• Accueil
  • > Recherche : blog douche vaginal

Résultats de votre recherche

PATHOLOGIE E…F…G…H…ET TRAITEMENT PAR LES HE

Posté par eurekasophie le 29 juillet 2009

distillation.jpg 

 

dcoaromathrapie1.gif 

 

eplantes.png 

 

 

 

ENROUEMENT

MASSAGE: massez délicatement la zone de la gorge et du haut de la poitrine avec quelques gouttes de Pinus cembra mélangées à une huile de massage , comme de l’huile de macadamia.

ENTORSE

MASSAGE: massez extrêmement doucement la zone douloureuse avec quelques gouttes de Gaultheria procumbens et quelques gouttes de Laurus nobilis, diluées dans de l’huile d’arnica ou de l’huile de millepertuis.

 

fplantes.png

FATIGUE

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes d’Eugenia caryophyllus mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

MASSAGE: massez les zones réflexes des pieds avec des HE stimulantes comme Mentha citrata ou encore Eugenia caryophyllus

BAIN: prenez un bain relativement chaud dans lequel vous aurez versé quelques gouttes de Picea mariana ou d’Angelica archangelica en cas de fatigue nerveuse, préalablement diluées dans un support de dispersion.

FIEVRE

MASSAGE: massez la zone de vos poumons avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia mélangées dans une huile de massage, puis glissez-vous sous les couvertures. Cette HE va vous faire transpirer et faire tomber la fièvre.

BAIN: prenez un bain tiède avec 3 gouttes de Piper nigrum mélangées à un support de dispersion. En cas de rhume, grippe ou refroidissement, essayez ce traitement.

OU ENCORE, de pieds avec quelques gouttes d’Eucalyptus globulus, mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, utilisé ici en tant que support de dispersion.

FOIE( PARESSE DU)

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Chrysanthemum balsamita mélangées dans une cuillerée de miel, au moment des repas. Son usage doit être ponctuel et cette HE est formellement déconseillée aux femmes enceintes. Essayez aussi 3 gouttes de Melaleuca leucadendra mélangées dans 1 cuillerée de miel, à prendre au moment du repas.

FOIE (RÉGÉNÉRATION CELLULAIRE DU)

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Daucus carota sativa ou de Pelargonium denticulatum citronnelle mélangées à 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour, afin de régénérer les cellules du foie et remédier à une insuffisance hépatique . Ledum groenlandicum est efficace également

MASSAGE: massez toute la région du foie et du plexus solaire avec Ledum groenlandicum ou encore avec quelques gouttes de Gaultheria procumbens

FOIE (TROUBLES DU)

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Citrus aurantium subsp. aurantium ou de Apium graveolens mélangées à 1 cuillerée à café d’huile d’olive, 3 fois par jour.

MASSAGE: massez la zone du foie, du pancréas, de la vésicule biliaire, le plexus solaire avec quelques gouttes de Pelargonium asperum « Bourbon » mélangées dans une huile de massage, avec 1 goutte de Mentha piperita.

 

 

gplantes.png

 

 

GAZ INTESTINAUX

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes d’Elettaria cardamomum, ou de Cuminum cyminum mélangées à 1 cuillerée à café d’huile d’olive, 3 fois par jour. Essayez aussi Zingiber officinalis de la même manière.

GENCIVE (INFLAMMATION)

MASSAGE: massez la gencive avec quelques gouttes de Commiphora myrrha en cas d’inflammation ou d’infection. 

GENCIVES (SAIGNEMENT)

APPLICATION: appliquez sur la zone douloureuse quelques gouttes de Pelargonium asperum  » Bourbon »

BAIN DE BOUCHE : prenez un bain de bouche avec quelques gouttes de Pelargonium asperum  » Bourbon «  ajoutées dans un verre d’eau un peu chaude.

BAIN DE BOUCHE: prenez des bains de bouche avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia ajoutées dans un verre d’eau un peu chaude. Vous pouvez aussi employer Helichrysum gymnocephalum, Laurus nobilis ou Melissa officinalis de la même manière.

GORGE (INFLAMMATION)

BAIN DE BOUCHE : effectuez plusieurs fois par jour des gargarismes avec quelques gouttes de Piper nigrum diluées dans un verre d’eau assez chaude.

GOUTTE

MASSAGE: massez plusieurs fois par jour le gros orteil avec quelques gouttes de Gaultheria fragantissama ou Gaultheria procumbens diluées dans un peu d’huile d’arnica. Quelques gouttes de Styrax tonkinensis mélangées à de l’huile d‘arnica ou de millepertuis conviennent aussi.

BAIN: prenez un bain chaude de 20 minutes avec quelques gouttes de Pinus sylvestris ou d’Apium graveolens préalablement diluées dans un support de dispersion.

GRIPPE

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes d’Eucalyptus radiata ou d’Eucalyptus globulus mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour. Alternez parfois avec Laurus nobilis

FAITES UN GROG DE LA MANIERE SUIVANTE: portez à ébullition une casserole d’eau dans laquelle vous aurez préalablement plongé 3 citrons entiers non traités. Arrêtez l’ébullition et ôtez les citrons que vous couperez en deux et que vous presserez . Attention à ne pas vous brûler les doigts ! Versez le jus dans l’eau bouillante et ajoutez-y 3 gouttes de Cinnamomum cassia. L’effet curatif est imparable !

INHALATION: dans un bol d’eau très chaude, ajoutez quelques gouttes d’Eucalyptus radiata, Melaleuca alternifolia dont vous respirerez les émanations sous une serviette chaude tenue autour du bol et maintenue juste en-dessous des yeux.

DIFFUSION: Eucalyptus radiata , diffusion interdite aux bébés.

MASSAGE: massez la zone des poumons avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia mélangées dans une huile de massage. Vous pouvez aussi masser la poitrine et le dos avec quelques gouttes de Pinus sylvestris mélangées à une huile de massage.

BAIN: prenez un bain chaud de 20 minutes avec quelques gouttes de Ravensara aromatica et de Lavandula X brurnatii, avec 1 goutte de Mentha piperita diluées préalablement dans un support de dispersion. Ce bain convient également lorsque vous ressentez les premiers frissons d’un refroidissement.

hplantes.png

 

HALEINE (MAUVAISE)

BAIN DE BOUCHE: prenez 1 goutte de Mentha pperita ou 1 goutte de Melaleuca quinquenervia cineolifera dans un verre d’eau.

HÉMATOME

APPLICATION: appliquez 1 à 2 gouttes d’Helichrysum italicum mélangées à de l’huile d’arnica sur l’hématome ( même ancien).

HÉMORROÏDES

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de juniperus virginiana dans 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour en cas d’hémorroïdes internes. Il est recommandé de consulter un spécialiste.

APPLICATION: appliquez localement 2 gouttes de Cupressus sempervirens et 2 gouttes de Pistacia lentisca, préalablement mélangées à de l’huile de millepertuis. Renouvelez le traitement après être allé à la selle. Essayez aussi Myrtus communis, mélangées à de l’huile de millepertuis, éventuellement Melaleuca cajeputii ou Pelargonium asperum  » Bourbon « .

BAIN: prenez un bain chaud dans lequel vous aurez mis quelques gouttes de Commiphora myrrha ou encore quelques gouttes de Myrtus communis, ou bien Pelargonium asperum  » Bourbon » mélangées dans un produit de dispersion.

HERPÈS BUCCAL

APPLICATION: dès l’apparition du symptôme et pendant la crise, appliquez sur le bouton 2 gouttes pures de Ravensara aromatica ou 2 gouttes pures de Melaleuca alternifolia. Renouvelez l’application à raison de 5 ou 6 fois par jour. N’attendez pas que le bouton se déclare, agissez dès les premiers chatouillements.

HERPÈS GÉNITAL

APPLICATION: si vous le supportez, appliquez 2 à 3 gouttes de Ravensara aromatica ou de Melaleuca cajeputii sur la zone.

DOUCHE VAGINALE: étant donné l’emplacement de l’herpès, le mieux est de prendre plusieurs fois par jour une douche vaginale comprenant quelques gouttes de Melaleuca alternifolia mélangées dans du Disper. Essayez aussi Melaleuca quinquenervia cineolifera.

