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BRULURE

Posté par eurekasophie le 21 novembre 2008

Les analgésiques, les cicatrisants, les antibiotiques. Particulièrement: Amandier. Bardane. Bouillon blanc. Bourrache. Carotte cultivée. Carotte sauvage. Chardon. Chou. Eglantier. Epinard. Fougère. Lierre grimpant. Ortie. Sapin. Souci.

Mon conseil: cataplasmes locaux d’un mélange haché menu de carotte, de chou, d’épinard et de feuille de lierre grimpant ( une seule par cataplasme), le tout additionné de jus d’ortie, et de pétales de souci.

Ou, plus simplement encore, s’il ne s’agit que de brûlures légères: application sur les parties atteintes de feuilles de lierre fraîches, soigneusement lavées.

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COLIQUES HEPATIQUES

Posté par eurekasophie le 21 novembre 2008

Les purgatifs et les cholagogues. Particulièrement: Artichaut. Bardane. Bouleau. Chardon. Chélidoine. Chicorée. Chiendent. Chou. Gentiane. Gui. Lierre terrestre. Pissenlit. Romarin. Sauge.

Mon conseil: même préparation que pour les calculs biliaires.

Ou bien: cataplasmes de feuilles de chou et de feuilles de cresson hachées, additionnées d’un blanc d’oeuf battu en neige.

Ou encore: une bonne infusion de menthe fraîche (une poignée de plante par litre d’eau; 2 à 3 tasses par jour).

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LE THYM ET LE SERPOLET

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2008

thym4.jpg       Le thym

Merveilleuse famille , généreuse amille que celle des labiées! Après nous avoir superbement donné la sauge, la mélisse, le romarin, la menthe, la sarriette, le lamier et dix autres herbes de joie et de sant, il fallait encore qu’elle nous offre le thym et le serpolet.

Les Anciens connaissaient fort bien ces deux herbes, au reste très proches l’une de l’autre, et très variables quant à la forme ( le serpolet rampe davantage que le thym, qui pousse n petits bouquets; ses fleurs sont aussi un peu mauves). Théophraste et Dioscoride, en Grèce, les disaient propres à calmer les convulsions, à réduire les inflammations de l’intestin et du foie, à provoquer les règles lorsqu’elles sont défectueuses, et à calmer les spasmes de toute nature.

Charlemagne, quant à lui, en avait ordonné la culture dans ses capitulaires, de nos jours, les gouvernements ne passent plus de décrets concernant les bonnes herbes et c’est bien regrettable….C’est regrettable d’autant plus qu’il se prive ainsi des moyens de lutte fort efficaces contre les épidémies— lesquelles , on nous serine à longueur de temps, coûtent beaucoup d’argent. Aujourd’hui, lorsque la grippe arrive, on a que ……les antibiotiques . Je prétends, quant à moi, qu’on peut parfaitement préparer son organisme à résister à de telles épidémies par une consommation régulière d’herbes antiseptiques—et notamment le thym et le serpolet. Pourquoi ne pas essayer ? Des générations de nos ancêtres s’en sont fort bien trouvées. Je ne dis pas qu’il faille s’en tenir à ce qu’ils savaient: mais qui peut le plus peut le moins; les prescriptions que je vous donne présentent le double avantage d’être bon marché et d’être fort simples à suivre…..

Le thym et le serpolet ont les mêmes vertus, mais plus marquées chez le premier des deux. Ils sont stimulants et toniques, ce qui les fait recommander contre toutes les faiblesses organiques, notamment celles du système nerveux (neurasthénie, dépression, « manque de ressort », apathie) et du système circulatoire ( qui se traduisent par des vertiges, des migraines, des bourdonnements d’oreilles, etc.).

Ils constituent en outre les meilleurs amis de l’estomac et de l’appareil digestif— ce qui justifie leur emploi en cuisine (sur les viandes, dans les sauces, dans les soupes). Ils sont antispasmodiques, c’est-à-dire qu’ils luttent efficacement contre tous les spasmes, depuis la coqueluche et la toux jusqu’aux palpitations, en passant par les crampes d’estomac, l’asthme et l’insomnie.

Ils sont diurétiques, ce qui les fait indiquer contre les faiblesses des reins et de la vessie, contre la rétention d’urine, contre les rhumatismes et contre la goutte. Ils sont vermifuges ( conseillés tout particulièrement aux enfants, parce qu’ils les tonifient en même temps qu’ils les débarrassent de leurs parasites). Ils régularisent le cycle des femmes. Ils exercent la meilleure action dans tous les troubles de l’appareil respiratoire (rhume, angines, bronchites, pneumonies, pleurésies). Par-dessus tout, ils sont antiseptiques: ils éliminent les virus et les bactéries dans l’atmosphère par leur arôme (dû au thymol, ou « camphre de thym », qu’ils contiennent), ils détruisent ces germes infectieux dans l’organisme. Ainsi du furoncle à la fièvre typhoïde et du panaris à la tuberculose, il n’est pas une maladie à microbes qui ne puisse être soulagée par ces chères petites plantes. Bien évidemment, dans les cas bénins, le thym et le serpolet suffisent, alors qu’ils doivent être de simples alliés du médecin dans les cas graves.

