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A VOS PANIERS…

Posté par eurekasophie le 31 août 2010

 

 

LA RONCE

 

 

EXCELLENTE POUR LE COEUR,

 

 

REDOUTABLE CONTRE L’ANGINE !

 

 

On en récolte les fruits, délicieux en gelée, et ses feuilles soignent les maux de gorge.

 

 

 


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Jean Palaiseul, journaliste spécialisé en phytothérapie, rappelle à quel point la nature est bien faite et prend exemple sur la ronce qui  » est un exemple supplémentaire de la sagesse de la nature et de l’harmonie de la création : ses feuilles fraîches, écrasées entre les doigts et frottées sur la peau, arrêtent immédiatement le saignement des égratignures que peuvent faire ses épines.

 

Les mûres contre la goutte et les cystites

Les fruits ou leur jus ont été utilisés pour soigner la goutte et les cystites. On sait aujourd’hui que les baies de canneberge ( une grande airelle qui pousse en Amérique du Nord ) , sous forme de jus, donnent de meilleurs résultats pour cette dernière indication. Mais, à cette époque de l’année, il serait dommage de ne pas profiter de nos bonnes mûres ! Très indiquées pour soigner les muqueuses, elles peuvent aussi soulager les aphtes et accélérer leur cicatrisation. Pour cela, n’hésitez pas à en mettre une bonne dizaine dans votre bouche et à les mâcher longuement pour que leur suc soit en contact prolongé avec votre muqueuse buccale.

 

Des feuilles pour la bouche et la gorge

 

Par voie externe, les feuilles de ronce peuvent être employées en cas de blessures légères, mais c’est surtout en décoction qu’on les emploie pour soigner les maux de bouche et de gorge. En bains de bouche et en gargarismes, elle soigne l’angine, la gingivite, la glossite, la pharyngite, la laryngite, les névralgies dentaires, les plaies atones, tout cela grâce à leur astringence. Le Dr Valnet les considérait comme le meilleur moyen de se débarrasser d’une angine. Par ailleurs, la feuille du mûrier, comme celle du framboisier ou de la myrtille, est une alliée intéressante quand on veut lutter contre le diabète.

 

Une amie du coeur 

Les mûres contiennent des composés phénoliques qui pourraient peut-être expliquer leurs effets sur le système cardio-vasculaire. Dans une étude in vitro réalisée récemment des chercheurs ont étudié les effets de six fruits différents : celui de mûres est le plus efficace pour inhiber l’oxydation du cholestérol, autrement dit , pour faire baisser le taux de  » mauvais cholestérol  » . D’autres études récentes ont montré que des extraits de mûres pouvaient inhiber , in vitro, la croissance de certaines cellules cancéreuses ( foie, sein, côlon, poumon, bouche ). Bien entendu, il ne s’agit que d’études in vitro, mais ce sont des pistes intéressantes. Les chercheurs attribuent ces propriétés des mûres à leur teneur en différents anti-oxydants dont l’acide ellagique, la vitamine C , les anthocyanines……

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La décoction

La préparation est très simple : il suffit de mettre une bonne poignée de feuilles dans un litre d’eau froide et de porter sur le feu. Laisser bouillir deux minutes puis retirer du feu et attendre dix minutes avant de filtrer. Buvez cette tisane dans la journée et faites en des gargarismes. Renouvelez pendant deux ou trois jours. Avec une décoction plus concentrée ( en doublant la dose de feuilles ), on peut soulager les maux de dents en faisant des bains de bouche. Le sirop de mûres est également conseillé contre les maux de gorge, mais n’en attendez pas un effet aussi radical.

 

A vos paniers !

Récoltez en ce moment des feuilles en quantité pour les faire sécher. Leur vertus seront ainsi encore plus concentrées ! Une fois séchées dans un endroit aéré, vous les conserverez simplement dans une boîte en carton ou un sac en papier et vous pouvez, ainsi, en disposer au besoin toute l’année.

 

Les indications 

En interne comme en externe, c’est donc sous forme de décoction qu’on emploie généralement la feuille de ronce. Ensuite, selon les besoins, on l’utilise en bain de bouche, en gargarismes, ou bien on en boit plusieurs tasses dans la journée.

Voici les principales indications :

 

decopunaise1.gifAngines, gingivite, glossite, pharyngite, douleurs dentaires

decopunaise1.gifBlessures légères, égratignures

decopunaise1.gifDiabète

decopunaise1.gifExcès de cholestérol

decopunaise1.gif Digestion difficile

Et les mûres, elles, sont recommandées en cas de :

decopunaise1.gifInfections urinaires

decopunaise1.gifGoutte

decopunaise1.gifPrévention des maladies cardio-vasculaires

decopunaise1.gif Aphtes

Faites votre gelée 

Vous l’avez sans doute remarqué : nombre d’enfants, mais aussi bien des adultes, n’apprécient pas les grains dans la confiture……d’où l’intérêt de faire plutôt de la gelée. De retour de votre promenade et de votre cueillette, équeutez bien les mûres, si ce n’est déjà fait, et écrasez-les dans un chinois ( récipient à petits trous) pour en recueillir le jus. Pesez le jus obtenu et versez le tout dans votre bassine à confiture ( ou une casserole émaillée ). Ajoutez le même poids de sucre. Mettez sur le feu et portez à ébullition. Laissez bouillir une vingtaine de minutes en écumant de temps en temps. Pour voir si votre gelée est  » prise  » , versez-en quelques gouttes sur une soucoupe préalablement mise au congélateur. Si elle fige immédiatement, c’est prêt ! Remplissez vos pots stérilisés au maximum puis retournez-les, le temps que la gelée refroidisse.

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LES MALADIES A BOUTONS …

Posté par eurekasophie le 12 janvier 2010

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Les maladies éruptives infantiles sont le plus souvent bénignes.

Dues à des virus ou plus rarement à des bactéries, il est vivement conseillé de consulter

votre médecin dès l’apparition des boutons.

Quelle que soit la nature de la pathologie, plus tôt sera fait le diagnostic, moins il y aura

de conséquences pour l’enfant et l’entourage.

LA ROSÉOLE

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C’est une maladie bénigne d’origine virale touchant les enfants de 6 mois à deux ans et dont la transmission s’effectue par contact direct.

La période d’incubation dure 10 jours et les symptômes ne sont pas nombreux:

decopunaise1.gif Une fièvre à 39-40° C durant 3 jours,

decopunaise1.gif Une éruption cutanée sous forme de taches ou macules rosées discrètes recouvrant tout le corps et touchant plus particulièrement le visage.

Le traitement repose essentiellement sur l’administration de paracétamol pour faire baisser la fièvre et sur une bonne hydratation.

LA ROUGEOLE

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 C’est une affection virale très contagieuse se manifestant par un énanthème, c’est-à-dire une éruption localisée sur les muqueuses sous forme de petits points blancs à l’intérieur des joues ( signe de Koplick), et un exanthème ( localisé sur la peau ) fait de macules et de papules rouges séparées par des intervalles de peau saine. Il apparaît derrière les oreilles puis s’étend à tout le corps. Les autres signes qui accompagnent l’éruption sont la fièvre ( 39 ° C) , la perte d’appétit, des yeux larmoyants et une rhinopharyngite ( ou cathare oculo-nasal) .

La période » d’incubation est de 10 jours et l’évolution est favorable en 5 jours. Le malade reste contagieux jusqu’à la disparition totale des boutons. Les complications de la rougeole sont surtout neurologiques à type de méningites et de convulsions.

LA RUBÉOLE

 

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Elle est d’origine virale et se transmet par contact direct.

Les signes d’appel de la maladie sont durant les 2 premiers jours, une fièvre peu élevée à 38°C , une rhinopharingyte et des petits ganglions ( adénopathies ) dans la région du cou. Une éruption cutanée de tâches rouges apparaît sur la totalité du corps et disparaît en 4 à 5 jours.

Le traitement cible la fièvre ( paracétamol ) et la rhino par des lavages de nez répétés. Encore une foisz, le ROR prévient cette maladie infantile.  Bénigne chez l’enfant, la rubéole peut avoir de graves conséquences pour le foetus chez la femme enceinte.

 

 

RUBÉOLE ET GROSSESSE

D’après le Guide de surveillance de la grossesse de l’ANDEM, l’incidence des infections rubéoliques au cours de la grossesse est de 1 à 4 pour 10 000 naissances. Cette pathologie pourrait être facilement évitée par la vaccination de toute jeune femme séronégative avant ou après la grossesse. La primo-infection rubéolique maternelle est dangereuse pour l’enfant in utero.

La rubéole entraîne des malformations fœtales dont la gravité se situe entre 8 et 11 SA, avec atteintes cardiaques, oculaires ( essentiellement cataracte), de l’oreille interne et cérébrales ( microcéphalie ). Après 12 SA , l’atteinte ne se produit plus que dans 35 % des cas et est essentiellement auditive: surdité avec surdi-mutité. Après 16 SA, le virus de la rubéole peut entraîner un retard de croissance intra-utérin, avec atteintes viscérales mais pas de malformations. L’excrétion du virus persistera pendant plus d’un an……Le dépistage est obligatoire chez toute femme enceinte lors du premier examen prénatal si la sérologie antérieure est négative ou inconnue. Il est indispensable que tous les prélèvements faits chez une même patiente soient adressés au même laboratoire.

LA VARICELLE

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varicelle00.jpg 

 

Juste un petit rappel concernant cette maladie puisque j’ai déjà posté un article sur la varicelle dans  » Info…Santé  »

Elle apparaît entre 2 et 10 ans. Elle est d’origine virale et se transmet par contact direct ( salive, toux, éternuement ) et par les lésions vésiculeuses. L’incubation est de 15 jours et le malade n’est plus contagieux dès lors que les vésicules disparaissent.

La varicelle se manifeste par une poussée de boutons roses espacés sur tout le corps et par une légère fièvre. Les macules ou tâches rouges se transforment en vésicules semblables à de petites cloques entraînant de fortes démangeaisons ( prurit ) .

L’évolution est favorable en une dizaine de jours. Ils ne restent que des croûtes sur la peau qu’il ne faut surtout pas enlever.

Les complications sont rares, mais le grattage des vésicules peut entraîner des surinfections ( pustules ) , ainsi que des cicatrices indélébiles.

Le vaccin est en cours mais ne sera réservé qu’aux immunodéprimés ou enfants atteints par certaines pathologies. Le traitement repose sur les antipyrétiques ( paracétamol ), les antiprurigineux et les antiseptiques locaux pour éviter l’infection des vésicules.

LA SCARLATINE

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 C’est une affection de l’enfant de plus de 3 ans et de moins de 12 ans, elle est due à la toxine d’une bactérie : le streptocoque A ou C.
L’incubation est de 3 à 5 jours. La contagion se fait par les gouttelettes de salive émises lors de la parole par exemple.
Elle se manifeste par une angine rouge avec déglutition difficile, une fièvre à 39-40¡, des frissons, des adénopathies cervicales (gros ganglions dans le cou), des maux de tête, parfois avec des douleurs abdominales et des vomissements.
Elle est surtout caractérisée par une éruption sur la peau, survenant 2 ou 3 jours après le début de l’angine, débutant par le thorax, plus marquée au niveau des plis (aines, coudes), s’étendant à tout le corps sauf autour de la bouche ; la peau est rouge, cuisante, granité au toucher. Vers le 7é jour la peau desquame en fines écailles, la langue devient rouge (elle est dite framboisée).