HYPERTENSION ARTERIELLE

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Lavandula angustifolia ou Lavandula X burnatii « Super » et 2 gouttes de Cananga odorata genuina mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour.

HYPOTENSION

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Pinus sylvestris ou 2 gouttes de Mentha citrata mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, le matin et à midi. Evitez de les prendre avant de vous coucher.

Publié dans PATHOLOGIE ET TRAITEMENT | 2 Commentaires »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

PATHOLOGIE I…J…L…M…ET TRAITEMENT PAR LES HE

Posté par eurekasophie le 28 juillet 2009

distillation.jpg

 

 

 

dcoaromathrapie1.gif

 

 

iplantes.png

 

IMPUISSANCE

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 gouttes de Zingiber officinalis mélangées dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

INSOMNIE

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Ledum groenlandicum ou Angelica archangelica mélangées dans 1 cuillerée à café de miel, 3 fois par jour. Vous pouvez aussi prendre 2 à 3 gouttes de Cymbopogon flexuosus ou de Litsea citrata avant d’aller vous coucher, mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide ou un peu d’huile d’olive.

DIFFUSION: dans un diffuseur électrique, versez un peu de Lavandula angustifolia vera et placez-le dans votre chambre à coucher. Vous pouvez aussi diffuser Citrus reticulata  » mandarine » .

MASSAGE: massez le dos, la poitrine et les épaules avec Origanum majorana ou avec Myrtus communis cineoliferum mélangées dans une huile de massage.

BAIN: prenez un bain chaud dans lequel vous aurez mis quelques gouttes d’Origanum majorana ou encore d’Elettaria cardamomum mélangées dans un produit de dispersion.

 

 

jplantes.png

 

 

JAMBES SANS REPOS

MASSAGE: massez les jambes en partant des chevilles et en remontant vers le haut avec quelques gouttes de Lavandula angustifolia vera et quelques gouttes de Cupressus sempervirens diluées dans de l’huile de macadamia

JAMBES LOURDES

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Cupressus sempervirens dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 2 à 3 fois par jour.

MASSAGE: massez les jambes en partant des chevilles et en remontant vers le haut avec quelques gouttes de Pistacia lentiscus et quelques gouttes de Cupressus sempervirens diluées dans de l’huile de macadamia.

lplantes.png

 

LARYNGITE

MASSAGE: massez délicatement la gorge et le haut de la poitrine avec quelques gouttes de Pinus cembra mélangées à un peu d’huile d’argan.

LIBIDO (MANQUE)

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes de Cananga odorata genuina et 1 goutte de Zingiber officinalis mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 2 fois par jour.

LOMBALGIE

MASSAGE: masssez doucement la zone plusieurs fois par jour avec quelques gouttes de Gaultheria fragantissima ou de Llicium verum ou encore quelques gouttes d’Ocotea pretiosa mélangées à un peu d’huile d’arnica. Attention, cette dernière huile est neurotoxique et abortive. Elle est déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 12 ans. Son usage doit être limité à un ou deux massages. Alternez avec les autres huiles proposées.

LYMPHE (ACTIVER LA CIRCULATION)

BAIN: pour activer la circulation de la lymphe, prenez un bain avec quelques gouttes de Aniba rosaeodorata diluées préalablement dans un support de dispersion. Vous pouvez également utiliser cette HE en massage.

LYMPHE (DECONGESTIONNER LA)

MASSAGE: faites un drainage lymphatique en insistant délicatement sur les ganglions avec quelques gouttes de Pistacia lentiscus ou encore de Myrtus communis myrtenylacetatiferum mélangées à une huile de massage. Il faudra faire ce massage régulièrement.

 

mplantes.png

 

MAL DES TRANSPORTS

VOIE ORALE: prenez 1 goutte de Citrus limon et 1 goutte de Mentha piperita sur un demi ou un morceau entier de sucre. Laissez fondre dans la bouche.

MAUX DE TETE

VOIE ORALE: prenez 1 goutte d’Eugenia caryophyllus ou 1 goutte de Chamaemelum nobilis mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide.

MASSAGE: massez délicatement vos tempes en remontant vers le haut avec quelques gouttes de Mentha piperita mélangées à un peu d’huile d’argan ou de millepertuis.

MIGRAINES

MASSAGE: massez délicatement le front et les tempes avec 4 à 5 gouttes de Gaultheria procumbens et 4 à 5 gouttes de Mentha piperita, mélangées à un peu d’huile d’argan ou de millepertuis. Vous pouvez également essayer quelques gouttes de Nardostachys jatamansi ,mélangées à une huile végétale convenant pour le visage.

MUSCULAIRES (DOULEURS)

MASSAGE: massez délicatement la zone douloureuse avec 4 à 5 gouttes d’Abies alba ou de Pinus sylvestris mélangées dans 1 cuillerée à soupe d’huile d’arnica.

MYCOSE BUCCALE

VOIE ORALE: prenez 2 à 3 fois par jour 2 à 3 gouttes de Boswelia carterii ( encens) dans 1 cuillerée de miel que vous ferez fondre sous la langue.

MYCOSES

VOIE ORALE: prenez 1 goutte de Melaleuca alternifolia, 1 goutte de Cymbopogon citratus ou flexuosus ou de Litsea citrata, ainsi que 1 goutte de palmarosa dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour. Vous pouvez aussi essayer 2 gouttes d’Origanum compactum ou 2 gouttes d’Origanum heracleoticum carvacroliferum dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 2 fois par jour.

MYCOSE GYNECOLOGIQUE

DOUCHE: prenez plusieurs fois par jour une douche vaginale avec  quelques gouttes de Pelargonium asperum  » Egypte » ou de Lavandula latifolia cineolifera mélangées dans un support de dispersion neutre. Il faut bien évidemment aller consulter un spécialiste.

Publié dans PATHOLOGIE ET TRAITEMENT | 18 Commentaires »

ORME

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

orme.jpg

Comment lire une taxobox Ulmus
Orme champêtre
Orme champêtre
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Urticales
Famille Ulmaceae
Genre
Ulmus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Rosales
Famille Ulmaceae
Espèces de rang inférieur

 

 

Étymologie : du nom latin ulmus, d’origine celte et indo-européenne ; on trouve la même racine « Al » que dans Alisier et Aulne.
Origine : Europe occidentale, dès le Tertiaire (65 M d’années).
Rusticité : l’Orme champêtre est très résistant au froid. Il supporte le froid jusqu’à -35° (
zone 4).
Tronc : droit.
Croissance : rapide.
Racines : les racines de l’orme pénètrent profondément dans la terre ; elles forment souvent une fourche au lieu d’un pivot, et quelquefois deux ou trois.

Variétés : en Europe, Orme champêtre, Orme lisse, Orme de montagne ; en Amérique du Nord, Orme blanc d’Amérique. Ils ont tous :
- une écorce lisse dans leur jeune âge qui se fissure profondément en vieillissant, brun noirâtre chez l’Orme champêtre, gris argenté chez l’Orme de montagne,
- un feuillage caduc, des feuilles en disposition
alterne et distiques. Elles sont dissymétriques à la base (comme chez le micocoulier) et doublement dentées,
- des fruits contenus dans une membrane (samare) comme une pastille vert-clair, groupés en boule, dès le mois de mars-avril, avant les feuilles, qui donnent une allure caractéristique aux ormes.
 

Le majestueux orme blanc qui occupait de vastes étendues dans tout l’est de l’Amérique du Nord a pratiquement disparu de nos paysages, à la suite de l’introduction d’une maladie fongique portant le charmant nom de Ceratocystis ulmi (que l’on a gentiment traduit par maladie hollandaise de l’orme) et qui, depuis son lieu d’origine en Asie, a d’abord essaimé en Europe vers 1914 avant de débarquer avec armes et bagages à New York, en 1930, puis au Québec en 1944, plus précisément à Saint-Ourse où elle fut repérée pour la première fois. Transportée par deux espèces d’insectes vivant dans l’écorce des ormes, elle a exterminé, en quelques décennies à peine, pratiquement toute la population de cette espèce, « sans contredit, écrit le frère Marie-Victorin, le plus bel arbre de l’Amérique septentrionale ».

