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GRATTERON…

Posté par eurekasophie le 18 juin 2009

 

souris.gifbugsbunny1.gifgailuron2.gif           Ha non, c’est pas vrai……… il est venu avec ses potes ! C’est quoi cette faune déjantée? 

 

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Présentation
Famille : Rubiacées
• Le Gratteron est le plus commun de ces plantes grimpantes qui s’accrochent à tout ce qui se présente : aux végétaux pour s’élever ; aux animaux et aux vêtements pour sa dispersion. Moins amusant que la Bardane, il est plus tenace puisque ses fruits, ses feuilles mais aussi sa tige sont munis de crochets. Rameuse dès la base, cette tige, qui peut atteindre un mètre de long, porte des verticilles de 6 à 8 feuilles allongées qui se terminent par une pointe. Pédonculées, les petites fleurs blanches ont des corolles à quatre pétales et se rangent en cymes. Le Gratteron est une plante annuelle si envahissante que les Anciens l’avaient déjà remarquée, d’où son nom latin d’“aparine”, signifiant “qui s’agrippe”.

Habitat
• Il y a peu de buissons ou de haies qui échappent aux envahissants tentacules du Gratteron. On le rencontrera fréquemment dans toute l’Europe, de préférence sur les sols riches et humides.

Cueillette
• Le Gratteron est une fleur que vous ramènerez sans inconvénient à la maison, et sans le vouloir… sinon celui de vous défaire de ses multiples petits crochets.
- Elle fleurit sur une période qui dépasse largement la saison estivale, de mai à septembre.
• Les graines étaient autrefois torréfiées pour faire une espèce de café;

gratteronfruit2.jpg         Joli fruit du gratteron !
Phytothérapie
• Propriétés : anti-inflammatoire, apéritif, cicatrisant, diurétique, laxatif, sudorifique, tonique, vulnéraire…
• Constituants : glucosides (aspéruloside), minéraux (silice…)…
• Le Gaillet augmente la teneur du sucre dans le sang : diabétiques s’abstenir !
Faîtes sécher la plante entière au début de la floraison.
Les feuilles fraîches et les jeunes sommités pourront être cuisinées à la façon des épinards ou en soupe.
• En usage externe, l’infusion de feuilles fraîches peut être utilisée pour soulager des coups de soleil et autres brûlures.
• Les feuilles fraîches écrasées feront un excellent cataplasme pour soigner les ampoules des marcheurs.
L’infusion pourra aussi être utilisée comme antipelliculaire.

Anecdote
• Le nom de Gaillet vient de “gala” : “lait”, pour le pouvoir de faire cailler le lait que possède les Gaillet. Les anciens faisaient des bouquets de la plante qui servaient à clarifier le lait.
• La racine de la plupart des Gaillets donnent un colorant rouge, la principale connue étant la Garance (Rubia tinctorium.)

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LE GRATTERON POUR NOS AMIS LES CHEVAUX

 

Gratteron (galium aparine). Parties utilisées : feuilles et tiges. Propriétés : diurétique, antibiotique, laxatif, dépuratif, tonique du système lymphatique.
Le gratteron (caille-lait, prend-main, gaillet accrochant)   pousse comme du chiendent dans tout le Royaume-Uni et les chevaux l’adorent ! Facilement reconnaissable à ses petites feuilles étroites munies de poils crochus qui agrippent tout ce qui passe à sa portée, sans blesser, très collantes. Pendant sa période de croissance, on en cueille régulièrement de larges bouquets que l’on donne à manger aux chevaux. Riche en silice, elle est donc excellente pour renforcer la corne des sabots et les crins. Historiquement le gratteron a été utilisé pour ses vertus dépuratives (qui purifie le sang) qui en fait un stimulant système lymphatique, encourageant l’excrétion des toxines accumulées dans l’organisme.On l’utilise largement pour les chevaux souffrant d’arthrite, de fourbure, d’éparvin et de lymphangite. Le gratteron possède une action antibiotique, des recherches ont montré qu’il induit une augmentation de la production des leucocytes (globules blancs), et par conséquent aide à renforcer le système immunitaire. Il est spécifique du système glandulaire et, en association à parts égales avec le calendula (souci), se révèle excellent pour réduire les rétentions d’eau, oedèmes, molettes et tout engorgement du système glandulaire. Utilisé avec succès sur des chevaux dont les parotides avaient gonflé suite à une réaction allergique. Le gratteron est absolument sûr d’emploi et la plupart des chevaux le mangent spontanément, cependant si vous trouvez que votre cheval ne montre plus d’intérêt pour cette plante au bout de quelques jours, arrêtez de lui en donner pendant un temps, et réessayez à nouveau.

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LA pâque…rette

Posté par eurekasophie le 27 mai 2009

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 Son nom vient de Pâques, période où la floraison est la plus abondante 

Pâquerette
Bellis perennis
Bellis perennis
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Bellis

 

La Pâquerette (Bellis perennis) est une petite plante vivace, velue, de la même famille que la Marguerite (Asteraceae). Les feuilles ovales à elliptiques, irrégulièrement dentées ou entières, sont pétiolées. Elles forment une rosette à la base de la tige de 5 à 15 cm de hauteur. Les fleurs sont réunies en capitules solitaires de 15-25 mm de diamètre. Le cœur jaune central est une spirale de fleurs tubulées fertiles, qui fleurissent de l’intérieur à l’extérieur. Par mauvais temps, elles se trouvent protégées par les fleurs périphériques stériles, constituées de pétales blancs souvent rosées sur la face inférieure, qui se replient vers le centre. La floraison peut s’étaler de février à octobre selon l’altitude ou l’exposition. Le fruit est un akène lisse, sans aigrette.

 

Cette espèce est très commune en Europe, dans les pacages ras et dans les lieux à faible végétation : chemins, talus, surtout en sols acides, jusqu’à 2500 mètres d’altitude. Elle peut supporter des froids intenses, jusqu’à -17°C, et renaître avec les premiers beaux jours. La Pâquerette est une plante indicatrice d’un sol argileux et acide où elle apporte la chaux manquante.

 

Les fleurs de Pâquerettes contiennent des mucilages, des polyacétylènes, des triterpénoïdes et des composants volatils, participant aux propriétés anti-inflammatoire et tonique. Ce sont des plantes vulnéraires (cicatrisantes), très employé traditionnellement sous forme de macération huileuse ou d’emplâtres dans le traitement des torticolis, lumbago, courbatures, douleurs rhumatismales et dans diverses affections cutanées.

 

Les fleurs et les feuilles fraîches écrasées, appliquées en cataplasme, calmes les contusions et les entorses. Utilisées en infusion, elles nettoient le sang au printemps et exercent une action sédative de la toux. Mâchées, les feuilles fraîches calment les aphtes et les ulcérations de bouches. Autrefois, les feuilles fraîches, infusées dans l’eau, étaient aussi utilisées en aérosol et pulvériser sur les végétaux, pour repousser les insectes.

 

Les jeunes feuilles de Pâquerettes peuvent être aussi mangées crues ou cuites. Certains consomment les jeunes feuilles en salade mêlées au pissenlit dont elles baissent l’amertume. Cuites, elles peuvent accompagner les viandes grasses qu’elles rendent plus digestes. Les pétales peuvent s’ajouter aux salades.

 

L‘huile végétale de Pâquerettes, obtenue par macération des fleurs dans une huile de Chanvre (équilibrée en oméga 3 et 6) ou de Carthame (vitamine Q10), pendant 21 jours, exerce un effet tenseur et une action anti-inflammatoire. Cette huile végétale, mélangée avec 1% d’HE de Ciste ladanifère est employée pour raffermir le buste ou le visage.






   












En phytothérapie, la pâquerette est souvent utilisée pour lutter contre l’hypertension et l’artériosclérose (utilisation des fleurs et des feuilles). En infusion, une cuillère par tasse d’eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 3 tasses par jour.

 

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Les pâquerettes

Bouguereau, William-Adolphe (1825-1905)

 

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ORIGAN

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

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Comment lire une taxobox Origan
Origanum vulgare
Origanum vulgare
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre Origanum
Nom binominal
Origanum vulgare

L’origan (Origanum vulgare), famille des lamiaceae, dit aussi marjolaine sauvage.
Noms communs : marjolaine, marjolaine sauvage, à coquilles, bâtarde; origan vulgaire, origan de Crète, grand origan; dictame, thym de berger, thé rouge.

Noms scientifiques :
Origanum vulgare, Origanum vulgare subsp. hirtum, Origanum majorana (synonyme Majorana hortensis).
Famille :
labiées (synonyme : lamiacées).