A l’extérieur, outre les affections où il importe de désinfecter ( plaies, abcès, ulcères, brûlures, etc.), le thym et le serpolet peuvent rendre les meilleurs services contre les contusions, les foulures, les bleus, la goutte, les rhumatismes et les maux de dents; il vous faudra administrer ces remèdes, selon les cas, en compresses, en pansements, en lotions, etc.

Les bains complets de thym et de serpolet sont fort efficaces contre le rachitisme. Les bains locaux de ces plantes soulagent les douleurs des seins chez les femmes, et soignent les inflammations des yeux chez les petits enfants.

RECOLTE

Le serpolet (que l’on nomme encore thym sauvage, thym rouge, thym bâtard, poulliot, pouilleux, poujeu, poleur, serpoule, bouquet, sent-bon, etc.), fleurit de la fin du printemps à l’automne, dans la majeure partie de l’Europe; récoltez-le dans la nature lorsqu’il a le plus de parfum, et faites-le sécher en petits bouquets dans un endroit bien aéré.

Le thym vrai (que l’on nomme aussi thym commun, farigoule, barigoule, frigoule ou pote), a des « moeurs » plus méridionales: il lui faut du soleil pour épanouir ses jolies fleurettes en été. Récoltez-le au hasard de vos promenades dans le Midi, et faites-le également sécher en petits bouquets.

Si vous le cultivez au jardin (ce qui vaut évidemment mieux que de l’acheter dans n’importe quel magasin, sans aucune garantie de pureté), alors choisissez pour lui un sol léger, calcaire et pierreux: l’humidité lui est fatale. Achetez-en quelques pieds chez votre horticulteur, et mettez-les en terre plein Sud, si possible sous un mur qui les protège des vents froids et leur renvoie la lumière. Récoltez en été, en laissant quelques pousses faire des graies pour l’année suivante.

PREPARATION ET EMPLOI

Usez du thym et du serpolet de toutes les façons possibles en cuisine. Pour le reste, voici quelques recettes éprouvées:

1°) SERPOLET

serpolet3.jpg

Infusion :

jetez une dizaine de brins de serpolet dans un litre d’eau (3 à 4 tasses par jour.)

Infusion concentrée:

pour l’usage externe : jetez une poignée de serpolet dans un litre d’eau. (En lotions, compresses, massages….).

Bains de mains et de pieds, douches vaginales:

mêmes proportions que pour l’infusion concentrée.

Poudre:

de serpolet: écrasez longuement une branche de serpolet dans un mortier ou sous une bouteille; recueillez la poudre, et mélangez-la à du miel.( Dose pour la journée.)

Liqueur:

de serpolet: faites macérer 3 ou 4 branches de plante sèche ou fraîche dans 1/4 de litre d’eau-de-vie. (Une cuillerée à café, de temps à autre.)

Tisane composée:

( pour ceux qui souffrent du foie): jetez une pincée de serpolet et une pincée d’anis vert par tasse d’eau. ( Une tasse chaque soir.)

2°)  THYM

Infusion:

comptez une petite branche de thym partasse de breuvage, et ajoutez-y éventuellement quelques feuilles de menthe, de mélisse ou de sarriette. (2 tasses par jour.)

Infusion ou décoction:

pour l’usage externe (compresses, lotions etc.): jetez 2 à 3 poignées de thym dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds:

mêmes proportions que pour la recette précédente.

Poudre:

de thym: procédez comme pour la poudre de serpolet. (Une petite branche écrasée par jour, dans du miel.)

Gargarismes:

au thym: faites bouillir pendant 1/4 d’heure une poignée de thym dans 2 litres d’eau; sucrez au miel.

Dentifrice:

au thym: faites macérer 3 poignées de plante dans 1/2 litre d’eau-de-vie, et frottez-vous les dents chaque jour en trempant votre brosse dans cette préparation.

Cataplasmes:

de thym: chauffez quelques poignées de thym frais, et appliquez la plante directement sur l’endroit douloureux (rhumatismes, bronchites, etc.)

POUR FINIR,

un bon conseil: si vous voulez passer un hiver sans rhume, faites une petite cure préventive de thym et de serpolet, en prenant tous les soirs une infusion bien chaude à 2 pincées de chaque plante par bol.

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LE SAPIN ET LE PIN……

Posté par eurekasophie le 19 novembre 2008

  Après ce petit voyage en Alsace préparant Noël et ses festivités, je dois bien revenir chez moi pour vous parler du sapin et de ses vertus thérapeutiques, ce dont je vais me faire une joie….

« Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure….. »

Oh! qu’elle me ravit, cette chanson: elle a la couleur des Noëls de mon enfance, avec une messe de minuit , des clochettes et des cadeaux ………Il n’y avait pas certes  beaucoup de cadeaux à la maison, car nous ne roulions pas sur l’or: mais que voulez-vous, ils étaient offerts avec le coeur! Y songez-vous, de temps à autre, à vos Noëls ? Vous rappelez-vous vos bonheurs simples d’enfants qu’une panoplie d’Indien ou qu’une poupée comblait ?