À cette époque, on a vu des hommes, du type costaud et trempé dans l’acier, pleurer comme de petits enfants devant la lugubre désolation qui régnait sur leurs forêts jadis si belles. Car le bois de l’orme était grandement prisé pour ses nombreuses qualités. Dur et fort, il était employé dans la construction maritime du fait qu’il se conserve bien sur l’eau, de même qu’en ébénisterie, carrosserie, tonnellerie. De plus, on se servait de son liber pour fabriquer les fonds des chaises rustiques. Bon an mal an, les paysans en tiraient donc un revenu d’appoint non négligeable, en plus d’avoir le privilège de jouir à volonté de la splendeur de sa ramure.

On a vu d’autres hommes tenter désespérément de sauver leurs plus beaux spécimens en perçant des trous dans le bois et en y vidant qui de l’essence, qui de la térébenthine, qui de l’huile dormante dans le fol espoir que ces traitements ralentiraient l’inéluctable progression de la maladie. Certains ont réussi, la majorité ont échoués.

Heureusement pour notre propos, l’orme rouge n’a pas été autant affecté par l’affreuse Ceratocystis, peut-être à cause de son odeur forte, causée par la présence de coumarine dans l’écorce. Comme quoi, sentir fort a parfois du bon.

ET CA SE MANGE ?

En Europe, on a mangé les jeunes feuilles de deux espèces d’orme, en les faisant d’abord sécher, puis en les pulvérisant et en les ajoutant aux soupes ou aux bouillies. On s’en est également servi pour faire de la tisane et, en Angleterre, pour adultérer le thé de Chine.

On a consommé les jeunes fruits – des samares de forme arrondie – après les avoir fait bouillir.

Comme la majorité des écorces, celle de l’orme (diverses espèces) a servi d’aliment de subsistance, et nombreux sont les explorateurs qui ont affirmé lui devoir la vie. Idem pour les Amérindiens qui la consommaient en période de disette. C’est l’écorce intérieure que l’on consomme. Réduite en poudre, elle est hautement nutritive, notamment parce qu’elle est riche en amidon. Traditionnellement, on en préparait une sorte de gruau, qui offrait l’avantage d’allier ses qualités nutritives à ses vertus médicinales. On le servait comme nourriture aux bébés, aux convalescents, aux vieillards et à tous ceux qui souffraient de troubles gastriques (voir notre recette dans Documents associés). Ceux, notamment, qui avaient trop et mal mangé durant la période des Fêtes et dont l’estomac ne cessait de rechigner malgré un retour à de saines habitudes alimentaires…

ET CA SOIGNE QUOI ?

De tous les arbres, l’orme serait, selon certains, le plus utile médicinalement parlant. Selon d’autres, ce serait carrément la plus importante de toutes les plantes médicinales dont nous disposons et, à ce titre, elle devrait figurer dans toutes les pharmacies domestiques, à côté de la crème au souci et de la teinture d’ortie.

Dans certains milieux, on affirme d’ailleurs volontiers que les chèvres, les moutons et les lapins connaissent d’instinct les vertus anti-inflammatoires, toniques et astringentes de l’orme et que c’est pour cela qu’ils raffoleraient de ses rameaux.

Tout comme l’orme d’Europe, notre espèce a été appréciée pour ses qualités diurétiques, émollientes et adoucissantes, tant par les Amérindiens que par nous, « pôvres » Visages pâles, malheureusement dotés d’une complexion d’un blanc tout à fait ridicule.

- Ah ça, ça dépend des goûts. Y en a qui préfèrent.
- Tiens donc, vous étiez là, vous ! Vous faites plutôt preuve de discrétion aujourd’hui ! On ne vous entend pas fort.
- C’est que les Fêtes ont été pas mal dures sur le système…
- Du genre dures comment ?
- Du genre gastrite non infectieuse. Du genre à laisser le système digestif, y compris les deux orifices, dans un état de navrante sensibilité.
- Ben vous, on peut dire que vous avez le sens de l’à-propos. Tenez, buvez cette décoction !

On l’employait contre la diarrhée et les autres irritations du système digestif ainsi que pour les irritations cutanées. « Rien de plus émollient et de meilleur pour les plaies, internes ou externes », écrivaient en 1890 les soeurs de la Providence dans leur Matière médicale.

Paradoxalement, on s’en est aussi servi sous la forme de lavement pour soigner la constipation, en la mélangeant à du lait chaud, de l’eau et de l’huile d’olive. On l’a également employée en douche vaginale pour soigner les pertes blanches.

On en a fait des pastilles pour traiter le mal de gorge et la toux. Dans les rhumes opiniâtres et la consomption, on l’employait alternativement avec de la gelée de corne de chevreuil (remède qui se préparait en faisant mijoter longuement de la corne de chevreuil dans de l’eau et en ajoutant à la préparation fortement réduite de la gélatine ou de la mousse d’Irlande). Trois fois par jour pendant neuf jours on prenait l’équivalent d’un demi-verre à vin de gelée de corne de chevreuil mêlée à du sherry. Les neuf jours suivants, toujours trois fois par jour, on prenait 1 ou 2 verres de tisane d’orme. On continuait ce traitement en alternance jusqu’à ce que le malade soit complètement soulagé.

Pour préparer la tisane, on fait infuser 1 cuillerée à thé d’écorce réduite en poudre dans une tasse d’eau. Ou alors on laisse macérer pendant une heure 60 g de morceaux d’écorce dans un litre d’eau bouillante.

Contre les inflammations de la peau, on lave les parties affectées avec une décoction concentrée, que l’on prépare à raison de 100 g d’écorce par litre d’eau. On peut, de plus, employer la décoction concentrée comme rince-bouche ou en gargarisme contre les inflammations de la bouche ou de la gorge.

On a préparé une huile à appliquer sur l’eczéma sec, en mélangeant 30 g d’écorce concassée à 100 g d’huile d’amandes douces. Il faut faire cuire au bain-marie pendant deux heures, laisser refroidir, filtrer et appliquer.

Appliquée sur les seins, l’emplâtre a servi à soigner la mastite.

Pour soigner les hémorroïdes, on fabriquait des suppositoires avec cinq parties de poudre d’écorce d’orme rouge et une partie de poudre d’écorce de chêne blanc. Il suffisait ensuite d’humidifier le mélange pour obtenir une pâte assez épaisse que l’on divisait et roulait de façon à former des sphères oblongues d’environ 2 cm de long. On laissait sécher la préparation puis, au moment de l’utiliser, on humidifiait la surface, on revêtait d’une légère couche d’huile et voilà ! Comptaient notamment parmi les autres indications très spécifiques de ces suppositoires le rétrécissement de l’anus et les fistules au fondement.

Chez les Amérindiens, on donnait aux femmes enceintes une tisane comprenant cette écorce dans le but de faciliter leur accouchement. Idem en Europe où cela était administré aux femmes enceintes à partir du septième mois.

L’écorce d’orme rouge est l’une des quatre plantes de la controversée formule Essiac qui, dans les années 1920 et 1930, fit beaucoup parler d’elle à cause de ses propriétés anticancéreuses alléguées. L’origine de cette formule serait amérindienne, bien qu’elle ait été popularisée par une infirmière ontarienne qui l’aurait employée pour soigner des centaines de patients atteints de divers types de cancer.

Si les propriétés anticancéreuses de l’écorce d’orme rouge et des autres plantes de la formule Essiac n’ont toujours pas été démontrées scientifiquement, on sait aujourd’hui avec certitude que ces plantes ont un réel impact sur la qualité de vie des patients cancéreux. Leurs propriétés toniques en feraient un remède extrêmement utile pour les personnes fatiguées, dévitalisées, stressées, déprimées, et l’orme rouge y est certainement pour quelque chose.

