanneuf.jpgoiseaux.gif

DE MULTIPLES INDICATIONS

Depuis l’Antiquité, la renommée du gui pour faire baisser la tension artérielle n’a jamais été démentie.

On l’emploie aussi depuis toujours en cas d’arthérosclérose.

Parmi les autres indications anciennes et traditionnelles figurent également les états nerveux, l’asthme, les maux de tête et la ménopause.

Plus récemment, au début du XX ° siècle, le philosophe et scientifique Rudolph Steiner, père de l’anthroposologie, a commencé à utiliser le gui pour ses vertus anti-cancer. Mais attention, il s’agit du gui européen, Viscum album, à ne pas confondre avec son cousin d’Amérique qui est toxique !

CONTRE L’HYPERTENSION

L‘emploi médicinal des feuilles de gui remonte très loin et déjà les Gaulois considéraient cette plante comme une panacée.

Paracelse, Pline, puis Sainte Hildegarde……On retrouve des traces très anciennes de son usage, qui semble s’être un peu perdu au fil des siècles jusqu’au début du XX ° siècle où un médecin, le Dr Gaultier, s’intéressa aux résultats obtenus par une guérisseuse de Sologne sur les tuberculeux: elle leur donnait du gui macéré dans du rhum pour calmer leurs crachements de sang, et ça marchait ! Le médecin étudia donc les propriétés de la plante et remit à l’honneur ses propriétés hypotensives. Les scientifiques se sont ensuite intéressés de plus près à la plante.

L’efficacité du gui pour lutter contre l’hypertension tient sans doute à ses effets vasodilatateurs. Cette propriété a été démontrée in vitro et sur des animaux.

Sur les humains, cette indication est ancestrale. De nombreuses préparations à base de plantes contiennent d’ailleurs du gui. A condition d’employer le gui aux doses habituellement indiquées, il n’y a aucun effet secondaire indésirable à craindre. A doses plus élevées, il peut être toxique.

CONTRE LE CANCER EN ALLEMAGNE

rudolph.jpg

Clique sur l’image s’il-te-plaît

En Allemagne, la patrie de Rudolph Steiner, le gui est couramment employé dans les traitements anti-cancéreux. Une étude récente menée dans ce pays

sur plus de 10 000 personnes montre qu’un traitement à base d’extrait de gui augmente de 40 % l’espérence de vie de malades atteints de cancers du côlon, du rectum, du sein et du poumon.

Dans ce cas, il ne s’agit aucunement d’automédication: le traitement est administré sous forme d’injections sous-cutanées ou intra-musculaires.

Ce type de traitement, couramment pratiqué en Allemagne ou en Suisse, n’est pas disponible en France où l’on considère qu’il entre dans le cadre des

 » médecines douces  » . Les injections étant réservées au corps médical, on ne peut donc bénéficier d’un tel traitement qu’en allant se faire soigner à l’étranger ( avec les frais que cela peut entraîner …)

De nombreux essais cliniques, menés avec des placébos, ont montré l’intérêt du gui dans le traitement anti-cancéreux, que ce soit pour améliorer le pronostic de guérison ou atténuer les effets indésirables des traitements conventionnels ( chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie).

COMMENT L’UTILISER ?

gui.jpg

 

Le  plus simple consiste sans aucun doute à avaler le gui sous forme de gélules, mais vous pouvez aussi faire vos tisanes vous-même en macération ou

en infusion, après avoir fait hacher finement les feuilles  et les avoir laissées sécher ( que vous conserverez dans un sac papier, tout simplement ) :

MACÉRATION : faites macérer 4 cuillères à café de feuilles dans un demi-litre d’eau froide pendant toute une nuit.

Filtrez au matin. Buvez cette tisane en deux fois dans la journée, en faisant chauffer ou non, selon vos préférences.

INFUSION: deux fois par jour, préparez-vous une grande tasse de tisane en faisant infuser deux cuillerées à café de plante dans un quart de litre d’eau bouillante pendant 10 minutes ( faites d’abord chauffer l’eau, lorsqu’elle frémit, ajoutez la plante, remuez, puis laissez infuser sous un couvercle ).

lignetisanes.giflignetisanes.gif

Publié dans LA PLANTE DU MOIS | 10 Commentaires »

CONNAISSEZ-VOUS ……

Posté par eurekasophie le 12 septembre 2009

 

 

LE SYNDROME MYÉLODISPLASIQUE ?

 

TOUT D’ABORS … 

 

UN BRIN D’HÉMATOLOGIE  

 

LE RÔLE DU SANG

cellules.jpg
Cellules

Le corps humain est composé de millions de cellules. Il y en a de toutes sortes : cellules de la peau, du foie, des os, etc. Elles sont si petites qu’on ne peut les voir qu’au microscope. Chacune de ces cellules fonctionne un peu comme une personne. Pour vivre, elles ont besoin sans cesse d’oxygène, de nourriture, de vitamines, d’eau, etc. C’est le sang qui leur amène tous ces éléments. De plus, il ramasse tous les déchets des cellules qui sont ensuite éliminés par les reins, le foie et les poumons.

LA COMPOSITION DU SANG

Le sang est composé de quatre éléments principaux : les globules rouges, les globules blancs, les plaquettes et le plasma.

veine.jpg

Les globules rouges : Ce sont des cellules en forme de disques qui servent à ramasser l’oxygène des poumons pour l’amener dans les cellules.

Les globules blancs : Ce sont des cellules qui ont pour rôle de combattre les virus et les bactéries qui entrent dans notre corps afin d’éviter des maladies.

Les plaquettes : Ce sont des cellules qui se collent entre elles et qui servent de pansements pour soigner les coupures et les blessures du corps.

Le plasma : C’est un liquide composé en grande partie d’eau qui sert à transporter les globules, les plaquettes ainsi que les aliments nécessaires pour nourrir les cellules.

globulesblancs.jpg

 

Globules blancs

 

globulerouge3.jpg

 

Globule rouge

Une pathologie qui touche la moelle osseuse et qui

concerne environ 75 personnes sur 100 000 par an.

Une anémie, des infections à répétitions des troubles de la coagulation…..Il n’en faut pas beaucoup plus pour suspecter une pathologie du sang qui concerne les trois lignées sanguines que sont les globules rouges, blancs et plaquettes: le syndrome myélodysplasique, qu’on appelle aussi myélodysplasie. Il s’agit d’un état  » pré-leucémique  » qui correspond à la présence en nombre de cellules souches anormales dans la moelle osseuse, des cellules appelées  » blastes  » et qui représentent des stades particuliers de maturation des lignées sanguines. En d’autres termes, des cellules sanguines encore trop jeunes. Car avant d’être délivrées dans le sang, les cellules souchent doivent subir une maturation.

GLOBULES ROUGES SURTOUT

Les trois lignées, globules rouges surtout, mais aussi les blances et les plaquettes sont touchées au milieu de leur maturation, simultanément ou non, et de façon inégale. Des cellules normales ( pas assez nombreuses ) et des blastes ( trop nombreux ) vont donc cohabiter dans le sang. Une simple prise de sang permet de diagnostiquer la maladie. Elle sera suivie par une analyse de la moelle osseuse après une ponction dans le sternum.

Le principe

  • Le sternum est le meilleur endroit pour prélever. La ponction sternale est devenue synonyme de ponction de moelle osseuse ou de myélogramme, même si elle peut aussi être effectuée en arrière du bassin, sur la partie osseuse palpable en haut des fesses. Le choix de cette technique est effectuée pour les personnes sensibles ou impressionnables, ou s’il y a eu un traitement par rayons sur le thorax.
  • Le but de l’examen est d’étudier le nombre et l’aspect des précurseurs des globules du sang dans la moelle osseuse. Il permet également de voir si la moelle est envahie par d’autres éléments : agents infectieux ou cellules anormales par exemple.

Comment cela se passe :

  • On désinfecte et on anesthésie la peau sur la zone à ponctionner. On peut soit faire une anesthésie locale par piqûre, soit utiliser une bombe de froid sur le sternum, la peau étant très fine, ou une crème anesthésique.
  • La ponction se fait tout droit sur la partie bossue du sternum, avec un trocart. Ensuite, on aspire très facilement la moelle osseuse, qui a la consistance d’un sang un peu épais. Le geste est rapide et juste un peu sensible. Il ne faut pas se laisser impressionner par la force que le médecin doit employer pour perforer l’os. Les patients qui ont une surveillance régulière de leur moelle osseuse peuvent d’ailleurs choisir eux-mêmes l’endroit qu’ils préfèrent pour la ponction.
  • Le prélèvement est ensuite étalé sur des lames ou placé dans des milieux de culture avant d’être examiné au microscope.

ponctionsternale.jpg

 

Après la ponction sternale …..un peu douloureuse oui , mais nécessaire !

Cette ponction osseuse retrouve les atteintes cellulaires caractéristiques du syndrome myélodysplasique, à savoir un trouble de maturation des cellules dans les 3 lignées concernées. Certains syndromes myélodysplasiques sont liés à des anomalies chromosomiques ( chromosomes 5, 8, 7 ).

À PARTIR DE 50-60 ANS

Le syndrome myélodysplasique est assez fréquent puisqu’il concerne environ 35 à 100 cas / million. Le syndrome augmente avec l’âge. L’âge moyen d’apparition des premiers troubles se situe entre 60 et 75 ans ( 8 à 10 % surviennent avant 50 ans ). Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes et notamment lorsqu’il existe une trisomie 21. A côté des syndromes myélodysplasiques primitifs pour lesquels on ne retrouve pas d’origine, on peut observer des syndromes myélodysplasiques d’origine toxique, secondaire à une exposition au benzène, à des hydrocarbures aromatiques, à des rayonnements ionisants ou encore à certains traitements chimiothérapiques ( produits alkylants type Endoxan) et médicaments.

DEUX TYPES DE RIQUES

L‘ évolution, plus ou moins lente, du syndrome dépend de l aforme concernée et de la survenue d’une leucémie, d’où l’appellation d’état  » pré-leucémique  » . Plus précisémment, on distingue deux types de types de risques en fonction de son niveau de gravité. Le syndrome myélodysplasique dit  » peu agressif  » où domine une anémie, isolée le plus souvent – la transforamtion en leucémie aiguë est retardée ou absente – et le syndrome myélodysplasique dit  » à haut risque  » ( 30 % des cas ) où l’anémie peut évoluer vers une leucémie ( leucémie aiguë myélodysplasique, ou LAM ), de façon progressive ou soudaine et qui nécessite un traitement spécifique et plus lourd.

ANÉMIE SURTOUT

Dans la moitié des cas, on découvre le syndrome myélodysplasique par hasard, avant les premiers signes, après une banale prise de sang par exemple. Lorsqu’il est symptomatique, le syndrome se manifeste par des signes qui correspondent à l’atteinte de chacune des trois lignées. On retrouve donc essentiellement une anémie traduite par une pâleur, des difficultés respiratoires, une fatigue et un essouflement. Des infections sont possibles et doivent être prises en charge énergiquement car 50 %  des décès constatés dans le syndrome myélodysplasique sont liés à une infection. Elles sont la conséquence de la baisse du nombre des globules blancs ( neutropénie ). Quant aux hémorragies et autres troubles de la coagulation, elles signalent l’existence d’une baisse des plaquettes sanguines ( thrombopénie ). Enfin, le médecin peut retrouver une grosse rate et un gros foie à la palpation, ce qui peut l’amener à demander un bilan de sang.

GREFFE DE MOELLE

Seule une greffe de moelle ( allogreffe) permet une amélioration. On la pratiquer lorque le syndrome survient avant l’âge de 50 ans et lorsqu’il s’agit d’une forme de mauvais pronostic. D’autres traitements peuvent trouver leur place en fonction des symptômes constatés : antibiotiques en cas d’infection, transfusion de plaquettes en cas de troubles hémorragiques, transfusion de globules rouges ou prescription d’érythropoïétine en cas d’anémie ( taux insuffisant d’hémoglobine dans le sang ) inférieure à 8 g/ 100ml de sang. Dans certains cas, des androgènes ( Danazol ) peuvent être prescrits.

Publié dans PRENDRE SOIN DE SOI | Pas de Commentaires »

RENFORCEZ ….

Posté par eurekasophie le 3 septembre 2009

 

VOTRE SYSTEME IMMUNITAIRE

 

AVEC L’ACUPRESSION

Acupression du visage

 

reflexologievisage1.jpg

Schéma N° 1

reflexologievisage2.jpg

 Schéma N° 2

acupression2.jpg

Schéma  N° 3

1 ) Pour donner un coup de pouce à votre organisme, massez doucement les points de part et d’autre de la ligne inférieure des lèvres, dans l’alignement vertical de la pupille. Attention, ne stimulez pas ces points si vous souffrez d’hypertension. ( points légèrement situés en-dessous des zones 3 sur le schéma n° 1 .)

2 ) Pressez ensuite les points entre le centre des narines et la lèvre supérieure ( points 4 sur le schéma N°1 ), ou massez simplement toute la zone entre les narines et la lèvre supérieure. Ces points stimulent le système immunitaire et aident le corps à éliminer les toxines.

3 ) Appuyez sur les sillons naso-géniens,  ( Pli naso-génien / nasogénien: les deux plis qui partent des ailes du nez et descendent obliquement vers les commissures des lèvres ) plus précisément à mi-distance entre la bouche et la base du nez, dans l’alignement vertical des commissures des lèvres. Ces points aident à lutter contre les infections . ( Points 13 sur le schéma N° 2 .)

4)Toujours pour accroître vos défenses contre les agents pathogènes, stimulez le point juste en-dessous du creux du menton.(Point 8 sur le shcéma N°1)

5 ) Massez également le point situé sur la joue gauche, à hauteur du milieu de la partie charnue du nez, dans l’alignement vertical de la pupille. ( Point 4 sur le schéma N° 3. )

6 ) Stimulez aussi le point qui se trouve sur la joue droite, à hauteur de la base du nez, dans l’alignement vertical de la pupille ( point 1 situé sur le schéma N° 3 ) Attention, ne stimulez pas ce point si vous souffrez d’hypertension.