Etes-vous encore capable d’en faire ressurgir toute la joie? Si oui, alors vous n’avez pas perdu vos  » racines ».

Pour moi le sapin est un peu le symbole de cette union des hommes et des végétaux. A la folie du monde actuel, il oppose sa sagesse, sa force tranquille, son calme et sa générosité. Car il nous chauffe et nous protège. Car il nous offre l’ombrage de sa ramure épaisse en été, et l’abri de ses branches lorsque vient la saison froide. A cela, j’ajoute qu’il nous guérit. La résine, les jeunes pousses, la poix, l’essence qu’on en tire (ou qu’on vole à son cousin le pin), possèdent mille vertus médicinales. Toutes comptent aujourd’hui parmi les armes favorites des phytothérapeutes. La liste complète de toutes les espèces et sous-espèces de ces arbres serait fastidieuse à dresser: sapin pectiné (ou sapin blanc, ou sapin argenté ou sapin noir, ou sapindes Vosges), épicéa, mélèze, pin parasol,pin maritime, pin sylvestre, pin laricio, pin noir, pin de montagne, ce ne sont là que quelques représentants de ce vaste groupe végétal. En fait , si tous sont utiles, le sapin pectiné  et le pin sylvestre ont le plus de vertus.

On emploie essentiellement la résine de ces arbres, les bourgeons du pin sylvestre, et l’essence de térébenthine. Un célèbre phyothérapeute disait que la résine était le sang des conifères, et qu’elle pouvait, d’une certaine manière, devenir notre propre sang. Il  avait parfaitement raison . Non seulement les « perles précieuses » qui coulent des blessures du sapin et du pin excitent toutes les sécrétions et activent les glandes endocrines (les « maîtresses de notre organisme »), mais encore elles agissent favorablement sur la plupart des organes. Zimmermann, médecin allemand du siècle dernier, recommandait la cure exclusive de résine contre la tuberbulose: il exagérait à coup sûr, mais pas autant qu’on pourrait le croire. En réalité, la résine donne les meilleurs résultats contre les bronchites ( chroniques ou aiguës), les pneumonies et les pleurésies. Notre époque, dira-t-on, dispose d’antibiotiques pour soigner de telles affections; mais rien n’interdit de recourir aux vieilles méthodes pour aider les neuves, et pour limiter leurs inconvénients……Or la résine est encore efficace contre une infinité de troubles. Vous l’emploierez avec succès contre les mauvais fonctionnements du système urinaire, les cystites, les calculs de la vessie, les pertes blanches et la blennorragie. En outre, elle ait merveille contre les coliques hépatiques. Boulettes, pommades, pilules à la résine, sont actives contre les vers parasites. Recourez encore à cette substance contre les hémorragies et les afflux anormaux de sang (notamment pendand les règles). Enfin la résine est un antidote du phosphore, et peut rendre de grands services en cas d’intoxication par cet élément (pensez-y, si vous habitez àproximité d’une usine qui en fabrique).

Mais la résine présente quelques  inconvénients. Il ne faut pas en abuser, faute de quoi on s’expose à quelques troubles désagréables (vertiges, nausées, etc.). Les bourgeons du sapin et du pin, surtout ceux de ce dernier ( pour être plus précise: surtout ceux du pin sylvestre), ne recèlent pas les mêmes dangers, tout en restant très efficaces. Non seulement vous pouvez les employer contre les maladies de l’appareil urinaire ( inflammation des reins, cystite, blennorragie, etc.), mais encore ils se montrent actifs contre la toux, la grippe, la coqueluche, les embarras pulmonaires et l’asthme. En outre, ils donnent d’exellents résultats contre le scorbut, ils provoquent la sueur, et ils calment les spasmes de l’estomac et de l’intestin. Une friction énergique, une lotion ou un bon bain de bourgeons de pin, peuvent guérir l’acné et les maladies de la peau en général, ou bien encore « requinquer » un sujet déprimé, neurasthénique, apathique, ou bien encore soutenir un coeur défaillant et « remettre à neuf » un foie épuisépar les excès. Faut-il ajouter qu’on peut attendre les meilleurs effets des bains de vapeur aux bourgeons ? C’est aux sujets anémiques et aux enfants rachitiques, alors, que je les recommanderai. En précisant bien que ce traitement,pour être populaire , n’en est pas moins reconnu par les plus hautes autorités médicales.  N’assiste-t-on pas à cet étrange phénomène que la vapeur donne aux urines l’odeur de la violette caractéristique de la résine ? Telles sont les vertus de ces chères plantes…….

