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GINSENG

Posté par eurekasophie le 12 juillet 2009

 

 

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Jeunes pousses de ginseng                                                            Ginseng en fleurs 
HISTOIRE DU GINSENG
Herbe divine, racine de vie, c’est ainsi que les Chinois ont qualifié cette plante qui, selon une légende, ne peut être cueillie que par les wa-pang-suis, chasseurs-cueilleurs spécialement formés et rassemblés en une guilde. C’est que, voyez-vous, la nuit, les racines changent de place. Eh oui, heureusement, les wa-pang-suis peuvent les repérer grâce à une lueur particulière que la plante émet et qu’ils ont appris à reconnaître! Armés de minuscules arcs et de flèches en or attachées à un cordon, ils le chassent comme ils le feraient pour un gibier royal.

Prisé, donc, et glorifié par près du quart de la population du globe, le ginseng a fait l’objet, au cours des siècles, d’un commerce extrêmement lucratif. On a dit, qu’à cause de lui, de nombreuses fortunes se sont faites et défaites en un seul jour.

En Amérique, tout a commencé lorsque le père Francis Lafitau, dont la mission consistait à évangéliser les « Indiens » du Québec, découvrit, qu’il poussait une espèce indigène de ginseng dans nos forêts de feuillus. Il fit cette observation grâce au frère Jartoux, un jésuite vivant en Chine, qui lui avait fait parvenir une description du ginseng oriental. En peu de temps, il devint plus lucratif de courir les bois à la recherche de la racine que de cultiver la terre et nombre de fermiers abandonnèrent la culture du blé, pourtant denrée essentielle, pour s’adonner à cette activité. Ceux qui étaient restés sur les fermes se retrouvèrent rapidement sans main-d’oeuvre, les « Indiens » qu’ils embauchaient ayant abandonné leur travail pour partir à la recherche de cet or végétal qui promettait des revenus fabuleux. On a d’ailleurs assimilé ce formidable déplacement de personnes à la ruée vers l’or qu’a connue la Californie au XIXe siècle.

Dès le XVIIIe siècle, des tonnes de racines de ginseng étaient expédiées du Canada et des États-Unis vers la Chine, si bien qu’à la fin du XIXe siècle, la plante a pratiquement disparu du Québec et de l’Ontario, provinces où elle était particulièrement abondante. Aujourd’hui, elle ne survit d’ailleurs que dans de très rares stations, dont l’emplacement est gardé jalousement secret par quelques botanistes absolument incorruptibles. Vos chances, donc, de tomber sur une talle sauvage sont à peu près aussi grandes que celles de rencontrer un scarabée doré en pleine rue Sainte-Catherine. Idem pour les États-Unis, où le ginseng ne pousse plus que dans les endroits infestés de serpents, fréquentés uniquement par une poignée de cueilleurs au coeur solidement accroché.

En Asie, sa culture fait l’objet de soins attentifs. Ainsi, en Corée, le gros des cultures est confiné dans les limites d’une ancienne cité d’environ 40 kilomètres de diamètre, entièrement entourée de murs de pierre. Surveillées 24 heures sur 24 par des gardes armés, les cultures sont sous le monopole de l’État, qui détermine les normes de qualité, les prix et les volumes que les fermiers peuvent produire. Au Vietnam, où pousse une espèce locale rare, on a entouré de hautes clôtures métalliques les enceintes où elle s’est établie mais faute de budget pour exercer une véritable surveillance, les « braconniers » s’en donnent à coeur joie et sont en train de décimer les populations. En Chine, où il poussait jadis à l’état sauvage, il s’est quasiment éteint à cause de la surexploitation des forêts.

 

 

 Et ça soigne quoi en fait ?
Inutile de rappeler que les Asiatiques le considèrent comme un excellent aphrodisiaque, particulièrement pour les hommes dont la virilité s’estompe avec l’âge, les pôvres! De façon générale, la tradition orientale en fait un tonique particulièrement adapté aux personnes âgées, que ce soit pour rétablir un bon niveau de performances physiques ou une bonne activité mentale. Pour les Chinois, c’est le plus puissant des stimulants cordiaux, toniques, stomachiques et fébrifuges. Ils affirment qu’il « remplit le coeur d’hilarité », et que son emploi, même occasionnel, permet d’ajouter une dizaine d’années à la vie de quiconque en consomme.