7 ) Pour faire baisser la fièvre, massez les points en dessous des tempes, de part et d’autre du visage, au niveau de l’os de la pommette. ( Points 1 sur le schéma N° 1 ) Pour éviter les difficultés pour localiser précisément ces points, le plus simple consiste à masser horizontalement toute la zone allant des ailes du nez à ce point .

8 ) Stimulez ensuite les points dans le creux des ailes du nez, au-dessus des narines( point 5 situé sur le schéma N° 3 ) ou pour plus de facilité, frictionnez de haut en bas toute la zone le long des ailes du nez.

9 ) Appuyez au-dessus du milieu de la lèvre supérieure. Ce pont , ainsi que les deux points suivants, donnnent un sacré coup de pouce à vos défenses immunitaires. ( Point 3 sur le schéma  N°3 ) Attention : ne stimulez pas ce point si vous êtes enceinte, car il accélère les contractions utérines.

10 ) Poursuivez en stimulant les points qui se trouvent dans l’alignement vertical des bords du nez, à mi-distance entre la bouche et la base du nez ( point 13 , légèrement décalé vers l’intérieur sur le schéma N° 2 ).

11 ) Massez maintenant les points de part et d’autre de la ridule en arc de cercle coiffant le haut de la partie bombée du menton(point 2 sur le schéma N°2) ou pour plus de facilité, massez horizontalement toute cette zone du menton.

12 ) Pour un effet tonifiant sur l’ensemble de l’organisme, appuyez dans le creux du menton, à hauteur du centre de la lèvre inférieur ( point 2 sur le schéma N° 3 ).

13 ) Terminez votre séance d’acupression en massant les points situés dans les creux devant les oreilles ( point 8 sur le schéma N° 3).

Acupression du bras

 

acupressionbras.jpg

Photo 1

 

 

acupressiondubras2.jpg

Photo 2

14 ) Pour quoi ? Ce point  est efficace contre la constipation, les problèmes gastriques du type diarrhées ou crampes à l’estomac, la fièvre , le mal de gorge et les problèmes au coude. Il aide également à équilibrer le système immunitaire.

Pliez le bras ( photo 1 ) et observez la pliure au niveau du coude. GI11 se situe à la pliure au niveau du coude ( voir le point rouge sur la photo ). Comme tous les points d’acupression, ce point est bi-latéral: on le trouve sur chaque bras.

Comment stimiler ce point ? Prenez votre coude dans la main de l’autre bras, et utilisez votre pouce pour appuyer sur GI11. On peu utiliser une pression légère, ou masser fermement le point dans le sens des aiguilles d’une montre. Ne pas hésiter à stimuler le point sur les deux bras. N’oubliez pas de relâcher bras et épaules. Pour calmer la fièvre et pour équilibrer le système immunitaire, touchez légèrement le point pendant quelques minutes. Recommencez plusieurs fois par jour.

 

Acupression de la main

acupressionmain.jpg

 

15 ) Massez le point qui se trouve sur la paume de la main dans le creux de l’os entre l’index et le majeur ( voir photo ).

Acupression du pied

 

acupressionpied.jpg

16 ) Sur la plante du pied, appuyez sur le ponit situé dans l’alignement entre le second orteil et le troisième orteil, à 1/3 du pied en partant de la pointe vers le talon. Ce point se repère facilement si vous appuyez sur la pointe du pied, car il forme un creux.

Acupression du thorax

acupressioncotes.jpg

17 ) Massez en douceur le point qui se trouve sur le flanc droit du thorax, à 6 travers de doigt— l’étendue d’un corps considéré dans sa largeur — sous le creux de l’aisselle, entre la cinquième et sixième côte.

Source  » Belle santé  » N° 118

Merci à Murielle Toussaint, journaliste nathuropathe

Publié dans ACUPRESSION-REFLEXOLOGIE | 7 Commentaires »

CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN ……Le père de l’homéopathie

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

hahneman0.jpg          

 

hplantes.pngOMÉOPATHIE

 

 Aperçu historique

 

Le fondateur de l’homéopathie, CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN, naquit à Meissen en Allemagne, le 10 avril 1755.

Son père, CHRISTIAN GOTTFRIED était céramiste et sa mère était fille d’un capitaine du Duché de Saxe.

hahnemannpre.jpgVoyant qu’autour de lui les commerçants s’enrichissaient avec une certaine facilité, le père se prit à espérer que son fils ne fasse pas le métier de céramiste, mais plutôt celui de démarcheur ou de représentant.

Rapidement, il le pousse à étudier les langues qui, selon lui, pourraient lui être fort utiles dans le commerce. On verra d’ailleurs à quel point elles seront importantes par la suite dans son initiation médicale. La guerre de Sept ans et la destruction des usines de céramique à Meissen ôtent au père toute espérance de pouvoir apporter quelque aide que ce soit à l’avenir de son fils. Samuel commence alors à travailler comme apprenti chez un épicier. Des épices à la place de la porcelaine, voilà qui n’était pas prévu au programme !

Le physique fragile de Samuel ne résiste pas longtemps à la fatigue du travail qu’il doit fournir et il doit abandonner la boutique. Le maître d’école, un certain Müller, qui avait compris les prédispositions du fils Hahnemann pour les études, présente au roi une supplique pour obtenir une bourse d’étude qui permettra à l’enfant de fréquenter l’école des nobles de Sant’Afra. La demande est prestement acceptée et le père de Samuel ne peut qu’être convaincu par les dispositions de son fils.

hahnem68.jpg

Meissen in Hahnemann’s time, where he lived from 1755 to 1775.

Vue de Meissen du temps d’Hahnemann.

                                                                    

hahnem20.jpg                                                                          hahnem138.jpg

Maison natale de Christian Samuel Hahnemann                                                                               Ecole des nobles de Sant’Afra

Université de Leipzig

Il s’inscrit donc à 20 ans à l’université de Leipzig . Avant de partir, son père lui fait don de 20 pièces d’argent pour toute la période de ses études. Il devra donc s’organiser pour survivre avec cet argent.

A cette époque, il est encore totalement indécis sur le choix de la faculté qu’il va fréquenter, car il s’intéresse aussi bien à la chimie, qu’à la physique et à la médecine. Le doute passé, il finit par s’inscrire en faculté de médecine.

Pour subvenir à ses besoins, il se présente aux éditeurs de la ville. Les langues qu’il avait apprises dans ses années de jeunesse se révèlent fort utiles et on l’accepte comme traducteur. Ses études universitaires et les contacts avec les étudiants le portent à connaître les deux courants de pensée qui se combattent à l’époque. Le siècle est en pleine évolution et comme Hahnemann est typiquement un homme de son temps, la révolution intellectuelle lui pose des doutes et des contradictions.

C’est l’immobilisme d’une médecine symptomatique qui se réfère et se réfèrera encore pendant longtemps à des théories humorales. Les médicaments sont encore peu nombreux et souvent contradictoires. Du cartésianisme naît le mécanisme, puis l’organiscisme, qui à son tour sedivise en matérialisme et vitalisme. Le vitalime fait suite à l’animisme de Stahl, entrant en lutte avec le matérialisme. Hahnemann, attiré par le vitalisme, est poussé vers une élévation spirituelle. Depuis toujours, il est porté vers le spiritualisme et donc vers l’animisme-vitalisme, qui selon Stahl en est la conséquence. Stahl admet une union entre l’âme et le corps. La maladie est causée par  » la prédisposition de la nature à s’altérer ( …), seule l’altération du mouvement vital peut créer la maladie ( …). Cette pensée fascine Hahnemann, qui étudie les précurseurs de cette théorie : Van Helmont et Paracelso et, bien entendu, Hippocrate. Il observe toujours plus la nature et la regarde comme un croyant et un artiste. La curiosité à propos du milieu artistique dans lequel il a grandi ( son père était peintre-céramiste) vient du fait que Samuel ne s’est pas particulièrement intéressé à la musique. Il lit Cullen, qui sera fondamental pour son intuition de l’homéopathie. Il étudie Butler, un Irlandais de l’époque du roi Jacques, qui obtient des guérisons en mélangeant des substances en quantités infinitésimales. Et il retrouve en lisant Van Helmont que des quantités minimes de poisons sont suffisantes pour tuer et que des doses minimes de remèdes peuvent redonner la santé. La pensée d’Hahnemann commence à s’articuler, petit à petit, comme les éléments d’un puzzle.

hahnem73.jpg

Université de Liepzig où S. Hahnemann fit ses études de médecine.

Hahnemann ne se contente pas d’étudier, il veut expérimenter ses propres idées. La théorie sans la preuve de l’expérience n’a aucune valeur. Il pense quitter Leipzig, où il n’y a pas d’hôpitaux permettant aux étudiants d’examiner le patient de près. Comment peut-on connaître les symptômes des maladies si l’on n’a pas la possibilitéde s’approcher des malades ?  

Vienne

hahnem65.jpg

Hôpital de la Miséricorde à Vienne

quarin04.jpg

Quarin dirigeait l’hôpital de la Miséricorde à Vienne et présenta S. Hahnemann au Baron Von Brukenthal.

Hahnemann pense aller à Vienne, à l’hôpital des Frères de la Miséricorde, tenu par un certain Quarin. Mais pour y aller, il faut de l’argent. Il se tourne à nouveau vers les éditeurs en quête de traductions, qui lui permettront de se payer le voyage. Il traduit  » La nouvelle thérapeutique  » de Ball. Pour reflouer ses poches, il se présente comme interprète et même comme manoeuvre à la compagnie de voyage. Il arrive donc à Vienne et retrouve Quarin, le médecin de l’impératrice à l’hôpital de la Miséricorde. Là, il passe son temps, non pas avec les étudiants, mais avec le personnel infirmier. Il recherche la pratique et le contact humain. Pour apprendre le plus possible, il s’occupe personnellement des malades. Il les voit épuisés avec des médicaments impuissants. C’est là aussi qu’il rencontre l’abbé, qui dirige la pharmacie de l’hôpital. L’abbé lui parle de l’impuissance des produits pharmaceutiques, dont bon nombre à pharmacologie inconnue. Ces nouvelles poussent encore plus Samuel vers le vitalisme. Il comprend qu’aimer son prochain procure encore plus de force à la lutte contre le mal et que c’est la raison même de la médecine. Selon les écrits, l’abbé aurait donné à Hahnemann un texte, qu’il aurait découvert quelques jours après leur rencontre et qui concernait les  » oeuvres de miséricorde corporelle et celles de miséricorde spirituelle « . Hahnemann dès lors, entre dans les bonnes grâces de Quarin, le médecin de l’impératrice, qui l’emmène avec lui dans toutes ses visites privées. Il faut savoir que Quarin est quelqu’un de très ouvert aux innovations. Un jour, il appelle Hahnemann pour lui annoncer que le gouverneur de Transylvanie, le baron Brückental, recherche un médecin personnel et il lui conseille d’accepter l’offre. Hahnemann est alors encore étudiant. A Hermanstadt, Samuel vit à la cour du baron et pour la première fois dans un certain luxe. Il y reste 21 mois. Nous sommes en 1777, le travail n’est pas très pesant puisqu’il n’a qu’un unique patient. Du coup, il recommence à étudier dans la riche bibliothèque du château. Toujours selon les écrits, un beau jour en lisant  » le Loup et le Chien  » de La Fontaine, il semble qu’éclate en lui une sorte de rébellion. En effet, il ne se sent plus médecin, mais plutôt bibliothécaire, conseiller ou secrétaire. Son objectif, les phrases que l’abbé lui avait suggérées sont tombées dans l’oubli. Son « moi  » se rebelle et sa gloire locale ne le satisfait pas. Il y a en lui une bataille profonde qui se développe. Il veut passer sa maîtrise et se dédier aux aspects peu connus de la médecine de l’époque, à savoir la thérapeutique, basée sur la chimie. Son autre centre d’intérêt concerne l’étude de l’âme. Existe-t-il une seule âme selon la scolastique ou deux comme le soutiennent les hérétiques ? Un seul esprit comme le soutient Stahl, ou plus ?

samuelvonbrukenthal.jpg

Samuel von Brukenthal, né en 1721 à Nocrich (allem. Leschkirch, en Roumanie actuelle), décédé en 1803, à Sibiu (allem. Hermannstadt), était un juriste transylvanien et gouverneur de Transylvanie pour le compte de la monarchie autrichienne. Très fortuné, il était en outre grand collectionneur d’art et fondateur d’un somptueux musée à Sibiu, lequel porte son nom.

hahnem185.jpg

S. Hahnemann

Samuel étudie alors depuis 5 ans, tandis que ses collègues pour arriver rapidement à la pratique réussissent à passer leur maîtrise en seulement 6 mois. Ses intérêts sont plus profonds et le temps d’agir est désormais arrivé. Il se rend à Erlanger, où il passe sa maîtrise le 10 août 1799.

Après, il se dédie entièrement à l’étude des maladies psychiques….

hahnem72.jpg

Université d’Erlanger où S. Hahnemann présenta en 1779 sa thèse et devint officiellement médecin.

