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L’ORANGER

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2009

Rien n’est plus beau que les fleurs immaculées de l’oranger, dont on tressait des couronnes aux vierges; rapportez toute cette blancheur à l’or rouge et au cuivre chaud des fruits superbes de l’hiver, et vous aurez le plus délicat, le plus merveilleux mariage de pastels qu’un peintre puisse imaginer…..

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 » L’orange a toujours eu pour moi la séduction des fruits de la fête : on n’en mangeait guère qu’à Noël, dans les campagnes, et le beau fruit mûri au soleil de l’Espagne, du Maroc ou de l’Italie a toujours été associé dans mon esprit aux cadeaux, aux chocolats, aux papillotes, à la joie, et aux rires d’anges et d’enfants comblés….Oui, comme le chante Gilbert Bécaud, moi qui n’étais guère comblé, j’avoue avoir  » volé l’orange du marchand  » à l’étalage; la douceur infinie du jus sucré qui coulait dans ma bouche se doublait alors de la saveur toute particulière du  » péché « , de la transgression de l’interdit…. Mais après tout, qui aurait la cruauté de punir un enfant pauvre d’une joie saine ?

Une joie saine…..Manger de l’orange l’était certainement lorsque j’avais dix ans. Je n’en dirais plus autant aujourd’hui. La sagesse populaire veut certes que le jus de ce fruit soit de l’or le matin, de l’argent à midi et du bronze le soir. Mais la sagesse populaire ne sait rien des insecticides dont on asperge les arbres dès les premiers bourgeons du printemps, ni des  » conservateurs  » ( diphényle, etc.), prétendument inoffensifs, dont on arrose abondamment les agrumes ( ou même qu’on leur injecte à la seringue ) après la récolte. La pollution chimique des orangers est telle, à l’heure actuelle, que tout ce que je vais dire des merveilleuses vertus de ces arbres se trouve sérieusement mis en question par la folie des hommes — la folie des rendements, la folie de l’asservissement de la nature ( à laquelle mon âme de paysan me dicte bien plutôt de me plier ), la folie de la destruction pour le profit immédiat…… »

                                                                              Maurice Mességué

 

Il existe de nombreuses espèces d’orangers, qui ont toutes leur utilité, soit pour la production de fruits, soit comme plante médicinales.

Oranger
 Citrus sinensis
Citrus sinensis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Citrus
Nom binominal
Citrus sinensis

A l’oranger vrai, il faut en effet ajouter l’oranger amer ou bigaradier, la bergamote ( au fruit jaune pâle, très amer et immangeable ), et le pamplemousse ( dont le fruit énorme, jaune citron, blanc, rosé ou rouge, pèse parfois plus de 8 kg ). Toutes ces espèces ont des vertus voisines; on en utilise les feuilles, les fruits, les fleurs, les jus, l’écorce et l’essence. Plutôt que d’acheter ces produits en herboristerie ( fruits mis à part évidemment), essayez, si le climat de vootre contrée vous le permet, de planter un oranger dans votre jardin…..C’est un régal pour l’oeil….et pour le palais, si le soleil est au rendez-vous pour mûrir les fruits.

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Les feuilles d’oranger ( qui devraient être celles du bigaradier, plus actives, dans les magasins de plantes,mais qui sont souvent mêlées de feuilles d’oranger vrai ou même de feuilles de citronnier…toutes polluées, d’ailleurs) , se révèlent calmantes et antispasmodiques. Les nerveux, les angoissés, les asthmatiques, les individus sujets aux migraines d’origine nerveuse, les neurasthéniques, les insomniaques, les hystériques et les épileptiques auront intérêt à en user largement. Ces feuilles se montrent encore capables de faire tomber la fièvre ( typhoïde, etc.); elles provoquent la sueur; elles constituent un excellent vermifuge; elles aident le travail de l’estomac; et elles sont toniques.