On peut retrouver le streptocoque au prélèvement de gorge (facultatif). Au niveau sanguin existe une augmentation des globules blancs au profit des neutrophiles (contrairement aux infections virales).Le danger de la maladie vient surtout de la possibilité d’atteinte des valvules cardiaques (RAA) ou des reins (néphrite), d’où la nécessité d’un traitement antibiotique précoce (pénicilline ou macrolide) et d’une recherche d’albumine dans les urines 15 à 20 jours après la maladie. Le repos au lit est de 15 jours, il est licite de traiter l’entourage préventivement.
En France la maladie est à déclaration obligatoire (mais c’est le médecin qui la fait).

C’est une infection relativement rare à ne pas confondre avec une éruption virale (pas d’augmentation des globules blancs ni de streptocoque au prélèvement) ou allergique (dans ce cas il n’y a pas d’angine).

La meilleure des préventions reste le

VACCIN !

Le ROR ( rougeole, oreillons, rubéole ) est un vaccin combiné, à faire à partir de 15 mois, puis un rappel entre 4 et 7 ans.

QUELQUES DÉFINITIONS

decopunaise1.gif MACULES : taches rosées avec intervalle de peau saine.

decopunaise1.gif PAPULES : petits boutons rouges s’effaçant à la pression.

decopunaise1.gifVESICULES : petits sacs remplis d’un liquide clair.

decopunaise1.gifPUSTULES: vésicules remplies de liquide purulent.

decopunaise1.gif CROUTES : cicatrisation d’une vésicule ou d’une pustule.

decopunaise1.gif INCUBATION : période pendant laquelle les symptômes ne sont pas encore apparents, mais où la maladie est en latence.

Publié dans INFO....SANTE, LES MALADIES A BOUTONS | 11 Commentaires »

LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

tannerie21.jpg
Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

                lignefeuilledevigne.gifARBOISlignefeuilledevigne.gif

 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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Image de prévisualisation YouTube

 

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

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(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

Publié dans NOS GRANDS HOMMES, PASTEUR LOUIS ..sa vie...son oeuvre ... | 14 Commentaires »

L’HOMEOPATHIE …la pharmacie Desmet

Posté par eurekasophie le 6 août 2009

 J’y viens enfin à cette médecine très douce qu’est l’homéopathie.

Qui n’a pas au moins une fois dans sa vie, eu besoin de ces petites granules blanches, à faire fondre sous la langue, comme 

ARNICA MONTANA  ou bien OSCILLOCOCCINUM ….

Étymologiquement, “homéopathie” signifie souffrance semblable. Non pas parce que cette médecine fait souffrir ses patients mais parce qu’elle est fondée sur la loi de similitude. Hahnemann dans le 24e chapitre de l’ORGANON DE L’ART DE GUÉRIR définit ainsi l’homéopathie: “c’est une thérapie qui vise à chercher parmi tous les médicaments dont l’action pharmacodynamique sur l’homme sain est bien établie, celui qui possède la faculté de produire une maladie artificielle la plus ressemblante à la maladie naturelle qu’on a sous les yeux. Ce médicament est dirigé contre l’ensemble des symptômes d’un malade déterminé en tenant compte de la cause si elle est connue et des circonstances concomitantes de l’affection dont il souffre.” Pour ce faire, Hahnemann expérimenta méthodiquement toutes les substances pouvant devenir des médicaments. Il fut ainsi le premier à expérimenter l’action pharmacodynamique des médicaments. Avant l’homéopathie, tout cela était fait empiriquement, pour ne pas dire au petit bonheur malchance!

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Homéopathie – Médecine globale

L’homéopathie accorde une importance essentielle à l’homme dans sa globalité, dépassant ainsi le simple cadre de la maladie. Le malade est considéré dans sa totalité par l’homéopathe, qui intégrera l’ensemble de ses symptômes physiques et psychiques.

Homéopathie – Médecine personnalisée

Dans une maladie donnée, deux individus peuvent présenter des symptômes spécifiques différents. Ainsi, deux enfants atteints d’une même maladie infectieuse avec un état fébrile auront parfois des signes d’accompagnement différents suivant leur propre réaction individuelle (soif ou non, transpiration ou non, abattement ou agitation). L’homéopathie tient compte de ces réactions personnelles: à chaque individu, son remède pour un moment donné.

Homéopathie – Médecine de terrain

Chaque individu malade possède un terrain pathologique permanent à soigner. Ce terrain est particulier à chacun et s’étudie par la recherche de signes précis bien spécifiques. L’homéopathie prend donc en charge le passé personnel et héréditaire du malade, sa morphologie, son tempérament, enfin son comportement.

Nature des médicaments

L’homéopathie utilise des substances de diverses origines appartenant aux trois règnes de la nature et ayant fait l’objet d’une expérimentation précise.
En voici quelques exemples:


Origine végétale:La BELLADONE, l’ACONIT

Origine animale: APIS (abeille), SEPIA (encre de seiche)

Origine minérale:Simple: SOUFRE – PHOSPHORE ou Complexe: SULFATE DE SOUDE – CARBONATE DE CHAUX
Ces substances sont macérées dans l’alcool ou réduites en poudre (pour celles d’origine minérale), puis diluées et
dynamisées. Elles sont disponibles pour le patient sous forme de granules, de doses-globules ou de gouttes. La forme la plus courante et la plus pratique est le tube de
granules.

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LOIS ET PRINCIPES1. Principe de SimilitudeToute substance, susceptible de provoquer chez un individu sain un ensemble de symptômes caractéristiques, est capable, à faible dose (ou infinitésimale) de faire disparaître ces mêmes troubles chez un individu malade.
Exemple: Coffea cruda, nom latin du café.
Le café, à forte dose, provoque chez le sujet sain une insomnie avec excitation intellectuelle. Cette même substance, une fois diluée, devient un remède d’insomnie.


Le principe de similitude reste le fondement de la théorie homéopathique. Il consiste à trouver chez un malade le remède qui, donné à un homme sain lors de l’expérimentation pathogénésique, provoquerait les mêmes symptômes que ceux constatés chez le malade. Exemple: L’IPECA est un vomitif. En dilution homéopathique, il sert à soigner les vomissements chez un malade qui présente des nausées persistantes, une salivation abondante.
 

2. Principe de globalité ou d’individualisation

Là où la médication traditionnelle s’arrête, à savoir le traitement symptomatique, l’homéopathie va plus loin et considère pour un individu donné, l’ensemble des trois éléments suivants:

  • la constitution ou morphologie de l’individu
  • la diathèse : mode réactionnel ou la façon dont la maladie évolue dans le temps
  • le tempérament: la manière d’agir

3. Principe d’infinitésimalité

.Administration d’une substance à très faible dose.
Parmi ces trois principes, le principe de similitude apparaît comme le plus important. La recherche du “Similimum” est primordiale

DISCIPLINES LIÉES A L’HOMEOPATHIE  

1. Biothérapie (nosodes)Produits non chimiquement définis (sécrétions, excrétions pathologiques ou non, certains produits d’origine microbienne), préparés à l’avance (Pharmacopée française, Xe édition).
Les biothérapiques sont délivrés à partir de la 4e CH et se retrouvent dans les catégories suivantes: vaccin, champignons et souches d’origine virale ou bactérienne. Certains biothérapiques constituent de grands remèdes de terrain.

 

2. IsothérapieLes isothérapiques sont des biothérapiques, mais ils sont préparés extemporanément à partir de souches fournies par le malade lui-même (Pharmacopée française, VIIIe édition).
Hétéro-Isothérapiques ou Allergènes. Prélèvement d’un allergène dans l’environnement proche de l’individu, comme la peinture, le vernis, les savons, les textiles synthétiques, la poussière de maison, les poils d’animaux, les médicaments, etc.

3. Lithothérapie

Les souches lithothérapiques sont constituées par des roches et des minerais d’origine naturelle.

Thérapeutique de drainage, les dilutions lithothérapiques sont prescrites habituellement en gouttes. On utilise par exemple le grès rose pour la constipation, le calcaire de Versailles pour l’ostéoporose et le conglomérat pour les problèmes de peau.

Il ne faut pas confondre lithotérapie et oligothérapie, cette dernière n’ayant n’a rien à voir avec l’homéopathie, même si les doses d’oligo-éléments prescrites sont extrêmement faibles, elles sont tout de même pondérables et loin d’être infinitésimales. Mais, malgré leurs conceptions théoriques et leurs applications pratiques bien différentes, ces deux disciplines thérapeutiques sont parfaitement compatibles et souvent complémentaires.

Pour en savoir plus sur l’oligothérapie et les oligo-éléments, cliquez sur le bouton ci-dessous :

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4. Organothérapie

L’organothérapie consiste à administrer de faibles doses d’organe total, après dilution et dynamisation. L’organe animal agit sur l’organe homologue humain dont le fonctionnement est perturbé.
Les matières premières sont constituées par des organes frais, des glandes et des tissus prélevés chez l’animal sain. Les organes sont broyés et lyophylisés (congélation de la solution ou de la substance hydratée puis élimination complète de l’eau par sublimation sous vide poussé). Les prélèvements d’organes se font sur différentes espèces animales telles que le cheval, le mouton etc. Des contrôles pharmaceutiques sont réalisés tout au long de la fabrication.

5. Sels de Schuessler

Les sels de Schuessler sont des substances chimiques, individualisées par Schuessler comme indispensable à la minéralisation du corps humain.

6. Fleurs de Bach

En phytothérapie, les fleurs de Bach ou fleurs guérisseuses sont considérées comme un outil de haute valeur pour tout individu cherchant à la fois le bien être du corps et de l’esprit.

Nous avons développé un dossier spécial consacré aux Fleurs de Bach dans la zone conseil de ce site. Pour le consulter, cliquez sur le bouton ci-dessous :

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7. Gemmothérapie

La gemmothérapie est une thérapeutique qui utilise des extraits de bourgeons végétaux ou autres tissus embryonnaires en voie de croissance (radicelles, jeunes pousses, jeunes feuilles). Ces jeunes organes sont plus riches en principes actifs et font apparaître de nouvelles indications.

Fabrication :
Macération pendant 21 jours dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine.
 La masse des macérats de base ainsi obtenue est égale à 20 fois celle de la matière première utilisée (masse de matière première sèche). Le macérat est ensuite dilué au 1/10e dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine.

Prescription/conseil :
La gemmothérapie est une thérapeutique de drainage, qu’il faut faire plusieurs fois par jour, pendant plusieurs semaines ou même plusieurs mois.