Depuis son passage à l’hôpital de Vienne, Hehnemann a toujours été passionné par le rapport du malade avec sa propre maladie. Avec une même maladie, certains patients sont abattus, tandis que d’autres réagissent. Existe-t-il différentes puissances vitales et pourquoi ? Il est impressionné par le traitement qui a trait à l’asile d’aliénés. Il essaie d’utiliser la douceur, plutôt que la punition, alors fréquente dans les asiles de fous. Il écrit un opuscule  » Un cas de folie « , sur la maladie d’un fonctionnaire du duché de Gotha, qui avait reçu de telles accusations qu’il en était devenu fou. Avec le réconfort, Samuel réussit à le guérir, ce qui le convainc encore plus dans le fait que pour aider un malade, il faut l’aimer. A cet aspect, il veut ajouter le  » savoir guérir  » , c’est-à-dire connaître les moyens de la guérison. Il étudie à fond la physique et la chimie. On voit alors que les lois de la similitude et de l’homéopathie infinitésimale sont à portée de main. Elles doivent seulement être organisées dans sa tête. Il étudie la pharmacologie, à une époque où elle est relativement inconnue auprès des médecins. La plupart des produits administrés alors sont des poisons en puissance. Souvent topiques. Les pharmaciens et les herboristes ont un pouvoir énorme, au point de pouvoir modifier les ordonnances des médecins.

hahnem99.jpg

Gotha

Hahnemann a une intuition moderne, quand il pense que pour être un vrai médecin, il faut savoir précisément de quoi est constitué ce que l’on prescrit. C’est pourquoi il veut absolument étudier la pharmacologie. Mais cela signifie aussi qu’il va empiéter sur le territoire des pharmaciens. Il soutient également que dans les préparations médicamenteuses, un seul composant soigne vraiment. Le remède homéopathique prescrit doit être un seul. Et là-dessus, il a les idées très claires. Approfondir la chimie et la pharmacologie sont une conséquence. Il n’étudie pas la théorie de la chimie, mais bien l’expérience personnelle. Il va dans les pays miniers de Saxe où il étudie l’absorption journalière de cuivre et de charbon dans les mines et chez les habitants. Il examine la toxicologie de l’homme sain et les conséquences de l’absorption des substances toxiques. Il publiera d’ailleurs 3 études:

 » Sur la manière d’utiliser le charbon pour le chauffage « 

 » Sur l’analyse du vin « 

et

 » Sur l’arsenic »

hahnem81.jpg

 

Hahnemann’s manual project.

Hahnemann, Croquis de physique.
Hahnemann aimait faire des croquis pour illustrer ses livres. Voici des croquis à la plume, en premier jet, pour illustrer des axiomes de physique.
(Dr Richard Haelh, Tome 1, page 263).

En 1781, il a 26 ans et se rend à Dessau. Tout à côté se trouve la zone minière d’Hartz , où il veut étudier les mines et les minéraux qui y sont travaillés. Il fait connaissance du pharmacien Hassler, propriétaire de la  » Pharmacie du maure  » , qui lui met à disposition un laboratoire. Il fait aussi connaissance avec la belle-fille du pharmacien, Enrichetta, une jeune personne de 17 ans.

hahnem70.jpg

Pharmacie du Maure à Dessau.

 Bien que ce ne soit pas le grand amour, Samuel épouse la jeune fille, le 17 novembre 1782. Peut-être parce qu’arrivé à un certain âge, il commençait à ressentir le besoin de se marier ! Hahnemann décide alors de laisser Dessau pour aller à Gommern. Un énième lieu de résidence… La raison en est qu’il y a là beaucoup moins de médecins qu’à Dessau et que donc il sera plus facile pour lui d’exercer. Il va vivre à la campagne dans une maison isolée. A Gommern, il n’y a pas non plus de pharmaciens, si bien qu’il peut faire tout lui-même , y compris la préparation des médicaments. Ses moyens économiques ne lui permettant pas de vivre de façon aisée, c’est à pied qu’il se rend à sesvisites. Il lit et étudie, console ses patients, établit des mesures hygiéniques qui, à l’époque, font déjà office de thérapie. A cette période, 3 objectifs essentiels s’offrent à lui : connaître la pharamacologie, aider l’esprit et essayer d’enseigner la diète, le mouvement et la propreté. Il recommande aux patients la valeur de la lumière, de l’eau et de l’air.

C’est alors que commencent les premières confrontations avec sa femme. Enrichetta ne supporte plus de vivre dans une campagne éloignée, sans avoir les compensations de la fatigue fournie. Alors que Hahnemann semble avoir trouvé la paix dans son travail, c’est la guerre qui commence en famille. Obligé de contenter sa femme, il quitte Gommern pour Dresde.

hahnem27.jpg

Johanna Henriette Leopoldine Hahnemann (1764-1830)

First Hahnemann’s wife, whom he got married within 17.11.1782 and had 11 children; dedicated to household chores and to children’s education, she contributed a lot to her husband’s succes.

Johanna Henriette Léopoldine Hahnemann
1 ère épouse d’Hahnemann, marié le 17.11.1782, elle lui donna 11 enfants. Elle contribua beaucoup au succes de son mari.

A Dresde, il commence à récolter les premiers fruits de son travail sur le plan économique, car les patients affluent. Mais il est en proie à des doutes et à des interrogations. Il veut  » guérir  » ses clients, mais non les  » soigner « . Il travaille aussi à l’hôpital et passe une grande partie de son temps à la bibliothèque ou en pharmacie à préparer de nouveaux médicaments. Il publie un ouvrage  » Les falsifications des marchandises et les façons de s’en apercevoir  » , mais se déclare insatisfait. A cela s’ajoute une crise d’identité quile fait encore douter de lui. Il est sur le point d’abandonner la carrière médicale pour se consacrer uniquement à celle de traducteur. La signification de ce geste s’explique par l’impuissance de la médecine de l’époque, son désir de guérir, l’impossibilité de le faire et la nécessité de subvenir à sa famille. Entre temps, Lavoisier est arrivé à Dresde pour faire une conférence sur son dernier texte sur  » La théorie de la phlogistique ( processus inflammatoire)  » . Hahnemann assiste à la conférence du célèbre chimiste, mais il est déçu. Il a entendu de belles phrases, il a vu une ambiance élégante de gens prêts à applaudir le fameux scientifique, mais n’est pas convaincu.

LEIPZIG   

Dresde est décidément une capitale trop luxueuse, trop mondaine pour lui. Pour étudier, il faut vivre sans distractions. Il décide alors de se transférer à Leipzig. Nous sommes en 1789. L’instabilité qui le porte à changer sans arrêt de domicile est le parfait reflet de cequi agite son sprit. A Leipzig, Hahnemann est à la recherche d’un guide, qui donnerait des ordres à ses doutes. Mais il est vrai que Leipzig est l’unique ville de Saxe, où il peut facilement étudier la médecine et où il y a moins de distractions et de tentations. Partout, on célèbre la Révolution française. Celle d’Hahnemann, dans son genre, est aussi une révolution: lutter contre un pouvoir et être à côté de ceux qui souffrent. Samuel cherche la révolution en médecine, mais il ne réussit pas encore à en avoir  » l’idée « . Il sent qu’il en est tout près, mais il ne sait pas encore comment. Est-ce une utopie que de vouloir chercher à guérir et non plus seulement soigner ?

hahnem41.jpg

La chambre d’Hahnemann à Leipzig

L’adieu à la médecine

Pendant tout ce travail, il continue de se demander s’il fait bien de poursuivre sa carrière de médecin. Cela tourne à l’obsession. C’est ainsi qu’un jour il congédie tous ses patients en salle d’attente, sous prétexte qu’il ne peut pas les aider, puisqu’il ne peut pas les guérir. Cette crise profonde n’est pas une déclaration de guerre, mais une honnête expression d’impuissance devant le malade qu’Hahnemann n’arrive pas à voir comme l’automate du cartésianisme. C’est ainsi que d’un geste quasi théâtral, il dit adieu à la médecine, créant une pagaille dans son milieu familial. Mais il rassure sa femme en disant qu’il va outrepasser les problèmes économiques en faisant ses traductions habituelles. Le premier livre que lui donne son éditeur est  » Les lettres d’Abélard à Héloïse « . Malgré tout, traductions et lectures ne réussissent pas à l’éloigner de sa pensée dominante . » Si Dieu est bon, en permettant la maladie, il doit avoir créé le moyen de guérir. Et si cela est ainsi, quel est ce moyen ?  » Le spiritualisme lui fait considérer la science émanée de Dieu comme le travail des hommes en collaboration avec le divin ! Après le premier livre traduit en 1790, Hahnemann se prépare à un nouveau travail. Il s’agit d’un texte de Cullen sur le quinquina du Pérou. Pour Hahnemann, le quinquina est un remède violent. En faisant sa traduction, les idées mises au point durant les années précédentes commencent à prendre forme. Pour pouvoir juger le quinquina, il faut pouvoir l’expérimenter sur un homme sain. Cette idée aujourd’hui peut ne pas sembler exceptionnelle, mais il faut penser à la nouveauté que cela représentait à l’époque ! Quel sens cela a-t-il – pensait Hahnemann – d’administrer une substance à celui qui est déjà malade, sans connaître sa vraie action thérapeutique ? Chez le malade, cela ne fera qu’augmenter un peu plus le désordre. Pour comprendre la vraie efficacité d’un remède, il suffit de l’expérimenter dans des conditions équilibrées, le plus près possible des conditions normales de la santé. Hahnemann observe alors que le quinquina, utilisé pour éliminer la fièvre, a tendance au contraire à l’augmenter, en produisant des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. En répétant plusieurs fois l’expérience, la fièvre se manifeste après l’absorption et disparaît, en cessant l’absorption. C’est la loi de la similitude. C’est une loi qui vient d’Hippocrate ! La similitude, l’analogie, sont pour Hahnemann la base sans laquelle les sciences ne pourraient pas exister. Le spiritualisme le pousse à étendre le principe de similitude. L’amour envers le prochain est aussi similitude, c’est se voir dans les autres. En 1796 dans son  » Etude sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales « , Hahnemann écrit :  » Pour guérir une maladie, il faut administrer au malade qui en est atteint, un remède qui lui provoquerait la maladie s’il était sain  » . Ainsi naît l’homéopathie. La première date officielle de l’intuition est une lettre qu’écrivit Hahnemann en 1796 à la clinique Hufeland. C’est alors que commence la phase la plus difficile de cette formidable aventure. Une fois l’idée mise au grand jour, il faut la faire connaître, la protéger et la faire croître dans l’esprit des gens. A partir de ce moment, heureusement, la bataille intérieure qui le rongeait n’existe plus.  Hahnemann accompàlit soixante et une expérimentations de différentes substances sur lui-même. Puis il note très soigneusement les résultats obtenus en décrivant les symptômes observés. Un de ses amis, Becker, directeur de la revue  » Anzeiger der Deutschen  » , lui offre la possibilités d’écrire des articles pour se défendre des attaques sur sa nouvelle méthode. La nouveauté est considérée comme une ennemie, parce qu’elle est étrangère.

hahnem77.jpghahnem216.jpg

C’est en traduisant l’ouvrage de Cullen qui traitait du quiquina que S. Hahnemann eut l’idée de la Loi de Similitude.

Premières guérisons

Entre temps, les premières guérisons produites par l’homéopathie commencent à se manifester.Le remède qui guérit est le même qui produirait chez le patient sain, les symptômes de la maladie dont il souffre. Les substances, qui contrastent avec la force naturelle individuelle, aggravent ou altèrent plus un corps qui cherche, avec son système de défense, le maintien des conditions primitives. Chaque individu doit être vu dans son milieu, avec ses caractéristiques individuelles, psychiques, alimentaires. Dans le numéro du 31 mars 1792 de  » L’Anzeiger der Deutschen  » , Hahnemann définit comme des assassins les médecins, qui pour soigner le duc de Berry après l’attentat, le soumettent à des purges et des saignées. Les médecins, naturellement, réagissent. Entre temps, les guérisons grâce à l’homéopathie se multiplient.

Le duc de Saxe-Gotha met le château de Georgenthal à disposition d’Hahnemann pour qu’il puisse créer un nouvel hôpital homéopathique et soigner les malades du cerveau. Mais là aussi naissent des inimitiés. Par jalousie, les médecins et les pharmaciens détournent les patients pour les éloigner. Hahnemann reste de nouveau seul. Recommencent alors les multiples pérégrinations d’une ville à l’autre avec sa famille nombreuse ( il a 11 enfants ) : Gotha ,  Molscheleben,  Waldeck-Pyrmont,  Braunschweig,  Walfenbuttal ,  Königsgehutter,  Hamburg,  Marchern,  Erlemburg ,  Wittenberg,  Dessau,  Torgau .

hahnem24.jpg

Town Hall of Königslutter, once owned by Hahnemann (1796).

Maison de Königslutter où Hahnemann résida en 1796 et qui deviendra plus tard la mairie.

En 1804, il s’arrête un peu. Ses patients augmentent et il croit avoir trouvé la paix. Il écrit un traité d’hygiène :  » L’ami de la santé  » , auquel succèdent différents autres écrits. A Torgau en 1810 , il écrit son oeuvre principale  » L’Organon ou l’art de guérir « . Il y est dit que pour connaître la pathologie du malade, il faut se retourner vers les symptômes décrits par le patient lui-même et faire suivre le remède correspondant à ces symptômes. Chaque maladie est différente, parce qu’elle est vécue différemment selon le patient.

1820

FONDATION DE LA SOCIÉTÉ

DES MÉDECINS HOMÉOPATHIQUES

En 1812, Hahnemann retourne à Leipzig où il commence à écrire  » La Matière homéopathique pure  » , qui paraît en 1820. Les patients augmentent en nombre. Hahnemann demande et obtient de devenir lecteur à l’Université de Leipzig. La première leçon a lieu le 28 septembre 1812. Nouvelles luttes, d’autant que les auditeurs du cours sont très nombreux. Parmi les rivaux les plus hargneux, il y a Clarus, le médecin-chef de l’hôpital. En attendant, Hahnemann a non seulements ses patients, mais aussi ses premiers élèves, qui en 1820 fondent la Société des médecins homéopathiques.

hahnem175.jpghahnem01.jpghahnem215.jpg

Hahnemann et ses élèves

A cette époque , une épidémie de typhus se déclenche et un évènement déclenche des polémiques. Le prince Schwarzenberg est malade. Soigné sans succès avec les méthodes traditionnelles, le prince est dans un premier temps guéri par Hahnemann. Mais l’homme suit un peu le régime diététique et les conseils d’Hahnemann, puis il retourne vers ses anciennes habitudes et retombe malade. Clarus et ses collègues s’empressent de dire au prince qu’Hahnemann est parti. Le prince Schwarzenberg finit par mourir. Clarus déclare alors que c’est l’homéopathie qui l’a fait mourir. Cette fausse accusation fait beaucoup de mal à Hahnemann, qui doit se réfugier auprès du duc Anhalt-Köthen, qui le veut comme médecin personnel. Nous sommes en 1821. De cette nouvelle jaillit une observation: comment se fait-il que l’aristocratie riche et puissante pouvant choisir n’importe quel médecin se retourne vers Hahnemann, si ce n’est pour obtenir des résultats tangibles ?

hahnem133.jpg

Certificate of the Course that Hahnemann gave at Leipzig University in 1821, before moving to Köthen.