À noter que l’écorce intérieure des jeunes ormes a la réputation d’être beaucoup plus active que celle des sujets âgés. Les arbres d’à peine deux ou trois ans conviendraient parfaitement. Pour peu que l’on dispose d’un petit coin de terrain, on pourra donc facilement semer une poignée de graines à distance rapprochée et, en quelques années, on obtiendra une petite récolte d’une substance médicinale de première qualité. Ne coupez pas entièrement vos petits arbres et l’année suivante ils lanceront de nouvelles tiges que vous pourrez récolter à leur tour.

Enfin, sous le nom d’« eau d’orme », on a employé le liquide qui se trouve dans les diverses espèces de galles qui se forment sur l’orme. On peut supposer que, vivant entièrement aux dépens de l’arbre, ces excroissances lui soutirent également un peu de ce mucilage qui fait sa richesse médicinale. Chose certaine, on employait cette eau pour laver les plaies de toutes sortes, et elle était assez douce pour qu’on s’en serve pour laver les yeux irrités, fatigués ou gonflés. Récolté en automne, ce même liquide portait le nom de « baume d’ormeau », à cause de la texture plus visqueuse qu’il prenait durant cette saison.

Publié dans "O**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 1 Commentaire »

L’ail: beau , bon …et utile !

Posté par eurekasophie le 15 février 2009

ail.gifail.gifJe viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas parlé de l’ail dans mon « répertoire des plantes les moins usitées » …c’est peut-être tout simplement parce que je soupçonne que cette plante fait partie de votre cuisine, au même titre que le sel ou bien l’huile..

C’est une plante qui à mes yeux est synonyme de vitalité et je suis sûre que vous n’en connaissez pas toutes les vertus,même si vous en consommez régulièrement, ce dont je vous félicite .

l’ail: beau , bon …et utile !

Je ne suis pas superstitieuse, mais l’ail a sa réputation, il faut la conserver , ne serait-ce que pour le folklore .
Cet aliment auquel on prête mille vertus a été mis à toutes les sauces. Il protégerait du mauvais oeil, des serpents, des malheurs, des vampires……..

 sorcire1.gif                                 sorcire3.gifsorcire2.gif

 et permettrait de guérir bien des maux, comme la fièvre, les insomnies, les verrues ou les hémorragies. Et quand la science vient confirmer ses vertus médicinales avec ses effets positifs sur l’appareil digestif et le système cardio-vasculaire, on peut parler de l’ail comme d’un remède par excellence de tous nos petits bobos, du corps et de l’âme. Grecs et Romains l’utilisaient pour combattre ou pratiquer un sport. En Babylonie, il était censé chasser les mauvais esprits. Les Egyptiens le pendaient au cou des enfants pour purger leurs intestins. 

Je développe

ail2.bmp

Comment lire une taxoboxAllium sativum
Deux têtes et une gousse d'ailainsi qu'une autre découpée en morceaux
Deux têtes et une gousse d’ail
ainsi qu’une autre découpée en morceaux
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Liliales
Famille Liliaceae
Genre Allium
Nom binominal
Allium sativum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asparagales
Famille Alliaceae

D’hier.

L’ail est une panacée reconnue depuis l’antiquité. Sa renommée a défiée les temps, l’évolution de la médecine. Elle est à la fois curative et préventive. En effet, riche en éléments soufrés, iode, silice, ajoène, etc. l’ail contient aussi de l’allicine qui stimule la circulation sanguine et tue les bactéries. I1 est riche en acides animiques, germanium, calcium, cuivre, zinc, potassium, magnésium, sélénium, zinc, vitamines A, B 1 et C, des acides gras essentiels (Vitamine F) et des douzaines de composés antioxydants qui le rend indispensable dans la cuisine de tous les jours.

Au temps de Pline l’Ancien (23-79 av. J.C.) il existait même trois aires de grande culture car ses propriétés sont incontestables, affirme-t-il dans son traité d’histoire naturelle. « L’ail a des propriétés puissantes et peut devenir d’un grand appui contre les changements d’eau et de résidence . C’est un antidote contre les piqûres de musaraignes, les morsures de chiens et de serpents. I1 neutralise les effets nocifs de certaines plantes vénéneuses ». Pline le recommande pour le traitement de l’asthme, la suppression de la toux, et contre les parasites intestinaux. C’est un remède efficace et sans contre effet pour soulager les maux de dents en décoction, placé directement sur la dent malade ou macéré dans le vinaigre. Lorsque mélangé à de la coriandre fraîche dans un verre de vin, l’ail se comporte comme un aphrodisiaque. Mais, dit-il, il faut se méfier car l’ail ingurgité à 1′ excès provoque des brûlements d’estomac, des flatulences et porte l’homme à boire.

En Chine, l’ail est appelé Da-suan. On le retrouve pour la première fois dans le livre Notes diverses des physiciens célèbres, publié sous le règne de la Dynastie du Nord et de la Dynastie du Sud 510 ans av. J.-C.

Durant les Grandes épidémies du Moyen-Âge, les médecins se protégeaient contre toute maladie infectieuse en portant un masque avec un long nez de cuir badigeonné d’ un mélange à base d’ail et d’herbes aromatiques.

Dans les campagnes québécoises, et jusqu’à peu de temps encore, l’ail avait toutes les vertus. Après avoir fait le train (tiré les vaches), le cultivateur revenait à la ferme pour un copieux petit déjeûner arrosé d’un petit verre de whisky dans lequel on avait fait tremper des gousses d’ail. Puant mais revigoré, il était prêt à attaquer sa journée.

À l’automne, il suffisait de boire une seule fois un verre de lait chaud qui avait mijoté pendant 30 min. avec des gousses d’ail pour immuniser le système contre les rigueurs de l’hiver. « Çà se sentait dans tout le voisinage à tel point qu’il suffisait qu’une bonne ménagère décide de préparer son infusion pour que le village se mette à l’unisson ».



Vinaigre des quatre voleurs

Quatre voleurs célèbres purgeaient leur peine en travaillant au charnier. Condamnés à mort à plus ou moins brève échéance, ils échappèrent pourtant au terrible fléau de l’épidémie en découvrant une réserve de vinaigre de vin où avaient macéré des gousses d’ail, réserve qu’ils vidèrent pour se désaltérer entre deux cadavres.



Vieille recette contre les fièvres

 Efficace . mais pour trouver une place assise dans les transports en commun, génial!

  1. Piler au mortier:
    • 5 gousses d’ail
    • 5 racines de persil
    • une grosse pincée de gros sel
    • 1 c. à soupe de suie
  2. Appliquer cette pâte sur vos deux poignets;
  3. Recouvrir d’une gaze ou d’une toile et laisser agir pendant neuf jours.



A aujourd’hui . L’ail nettoie les boyaux
dicton des campagnes

Une caresse d’ail revigore,
un excès d’ail endort
Curnonsky

Antibiotique (Nature)

  • La médecine actuelle admet que l’ail est un antibiotique naturel qui peut jouer un rôle déterminant comme médecine préventive et comme agent thérapeutique.

Anti-inflammatoire (Nature)

L’allicine est un puissant anti-bactérie.

Anti-poison et répulsif contre les serpents (Nature / Jus)

    Durant les périodes de moissons, alors que les herbes sont hautes et que le serpent sommeille, les paysans romains consommaient à chaque repas une double ration d’ail pour se protéger contre une morsure mortelle. Les bergers des montagnes dans l’est de l’Europe avaient l’habitude de se frotter les mains avec des gousses d’ail avant d’aller traire leur troupeau pour éloigner les serpents. Au Québec, le dr Rainville, co-fondateur de l’ École de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe allait soigner les vaches et autres animaux chez les fermiers et il emportait toujours un petit flacon de jus d’ail pour s’en frotter les mains avant de toucher aux animaux malades. Par analogie, en Chine, la gousse d’ail est un talisman contre le poison. Les Arabes l’utilisent encore comme contre-poison ainsi que les habitants de plusieurs pays du Tiers Monde, surtout contre l’empoisonnement par le plomb.

Anthelmintique (Décoction)

    L’ail, en décoction (25 g dans 1 litre d’eau bouilli) combat les vers intestinaux . Dans le comté de Lancaster en Penn sylvanie , les Amish prônent les vertus de l’ail nature et continue à combattre les vers intestinaux tant chez l’homme que chez l’animal avec de simples caieux.