PRESENTATION

Cousin sauvage de la marjolaine, l’origan est originaire du bassin méditerranéen et d’Asie Centrale. De la famille des labiacées, cette plante vivace et mellifère (butinée par les abeilles qui en produisent du miel) pousse spontanément sur les versants ensoleillés et pierreux des montagnes d’Europe. L’origanum vulgare aime aussi les sols calcaires et les bordures de routes, qu’elle embellit de ses jolies fleurs rose pâle à rouges.

En Égypte et en Inde, on la considérait comme une plante sacrée. Grecs et Romains lui attribuaient, eux, des vertus aphrodisiaques : c’était ainsi la plante du bonheur et de l’amour que l’on offrait aux jeunes mariés. C’est aussi dans l’Antiquité que ses propriétés médicinales ont été découvertes, et, au Moyen Âge, son infusion était fréquemment préconisée.

A l’extrémité de ses tiges rouges et velues, qui portent de petites feuilles ovales, les fleurs sont regroupées en inflorescence. De petites bractées ovales autour de ces bouquets les soulignent d’une jolie couleur pourpre.
L’origan est avant tout une très belle plante, ainsi que le souligne son étymologie grecque : « oros » et « ganos » que l’on peut traduire par « parure des montagnes ».
Il en existe une trentaine de variétés, qui poussent partout en Europe. Il est récolté pendant l’été, entre juillet et septembre.

UN PEU D’HISTOIRE

Depuis l’Antiquité, on emploie l’origan en infusion, en décoction voire en cataplasme pour soigner de nombreux maux de la vie quotidienne. Ainsi, on reconnaît à l’origan un pouvoir antalgique. Cette action anti-douleur s’associe à ses vertus antiseptiques et antispasmodiques. Il est donc incroyablement efficace en cataplasme pour assainir des plaies et des morsures, ou pour soulager des muscles contractés. C’est d’ailleurs ainsi que les Grecs ont commencé à l’utiliser.

En outre, il a une action stimulante sur les fonctions digestives et biliaires. Boire son infusion permet alors d’éviter les désagréments d’un repas trop copieux ou tout simplement d’une digestibilité fragile.

Enfin, l’origan, tonique à souhait, est un véritable coup de fouet contre les maux de l’hiver. Expectorant et antitussif, il est l’allié des enrhumés et des personnes sujettent à des bronchiques chroniques. On constate même une action bénéfique sur l’asthme.

L’huile essentielle dont l’origan regorge, est très utilisée, quant à elle, en aromathérapie, pour ses vertus antibactériennes et anti-parasitaires, notamment. En diffusion ou en friction (diluée à de l’huile végétale dans ce cas, car très irritantes pour la peau), elle procure un soulagement immédiat.

DEGUSTATION

Choisissez-le avec des fleurs pas complètement épanouies. Procédez à la cueillette de préférence le matin d’une journée ensoleillée, car les huiles essentielles qui lui procure tout son arôme s’évaporent au fil des heures.

Conservez-le en bouquet, les tiges protégées par du papier absorbant, à l’intérieur d’un sachet en plastique, dans le bac à légumes du réfrigérateur. Ainsi, il conserve sa saveur pendant au moins une semaine. L’origan frais se garde également très bien au congélateur. Lavé, séché et mis dans un sachet en plastique, il suffit simplement d’en casser un morceau pour l’utiliser à l’envie.
Vous pouvez enfin aussi le faire sécher dans une pièce sombre et aérée. Suspendu en bouquet, à une température moyenne de 25°C, votre origan sera prêt en une quinzaine de jours.

Consommez-le en froissant ses fleurs qui dégagent beaucoup plus d’arômes et de goût que les feuilles. Il accompagne à merveille tous les plats d’origine méditerranéenne, à base de tomates, de fromage frais comme la mozzarella, d’huile d’olive… Il est indispensable à la fameuse pizza napolitaine, tout autant qu’à la pissaladière provençale. Il relève parfaitement les olives noires des apéritifs ensoleillés et il excelle sur les grillades, notamment les côtelettes d’agneau.
On l’utilise aussi en charcuterie, pour parfumer les saucisses ou les farces.

L’origan permet également d’aromatiser l’huile d’olive. Une branche glissée dans la bouteille développera tout son parfum au fil des jours, tout en apportant une touche décorative. Pensez, pour finir, à en parfumer votre vinaigre : versez-le tiédi sur les herbes lavées et séchées dans un bocal. Exposez celui-ci, fermé, au soleil et remuez-le tous les jours pendant deux semaines. Filtrez et transvasez dans une jolie bouteille en ajoutant une branche à l’intérieur… c’est prêt !

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LA CONSOUDE

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

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Comment lire une taxobox Consoude
Consoude officinale
Consoude officinale
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre
Symphytum

Description générale

La Consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées (bourrache, myosotis). Affectionnant principalement les lieux humides, elle est native de l’Europe et de l’Asie de l’Ouest (Turquie, Hongrie, Caucase, Georgie, Iran…). De nombreuses variétés s’acclimatent des régions froides (baltiques) jusqu’au climats équatoriaux. Connue depuis l’antiquité comme plante médicinale, elle a été propagée le long des grandes routes européennes par les pélerins, les gens du voyage… Plusieurs variétés ont été cultivées par des milliers d’exploitations à des fins fourragères. En vogue au 19 è siècle en Angleterre, elle a connu un boom extraordinaire après 1960 aux Etats-Unis et ailleurs pour un usage thérapeutique et jardinier. Enfin les horticulteurs ont développé des variétés horticoles dans le but d’obtenir des effets de massifs intéressants. On peut donc rencontrer la consoude dans la nature, mais aussi dans les jardins, près des habitations, échappées des cultures ou au bord des chemins.

Ses racines généralement charnues sont, suivant l’âge, brunes à noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur. Celles de certaines variétés peuvent pénétrer profondément: des profondeurs allant jusqu’à 1.80 m auraient été observées.

Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole.

Au milieu de la touffe de feuilles émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés. Les tiges sont souvent ailées (les ailes des pétioles se prolongeant le long de la tige)

La corolle est formée par 5 pétales soudés ensemble.

Usages alimentaires et thérapeutiques controversés

Des travaux scientifiques ont mis en évidence une certaine nocivité de la consoude, jetant le pavé dans la marre des nombreux utilisateurs de cette plante fétiche.

Aucune dose létale n’a pu être raisonnablement  fixée, étant donné qu’une lésion du foie ne pourrait apparaître que pour l’absorption de quantités énormes. Or la toxicité très faible et toute relative, notamment des feuilles de la consoude officinale (d’autres plantes d’usage alimentaire ou médicinal comportent des risques au moins aussi importants), a partagé les avis: d’un côté les scientifiques au diagnostic alarmiste sans appel, de l’autre ceux qui relativisent et qui s’en remettent à l’expérience deux fois millénaire qui contredit les premiers. Il n’en reste pas moins que la commercialisation des produits contenant de la consoude à usage interne humain  a subi un coup de frein notoire  au Canada d’abord, où elle est réglementée, aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les utilisateurs sont désemparés.  Quelles sont les vertus et usages de cette plante et dans quelle mesure est-il prudent d’en faire usage? C’est l’objet de cette page: usages alimentaires et médicinaux, qu’ils soient destinés à l’homme ou aux animaux.

Indications thérapeutiques

Il n’en reste pas moins que la consoude a été utilisée de tous temps et presque sous tous les cieux. De nombreuses citations dans les livres depuis la Renaissance en témoignent. Vers la fin du 18è siècle, elle perd un peu de sa notoriété,  mais c’est pour reprendre le devant de la scène  en Angleterre principalement dans une optique plutôt agricole.

Pour le grec Dioscoride, qui fut, il y a près de 2000 ans, attaché en tant que médecin militaire à une légion romaine, la consoude était déjà un remède merveilleux.

Pline, Paracelse et d’autres comme Hildegarde von Bingen au 11e siècle l’on utilisé.

Le sirop de consoude a fait la renommée de Fernel, célèbre médecin du 16e siècle.

La suite n’est là que pour vous donner un aperçu, étant donné que des indications et posologies ne manquent pas de diversité dans les manuels de simples:

La consoude contient de l’allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison.  La racine du mot Symphytum vient du grec alors que celle de consoude est d’origine latine, signifiant pareillement « qui favorise la cicatrisation » . ( Grec: Syumphuo;Anglais du moyen-âge: comferi, comfri; vieux français: cumfirie; latin: conferva, confervere).