 

 

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Les fleur d’oranger ( celles du bigaradier sont là encore les plus actives ), présentent 5 pétales immaculés, criblés de minuscules glandes sécrétrices, d’où s’exhale un parfum suave. On en tire une eau essentiellement calmante et antispasmodique. C’est même le meilleur calmant que je connaisse: les anxieux, les angoissés, ceux dont le coeur s’affole à la moindre émotion, ceux qui n’arrivent pas à trouver le sommeil, les névrosés, les agités, tous ceux-là sont justiciables de la fleur d’oranger. Quant à l’essence que l’on en tire également de cette fleur, et qu’on appelle souvent essence de néroli, elle sert essentiellement en parfumerie. Son nom rappelle celui de la femme de Flavio Orsini, prince de Neroli. Celle-ci en faisait un usage quasi immodéré, et elle introduit la préparation en France au XVII ° siècle.

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L’orange elle-même, ce fuit superbe dans lequel on a vu la pomme d’or du jardin des Hespérides ( cette pomme d’or qui donnait l’immortalité, et qu’Héraclès alla voler aux nymphes au cours du onzième  » travail  » ) exerce les effets les plus salutaires sur l’organisme.

Convenablement pelée (afin d’éliminer au maximum le zeste imprégné de poisons chimiques),elle apporte à l’organisme son content de vitamines C et B.

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Elle convient particulièrement aux enfants, aux adolescents, aux malades et aux personnes âgées. Sa faible teneur en sucre la fait autoriser aux diabétiques.

Le jus d’orange, soit sous forme d’orangeade, soit pur, concentre tous les principes toniques et anti-infectieux de l’oranger. On le donne en quantités massives dans tous les cas de grippes, d’affaiblissements de l’organisme, de fièvres, d’angines, de troubles digestifs et de maux de reins ou de vessie. La pulpe cuite du fruit, appliquée en gros emplâtres sur les ulcères ou les abcès, donne les meilleurs résulats.

L’écorce d’orange, qui devrait normalement provenir des fruits du bigaradier ( mais à laquelle on substitue fréquemment le zeste de l’orange vraie ), est tonique, stimulante et exitante; elle aide au travail de l’estomac, et permet la libération normale des gaz intstinaux dans tous les cas de constipation; elle est en outre apte à faire tomber la fièvre, et se comporte comme un bon vermifuge.

Enfin l’essence d’orange vraie, constituée par le liquide volatil qui s’échappe de l’écorce des fruits lorsqu’on les presse, se montre un excellent antiseptique, ainsi qu’un calmant efficace des maux de ventre. Elle sert à préparer l’eau de Cologne, et à ce titre, c’est un liquide de beauté. L’essence de bergamote désinfecte parfaitement les plaies, les abcès, les ulcères et les brûlures.

RÉCOLTE

Ne vous fiez, pour vos préparations médicinales à base d’oranger, qu’aux plants que vous aurez fait pousser vous-même ( si vous habitez une région suffisamment chaude ), ou dont vous aurez la certitude absolue qu’ils n’ont pas été traités. Dans ce cas, cueillez les feuilles sur l’arbre même, après la rosée; faites-les sécher à l’ombre pour éviter qu’elles ne perdent leur belle couleur verte; et conservez-les au sec, à l’abri de la lumière. Récoltez les fleurs encore fermées, également après la rosée; et faites-les sécher à l’obscurité et au sec.

Quant aux fruits, je vous laisse juge: mais, de grâce, ne préparez aucune potion à base d’écorce ou d’essence en utilisant des fruits du commerce; ce serait vous empoisonner à coup sûr.

PRÉPARATION ET EMPLOI

INFUSION ET DECOCTION

de feuilles ( action calmante ) : jetez une demi-poignée de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 2 à 3 tasses par jour ).

DECOCTION CONCENTREE

de feuilles ( en cas d’accidents nerveux graves: hystérie, épilepsie ): jetez 3 poignées de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 3 tasses par jour ) .

BAINS DE MAINS ET DE PIEDS

de feuilles: une poignée de feuilles sèches par litre d’eau.

TISANE

de fleurs: jetez une demi-poignée de fleurs sèches par litre d’eau ( une tasse le soir, au coucher ).

BAINS

de fleurs d’oranger: jetez une poignée de fleurs sèches par litre d’eau.

CATAPLASMES

de pulpe d’orange cuite: contre les ulcères et les abcès.

RATAFIA

( Tonique de l’estomac ou de l’appareil digestif) : mélangez 100 g d’écorce d’orange et 100 g d’écorce de citron à un litre d’alcool à 80 °; laissez macérer pendant une semaine; sucrez avec 1/2 kg de sucre de canne. ( Une cuillerée à soupe, à l’heure de l’apéritif, une fois tous les deux jours.)