Anticancérigène (Nature)

    C’est dans le domaine du cancer que l’ail semble remporter ses plus grandes victoires. Selon plusieurs revues médicales (American Chinese Medecine, Science, Journal of Urology)l’ail peut réduire les tumeurs même malignes. L’ail augmente le taux de combativité du système immunitaire pour protéger notre système, notamment dans certains types de cancer comme celui du sein, de l’estomac, du côlon et de la peau. Le dr Benjamin Law, professeur au département de microbiologie de l’Université de Loma Linda, école de médecine de Californie, affirme que l’ail diminue la progression de champignons parasites – maladie qui est associée à de nombreuses victimes du SIDA. Sans entrer dans les détails, cette maladie se traduit par de la fièvre, des symptômes de pneumonie et des lésions cutanées et l’ail aide à détruire les cellules cancérigènes.

Augmente la longévité (Nature)

    Un sociologue américain de l’Institut national de géontologie a étudié, au siècle dernier, la courbe de mortalité chez les personnes de 65 ans et plus. I1 a remarqué un fait troublant sur plus de 8500 centenaires: ils étaient, pour la plupart, de grands consommateurs d’ail.

Antiseptique – Antibactéricide

    Ses propriétés bactéricides contre les infections bactériennes, fongiques et virales ont été reconnues (pour la première fois par Louis Pasteur en 1858. A cause de sa haute teneur en sulfure d’allyle, l’ail remplace de plus en plus les antibiotiques dans la médecine vétérinaire. L’ail, en infusion pour nettoyer la plaie, traite aussi les coupures, les brûlures et les blessures mineures.

Béchique (Nature)

Cardiovasculaire et Hypertensive (Nature)

    Les chercheurs ont récemment prouvé que l’ail contient de l’ajoène qui, tout comme l’aspirine, empêche la coagulation du sang et, de ce fait, apporte une meilleure fluiditée et protège le système contre les risques cardiovasculaires. I1 diminue la tension artérielle et le taux de cholestérol. Des études cliniques effectuées dans 15 pays ont démontré que l’ail pourrait freiner l’obstruction artérielle et même faire régresser ce processus selon le cardiologue Arun Bordia, du Tagore Medical College en Inde, proriétés attribuables à la présence d’antioxydants capables de neutraliser les agents responsables de la destruction artérielle. On lui attribue la capacité de réduire les plaques d’athéromes et à prévenir la formation de nouvelles lésions.

Carminative (Nature)

Combat la grippe, I’angine et la bronchite (Nature)

    Il régularise les sécrétions bronchites et antirhumatismales

Contre la diarrhée (Nature)

    Il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir la diarrhée en voyage’ Malheureusement, c’est un fait qui arrive très souvent dans certains pays du monde. Afin de combattre les bactéries contenues dans la nourriture et les conséquences désagréables qui s’en suivent, on n’a qu’à croquer un ou deux caieux d’ail avant le repas ou émincés natures sur les aliments. L’ail cuit n’a, dans ce cas, aucun effet bénéfique.

Dépurative (Nature)

Purifie le sang

Désinfectante (Cataplasme)

Digestive (Nature)

    Paradoxalement, même si l’ail est parfois indigeste, il active la sécrétion gastrique et stimule l’intestin.

Diurétique (Nature)

Diminue les infestions vaginales (Douche)

Diminue le taux de cholestérol (Nature)

    L’ail apporte des effets sur le taux de cholestérol sérique, propriété contenue dans l’allicine.
    L’allicine est formé de l’acide aminé « alliin » converti en allicine par une enzyme « alliinase » lorsque l’ail est coupé mastiqué et ingéré.

Expectorante (Vapeur)

Fortifiante (Nature)

    Reconnu depuis l’Antiquité, l’ail redonnait des forces aux plus démunis cf. la construction des pyramides. Chez les Grecs et les Romains, les militaires de carrière faisaient prendre de l’ail à leurs soldats avant l’attaque . pour en doubler l’impact! car l’ail est la plante privilégiée de Mars, le dieu de la guerre par laquelle il devient combatif et invincible. Cette force mystérieuse qu’on attribuait à l’ail a permis à Ulysse d’éviter que Circé le change en porc. En Provence, l’expression Vait’en manja d’aiet! Littéralement Pars en mangeant de l’ail! signifie en réalité: Pars et fais-toi soldat!. On n’a qu’à se rappeler la légende de la Toison d’Or où Médée enduit d’ail tout le corps de Jason afin qu’il détourne l’odorat de son père et évite les taureaux. C’était aussi les stéroides de l’époque, faciles à déceler chez tous les athlètes présents aux Jeux Olympiques.

Hypoglycémique (Nature)

    L’ail est indiqué pour les personnes souffrant de diabète à cause de ses propriétés hypoglycémiques: il réduit le taux de sucre dans le sang lorsqu’il est consommé de façon régulière. Attention: en contre-partie, ceux qui souffrent d’un faible de taux de sucre dans le sang doivent s’abstenir de consommer l’ail de façon régulière.

Hypotensive (Nature)

    L’iode et la silice contenus dans l’ail ont la propriété de dilater les capillaires, ce qui facilite la respiration et diminue les troubles respiratoires

Protège contre les maux d’oreille

Renforcit le système immunitaire

Sanguine

    Cf. propriétés cardiovasculaires

Stomachique (Nature)

Tonique (Nature)

Vermifuge (Nature)



 N.B.

SOPHIE a colligé pour votre information et votre divertissement ces informations qui sont tirées de la tradition populaire de nombreux pays, de la médecine préventive et de la médecine douce mais SOPHIE décline toute responsabilité quant à leurs usages et n’entend pas se substituer à la médecine conventionnelle. Attention! Les mères qui allaitent leur bébé ne doivent pas consommer une trop forte quantité d’ail durant cette période car l’ail peut modifier le goût du lait maternel et le bébé risque de ne pas être un grand amateur de cette épice qui a un peu trop de caractère



Recettes

Cataplasme

  1. Version 1: éplucher quelques caieux; les placer sur une gaze ou un coton stérélisé et les aplatir avec le plat d’un couteau à large lame pour en extraire le plus de jus possible ou utiliser un extracteur à jus. Déposer la gaze sur la partie infectée et maintenir une dizaine de minutes.
  2. Version 2: réduire quelques gousses d’ail en pommade et l’appliquer sur une peau irritée.



Douche vaginale

  1. Faire infuser 4 caieux d’ail émincés dans 3 t. d’eau bouillante pendant 30 minutes sur feu doux.
  2. Filtrer, laisser tiédir et utiliser comme n’importe quelle douche vaginale.



Vapeur

  1. jeter quelques gousses d’ail écrasées dans une casserole d’eau chaude;
  2. respirer cette vapeur pendant cinq minutes en n’oubliant pas de vous couvrir la tête avec une grande serviette de bain.

Publié dans "A**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 11 Commentaires »

LE THYM ET LE SERPOLET

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2008

thym4.jpg       Le thym

Merveilleuse famille , généreuse amille que celle des labiées! Après nous avoir superbement donné la sauge, la mélisse, le romarin, la menthe, la sarriette, le lamier et dix autres herbes de joie et de sant, il fallait encore qu’elle nous offre le thym et le serpolet.

Les Anciens connaissaient fort bien ces deux herbes, au reste très proches l’une de l’autre, et très variables quant à la forme ( le serpolet rampe davantage que le thym, qui pousse n petits bouquets; ses fleurs sont aussi un peu mauves). Théophraste et Dioscoride, en Grèce, les disaient propres à calmer les convulsions, à réduire les inflammations de l’intestin et du foie, à provoquer les règles lorsqu’elles sont défectueuses, et à calmer les spasmes de toute nature.