Quant à l’essence de térébenthine, extraite par distillation de la térébenthine, c’est-à-dire de la résine purifiée et déshydratée, ses utilisations sont multiples. Une bonne partie de la production annuelle est absorbée par l’industrie pharmaceutique. Au reste, le médicament est connu depuis fort longtemps puisqu’on l’employait dès le haut Moyen Age sous le nom d’aqua ardens,  » eau ardente ». Rien n’est interdit, aujourd’hui d’en rétudier les qualités. A l’extérieur—-et uniquement  l’extérieur—, l’essence de térébenthine est un révulsif et un rubéfiant efficace (elle attire le sang soit hors des parties lésées, pour les soulager, soit vers elles, pour hâter l’intervention des défenseurs de l’organisme, les globules blancs). Non seulement elle guérit les ulcères et les brûlures, mais elle calme les névralgies. Tous les rhumatisants, tous ceux qui souffrent d’une sciatique ou d’un lumbago, auront intérêt à y faire appel. Et de même, un bon cataplasme imbibé d’essence de térébenthine peut faire merveille contre les bronchites, les maux de gorge, la coqueluche et les pneumonies. C’est là un éventail étonnant de propriétés.

Il y a, à mes yeux, comme de la magie dans les productions médicinales des conifères. Ne vous disais-je pas tout à l’heure, que c’étaient de bien  généreux végétaux ? Que d’ingratitude, chez les hommes qui les abattent par forêts entières, pour de l’argent…. » Arrête un peu le bras », disait notre grand poète Ronsard au bûcheron. Il faudrait arrêter de saccager la nature…… En aurons-nous la force et les moyens ?  C’est qu’il est déjà bien tard.

Récolte

Il convient de ramasser les bourgeons du pin sylvestre ( éventuellement d’autres pins, de l’épicéa ou du sapin) au printemps, lorsqu’ils sont bien tendres et bien collants de résine fraîche. Tâchez de les conserver le plus longtemps possible, à l’abri de l’humidité.

C’est également au printemps que la résine est la plus riche. Entaillez un tronc pour en recueillir les larmes, comme font les gemmeurs des Landes. L’essence de térébenthine ne manque pas dans les bonnes herboristeries. Il suffit qu’elle soit garantie pure, sans « adjuvants » chimiques. Vous pouvez également, si vous le voulez, cueillir les jeunes aiguilles de l’année, et les utiliser comme des bourgeons: elles sont moins actives. Rien ne vous empêche, enfin, pendant que vous êtes en forêt, de faire une provision ……….d’oxygène. Et c’est même » peut-être la meilleure garantie de succès de votre cure.

Préparation et emploi

Boulettes

de résine: avalez chaque jour la grosser d’une larme de résine pure, pendant 7 jours. (Cure de printemps, contre les maladies du système respiratoire.)

Pilules

de résine (contre les maladies du système urinaire): mêlez 3 cuillerées à soupe de résine et 6 cuillerées à soupe de réglisse en  poudre; malaxez; prenez-en la valeur d’un grain de café par jour.

Pommade

à la résine (pour toutes les applications externes): mélangez 4 parties d’huile d’amandes douces et 4 parties de résine; chauffez légèrement au bain-marie; ajoutez-y une partie de cire d’abeille.

Infusion

de bourgeons: jetez-en une petite poignée  dans un litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour.)

Décoction

de bourgeons (pour usage xterne): jetez une grosse poignée de bourgeons dans un litre d’eau. ( lotions, compresses, etc.)

Bains de mains et de pieds

de bourgeons: mêmes proportions que pour la recette précédente.

 

Vapeur

de bourgeons: faites bouillir pendant plusieurs heures une grande bassine d’eau et de bourgeons dans une petite pièce bien close (genre sauna).

Frictions

à l’essence de térébenthine: faites-les à l’essence pure, ou à l’essence étendue d’huile de camphre.

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LE FRAISIER

Posté par eurekasophie le 14 novembre 2008

fraisedesbois2.jpgJe ne parlerai pas ici de la fraise de culture , sélectionnée, aseptisée, manipulée, dénaturée, gorgée d’engrais chimiques, qu’on peut importer du Cap en hiver, et qui n’a plus, en fait de goût, qu’une vague saveur sucrée……

Seule l’adorable, la délicieuse, l’élégante fraise des bois m’intéresse; c’est la parure vermillon des buissons d’ombre verte; c’est la larme de sang pur des coteaux et des forêts enchantés au joli mai frémissant.

Quoi de plus ravissant que ses feuilles à trois lobes du vert le plus tendre ? que ces fleurs rosacées à 5 sépales et à 5 pétales immaculées, avec un buisson d’étamines d’or au centre ? que ces fruits (ses faux fruits, en vérité, les vrais étant constitué par les « graines » superficielles de la fraise) rouges comme les lèvres des jeunes filles? Le fraisier, sous ses airs modestes, se multiplie activement, non seulement par ses graines, mais encore végétativement, à coups de stolons, tiges qui partent d’un pied, s’enracinent à quelque distance, et donnent bientôt une nouvelle plante. L’espèce, de la sorte, à très ingénument colonisé la Terre…..