Diplôme de l’université de Leipzig en 1821.

hahnem110.gif

Le Diplôme d’Hofrath est un diplôme honorifique, qui est équivalant à celui de Conseiller à la Cour. Hahnemann devint «  Hofrath  » le 13 Mai 1822.

On vient de loin

pour se faire ausculter

Les luttes continuent. Les détracteurs d’Hahnemann augmentent, tout comme d’ailleurs ses partisans. Corvisart, le médecin de Napoléon, se range du côté de l’homéopathie et aussi Goethe, qui définit Hahnemann comme le nouveau Paracelso. Tandis qu’Hahnemann est encore à Köthen, naît le premier  » Journal de la médecine homéopathique « . Beaucoup viennent de loin pour se faire ausculter. En 1828, il écrit  » Le traité des maladies chroniques  » . La guérison du conseiller général de Berlin, Baumgartner, va aider à la renommée d’Hahnemann. Pendant ce temps, Clarus essaie de mettre l’homéopathie au banc en Autriche, en Prusse et en Hongrie. Une nouvelle épidémie fait alors rage en Europe. Il s’agit du choléra. La méthode d’Hahnemann obtient des résultats même dans les pays où la nouvelle méthodologie a été interdite. Y compris à Vienne, d’où Weith, un ami d’Hahnemann, défend la théorie homéopathique.

 

hahnem85.jpg

 

Charlotte Hahnemann (1805-1865)

Tenth Hahnemann’s daughter. She died single.

10ème fille de S. Hahnemann. Ne se maria pas

hahnem87.jpg

 

Eléonore Hahnemann (1803-?)

Ninth Hahnemann’s daughter. She got married twice and, as her sister Friederike, had a tragic end dying murdered. In 1834 she published the book « Home Homeopathic Counselor », in his father’s default.

9ème fille de S. Hahnemann, mariée deux fois, assassinée comme sa soeur Friederike. En 1834, elle publia le livre « Home Homeopathic Counselor ».

hahnem176.jpg

Samuel Hahnemann  

 

Hahnemann fête ses 76 ans parmi ses disciples. Entre temps, plusieurs deuils attristent sa famille. Sa femme meurt en 1831 et aussi plusieurs de ses enfants. En 1834, il reste seul avec Carlotta, une de ses filles restée célibataire et Luisiana, une autre de ses filles, séparée de son mari et revenue à la maison. Federica, deux fois veuve, est retrouvée assassinée dans son jardin à Stötenz. Eleonora, elle aussi veuve, épouse en secondes noces, un autre médecin homéopathique, qui publie avec le nom d’Hahnemann des oeuvres que Samuel est contraint de renier. Eleonora sera elle aussi trouvée morte dans un étang. Federico, l’unique fils de Samuel, devient médecin, se marie en Saxe et a des enfants. Un jour, il disparaît sans rien dire à personne. On ne sait où il se trouve. Seulement plusieurs années plus tard, on apprendra qu’un docteur Hahnemann est mort en Amérique. Tout cela pour dire que la vie de Samuel n’est pas des plus simples. Pour survivre, il s’immerge de plus en plus dans le travail et dans la foi qui l’aident à supporter les douleurs et les deuils multiples. Très fatigué, il sort de moins en moins de sa maison et de son jardin.

En octobre 1835  apparaît dans sa vie une certaine Mélanie d’Hervilly, qui vit à Paris. Issue d’une famille aristocrate française, elle a subi le traumatisme des émeutes. Des problèmes familiaux et des conflits avec sa mère la rendent de plus en plus solitaire et la font se diriger vers la peinture. En 1835, elle est seule lorsque la tuberculose la consume de façon inexorable. La médecine traditionnelle est impuissante. Mélanie, qui a entendu parler de l’homéopathie, souhaite rencontrer Hahnemann. Elle se rend à Köthen, malgré les risques encourus par l’aggravation de sa maladie. Elle parle peu l’allemand et s’inquiète de savoir si Hahnemann la comprendra, lorsqu’elle le rencontrera. Mais Samuel l’accueille avec beaucoup de douceur, lui parle en français et lui promet de la guérir. Elle devra seulement rester au moins un mois à Köthen. Très rapidement, l’état de santé de Mélanie commence à s’améliorer. Hahnemann, associant la foi à la médecine, lui dit qu’elle doit reercier Dieu avant tout. Mélanie pense que son devoir est de défendre l’homéopathie en France et cela restera sa mission jusqu’à la fin de sa vie. Elle propose à Hahnemann de venir en France et celui-ci consent à l’accompagner. Il a alors 80 ans. Avant de partir, il annonce à ses filles qu’il va épouser Mélanie, mais celles-ci s’opposent à cette union et se fâchent avec leur père. Celui-ci n’en a cure et il décide de partir malgré tout en leur laissant tout son héritage.

hahnem30.jpg

Mélanie  

Second Hahnemann’s wife, whom he got married with in Köthen, in 1835, moving to Paris soon afterwords. In Paris, she was his direct assistant until he died. She was devoted to painting and poetry. In 1847 she was judged by the illegal practice of medicine.

2 ème épouse d’Hahnemann, vécu à Paris immédiatement après son mariage en 1835 à Köthen. Se consacrait à la peinture et la poésie. Elle était l’assistant direct d’hahnemann jusqu’à sa mort. Elle fut jugée pour exercie illégal de la médecine en 1847.

Le 21 juin 1835, Mélanie et Samuel arrivent à Paris. Ils s’installent d’abord dans le petit appartement de Mélanie, puis il se transfèrent par la suite dans un appartement plus grand. Hahnemann, visite ses nouveaux patients et enseigne l’homéopathie. La Société d’homéopathie est fondée en France.

 » Le Journal de médecine homéopathique  » et  » Les Archives de médecine homéopathique  » vont naître à cette époque.

Tout cela crée, ici aussi, de nombreuses rancoeurs. L’Académie de médecine décide d’interdire l’homéopathie. L’écrivain de théâtre Ernest Wilfried Legouvé dans  » 60 ans de souvenirs  » raconte comment Hahnemann a guéri sa fille. Legouvé décrit ainsi Hahnemann :  » Petit de stature, mais robuste et alerte dans sa démarche, il se dirigeait vers nous avec un manteau de fourrure en tenant une canne à pommeau d’or. Il devait avoir environ 80 ans. Ses cheveux blancs et légers comme  la soie étaient coiffés en arrière et retombaient en boucles sur son col. Des yeux bleus, un nez aquilin, une bouche impérieuse à la lèvre inférieure saillante « . Au bout de 10 jours, sa fille fut guérie et la nouvelle fit grand bruit.

La réponse de Guizot, le ministre de Louis-Philippe à l’Académie de médecine ne se fit pas attendre :

 » Hahnemann est un scientifique au mérite indiscutable et la science doit être au service de tout le monde. Si l’homéopathie est seulement une chimère ou un système sans valeur, elle finira par disparaître toute seule. Si en revanche, elle représente un réel progrès, elle s’étendra partout. N’oubliez pas que l’Académie a la mission de faire progresser la science et d’encourager les découvertes « .

Hahnemann continue de visiter ses patients venus du monde entier jusqu’à l’été 1843. A la suite d’une bronchite, il meurt le 5 juillet 1843, assisté de Mélanie et du docteur Croserio. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles grandioses. Mélanie le fera embaumer de façon à pouvoir faire voir son corps à la famille. Après 10 jours, Mélanie, Amélia la fille d’Hahnemann et un neveu suivront le cercueil jusqu’au cimetière parisien du Père-Lachaise, où Samuel Hahnemann repose aux côtés de Mélanie.

hahnem75.jpg

« Les plus inestimables trésors sont une conscience irréprochable et une bonne santé, l’amour de Dieu et l’étude de soi-même, donne l’une, l’Homoeopathie donne l’autre.
Paris, 12 Mars 1843 – Samuel Hahnemann

Une des dernières lettre de S. Hahnemann

hahnem107.gif

 Signature de Samuel Hahnemann

hahneman4.jpg                                           hahnem114.jpg

   

Tombstones of Hahnemann’s grave: on the left relating his main works and on the right referring to the Fundamental Principle of Homeopathy.

Détails de la tombe d’Hahnemann: à gauche ces oeuvres, et à droite le principe fondamental de l’homéopathie.

                                      hahnem37.jpg hahnem161.jpg          

 

 

Hahnemann Monument in Leipzig, of Steinhäuser, renovated, in Richard Wagner Square.
Monument d’Hahnemann à Leipzig, place Richard Wagner.

         

 

hahnem127.jpg

 

Bronze medal of Emile rogart, 1835 in Paris, in commemoration to the 80th Hahnemann’s birthday.

Médaille en bronze d’Emile Rogart en commémoration du 80ème anniversaire d’Hahnemann, en 1835 à Paris.

hahnem28.jpg

 

Dr Léopold Süss-Hahnemann (1826-1914)

Hahnemann’s grandson, Amélie’s son, he became a homeopath physician and was the last Hahnemann’s relative to be named after him.

Petit fils d’Hahnemann, fils d’Amélie, il devint homeopath.

 

hahnem82.jpg   Cliquez sur la photo s’il-vous-plaît

Publié dans Christian Samuel Hahnemann: Fondateur de l'homeopathie, NOS GRANDS HOMMES | 8 Commentaires »

LA BERGERE ….

Posté par eurekasophie le 2 août 2009

bergre.jpg Non non, je ne veux pas vous parler de la bergère qui garde ses moutons …Mais de celle ci-dessous.  Oh peuchère !

 

petitepervenche4.jpgPetite Pervenchepetitepervenche5.jpg

Vinca minor )

( Apocynacées )

Synonyme(s) : Pervenche à petites fleurs, Herbe des sorciers, Violette des serpents, Provence, Bergère.

petitepervenche.jpg

La  « petite pervenche «  du nom latin « vinca »vient de vincere qui signifie « vaincre », la plante conserve ses feuilles durant l’hiver;minor « petit » , à petites fleurs.

Cette plante, qui a inspiré j.j Rousseau et à séduit de nombreux poètes y compris Georges Brassens, était déjà conseillée au XVII ème siècle par Mme de Sévigné qui , en 1684 écrivait à sa fille, Mme Grignan, en ces termes: »Enfin, ma bonne , quoi qu’il en soit, consolez vous et guérissez-vous avec votre bonne pervenche, bien verte et bien amère, mais bien spécifique à vos maux et dont vous avez senti de grands effets:rafraîchissez en cette poitrine enflammée. »

.petitepervenche2.jpg

DESCRIPTION :La Petite Pervenche est une plante vivace à rhizome rampant, blanchâtre. Les tiges sont de deux sortes: les unes stériles, sarmenteuses, longues de 40 à 80 centimètres, étalées ou grimpantes ; les autres florifères, dressées, de 30 à 40 centi-mètres. Les feuilles, opposées, sont pétiolées, ovales, luisantes, d’un vert foncé persistant. Les fleurs, bleues, visibles de février à juin, sont portées sur des pédoncules solitaires à l’aisselle des feuilles. Le fruit est composé de deux follicules cylindriques qui renferment un grand nombre de graines.

CULTURE ET RÉCOLTE :

Commune dans les régions chaudes et tempérées de l’Europe, les haies, les bois, les bords des ruisseaux, la Petite Pervenche ne pousse pas au-dessus de 1200 mètres d’altitude. Sa multiplication s’effectue au printemps par division des touffes, ou semis des graines. Récoltez les feuilles avant la floraison, faites-les sécher à plat dans des endroits secs et aérés

 Vive la vincamine !


C’est dans ses feuilles luisantes et d’un vert foncé persistant même en hiver que la petite Pervenche concentre ses principes actifs : les alcaloïdes. Parmi eux, la vincamine se révèle bénéfique pour la circulation sanguine au niveau du cerveau. A tel point qu’elle entre dans la composition de véritables médicaments. Son mode d’action est triple :
• Elle protège les vaisseaux car elle augmente la résistance des parois capillaires et diminue leur perméabilité.
• Elle active la circulation en favorisant la dilatation des vaisseaux. Elle permet donc une augmentation du débit sanguin.
• Elle favorise l’oxygénation des tissus. Qui dit amélioration du débit sanguin dit aussi meilleure irrigation des tissus dont l’apport en oxygène devient optimal. Ainsi, les neurones peuvent « fonctionner » correctement.
phytotherapieplantesmedicinales.jpg
Une cure de jouvence pour le cerveau

La petite Pervenche est tout particulièrement indiquée aux seniors car ses effets sur la circulation et l’oxygénation du cerveau permettent de lutter contre le vieillissement de cet organe ô combien indispensable. Attention !

Ce remède n’est pas une solution « miracle » mais il contribue à améliorer les désagréments induits par une insuffisance circulatoire cérébrale :
• Les troubles de la mémoire
• Les difficultés de concentration
• Certains troubles de la vision et de l’audition liés au vieillissement
• Les problèmes d’équilibre et de vertiges.
phytotherapieplantesmedicinales.jpg
Comment utiliser la petite Pervenche ?