TEINTURE

d’écorce d’orange : faites macérer pendant une semaine 100 g d’écorce d’orange dans 1 / 2 litre d’eau-de-vie; filtrez. ( Une cuillerée à café avant les repas, comme stimulant de l’estomac et de l’intestin.)

Publié dans "O**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 15 Commentaires »

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LOUIS PASTEUR ( Sa vie…son oeuvre ) ……

Posté par eurekasophie le 17 août 2009

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lignesplantes17.gif DOLE ET SON MUSÉE lignesplantes17.gif

  

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Jean-Joseph Pasteur

Louis Pasteur réalise ce portrait de son père en octobre 1842, à la veille de son départ d’Arbois pour Paris où il allait préparer le concours de l’Ecole normale. C’est là, semble-t-il, le dernier pastel qu’il exécutera. Il a presque vingt ans. Entre 1835 et 1842, le jeune Louis Pasteur dessinera une quarantaine de portraits dont 9 sont conservés au Musée Pasteur

 

Maison natale de Pasteur – 43 Rue Pasteur – 39100 DOLE

Jean Joseph Pasteur Tanneur.

En 1814, Jean-Joseph Pasteur quitte les armées napoléoniennes où il était sergent-major, pour revenir dans sa région natale. Il s’y marie avec Jeanne-Etienne Roqui et s’installe à Dole chez un certain Clerc, tanneur, qu’il a rencontré lors de sa carrière militaire.

 

Le travail du tanneur,

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Les peaux sont fournies par la boucherie, c’est à dire les abattoirs, situés à l’origine Place Nationale puis Place aux Fleurs en 1422, Place Garibaldi au XVIIIè. Les peaux sont d’abord trempées dans le canal pour les laver (déssaignage) ensuite elles sont passées dans un bain de chaux vive (pelanage) puis les poils et les chairs sont grattés (épilage).
 

Toutes ces opérations sont appelées « travail de rivière » car elles demandent beaucoup d’eau.
Ensuite le tanneur place les peaux dans jus tannant, obtenu par macération d’écorces de chêne, pour les faire gonfler. Les peaux sont placées dans des fosses avec du tan, c’est la préparation chimique du cuir. Les fosses de la maison natale peuvent contenir de 80 à 100 peaux, le tan étant produit par les écorces de chênes de la forêt de Chaux. Le cuir est ensuite lavé et rincé abondamment puis séché. Assoupli et lissé, il est vendu aux maroquiniers, cordonniers, bourreliers etc…

La rue Pasteur est l’une des plus anciennes de la ville. On la connaît dès 1274 sous le nom de rue des Chevannes, indiquant par là que des artisans du chanvre y travaillent. L’existence d’étuves, de moulins, de tanneries est aussi attestée.Pourtant le quartier, dès la Renaissance, est aussi habité par des notables. L’hôtel de Champagney en est un des exemples les plus frappants.

Voici le site de la maison natale de Pasteur transformée en musée

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Cliquez donc sur la photo

Acquise par la ville de Dole en 1911, la Maison Natale de Pasteur, classée Monument Historique, fut aménagée en musée en 1923. Confié aux soins de la Société des Amis de la maison natale à partir de 1927, le musée constitue, grâce à une patiente recherche et à de nombreux dons, un ensemble documentaire unique qui retrace dans un saisissante rétrospective, la vie, le cadre familial, l’oeuvre scientifique de Louis Pasteur et sa postérité. Il rassemble ses objets personnels, ses livres, de multiples documents ainsi que des bouillons de culture qui servirent à ses expériences. On y découvre aussi plusieurs tableaux réalisés par Pasteur. Entièrement rénové en 1995, à l’occasion du centenaire de la mort de Louis Pasteur, le musée offre une nouvelle présentation de ses collections aux visiteurs. La maison natale demeure le lieu de pélerinage privilégié des admirateurs de l’illustre savant. Le musée est ouvert tous les jours du 1er avril au 31 octobre. Hors saison, il est ouvert le samedi et le dimanche après-midi.