Grâce aux propriétés hémostatiques, antiseptiques, régénérantes, on ne soigne pas moins que:

  • beauté de la peau, estomperait les taches de rousseur et de vieillesse, abcès, eczéma, psoriasis,
  • irritations, démangeaisons, piqures d’insectes et morsures d’araignées,
  • tissus nécrosés, varices, ulcères variqueux, gangrènes, escarres, pieds d’athlète,
  • plaies et inflammations de la bouche en gargarismes et bains de bouche,
  • brûlures, coups de soleil,  coupures,
  • otite, conjonctivite, sinusite, mastite,
  • entorse, enflures, muscles et ligaments muscles malmenés, hernies,
  • hématomes, hémorragies internes et pulmonaires,
  • troubles digestifs, diarrhées, colites ulcéreuses, ulcères diabétiques, ulcères pytiques, ulcères gastriques et duodénaux, hémorroïdes, dysentrie…

On soigne les troubles de la peau  et on hâte la cicatrisation des plaies et fractures par l’activation de la régénerescence cellulaire avec des cataplasmes en externe. Pour l’usage interne, on se sert de la tisane (french tea), de la teinture ou de l’introduction alimentaire (voir chapître suivant).

Voici quelques façons de faire glanées dans les livres:

  • Hacher les feuilles fraîches, puis verser sur celles-ci de l’eau bouillante. Ou verser de la farine de feuilles de consoude dans  de l’eau bouillante pour obtenir une pâte épaisse. On enveloppe cette bouillie molle et verte dans de la gaze (double couche) ou charpie pour l’appliquer en la maintenant avec un bandage sur la partie à traiter. Ce procédé permet le relâchement de l’ allantoïne, tandis que la stérilisation est assurée. Les cataplasmes doivent être renouvelés toutes les trois heures à titre indicatif. Appliquer le cataplasme le plus chaud supportable.
  • Pour ne pas avoir à mettre de la gaze, préparer une pâte compacte en mélangeant moitié-moitié de l’amidon ou une substance amidonnée et de la farine de feuilles de consoude. Mélanger l’amidon dans de l’eau froide afin d’obtenir une pâte épaisse. Verser de l’eau bouillante afin d’obtenir une pâte un peu liquide. Y mixer immédiatement la farine de consoude  afin d’assécher l’ensemble à une consistance qui adhère à la peau, mais qui peut être enlevée sans laisser de trace. Appliquée sans gaze, directement sur la peau, cela permet de conserver la chaleur pendant assez long en étant assez leste.
  • 100 g de racines pelées dans 1/4 l d’eau en décoction 10-15 mn. Aplliquer de la même façon un minimum de 15 mn toutes les trois heures. La racine contient deux fois plus d’allantoïne et la Bocking 14 est la plus riche.

Pour les soins de la peau on utilise aussi l’infusion des feuilles pour le bain. Des masques peuvent être réalisés en s’inspirant des cataplasmes.

Suivant le cas, on utilise l’infusion prolongée des racines, par exemple dans le traitement des brûlures et des crevasses du mamelon. On l’associe parfois à d’autres plantes comme l’aloe vera.. Toutes les variations sur le thème sont permises et ont été utilisées.

La recette traditionnelle du thé de consoude, qui est en fait une infusion (ou une décoction), s’obtient avec 6 grandes feuilles par litre d’eau. Laisser refroidir et filtrer. Le thé se conserverait  une semaine dans un bocal hermétique au frais. On en boit 2 à 3 tasses par jour (matin et soir). C’est le remède des usages internes tant décrié, mais qui a aidé un nombre incommensurable de personnes depuis  deux millénaires au moins. La décoction ne permet pas une extraction supplémentaire d’allantoïne. Seule la teinture alcoolique permet une extraction double. Remplacer la tisane par 2 à 4 ml de teinture. Les tiges, nervures contiennent plus d’allantoïne que les limbes.  Le thé peut être réalisé avec des feuilles fraîches ou séchées. Pour 4 tasses (600ml) utiliser 2 à 4 cuillerées à thé bien tassées (4 à 8 g.)La consoude est souvent utilisée en mélange et les amateurs anglais l’ont tout simplement associée à leur thé national, ce qui est, paraît-il, un mélange heureux et apprécié.

Le jus frais extrait avec un appareil se conserve 2 jours au plus. Ce dernier est plutôt utilisé pour soulager certaines douleurs arthritiques et semble amener un relâchement musculaire. (arthrite, goutte, arthrose, articulations douloureuses, névralgies musculaires, crampes, asthme). Une manière plus simple consiste à mixer des feuilles dans un peu d’eau, puis filtrer.

Elle a une action sur le système nerveux central et procure un sentiment de bien être et de relaxation propre à soulager les tensions.

Elle est utilisée en cas d’asthme.

La consoude est également adoucissante, émolliante, expectorante, propre à calmer la toux. On l’a utilisée pour les refroidissements et congestions pulmonaires,bronchites, pneumonies, pleurésies, emphysème, tuberculose.

Utilisée pour les désordres glandulaires, elle régularise le taux de sucre.

Elle aurait  une action anticancéreuse: Le Dr Charles Mac Allister reporte des guérisons foudroyantes de sarcome grâce au cataplasme de racines.

Par ailleurs elle purifie le sang, aide les anémiés et soigne les troubles des reins, du foie, de la bile et est indiquée pour les thrombo-phlébites.

J’allais oublier les propriétés rafraîchissantes, toniques (en cas de fatigue) et laxatives!

La vitamine B12 se trouve habituellement fournie par la flore intestinale mais se trouve également dans le sol grâce aux bactéries, levures et autres champignons. S’il fallait nourrir un individu carencé, il lui faudrait ingurgiter près de 2 kg de consoude par jour… Les végétariens qui seraient sujets à des carences (inflammations de la langue) l’ont utilisé en complément alimentaire. La vitamine B12 se concentrerait surtout dans les sommités fleuries.

La consoude est (était) commercialisée sous forme de racines ou feuilles séchées, poudre de racine, farine de feuilles, gélules, en teinture, pommades, baumes et lotions. .. Elle rentre dans la composition de spécialités cosmétiques et phytothérapeutiques.

L’usage des baumes s’ils sont de fabrication maison ne peuvent pas toujours être conservés longtemps. La casse des protéines, puis des développements bactériologiques peuvent s’en suivre. A ne pas utiliser sur des plaies.

Comme excipient, on a utilisé du saindoux , mais de l’huile d’olive mélangée avec de la cire d’abeille donne une agréable consistance (300 à 350 g de racines pour 1 litre d’huile). Une petite cuiller de teinture de benjoin (pharmacie) peut être ajoué pour parfumer et surtout éviter le rancissement. Ou alors on peut réaliser une espèce de baume du tigre en y ajoutant des huilles essentielles (camphre, eucalyptus, menthe, romarin, thym, clou de girofle, …)

En chauffant les racines fraiches, ont obtient une boule gluante très consistante et impossible à diluer si l’on remue. Couper Les racines en petites rondelles fines (couteau économe) et ne pas remuer. Laisser refroidir et réchauffer le lendemain pour enlever les racines.

Cet inventaire non exhaustif est donné à titre indicatif pour permettre un aperçu de la diversité des vertus attribuées à la consoude et ne peuvent engager ma responsabilité, l’homme de l’art étant le seul apte à prescrire. Il faut cependant comprendre que tout remède, aussi naturel qu’il soit, ne réglera définitivement aucun désordre si l’on ne redresse pas la cause profonde du mal (souvent une cause alimentaire ou psychologique).

Les vertus thérapeutiques ne se sont limitées à l’homme, mais ont été largement utilisées dans l’élevage et pour les animaux domestiques comme les chiens…

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ALLIAIRE OFFICINALE

Posté par eurekasophie le 15 mars 2009

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Comment lire une taxobox Alliaire officinale
Alliaria petiolata
Alliaria petiolata
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Capparales
Famille Brassicaceae
Genre Alliaria
Nom binominal
Alliaria petiolata
(M.Bieb.) Cavara & Grande, 1913
Synonymes
  • Alliaria alliaria (L.) Britt.
  • Alliaria officinalis Andrz. ex Bieb.
  • Erysimum alliaria L.
  • Sisymbrium alliaria (L.) Scop.
Classification phylogénétique
Ordre Brassicales
Famille Brassicaceae
ALLIAIRE OFFICINALE dans D’autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons

 

Nom latin : Alliaria officinalis Andrz.

Noms usuels : Herbe à l’ail, Herbe aux aulx, Julienne alliaire, Velar alliaire.

Famille : Crucifères

L’Alliaire officinale est une plante bisannuelle de 50 à 80 cm de hauteur.

Sa tige est droite, ses feuilles pétiolées, découpées, d’une forme rappelant un cœur. Les fleurs sont blanches en grappes, composées de 4 sépales, de 4 pétales, de 6 étamines, 2 capelles. Les graines se trouvent dans des gousses longues à 2 valves. La floraison a lieu de Mars à Juin.

On la rencontre en Europe, mais pas dans les régions méditerranéennes. Elle est présente dans les terrains frais, sur les bords des chemins, et jusqu’à un peu moins de 1000 m.