Posologie habituelle: de 30 à 75 gouttes par prise. Diluer les gouttes dans un peu d’eau et les garder sous la langue avant d’avaler.(Unique dilution délivrée: 1DH)

Produits courants en gemmothérapie :

Abies Pectinata
Acer Campestre
Aesculus Hippocastanum
Alnus Glutinosa
Alnus Incana
Ampelopsis Weitchi
Betula Pubescens
Betula Pubescens (plante)
Betula Verrucosa (bourgeons)
Carpinus Betulus
Castanea Vesca
Cedrus Libani
Cercis Siliquastrum
Citrus Limonum
Cornus Sanguinea
Corylus Avellana
Crataegus Oxyacantha
Fagus Silvatica
Ficus Carica
Fraxinus Excelsior
Ilex Aquifolium
Juglans Regia
Juniperus Communis
Ligustrum Vulgare
Lonicera Nigra
Olea EuropaOlea Europa
Pinus Montana
Platanus Orientalis
Populus Nigra
Prunus Amygdalus (plante)
Prunus Amygdalus (bourgeons)
Quercus Pedonculata
Ribes Nigrum
Rosa Canina
Rosmarinus Officinalis
Rubus Fructicosus
Rubus Idaeus
Secale Cereale
Sequoia Gigantea
Seve de Bouleau
Sorbus Domestica
Syringa Vulgaris
Tamarix Gallica
Tilia Tomentosa
Ulmus Campestris
Vaccinum Vitis Idaea
Viburnum Lantana
Viscum Album
Vitis Vinifera
Zea Mais

 

       

  Je vous présente la pharmacie Desmet :

Nous sommes situés à Wezembeek-Oppem sur la chaussée de Malines entre Zaventem et Tervuren à proximité des Quatre Bras et de la ville de Bruxelles.

Nous avons décidé de privilégier des aspects pour nous essentiels du métier de pharmacien : l’écoute, le conseil, le service et l’information.

Notre pharmacie fait également partie de DYNAPHAR, le premier groupement belge de pharmaciens indépendants.

DYNAPHAR poursuit les mêmes buts que les nôtres, mais à l’échelon national.
 

Ses membres s’engagent à se former régulièrement, à sélectionner pour vous des produits de qualité et à fournir un conseil approprié pour que votre pharmacien soit toujours votre partenaire santé.

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Coordonnées

 

 

 

 

  • Adresse : Chaussée de Malines, 157
                  1970 Wezembeek-Oppem
     
  • TEL : 02/731.04.76
  • FAX : 02/731.69.70
  • Mail : info@healthcenter.be 
Heures d’ouverture
 
  • Van lundi au vendredi :
    9H00 – 12H30 en 14H00 – 19H00

 
 
 

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  Responsables
 

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Philip Desmet

Notre équipe

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DESMET Philip

Pharmacien titulaireHoméopathie
Phyto- & aromathérapie Préparations magistrales

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TILLEUIL Caroline

PharmacienCosmétiques
Phyto- & aromathérapie
Préparations magistrales

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DE MEERLEER Christel

PharmacienCosmétiques
Phytothérapie
Aromathérapie
Préparations magistrales

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EUPHROSINE Nathalie

PharmacienHoméopathie
Phytothérapie
Aromathérapie
Préparations magistrales

 


POSOLOGIE, REGLES ET FORMES D’ADMINISTRATION

1. Règles générales de posologie:

Pour les maladies aigües, les prises du médicament seront répétées 2 à 6 fois par jour. On espacera les prises dès l’amélioration des symptômes.
On continuera les prises 2 fois par jour 24 heures après l’arrêt des symptômes.
Pour les maladies chroniques, la posologie sera indiquée par le thérapeute
.

2. Règles générales de prescription:

L’homéopathie a son efficacité dans les maladies les plus diverses. Les troubles fonctionnels sont justiciables de cette approche médicale. Seules les lésions irréversibles ou dégénératives ne peuvent être guéries par l’homéopathie. Mais même dans ces derniers cas, elle aura un rôle non négligeable à jouer. En permettant un soutien tant physique que psychique, elle aide l’organisme dans sa défense contre la maladie.

Les remèdes dilués utilisés par l’homéopathie ne peuvent pas occasionner des troubles de nature toxique ou allergique. Mais dans certains cas, il est possible d’observer une aggravation passagère des symptômes pouvant durer un maximum de deux ou trois jours, mais qui sont d’ailleurs des signes bénéfiques en faveur d’une bonne réaction.

Précaution: Ni les granules, ni les globules ne doivent être touchés avec les doigts. Utilisez le bouchon doseur qui ferme les tubes pour compter visuellement le nombre de granules à prendre!!!

3. Différents types de dilutions et leurs indications:

Les teintures-mères (TM) et les dilutions de 1CH à 3CH sont utilisées comme remèdes d’élimination; les dilutions de 4CH à 6CH (basses dilutions) sont utilisées pour traiter les symptômes locaux et les maladies aigües. Les dilutions de 7CH à 12CH (moyennes dilutions) sont utilisées lors de signes généraux (exemples: fièvre avec frissons, la fatigue). Les dilutions de 15CH à 30CH (hautes dilutions) sont prescrites pour traiter les symptômes psychiques et les maladies chroniques.

  • Les médicaments homéopathiques (granules et globules), doivent rester quelques secondes sous la langue. Cette zone fortement irriguée, favorise le transport rapide de la substance active à travers l’organisme. Les gouttes sont prises dans un peu d’eau.
  • Pour une meilleure efficacité du traitement, il faut prendre les médicaments un quart d’heure avant ou une heure et demi après le repas.
  • Lors d’un traitement, il est préférable de réduire la consommation de café, de tabac ou d’alcool. Toute substance fortement mentholée présente l’inconvénient de diminuer l’effet de certains médicaments homéopathiques.

On définit par dilution le procédé de fabrication des médicaments, particulier à l’homéopathie, qui consiste  à déconcentrer des principes actifs, végétaux, minéraux ou animaux. Les divisions successives se font selon la méthode hahnemannienne: au 1/10ème ou Décimale (DH); au 1/100ème ou Centésimale (CH). Chaque médicament homéopathique comporte le nombre de dilutions successives dans sa dénomination. Exemple: Arnica 5CH ou 7CH signifie que le produit de base a été déconcentré 5 ou 7 fois au centième.

On définit par élimination la méthode thérapeutique qui consiste à relancer le fonctionnement des organes ou  des systèmes en favorisant l’élimination des toxines.

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4. Les formes posologiques excipients:

Les médicaments homéopathiques se présentent souvent sous des formes posologiques différentes des médicaments allopathiques traditionnels:

  • GRANULES: Petites sphères blanches de saccharose et de lactose. Les granules neutres
     deviennent médicamenteux par imprégnation du principe actif à la dilution choisie.
     Ils sont présentés en tubes de 80 granules. La posologie habituelle est de 3 ou 5 granules par prise à laisser fondre sous la langue.
  • GLOBULES : Les globules sont de plus petites sphères également constitués d’un mélange de lactose et de saccharose. Un tube = 1 g environ. Les granules et les globules sont constitués d’un agglomérat de microparticules dans les interstices desquelles la dilution peut pénétrer jusqu’au cœur.
  • COMPRIMÉS : Mélange de lactose et de saccharose ou de dextrine et saccharose. Les comprimés ont une masse de 250 mg.
  • GOUTTES BUVABLES : Les gouttes buvables, de la 1CH à la 30CH, sont délivrées dans l’alcool (20%).
  • TEINTURES MERES : Les teintures-mères végétales sont obtenues par macération pendant 21 jours
     de la plante fraîche dans un mélange d’eau et d’alcool. La teinture-mère est filtrée
     et conservée dans des conditions particulières de températures.
  • CRÈMES ET POMMADES : Les excipients utilisés sont la CÉTALINE pour les crèmes et la LANOVASELINE pour les pommades (beaucoup plus gras que la cétaline). 

 


HISTOIRE DE L’HOMEOPATHIE

470-400 A.C : Hippocrate :

Le père de la médecine qui écrit qu’il y a deux méthodes pour guérir: les semblables et les contraires. Il développe aussi l’idée d’une médecine globale.

1493-1541 : Paracelse :

Médecin allemand qui met l’emphase sur la loi de similitude et  l’expérience pratique.

1790 : Samuel HAHNEMANN (1755-1843)

Hahnemann naquit à Meissen (Saxe) le 10 avril 1755. Son père était peintre à la manufacture royale de porcelaine.  C’est un enfant studieux.
Il s’attire l’estime de son maître Muller, qui  lui fait obtenir une bourse à l’École royale
 de Saint-Afra. Diplômé, il part en 1775 pour Leipzig, où il fera ses études de médecine. Pour les payer, il fait déjà des travaux de traductions scientifiques d’ouvrages anglais et français. Un peu déçu par la faculté de Leipzig, il fait un stage de 9 mois à Vienne chez un célèbre médecin, le professeur Quarin, puis, devient bibliothécaire chez le baron Von Bruckenthal à Hermannsdadt.
Il va profiter abondamment de la richesse  des livres qui sont à sa disposition. C’est en 1779, à Erlanger, qu’il soutient sa thèse de doctorat: “Considérations sur les causes et le traitement des états spasmodiques”.

En 1780, Hahnemann exerce à Hettstadt, puis à Dessau utilisant les moyens du temps, très “moliéresques”: saignées, clystères, purges, qui ne lui donnent guère de satisfaction. Il étudie également l’alchimie et s’initie même à la préparation des remèdes en fréquentant l’officine du pharmacien Haeseler. Il gardera toujours un certain scepticisme sur la façon dont sont préparés les médicaments. En 1783, il épouse la fille d’Haeseler, Henriette Kuchler avec qui il aura 11 enfants. C’est alors que déçu par la médecine  de son temps, il interrompt l’exercice de sa profession. Pour faire vivre sa famille, parlant couramment français, il reprend un travail de traduction scientifique.

Mais, c’est en 1799, pleine époque de la Révolution, que travaillant sur le livre “Materia Medica” d’un médecin écossais alors réputé, Cullen, que son attention fut attirée par l’article sur le quinquina dans les fièvres: “l’écorce de quinquina agit par la vertu fortifiante qu’elle exerce sur l’estomac”. Or, Hahnemann avait contracté en Transylvanie où il avait séjourné, une fièvre pernicieuse. Il s’était soigné par des quantités importantes de poudre de quinquina, déjà utilisé à l’époque comme fébrifuge. Loin de lui fortifier l’estomac, la drogue lui avait occasionné de violentes brûlures. Cullen s’était donc trompé. Hahnemann se résout à refaire l’expérience sur lui-même. Pendant plusieurs jours, il prit matin et soir un peu de poudre de quinquina. Il éprouva une série de malaises bien typés: refroidissement des extrémités, fatigue profonde, angoisse, tremblements et surtout soif et sensation de chaleur brûlante interne évoluant par cycle. Tous ces symptômes évoquent une fièvre intermittente dont le diagnostic sera posé sans le secours du thermomètre, à peine inventé, et pas encore d’usage courant. Donc le quinquina déclenchait sur Hahnemann, bien portant, une fièvre analogue aux fièvres paludéennes contre lesquelles il était utilisé avec succès.

Hahnemann est frappé de cette coïncidence: “des substances qui provoquent une sorte de fièvre coupent les diverses sortes de fièvres intermittentes”. Autrement dit: “la fièvre guérit la fièvre”. Similia similibus curentus. “Les semblables sont guéris par les semblables”. Hahnemann continue son auto-expérimentation sur de nouvelles substances, et s’élevant du particulier au général, conçoit combien ce nouveau principe est de portée universelle. Dès 1796, il énonce: “pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue et le plus analogue qui est possible”.  