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                                         Plan détaillé accédant à Dole                                  

 

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Plaque en bronze réalisée par fonderie au sable, d’après une sculpture du portrait de Louis Pasteur.
Plaque de 700 mm sur 450 mm, tirée d’épaisseur, champ de 15mm.
Polissage et finition vieux bronze.


 

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Façade de la maison de Pasteur donnant sur la rue

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d’atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture et une activité

touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Très vite, comme à Dole, le cheminement dans Arbois prend l’allure d’un hommage à Pasteur qui y passa sa jeunesse et revint dans sa maison pour de

longs mois de vacances et de travail dans le laboratoire qu’il s’y était aménagé.

Une partie de ma famille résidant un petit village à côté d’Arbois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois cette demeure.

A chaque fois, mon intérêt et ma curiosité pour les travaux de ce grand homme ont été manifestes.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de vous faire profiter de ce que j’ai pu voir, dans l’univers de Pasteur où , par la volonté de sa famille, sa maison est

restée strictement dans l’état où elle était à sa mort…..

— jusqu’à sa canne et sa cape noire dont il ne se séparait jamais quand il sortait— 

 comme si d’un moment à l’autre, il allait apparaître.

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Image de prévisualisation YouTube

 

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                     La route Pasteur                                                                                                                                                                Arbois et son clocher

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Cliquez donc sur la photo

Arbois est devenu le pays de Pasteur le jour de 1827 où Jean-Joseph Pasteur, son épouse Jeanne Etiennent et leurs enfants Jeanne Antoine dite Virginie, Louis, Joséphine, Jeanne Emilie vinrent s’installer dans une modeste tannerie près du pont de Courcelles sous lequel coule la Cuisance. Né à Dole, le 27 décembre 1822, c’est pourtant en Arbois que Louis Pasteur a grandi, a appris les rudiments de la vie, a connu ses premières peines et ses premières joies. Profondément attaché à « cette ville chère à tant de titres », il revenait chaque année avec sa famille s’imprégner de l’atmosphère si douce de la vie arboisienne.   

Les années de jeunesse 

  Pasteur débute à l’école primaire où l’on pratique l’enseignement mutuel. Le maître, Monsieur Renaud, remarque que le jeune élève aspire à accéder à la place de moniteur. Celui-ci a la tâche d’apprendre à lire à quelques élèves qui épellent ensuite à haute voix. Sur son premier dictionnaire, qui a déjà servi à son père et à sa sueur, il inscrit avec une légitime fierté, et avec une orthographe enfantine encore hésitante « ce dittionnaire aparttient à Pasteur, Arbois celui tia missa cest Louis Pasteur ».    En octobre 1831, le jeune Louis Pasteur est témoin d’une scène qui le marquera profondément malgré son jeune âge. Il est intrigué par la venue d’un groupe d’hommes dans la forge, voisine de la maison paternelle. Curieux, il s’approche en compagnie de quelques amis. Une louve enragée avait mordu plusieurs personnes dont l’homme qu’on emmenait dans l’atelier afin de cautériser les blessures. Après avoir chauffé au rouge la tige de fer, le maréchal-ferrant l’appliqua sur l’avant-bras de la victime qui hurla de douleur.    En 1831, Jean-Joseph Pasteur devient propriétaire pour 5000 francs de la tannerie comportant, à cette époque, un seul étage et une cour avec sept fosses pour le traitement des cuirs. Louis Pasteur poursuit ses études au collège d’Arbois. Jusqu’en 3 ème c’est un élève ordinaire, par la suite il obtient de très bons résultats. Son professeur de dessin, Monsieur Pointurier, découvre qu’il a des dispositions artistiques surprenantes, liées à de grandes qualités d’observation. Le collégien réalise de nombreux portraits au pastel parmi lesquels ses parents et des amis d’Arbois. Les jours de vacances, Pasteur participe aux parties de pêche organisées par les voisins Vercel. Mais au collège, Monsieur Romanet aime à éveiller l’ambition des élèves, c’est lui qui incite Pasteur à préparer l’entrée à l’Ecole Normale. Malgré l’indécision du père, le départ est fixé un matin d’octobre 1838. Pour la première fois Pasteur quitte Arbois et le berceau familial. Il n’a pas seize ans, le temps est maussade ; il doit en compagnie de son ami Jules Vercel se blottir sous la bâche derrière le conducteur, faute de places dans la diligence. Avec tristesse il regarde s’éloigner son jura natal. Loin de l’imposant clocher d’Arbois, Pasteur est alors atteint par le mal du pays « Si je respirais seulement l’odeur de la tannerie, disait‑il à Vercel, je sens crue je serais guéri ».   