Charlemagne, quant à lui, en avait ordonné la culture dans ses capitulaires, de nos jours, les gouvernements ne passent plus de décrets concernant les bonnes herbes et c’est bien regrettable….C’est regrettable d’autant plus qu’il se prive ainsi des moyens de lutte fort efficaces contre les épidémies— lesquelles , on nous serine à longueur de temps, coûtent beaucoup d’argent. Aujourd’hui, lorsque la grippe arrive, on a que ……les antibiotiques . Je prétends, quant à moi, qu’on peut parfaitement préparer son organisme à résister à de telles épidémies par une consommation régulière d’herbes antiseptiques—et notamment le thym et le serpolet. Pourquoi ne pas essayer ? Des générations de nos ancêtres s’en sont fort bien trouvées. Je ne dis pas qu’il faille s’en tenir à ce qu’ils savaient: mais qui peut le plus peut le moins; les prescriptions que je vous donne présentent le double avantage d’être bon marché et d’être fort simples à suivre…..

Le thym et le serpolet ont les mêmes vertus, mais plus marquées chez le premier des deux. Ils sont stimulants et toniques, ce qui les fait recommander contre toutes les faiblesses organiques, notamment celles du système nerveux (neurasthénie, dépression, « manque de ressort », apathie) et du système circulatoire ( qui se traduisent par des vertiges, des migraines, des bourdonnements d’oreilles, etc.).

Ils constituent en outre les meilleurs amis de l’estomac et de l’appareil digestif— ce qui justifie leur emploi en cuisine (sur les viandes, dans les sauces, dans les soupes). Ils sont antispasmodiques, c’est-à-dire qu’ils luttent efficacement contre tous les spasmes, depuis la coqueluche et la toux jusqu’aux palpitations, en passant par les crampes d’estomac, l’asthme et l’insomnie.

Ils sont diurétiques, ce qui les fait indiquer contre les faiblesses des reins et de la vessie, contre la rétention d’urine, contre les rhumatismes et contre la goutte. Ils sont vermifuges ( conseillés tout particulièrement aux enfants, parce qu’ils les tonifient en même temps qu’ils les débarrassent de leurs parasites). Ils régularisent le cycle des femmes. Ils exercent la meilleure action dans tous les troubles de l’appareil respiratoire (rhume, angines, bronchites, pneumonies, pleurésies). Par-dessus tout, ils sont antiseptiques: ils éliminent les virus et les bactéries dans l’atmosphère par leur arôme (dû au thymol, ou « camphre de thym », qu’ils contiennent), ils détruisent ces germes infectieux dans l’organisme. Ainsi du furoncle à la fièvre typhoïde et du panaris à la tuberculose, il n’est pas une maladie à microbes qui ne puisse être soulagée par ces chères petites plantes. Bien évidemment, dans les cas bénins, le thym et le serpolet suffisent, alors qu’ils doivent être de simples alliés du médecin dans les cas graves.

A l’extérieur, outre les affections où il importe de désinfecter ( plaies, abcès, ulcères, brûlures, etc.), le thym et le serpolet peuvent rendre les meilleurs services contre les contusions, les foulures, les bleus, la goutte, les rhumatismes et les maux de dents; il vous faudra administrer ces remèdes, selon les cas, en compresses, en pansements, en lotions, etc.

Les bains complets de thym et de serpolet sont fort efficaces contre le rachitisme. Les bains locaux de ces plantes soulagent les douleurs des seins chez les femmes, et soignent les inflammations des yeux chez les petits enfants.

RECOLTE

Le serpolet (que l’on nomme encore thym sauvage, thym rouge, thym bâtard, poulliot, pouilleux, poujeu, poleur, serpoule, bouquet, sent-bon, etc.), fleurit de la fin du printemps à l’automne, dans la majeure partie de l’Europe; récoltez-le dans la nature lorsqu’il a le plus de parfum, et faites-le sécher en petits bouquets dans un endroit bien aéré.

Le thym vrai (que l’on nomme aussi thym commun, farigoule, barigoule, frigoule ou pote), a des « moeurs » plus méridionales: il lui faut du soleil pour épanouir ses jolies fleurettes en été. Récoltez-le au hasard de vos promenades dans le Midi, et faites-le également sécher en petits bouquets.

Si vous le cultivez au jardin (ce qui vaut évidemment mieux que de l’acheter dans n’importe quel magasin, sans aucune garantie de pureté), alors choisissez pour lui un sol léger, calcaire et pierreux: l’humidité lui est fatale. Achetez-en quelques pieds chez votre horticulteur, et mettez-les en terre plein Sud, si possible sous un mur qui les protège des vents froids et leur renvoie la lumière. Récoltez en été, en laissant quelques pousses faire des graies pour l’année suivante.

PREPARATION ET EMPLOI

Usez du thym et du serpolet de toutes les façons possibles en cuisine. Pour le reste, voici quelques recettes éprouvées:

1°) SERPOLET

serpolet3.jpg

Infusion :

jetez une dizaine de brins de serpolet dans un litre d’eau (3 à 4 tasses par jour.)

Infusion concentrée:

pour l’usage externe : jetez une poignée de serpolet dans un litre d’eau. (En lotions, compresses, massages….).

Bains de mains et de pieds, douches vaginales:

mêmes proportions que pour l’infusion concentrée.

Poudre:

de serpolet: écrasez longuement une branche de serpolet dans un mortier ou sous une bouteille; recueillez la poudre, et mélangez-la à du miel.( Dose pour la journée.)

Liqueur:

de serpolet: faites macérer 3 ou 4 branches de plante sèche ou fraîche dans 1/4 de litre d’eau-de-vie. (Une cuillerée à café, de temps à autre.)

Tisane composée:

( pour ceux qui souffrent du foie): jetez une pincée de serpolet et une pincée d’anis vert par tasse d’eau. ( Une tasse chaque soir.)

2°)  THYM

Infusion:

comptez une petite branche de thym partasse de breuvage, et ajoutez-y éventuellement quelques feuilles de menthe, de mélisse ou de sarriette. (2 tasses par jour.)

Infusion ou décoction:

pour l’usage externe (compresses, lotions etc.): jetez 2 à 3 poignées de thym dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds:

mêmes proportions que pour la recette précédente.

Poudre:

de thym: procédez comme pour la poudre de serpolet. (Une petite branche écrasée par jour, dans du miel.)

Gargarismes:

au thym: faites bouillir pendant 1/4 d’heure une poignée de thym dans 2 litres d’eau; sucrez au miel.

Dentifrice:

au thym: faites macérer 3 poignées de plante dans 1/2 litre d’eau-de-vie, et frottez-vous les dents chaque jour en trempant votre brosse dans cette préparation.

Cataplasmes:

de thym: chauffez quelques poignées de thym frais, et appliquez la plante directement sur l’endroit douloureux (rhumatismes, bronchites, etc.)

POUR FINIR,

un bon conseil: si vous voulez passer un hiver sans rhume, faites une petite cure préventive de thym et de serpolet, en prenant tous les soirs une infusion bien chaude à 2 pincées de chaque plante par bol.

Publié dans "T**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

LE NOYER

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

noyer4.jpgC’est un arbre au superbe bois luisant couleur d’encre noire: je me souviens des lits profonds, des plateaux de tables et des grands bahuts de noyer qui ornaient la maison de mon arrière grand-mère , au temps où la folie du « rustique » et l’inflation galopante de notre civilisation n’avaient pas encore fait flamber les prix de ce bois…….

Il y avait alors, dans chaque oyer, cette sorte de chaleur et de chaude intimité qui naît du terroir, du travail artisanal et du contact avec la nature. Le noyer est véritablement un arbre royal: c’est d’ailleurs ainsi que les anciens Grecs l’appelaent. Chez les Latins, il était consacré au plus puissant des dieux, à Jupiter lui-même (le nom de Juglans, que les botanistes lui donnent encore, est la contraction de Jovis glans, « gland de Jupiter »).

Il est inutile de revenir sur la description de cet arbre admirable, haut parfois de 25 m, tout couvert de vastes feuilles composées, qui fleurit en avril-mai et dont les fruits mûrissent en automne. On sait que les noix sont entourées, à leur chute, d’une épaisse enveloppe verte et brune, qui tache les mains et qu’on appelle brou de noix.