Les élèves d’Hahnemann exporteront l’homéopathie dans le monde entier, à commencer par les Etats-Unis. Dans l’Europe en guerre, les médecins militaires de l’armée autrichienne diffusèrent l’homéopathie en Autriche, mais aussi en Italie et en France. Mais c’est surtout l’épidémie de choléra, venue des Indes via la Russie, qui fit la réputation de l’homéopathie.
De Saint-Petersbourg à Londres, de Berlin à Paris, tous se demandent quel est cet homme de 77 ans qui bat la campagne, quelle est cette médecine qui guérit les cholériques? Hahnemann avait sauvé l’homéopathie du néant, elle pouvait dorénavant vivre sa vie …

1870 : Constantine Hering :

Médecin qui essaya de démontrer la fausseté de l’homéopathie et qui, en étudiant le sujet, se trouva fort intéressé et devint un homéopathe renommé. C’est à lui que l’on doit le développement de l’homéopathie en Amérique. Il fit plusieurs pathogénésies telles Lachesis, le venin d’un serpent. Il établit la loi de la guérison.

1877 : James Tyler Kent :

Un grand homéopathe qui développe l’utilisation des hautes dilutions et qui fut l’auteur du Répertoire de matière médicale publié en 1877.
 

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Hippocrate
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Paracelse
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Hahnemann
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Hering

 

 


TROUSSE D’URGENCE

1. Remèdes préventifs (Immunostimulation

  • Echinacea T.M.(teinture-mère) 30 gouttes 3x/jour (5 jours sur 7).

  • Oligo Cu-Au-Ag (cuivre-or-argent) 1 tablet/jour sucer sous la langue.

2. Remèdes curatifs
 

Aphtes  Borax  5CH    Aesculus 5CH  Hémorroïdes 
Crampes  Cuprum metal 5CH    Allium cepa 5CH  Rhume 
Céphalées  Iris versicolor 5CH    Aloe 5CH  Diarrhée 
Constipation  Alumina 5CH    Alumina 5CH  Constipation 
Diarrhée  Aloe 5CH    Apis 5CH  Piqûres d’insectes 
Douleurs dentaires  Chamomilla 5CH    Arnica 5CH  Traumatismes 
Douleurs rhumatis.  Rhus tox. 5CH    Arum triph. 5CH  Enrouements 
Enrouement  Arum triph. 5CH    Belladona 5CH  Fièvre 
Fatigue  Phosphoric acid 5CH    Borax 5CH  Aphtes 
Fièvre  Belladona 5CH    Chamomilla 5CH  Douleurs dentaires 
Hémorroïdes  Aesculus 5CH    Cuprum metal 5CH  Crampes 
Indigestion  Nux vomica 5CH    Drosera 5CH  Toux sèches 
Insomnies  Passiflora 5CH    Euphrasia 5CH  Irritations oculaires 
Irritations oculaires  Euphrasia 5CH    Gelsemium 5CH  Trac 
Jambes lourdes  Hamamelis 5CH    Hamamelis 5CH  Jambes lourdes 
Maux de gorge  Mercurius sol. 5CH    Ignatia amara 5CH  Nervosité 
Nervosité  Ignatia amara 5CH    Ipeca 5CH  Toux grasses 
Piqûres d’insectes  Apis 5CH    Iris versicolor 5CH  Céphalées 
Rhume  Allium cepa 5CH    Nux vomica 5CH  Indigestion 
Toux grasses  Ipeca 5CH    Mercurius sol. 5CH  Maux de gorge 
Toux sèches  Drosera 5CH    Passiflora 5CH  Insomnies 
Trac  Gelsemium 5CH    Phosphoric acid 5CH  Fatigue 
Transport (mal)  Tabacum 5CH    Rhus tox. 5CH  Douleurs rhumatis. 
Traumatismes  Arnica 5CH    Tabacum 5CH  Transports (mal) 
Verrues  Thuya 5CH    Thuya 5CH  Verrues 

 

 


CONSEILS PAR PATHOLOGIE

LES MALADIES INFANTILES

La plupart des maladies infantiles présentent des manifestations éruptives. Il s’agit de réactions d’éliminations toxiniques; dans certains cas, le médecin peut souhaiter favoriser la sortie de l’éruption.Nous nous limiterons à vous donner quelques conseils.
Coqueluche
Oreillons
Rougole
Rubéole
Scarlatine
Varicelle
Vaccinations
 

COQUELUCHE
La coqueluche est une maladie sévère et contagieuse, surtout chez le nourrisson. Il y a lieu d’être également attentif aux petites quintes de toux à répétition que l’on peut observer chez des enfants vaccinés : consulter le médecin pour le traitement adéquat.

 

OREILLONS
La phase éruptive est remplacée par une inflammation des glandes salivaires et des parotides. Consulter le médecin.
En attendant, alterner toutes les deux heures 3 à 5 granules des unitaires suivants:
MERCURIUS SOLUBILIS 5CH,
PULSATILLA PRATENSIS 5CH, et
PHYTOLACCA DECANDRA 5CH.
Ajouter
OLIGEtherapie CUIVRE.
Pour un enfant de moins de trois ans, donner une unidose par jour.
Pour un enfant au-delà de trois ans, donner une unidose matin et soir.

 

ROUGEOLE
Cette maladie très contagieuse peut être traitée par homéopathie. Le médecin a, en effet, à sa disposition des médicaments destinés à favoriser la sortie de l’éruption, mais aussi à faire face aux suites possibles.
Retenons pour le catarrhe oculo-nasal,
EUPHRASIA OFFICINALIS 5CH : si l’écoulement oculaire est brûlant et les conjonctives rouges, l’écou-lement nasal, lui, n’ irrite pas;
ALLIUM CEPA 5CH : si l’écoulement nasal est irritant.
Ajouter
OLIGO CUIVRE.
Pour un enfant de moins de trois ans, donner une unidose par jour.
Pour un enfant au-delà de trois ans, donner une unidose matin et soir.

 

RUBEOLE
Cette maladie serait sans problème si elle n’était responsable de malformations du foetus lorsqu’elle est contractée au cours de trois premiers mois de la grossesse. L’isolement du malade est à assurer, les personnes ayant été en contact avec l’enfant, sont à prévenir et le personnel scolaire sera informé. Consulter le médecin.

 

SCARLATINE
Cette maladie est sévère, elle relève de la seule compétence de votre médecin.

 

VARICELLE
C’est une maladie éruptive de type herpétique. Son virus étant commun au zona, les adultes seront bien intentionnés de prendre les précautions d’usage en matière de contagion. L’éruption est marquée par l’apparition de petites vésicules, le plus souvent à la face, avant de gagner tout le corps. Le contenu des vésicules, transparent au départ, s’opacifie pour céder ensuite la place à une petite croûte. Les démangeaisons sont intenses; si l’enfant se gratte, les vésicules s’infectent et laissent, après guérison, de petites cicatrices. Veiller à éviter tout grattage intempestif et consulter le médecin.
En attendant,
alterner :
RHUS TOXICODENDRON 5CH et
MEZEREUM 5CH, 3 à 5 granules, deux à quatre fois par jour de chaque. 
Ajouter
Oligo CUIVRE
Si, suite à un grattage intempestif, on observe de petites cicatrices, prendre sans tarder ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH; 3 à 5 granules matin et soir jusqu’à amélioration, et masser les lésions avec la Pommade au CALENDULA
.

 

VACCINATIONS
La vaccination consiste à injecter l’agent responsable de la maladie sous forme atténuée. Le sujet étant controversé, vous vous en remettrez à votre médecin pour établir un calendrier des vaccinations.
Pour réduire le plus possible les effets secondaires de ces injections, prendre LEDUM PALUSTRE 5CH, 3 à 5 granules le soir, au cours des dix jours qui suivent la vaccination.
Après cette période de dix jours et sur l’avis du médecin, une dose-globule du vaccin en 200K peut être administrée afin d’assurer l’élimination des toxines injectées, l’immunisation étant, à ce moment, acquise.
Il y a également lieu d’être très attentif à tout ce qui survient au cours du mois qui suit une vaccination, qu’il s’agisse d’une modification de l’appétit, de tout épisode infectieux ou d’autres manifestations. Avertir sans tarder le médecin.
La toux grasse
En cas de toux grasse, la première mesure est d’ordre préventif : c’est la suppression du tabac, facteur d’inflammation. La seconde sert à stimuler la défense immunitaire :
MUCOCOCCINUM, un comprimé-dose à sucer de douze en douze heures, pendant au moins trois jours, associé à IPECA composé, à raison de 2 à 5 gouttes selon l’âge, trois à quatre fois par jour.
En l’absence de ce draineur, à MUCOCOCCINUM, vous ajoutez parmi les unitaires de votre trousse, les deux remèdes qui correspondent le mieux aux modalités, à raison de 3 à 5 granules deux à trois fois par jour de chaque. 
Espacer les prises avec l’amélioration.
KALIUM BICHROMICUM 5CH : si la toux favorise l’expectoration d’un mucus épais, collant, filant, jaune-vert, avec sensation d’écoulement dans l’arrière-gorge le matin et besoin de détacher les mucosités adhérentes par une toux volontaire;
IPECA 5CH : si la toux est spasmodique avec difficultés d’expectorer les mucosités accumulées dans les bronches, présence de nausées réflexes et d’une langue peu chargée;
COCCUS CACTI 5CH : si la toux est coqueluchoïde avec émission le matin au réveil, de mucosités et de glaires accumulées au cours de la nuit, le brossage des dents peut déclencher la toux;
ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH : si la toux est très grasse, la poitrine est encombrée de mucus, la langue est chargée et le malade est affaibli;
MERCURIUS SOLUBILIS 5CH : si la toux est aggravée la nuit à la chaleur du lit, avec émission d’un mucus jaune-vert, irritant. Par atteinte de la base du poumon droit, le sujet ne peut se coucher sur ce côté. La langue porte sur ses bords l’empreinte des dents. L’haleine est fétide.
Dans tous les cas, le recours au médecin s’impose mais, en cas de bronchite asthmatiforme, on peut en l’attendant, alterner toutes les dix minutes 3 à 5 granules d’ IPECA 5CH et d’ ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH.