La petite Pervenche est disponible à l’officine sous forme de gélules contenant soit de la poudre séchée préparée à partir de la feuille dans son intégrité, soit de l’extrait sec.
Les doses moyennes journalières vont de 200 g pour les extraits secs à 900 mg pour les poudres sèches. La durée du traitement dépend bien sûr des troubles concernés. En auto-médication, une cure d’un mois est conseillée dans un premier temps. Ensuite, un traitement préventif au long cours pourra être mis en place.
Dans tous les cas, n’oubliez pas de demander conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

Attention !
Avant d’avoir recours à la petite Pervenche, il faut éliminer la présence au niveau cérébral d’une pathologie grave relevant d’une autre thérapeutique. Une tumeur (heureusement rare) pourrait même augmenter plus rapidement, en raison de la meilleure irrigation sanguine.
•Si aucune amélioration n’apparaît au bout d’un mois de traitement, une consultation médicale s’avère indispensable.
• La petite Pervenche peut compléter certains traitements médicamenteux prescrits en cas de vertiges. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
• En aucun cas, la petite Pervenche ne peut améliorer la mémoire déficiente d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer.

Utilisations autres : usage ornemental.

Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

L’HYDROTOMIE ….PAR LE Dr François Epineuze

Posté par eurekasophie le 26 juillet 2009

 

 

L’hydrotomie  percutanée à l’eau  de mer.

           

image1.gif  

Cette méthode qui consiste en l’injection sous cutanée de Quinton est en fait une réactualisation de ce que faisait le docteur René Quinton avant la première guerre mondiale.

Comme toujours, rien de vraiment nouveau sous le soleil, mais ça vaut qu’on s’arrête un moment sur cette merveilleuse technique qui va permettre très vraisemblablement de résoudre définitivement et sans aucun danger tous les problèmes de dos.

Il faut surtout bien comprendre ce qu’est l’hydrotomie et ainsi savoir exactement à quelle pathologie précise elle s’adresse afin de la proposer à ceux qui seront améliorés voire très souvent guéris à coup sûr et ne pas embarquer dans des espoirs vains n’importe qui.

Pour comprendre pourquoi cette méthode s’adresse en priorité aux discopathies rachidiennes, c’est-à-dire au mal de dos, voyons comment un dos se met à faire mal.

Le dos c’est des vertèbres qui sont empilées les unes sur les autres et entre lesquelles existent une sorte de petit coussin qui sert d’amortisseur : les disques intervertébraux. Au milieu de cette pile de vertèbres passe la moelle dans un canal, appelé canal rachidien, qui est constituée au dépend des corps vertébraux à leur partie postérieure et de cette moelle sortent, à travers la paroi latérale des vertèbres, des nerfs qui sont en fait des racines nerveuses qui vont aller innerver tous les organes du corps ainsi que tous les muscles.

Ces racines nerveuses sortent de chaque coté des vertèbres et pour cela doivent franchir un trou latéral prévu à cet effet de chaque coté des vertèbres. Il y en a un à gauche et à droite et la hauteur de ces trous n’est pas fixe, c’est bien là le problème, mais dépend de la hauteur de chaque disque rachidien et donc de l’intégrité de ces disques intervertébraux.

Si la hauteur d’un disque, entre 2 vertèbres, diminue pour des raisons variables selon les malades elle va automatiquement diminuer le diamètre des 2 trous correspondants, également nommé trous de conjugaison, et alors on comprend très bien que le diamètre diminuant, la racine nerveuse qui passe par ce trou va se trouver serrée, comprimée et c’est ça qui fait mal.

Le schéma qui suit indique comment les disques sont disposés par rapport aux vertèbres dans le cas, bien entendu, où tout est normal et où le sujet n’est pas encore atteint de pathologie discale.

image2.gif

Donc ce qui est la cause du mal de dos c’est le mauvais état du ou des disques intervertébraux qui, en diminuant de hauteur, provoquent une compression de racine(s) nerveuse(s) qui à son tour déclenche une sensation de douleur et même parfois en plus génère une paralysie.

Là il m’apparaît important d’introduire remarques et commentaires sur la façon dont on doit nécessairement traiter ce mal de dos.

Comme je viens d’en donner l’explication il s’avère clairement que le mal de dos est entièrement d’origine mécanique et que, en toute logique, à un problème d’ordre mécanique seule une réponse d’ordre mécanique sera appropriée.

On voit déjà combien le fait de donner des anti-inflammatoires dans le mal de dos est idiot puisqu’au lieu de répondre de façon mécanique on traite une inflammation qui n’existe pas !

De même la réponse chirurgicale, qui consiste à aller enlever un morceau du disque intervertébral qui comprime la racine nerveuse, peut de prime abord paraître logique et adaptée mais ne fait en réalité qu’aggraver le problème à moyen terme, même si il y a un soulagement à court terme du fait qu’on supprime immédiatement la compression mécanique de la racine nerveuse mais on ne résout pas le fait que le disque s’est affaissé et bien sûr va continuer à le faire ce qui rendra cette opération inutile car bien incapable d’empêcher le processus d’affaissement du disque de continuer. Sans compter que cette intervention, si près de la moelle épinière, est particulièrement risquée et se termine trop souvent par le fauteuil roulant à vie !

En médecine il faut, ou plutôt il faudrait, toujours garder le simple bon sens ; on sait que le mal de dos est d’origine mécanique car un ou plusieurs disques intervertébraux vont avoir tendance à s’affaisser progressivement et un jour cela aboutira à la compression d’une ou de plusieurs racines nerveuses source de douleur.

Soit….

Alors essayons de comprendre pourquoi ces fameux disques ne gardent pas leur hauteur et ont cette fâcheuse tendance à s’affaisser créant compression et douleur.

Comme l’a expliqué notre ami Michel Dogna dans le numéro 47 de Vérités Santé Pratique, de récents travaux ont démontré que si les disques intervertébraux avaient tendance à s’affaisser c’est parce qu’ils se déshydrataient, ce qui reste tout à fait dans la logique d’une cause d’ordre mécanique.

Donc, là aussi la logique de la maladie veut que si la déshydratation des disques intervertébraux soit la cause des douleurs de dos, le traitement sera donc la réhydratation de ces mêmes disques.

Il fallait dès lors trouver simplement le moyen de réhydrater les disques atteints afin de leur redonner l’épaisseur et la hauteur qu’ils avaient perdu et qui fut la cause de la survenue du mal de dos.

C’est ça l’hydrotomie percutanée à l’eau de mer, c’est la réhydratation des disques intervertébraux déshydratés, réhydratation qui redonne la hauteur perdue au cours du lent processus de déshydratation.

Maintenant, et pour être tout à fait complet dans mon exposé, il me faut expliquer comment se déroule cette méthode révolutionnaire.

L’eau de mer en question c’est le plasma de Quinton sous forme injectable, c’est-à-dire isotonique et non hypertonique comme la forme buvable connue depuis fort longtemps.

image3.gif

Quinton isotonique disponible chez Source Claire

En effet, si l’on savait exister cette très intéressante propriété du Quinton, il fallait toutefois en trouver qui soit injectable, grâce à la société Source Claire c’est dorénavant chose faite et on peut s’en procurer autant qu’il en faudra.

Donc on utilise un flacon de 250 cc de Quinton injectable que l’on fait diffuser au niveau de la région du dos que l’on veut traiter grâce à une tubulure de perfusion un peu spéciale que l’on a surnommé « pieuvre » à cause de sa terminaison qui aboutit à 12 aiguilles sous-cutanées. Ces aiguilles sont disposées au niveau de la région du dos à traiter, lombaire dorsale ou cervicale, de chaque coté de la colonne vertébrale, 6 aiguilles à gauche et 6 aiguilles à droite environ à 2 ou 3 cm du milieu du dos et espacées en hauteur de 3 à 4 cm. Au total 12 aiguilles sous-cutanées sont ainsi disposées à chaque séance.

image4.gif

Quant ceci est terminé il reste à ouvrir le robinet sur la tubulure de perfusion qui relie le flacon, accroché à un pied spécial de perfusion, aux aiguilles sous-cutanées installées comme je l’ai expliqué. On règle le débit à une goutte/seconde et on attend patiemment que les 250 cc d’eau de mer s’écoulent, ce qui prend au moins 45 mn.I

l faut cependant savoir que la durée de la première, et parfois de la deuxième séance peut être nettement plus courte surtout si les disques étaient très déshydratés.

En effet les 250 cc du flacon d’eau de mer peuvent être passés en 15 à 20 mn seulement au tout début du traitement.

Quand c’est fini on enlève les aiguilles et le tout est jeté car c’est bien entendu à usage unique.

L’effet est en général assez rapide à se faire sentir et parfois même dès la fin de la première séance il y a un mieux.

Comme c’est un produit entièrement naturel il n’y a aucune contre-indication.

Pour être le plus rapidement efficace possible il est souhaitable de ne pas espacer les 4 premières séances de plus d’une semaine, la bonne fréquence est donc une séance/semaine au début, puis on peut ensuite espacer à tous les 15 jours ou même 3 semaines à partir de la cinquième/sixième séance.

Au total il faudra bien 10 séances pour être le plus durablement efficace possible et ensuite des séances seront faites à la demande des patients en fonction de multiples facteurs qui pourraient être la source de la réapparition des douleurs du dos. Comme il n’y a pas deux cas pareils dans ce domaine je ne peux aborder ici tous les cas de figures possibles dans cette pathologie cependant de plus en plus fréquente.

Et quelques récents cas m’incitent à nouveau à insister sur plusieurs points essentiels pour aboutir à une guérison de cette pathologie du dos. Au risque de parodier Monsieur De La Palice je rappelle que commencer pour s’arrêter après la première ou la deuxième séance est idiot, en ce cas il eût fallu mieux ne jamais s’engager dans cette méthode.

Ce n’est pas parce que sont survenues des douleurs dans les jours qui ont suivi la première séance qu’aussitôt il faille tout abandonner, bien au contraire cela signifie que l’ensemble de l’axe rachidien est en train de bouger et c’est un très bon signe qui indique que les disques intervertébraux répondent positivement à ce traitement et donc il ne faut absolument pas s’effrayer d’une telle réaction et se dire que c’est le bon choix et qu’il faut continuer et qu’en tout état de cause les douleurs auront cessé dès la troisième séance au très grand maximum.

Oui, c’est exact et il faut le dire, il peut y avoir une réaction douloureuse, mais ça n’est pas une règle ni une constance, après la première séance et aussi après la deuxième mais jamais après la troisième. Ceci s’explique, comme je l’ai dit plus haut, mécaniquement, puisque c’est le principe d’action de cette méthode, par le fait que sous l’influence de la réhydratation des disques les vertèbres bougent un peu et cela est toujours à l’origine de douleurs, au demeurant très supportables et très passagères.

Aussi je tiens à répéter ici qu’il faut savoir ce qu’on veut et que le fait de pratiquer la première séance implique que l’on continue sinon tout le monde y perd, le ou la malade aura perdu son temps et son argent et le médecin aura perdu son temps qui aurait pu être attribué à quelqu’un d’autre.

Mais comme nous sommes en France, pays d’assistés à cause de la politique de la sécu, il faut encore signaler qu’il peut se produire aussi un autre phénomène après une séance, dans les heures qui suivent, phénomène parfaitement sans danger mais qui a tendance à prendre des proportions chez les anxieux et les hypochondriaques.

Ce phénomène, c’est la survenue possible de fièvre et de tremblements quelques heures après la séance manifestement parce que les organismes modernes ne sont plus du tout habitués aux produits naturels.

Quoiqu’il en soit ceci n’est absolument pas grave et l’erreur à ne pas commettre c’est d’appeler le premier médecin venu qui ne comprendra rien, qui de plus ne connaît absolument pas la méthode et qui ne manquera pas de mettre le ou la patiente sous traitement antibiotiques !

Si on est un gros douillet et qu’on veut un peu plus de confort, conformément aux habitudes que nous a données la sécu en instituant un assistanat chronique, on peut prendre un peu d’aspirine si bien entendu il n’y a pas de contre-indication à prendre ce médicament chimique.

Mais encore une fois et comme pour les douleurs éventuelles, ça n’est ni un effet secondaire ni une complication de la méthode et en tout cas jamais une raison pour différer la prochaine et séance et encore moins pour tout arrêter !

Maintenant, avant de conclure ce petit exposé, il convient d’aborder les autres localisations qui peuvent bénéficier de ces injections de Quinton.

 

Les autres localisations.

  

Le principe est assez simple : on peut traiter toutes les grosses articulations de la même façon que les disques intervertébraux, avec les mêmes outils : même tubulure ( la pieuvre ) et même flacon de Quinton de 250 cc.

Les articulations concernées en priorité sont au nombre de deux.

Les hanches :

image5.gif

image6.gif

La deuxième, c’est les genoux :

image7.gif

Je ne dirais pas plus sur ces deux localisations car le protocole de traitement est strictement le même que pour le dos.

Par contre, comme quoi aucune méthode n’est jamais la réponse absolue à tous les maux, il ne semble pas intéressant de l’utiliser pour les douleurs des épaules et des poignets, également pour les doigts ou les orteils.

Je l’ai essayé dans ces pathologies sans résultats supérieurs à la traditionnelle mésothérapie associée à un traitement homéopathique ciblé.

********************************************

En conclusion je pense qu’il faut quand même dire que cette technique est absolument fantastique tant elle est simple, sans aucun danger ni aucune contre-indication, s’adresse à tous les âges et s’est montrée constamment efficace.

De plus elle permet d’éviter la chirurgie à fuir à tout prix car l’acte chirurgical enlève un morceau de disque et peut, pour le coup, compromettre gravement tout espoir de guérison, même par hydrotomie car on comprend très bien qu’on ne peut réhydrater qu’un disque encore entier et que s’il en manque des bouts le résultat risque d’être nettement moins certain !

             

Docteur François Epineuze.

 

   

VOS QUESTIONS

Voici quelques questions posées fréquemment par les patients.