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Louis Pasteur en 1845

En novembre son père le ramène à Arbois, où il retrouve ses crayons et ses estampes. En 1839 il réalise dans la cour du collège un cadran solaire qui subsiste encore. Pasteur décide de continuer ses études à Besançon où son père vient souvent vendre ses cuirs. Après avoir été reçu au baccalauréat ès lettres, il devient deux ans plus tard bachelier ès sciences mathématiques. Reçu quatorzième au concours de l’Ecole Normale, insatisfait de ce classement, il part pour Paris avec son ami Chappuis, afin de se présenter de nouveau l’année suivante. Sa place de quatrième lui permet d’intégrer l’Ecole Normale.   En décembre 1843, son père lui écrit « Dis à Chappuis crue j ‘ai mis en bouteille du 1834 acheté tout exprès pour boire à l’honneur de l’Ecole Normale… Il y a de l’ esprit au fond de ces cent litres plus que dans tous les livres de philosophie du monde. » En 1845 il est licencié ès sciences,puis reçu troisième à l’agrégation de sciences physiques. En 1847 il obtient son doctorat ès sciences. Alors qu’il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Strasbourg, Pasteur perd prématurément sa mère. Celle‑ci est inhumée dans l’ancien cimetière d’Arbois. 

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Cadran solaire réalisé par Louis Pasteur ( cour du collège Pasteur à Arbois )  

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Louis Pasteur au travail

Premières découvertes 

  Ses premiers travaux sur la cristallographie et la dissymétrie moléculaire conduisent Pasteur à s’intéresser aux fermentations alcooliques.   Le 29 mai 1849, il épouse Marie Laurent, fille du Recteur de l’Université de Strasbourg. De cette union sont nés cinq enfants : Jeanne, Jean-Baptiste, Cécile, Marie-Louise, Camille. Administrateur de l’Ecole Normale depuis 1857, Pasteur n’oublie pas de retrouver sa famille à Arbois. Dans la salle à manger commune se retrouvent trois ménages : celui du père jean-joseph, du fils Louis et du gendre Gustave Vichot, époux de Virginie Pasteur. Selon un rite immuable, Pasteur prend place face à son épouse puis avec sa serviette, il essuyé son verre, son assiette et son couvert. Après avoir coupé le pain pour toute la famille, il réduit sa tranche en charpie afin de découvrir des fragments de bois ou des vers de farine. Cette minutie suit aussi le savant dans son travail.   Poursuivant ses recherches sur les fermentations, Pasteur s’interroge alors sur l’origine des ferments ; aussi s’attaque-t-il au problème des générations dites spontanées. Il avait constaté que des ballons contenant des liquides fermentescibles chauffés à 100°C et à l’abri de l’air s’altéraient différemment selon le lieu d’ouverture. Dans une ville l’altération était majorée par rapport à celle remarquée « à l’air pur ». Lors de l’été 1860, Pasteur ouvre 20 ballons tout près d’Arbois, sur le mont de la Bergère (270 m), 8 s’altèrent. Il réitère cette expérience au sommet du Mont Poupet (850 m), près de Salins les Bains, 5 ballons sont contaminés. Sur la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, un seul est altéré. Le savant réfuta ainsi les théories sur les générations spontanées.    Les mois d’été 1864 ramènent comme de coutume Pasteur et sa famille en Arbois. Le savant décline l’offre du conseil municipal arboisien qui mettait un local à sa disposition. Avec l’aide de quelques collaborateurs, il installe dans une salle de café désaffectée un laboratoire de fortune. Duclaux décrit l’installation : « on avait laissé sur la devanture l’enseigne traditionnelle, de sorte qu’il nous arrivait quelquefois de voir entrer des clients demandant à boire ou à manger. Généralement, ils s’arrêtaient à la porte surpris de l’étrangeté du mobilier, et s’esquivaient sans mot dire… »   