L’Alliaire officinale a la particularité de sentir l’ail lorsqu’on la froisse entre les doigts. Elle doit son nom à l’allium qui signifie « ail ».

Ses graines peuvent servir de substitut à la moutarde noire dans l’élaboration du condiment du même nom (moutarde). Les jeunes feuilles mélangées dans une salade amènent un léger gout d’ail.

Elle est traditionnellement utilisée pour ses vertus diurétiques, contre les rhumatismes, l’asthme et la goutte. On prête aussi des vertus antiseptiques à la plante fraîche, alors utilisée en cataplasme

L’alliaire est une plante médicinale riche en vitamine C ; elle soigne les affections des bronches et en usage externe nettoie les plaies et favorise la cicatrisation. Elle soigne les maux de gorge prise en gargarisme.

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LE BASILIC

Posté par eurekasophie le 10 mars 2009

Comment lire une taxobox Basilic
Ocimum basilicum
Ocimum basilicum
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre Ocimum
Nom binominal
Ocimum basilicum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae

 Un peu d’histoire

Originaire d’Inde, le basilic était déjà considérée, il y a 4 millénaires, comme une herbe sacrée, offerte aux divinités Vishnou et Krishna. Il a ensuite conquis l’Asie et l’Égypte. Il entrait d’ailleurs dans le processus de momification, car les Égyptiens lui découvrirent très tôt des propriétés antibactériennes et de conservation.
Par la suite, il est arrivé en Grèce et à Rome. Récolté par le basileus (souverain) selon des rites mystérieux, c’était une herbe royale et un symbole de fertilité. Là, on se mit aussi à l’utiliser comme ornement, en cuisine mais surtout en pharmacopée.
Beaucoup de civilisations l’ont associé à des rites mortuaires : glissé entre les mains des défunts, il était censé les protéger dans leur passage vers l’au-delà.
Au fil des siècles, il a gagné l’Europe méridionale puis, aux 16ème et 17ème siècles, l’Angleterre et les États-Unis.
Le basilic, plante condimentaire aux feuilles vertes, rouges ou pourpres, est désormais le pilier des gastronomies méditerranéennes, notamment italienne et provençale. Il en existe plus de 150 variétés. Cultivé sous serre, cette herbe est disponible toute l’année mais, amatrice de climats tropicaux, c’est en été qu’elle pousse spontanément et qu’elle est le plus riche en arôme. N’hésitez pas, la saison venue, à en faire pousser sur votre balcon, à l’abri du vent et du froid, pour profiter de ses jolies fleurs blanches et de son odeur enivrante.basilic.jpg 

BIENFAITS

Plante condimentaire très parfumée, le basilic donne une saveur sucrée et citronnée à de nombreux mets. Et ses atouts ne s’arrêtent pas là, puisqu’il fournit une quantité non négligeable de vitamine C, tonique, ainsi que de vitamine A, antioxydante. Par ailleurs, le basilic est une source très intéressante de calcium et de phosphore, des minéraux essentiels au bon développement du tissu osseux.

Valeurs nutritionnelles
pour 100 g

Protides 2,5 g
Glucides 4,3 g
Lipides 0,6 g
Calories 27 kcal

N’ayez donc pas peur d’avoir la main lourde et d’en parsemer généreusement vos préparations : contrairement aux matières grasses et au sel, cela n’aura aucune incidence sur votre ligne.Réputée depuis des millénaires pour ses vertus thérapeutiques, notamment contre les verrues et la déprime, on lui en attribue encore aujourd’hui. Il est ainsi utilisé en infusion ou en décoction pour ses propriétés digestive, apéritive, laxative, tonique et fébrifuge. Il calme aussi efficacement les maux de gorge ainsi que la nervosité.Enfin, sa richesse en camphre lui confère des vertus anti-rhume, puisqu’il dégage les voies respiratoires, et antiseptique. En gargarisme, en effet, il soulage les infections buccales et en cataplasme, les démangeaisons. Peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle un pot de basilic posé sur le rebord de la fenêtre tient mouches et moustiques éloignés. Bon à savoir pour passer sereinement ses soirées estivales…

  • DEGUSTATION

Choisissez-le de préférence frais, car séché il a déjà perdu beaucoup de sa saveur. Ses feuilles doivent être bien vertes, lisses et sans tâches.Conservez-le quelques jours seulement dans le bac à légumes du réfrigérateur, à l’abri dans un sac en plastique perforé. Il se garde plus longtemps immergé dans de l’huile (qu’il parfume délicatement). Une fois ciselé, on peut le congeler en le recouvrant d’eau dans un bac à glaçons : facile à doser et à décongeler.

Consommez-le en feuille entière ou ciselé. Pour profiter de tout son arôme, préférez l’écraser au pilon dans un mortier, avant de l’incorporer aux sauces, aux vinaigrettes, aux salades, aux poêlées de légumes ou de champignons.

Selon les variétés, sa saveur rappelle le citron, l’anis, le jasmin ou encore le gingembre. Il se marie alors parfaitement avec la viande blanche et le lapin. Il est aussi délicieux avec les oeufs et le fromage. Sur des pâtes, du riz et des tomates, rien ne peut l’égaler.

Sachez qu’il supporte très mal les cuissons longues ou les attentes prolongées dans la vinaigrette, incorporez le donc toujours au dernier moment à vos préparations.

La cuisine provençale et italienne
en ont fait leur condiment de référence, pas étonnant alors qu’il aime tant être mêlé à de l’ail, du citron, du thym et à de l’huile d’olive, autres piliers de ces gastronomies. Le basilic est d’ailleurs indispensable à la soupe au pistou et au pesto (basilic et ail hachés arrosés d’huile d’olive, pignons de pin et parmesan en plus pour la version italienne). Les Thaïlandais possède également leur variété, plus puissante et poivrée, qu’ils utilisent abondamment dans leur cuisine.Enfin, une branche de basilic glissée dans une bouteille de vinaigre l’aromatisera subtilement. On en fait aussi une liqueur, la Chartreuse.

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DOULEURS DIVERSES

Posté par eurekasophie le 20 février 2009

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Les douleurs diverses

Mis à part l’éternel cachet d’aspirine (le médicament universel le plus efficace), on est souvent désarmé devant les douleurs diverses qui nous accablent.

Certaines migraines en particulier sont toujours énigmatiques pour la médecine. Autrefois, on respirait des sels, des fleurs d’oranger, on s’accrocahit des pattes de taupe autour du cou en cas de rage de dents, et quand les tempes bourdonnaient on s’entourait la tête d’un cataplasme d’oignons crus hachés dont le parfum enchanteur devait éloigner rapidement toute âme compatissante….

A défaut d’autres remèdes, les tisanes, les frictions, les bains restent toujours les calmants les plus utiles.

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Migraines

Buvez des tisanes de plantes calmantes

La camomille, la menthe (à faible dose), la verveine, le basilic, la marjolaine, le tilleul, la lavande, l’anis vert peuvent vous soulager. Faites-en des infusions à raison d’1 pincée par tasse, pas plus, et buvez abondamment.

Rafraichissez-vous les tempes

Utilisez les restes de vos infusions calmantes pour imbiber un morceau de coton ou un gant de toilette que vous passez sur le front et les tempes, voire les paupières. Si possible, allongez-vous et étendez sur votre visage une petite serviette imbibée d’une infusion de menthe, de lavande ou de camomille.

Vous pouvez aussi frotter les régions douloureuses avec des rondelles de citron, des tranches de raifort, des rondelles de concombre (c’est très agréable et détendant).

L’huile de lavande est efficace en massage sur les tempes: faites macérer pendant au moins 8 jours 1 bonne poignée de fleurs dans 1/4 de litre d’huile d’olive ou d’huile d’amandes et filtrez. C’est très parfumé et adoucissant.

Essayez les cataplasmes

Si l’oignon cru vous rebute, utilisez des feuilles de chou: vous les écrasez légèrement avec une bouteille ou un rouleau à pâtisserie et vous vous les appliquez sur le front.

Ou bien employez de l’argile ( en pharmacie): diluez cette poudre verte avec un peu d’eau pour former une pâte épaisse que vous étalez sur votre front. Ne la laissez pas sécher, réhumidifiez de temps en temps.

Prenez un bain de pieds

Si vous avez la tête comme un tambour, essayez de  » faire venir le sang » aux pieds en prenant des bains de pieds très chauds et salés.

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Rages de dents

Il existe de nombreux anesthésiques naturels qui apaisent la douleur par simple contact:

  • posez sur la dent douloureuse un clou de girofle, de la menthe poivrée, de l’estragon, de la sauge, de l’ail pilé (au choix lol !).

  • massez les gencives avec de l’huile d’olive ou du gras de porc, ou appliquez un cataplasme de figues séchées et cuites dans de l’eau ou du lait.