1) Est-ce que l’Hydrotomie est douloureuse ?
A priori non, plutôt désagréable comme toute injection mais elle bénéficie de l’utilisation d’une anesthésie locale diluée, ce qui rend la séance plus confortable pour le patient. Il en est de même pour la Mésoperfusion.

2) Combien de temps dure la séance ?
- L’Hydrotomie à la main et à la seringue dure 5 à 10 minutes, parfois moins.
- La Mésoperfusion peut durer de 30 minutes à plusieurs heures, suivant les indications.

3) Quel est le rythme des séances ?
En principe, une fois par semaine au début (4 à 6 séances), selon les indications. Dans les formes suraiguës, on peut proposer des séances plus rapprochées. Il en est de même pour la Mésoperfusion.

4) Est-ce que l’Hydrotomie traite provisoirement ou durablement ? (Arthrose par exemple)
A priori, il faut traiter « le terrain ». Dans l’Arthrose, on est en présence d’un état dégénératif le plus souvent, il faut donc modifier ce déséquilibre par la thérapeutique. Il ne s’agit pas de masquer le symptôme douloureux, elle n’utilise pas les Anti-Inflammatoires (sauf pour leurs effets micro-circulatoire, anti-agrégant plaquettaire et fluidifiant sanguin dans ce contexte précis) ou Antalgiques, mais un traitement régénérateur pour traiter les causes et non pas les symptômes. La douleur ne doit pas être masquée pour garantir un effet durable. D’ailleurs, on constate un effet rémanent du traitement.

5) Faut-il faire des rappels ?
Oui, de temps en temps pour la Mésovaccination comme tous les autres vaccins, car les effets peuvent diminuer avec le temps. Dans l’Arthrose chronique, des rappels sont également nécessaires pour lutter contre la dégénérescence.

 

 

 

 

 

 

Publié dans HYDROTOMIE, MEDECINES DOUCES | 133 Commentaires »

MILLE-FEUILLE

Posté par eurekasophie le 19 juillet 2009

 

 

MILLE-FEUILLE

 

lignetisanes3.gif

Achillea Millefolium (Composées)

MILLE-FEUILLE dans NOMS COMMUNS :
Herbe aux charpentiers, Herbe de saint-jean, Herbe aux militaires, Herbe à la coupure, Sourcils de Vénus.
 CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Huile essentielle (Oleum millefolli), alcaloïdes, achilléine, stychydrine, tanins et sucs amers.

PARTIES UTILISEES :
La sommité fleurie et la feuille.

UN PEU D’HISTOIRE :Achillea vient du nom grec d’Achille, Achillelos, qui apprit par le centaure Chiron les vertus de la plante et en fit usage; millefolium, la plante a de nombreuses découpures.

On dit que joseph le Charpentier s’étant blessé, son fils Jésus alla quérir des feuilles dAchillée Millefeuille et pansa la blessure qui se cicatrisa rapidement.

Lorsque le bouillant Achille, au siège de Troie, fut mortellement blessé au talon par la flèche empoisonnée du beau Pâris, la déesse Aphrodite, en larmes, lui conseilla d’utiliser cette plante pour calmer ses souffrances. Ainsi naquit l’achillée, souveraine contre les blessures à l’arme blanche. De là viennent certains noms populaires de l’espèce – achillée et sourcils (ou souris, ou sourire) de Vénus.

Ces tendres parasols de fleurs blanches ou rosées, sur une sorte d’escalier de feuilles bleu-vert taillées en peignes (on dirait qu’il y en a mille…), forment pour ainsi dire le pansement individuel à la portée du militaire en campagne. Un ancien infirmier de la guerre de 1914-1918 a rapporté comment, faute de pharmacie, il avait soigné avec de l’achillée les blessures légères de dizaines de « poilus ».

DESCRIPTION : Le Millefeuille est une plante vivace à racines fusiformes, petites, blanchâtres. La tige, qui peut atteindre 1 mètre de hauteur, est sillonnée dans la longueur, un peu velue, rameuse vers le haut. Les feuilles, alternes, sessiles, longues et étroites, sont divisées en segments étroits, très fins, ce qui lui a valu son nom. Les fleurs, blanches, visibles de juin à octobre, sont disposées en capitules, l’ensemble forme un corymbe terminal. Le fruit est blanc, comme coupé à son sommet, un peu comprimé.

CULTURE ET RÉCOLTE :

Commun dans toute l’Europe, le Millefeuille peut pousser jusqu’à 2500 mètres d’altitude. Il aime les terrains secs ou sablonneux. Sa multiplication s’effectue par semis après l’été ou au printemps. Récoltez les sommités fleuries en pleine floraison, réunissez-les en bouquets, suspendez-les dans des endroits secs et aérés.

millef2 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees
millef3 USAGES : Stimulant de la circulation du sang, le Millefeuille est utile contre les varices, les hémorroïdes, pendant la période de ménopause, associé à d’autres plantes contre l’obésité et la cellulite.
Diurétique, il élimine les boues et le calculs rénaux.
Emménagogue, il facilite la venue des règles et en calme les douleurs, il active la digestion, lutte contre les gaz intestinaux.
Astringent, il facilite la cicatrisation des plaies de toute nature.

INDICATIONS :

- PREVENTION DES HEMMORRAGIES INTERNES,
- DIGESTION DIFFICILE, AEROPHAGIES,
- TROUBLES DE LA CIRCULATION SANGUINE,
- AIDE À LA CICATRISATION DES PLAIES EXTERNES.

 

potpharmacie032.jpg

Publié dans "M**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 2 Commentaires »

DIABETE ET EQUILIBRE

Posté par eurekasophie le 12 juillet 2009

 

diabete2.jpg

QU’EST-CE QUE LE DIABÈTE ? 

 

 

La glycémie est la quantité de sucre ( glucose ) dans le sang.

 

Le diabète est une augmentation de la glycémie 

 

 

Glycémie normale : entre 0,70 et 1, 10 g/l à jeun et dans les deux heures qui suivent un repas 

 » Prédiabète «           : entre 1,10 et 1,26 g/l à jeun

Diabète                                  : au-dessus de 1,26 g/l à jeun 

Dans le diabète, la glycémie s’élève car l’hormone ( l’insuline) qui permet au glucose d’entrer dans vos cellules pour leur fournir de l’énergie est absente ou insuffisante ou a du mal à agir. L’insuline est en fait la clé qui permet au sucre ( l’énergie de votre corps) de rentrer dans vos cellules tout comme la clé de votre réservoir permet de mettre de l’essence dans votre véhicule.

Dans le diabète de type 1, la clé est perdue: il faut la remplacer         cl1.gif    ponctuation29.gif

Dans le diabète de type 2 ( le plus fréquent) , la serrure est bouchée ( ce sont généralement les graisses au niveau du ventre qui empêchent l’insuline d’agir) : il faut déboucher la serrure , aider à la production de clés et à terme également la remplacer. cl.gif

 

 

loupe.gifZOOM SUR L’INSULINE

 

♥ Diabète de type 1 : vitale ! Sans insuline, il y a rapidement une augmentation de la glycémie et risque d’acidocétose.

♥ Diabète de type 2 : 

  • Généralement toujours suffisante pour éviter l’acidocétose.
  • Mais reste à terme nécessaire pour avoir un bon équilibre glycémique et éviter les complications.
  • Le traitement par insuline peut être retardé en maintenant un bon équilibreglycémique.
  • Il faut donc rechercher l’équilibre, d’abord grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, puis, si insuffisant, par des médicaments. 

 

loupe.gif zoom sur les facteurs de risque

Mal connus dans le diabète de type 1 et 2, ils sont représentés par :

  • L’hérédité

  • Le surpoids ( surtout s’il est localisé autour de la taille).

  • L’hypertension artérielle

  • L’augmentation des triglycérides dans le sang .

  • Pour les femmes, le fait d’avoir eu un enfant pesant plus de 4 kg à la naissance ( signe d’une probable hyperglycémie pendant la grossesse).

  • L’âge.

Qu’est-ce que l’HbA1c ?

HbA1c signifie hémoglobine glyquée.

Le glucose a la propriété de se fixer sur l’hémoglobine des globules rouges en fonction de sa concentration. L’HbA1c  correspond à la quantité de glucose fixé par les globules rouges au cours des 3 derniers mois.

Chez un individu non diabétique, l’HbA1c est à moins de 6 % . L’objectif au cours du diabète est d’obtenir une HbA1c à moins de 6,5 % même si la valeur reste souvent acceptable jusqu’à 7 % . Au-dessus de 8 % , il y a danger réel et nécessité de discuter rapidement avec son médecin d’un changement de traitement.

Une évaluation de 1% de l’HbA1c correspond environ à une augmentation de 30 mg / dl de la glycémie moyenne au cours des 3 derniers mois mais aussi de 30 % du risque de complications.

Inversement, chaque fois que vous réduisez de 1% votre HbA1c, vous réduisez de 30 % votre risque de complications.

 

loupe.gif Zoom sur les discordances entre HbA1c ET GLYCÉMIE à JEUN

 

Plusieurs échelles de correspondance entre HbA1c et moyenne glycémique sur 3 mois existent mais une des plus pratiques correspond au tableau suivant.

Il arrive que la glycémie à jeun soit bien plus basse que l’HbA1c ne le laisse supposer (exemple: glycémie à jeun 110, HbA1c à 8% ) .  Dans ce cas, il faut suspecter une augmentation importante des glycémies après les repas et les surveiller.

Si votre lecteur le permet, comparez les moyennes des glycémies avant et après les repas ….Vous pourriez avoir des surprises !

 

diabete3.jpg diabtelecteur.jpg

diabete4.jpg

HUMOUR 

 

% HbA1c                                                                 Moyenne glycémique sur 3 mois (mg/dl)

6                                                                                                                                           120

7                                                                                                                                            150

8                                                                                                                                            180

9                                                                                                                                            210

 

À quoi ça sert de mesurer ma glycémie ? 

L’Auto Surveillance  Glycémique (ASG) a beaucoup d’avantages.

  L’ASG vous permet de connaître immédiatement votre glycémie.

 

  L’ASG vous permet de voir l’effet d’un aliment sur votre glycémie.

 

  L’ASG vous permet d’adapter vos doses d’insuline.

 

  L’ASG est également importante lorsque la glycémie peut varier de façon inhabituelle: activité physique mais aussi maladie, stress, prise de certains médicaments ( cortisone par exemple.

 

  L’évolution de la moyenne des glycémies indiquée par votre lecteur vous permet de savoir si votre équilibre s’améliore ou non.

diabtecalepin.pngIl est important de noter les glycémies sur un carnet en utilisant bien les colonnes prédéfinies ( avant et après repas ). Cela permet une lecture  » verticale  » du carnet et ainsi de déterminer à quel(s) moment(s) de la journée vos glycémies sont souvent anormales ( trop hautes ou trop basses).

 

loupe.gifZoom sur l’ASG 

  • Les résultats sont en mg/dl (par exemple: 235 mg/dl = 2,35 g/l…………….73mg/dl= 0,73 g/l 
  • Attention de vérifier que votre lecteur est bien calibré chaque fois que vous changez de boîte de bandelettes; en cas d’oubli de calibration, le résultat peut être faux.
  • Utiliser l’ASG avant mais aussi 1h30 à 2h00 après le début du repas pour évaluer l’effet des aliments et du traitement.
  • Discuter du nombre et de l’horaire des mesures à faire avec votre médecin ainsi que de la conduite à tenir devant un résultat donné.

Pourquoi certains diabétiques prennent-ils des comprimés et d’autres de l’insuline ? 

Le diabète de type 2 est une maladie évolutive. Lors du diagnostic, 50 % des cellules du pancréas sont déjà  » épuisées » sans retour possible.  Le pancréas va continuer à s’épuiser jusqu’à ce qu’il ne puisse plus fabriquer d’insuline et que l’on soit obligé d’en apporter sous forme d’injections.

L’évolution du diabète ne peut pas être évitée mais on peut la retarder en maintenant un bon équilibre glycémique grâce à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et des médicaments.

Finalement, après un délai plus ou moins long ( très prolongé si diagnostic précoce et un bon équilibre maintenu) , de l’insuline sera nécessaire.Elle ne doit pas faire peur: elle permet au contraire de sauver de nombreuses années de bonne qualité de vie au prix d’une ou plusieurs injections par jour ne prenant que quelques secondes, pouvant être faites très discrètement grâce aux stylos injecteurs et étant parfaitement indolores.

 diabtestyloinjecteur.jpg Il ne faut pas trop attendre pour débuter l’insuline sinon des complications risquent d’apparaître.

 

loupe.gifZoom sur les traitements 

  La tendance est souvent d’arrêter les traitements une fois que la glycémie, la tension artérielle ou le cholestérol sont normalisés.

  Le diabète et toutes ces anomalies qui l’accompagnent, sont des maladies chroniques.

♦  Arrêter le traitement reviendrait à enlever ses lunettes une fois que l’on voit bien ! Si votre glycémie s’est normalisée, c’est grâce au traitement ( et bien sûr aussi à l’alimentation que vous surveillez ). Si vous arrêtez le traitement, la glycémie remontera…….

  Si vous ne tolérez pas le traitement, parlez-en à votre médecin et / ou à votre pharmacien. Parfois, de simples conseils peuvent améliorer les choses. Sinon, il y a toujours une autre possibilité de traitement. Mais n’arrêtez pas le traitement de vous-même !!

 

Quels sont les risques à long terme si je ne me traite pas ? 

Le risque existe dans les 2 types de diabète: il n’y a pas de  » petit  » diabète. Le risque de complications chroniques existe quel que soit le diabète mais toutes ces complications peuvent être PREVENUES ou RETARDEES avec un traitement précoce et bien suivi .