   Déjà au mois de septembre 1858, en regardant au microscope des vins altérés, Pasteur avait observé la présence d’un ferment qui lui rappelait celui de l’acide lactique découvert l’année précédente. L’étude porte alors sur quatre maladies du vin, maladie de l’acescence, de l’amertume, de la graisse et de la tourne. Il démontre que les altérations des vins sont liées à la présence de microorganismes dès le début de la fermentation. Comme « remède préventif » il propose outre les conseils d’hygiène un procédé de chauffage du vin à 55‑60°C pendant une minute. Cette méthode de pasteurisation, baptisée ainsi pour la première fois par les Hongrois, permet la conservation des vins en préservant leur couleur et leur robe. Ses recherches sont couronnées de succès par la publication quelque temps après de l’ouvrage « Etudes sur le vin ».   

Plongé dans la tristesse 

  Alors qu’il travaille sur les maladies du ver à soie à Alès en 1865, une dépêche l’appelle d’urgence auprès de son père malade à Arbois. Le souvenir de sa mère emportée subitement et de sa fille ainée Jeanne, décédée en 1859 d’une fièvre typhoïde, le hante. Mais il n’arrive que pour ensevelir le cercueil de son père au cimetière d’Arbois le 15 juin 1865. Le soir, il écrit « Ma chère Marie, mes chers enfants, le pauvre grand‑père n’est plus et nous l ‘avons conduit ce matin dans sa dernière demeure. Il est aux pieds de la pauvre Jeanne. Au milieu de ma douleur, j’ai été heureux de la bonne pensée de Virginie qui’ lavait fait placer là et î espère qu’un jour je pourrai les réunir à la tendre mère et à mes sœurs jusqu ‘au moment où j’irai moi-même les rejoindre (. . .) ».    Le malheur accable Pasteur. Il perd sa fille Camille, en septembre 1865, puis Cécile le 23 mai de l’année suivante, comme l’écrit le gendre de Pasteur, René Vallery Radot : « dans le cimetière d’Arbois, Pasteur connut là le fond de la douleur ».    Le 19 Octobre 1868, Pasteur est atteint d’une crise d’hémiplégie gauche. Croyant sa fin proche il déclare : « j e regrette de mourir, J’aurais voulu rendre plus de services à mon pays ». Certes, Pasteur se rétablit mais il conservera des séquelles toute sa vie, bras contracturé, jambe raide. Pendant la guerre de 1870, inutile à Paris, le savant se réfugie dans le Jura. C’est d’Arbois, le 18 janvier 1871, que, poussé par ses sentiments patriotiques, il renvoie outre-Rhin son diplôme décerné par la Faculté de Médecine de Bonn.   

Vacances studieuses 

  

Après ses recherches sur les maladies de la bière, Pasteur débute une étude sur les maladies virulentes. Mais en 1878 il doit répondre aux attaques des partisans de la génération spontanée. Il doit donc réaliser une nouvelle expérience afin de réfuter l’article posthume de Claude Bernard sur la fermentation alcoolique. Devant l’Académie des Sciences, il annonce qu’il part pour Arbois « où je possède, ajoute-t-il, une vigne de quelques dizaines de mètres carrés… En prenant, pour enfermer les pieds de vigne, des serres hermétiquement closes, au moment où il n’existe pas encore de germes de levure sur les grappes de raisin qui sont à l’état de verjus… j aurais en octobre, pendant les vendanges, des pieds de vigne portant des raisins mûrs, sans germes extérieurs de levure de vin… Ces raisins ne pourront nif rmenter, rai faire du vin… Je me donnerai le plaisir d’en rapporter à Paris, de les présenter à……»   

En juillet il installe les serres dans la vigne de Rosières située sur la route de Besançon. Cette vigne, le savant en avait acheté une première moitié de 25 ares en 1874, elle fut agrandie par la suite. Pasteur patiente jusqu’au 10 octobre : les grappes laissées en plein air fermentent, au contraire, les grappes recouvertes de coton et même celles libres sous les serres ne fermentent pas. Pasteur regagne Paris heureux, en emportant, avec l’aide de sa femme et de sa fille, quelques ceps et leurs grappes encotonnées pour une communication à l’Académie. Il prouva ainsi que des levures sont à l’origine de la fermentation et que celles-ci ne se déposent sur le raisin qu’au moment de sa maturité.   