Mais comme chantait Charles Trenet,  » qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix, qu’est-ce qu’on y voit?  » On y voit une amande formée de quatre parties à la surface ridée…….noyer3.jpg

Cette amande est fort riche en substances nutritives. On la consomme soit encore verte, en la cernant au couteau ( d’où son nom de cerneau), soit juste mûre: elle a alors la même valeur alimentaire qu’un bon fromage; elle contient beaucoup de vitamines B , des protéines, des matières grasses et des sucres assimilables, peu dangereux pour les diabétiques. La noix sèche est beaucoup moins digeste, car sa concentration en matières grasses s’accroît avec le temps; vieille, elle devient irritante pour le tube digestif. L’huile qu’on en tire, malheureusement devenue trop chère aujourd’hui, est excellente pour la cuisine. Mangez des noix! Mettez-en dans vos salades, dans vos gâteaux. Mais mangez-les fraîches: c’est alors qu’elles ont le plus de parfum et qu’elles agressentle moins les estomacs délicats.

noyer2.jpg On appelle encore le noyer goguier, noguier, écalonnier ou calottier. Mais quel que soit le nom qu’on lui donne, il est utile au phytothérapeute. Ses feuilles, son écorce, ses chatons, sa sève, ses bourgeons et son brou sont utiles. Sa sève, très sucrée, peut s’employer comme dépuratif. Ses bourgeons servent à préparer un onguent efficace contre la chute des cheveux et les pellicules. Ses chatons resserrent les vaisseaux sanguins capillaires: ils sont particulièrement actifs contre les saignemnts, les coupures, les hémoragies, les règles trop abondantes, les hémorroïdes, les diarrhées et les dysenteries. L’écorce est vermifuge. Les feuilles et le brou (l’enveloppe de la noix) possèdent, qant à eux, un très large éventail de vertus. Leur amertume et leurs propriétés astringentes les font recommander dans les même cas que les chatons (hémorragies, diarrhées, etc.). A l’extérieur, ils nettoient les plaies, évitent les infections et hâtent la cicatrisation. Les feuilles, fraîches ou en infusion, chassent les insectes parasites ou indésirables (puces, punaises, mites, poux, fourmis, etc.). Elles sont toniques. Elles combattent les ulcères, les eczémas, les infections des yeux, les aphtes, les suppurations, les abcès. Elles comptent parmi les meilleurs remèdes connus contre les pertes blanches. Elles sont merveilleusement vermifuges. Elles aident à la guérison de la tuberculose. Et elles abaissent le taux de glucose dans le sang ( cette action antidiabétique a été maintes fois vérifiée).

noyer1.jpg                                                                    RECOLTE

Détachez l’écorce des rameaux de noyer et recueillez leur sève au printemps, lorsque la nature parait renaître. C’est également l’époque à laquelle vous pouvez détacher les chatons et faire sécher les bourgeons.

noyerchatons.jpgChatons de noyer

Pour les feuilles, attendez le mois de juillet: ouvertes au grand soleil, elles ont alors mille vertus. Le brou doit être ramassé à la chute des fruits, nettoyé et mis à sécher à l’ombre (il noircit en vieillissant).

PREPARATION ET EMPLOI

Décoction

d’écorce: jetez deux poignées d’écorce fraîche ou sèche dans un litre d’eau. (2 tasses par jour, comme vermifuge.)

de feuilles sèches (usage interne: rachitisme, diabète, lymphatisme): jetez 8 à 10 feuilles par litre d’eau. ( 2 tasses par jour.) 

usage externe (bains, lotions, compresses): comptez une bonne quinzaine de feuilles par litre d’eau.

Tisane

de chatons: jetez une poignée de chatons dans un litre d’eau (usage interne : contre les diarrhées, les dysenteries, etc.).

usage externe: 2 poignées dans un litre d’eau ( lotions, compresses contre les saignements, les hémorroïdes; douches vaginales, lavements, etc.).

Sève

fraîche: une cuillerée à café par jour, le matin, à jeun, comme dépuratif.

Onguent

contre la chute des cheveux et les pellicules: dans une livre de saindoux, faites cuire une poinée de bourgeons frais pendant 1/2 heure; conservez l’onguent dans des pots de terre ou de porcelaine. ( En applications directes sur le cuir chevelu.)

Infusion

de feuilles fraîches ou sèches (usage interne) : jetez quatre grandes feuilles de noyer dans un litre d’eau .( 2 tasses par jour, 4 comme vermifuge.)

Décoction de brou

(usage interne): jetez une poignée de brou concassé par litre d’eau. (2 tasses par jour.)

(usage externe): comptez deux poignées par litre.

Bains de mains et de pieds

jetez 2 à 3 poignées de feuilles fraîches ou sèches, ou de brou, ou de mélange, par litre d’eau.

Poudre

de brou (tonique, désinfectante, cicatrisante): 2 cuillerées à café, à prendre dans une tisane. (2 tasses par jour.)

en usage externe: 4 cuillerées à café, en lotions ou en compresses, dans une décoction d’achillée millefeuille ou d’arnica.

Sirop

de feuilles fraîches: laissez macérer un poids égal de feuilles fraîches et d’alcool pendant 48 heure; ajoutez du sucre jusqu’à obtenir un sirop épais. (Une cuillerée à soupe avant les repas.)

Publié dans "N**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 4 Commentaires »

LA MYRTILLE

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

myrtille3.gifJ’aime à voir les enfants manger des myrtilles: ils s’en barbouillent joliment les mains et les lèvres, heureux du régal que leur offre la montagne en fête….et heureux de se tirer mutuellement une langue que le jus de ces fruits sombres a teintés de violet….Je sais alors qu’en plus du plaisir qu’ils ont pris à déguster les baies délicieuses du petit arbrisseau, ils ont fait provision d’énergie pour de longues semaines.

myrtille2.jpgLes myrtilles, que l’on appelle encore raisins des bois, airelles myrtilles, myrtilles noires, brimbelles, raisins de bruyères, maurettes, pouriots, morets, ambroches, aires, loutrets, etc., sont des cousines de la bruyère. Elles croissent en immenses colonies enchevêtrées dans les forêts de montagnes et dans le Nord, sur des terrains riches en silice.

Leurs rameaux anguleux et leurs feuilles ovales les font aussi sûrement reconnaître que leurs fruits arrondis, d’abord verts, puis rouges, enfin violets noirâtres et recouverts d’une fine poussière blanche à maturité. De ces baies, que l’on récolte soit à la main soit au « peigne » entre juillet et septembre, on fait de savoureux desserts (au sucre, au vin), des tartes, des confitures, de la gelée, du sirop, des marmelades, de la limonade, et même du vin….

Je vous recommande d’utiliser non seulement les fruits de l’espèce, mais encore ses feuilles et ses racines. Les feuilles sont toniques, diurétiques, antiseptiques et antidiabétiques. Elles contribuent au bon fonctionnement de tou les organes, et se montrent particulièrement efficaces contre la toux, les vomissements, les douleurs d’estomac, la paresse intestinale, les diarrhées, le mauvais fonctionnementde la vessie et le « pipi au lit » des enfants. Elles désinfectent les voies digestives et urinaires. Elles font tomber les taux de sucre dans le sang, ce qui les rend précieuses pour les diabétiques. A l’extétieur, elles sont utiles contre les infections de la bouche et de l’arrière-bouche ( en gargarismes), contre les inflammations des yeux ( en collyres), contre les maladies de la peau, les ulcères et les brûlures (en lotions, compresses et bains locaux). Les racines servent surtout à désinfecter les plaies et à hâter leur cicatrisation.