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Jambes lourdes

Préventivement, observez cette règle simple et efficace: mettez le plus souvent possible les jambes en l’air et dormez sur un matelas surélevé au niveau des pieds.

Vous pouvez essayer quelques remèdes naturels assez efficaces (mais à renouveler assez souvent car ils ne soignent pas la cause).

Le bain de jambes

Trempez vos jambes dans un bain chaud qui détend veines et artères, puis dans un bain froid qui les resserre. C’est ce qu’on appelle un phénomène de vaso-dilatation suivi d’une vaso-constriction.

D’autre part, lorsque vous prenez un bain le soir, au moment de le vider, ouvrez en même temps l’eau froide: le bain devient tiède puis complètement froid sans que vous en soyez gêné. Quand la sensation de froid commence à devenir pesante, sortez: vos jambes sont légères et vous n’avez pas les ertiges et les malaises qu’on ressent en sortant d’un bain trop chaud.

Si vous n’avez que quelques minutes, trempez vos jambes dans une solution composée d’1 cuillerée d’alun , 5 cuillerées de bicarbonate de soude et d’eau froide, le tout bien mélangé. Vous en garderez une sensation de fraîcheur agréable.

Le cataplasme au fromage blanc

Prenez du fromage frais sortant du réfrigérateur et élalez-le sur vos jambes. Puis asseyez-vous dans un fauteuil et gardez les jambes ainsi enduites et surélevées pendant 10 minutes au moins. Ce cataplasme laisse la peau fraîche et douce.

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Irritations de la gorge et du nez

Quel soulagebent serait la dégouverte d’un vaccin vraibent efficace contre le simple rhube, (mais non, je sais, ce n’est pas drôle) qui n’épargne personne et qui peut même terrasser cinq ou six fois en un seul hiver !!!! ATChoummmm ! veuillez s’il-vous-plaît m’excuser.

Sur le plan des médicaments, on n’est guère plus avancé qu’autrefois, lorsqu’on faisait absorber aux malheureux enroués de la décoction d’escargot baveux ou qu’on les affublait, en guise de foulard, d’une grenouille sur la gorge. Le gargarisme à la cervelle de chat ou le sirop à l’ail et à la graisse de porc étaient parmi les médications les plus douces…Enfin, nous n’en sommes plus à ce stade tout de même et rassurez-vous: il existe tout de même d’autres remèdes naturels, efficaces et plus discrets.

Les gouttes nasales

Ce n’est pas très agréable, mais en général cela dégage. Comme elles ne contiennent pas de substances dangereuses, vous pouvez recommencer plusieurs fois par jour.

Gouttes au citron: Pures dans le nez, c’est insupportable (manifestement, les nombreux auteurs qui prônent ce traitement brutal n’ont jamais essayé !). Mais vous pouvez mélanger le citron avec un peu d’eau légèrement salée, c’est encore énergique (on a les narines et la gorge qui picotent une minute). Le citron a un pouvoir antiseptique qui fait progressivement place nette.

Sérum physiologique: Vous pouvez le fabriquer vous-même en faisant bouillir de l’eau de mer ou en mélangeant de l’eau bouillie avec du gros sel (pas trop de sel: 1/2 cuillerée à café pour < de litre). Si possible, renouvelez tous les jours votre sérum, car même le sérum stérile de la pharmacie ne l'est plus au bout de quelques heures à l'air libre. Nettoyez-vous au moins deux fois par jour les narines avec un plein compte-gouttes de cette eau salée. Cela dégage et désinfecte .

Pour la petite anecdote, il m’est arrivé de me baigner avec un rhume carabiné et de boire la tasse, le lendemain, le rhume était fini. C’est pour vous confirmer que l’eau de mer est un bon désinfectant.

Eau de thym: Nettoyez votre nez avec une infusion tiède de thym bien concentrée (2 branches par tasse d’eau bouillante). C’est un bon désinfectant aussi .

Les inhalations

Indispensables pour libérer le nez et les voies respiratoires, les inhalations, agréablement parfumées, soulagent très bien les gros rhumes.

Vous procédez comme pour une infusion: 1 cuillerée de plantes dans un bol d’eau bouillante. Entourez-vous la tête d’une serviette et, à l’abri au-dessus du bol, respirez largement les vapeurs aromatiques. Les plantes les plus efficaces sont: le thym, le romarin, l’eucalyptus, la menthe poivrée, le basilic, le citron et la cannelle.

Les gargarismes

Si, après le nez, les microbes s’attaquent à la gorge, utilisez les mêmes armes. Les plantes employées pour les inhalations servent à faire des gargarismes, en infusion chaude additionnée d’un peu de miel.

Gargarisez-vous avec de l’eau citronnée et salée (à forte dose): 2 cuillerées à café et le jus d’1 citron par verre d’eau chaude. Cela laisse une impression de cataplasme dans la gorge. Rincez-vous la bouche après et évitez les gargouillis à jeun si vous avez facilement des nausées (surtout n’avalez pas, c’est fortement vomitif ).

A essayer: après le bain de gorge, le bain de pieds. Trempez vos pieds dans une eau tiède que vous réchauffez progressivement jusqu’à ne plus pouvoir la supporter. ( A éviter si vous avez des problèmes de circulation.)

Les sirops naturels

Ces sirops-là ne soignent pas l’infection mais vous serez étonné de constater leur pouvoir calmant et adoucissant. Des légumes comme le navet ou le radis possèdent des propriétés pectorales et efficaces pour les irritations de la gorge et la toux. Bien sûr, ne vous amusez pas à les tester si vous brûlez de fièvre avec une grosse angine.

  • Sirop de navet: Si vous êtes pressé, épluchez un navet puis débitez-le en minces tranches à l’aide d’un épluche-légumes. Mettez le tout dans un bol, et mélangez avec 1 cuillerée de miel. En quelques minutes, un jus abondant, jaune et sucré apparaît. Buvez-en 1 cuillerée de temps en temps, c’est très bon et sans danger. Conservez au frais.

Si vous êtes moins pressé, adoptez la seconde version: creusez un peu le navet épluché et déposez dessus 1 cuillerée de miel. Au bout de deux ou trois heures, buvez le jus qui a suinté tout autour.

  • Sirop de radis noir ou de raifort: Procédez de la même façon que pour le sirop de navet.
  • Miel de rose: Faites une infusion de roses très concentrée (environ 2 grosses poignées de pétales pour 1 verre d’eau bouillante). Attendez 10 minutes, filtrez, puis ajoutez 5 cuillerées à soupe de miel. Mélangez bien, conservez au frais. Buvez quelques cuillerées par jour, ou utilisez en gargarismes. C’est un bon adoucissant pour la gorge. Vous pouvez de la même façon préparer un miel de thym.
  • Sirop de carotte: Mélangez 1 verre de jus de carotte crue avec du miel (ou à la rigueur 1 verre de jus de cuisson des carottes). La carotte désinfecte et renforce les défenses anti-infection.

Buvez aussi;

  • des tisanes de thym, de serpolet, d’anis, de tilleul;
  • du jus de mûre ou de myrtille, du jus de citron chaud;
  • des grogs ou des vins chauds bouillants qui font transpirer (mettez-vous tout de suite au lit après): dans le rhum ou le vin rouge, ajoutez du jus de citron, de la cannelle, 1 clou de girofle, de la vanille, du miel et éventuellement du tilleul pour mieux dormir.

Respirez nature

Vous pouvez fabriquer vous-même votre petit inhalateur de poche, à respirer dans la journée pour vous dégager le nez.

Pour cela, poudre aromatique:Broyez séparément ou ensemble du thym, du romarin, de la menthe, de l’eucalyptus, de la sauge, de la lavande. Mettez cette poudre dans un petit flacon bien fermé. Respirez-la le plus souvent possible.

Et des bisouguerisseur.gif          En prime !

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SANTE NATURE ….LES PETITS MAUX

Posté par eurekasophie le 17 février 2009

pointdexclamation.gifdigestion4.bmpsituveuxunconseil.bmpdigestion1.jpgpointdexclamation.gif

 

 

insomniaque3.gifNervosité et insomnies insomniaque1.gif

Tout le monde connaît le danger des barbituriques et autres tranquillisants et le cercle vicieux dans lequel ils vous entraînent. Si vous êtes trop nerveux, angoissé, excité, si vous ne trouvez pas le sommeil, essayez plutôt les bonnes vieilles tisanes, elles sont toujours aussi efficaces. D’autre part, évitez les excitants (café et thé fort, alcool): les coups de fouet qu’ils procurent sont éphémère et nocifs à la longue. Et une fois l’effet dissipé, c’est pire qu’avant.

Les infusions calmantes

Il n’est pas nécessaire d’aller courir les herboristes: vous avez certainement sous la main (ou au supermarché voisin) tout ce qu’il faut pour vous calmer.