FIEVRE ET GRIPPELa fièvre est un symptôme à ne pas négliger : elle correspond à la période d’invasion d’une maladie, qu’il s’agisse d’une maladie infantile, d’une affection respiratoire ou de la grippe.
A chaque fois que les modalités sont identiques, la fièvre appelle les mêmes remèdes.
Nous verrons donc successivement « les remèdes de fièvre et d’invasion de la grippe sans douleurs généralisées » et « les remèdes de fièvre et d’état de la grippe avec douleurs généralisées ».
La FIEVRE est un symptôme qui témoigne d’une réaction de l’organisme à une agression d’origine virale ou bactérienne. Elle reflète la mobilisation glandulaire et l’augmentation des combustions métaboliques. La fièvre est donc un bon signe qui est à surveiller et qu’il y a lieu de respecter tant qu’elle reste dans les limites du raisonnable.
Sachons :
- qu’une température de 38°C favorise la réaction de défense. En effet, l’organisme en augmentant sa température, empêche le virus de se multiplier;
- qu’une très forte température doit être maîtrisée car elle provoque maux de tête, sueurs abondantes, fatigue. Cela peut aller jusqu’à la défaillance cardio-vasculaire;
- qu’une brusque montée de température chez le jeune enfant peut être responsable de convulsions;
- que la fièvre prolongée peut entraîner de la déshydratation liée à la transpiration et à la perméabilité de la peau à l’évaporation.
En conséquence, nous recommandons :
- de donner beaucoup à boire et plus que la soif ne l’exige car la boisson est avant tout destinée à compenser l’eau transpirée mais aussi à assurer une fonction satisfaisante des reins, voie privilégiée d’élimination des toxines métaboliques et microbiennes;
- de maintenir la température dans des limites raisonnables en veillant à ce que la température de la chambre soit proche de 20°C, en donnant des bains d’un quart d’heure à une température inférieure d’un degré à celle du corps et en refroidissant l’eau progressivement jusqu’à 37°C;
- de placer des humidificateurs aux radiateurs et d’ajouter à l’eau d’ AROMA: aromatherapie (eucalyptus rad, pinus sylvestris).
- de recourir à l’avis du médecin, ainsi qu’aux médicaments fébrifuges en cas de nécessité.
La GRIPPE est due à des virus contre lesquels notre organisme s’immunise momentanément car ces virus ont la particularité de se modifier au cours du temps.
Les remèdes de fièvre et d’invasion de la grippe sans douleurs généralisées:
Dès les premiers symptômes,
Prendre :
OSCILLOCOCCINUM, sucer une dose-globules, répéter éventuellement deux à trois fois à six heures d’intervalle, puis de douze en douze heures pendant deux à trois jours.
Espacer les prises avec l’amélioration.
ACONITUM NAPELLUS 5CH : si la fièvre est élevée, à début brusque avec frissons, peau sèche et soif, le vent du nord et les gelées doivent y faire penser. L’angoisse du malade peut être communicative au point de justifier l’appel au médecin vers minuit. Si le malade se réchauffe et que des sueurs surviennent, l’indication d’
ACONITUM NAPELLUS cesse au profit le plus souvent de BELLADONNA;
BELLADONNA 5CH : si la fièvre est élevée, à début brusque avec transpiration des parties couvertes, la figure congestionnée irradie la chaleur; le mal de tête est battant. Le sujet réclame le calme car il est hypersensible au bruit, à la lumière, aux secousses. Présence d’abattement et de petits spasmes;
APIS MELLIFICA 9CH : si la fièvre est à début rapide, vers 15 heures, la peau sèche et chaude alterne avec des transpirations. Absence totale de soif. C’est le remède des maladies aiguës survenant au retour d’un séjour à la mer. En cas de céphalées intenses, de douleurs à la nuque, appeler le médecin sans tarder;
FERRUM PHOSPHORICUM 5CH : si l’apparition de la fièvre est insidieuse, en général chez un enfant pâle, fatigué, l’enfant poursuit ses jeux et ce sont des rougeurs passagères aux joues qui alertent la maman. La température oscille aux environs de 37,5°C – 38,5 °C, au plus. Ce sont des enfants sujets aux otites, aux saignements de nez. Possible récidive passagère d’énurésie qu’une petite toux sèche peut provoquer.
Autres remèdes de fièvres, selon la périodicité ou la cause:
CHINA SUCCIRUBRA 7CH : ce remède reproduit la fièvre du paludisme; indiqué si la fièvre est intermittente souvent un jour sur deux et jamais la nuit. Frissons, chaleur, sueurs avec soif se succèdent;
NUX VOMICA 5CH : si en se découvrant, la fièvre est accompagnée de frissons donnant la chair de poule; indiqué aussi en cas d’indigestion fébrile;
CHAMOMILLA 5CH : si la fièvre est à la période de la dentition et pour autant qu’une joue rouge et l’autre pâle soient observées au lever et que l’agitation soit calmée si l’enfant est bercé, porté.
Les remèdes de fièvre et d’état de la grippe avec douleurs généralisées:
En période d’état, si le traitement homéopathique n’a pas encore été instauré, prendre :
OSCILLOCOCCINUM, sucer une dose-globules, répéter éventuellement deux à trois fois à six heures d’intervalle, puis de douze en douze heures pendant trois jours, et
OLIGO Cuivre, 3 unidoses réparties sur la journée pendant trois jours. Le goût métallique assez prononcé résulte de la teneur en oligo-élément Cuivre, teneur nécessaire à l’activité antigrippale.
Pour les douleurs et les courbatures, sucer un comprimé d’ ANTI GRIPPE Unda, toutes les deux heures. Au fur et à mesure de l’amélioration, espacer les prises à 3 ou 4 comprimés par jour, pour terminer par un comprimé par jour pendant deux jours.En l’absence de ces remèdes, si vous disposez d’unitaires dans votre trousse d’urgence, vous ajoutez à OSCILLOCOCCINUM l’unitaire ou en alternance, les deux unitaires qui correspondent le mieux aux modalités, à raison de 3 à 5 granules deux à trois fois par jour de chaque.Espacer les prises avec l’amélioration.

EUPATORIUM PERFOLIATUM 30K : si les courbatures sont généralisées, musculaires et osseuses. Sensation que les os sont douloureux. Le mouvement des yeux fait mal et la pression aggrave. Le sujet a soif;
GELSEMIUM SEMPERVIRENS 7CH : s’il y a sensation d’abattement, d’abrutissement, les jambes sont flageolantes. Des tremblements sont ressentis à l’intérieur du corps. Mal de tête et absence de soif caractérisent ce remède;
RHUS TOXICODENDRON 30K : s’il y a des douleurs aux articulations que le mouvement améliore un court moment, le malade se tourne et se retourne dans son lit. La soif est vive et il frissonne dès qu’il se découvre. L’apparition de boutons de fièvre recommande son utilisation, indiqué également pour les suites d’humidité dues au temps, dues aux vêtements imprégnés de sueur refroidie;
BRYONIA 30K : si la fièvre est d’apparition progressive avec soif de grands verres d’eau froide espacés, le malade se couche sur le côté douloureux; il reste immobile. La céphalée est frontale;
ARNICA MONTANA 30K : si le lit paraît trop dur, le malade cherche sa place comme s’il avait des courbatures, mais rien ne l’améliore. Il a le corps froid, le nez froid, mais la tête est chaude. Il demande à être seul et préfère ne pas parler.

En cas de complications au niveau des voies respiratoires, se reporter aux rubriques adéquates et consulter le médecin
 

 

 

METHODE DE FABRICATION Depuis l’adoption par la CEE d’es directives européennes  92/73/EEC and 92/74/EEC en 1992, les producteurs de médicaments homéopathiques sont soumis à des règles de fabrication (GMP (Good Manufacturing Practices)) que nous respectons dans notre unité de production.1. HOMEOFLOW  A côté du design du produit fini et du respect des règles d’hygiène, la qualité de l’air ambiant dans l’aire de préparation est d’une importance capitale.Nous utilisons pour cela , dans notre officine, un flux laminaire « Homeoflow » qui respecte les spécifications  » US Fed.Std. 209E-class 100″. Ce flux laminaire contient un système LAF-BCR exclusif (Laminair Flow-Based Clean Room System). 

En placant un collecteur spécifique au sommet de l’Homeoflow, nous obtenons un système de tri d’aspiration qui collecte une fraction réglable de l’air aspiré à partir d’une pièce adjacente ou de l’intérieur du labo. Cet afflux d’air extérieur crée une surpession réglable (+- 20 Pa) maintenant ainsi un niveau de très bas de petites particules dans les fractions d’air circulantes.


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Laminar Flow « Homeoflow »

L’inté de préfiltration possède une capacité de rétention de 98 % à 5µm. Le filtre te  très haut niveau (HEPA) a une efficacité de 99,997% pour des particules de 0,3µm. 
2. DYNAMISATION Le dynamiseur agite cent fois les dilutions en exactement deux secondes.

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3. IMPRÉGNATION « Impregmat I-Tronic »
Nous utilisons un appareillage de petite taille qui peut imprégner les grains de sucre neutres, comprimés et autres poudre de lactose via des procédure manuelles incluant : Boîtes de Petri, Micropipettes, balance de précision, remplisseurs de tubes de verre pour les conditionnements de granules, etc… L’imprégnation des granulés homéopathiques par l’IMPREGMAT I-TRONIC est une opération complètement automatique dont la caractéristique principale est l’utilisation d’un système de contrôle électronique assisté par un puissant micro-processeur  couplé à une configuration hardware-software. Une attention toute particulière est aussi apportée au respect des GMPs standarts.
L’imprégnation des dilutions (ex. ARNICA MONTANA 5 CH) sur les granulés est réalisée à l’aide d’un atomiseur en téflon, DILU-JET auquel sont attachés les flacons contenant les dilutions spécifiques. Afin de préparer les utilisations suivantes, le Dilu-Jet est neutralisé après chaque imprégnation dans un four tournant à une température de 120 °C. (Passivation)Après atomisation et répartition des dilutions sur le lot de granules incriminés, la préparation est séchée automatiquement par un flux d’air thermostatique.Ce processus (atomisation -  impregnation – séchage) est répété autant de fois que nécessaire puis est arrêté automatiquement. homeo05.jpg

homeo04.jpg      homeo07.jpg  

4. PASSIVATION « Thermocenter ». La passivation est opérée sous un four tournant élaboré selon un concept résolument neuf et s’opère à 120°C
 

 

Je remercie infiniment la pharmacie Desmet pour m’avoir permis de poster cet article .

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C’EST LE PRINTEMPS ….

Posté par eurekasophie le 16 avril 2009

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GERER L’EAU 

 

Ce n’est pas en juin, lors des premières chaudes journées d’été, qu’il faudra songer à installer un récupérateur d’eau. Mais au printemps, pour qu’il se remplisse à la faveur des pluies !
L’eau se faisant rare, il faut apprendre à la gérer. Au-delà de la récupération, que beaucoup pratiquent depuis quelques années, c’est une conduite globale qu’il convient d’adopter.
Travail de la terre, pour l’enrichir en humus à même de retenir l’eau. Sélection de
végétaux sobres et résistants, aux besoins limités. Paillage du sol et plantation de haies, pour limiter l’évaporation et le ruissellement. Arrosage en début de journée (au printemps) ou en fin d’après-midi (l’été) afin d’optimiser les apports…
Autant de petits gestes peu coûteux, bons pour le jardin et l’environnement : pourquoi s’en priver ?

FICHE PRATIQUE

L’entretien des pots en terre cuite

De jolis pots en terre cuite font partie des agréments indispensables à un jardin bien entretenu. Astuces et conseils pour que ces pots naturels restent des alliés de la beauté de votre jardin, sans pour autant réduire à néant vos efforts esthétiques au bout de quelques saisons d’utilisation.

Beaux mais fragiles

pots en terre cuiteLes pots en terre cuite non émaillée sont des pots fragiles qui peuvent casser au moindre choc. Moyennement résistants au gel, ils peuvent également éclater sous l’effet d’un froid trop intense et brutal. Pour éviter ce phénomène, il est conseillé de déplacer ses pots en hiver et de les installer près d’un mur (moins de gel), ou mieux dans une serre en attendant le printemps! Ils sont aussi très sensibles à l’évaporation de l’eau. Un bon point pour les plantes qui peuvent ainsi plus facilement réguler l’humidité de leurs racines. Toutefois, en été, lors de fortes chaleurs, ces pots nécessitent un peu plus d’arrosage que les autres contenants en bois, céramique, plastique ou autre…

Avant première utilisation : un bon bain s’impose

En raison de cette sensibilité à l’humidité, les pots en terre cuite apprécient un bon bain de quelques jours dans un bac rempli d’eau de pluie avant la première utilisation. Ils se gorgent ainsi d’eau et seront moins sensibles aux changements de température. C’est un gage de longévité pour ces pots payés généralement moins chers que des pots émaillés, mais d’une beauté naturelle inégalée.