Elles touchent:

  • Les yeux ( rétinopathie) : aucun ressenti avant que les lésions soient très avancées. Il faut faire un fond d’oeil tous les ans pour détecter des lésions débutantes et de les traiter.
  • Les reins ( néphropathie) : l’atteinte initiale ne peut se détecter qu’avec un dosage annuel de microalbuminurie. S’il est anormal, il existe des médicaments permettant ( au moins au stade initial ) de revenir en arrière.
  • Les nerfs ( neuropathie) : sensations  désagréables ( brûlures, piqûres) des pieds mais plus souventune insensibilité de ceux-ci exposant à des plaies qui mettent très longtemps à cicatriser.
  • Le coeur et les artères: le risque de faire un infarctus est pratiquement comparable au risque de quelqu’un qui aurait déjà fait un infarctus.  

 

loupe.gifZoom sur l’hypertension artérielle 

Si vous êtes diabétique, il faut maintenir votre tension artérielle à moins de 130/80 ( ou 13/8) car l’hypertension artérielle :

  • Augmente le risque cardiovasculaire ( infarctus, accident vasculaire cérébral,…..).
  • Aggrave la rétinopathie (atteinte des yeux).
  • Aggrave la néphropathie (atteinte des reins): les reins sont les filtres qui éliminent certaines substances de votre sang. Si vous faites passer de l’eau sous forte pression dans un filtre à café, il s’abîmera plus que si l’eau passe sous faible pressio. C’est la même chose pour vos reins !

diabtetensiomtre.jpg
Si votre tension artérielle est trop élevée, il faut réduire votre consommation de sel, essayer de perdre du poids ( si embonpoint ), et si cela ne suffit pas, prendre les triatements que vous prescrira votre médecin.

 

 

Comment prendre soin de mes pieds ? 

  • Ne jamais marcher pieds nus, même chez vous.
  • Examinez vos pieds tous les jours, recherchez plaies, ampoules,…..En cas de doutes consultez !
  • Avant de rentrer dans l’eau du bain, vérifiez la température avec la main pour ne pas vous brûler.
  • Bien choisir vos chaussures. Achetez les en fin de journée et prenez les assez larges avec des talons pas trop hauts ( sinon tout le poids reposerait sur l’avant-pied). Ne sacrifiez ni votre confort, ni votre santé à la mode !
  • Ne mettez jamais de chaussures fermées pieds nus. Elles ne sont pas prévues pour ça.
  • Ne faites pas de  » chirurgie de salle de bain  » : n’utilisez jamais de ciseaux, de pinces pour vos pieds. Vous pourriez vous couper sans vous en rendre compte. Utilisez des limes en carton et de la pierre ponce ou des râpes NON métalliques.
  • Si vous voyez mal ou n’êtes pas assez agile pour atteindre vos pieds, allez régulièrement voir un podologue. Dites lui bien que vous êtes diabétique. Vous ne devez jamais saigner lors d’un soin des pieds.
  • Hydratez vos pieds tous les jours avec une crème adaptée. Des crevasses pourraient apparaîtr, sources de plaies parfois profondes.

loupe.gifZoom sur la fragilité de mes pieds 

soinpieds.jpgVos pieds sont fragiles pour 2 raisons.

L’accumulation du sucre, au cours des années, endommage les nerfs et notamment ceux qui vont aux pieds et qui permettent de sentir la douleur ou la chaleur. Ainsi, vous pouvez avoir une plaie ou une brûlure du pied parfois profonde, sans ressentir aucune douleur. Une 2ème atteinte peut aggraver les choses : l’atteinte des artères et des petites artères qui irriguent le pied. Ceci survient dans la très grande majorité des cas chez les fumeurs ( ou anciens fumeurs) . Le sang circule moins au niveau de la plaie qui guérit moins bien. Une infection peut se développer et peut parfois aller jusqu’à l’os. Mais une seule des atteintes ( nerfs ou artères ) peut suffire à entraîner une plaie qui peut avoir parfois une évolution redoutable, d’autant plus inacceptable qu’elle aurait pu être évitée avec des précautions simples.

 

Pourquoi y a-t-il un écart entre la mesure de la glycémie du laboratoire et celle de mon lecteur ? 

Le sang utilisé pour les 2 mesures est différent: sang total au bout du doigt et plasma et issu du prélèvement réalisé au pli du coude pour le laboratoire. Une différence de 20 % entre ces 2 valeurs est tolérée car cela n’entraîne aucune conséquence clinique.

Pour que les valeurs soient comparables, il faut qu’elles aient été mesurées exactement au même moment ( amenez votre lecteur au laboratoire dans la salle d’attente, faites une glycémie comme d’habitude au bout du doigt). 

Un écart de 20 % du lecteur est toléré. Mais au fond, l’important est que le résultat ne change pas votre décision. Après tout, même les radars au bord de route tolèrent une marge d’erreur……

Il est fortement conseillé de procéder à une comparaison de résultats entre deux lecteurs de glycémie, qui, de toutes façons, ne vous donneront pas le même résultat.

 

loupe.gifZoom sur les dosages de cholestérol 

  • Au cours du diabète, le cholestérol n’est pas plus élevé que chez les personnes non diabétiques mais le diabète rend le cholestérol plus  » agressif « .
  • Il ne faut en fait plus parler de son cholestérol total mais de son bon cholestérol (HDL) et de son mauvais cholestérol (LDL).
  • Le risque d’avoir un cholestérol trop élevé est qu’il se dépose sur les artères et qu’il les bouche.
  • Pour éviter cela, il faut arrêter le tabac,diminuer la tension artérielle à moins de 130/80 et réduire le cholestérol LDL à moins de 1,3 voire moins de 1g/l.

Discutez de vos objectifs avec votre médecin.

diabtelecteur2.jpg

 

J’ai mal aux doigts à force de me piquer pour mesurer ma glycémie

  • La plupart des stylos autopiqueurs permettent d’obtenir une goutte de sang de façon quasi indolore sous réserve qu’ils soient bien utilisés: 
  •  Piquer le côté de la dernière phalange du doigt ( jamais le bout du doigt: terminaison nerveuses plus nombreuses ), éviter le pouce et l’index.
  • Il faut changer la lancette à CHAQUE test .
  • Lavez-vous les mains: si vous venez de toucher un aliment ( un fruit), le sucre que vous aurez au bout du doigt peut fausser le résultat et vous donner un chiffre élevé.
  • Utilisez l’eau chaude pour vous laver les mains avant de vous piquer le bout du doigt: cela favorise l’arrivée du sang.
  • Choisissez avec votre médecin un lecteur dont les bandelettes nécessitent une quantité minime de sang.
  • N’utilisez pas d’alcool sur le doigt avant de vous piquer ni aucun autre produit qui risquerait de fausser le résultat.
  • Certains lecteurs permettent de prélever du sang ailleurs qu’au bout du doigt mais il y a des précautions à respecter: parlez-en à votre médecin.
  • Il faut insister sur le fait que le stylo autopiqueur est un instrument PERSONNEL qui ne doit en aucun cas être prêté même en changeant la lancette.

loupe.gif Zoom sur l’injection d’insuline 

  Comme l’ASG , l’injection d’insuline est quasi indolore mais des règles sont à respecter.

♥  Il ne faut pas réutiliser ses aiguilles.

  Il faut bien choisir la taille des aiguilles : en fonction de votre corpulence mais aussi de vos doses.

  Le stylo en cours doit être conservé à température ambiante ( quelle que soit l’insuline ). Il se conserve ainsi 4 semaines.

  L’insuline ne supporte pas le gel ni des températures à plus de 30 ° C à 40 ° C . Ne jamais la laisser dans une voitur, même brièvement, même garée à l’ombre…

Il ne faut pas nettoyer la peau à l’alcool avant l’injection: vous auriez notamment plus de risque de saigner.

 

J’ai peur des hypoglycémies. Que faire ? 

La définition  » officielle  » d’une hypoglycémie est une glycémie à moins de 0, 60 g/l (60 mg/dl) mais en pratique, on considère souvent qu’une hypoglycémie correspond à une glycémie à moins de 0 70 g/l ( 70 mg / dl) . Attention, des symptômes authentiques peuvent survenir en cas de baisse rapide de la glycémie ( passer rapidement de 3 g/l à 1g/l peut entraîner de réels symptômes). 

Les symptômes sont variables d’une personne à l’autre, mais on observe souvent des palpitations, des tremblements, des  » fringales « , des sueurs. 

Une fois l’hypoglycémie corrigée, pour éviter qu’elle ne se reproduise, il faut en trouver la cause ( mais mangez avant de chercher, sinon de toute façon vous n’aurez pas les idées claires !) : repas insuffisant ou décalé, activité physique imprévue,……

Essayez d’anticiper ces situations et adaptez votre traitement selon les indications du médecin. 

Parfois vous ne trouverez pas de cause. Si les hypoglycémies se répétaient, contactez votre médecin. 

 

loupe.gif Zoom sur la correction des hypoglycémies

pomme.gif coca.gifsucre.jpg

Pour corriger une hypoglycémie, 15 g de glucides suffisent généralement à augmenter la glycémie de 50 mg /dl . Essayez de vous limiter à 15 g de glucides et vérifiez votre glycémie 20 minutes après. Vous verrez ! 

Il faut choisir des aliments purements sucrés ( sucre, fruits, jus de fruit, miel, pâtes de fruit, soda non  » light » agira beaucoup plus vite qu’un solide. Il faut 20 minutes pour que les symptômes disparaissent.

15 g de glucides, c’est 3 sucres mais aussi 1 fruit ( orange, petite pomme ), 15 cl ( 1/2 canette ) de jus de fruit ou de soda non  » light » .

Vous devez TOUJOURS avoir du sucre sur vous si vous êtes traité par insuline ou avec certains comprimés.

 

Je pars en vacances à l’étranger, comment gérer un décalage horaire ? 

 Le diabète ne doit pas vous empêcher de voyager. Vous devez adapter votre diabète à votre vie et non l’inverse.  Cela n’empêche pas de prendre quelques précautions et préparer son voyage avec son médecin pour anticiper le décalage horaire.

 diabtestyloinjecteur.jpg      Si vous avez un injection d’analogue lent et des injections d’analogue rapide avant les repas, il faut bien entendu conserver l’analogue rapide en fonction des repas.

Pour l’insuline lente, si le séjour est de courte durée, vous avez intérêt à conserver 24 heures entre chaque injection en changeant l’horaire de l’injection d’insuline.

Au retour, vous reprendrez d’emblée votre horaire habituel. 

Si vous avez 2 injections de lente ou des mélanges parlez-en à votre médecin mais il faut retenir qu’il faut toujours se caler vers le pays de destination.

 

loupe.gif Zoom sur comment transporter mon traitement et mon lecteur de glycémie 

avion007.gif

  • Conservez toujours votre matériel sur vous et ne vous en séparez jamais.
  • Ayez toujours votre ordonnance avec vous
  • Ayez toujours un certificat de votre médecin ( et un double en anglais ) disant que vous devez transporter et garder sur vous à tout moment votre matériel.
  • En avion, ne mettez jamais votre matériel ou vos médicaments en soute à bagage: ils ne supporteraient pas le gel.
  • A l’hôtel, ne laissez aucune aiguille et aucun matériel en vue: enfermez  le tout dans une valise ou un sac fermant à clé.
  • Prenez une bonne assurance de rapatriement car les soins peuvent être aléatoires ou très chers en fonction des pays.
  • Dans l’avion, attendez bien d’avoir votre plateau devant vous pour faire votre injection de rapide ! 

Pourquoi le contrôle du poids est-il important ? 

Un excès de poids correspond pratiquement toujours à un excès de graisses et se concentre souvent au niveau de la taille. Or, c’est cette graisse qui va empêcher  l’action de l’insuline.

Si une ou plusieurs personnes de votre famille ont un diabète de type 2, il est très probable que vos gènes ne soient pas très favorables…et votre risque de développer un diabète est alors important.

Il est alors encore plus important de  » gagner  » des crans de ceintures que des kilos sur la balance, même si les deux paramètres évoluent généralement dans le même sens.

Si vous perdez du tour de taille, votre insuline ( ou celle que vous injectez) agira plus facilement, il en faudra donc moins ( ou moins de médicaments). Cela permettra également  » d’économiser  » votre pancréas qui aura moins besoin de forcer pour fabriquer plus d’insuline.

 

loupe.gif Zoom sur l’IMC 

psepersonne.gif

 

  • L’IMC ( Indice de Masse Corporelle) se calcule avec la formule suivante: Poids (kg) / taille²  ( m) .

A titre d’exemple, un individu ayant une taille de 1, 70 m et un poids de 90 kg a un IMC de 90/ (1,7 X 1,7) = 31,1 kg / m² . L’IMC a ses limites, mais rend de grands services car l’évaluation du risque se fait souvent en fonction de l’IMC.

 IMC

< 20                        Maigreur

20-25                     Normal

25-30                     Surpoids

30-40                     Obésité

> 40                        Obésité  » morbide « .

 

Sur quoi repose une bonne hygiène alimentaire ?

Tout le monde devrait manger comme un diabétique. Mais une alimentation équilibrée permet de diminuer les risques de maladie cardiovasculaire, de cancers, et surtout de se sentir mieux dans son corps et donc dans sa tête ! 

Une alimentation équilibrée doit comporter: 

 pain.jpgDes sucres lents ( pain ou féculents) à chaque repas, ils apportent l’énergie.

 

tomates1.gif Des légumes de saison à chaque repas, sources de vitamines, de fibres et…..de plaisir.

 

 fromage009.gif Un laitage à chaque repas. Inutile de prendre du 0%, évitez plutôt les laitages entiers. Le fromage peut être consommé en quantité modérée ( riche en lipides) et pas plus d’1 fois par jour.

En fin de repas , un fruit melon1.gif que l’on peut une fois par semaine, remplacer par un dessert  » amélioré » ( tarte, sorbet,….)  tarte.gifToujours en fin de repas.

La viande ne doit être consommée qu’une fois par jour; préférez du poisson,  poisson1.gifgénéralement moins gras. Quant à la charcuterie, elle n’est pas interdite mais doit être limitée ( par exemple, 1 fois par semaine où elle remplacera la viande).