L’eau de fleur d’oranger

Antispasmodique, elle est délicatement parfumée: 1 cuillerée à soupe dans 1 verre d’eau chaude sucrée vous apaisera pour un bon moment.

Les plantes anti-insomnie

Vous les connaissez déjà: le tilleul, la menthe, le romarin, la marjolaine, la lavande, le basilic. Mais attention ! employez-les à doses légères, pas plus d’1 pincée (deux ou trois feuilles ou fleurs par tasse); trop dosée la tisane produit l’effet contraire et devient excitante et tonique.

La bière

Le soir, buvez de la bière à la place du vin, car le houblon possède des propriétés antispasmodiques et légèrement hypnotiques.Toutefois, n’en abusez pas dans la journée, vous deviendriez somnolent et lymphatique.

Le lait chaud sucré au miel.

Les légumes sédatifs

Certains fruits et légumes ont des vertus calmantes. Si vous cherchez le sommeil en vain, mangez-en abondamment le soir.

La laitue

Junon, déesse de l’Olympe, aurait paraît-il accouché sans douleur après en avoir mangé! Mais peut-être en avait-elle abusé avant, car la laitue est aussi, dit-on, aphrodisiaque. Toujours est-il qu’elle contient du lactucarium, qui est un léger somnifère. Elle est plus efficace quand elle est montée (mangez-la alors cuite à la crème).

La citrouille, l’amande, la banane, la châtaigne, la poire, la prune, la mandarine, la pomme.

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LES PETITS MAUX

 

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Vous n’avez pas toujours sous la main la pommade ou la lotion susceptible de guérir et d’apaiser les mille et un petits bobos qui vous cisaillent la peau pendant l’année. Toutefois, il vous suffit d’ouvrir votre réfrigérateur ou votre armoire à épices pour découvrir quantité de cicatrisants naturels qui peuvent vous dépanner.

 

Les coupures et les petites plaies

Il y a certaines périodes où les mains se couvrent de petites plaies: lorsqu’il fait froid, que l’on est nerveux, que la peau est plus sèche ou plus sensible.

A ces moments-là, le moindre couteau, ciseau, pince ou tournevis devient un instrument terriblement dangereux. De même quand on bricole ou cuisine beaucoup, éraflures, écorchures et coupures se multiplient.

Pour toutes ces petites plaies, il existe quantité d’antiseptiques naturels, plus faibles que l’eau oxygénée, le mercurochrome, l’éosine ou l’alcool, mais qui peuvent être utiles un jour ou l’autre.

Pour nettoyer la blessure

  • Du jus de citron: ça pique mais c’est efficace.

  • Du vinaigre d’ail ou de thym, plus actif et plus apaisant que le simple vinaigre. Ayez-en toujours un flacon dans vos placards: Il vous suffit de faire macérer quelques jours 10 gousses d’ail pilées et quelques branches de thym dans 1/2 litre de vinaigre de vin versé bouillant. Vous filtrez et vous utilisez en compresses.

  • De l’eau salée

  • Une décoction de thym concentrée: faites bouillir pendant 3 minutes 3 branches dans 1 verre d’eau.

Pour arrêter un écoulement de sang.

  • Appliquez sur la plaie une compresse d’eau très froide ou un glaçon.

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Les irritations de la peau

Si votre peau vous démange, est irritée ou s’abîme au moindre geste, vous pouvez essayer de la soigner à l’aide de cataplasmes adoucissants et anti-inflammatoires. ( Gardez-les de 5 minutes à 1 heure.)

  • Cataplasme au miel: mélangez 2 cuillerées de miel avec 2 cuillerées de farine et un peu d’eau (ou quelques cuillerées de miel avec un peu d’huile d’olive).

  • Cataplasme à la camomille: Broyez au mixer des fleurs de camomille. Quand elles sont réduites en poudre, mélangez-les avec un peu d’eau et de farine pour former une pâte.

  • Cataplasme à la farine: utilisez de préférence de la farine de maïs, de la fécule de pomme de terre ou du son. Mélangez en pâte avec un peu d’eau et d’huile d’amandes douces. La purée de haricots cuits est aussi très apaisante.

  • Cataplasme à l’argile: Formez une pommade épaisse en malaxant de l’argile avec un peu d’huile d’olive ou d’amandes douces.

Vous pouvez aussi simplement frotter la peau avec 1/2 pomme de terre crue ou des rondelles de concombre, ou encore l’envelopper de feuilles de chou légèrement écrasées.

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moustique.gifLes piqûres d’insectesmoustique.gif

N’oubliez pas de retirer l’aiguillon, s’il y en a un, qu’a introduit l’insecte dans la peau. Si la personne piquée présente des réactions allergiques (gonglement, éruption généralisée), ce qui arrive parfois pour les guêpes, prévenez tout de suite le médecin. Pour désinfecter la piqûre et apaiser la douleur, vous pouvez la lotionner avec:

  • De l’eau salée

  • Du jus de citron

  • De l’ammoniaque (sur un tampon imbibé d’eau);

  • De l’huile de lavande (1 poignée de fleurs macérées 15 jours dans 1/4 de litre d’huile d’olive);

Vous pouvez aussi frotter la piqûre avec du persil, 1/2 oignon, de l’ail ou encore des feuilles fraîches de poireau, de menthe, de chou ou de lavande. Si vous avez peur qu’elles ne soient pas propres, faites  blanchir les feuilles quelques minutes dans l’eau bouillante.

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Les excroissances douloureuses

 

Verrues

Leur origine serait virale, mais la guérision est le plus souvent psychologique. Essayez de les frictionner avec de l’ail, de l’oignon, du vinaigre, des feuilles de thuya, ou le jus jaune de la tige de l’herbe à verrues (ou chélidoine).

Cors et durillons

Coupez une rondelle d’ail; appliquez sur la partie dure et douloureuse; collez sur le tout un pansement. Renouvellez l’opération matin et soir jusqu’à disparaition. L’ail brûle la peau durcie, faites donc attention à ne pas toucher la peau saine pour ne pas causer d’irritation.

Essayez aussi les emplâtres de savon noir.

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L’ail: beau , bon …et utile !

Posté par eurekasophie le 15 février 2009

ail.gifail.gifJe viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas parlé de l’ail dans mon « répertoire des plantes les moins usitées » …c’est peut-être tout simplement parce que je soupçonne que cette plante fait partie de votre cuisine, au même titre que le sel ou bien l’huile..

C’est une plante qui à mes yeux est synonyme de vitalité et je suis sûre que vous n’en connaissez pas toutes les vertus,même si vous en consommez régulièrement, ce dont je vous félicite .

l’ail: beau , bon …et utile !

Je ne suis pas superstitieuse, mais l’ail a sa réputation, il faut la conserver , ne serait-ce que pour le folklore .
Cet aliment auquel on prête mille vertus a été mis à toutes les sauces. Il protégerait du mauvais oeil, des serpents, des malheurs, des vampires……..

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 et permettrait de guérir bien des maux, comme la fièvre, les insomnies, les verrues ou les hémorragies. Et quand la science vient confirmer ses vertus médicinales avec ses effets positifs sur l’appareil digestif et le système cardio-vasculaire, on peut parler de l’ail comme d’un remède par excellence de tous nos petits bobos, du corps et de l’âme. Grecs et Romains l’utilisaient pour combattre ou pratiquer un sport. En Babylonie, il était censé chasser les mauvais esprits. Les Egyptiens le pendaient au cou des enfants pour purger leurs intestins. 

Je développe

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Comment lire une taxoboxAllium sativum
Deux têtes et une gousse d'ailainsi qu'une autre découpée en morceaux
Deux têtes et une gousse d’ail
ainsi qu’une autre découpée en morceaux
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Liliales
Famille Liliaceae
Genre Allium
Nom binominal
Allium sativum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asparagales
Famille Alliaceae

D’hier.

L’ail est une panacée reconnue depuis l’antiquité. Sa renommée a défiée les temps, l’évolution de la médecine. Elle est à la fois curative et préventive. En effet, riche en éléments soufrés, iode, silice, ajoène, etc. l’ail contient aussi de l’allicine qui stimule la circulation sanguine et tue les bactéries. I1 est riche en acides animiques, germanium, calcium, cuivre, zinc, potassium, magnésium, sélénium, zinc, vitamines A, B 1 et C, des acides gras essentiels (Vitamine F) et des douzaines de composés antioxydants qui le rend indispensable dans la cuisine de tous les jours.