Avant première utilisation : un bon bain s’impose

En raison de cette sensibilité à l’humidité, les pots en terre cuite apprécient un bon bain de quelques jours dans un bac rempli d’eau de pluie avant la première utilisation. Ils se gorgent ainsi d’eau et seront moins sensibles aux changements de température. C’est un gage de longévité pour ces pots payés généralement moins chers que des pots émaillés, mais d’une beauté naturelle inégalée.

Entretien quotidien : halte au calcaire!

Jardinière fendue par le gelLes amateurs de pots en terre cuite auront remarqué qu’au fil du temps, ces derniers se couvrent de plaques de calcaires à l’extérieur. Pour éviter un tel problème, il suffit de troquer l’eau du robinet habituellement utilisée pour l’arrosage par de l’eau de pluie, beaucoup moins calcaire. Si toutefois il est déjà trop tard, il suffit alors de s’armer d’une petite brosse à poils durs et d’une bouteille de vinaigre blanc. Ensuite, il n’y a pas de miracle. Il faut frotter jusqu’à disparition des tâches.
Une fois ce processus de mise en beauté effectué, on peut également huiler (huile d’olive, de tournesol ou autre…) légèrement ses pots à l’extérieur pour leur garantir un aspect moins « vieillot ». Là encore, les pots n’en seront que plus satisfaits puisque largement hydratés. Certains amateurs conseillent même de badigeonner l’extérieur de blanc d’oeuf ou même de yaourt pour voir apparaître à la longue, quelques petites plaques de mousse. Beaucoup plus romantique que des auréoles de calcaire non maîtrisées…

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Pot émaillé Pot émaillé

Quelle que soit la taille du pot, il faut toujours utiliser un récipient percé au fond pour permettre l’écoulement efficace du trop plein d’eau. Si certains jardiniers optent pour des pots en terre cuite émaillée (moins d’évaporation), les conseils d’entretien extérieurs ne prévalent pas, puisque l’extérieur est déjà protégé par la couche d’émail. Par contre, l’étape du bain n’est pas à négliger car le matériau de base reste le même. Ne pas oublier non plus la coupelle du dessous si les pots sont placés sur une surface telle que béton, carrelage ou dalle maçonnée. Ces revêtements n’absorbent pas l’eau qui ruissellent sur leur surface. Le moindre défaut d’arrosage pourrait donc être irréversible sur la bonne santé de la plante. Alors qu’installés directement sur la terre, le droit à l’oubli est (un peu plus) autorisé…

Pulvérisateur : utilisation et entretien

Conseils et recommandations pour bien utiliser et faire durer vos pulvérisateurs de jardin et d’intérieur.

Conseils d’entretien

Pulvérisateur de jardin à pression Pulvérisateur à gâchette

Les outils de jardin durent longtemps si on les entretient convenablement, et le pulvérisateur ne déroge pas à la règle :

  • ne stockez jamais un pulvérisateur contenant un reste de préparation : celle-ci perd rapidement ses propriétés, et est susceptible d’endommager l’appareil (corrosion, bouchage de la buse…)
  • après utilisation, rincez l’appareil à l’eau claire et effectuez une mise en pression légère pour nettoyer le tuyau, la lance et l’embout
  • les joints se déssèchent : lubrifiez-les de temps à autres avec de la graisse ou de la vaseline

Conseils d’utilisation

Sécurité

  • Ne laissez pas les appareils et les produits à la portée des enfants.
  • Ne faites pas de mélange. Utilisez un pulvérisateur spécifique pour chaque produit incompatible
  • Respectez les dosages : les produits de traitement et engrais mal dosés nuisent à l’environnement et à votre santé
  • Ne pulvérisez pas durant les périodes de pleine floraison afin de protéger les abeilles et autres insectes auxiliaires
  • Protégez-vous si vous manipulez des préparations chimiques : gants, manches longues, lunettes, masque de protection…

Environnement

  • Ne pulvérisez pas au pic de la chaleur. Traitez en début et en fin de journée
  • Ne traitez pas pas s’il y a du vent
  • Ne pulvérisez pas si la pluie menace : le lessivage des produits ruinera leur efficacité et polluera le sol

Le nénuphar

Cette appelation familière recouvre différentes espèces et de très nombreuses variétés du genre Nymphaea (famille des Nymphéacées, Dicotylédones). Plante aquatique très cultivée pour sa beauté exceptionnelle, surtout pendant la floraison, c’est aussi une plante vitale si vous voulez avoir des poissons dans votre pièce d’eau (elle participe à l’oxygénation du bassin et y apporte de l’ombre) .

Achat

Fleur de NénupharProcurez-vous des variétés faciles et florifères et surtout, celles qui ont une taille proportionnée à votre bassin.

Culture

On plante les rhizomes en avril/mai, ils peuvent être installés dans des poches de terre aménagées au fond du bassin, sur les plates-formes de berge, ou dans des pots et paniers submergés (pourvus de trous sur la partie inférieure et garnis d’un film ou d’une toile imputrescible qui retient la terre). Vous pouvez utiliser un terreau spécial « plantes aquatiques » mais vous obtiendrez également de très bons résultats en mélangeant un terreau un peu lourd, de la terre de jardin et du sable. L’important est de ne pas employer de fumier ou d’engrais ordinaire.

La profondeur de plantation varie selon les espèces, de 15cm à 45cm (pour les petites variétés convenant à un petit bassin (nymphea « Andreana », nymphea « Candida ») de 30cm à 1m20 pour les nymphéas les plus vigoureux convenant à un grand bassin ou à un étang (nymphéa « Alba », nymphéa « Virginia »).

Lorsque les feuilles centrales d’un nymphéa sont trop nombreuses et que les fleurs se font rares et petites, c’est le moment de le diviser . Vous pourrez procéder à la division des rhizomes à la fin du printemps ou au début de l’été.

Engrais

On trouve en jardinerie des engrais spéciaux pour les plantes aquatiques et les nymphéas. Ils sont riches phosphates mais pauvres en azote car celui-ci favoriserait le développement excessif d’algues.

Exposition

Comme de nombreuses plantes aquatiques, le nénuphar demande une bonne exposition et une protection contre le vent.

Planter un nénuphar

Plantation d'un nénupharDoubler un panier d’un film , d’une toile ou d’un feutre de jardin (dans tous les cas imputrescible) et verser du terreau au 2/3.

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Pierres pour maintenir le rhizome de nénupharDéposer le rhizome puis le recouvrir de terreau jusqu’à deux centimètre du bord. Tasser légèrement la terre puis disposer des petits graviers ou galets pour maintenir la plantation et éviter la dispersion du terreau lors de l’immersion.

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Jeune nénuphar dans le bassinPour les gros sujets, ne pas hésiter à lester le tout avec quelques pierres.

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TABAC……

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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tabac1.gifTABAC, les méthodes

Pour arrêter tabac001.gif

Responsable de plus de 66 0000 décès par an en France, le tabac pourrait tuer 8 millions

de personnes par an dans le monde d’ici 2030.

Malgré ces chiffres, le combat contre la cigarette n’est toujours pas gagné.

Il n’existe pas de méthode miracle, mais des solutions pour vous accompagner.

Pour choisir le traitement le mieux adapté, il faut avoir fait le point sur votre rapport au tabac. Remplissez pendant quelques jours votre tableau de consommation de cigarettes (sur le site www.tabac-info-service.fr) pour comprendre quelles situations vous amènent à fumer. Vous choisirez ensuite votre traitement en fonction de vos attentes et d’éventuelles contre-indications.

Les substituts nicotiniques

Ces médicaments, sous forme de patchs ou de forme orale (gommes, pastilles, inhaleur), se substituent, comme leur nom l’indique, à la nicotine. La nicotine des substituts, à la différence de celle de la cigarette, est distribuée de façon continue dans le corps et atteint le cerveau lentement, sans le shoot de la cigarette qui crée la dépendance et sans les fumées cancérigènes associées. Ce sont elles et les goudrons qui sont dangereux pour la santé.

La nicotine en substitut aide à fermer les récepteurs spécifiques qui entretiennent la dépendance, récepteurs ouverts et alimentés pendant des années de tabagisme.

Pour mieux évaluer la force de la substitution, on mesure sa dépendance grâce au test de Fagerström. L’heure de la première cigarette et le nombre de cigarettes fumées dans la journée sont des indicateurs précieux pour vous permettre de décrocher.

  • Vous désirez arrêter rapidement

Le patch est le plus pratique. Il est souvent associé aux formes orales de nicotine. Les gros fumeurs en mettent deux, voire trois, au plus fort dosage. On peut le garder 16 heures sur 24 ou bien 24 heures si l’envie de fumer débute dès le lever. Il délivre à doses continues la nicotine nécessaire pour éviter de souffrir du manque. On peut y ajouter une forme orale afin de ne pas succomber à une envie ponctuelle comme la cigarette après le repas ou au téléphone.

  • Vous désirez arrêter progressivement

Fixez-vous une date d’arrêt, dans les 6 semaines qui suivent, et supprimez, pendant les 3 premières semaines, les cigarettes les plus faciles. Quand le manque se fait sentir, mâchez des gommes, sucez un comprimé. Tout est bon à condition de choisir le dosage, le goût et la forme qui vous conviennent. Même programme les 3 semaines suivantes, mais vous éliminerez des cigarettes de plus en plus difficiles. Au bout de 6 semaines, la date fixée est arrivée. Si vous éprouvez toujours la sensation de manque, continuez à utiliser les substituts. Il n’existe pas de risque grave de surdosage. Si vous en prenez trop les signes sont les mêmes que lorsque vous avez beaucoup fumé: bouche pâteuse, nausées, maux de tête. Il n’existe pas de contre-indications à ce type de produits, même pour les femmes enceintes. Les semaines suivantes, vous devriez pouvoir diminuer les doses. Une diminution qui doit se faire en douceur, sans que vous ressentiez le manque de manière désagréable. Si c’est le cas, vous avez été trop vite, revenez à un dosage plus fort.

Arrêt sur ordonnance

Il existe deux médicaments sur prescription médicale. La dernière molécule mise sur le marché est la varénicline ( Champix). Ce n’est pas un produit de substitution puisqu’il ne délivre pas de nicotine. Il agit cependant sur les récepteurs nicotiniques du cerveau et réduit le besoin impérieux de fumer ainsi que le plaisir qui y est associé.

Les petits et gros  » coups de pouce « 

Pour venir à bout de la dépendance psychologique, il existe d’autres méthodes, même si elles n’ont pas prouvé individuellement leur efficacité sur la durée. Elles peuvent permettre d’améliorer les chances de succès.

Yoga, sophrologie, hypnose, thalassothérapie, tous les essais sont permis et les idées bienvenues sur le chemin semé d’embûches qui mènent à l’abstinence…..et à la liberté !

Les thérapies cognitives et comportementales pour modifier un système de pensée et une gestuelle (ne plus dégainer sa cigarette au premier stress) sont efficaces, à condition de se rapprocher d’un médecin formé à la technique. L’acupuncture est semble -t-il plus adaptée dans les cas de faible dépendance . L’homéopathie aide indirectement au sevrage en régulant l’irritabilité, les troubles du sommeil et l’anxiété. L’hypnose par suggestion ( la fumée est un poison, dont le corps doit se protéger) réduit l’envie de fumer, augmente le désir d’arrêter et mobilise les ressources inconscientes pour atteindre cet objectif.