Le fraisier sauvage, dit encore capron, caperonnier, majaufe ou breslingue, était à l’évidence déjà connu de nos ancêtres des cités lacustres (en témoignent de nombreuses graines fossiles). Les Anciens l’estimaient, du médecin grec Théophraste aux poètes latins Ovide et Virgile. Au Moyen Age, la plante était considérée comme magique, et c’est seulement au XVI ème siècle que les médecins ont recommencé de s’y intéresser de près. Ils l’ont dite alors propre à guérir les plaies et les ulcères, les coliques, la dysentrie, les maladies de la rate, les inflammations du foie, les infections des reins et de la vessie, enfin les affections de la bouche et les dents branlantes. Le grand botaniste suédois Linné lui-même, un peu plus tard, jurait s’être soigné de la goutte par une véritable  débauche de fraises, et l’écrivain français Fontanelle, qui mourut centenaire, leur attribuait sa verdeur…… Madame Tallien, quant à elle, s’en servait pour préparer ses bains de beauté: la recete n’a pas été perdue; il est une femme merveilleuse qui entretient la fraîcheur de son teint par la seule application de rondelles de fraises des bois.

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Rien n’est plus agréable que de boire un thé de fraises, confectionné avec les feuilles et les racines de la plante. Rien n’est plus utile aussi, car le breuvage est trèspropre à purger le sang, à stimuler tous les organes et à calmer le nerfs. (L’infusion de racines donne une couleur rougeâtre aux urines, mais elle est absolument sans danger.) A l’aide des feuilles pilées du végétal, on fabrique des cataplasmes fort efficaces contre les ulcères et les plaies infectées. La décoction de feuilles et de racines sert en bains de mains et de pieds ou en lavements contre les diarrhées, en lotion contre les mauvaises gerçures, et en gargarismes contre les maux de gorge.

La fraise en elle-même– le fruit rouge et délicieux de cette espèce que les dieux ont bénie–, est fort nutritive, apéritive, rafraîchissante, purgative et calmante. Cure intensive recommandée à tous ceux qui souffrent de paresse intestinale, aux malades du foie, aux goutteux, aux rhumatisants, aux nerveux, aux anémiques et à tous les convalescents (car elle est reminéralisante, grâce à son fer, à son phosphore, à son calcium, à sonbrome, etc.). Son suc frais, appliqué sur la peau, nettoie, entretient et embellit cent fois mieux cette dernière que toutes les lotions chimiques (dangereuses) que certaines publicités imposent aux femmes.

La fraise n’a qu’un inconvénient: certains sujets sensibles, après en avoir absorbé une certaine quantité, réagissent en développant une forte crise d’urticaire. Ceux-là devront évidemment s’abstenir d’y avoir recours–encore que j’aie vu infiniment plus de crises d’urticaire imputables à des fraises  » industrielles  » qu’à des fraises sauvages……D’ailleurs, il n’est pas sûr que la fraise soit la cause d’allergies véritables: il serait bon de penser que les boutons et les rougeurs, lorsqu’ils apparaissent, sont le signe de l’expulsion brutale des toxines contenues dans le corps–expulsion due à l’effet purgatif des délicieux fruits rouges.

Récolte

Cueillez les fraises des bois quand elles sont bien mûres: la saison dépend en vérité du lieu où vous vous trouvez (dès avril en Provence, jusqu’en août à 1500 m d’altitude dans les Alpes)…. N’oubliez pas de rapporter de votre promenade une provision de racines et de feuilles du végétal. Quand à la fraise de culture, au jardin, elle fera vos délices….et votre santé, à condition que vous l’entreteniez sans insecticides ni engrais chimiques.

 

Préparation et emploi:

 

Infusion

de racines et de feuilles: comptez une poignée de plante fraîche ou sèche par litre d’eau. (A volonté.)

Thé

de racines et de feuilles: procédez comme pour un thé normal, après avoir soigneusement lavé les racines. (A volonté.)

Décoction

de racines et de feuilles (usage externe: lotions, bains de mains et de pieds, gargarismes, etc.): comptez une poignée et demie de plante par litre d’eau.

Dentifrice

de fraises: réduisez en poudre une poignée de feuilles et de racines de fraisier, et mêlez-les à de la craie également pulvérisée; frottez vos dents et vos gencives à la brosse, à sec, et rincez. Je vous certifie que vos gencives se renforceront, et que l’émail de vos dents sera bien moins attaqué que par n’importe quel dentifrice.

Lait de beauté

à la fraise: recueillez le suc frais des fruits mûrs, et mélangez-le à un peu de lait; laissez plusieurs heures, voire toute la nuit sur votre visage, avant de rincer à l’eau de rose.

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L’ESTRAGON

Posté par eurekasophie le 13 novembre 2008

estragon1.jpgMa grand-mère Louise en mettait partout; sitôt que j’avais le hoquet, elle m’envoyait au jardin en cueillir un morceau, et me le faisait mâcher: c’était souverain. De même, quand elle soupçonnait que j’avais des vers, c’est au « petit dragon », comme elle l’appelait, qu’elle recourait aussiôt: je n’ai jamais eu à m’en plaindre.