Au temps de Pline l’Ancien (23-79 av. J.C.) il existait même trois aires de grande culture car ses propriétés sont incontestables, affirme-t-il dans son traité d’histoire naturelle. « L’ail a des propriétés puissantes et peut devenir d’un grand appui contre les changements d’eau et de résidence . C’est un antidote contre les piqûres de musaraignes, les morsures de chiens et de serpents. I1 neutralise les effets nocifs de certaines plantes vénéneuses ». Pline le recommande pour le traitement de l’asthme, la suppression de la toux, et contre les parasites intestinaux. C’est un remède efficace et sans contre effet pour soulager les maux de dents en décoction, placé directement sur la dent malade ou macéré dans le vinaigre. Lorsque mélangé à de la coriandre fraîche dans un verre de vin, l’ail se comporte comme un aphrodisiaque. Mais, dit-il, il faut se méfier car l’ail ingurgité à 1′ excès provoque des brûlements d’estomac, des flatulences et porte l’homme à boire.

En Chine, l’ail est appelé Da-suan. On le retrouve pour la première fois dans le livre Notes diverses des physiciens célèbres, publié sous le règne de la Dynastie du Nord et de la Dynastie du Sud 510 ans av. J.-C.

Durant les Grandes épidémies du Moyen-Âge, les médecins se protégeaient contre toute maladie infectieuse en portant un masque avec un long nez de cuir badigeonné d’ un mélange à base d’ail et d’herbes aromatiques.

Dans les campagnes québécoises, et jusqu’à peu de temps encore, l’ail avait toutes les vertus. Après avoir fait le train (tiré les vaches), le cultivateur revenait à la ferme pour un copieux petit déjeûner arrosé d’un petit verre de whisky dans lequel on avait fait tremper des gousses d’ail. Puant mais revigoré, il était prêt à attaquer sa journée.

À l’automne, il suffisait de boire une seule fois un verre de lait chaud qui avait mijoté pendant 30 min. avec des gousses d’ail pour immuniser le système contre les rigueurs de l’hiver. « Çà se sentait dans tout le voisinage à tel point qu’il suffisait qu’une bonne ménagère décide de préparer son infusion pour que le village se mette à l’unisson ».



Vinaigre des quatre voleurs

Quatre voleurs célèbres purgeaient leur peine en travaillant au charnier. Condamnés à mort à plus ou moins brève échéance, ils échappèrent pourtant au terrible fléau de l’épidémie en découvrant une réserve de vinaigre de vin où avaient macéré des gousses d’ail, réserve qu’ils vidèrent pour se désaltérer entre deux cadavres.



Vieille recette contre les fièvres

 Efficace . mais pour trouver une place assise dans les transports en commun, génial!

  1. Piler au mortier:
    • 5 gousses d’ail
    • 5 racines de persil
    • une grosse pincée de gros sel
    • 1 c. à soupe de suie
  2. Appliquer cette pâte sur vos deux poignets;
  3. Recouvrir d’une gaze ou d’une toile et laisser agir pendant neuf jours.



A aujourd’hui . L’ail nettoie les boyaux
dicton des campagnes

Une caresse d’ail revigore,
un excès d’ail endort
Curnonsky

Antibiotique (Nature)

  • La médecine actuelle admet que l’ail est un antibiotique naturel qui peut jouer un rôle déterminant comme médecine préventive et comme agent thérapeutique.

Anti-inflammatoire (Nature)

L’allicine est un puissant anti-bactérie.

Anti-poison et répulsif contre les serpents (Nature / Jus)

    Durant les périodes de moissons, alors que les herbes sont hautes et que le serpent sommeille, les paysans romains consommaient à chaque repas une double ration d’ail pour se protéger contre une morsure mortelle. Les bergers des montagnes dans l’est de l’Europe avaient l’habitude de se frotter les mains avec des gousses d’ail avant d’aller traire leur troupeau pour éloigner les serpents. Au Québec, le dr Rainville, co-fondateur de l’ École de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe allait soigner les vaches et autres animaux chez les fermiers et il emportait toujours un petit flacon de jus d’ail pour s’en frotter les mains avant de toucher aux animaux malades. Par analogie, en Chine, la gousse d’ail est un talisman contre le poison. Les Arabes l’utilisent encore comme contre-poison ainsi que les habitants de plusieurs pays du Tiers Monde, surtout contre l’empoisonnement par le plomb.

Anthelmintique (Décoction)

    L’ail, en décoction (25 g dans 1 litre d’eau bouilli) combat les vers intestinaux . Dans le comté de Lancaster en Penn sylvanie , les Amish prônent les vertus de l’ail nature et continue à combattre les vers intestinaux tant chez l’homme que chez l’animal avec de simples caieux.

Anticancérigène (Nature)

    C’est dans le domaine du cancer que l’ail semble remporter ses plus grandes victoires. Selon plusieurs revues médicales (American Chinese Medecine, Science, Journal of Urology)l’ail peut réduire les tumeurs même malignes. L’ail augmente le taux de combativité du système immunitaire pour protéger notre système, notamment dans certains types de cancer comme celui du sein, de l’estomac, du côlon et de la peau. Le dr Benjamin Law, professeur au département de microbiologie de l’Université de Loma Linda, école de médecine de Californie, affirme que l’ail diminue la progression de champignons parasites – maladie qui est associée à de nombreuses victimes du SIDA. Sans entrer dans les détails, cette maladie se traduit par de la fièvre, des symptômes de pneumonie et des lésions cutanées et l’ail aide à détruire les cellules cancérigènes.

Augmente la longévité (Nature)

    Un sociologue américain de l’Institut national de géontologie a étudié, au siècle dernier, la courbe de mortalité chez les personnes de 65 ans et plus. I1 a remarqué un fait troublant sur plus de 8500 centenaires: ils étaient, pour la plupart, de grands consommateurs d’ail.

Antiseptique – Antibactéricide

    Ses propriétés bactéricides contre les infections bactériennes, fongiques et virales ont été reconnues (pour la première fois par Louis Pasteur en 1858. A cause de sa haute teneur en sulfure d’allyle, l’ail remplace de plus en plus les antibiotiques dans la médecine vétérinaire. L’ail, en infusion pour nettoyer la plaie, traite aussi les coupures, les brûlures et les blessures mineures.

Béchique (Nature)

Cardiovasculaire et Hypertensive (Nature)

    Les chercheurs ont récemment prouvé que l’ail contient de l’ajoène qui, tout comme l’aspirine, empêche la coagulation du sang et, de ce fait, apporte une meilleure fluiditée et protège le système contre les risques cardiovasculaires. I1 diminue la tension artérielle et le taux de cholestérol. Des études cliniques effectuées dans 15 pays ont démontré que l’ail pourrait freiner l’obstruction artérielle et même faire régresser ce processus selon le cardiologue Arun Bordia, du Tagore Medical College en Inde, proriétés attribuables à la présence d’antioxydants capables de neutraliser les agents responsables de la destruction artérielle. On lui attribue la capacité de réduire les plaques d’athéromes et à prévenir la formation de nouvelles lésions.

Carminative (Nature)

Combat la grippe, I’angine et la bronchite (Nature)

    Il régularise les sécrétions bronchites et antirhumatismales

Contre la diarrhée (Nature)

    Il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir la diarrhée en voyage’ Malheureusement, c’est un fait qui arrive très souvent dans certains pays du monde. Afin de combattre les bactéries contenues dans la nourriture et les conséquences désagréables qui s’en suivent, on n’a qu’à croquer un ou deux caieux d’ail avant le repas ou émincés natures sur les aliments. L’ail cuit n’a, dans ce cas, aucun effet bénéfique.

Dépurative (Nature)

Purifie le sang

Désinfectante (Cataplasme)

Digestive (Nature)

    Paradoxalement, même si l’ail est parfois indigeste, il active la sécrétion gastrique et stimule l’intestin.

Diurétique (Nature)

Diminue les infestions vaginales (Douche)

Diminue le taux de cholestérol (Nature)

    L’ail apporte des effets sur le taux de cholestérol sérique, propriété contenue dans l’allicine.
    L’allicine est formé de l’acide aminé « alliin » converti en allicine par une enzyme « alliinase » lorsque l’ail est coupé mastiqué et ingéré.

Expectorante (Vapeur)

Fortifiante (Nature)

    Reconnu depuis l’Antiquité, l’ail redonnait des forces aux plus démunis cf. la construction des pyramides. Chez les Grecs et les Romains, les militaires de carrière faisaient prendre de l’ail à leurs soldats avant l’attaque . pour en doubler l’impact! car l’ail est la plante privilégiée de Mars, le dieu de la guerre par laquelle il devient combatif et invincible. Cette force mystérieuse qu’on attribuait à l’ail a permis à Ulysse d’éviter que Circé le change en porc. En Provence, l’expression Vait’en manja d’aiet! Littéralement Pars en mangeant de l’ail! signifie en réalité: Pars et fais-toi soldat!. On n’a qu’à se rappeler la légende de la Toison d’Or où Médée enduit d’ail tout le corps de Jason afin qu’il détourne l’odorat de son père et évite les taureaux. C’était aussi les stéroides de l’époque, faciles à déceler chez tous les athlètes présents aux Jeux Olympiques.