Les fruits ont d’autres propriétés encore. Leur jus violet, riche en carotène (la provitamine A, la vitamine des yeux), amélioe la vision: ce n’est pas pour rien que les aviateurs dégustent force tartelettes aux myrtilles; les myopes et les presbytes auraient intérêt à en faire autant. Les myrtilles sont en outre rafraîchissantes. Comme les feuilles de la plante, elles se révèlent toniques et diurétiques. Leurs vertus antidiabétiques sont extrêmement précieuses. Leurs qualités antiseptiques et digestives les font particulièrement recommander dans tous les cas d’infections de l’intestin, et notamment contre la colibacillose chez les enfants. Je les conseille en outre comme diurétiques et comme désinfectants du système urinaire. A l’extérieur, elles servent à préparer d’excellents bains de bouche, des gargarismes (utiles contre les aphtes, les gingivites, les angines), des compresses (contre les hémorroïdes), des lotions ( contre les maladies de la peau), des douches vaginales (contre les pertes blanches), des lavements (contre les désordres intestinaux: diarrhées, etc.), des bains de pieds et de mans (contre l’eczéma), etc. La décoction des baies, aspirée par le nez, est souveraine contre le rhume de cerveau.

myrtille1.jpg                                                                      RECOLTE

Ramassez les baies de la myrtille lorsqu’elles sont bien mûres, en été; les racines doivent être extraites en automne, et les feuilles cueillies au printemps, à la montée de la sève. Si vous fréquentez la montagne ou les forêts du Nord, vous n’aurez aucune peine à découvrir des champs entiers de l’espèce au hasard de vos promenades en forêt. 

  PREPARATION ET EMPLOI

Infusion et décoction

de feuilles fraîches ou sèches: jetez une poignée de feuilles dans un litre d’eau. ( 2 à 3 tasses par jour.) Contre le diabète, mélangez une poignée de feuilles de myrtille et une poignée de feuilles de fraisier, toujours pour un litre d’eau. ( 2 tasses par jour.)

Décoction

de feuilles pour l’usage externe: jetez 2 poignées de feuilles fraîches ou sèches dans un litre d’eau. (Gargarismes, lotions, lavements, etc.)

de racines (usage externe): jetez une poignée de racines dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds

de feuilles: mêmes proportions que pour la décoction précédente.

Tisane de fruits ( usage interne): comptez quatre poignées de fruits frais par litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour, jusqu’à 6 tasses en cas d’infection intestinale.)

Mixture

de fruits (usage externe: dysenterie, hémorroïdes): comptez un petit bol de fruits frais par litre d’eau.

Suc frais

de fruits: n’hésitez pas à en boire 3 à 4 verres par jour, en saison.

Vin de myrtilles

utilisez des fruits desséchés à l’air, faites-en cuire deux poignées dans un peu d’eau, ajoutez 1/2 litre de vin rouge après 1/4 d’heure, et laissez encore à feu doux pendant 5 minutes. ( 2 à 3 petits verres par jour.)

Poudre

de fruits secs: prenez-en 4 pincées toutes les 3 heures, pendant 2 jours, avec un peu de miel ou de lait.

Publié dans "M**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

LES BAINS

Posté par eurekasophie le 8 octobre 2008

moticonedanssonbain.gifLes bains constituent l’essentiel du traitement par osmose et qui est l’un des plus actifs de tous. En effet, les principes chimiques qui font toute la vertu des plantes pénètrent rapidement à travers l’épiderme; parfois même, ils atteignent les régions malades bien avant des principes identiques administrés par voie interne. Vous choisirez, dans certaines circonstances, le bain de siège ou le bain complet, pour lesquels il vous faudra prévoir beaucoup d’eau et beaucoup de plante. Mais je préfère, quant à moi, les bains de mains ou de pieds, parce qu’ils sont les plus simples à préparer, et parce que les mains et les pieds sont des parties du corps les plus réceptives.

Pour obtenir un bon bain de pieds ou de mains, vous pouvez faire bouillir directement 2 litres d’eau, la laisser reposer 5 minutes, puis y ajouter la quantité prescrite de plante séchée.

Mais je vous conseille plutôt la prépararation spéciale qui demande un peu plus de temps, mais qui est aussi beaucoup plus efficace.

Commencez par confectionner une préparation de base. Pour cela, faites bouillir un litre d’eau. Laissez-le reposer pendant 5 minutes. Lorsque le liquide est à peine tiède, versez-y la quantité de plante prévue pour 2 litres de bain. Laissez macérer le mélange, à l’abri de la poussière, pendant 4 à 5 heures.

Quand vous êtes prêt à prendre votre bain de pieds ou de mains, faites bouillir 2 litres d’eau; laissez-la reposer 5 minutes; versez-y votre litre de préparation de base. Prenez votre bain. Vous pourrez ensuite conserver cette préparation pendant 8 jours, et vous en servir chaque jour, simplement en la faisant réchauffer(mais pas bouillir), et sans rajouter de plante.

N’utilisez, pour vos bains, aucun récipient de métal, s’il n’est pas émaillé. Le plastique n’est guère recommandé non plus (il vaut mieux que le métal). Le mieux, c’est évidemment une bassine de terre.

Sauf indications contraires, prenez un bain de pieds le matin, à jeun, pendant 8 minutes. Il doit être aussi chaud que possible mais non bouillant.  Et prenez un bain de mains le soir, avant le dîner, également pendant 8 minutes, également le plus chaud possible, et également sans le faire bouillir.

Le mode de préparation type bain de mains et de pieds peut-être  étendu, avec beaucoup de succès, aux lavements et aux douches vaginales.

Publié dans Les bains, Les differentes preparations | 1 Commentaire »

LA DOUCHE VAGINALE

Posté par eurekasophie le 8 octobre 2008

giffleurs206.gifElle peut constituer, si j’ose ainsi m’exprimer, la plante de salut de toutes les femmes qui souffrent de règles douloureuses, de pertes blanches, etc. Mais comme le lavement, elle est terriblement active; elle exige donc des préparations peu concentrées (infusions, décoctions), ainsi qu’une température douce et égale à celle du corps (37°C.). Deux douches vaginales par jour, en cas d’affection tenace sont un maximum: sinon, les délicats organes féminins risquent de s’irriter et de se surinfecter.

Publié dans La douche vaginale, Les differentes preparations | Pas de Commentaires »

LES DOSAGES

Posté par eurekasophie le 6 octobre 2008

situveuxunconseil.bmp                                 fleche007b1.gif          En général, je vous ai indiqué les quantités de plante à jeter dans vos préparations par litre( d’eau, de vin, d’alcool, etc.). Il suffit évidemment d’une simple division pour trouver les correspondances par demi-litre, quart de litre, etc. Mais, dans la plupart des cas, il est plus simple de « tomber juste » en traitant d’assez grandes quantités de préparation, qu’en se limitant par exemple à une tasse.

Lorsque je parle d’une pincée de plante, j’entends ce que l’on doit tenir entre le pouce et l’index, et non entre trois doigts; une pincée correspond à peu près à 1 ou 2 grammes de fleurs de feuilles, etc.

Une petite poignée est ce que l’on peut saisir dans la main, les doigts étant grosse modo refermés au niveau du milieu de la paume.

Dans la poignée, les doigts se referment dans la partie arrière de la paume, et ils la touchent.

Dans la bonne poignée, les fleurs ou les feuilles dépassent du poing, et les doigts ne touchent plus la paume. (Tout cela pour une main de taille moyenne : il n’est évidemment pas prévu le cas des géants dont la poignée ……en vaut trois!) . Dans ces conditions, et pour ceux qui veulent être plus précis dans leurs dosages, sachez qu’une demi-poignée correspond à peu près à 30 grammes, une poignée à 50 grammes et une bonne poignée à 70 grammes.

Les liquides( jus, sucs de plantes etc.) peuvent être pris par cuillerées à café, à soupe, par verres à liqueur(environ 5 centilitres) ou par verres normaux( c’est à dire contenant quelque 10 à 15 centilitres), 5 centilitres équivalent en général à 50 grammes, 10 centiltres à 100 grammes, et ainsi de suite.

Vous pouvez faire agir les plantes soit en les prenant par voie interne, soit en les utilisant à l’extérieur. Dans le premier cas, vous avez le choix entre l’infusion, la décoction, la macération, le jus, la teinture, la poudre, etc. Dans le second cas, vous pouvez recourir aux cataplasmes, aux lotions, aux compresses, aux pansements, aux collyres, aux gargarismes, aux lavements, aux douches vaginales, aux bains de pieds et de mains ou aux bains complets.

Publié dans Les dosages de plante, Les preparations, dosage des fleurs et feuilles | Pas de Commentaires »

12
 

Quantum SCIO |
Le Mangoustan |
actumed |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Violence conjugale
| Psychothérapeute PAU
| Soleil levant