Les vertus de l’estragon (ou dragonne ou encore serpentine); sont fort nombreuses, et je vous les recommande de toutes les façons possibles: dans vos salades, sur vos biftecks, avec votre poulet, évidemment. N’oubliez pas d’en ajouter un brin dans vos conserves de cornichons, de petits oignons et de légumes au vinaigre: il atténuera l’acidité de ces mets, et leur donnera un parfum délicieux.

L’estragon nous vient des grandes plaines infinies de Sibérie et de l’ouest de l’Amérique du Nord. C’est une plante de la famille des composées, comme le pissenlit ou la marguerite, mais qui appartient au genre des armoises, tout comme l’absinthe. Il se caractérise par sa grande taille, souvent plus d’un mètre , par ses jolies feuilles du plus beau vert, et par ses fleurs minuscules, réunies en petites boules. Il a été introduit en Europe occidentale au temps de la croisade, et c’est de l’arabe tharchoûm que dérive le mot « estragon ».

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Végétal recommandé essentiellement comme apéritif t comme ami de l’estomac. Il est capable de redonner le goût de manger aux plus faibles, aux convalescents, aux névrosés, aux angoissées, aux neurasthéniques. Il combat les mauvaises digestions, les ballonnements, les aigreurs d’estomac, l’aérophagie et les fermentations intestinales. De plus il se révèle diurétique ( utile en cas de goutte, de rhumatisme, de rétention d’urine, de paresse des reins et de la vessie). Son action contre les rhumatismes et l’arthrose des vieillards est particulièrement intéressante. Il est encore capable de régulariser le cycle des femmes. Il est vermifuge. Et il calme la douleur, notamment les rages de dents.

Récolte

Vous ne trouverez guère d’estragon dans la nature, sinon à proximité de quelques jardins d’où il se sera échappé. Cultivez-le dans une bonne terre profonde: il se multiplie par rejets de souche. Récoltez les branches au fur et à mesure de vos besoins.

Préparation et emploi:

Infusion:

Jetez 3 à 4 branches d’estragon frais dans un litre d’eau. ( 2 à 3 tasses par jour, surtout après les gros repas.)

Bains de mains et de pieds:

Un petit bouquet de plante fraîche dans une cuvette d’eau.

Cataplasmes:

(notamment contre les maux de dents et les rhumatismes): à appliquer frais sur la partie douloureuse.

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AUBEPINE

Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

aubpine4.jpgLes oiseaux cherchent protection dans son feuillage tel un message venu du ciel. La symbolique n’est jamais uniquement théorique, elle nous enseigne et suscite bien souvent à travers sa poésie et ses images une action sur le concret. Si la fonction de cet arbuste est de protéger ceux qui s’y cachent, celle de sa fleur est de soigner les maux (ou mots) du cœur, ainsi que ceux associés au circuit nerveux qui rend possible toute action de vie.

Blanche est l’Aubépine… la force de la Lumière s’oppose à celle de l’ombre et finira par prendre le dessus. C’est un « duel » à travers l’union car la Lumière gagnera en s’unissant à son opposé. Symbole d’amour et de mariage manifestant dans nos coutumes l’union des polarités. Message on ne peut plus explicite pour l’homme qui par sa double essence doit s’unir à sa part d’ombre, car c’est la loi majeure de l’incarnation que d’épouser la Terre pour être épousé du Ciel, l’Acte de l’Universel Amour.

Pilier central, horloge interne en chacun de nous, le coeur régularise le mouvement en faisant écho à l’Horloge Universelle. Le cœur, par ses deux mouvements – aspiration et expiration – du sang, exprime les deux faces de l’amour : le don et l’accueil. Il contient ainsi la Création et toutes ses Lois, par sa position d’axe et par son mouvement d’expansion et de contraction de l’univers. L’amour est don et aussi réceptivité. Jaillissement, irradiation sans fin, il est aussi bien vide parfait et totale attraction.

Tout comme chacun de nos organes, le coeur, par ses manifestations de désordre, nous envoie des messages. Les maladies sont des cris de douleur et manifestent le chaos qui règne dans notre conscience. Ainsi se font-elles les messagères de nos angoisses qui jalonnent les évènements du passé et du présent. Le coeur rythme notre temps individuel, c’est notre tempo intime. Pour que cela se passe dans de bonnes conditions, il a besoin d’un espace réservé et intime, archaïquement : d’un territoire; Et chaque fois que ce territoire spatio-temporel sera profané, investi, volé ou supprimé, le coeur en souffrira d’une manière ou d’une autre et cela se manifestera par une pathologie cardiaque. Le cri du coeur sera : « Je veux vivre à mon rythme dans mon temps ». Quel est par conséquent l’enseignement ? J’ai retrouvé dans mes vieux livres un extrait écrit dans un langage un peu particulier certes, mais combien explicite…

 » A chacun son Rythme et par conséquent ses rythmes issus de son Rythme. Mais d’où est issu ton Rythme ? Est-il issu de tes pensées qui te disent de te presser ou de ne pas te presser ou bien est-il issu du véridique de toi-même évoqué ainsi, pulsant de ton Ame ou mentions du mental ? Sans désir d’aller vite, sans désir de prendre son temps : le juste Rythme est donné qui est adéquat aux évènements à vivre sur le chemin. »

Utilisation de la plante sur le cœur : Par son action régulatrice du muscle cardiaque, l’Aubépine diminue les palpitations. Elle diminue la tension artérielle chez les hypertendus en favorisant la circulation coronaire par vasodilatation. Elle tonifie les cœurs fatigués et peut être utilisée à titre préventif contre l’infarctus du myocarde et l’angine de poitrine.