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Vigne de Louis Pasteur

VIN D’ARBOIS

RÉCOLTE DE LA VIGNE
DE
PASTEUR

CETTE VIGNE, CÉLÈBRE DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES, EST SISE À MONTIGNY-LES-ARSURES, PRÈS D’ARBOIS. ELLE FUT ACQUISE EN 1874 PAR PASTEUR. IL Y PROCÉDA, EN 1878 À SES FAMEUSES EXPÉRIENCES SUR LA FERMENTATION DU RAISIN. EN 1935, ELLE A ÉTÉ DONNÉE PAR LE PETIT-FILS DU SAVANT, EN MÊME TEMPS QUE LA MAISON PATERNELLE DE PASTEUR (ARBOIS) À LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA MAISON NATALE DE PASTEUR (DOLE), PUIS À L’ACADÉMIE DES SCIENCES.

CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF DU CLOS PASTEUR JE N’AI PAS VOULU QUE LE VIN DE CETTE VIGNE HISTORIQUE QUE JE SOIGNE ET ELEVE A ARBOIS DANS LA CAVE DU GRAND SAVANT, ENTRE DANS LE CIRCUIT COMMERCIAL.

JE ME SUIS RESERVE LE DROIT DE L’OFFRIR SIMPLEMENT AUX SAVANTS QUI, DE PAR LE MONDE, CONTINUENT L’OEUVRE DE PASTEUR, AUX DIPLOMATES, ET A CEUX QUI, EMUS PAR CE PETIT COIN DE TERRE SACREE ET AMATEURS DE NOS CRUS, SAURONT APPRECIER DELICIEUSEMENT SON BOUQUET REMARQUABLE.

Le vieillissement ponctuel du Vin de la Vigne de Pasteur est suivi, dans la cave même de la maison du Grand Savant, par HENRI MAIRE, vigneron du CLOS PASTEUR.

HENRI MAIRE
Vigneron du Clos Pasteur
ARBOIS – JURA – FRANCE

LOUIS PASTEUR ( Sa vie...son oeuvre ) ...... dans NOS GRANDS HOMMES henrimaire_sign

N’ayant pas de laboratoire dans sa maison d’Arbois, il effectua ses travaux dans la demeure de ses amis d’enfance : les Vercel, située face à la sienne. Dès 1879, Pasteur achète la maisonnette voisine du tonnelier Gaidot, alors qu’en 1880 il acquiert les parts d’héritage de sa sœur Virginie décédée. Le savant conçoit lui-même les transformations de sa demeure. Celle-ci est surélevée d’un étage, des chambres sont aménagées pour sa famille, et il réserve la pièce où étaient décédés sa fille et son père. Il établit un modeste laboratoire dans lequel il passe beaucoup de temps. Avant de débuter une expérience, il n’omet jamais de se laver soigneusement les mains et répète souvent son mot favori « laboremus » « travaillons ». Le matin, au lever, il aime aussi s’écrier : « Allons chassons le démon de la paresse M. Pasteur ». Au second étage est aménagé le cabinet de travail éclairé par deux fenêtres d’où le savant aime à contempler le paysage familier et la rivière. Pasteur possède un bureau avec son sous-main, son porte-plume, son encrier. La grande bibliothèque renferme les volumes des comptes rendus scientifiques. Un peu en retrait, le petit bureau de René Vallery-Radot. Pasteur et son gendre travaillent souvent ensemble. Dès 1883, il se consacrent à la rédaction d’un ouvrage biographique « M. Pasteur – La vie d’un savant par un ignorant ».   Pasteur apprécie beaucoup sa demeure et si quelqu’un lui fait remarquer qu’il existe des résidences plus confortables, il rétorque « cela ne vaut pas ma rivière ».   

Maladies virulentes, virus-vaccins 

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Louis Pasteur dans son laboratoire de l’École Normale Supérieure.

Gravure d’Adrien Marie publiée dans l’Univers illustré du 2 décembre 1885.