Hypoglycémique (Nature)

    L’ail est indiqué pour les personnes souffrant de diabète à cause de ses propriétés hypoglycémiques: il réduit le taux de sucre dans le sang lorsqu’il est consommé de façon régulière. Attention: en contre-partie, ceux qui souffrent d’un faible de taux de sucre dans le sang doivent s’abstenir de consommer l’ail de façon régulière.

Hypotensive (Nature)

    L’iode et la silice contenus dans l’ail ont la propriété de dilater les capillaires, ce qui facilite la respiration et diminue les troubles respiratoires

Protège contre les maux d’oreille

Renforcit le système immunitaire

Sanguine

    Cf. propriétés cardiovasculaires

Stomachique (Nature)

Tonique (Nature)

Vermifuge (Nature)



 N.B.

SOPHIE a colligé pour votre information et votre divertissement ces informations qui sont tirées de la tradition populaire de nombreux pays, de la médecine préventive et de la médecine douce mais SOPHIE décline toute responsabilité quant à leurs usages et n’entend pas se substituer à la médecine conventionnelle. Attention! Les mères qui allaitent leur bébé ne doivent pas consommer une trop forte quantité d’ail durant cette période car l’ail peut modifier le goût du lait maternel et le bébé risque de ne pas être un grand amateur de cette épice qui a un peu trop de caractère



Recettes

Cataplasme

  1. Version 1: éplucher quelques caieux; les placer sur une gaze ou un coton stérélisé et les aplatir avec le plat d’un couteau à large lame pour en extraire le plus de jus possible ou utiliser un extracteur à jus. Déposer la gaze sur la partie infectée et maintenir une dizaine de minutes.
  2. Version 2: réduire quelques gousses d’ail en pommade et l’appliquer sur une peau irritée.



Douche vaginale

  1. Faire infuser 4 caieux d’ail émincés dans 3 t. d’eau bouillante pendant 30 minutes sur feu doux.
  2. Filtrer, laisser tiédir et utiliser comme n’importe quelle douche vaginale.



Vapeur

  1. jeter quelques gousses d’ail écrasées dans une casserole d’eau chaude;
  2. respirer cette vapeur pendant cinq minutes en n’oubliant pas de vous couvrir la tête avec une grande serviette de bain.

Publié dans "A**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 11 Commentaires »

LA MANDRAGORE

Posté par eurekasophie le 14 février 2009

Comment lire une taxobox Mandragore officinale
Fruits
Fruits
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Mandragora
Nom binominal
Mandragora officinarum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
LA MANDRAGORE  dans D’autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons

Nom : Mandragore

Nom scientifique : Mandragora officinarum

Autres noms : Mandrake

Résumé : La plante magique des sorcières.
Description : Plante vivace à racine fourchue, à grandes feuilles sans tiges et à fleurs blanches et violacées et à fruits jaunes.
Habitat et culture : Originaire de la région méditerranéenne en Europe, elle pousse principalement dans le lit des rivières à sec.

Parties utilisées : Racine.

Constituants : Alcaloïdes (hyosciamine, hyoscine, pseudo-hyosciamine, mandragorine, scopolamine…).

Historique : La mandragore, comme la belladone ou la jusquiame est une plante de « sorcière ». D’après le codex juliana, le botaniste grec Discoride reçut la mandragore comme remède magique des mains d’Heuresis, déesse de la découverte. Les puissants effets narcotiques de la mandragore et sa racine ayant parfois la forme d’un être humain, lui confère ses propriétés magiques. Selon une légende la racine était tellement dangereux de déterrer la mandragore elle poussait un cri si puissant qu’elle pouvait tuer quiconque tentait de la déterrer. C’était alors un chien attaché à la plante qui se chargeait de la déterrer. D’ailleurs selon les croyances, il en mourrait la plupart du temps. On l’utilisait principalement en sorcellerie pour des prédictions, des guérisons… On l’utilisait d’aileurs pour guérir de la folie. De nombreuses croyances et superstitions à ce sujet ont été remises en causes depuis, mais le folklore européen n’a cessé de déformer et d’entretenir ses superstitions. D’autres part ses fruits parfumés de couleurs jaunes, appelés « pommes d’amour », étaient les pommes dorées d’Aphrodite.

Usages : On utilise la mandragore contre les spasmes (entérocolites, hémorroïdes), l’asthme et le rhume des foins. On la prescrit sous forme de cataplasme pour soigner les rhumatismes et les douleurs athritiques. Elle est aussi efficace contre les ulcères gastriques. Elle serait aussi somnifère et aphrodisiaque.

Effets : Narcotique, antispasmodique, modérateur réflexe.

Mises en garde : La mandragore est une plante toxique! Son usage n’est en aucun cas recommandé.

Vous voulez en savoir plus? Nous vous suggérons cet ouvrage : livre29.jpg Les Pouvoirs magiques de la mandragore

 

Ésotérisme ( Wikipédia)

275px-NaplesDioscuridesMandrake dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

Mandragores mâle et femelle. Manuscrit Dioscurides neapolitanus, Biblioteca Nazionale di Napoli, début du VIIe siècle.

Cette racine humanisée, « la main de gloire », de nos jours peu courante (un mythe pour beaucoup), source d’envie mais aussi de crainte révérencieuse, fait l’objet, essentiellement au Moyen Âge (de l’Antiquité jusqu’à la Renaissance), d’un culte macabre, d’ailleurs interdit par l’Église.

Les Grecs la nommèrent « plante de Circé la magicienne ». Symbole de fécondité, elle pouvait aussi révéler l’avenir ou rendre riche son propriétaire et lui porter chance. Dans la traduction du Bestiaire d’Oxford (manuscrit du Moyen Âge), la mandragore serait « l’arbre de la connaissance » dont Adam et Ève mangèrent le fruit. Dans le trentième chapitre de la Genèse, il est fait mention de mandragores (ou pommes d’amour selon les traductions). Léa, la première épouse de Jacob, avait cessé d’enfanter. Ruben, leur fils aîné, rapporte à sa mère des mandragores. Rachel, sœur de Léa, seconde épouse et la préférée de Jacob, demande à sa sœur de les lui donner. Celle-ci n’accepte qu’en échange de passer la nuit avec Jacob, ce à quoi Rachel consent. Léa concevra cette nuit-là et donnera plus tard naissance à Issacar en disant: « Dieu m’a donné mon salaire » (Genèse 30:14-18).

Les précautions lors de la cueillette sont classiquement énoncées dans les écrits de Paracelse (1493-1541) dont il existe diverses variantes décrites, mais figurent dans des manuscrits plus anciens, tels que ceux de Josèphe (37 à 90) ou Théophraste. Pour se procurer la racine de mandragore si dangereuse, il fallait des rituels magiques. Celui qui arrache la mandragore sans précaution, s’il ne devient pas fou en entendant les hurlements de la plante, sera poursuivi par sa malédiction

275px-Tacuinum_Sanitatis_Mandrake_Dog

Arrachage d’une mandragore. Manuscrit Tacuinum Sanitatis, Bibliothèque nationale de Vienne, v. 1390.

Selon les divers écrits décrivant les rituels, on sait qu’ils se déroulaient les nuits de pleine lune. Les mandragores qui poussaient au pied des gibets étaient très prisées car on les disait fécondées par le sperme des pendus, leur apportant vitalité, mais celles des places de supplice ou de crémation faisaient aussi parfaitement l’affaire. Des « prêtres » traçaient avec un poignard rituel trois cercles autour de la mandragore et creusaient ensuite pour dégager la racine, le cérémonial étant accompagné de prières et litanies. Une jeune fille était placée à côté de la plante pour lui tenir compagnie. On passait également une corde autour de la racine et on attachait l’autre extrémité au cou d’un chien noir affamé que l’on excitait au son du cor. Les prêtres appelaient alors au loin le chien pour qu’en tirant sur la corde il arrache la plante. La plante émettait lors de l’arrachage un cri d’agonie insoutenable, tuant l’animal et l’homme non éloigné aux oreilles non bouchées de cire. La racine devenait magique après lavage, macération et maturation en linceul ; elle représentait l’ébauche de l’homme, « petit homme planté » ou homonculus. Ainsi choyée, elle restait éternellement fidèle à son maître et procurait à son possesseur, prospérité prodigieuse, abondance de biens, et fécondité. Elle était vendue très cher en raison du risque à la cueillette, et ce d’autant plus que la forme était humaine, de préférence sexuée par la présence de touffes judicieusement disposées.
La Mandragore est aussi utilisée dans certaines formes de Vaudou.

Document Wikipédia

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