Le buisson d’Aubépine… conducteur d’électricité semble imager chez l’homme le système nerveux. Ce système alimenté par d’une source mystérieuse, transforme en électricité l’énergie qu’il reçoit. A travers lui, l’éclaire de la pensée et de la Pensée réunies, anime le corps et le relie à l’esprit.

Il faut noter que les battements du coeur sont gérés par le tronc cérébral. Nous comprenons ainsi la relation thérapeutique que cela induit.

Utilisation de la plante sur le système nerveux : l’aubépine en agissant sur le système nerveux calme les angoisses, la nervosité et les insomnies, chez l’adulte et l’enfant. On l’a surnommé « bonnet de nuit » à cause de ses propriétés à provoquer le sommeil.

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FORMES D’UTILISATION

Décoction

Contre la fièvre ( à boire, ou en bains de pieds): jetez 10 pincées d’écorce hachée par litre d’eau. ( 2 à 3 tasses ou 2 à 3 bains par jour.)

** de fruits séchés contre la diarrhée (à boire) : jetez 10 pincées de baies dans un litre d’eau, et absorbez la totalité du liquide obtenu par petits verres, en 48 heures.

Infusion

** de fleurs contre tous les spasmes et les troubles circulatoires: jetez deux bonnes poignées de fleurs par tasse d’eau bouillante. ( 2 à 3 tasses par jour, aussi longtemps qu’il le faut, avec des interruptions régulières de quelques jours.)

Bains de mains et de pieds

** de fleurs ( mêmes indications que l’infusion): jetez 10 à 20 pincées de corolles par litre d’eau. 2 bains par jour. Accompagnez ces bains de pieds et de mains, qui ne consituent qu’un traitement d’entretien, de compresses sur la région du coeur, dans les cas d’angine de poitrine, d’infarctus, de tachycardie ou d’oedème pulmonaire. Pour les maux d’estomac ( crampes, etc.), renforcez également les bains de pieds et de mains par des compresses chaudes sur la région douloureuse, après les repas. Appliquez des compresses sur les reins contre les lumbagos. Des compresses glacées sur la tête, en cas de migraine nerveuse, peuvent avoir les meilleurs effrets. Les bains de pieds sont à éviter si l’on souffre de varices: il vaut mieux s’en tenir, alors, aux bains de mains.

Cataplasmes

**de fleurs fraîches ou de fruits écrasés: contre les crises d’angine de poitrine, les palpitations, les diarrhées, les lumbagos, les rhumatismes.

REMARQUE IMPORTANTE – Pour être pleinement efficace, un traitement à base d’aubépine doit être régulier et prolongé, ce qui ne présente aucun inconvénient du fait de son absence de toxicité, d’accumulation, de risque d’accoutumance, ainsi que l’absence de tout effet secondaire.

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L’ABSINTHE

Posté par eurekasophie le 11 novembre 2008

absinthe3.jpgabsinthe2.jpgJe n’imaginais pas , quand je rencontrais cette grande herbe d’argent ciselé au détour des chemins poudreux et ensoleillés de Gavarret, qu’elle avait tué Verlaine et qu’elle avait été, à la fin du siècle dernier, à l’origine d’un fléau social aussi terrible que l’est aujourd’hui l’usage des stupéfiants. Ce concentré d’amertume, qui symbolise les épreuves de la vie dans les Ecritures Saintes, contient en effet un poison redoutable. A faibles doses, c’est un apéritf, au même titre que l’anis ou le fenouil. A doses exagérées, elle devient une drogue dont on ne peut plus se passer. Elle attaque le système nerveux dans son ensemble, et entraîne des hallucinations, puis un engourdissement général, l’hébétude, la déchéance physique et la mort…..

La grande absinthe, encore appelée aluine, alvine, herbe sainte, armoise amère ou herbe aux vers, se reconnaît aisément à ses feuilles duveteuses, argentées et découpées en fines lanières, à ses fleurs minuscules réunies en capitules comme de charmants pompons jaune pâle, et surtout à l’odeur forte et aromatique qu’elle exhale lorsqu’on la froisse entre les doigts.