ATTENTION aux plats tout préparés, généralement très riches en sucre, en graisses et en sel.

 

loupe.gif Zoom sur le sel 

sel03.gif

  • Le sel masque le goût des aliments, ce qui est dommage !
  • Il stimule l’appétit, vous n’avez peut être  pas  besoin de cela !
  • Il augmente le risque d’aggravation d’une hypertension et de ce fait accélère la progression des atteintes du rein.
  • En l’absence de néphropathie, il n’est pas question de supprimer le sel mais de le limiter au profit des herbes, du citron, des épices.
  • Evitez les eaux gazeuses trop salées, limitez les conserves, le jus de tomates, les soupes en sachet, ne rajoutez pas systématiquement du sel ( surtout avant d’avoir goûté ! ) et d’une façon générale, évitez le sel à table.

 

Il paraît que l’on peut manger du sucre, est-ce vrai ? 

En matière de diététique et diabète, rien n’est interdit. Tout est une question de quantité, de moment de la prise .

Si vous êtes diabétique de type 1 traité par insuline lente et rapide et que vous voulez rajouter un dessert sucré au repas, ajoutez quelques unités d’insuline avant le repas — ou avant le dessert. Attention, sachez bien que l’insuline lente ne vous  » couvrira  » absolument pas si vous mangez entre les repas. Il faut systématiquement refaire un peu de rapide à ce moment là.

Si vous êtes diabétique de type 2, la consommation d’un produit sucré est également possible mais méfiez-vous de la quantité et de la fréquence. En ce qui concerne ces  » extras » ou la simple consommation de fruits, faîtes attention de bien les manger en fin de repas et non pas au milieu de la matinée ou de l’après-midi. A ces moments là, vous n’êtes plus  » protégés  » par les comprimés pris au moment des repas. D’autre part, comme on l’a vu, votre pancréas s’épuise. A priori, il faut donc éviter de trop le solliciter pour le préserver…..

 

loupe.gif Zoom sur les édulcorants

  • L’idéal est de se déshabituer du goût sucré.
  • La consommation d’édulcorants doit rester de préférence occasionnelle
  • Certains édulcorants ( xylitol, mannitol,….) contenus dans les chewing-gums sans sucre contiennent presque autant de calories que le sucre.
  • Les autres édulcorants n’apportent pas de calories mais certains produits contenant des édulcorants contiennent également des glucides.
  • Attention par ailleurs à ne pas escalader dans les doses.
  • Attention à certains produits allégés en sucres qui sont souvent enrichis en graisses……….

 

Quel est l’intérêt de pratiquer une activité sportive ?

L’activité physique a un intérêt énorme dans le diabète.  On ne parle pas ici de sport ni de compétition mais d’une activité quelle qu’elle soit ( marche, natation, vélo, danse ….) pourvu qu’elle plaise ( sinon de toute façon vous ne la poursuivrez pas ) et qu’elle puisse être faite sur une base régulière.

Les gestes de la vie courante peuvent aussi constituer des activités physiques non négligeables: marcher au lieu de prendre sa voiture, monter les escaliers, faire son ménage ( ! ) Il faut bouger ! L’activité physique – associée à la diététique – améliore l’équilibre glycémique.

Voici quelques dépenses caloriques ( en kcal / heure) induites par des activités physiques. 

 

ACTIVITÉ                                        DÉPENSES POUR UN SUJET DE 70 KG                    DÉPENSES POUR UN SUJET DE 90 KG

Marche à ≈ 3 km/h                                                                       240                                                                          312

Marche à ≈ 5km/h                                                                        320                                                                          416

Marche à ≈ 7 km/h                                                                       440                                                                           572

Jogging à 11 km/h                                                                         920                                                                            1230

Bicyclette à ≈ 10 km /h                                                                240                                                                            312

Nage ≈ 23 m/ min                                                                         275                                                                             358

Saut à la corde                                                                              750                                                                               1000

Tennis                                                                                             400                                                                               535

Lorsque vous restez assis sur une chaise vous utilisez environ 120 kcal / heure. Rappel: 1 g de sucre correspond à 4 kcal. Il faut donc en tenir compte et adapter le traitement en conséquence.

 loupe.gif  Zoom sur les sports à risque 

  • Choisir un sport adapté et ne pas vouloir tout faire tout de suite.
  • Attention aux sports où une hypoglycémie peut avoir des conséquences redoutables pour votre sécurité ( plongée sous marine ) mais aussi parfois celle des autres ( alpinisme ).  Ces sports ne sont plus strictement interdits mais demandent à être pratiqués dans des conditions extrêmement rigoureuses.
  • La boxe est déconseillée : risque pour l’oeil.

Comment gérer l’activité physique ?

Prenez soin de vos pieds.

Hydratez-vous suffisamment et régulièrement.

  Si vous êtes traités par insuline, il faut éventuellement consommer régulièrement des glucides ( généralement environ 15 g avant l’activité puis toutes les 30 à 45 minutes en fonction de l’activité et de la glycémie ) . Surveillez votre glycémie et demandez conseil à votre médecin.

♣  Attention au risque d’hypoglycémie prolongé parfois plus de 12 heures après l’activité ( pensez à baisser la dose d’insuline rapide du soir pour éviter les hypoglycémies nocturnes ! ).

  Si vous êtes traités par certains comprimés, une adaptation des doses peut être parfois réalisée.

Demandez conseil à votre médecin.

 

loupe.gif Zoom sur les situations à risque ou dangereuses 

  • Voir un cardiologue avant de débuter une activité physique surtout si celle-ci impose des accélérations brutales ( tennis, vélo, ….) et que vous avez d’autres facteurs de risque cardiovasculaires ( tabac, hypertension, cholestérol entre autres).
  • Vérifiez votre glycémie avant l’activité physique

— Si elle est plutôt basse, mangez un peu et attendez 15 à 20 minutes pour débuter le sport.

—Si elle est élevée ( > 250 ), il est essentiel de vérifier la présence d’acétone. Si la cétonurie est positive, reportez l’activité physique et faîtes un rajout d’insuline rapide; le risque majeur sinon est l’acidocétose.

  • Dans tous les cas, utilisez régulièrement l’ASG.

 

 

Publié dans PRENDRE SOIN DE SOI | 16 Commentaires »

TOUT SUR LES PLANTES CARNIVORES

Posté par eurekasophie le 11 juillet 2009

 

 

plantescarnivores.gifLes secrets pour cultiver les plantes carnivoresplantescarnivores3.gif

 

 

Culture et entretien au quotidien des plantes carnivores

Avant toute chose, rappelez-vous que dans la nature les végétaux sont livrés à eux-mêmes et jamais dérangés. En culture, il est parfois nécessaire de manipuler les plantes ( taille, rempotage, etc….) mais il est essentiel de comprendre que plus ces manipulations seront limitées et mieux les plantes se porteront. Un pied quelque peu délaissé pendant quelque semaines et que l’on croyait retrouver en piteux état peu parfois surprendre par sa vigeur !

L’arrosage

untitled.bmp

A vant d’arroser, vérifiez bien que l’eau que vous allez utiliser est bien adaptée: vous trouverez tout les renseignements utiles sur cette page : L’eau pour les plantes carnivores.

Une règle simple: les plantes carnivores ne doivent jamais manquer d’eau, les arrosages seront fréquents, voire quotidiens. Si l’on n’utilise pas de pots à réserve d’eau, le plus pratique sera de placer une soucoupe sous le pot avec en permanence environ 1cm d’eau. Ne pas utiliser cette méthode avec les nepenthes qui n’apprécient pas d’avoir sans cesse les pieds dans l’eau. En revanche ils réclament un subtrat toujours humide: arrosez souvent mais laissez le surplus s’écouler librement. En hiver de façon générale limiter les arrosages et retirer les soucoupes, et pour les plantes au repos limiter encore plus (sol juste humide mais surtout pas détrempé).

 

La taille

insectedionee.jpg IL n’est pas indispensable de tailler les plantes carnivores. Cependant il peut parfois être utile de retirer les parties mortes, dans un but esthétique mais aussi pour éviter l’apparition de moisissures.Il est préférable de ne tailler que le nécessaire, c’est à dire seulement les parties mortes. Il y a toujours un risque d’affaiblir inutilement une plante par une blessure. A l’automne, ne taillez pas les plantes qui passent l’hiver à l’estérieur; attendez le printemps pour cela: les feuilles, même sèches, les aident à se protéger du froid.

Pour procéder à la taille, utilisez un outil bien tranchant et propre.

Le rempotage 

La périodicité du rempotage sera défnie par l’état du substrat. Si la plante est cultivée dans de bonne conditions et arrosée avec une eau de bonne qualité, un rempotage tous les 3 à 4 ans est suffisant. A l’inverse  si les conditions sont mauvaises ( en particularité l’eau) le substrat va rapidement se décomposer et un rempotage annuel sera impératif. Lors de cette opération délicate, prenez garde aux fragiles racine et aux rhizomes souvent cassants. Si le subtrat s’est décomposé, essayez d’en retirer le maximum des racines avant de placer le pied dans son nouveau pot. Soyez extrêmement prudents lors du rempotage des pinguiculas: leurs racines sont fragiles et il n’est pas rare de perdre la plante suite à un rempotage mal effectué.

Les parasites

Malgré leur particularité, les plantes carnivores ne sont malheuresment pas protégées contre les parasites animaux! Pour s’en débarraser, utiliser des produits classiques du commerce. Toutefois il est préférable d’uiliser des produits biologiques, souvent beaucoup moins nocifs. Les bombes aérosols de traitement ” prêt à l’emploi” sont si possible à éviter, ce procédé étant bien plus agréssifs vis à vis des plantes ( et accesoirement leur prix est bien souvent trop élevé en comparaison des insecticides à diluer soi-même).

Il arrive souvent que de minuscules insecte blancs soient présents en quantité à la surface du subtrat. Il s’agit souvent de collemboles, petits insectes qui apprécient l’hulidité et capable de sauts de 50 à 100 fois la hauteur de leur corps. Ces insectes sont absolument inoffensifs, il est donc inutile d’essayer de s’en débarraser, d’autant plus qu’ils peuvent nourrir les plantes de petites tailles ( Drosera, Utriculaires…)

 

 

plantescarnivores1.gifplantescarnivores2.gifplantescarnivores.gif

 

Jean-Jacques Labat, pépiniériste et propriétaire d’une des plus grandes collections de plantes

carnivores du monde, nous livre tous les secrets pour réussir sa culture de plantes carnivores.

DkoMaison : en pot en en graines, que choisir ?

Je conseille de les acheter en pot au printemps ou en été. C’est un peu plus cher qu’en graines, mais on en profite tout de suite. De plus, ces plantes conviennent pour l’extérieur et l’intérieur, on peut donc les placer où l’on veut selon la saison.

DkoMaison : les meilleurs endroits pour les acheter ?

Les acheter chez des spécialistes, surtout quand on débute. Vous serez certains d’avoir les meilleurs conseils. Dans les jardineries et grandes surfaces, les personnes ne sont pas forcément formées pour cette culture particulière.

DkoMaison : des exemples d’espèces très faciles à cultiver ?

Le gobe-mouche de Vénus (Dionaea) : incontournable, et de loin l’espèce la plus connue avec ses feuilles en mâchoires (voir notre photo ci-dessus).

La rossolis du Cap (Drosera) : elle fonctionne sur le principe du papier collant. Elle est très facile à faire pousser !

La plante trompette (Sarracenia) : les 8 espèces et hybrides de cette espèce sont également faciles à cultiver.

Les grassettes  (Pinguicula) : leurs feuilles sont grasses au toucher. Attention, si cette espèce est facile à entretenir, contrairement aux autres, elle ne se rempote pas.

La tasse à singe (Nepenthes Rebecca) : parfaite dans une salle de bain ou une véranda. Contrairement aux autres, cette Tasse de singe a besoin d’un peu d’engrais (choisir de l’engrais pour orchidées).  

DkoMaison : une plante carnivore, on la nourrit ?

Non, pas besoin de s’armer d’une tapette à mouches ! Une plante carnivore est autonome. Si les insectes font défaut, elle puise sa nourriture dans la terre.

Dkomaison : comment bien arroser ses plantes carnivores ?

En hiver (novembre à mars) : veillez à toujours avoir une terre humide, mais pas d’eau stagnante dans la coupelle.
En été (avril à octobre) : laissez la plante baigner dans 1 à 2 cm d’eau en permanence.

DkoMaison : la culture de plantes carnivores est-elle sans danger ?

Totalement ! Ces plantes ne produisent pas de poison. Leurs pièges sont mécaniques. Si le chat la grignote, il ne court aucun danger.

Les 6 règles d’or 

·    Ne pas hésiter à placer les plantes en plein soleil, elles adorent la lumière.
·    Le substrat idéal : ¾ de tourbe blonde naturelle, mélangée à ¼ de sable de quartz pour aquarium.
·    Utiliser des pots bien étanches avec un réservoir d’eau ou une soucoupe. Surtout pas de pots en matière poreuse.
·    Utiliser de l’eau de pluie pour l’arrosage ou de l’eau déminéralisée. Eviter l’eau minérale ou filtrée.
·    Rempoter sa plante dès l’achat. Et ne pas hésiter à la placer dans un grand pot ! Ensuite, un rempotage tous les 3-4 ans suffit.
·    Ne jamais utiliser d’engrais (sauf pour les Nepenthes)

TOUT SUR LES PLANTES CARNIVORES dans TOUT SUR LES PLANTES CARNIVORES Dionaea%20muscipula Drosera-capensis- dans TOUT SUR LES PLANTES CARNIVORES Nepenthes Pinguicula
Dionaea muscipula Drosera capensis Nepenthes Rebecca Pinguicula Tina

Publié dans TOUT SUR LES PLANTES CARNIVORES | 7 Commentaires »

12
 

Quantum SCIO |
Le Mangoustan |
actumed |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Violence conjugale
| Psychothérapeute PAU
| Soleil levant