Toutefois, la médecine traditionnelle chinoise le prescrit rarement seul, mais plutôt en mélange avec diverses autres plantes médicinales.

L’Europe a connu quelques vogues de ginseng, mais jamais comme l’Asie qui reste la région du globe où on le consomme le plus. En Amérique, on a employé le ginseng à cinq folioles pour ses propriétés toniques et stimulantes, particulièrement « pour relever les forces abattues par les excès », et pour stimuler la digestion. Toutefois, à la fin du XIXe siècle, son emploi dans la pratique régulière était à peu près abandonné. Aux États-Unis, il fut une époque où on l’estimait grandement pour soulager les problèmes digestifs. On lui attribuait la propriété de neutraliser le trop plein d’acide gastrique ainsi que les éructations désagréables qui en résultaient. Pour certains médecins, cette action avait aussi pour effet de soulager le rhume et les rhumatismes, ces dernières affections étant, selon les théories de l’heure, une conséquence directe d’un excès d’acide gastrique. Chose certaine, la plante mérite réellement d’être essayée dans les cas de troubles de l’estomac. On l’a également utilisée pour soulager les spasmes du hoquet et de l’asthme ainsi que les quintes de toux.

Bien que jamais attestés, les usages médicinaux du petit ginseng seraient, selon les Soeurs de la Providence, les mêmes que ceux du ginseng à cinq folioles.

 

ginsenginkorea.jpg            Ginseng sur un marché en Corée.

 

Très intéressant tout ça ! 
La méthode traditionnelle chinoise pour préparer la racine de ginseng consiste à la débiter en copeaux que l’on place dans un récipient de grès. On verse de l’eau bouillante sur les copeaux et on place le récipient dans une casserole partiellement remplie d’eau (une sorte de bain-marie, en somme) et on chauffe le tout à petit feu pendant six heures. On l’a également préparée en la râpant finement et en ajoutant de ¼ à ½ c. à thé de cette poudre dans un quart de litre d’eau bouillante; ou encore en la brisant en petits morceaux que l’on fait cuire 45 minutes dans de l’eau bouillante, à raison de 3 c. à thé par tasse d’eau.

On peut également préparer une infusion avec les feuilles. Quant aux fleurs, qu’en principe on ne laisse s’épanouir que sur une faible proportion de plants afin d’obtenir une racine plus vigoureuse, les Coréens en préparent une tisane qui est hautement estimée.

Contre l’impuissance, on a recommandé de le prendre sous la forme de poudre pure, à raison de 2 g par jour à avaler avec du liquide ou une bouchée d’aliments au repas du midi. Faire des cures de trois semaines. Et si vous désirez conquérir l’homme ou la femme de votre vie, voici la recette d’un philtre d’amour absolument infaillible.

 

Et cela donc …………….
Dans son Aromathérapie, le docteur Jean Valnet propose une recette de vin aphrodisiaque qui consiste à faire macérer pendant 15 jours 30 g de cannelle, 30 g de vanille, 30 g de ginseng et 30 g de rhubarbe dans un litre de vin de Malaga ou de vin vieux de Chablis. On filtre et on ajoute ensuite quinze gouttes de teinture d’ambre.

Si vous ne trouvez pas de rhubarbe ou de teinture d’ambre, remplacez-les par une branche de romarin, 3 pincées de thym, 3 pincées de noix muscade, quelques feuilles de menthe et une dizaine de pétales de rose, que vous ferez macérer avec les autres plantes.

Il n’est pas interdit d’ajouter au philtre de la bave de crapaud, laquelle ne consiste pas en ces petits dépôts d’écume qu’on trouve un peu partout sur les plantes pendant l’été puisqu’il s’agit là de sécrétions renfermant des oeufs d’insectes. Non, il n’y a rien à faire, la bave de crapaud, il faut la prélever directement sur les crapauds.

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Publié dans "G**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 11 Commentaires »

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