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L’Absinthe et ses bienfaits

L’Absinthe : (Artemisia absinthium), de la famille des composacées, connue également sous le nom de Grande Absinthe, Absinthe commune ou officinale, Alvine ou encore Herbe aux vers, symbole de l’amertume elle était considérée comme une panacée, il n’est nullement étonnant que la déesse Artémis lui donna son nom en reconnaissance des bienfaits qu’elle prodiguait aux humains. Les feuilles et les sommités fleuries, sont les parties de l’absinthe qui jouissent le plus des propriétés bienfaisantes dont voici certaines:
- Combat la paresse des estomacs (selon les Tablettes à signes cunéiformes de Gilgamesh, en Assyrie et Babylone).
- On l’utilisait en Egypte ancienne comme vermifuge et contre les maladies de l’estomac.
- Les Gaulois s’en ceinturaient les reins pour combattre les rhumatismes tandis que leurs
femmes s’en servaient pour faire venir leurs règles.
- L’absinthe est également employée contre le mal de mer et ses nausées.
- Très bon tonique et stimulant possédant des vertus apéritives connues, elle est recommandée chez les anémiques et les convalescents (excite l’appétit tout en favorisant la digestion).
- Recommandée aux
femmes pales et affaiblies et aux adolescentes fatiguées (facilite les règles et les rends moins douloureuses).
- Excellent vermifuge actif contre les ascaris et les oxyures malgré son goût amer qui doit être masqué pour le
faire accepter des enfants.
L’Absinthe s’emploie en infusion avec du vin, de la bière, en poudre et également en décoction.

En utilisation interne:

- 5 à 6 g de sommité par litre d’eau bouillante à raison de 2 ou 3 tasses à café par jour.
- Comme vermifuge: l’infusion est à prendre à jeun pendant 4 à 5 jours 1/2 heure avant le petit déjeuner.
- Avec du vin: Faire macérer 20 à 30 g/l pendant 8 jours; prendre un verre à liqueur avant chaque repas.
- Avec de la bière: 10 g d’absinthe à macérer pendant 12 heures dans une grande tasse de bière. A absorber le matin à jeun, 5 jours de suite comme vermifuge.
- En poudre: Pulvériser la plante séchée dans un mortier. la poudre est utilisée comme fébrifuge ou vermifuge à raison de 2 à 3 g soit dans une boisson chaude soit dans du miel ou dans de la compote de pruneaux. On peut également mêler cette dose à 2 g de poudre de réglisse et 0.5 g de poudre d’anis vert.

En utilisation externe:

- Contre les vers des enfants: employer un cataplasme chaud de plante infusée sur le ventre du malade.
- En décoction: 50 g de plante par litre, à utiliser comme lotion sur les plaies ou pour imbiber les compresses.
Il est à noter que l’absinthe officinale pousse dans les lieux incultes et pierreux, le long des murs et dans les endroits secs. C’est une plante vivace à tige cannelée et poilue, dont la hauteur varie de 0.4 à 1.5 m. Les feuilles profondement découpées, sont argentées par-dessous. Les nombreuses petites fleurs d’un jaune verdâtre, disposées en grappes, apparaissent de juin à septembre. Toute la plante dont la saveur est amère, dégage une forte odeur aromatique.

Mais attention !!!! Avec cette énergique « herbe de Diane » , les doses doivent être scrupuleusement respectées. Qui les dépasse s’expose à une série de troubles assez graves( maux de têtes, vertiges, inflammation des conjnctives, etc.). Je déconseille formellement l’usage de cette plante aux femmes enceintes, aux femmes qui allaitent, et à tous ceux qui souffrent d’hémorragies de l’estomac ou de l’intestin.

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DARTRES

Posté par eurekasophie le 31 octobre 2008

Les dépuratifs en général. Pariculièrement: Absinthe. Achillée mille-feuille. Angélique archangélique. Artichaut. Aunée. Bardane. Bouillon blanc. Bouleau. Bruyère. Cerfeuil. Chardon. Chélidoine. Chêne. Chicorée. Chou. Cresson. Eglantier. Epinard. Fumeterre. Genêt à balais. Mélisse. Navet. Noyer. Ortie. Ronce. Rose. Sauge. Thym. Violette.

Mon conseil: cataplasme de feuilles de chou, de cresson et de navet chaudes.

Ou encore: bains de mains et de pieds de la composition suivante: une poignée de feuilles d’artichaut, une poignée de fleurs et de feuilles d’aunée, une poignée de feuilles de  bardane, quelques feuilles demi-fraîches de chélidoine, une poignée de chicorée ( racines comprises), une demi-poignée de fleurs de genêts à balais, une demi poignée de lavande, et une poignée d’ortie, pour 2 litres d’eau.

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ENTORSES ET FOULURES

Posté par eurekasophie le 29 octobre 2008

Les analgésiques, les adoucissants. Particulièrement: Arnica. Camomille. Carotte cultvée. Carotte sauvage. Chou. Lierre terrestre. Navet. Sauge.

Mon conseil: teinture d’arnica et cataplasmes de feuilles de chou chauffées.

Ou encore: compresses imbibées d’une décoction de feuilles de chélidoine (une grosse poignée pour un litre d’eau, qu’on laissera réduire d’un tiers).

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