Carnet d’adresses

  • www.tabac-info-service.fr      0 825 309 310 propose un catching pour vous accompagner au jour le jour, ainsi que des tests et des simulations.
  • tabac-net.aphp.fr       pour le test de Fagerström
  • www.quitterlacigarette.com        sur les idées reçues.
  • Le tabac en 200 questions, Dr Béatrice Le Maître, éditions DeVecchi

Mes chers lecteurs,

J’ai écrit cet article avec deux mots qui me venaient en tête: motivation et volonté.

Vous pouvez bien sûr vous arrêter de fumer avec des patchs et autres substituts dont je vous ai parlés, faire appel à des médecines douces comme l’acupuncture qui soit dit en passant à donner de très bons résultats sur un ami à moi.

Mais rien ne se fait, rien ne s’obtient sans une grande volonté.

SI VOUS VOULEZ VRAIMENT VOUS ARRETER DE FUMER , ALORS VOUS Y ARRIVEREZ.

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JE VOUS LES AVAIS PROMISES ….ces recettes

Posté par eurekasophie le 15 février 2009

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Millefeuille de rouget, purée d’olives noires

 

Facile

Préparation : 15 mn
Cuisson : 10 mn
Repos : 0 mn
Temps total : 25 mn

Pour 4 personnes :

  •   12 petits filets de rouget (ou 8 moyens)
  •   4 belles tomates
  •   1 boîte d’olives noires dénoyautées
  •   1 cuillère à café de concentré de tomates
  •   1/2 citron
  •   huile d’olive
  •   1 cube de court bouillon
  •   fleur de sel, poivre
  •   moules rectangulaires en silicone ou en aluminium (10,5 x 6,5 cm environ)
  • PREPARATION

    1. 1     Faire bouillir de l’eau avec un cube de court-bouillon. Pocher les filets 2 minutes et réserver.
    2. 2     Dans le même temps, couper les tomates en deux et enlever les pépins. Puis recouper en petits morceaux et faire revenir dans un peu d’huile d’olive. Remuer jusqu’à obtenir une purée (5 minutes environ sur feu fort) et y incorporer le concentré de tomates. Mélanger, saler et poivrer puis laisser cuire 2 minutes. Réserver.
    3. 3     Enlever l’eau des olives et en faire une purée avec un petit robot hachoir. Incorporer une belle cuillère d’huile d’olive et assaisonner si nécessaire.
    4. 4     Monter les millefeuilles :
      Huiler les
      moules à l’aide d’un pinceau ou d’un papier absorbant. Poser un filet de rouget, côté peau en dessous, au fond du moule et l’écraser un petit peu pour recouvrir toute la surface du moule. Etaler une couche assez épaisse de purée d’olives, puis un autre filet de rouget par dessus. Pour finir, étaler une couche de purée de tomates. Tasser l’ensemble avec le dos d’une cuillère. Démouler sur assiette et ajouter quelques gouttes de citron sur le millefeuille.
    Pour finir… Pour les moules en aluminium, passer la lame d’un couteau sur les bords du millefeuille, il se démoulera ainsi très facilement.

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    Canette farcie au flan d’olives

    recetteduree.gif Préparation : 10 min. – Cuisson : 1 h 10 min.

    Pour 5 personnes :
    - 1 canette de 1,8 kg (label rouge)
    - 250 g de ricotta
    - 3 cuil. à café bombées de tapenade noire
    - 500 g de rates
    - 200 g d’olives vertes (dénoyautées)
    - 1 brin de romarin
    - 2 œufs
    - Tabasco
    - 3 décilitres de vin blanc sec

    Matériel : 1 saladier, 1 grand plat à four profond, 1 fouet à main, 1 grosse aiguille + ficelle de cuisine

    1. 1 h 20 min. avant de servir :
    Préchauffez le four à 210°C (Th.7).
    Mélangez au fouet ricotta, tapenade, oeufs et 2-3 traits (à votre goût) de Tabasco (si vous ne connaissez pas, n’en mettez pas trop, c’est fort).
    Emplissez-en la canette à la cuillère. Cousez pour bien fermer.
    Posez-la dans le plat, enfournez 20 min.
    Baissez à 180°C (Th.6) et cuisez pendant encore 25 min.

    2. Pendant ce temps :
    Cuisez les rattes en robe des champs, égouttez.
    Trente minutes avant de servir, chauffez le vin.
    3. 25 min. avant de servir :
    Jetez le gras perdu par la canette dans le plat, en l’inclinant. Ajoutez autour de la canette le romarin tronçonné, les olives, les rattes et versez le vin chaud.
    Réenfournez 25 min., toujours à 180°C. 

    à la place d’olives vertes, vous pouvez utiliser des olives noires (de Nyons par exemple).

    Et le vin blanc peut être remplacé par du vin rouge.

    Et au printemps, les rattes peuvent être remplacées par de jeunes navets bien tendres.

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    Tapenade d’olives noires (pour 4 pers)

    Spécialité provençale, la tapenade est une pâte à tartiner faite en partie d’olives, d’anchois et de câpres (tapena en occitan), le tout mixé. A essayer simplement en apéritif sur une fine tranche de pain de mie…

     

    • 200 g d’olives noires dénoyautées
    • 1 cuillère à soupe de jus de citron
    • 1 cuillère à soupe de câpres
    • 1 grosse gousse d’ail
    • 15 g de filets d’anchois
    • 2 c à s d’huile d’olive
    1. Eplucher la gousse d’ail.
    2. Mettre tous les ingrédients dans le bol du mixeur et mixer jusqu’à obtenir une belle pâte homogène.
    3. Placer au frais jusqu’au moment de servir.

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    LES LENTILLES …Mangez-en !!!!!

    Posté par eurekasophie le 10 février 2009

    BIENFAITS

    Valeurs nutritionnelles
    pour 100 g (cuites)

    Protides 8,2 g
    Glucides 12,6 g
    Lipides 0,5 g
    Calories 89 kcal

    De plus, ce légume sec se révèle idéal pour l’équilibre des végétariens. Il fournit en effet une belle quantité de protéines végétales. Sachez que si celles-ci sont consommées en même temps que des céréales (du pain complet ou du riz par exemple), elles sont particulièrement bien assimilées, et peuvent donc rivaliser avec les protéines animales.

    Par ailleurs, la lentille bat des records d’apport en minéraux très diversifiés, des éléments dont on manque souvent, et surtout en fer (3,3 mg/100 g). Minéral anti-anémique, il permet de garder tonus et énergie et de mieux résister aux infections. Avis aux femmes qui sont trop souvent carencées en fer…

    Enfin, un bon plat de lentilles reste l’un des moyens les plus efficaces de combattre les problèmes de transit paresseux : 100 g seulement fournissent 8 g de fibres, soit un bon tiers des besoins quotidiens recommandés.

    HISTOIRE

    Très probablement originaire d’Asie centrale, la lentille est une plante herbacée annuelle de la famille des papilionacées. On la consomme depuis la nuit des temps, comme le prouvent des fossiles remontant à 8 000 ans avant notre ère. Elle est par ailleurs mentionnée dans la Bible : Esaü ne troqua-t-il pas son droit d’aînesse à son frère Jacob afin de se repaître d’un bon potage de lentilles ?
    C’est l’un des premiers aliments à avoir été cultivé. Elle était la base de l’alimentation des populations modestes dans l’Antiquité gréco-romaine. Elle a par la suite conquis l’Europe du Nord et l’Inde, où elle devenue véritablement incontournable dans la plupart des plats typiques (on l’y appelle « dhal »).

    Cette légumineuse pousse dans des petites cosses (deux graines à l’intérieur de chaque gousse) sur une plante touffue à tiges fines. Ce sont avant tout la Turquie, le Canada, la Chine et l’Inde qui en sont les plus grands producteurs.

    On en distingue quatre variétés différentes :
    - la verte, qui est la plus répandue. Si elle vient du Puy-en-Velay, elle est même couronnée d’une AOC. Celle du Berry est également de grande qualité puisqu’elle possède un Label Rouge. Cette variété a, de façon générale, une très bonne tenue à la cuisson et possède un goût fin évoquant quelque peu la noisette. La Haute-Loire détient le monopole de sa production (80 %), suivie de près par l’Indre et le Cher.

    - la blonde est, quant à elle, plus grosse que la verte. Sa tenue est moins évidente et son goût un peu moins savoureux. Elle n’est pas cultivée en France.

    - la rouge
    est la plus rare d’entre toutes. Elle est presque uniquement cultivée en Champagne, où on la nomme « lentillon ». Elle provient également du Canada.

    - la corail, enfin, possède une jolie couleur rose saumon qui égaye les plats. Son goût fin est très agréable. Elle est produite en Afrique du nord ainsi qu’au Moyen-Orient.

    La lentille est la légumineuse la plus consommée chez nous : en moyenne 1,7 kg par habitant et par an. Elle est disponible tout au long de l’année, séchée, ou encore en conserve déjà cuisinée, voire au naturel sous-vide, une alternative très pratique pour les plus pressés

    Pour vous, quelques recettes sympa….

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    Ingrédients Saucisse De Morteau Aux Lentilles :

    Pour 4 personnes: 1 Saucisse de Morteau,
    150 g de lard maigre,
    3
    Oignons
    2
    Carottes
    2 clous de girofle,
    1 pincée de 4
    épices
    1 bouquet garni,
    500 g de lentilles vertes,
    25 g de saindoux (ou de beurre),
    sel,
    poivre.

    Recette Saucisse De Morteau Aux Lentilles :

    Epluchez deux Oignons et émincez-les.

    Pelez les Carottes taillez-les en dés ainsi que le lard.

    Mettez à chauffer la matière grasse dans une grande casserole et faites-y dorer les lardons en remuant avec une cuillère en bois; baissez ensuite la flamme ajoutez les Oignons et laissez-les fondre à feu doux jusqu’à ce qu’ils soient devenus translucides.

    Assaisonnez ensuite de tout avec du poivre.

    Lorsque les Oignons ont bien fondu, mouillez avec un litre d’eau froide, versez les lentilles, complétez avec le troisième oignon épluché et piqué des clous de girofle, la pincée de 4 épices et le bouquet garni, remuez, portez à ébullition et laissez cuire à petits frémissements pendant une heure.

    Au bout de 40 minutes, ajoutez la Saucisse de Morteau, couvrez et laissez la cuisson s’achever.

    Pour servir, retirez le bouquet garni, présentez la Saucisse de Morteau découpée en grosses tranches sur le lit de lentilles.

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    Recette Lentilles À La Dijonnaise :

    250 g de lentilles, 40 g de beurre, 2 Oignons 100 g de Jambon bouquet garni, 1 cuillerée à soupe de farine, 1/2 cuillerée à Café de moutarde de Dijon, 1 bol de bouillon de cuisson, persil, sel, poivre.

    Triez et lavez les lentilles.

    Mettez-les dans l’autocuiseur.

    Versez-y de l’eau froide à mi-hauteur.

    Mettez ensuite celle-ci sur le feu en y ajoutant 1 oignon coupé en deux, bouquet garni, sel.

    Laissez cuire 15 minutes à partir de la mise en rotation de la soupape.

    Coupez le Jambon en lamelles, hachez un oignon.

    Faites dorer le tout dans une casserole avec un peu de beurre.

    Saupoudrez de farine.

    Mélangez.

    Ajoutez-y un bol d’eau de cuisson des lentilles, sel, poivre.

    Laissez mijoter 5 minutes.

    Incorporez-y la moutarde forte.

    Egouttez les lentilles (vous pouvez conservez l’eau de cuisson pour préparer un potage).

    Ajoutez-y la sauce moutardée et le persil haché.

     

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    Recette Raviolis Au Foie-gras Aux Lentilles :

    Pour 4 personnes: 1/2 paquet de pâte chinoise à raviolis, 300 g de foie-gras cuit au naturel (juste salé), 150 g de cèpes, 2 jaunes d’oeufs, 15 g d’échalotes, 1 Gousse D’ail 60 g de parmesan, 100 g de Poireaux 1 dl d’huile d’olive, persil plat, sel et poivre, 60 g de gros sel.

    Garniture de lentilles: 20 g de truffe, 150 g de lentilles, 100 g de Carottes 80 g d’oignons, 100 g de Céleri 100 g de Blettes 80 g de beurre, huile d’olive, sel fin, poivre.

    Pour la sauce: 1 dl de jus de canard.

    Emincer les Oignons pas trop fin, le Céleri en branche, ajouter les Carottes en rondelles fines, le blanc des Blettes coupé en dés et le vert en petits carrés, les lentilles et ajouter de l’eau froide.

    Cuire 40 mn.

    A la fin de la cuisson ajouter un peu d’huile, de beurre et le sel.

    Ajoutez la truffe hachée.

    Farce à raviolis: Faire revenir dans le beurre et l’huile, l’échalote émincée, le Poireau haché et les cèpes en petits dés.

    Cuire 20 mn.

    Ajouter alors le parmesan et les jaunes d’oeufs.

    Mélanger.

    Sur la pâte à raviolis (carré de 6 cm de côté), poser un peu de farce, un dé de 1 cm3 de foie-gras.

    Fermer la ravioli pour obtenir un triangle et coller les bords à l’eau.

    Plisser le grand côté du triangle et cuire à l’eau bouillante salée.

    Ils sont cuits lorsqu’ils remontent.

    Poser les raviolis sur les lentilles, parsemer avec le Fromage et arroser de jus de canard.

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    CELERI EN BRANCHES

    Posté par eurekasophie le 14 décembre 2008

    -Présentation

    Une astuce particulièrement efficace pour lui faire une « mise en plis » qui le rendra très décoratif: après avoir gratté et brossé les branches, coupez de très fines bandes à l’extrémité de celles-ci. Plongez alors le céleri ainsi préparé dans un bain d’eau glacée et laissez-le séjourner pendant au moins une heure. Il en ressortira bouclé.emoticone

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    CONTE DE Noël

    Posté par eurekasophie le 12 décembre 2008

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    Le Noël du Père Noël

     

    C’était un jour à ne pas mettre un chien dehors.

    La neige tombait dru depuis de longues heures. Des flocons s’infiltraient sous la porte et le vent passait par les châssis qui n’étaient plus de première jeunesse.

    Le Père Noël boutonna sa chemise jusqu’au dernier bouton en faisant une grimace car avec l’âge, son cou s’était quelque peu ratatiné. Il passa un chaud tricot de laine et ajouta par-dessus un gilet qu’il boutonna également. Il enfila des chaussettes bien épaisses et chaussa ses bottes fourrées. Enfin, il se drapa dans son ample manteau de drap rouge et noua soigneusement son écharpe. Il prit sa paire de gants fourrés et pareillement harnaché, il se regarda dans le miroir accroché dans l’entrée.

    - «  Tout le monde dit que je suis gros, pas étonnant avec autant de couches – je ressemble à un oignon  » Au lieu de le faire rire, cette réflexion eut le don de l’agacer un peu plus.
    - «  Quelle nuit atroce ! Je serais bien mieux confortablement installé près de ma cheminée et buvant un chocolat chaud fumant …  » Là encore, cette pensée le rembrunit un peu plus et son front se plissa.

    Le Père Noël sortit de sa maison. Son renne Ferdinand l’attendait depuis de longues minutes. Il avait les naseaux gelés et ses yeux pleuraient. Le froid était si vif que les patins du traîneau ne voulaient pas se décoller du sol. Après une vérification sommaire de tous les paquets, l’équipage se mit en route.

    Bien que de fort méchante humeur, le père Noël entonna son cri «  Oh, oh, oh !  » et les clochettes se mirent à tintinnabuler. Il s’adressa à Ferdinand :
    - «  Pourquoi Noël est-il en hiver ? Ce n’est pas un temps pour voyager, il fait si froid, il fait si noir … Eh ! puis, je ne suis plus de première jeunesse. Il faut changer tout ça. Rien que pour toi, tu risques de te rompre le cou à tout moment. Je crois que je n’ai vraiment pas envie de distribuer mes cadeaux cette année.  »

    Il avait à peine prononcé cette dernière phrase qu’il arriva à la première maison de sa tournée. Les parois du toit étaient particulièrement abruptes et la glace les avait rendues aussi brillantes qu’un miroir. La cheminée n’était pas très large et Ferdinand se demandait comment le Père Noël allait pouvoir pénétrer à l’intérieur. Timidement, il se hasarda :
    - «  Si vous ne descendiez pas cette année Père Noël ?  »
    Le Père Noël lui lança un regard très noir.
    - «  Mais tu n’y est pas mon pauvre Ferdinand ! Tu ne voudrais pas que je demande que l’on m’ouvre la porte tout de même …  »

    Le Père Noël enjamba le rebord et commença à descendre. Il ne put pénétrer que jusqu’à la taille car avec un gilet en plus, le conduit était bien trop étroit pour lui. Il essaya en vain de respirer, de ne pas respirer, de se tirer, de se tordre dans tous les sens … Rien. Il ne bougea pas d’un millimètre. Déjà des braises atteignaient la semelle de ses bottes. Elles se mirent à roussir en dégageant une épaisse fumée qui le fit tousser. Ferdinand s’approcha et poussa tellement fort que le père Noël et ses cadeaux furent propulsés vers le bas tels un boulet de canon. Le Père Noël se retrouva dans le salon couché sur le dos au beau milieu des cadeaux. En bougonnant, il remplit les souliers des enfants de tous les présents qu’ils avaient demandés et remonta avec beaucoup d’effort le long du conduit en se disant que l’an prochain Noël devra véritablement être à un autre moment. Arrivé sur le toit près de Ferdinand, il lui dit :
    - » L’an prochain, nous avancerons la fête de Noël  »
    Vaguement inquiet, le renne lui demanda entre deux rafales de neige :
    - » Ce sera beaucoup plus tôt ?  »
    - » En juillet, je pense que ce sera la bonne époque juste au moment où la nuit est si douce, si lumineuse…  »

    Les mois passèrent bien vite et le mois de juillet pointa son nez. Le Père Noël plus affairé que d’ordinaire ne vit pas les jours passer. Le Père Noël avait fait en six mois le travail qu’il effectue d’ordinaire en une année entière et il n’avait pas pris beaucoup de repos.

    Le soir du 24 juillet, il demanda à Ferdinand de sortir le chariot à roues. Il ne pouvait pas utiliser son traîneau puisqu’il n’y avait pas de neige… Il rentra pour se préparer. Tout d’abord, il entreprit de se raser. La barbe, c’est bien l’hiver pour avoir chaud mais l’été, rien de tel qu’un bon rasage de frais. Il enfila un jeans, prit dans son armoire son plus beau tee-shirt et chaussa une paire de sandales en cuir. En passant devant le miroir de l’entrée, il ne put s’empêcher de se trouver très bien. Il était très à la mode, très mince et d’une humeur excellente. C’était pensait-il une excellente idée d’avoir changé la date de la fête de Noël.

    Il sortit de sa maison. Son renne Ferdinand l’attendait depuis de longues minutes. Après une vérification sommaire de tous les paquets, l’équipage se mit en route. Le père Noël entonna son cri «  Oh, oh, oh !  » Ils arrivèrent sans encombre à la première maison de la tournée. La cheminée était toujours aussi étroite mais il s’y engouffra sans aucun effort. Il se mit bien vite à éternuer à cause de la suie restée dans le conduit et aussi de ses narines qui n’étaient plus protégées par sa moustache. Une fois dans la pièce, il resta très étonné. Rien n’était comme d’habitude. Pas de petits souliers alignés devant la cheminée, pas de sapin de Noël, pas de décoration et surtout pas de petit verre de goutte ni de morceau de bûche de Noël à son intention. La maison était déserte, comme abandonnée. «  Mais ce n’est pas possible, pensa le Père Noël, ils n’ont pas pu me faire ça ! à moi ! Ils sont partis en vacances  ». Il reprit ses cadeaux et remonta sur le toit où le renne l’attendait.

    Il n’était pas en très bonne compagnie, le renne Ferdinand. Des moustiques tournaient tout autour de lui, s’arrêtant de ci, de là pour le piquer un peu. Il n’était pas de très bonne humeur et lorsque le Père Noël apparut, il se mit à se plaindre :
    - » L’hiver au moins, il n’y a pas toutes ces bestioles. Regardez comme elles m’ont piqué !  » Son œil était déjà tout enflé et sa queue allait et venait en tous sens pour essayer de les chasser.

    Ils firent le tour des maisons mais c’était partout la même chose. Soit, les gens étaient en vacances, soit les enfants ne dormaient pas à cause de la chaleur. Par trois fois, le Père Noël faillit être vu et même la dernière fois, les parents crurent qu’un voleur était entré dans la maison et appelèrent la police. Le Père Noël grimpa sur son chariot à roues et s’enfuit en direction de sa maison. Il allait tellement vite que les cadeaux tombèrent les uns après les autres. Furieux de cette mésaventure, le Père Noël jura qu’on ne l’y reprendrait plus.

    Le soir du 24 décembre, il sortit comme d’habitude dans la nuit glacée. Il avait pris ses gants, son gros gilet, sa chemise boutonnée jusqu’au dernier bouton et son ample manteau de drap rouge. Bien qu’il fasse plus froid que d’habitude, le Père Noël n’émit aucune plainte. Le toit de la première maison était toujours aussi pointu et aussi lisse, la cheminée aussi étroite. Il eut bien des difficultés à se laisser glisser jusqu’en bas mais il y parvint. Les petits chaussons étaient alignés devant la cheminée. Un sapin magnifique éclairait la pièce et une multitude de décorations rendaient ce lieu féerique. Il y avait sur la table un petit carton avec écrit en grosses lettres dorées : «  POUR LE PERE NOËL  » et juste à côté, un belle portion de bûche de Noël et un petit verre de goutte. Il trouva également une lettre tellement gentille qu’en la lisant, il sentit les larmes lui monter aux yeux.

    «  Mon cher petit papa Noël,
    Je sais que je ne suis pas toujours très sage.
    Je voulais te dire que tu es formidable.
    Que malgré la neige et le froid tu viens toujours à la même date.
    Je te fais un gros bisou.
    Zoe 
    « 

    La remontée lui parut facile. La suie n’entra pas dans ses narines car sa moustache avait repoussé Arrivé sur le toit, Ferdinand ne le vit pas arriver. Il fixait une étoile brillante en rêvant… - » Tu sais, dit-il à son renne, c’est merveilleux un Noël en décembre.  Jamais je ne voudrais distribuer mes cadeaux à un autre moment. » Et comme pour lui dire qu’il avait raison, toutes les cloches des environs se mirent à carillonner et une étoile filante passa au-dessus de la cheminée étroite.noel171.gifnoel171.gifnoel171.gif

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