  Pasteur entreprend des travaux sur la septicémie, la fièvre puerpérale et met au point des vaccins contre des maladies affectant les animaux : le charbon du mouton, le choléra des poules, le rouget du porc. Après de longues recherches sur la rage, Pasteur approche du but. Le 6 juillet 1885 arrive à Paris un jeune Alsacien mordu par un chien enragé. La vaccination est risquée mais sans traitement l’enfant va mourir. Pasteur qui n’est pas médecin, se résout à faire inoculer son vaccin antirabique par le docteur Grancher. Jusqu’à la mi-juillet les inoculations sont prodiguées à l’enfant, d’abord avec de la moelle infectée atténuée vieille de 14 jours pour finir avec de la moelle d’un jour. Pasteur attend le résultat avec anxiété, afin de se reposer, il part pour Arbois, où on lui annonce que le petit Alsacien est sauvé. Le traitement est pratiqué pour la deuxième fois sur un jeune jurassien, Jean-Baptiste Jupille. Evoquant le souvenir de la scène de son enfance « Ce mordu de 1831, dit-il, était comme jupille de Villers-Farlay ».    Un traitement trop tardif administré à Louise Pelletier qui décéda, déclenche à ce moment-là une violente polémique. Mais cette dernière se calme rapidement. Le père de la fillette écrit : « Parmi les grands hommes dont j’ai pu connaître la vie, aucun ne me paraît plus grand. je n’en vois pas uns seul comme dans le cas de notre chère petite fille, capable de sacrifier de longues années de travail, de mettre en péril unie réputation universelle de savant et marcher sciemment à uni douloureux échec, simplement par humanité ». Les malades viennent de très loin pour être soignés, tels des Russes de Smolensk. Ainsi en 1888, Pasteur inaugure l’Institut Pasteur fondé par souscription publique. Dans les bâtiments sont aménagés de nombreux laboratoires ainsi qu’un appartement pour le savant et sa famille.   

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Vaccination des moutons contre le charbon

 Rejeté par ses collègues, Pasteur part s’installer avec sa femme et sa fille Annette dans un petit village où il poursuit ses recherches sur la bactérie responsable de l’anthrax.
Lorsque l’on apprend que les moutons élevés dans son secteur rural ne sont plus atteints par ce mal, le savant doit une fois de plus affronter l’Académie de Médecine et, comme d’habitude, le Dr Charbonnet est le premier à l’attaquer. On propose alors un test: sur 50 moutons, la moitié seront vaccinés par le sérum de Pasteur. Seules les 25 bêtes traitées survivent.

 Ensuite, Pasteur se penche sur un remède contre la rage. Après des années de travail, il essaie son tout nouveau vaccin sur un jeune garçon, Joseph Meister, mordu par un chien enragé. Pendant ce temps, sa fille, mariée à son assistant Jean Martel, s’apprête à mettre au monde son premier enfant. L’accouchement est difficile et Charbonnet, seul médecin capable de le mener à bien, n’accepte de stériliser les instruments qu’à la condition que Pasteur renonce à communiquer les résultats de ses recherches. La mort dans l’âme, le savant se résigne.
Mais le jeune Joseph se rétablit. Charbonnet reconnaît enfin ses torts et Pasteur reçoit les acclamations de l’Académie de Médecine.

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Vaccination contre la rage  

  Louis Pasteur (à gauche) faisant l’appel des mordus devant être vaccinés contre la rage par le docteur Granche. A droite, un jeune alsacien, Joseph reçoit une injection de vaccin contre la rage.

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Inauguration de l’lnstitut Pasteur le 14 novembre 1888.

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Épisodes de la vie arboisienne 

   Lors de ses séjours en Arbois, Pasteur se rappelle de ses années de collégien. Il est souvent sollicité pour présider la remise de prix au collège et crée même le « prix Pasteur ». Il intervient aussi auprès du Ministère de l’Instruction Publique pour éviter la fermeture de l’établissement. Ses dons d’argent permettent l’achat de nouveaux manuels scolaires, et le collège bénéficie d’un matériel de laboratoire neuf.   

Il revoit ses amis les vignerons, à qui il donne des conseils. Un vieil arboisien, ancien professeur, Ernest Girard, relate : « Ces braves gens n’ont pas été sans entendre dire que Monsieur Pasteur s’occupait des maladies des vins, et ne sont pas loin de le prendre pour une sorte de médecin des vins. A peine s aperçoivent-ils qu’un vint s’aigrit dans un fût, qu’ils s’en viennent, une bouteille à la main, frapper à la porte du savant. Cette porte nie leur est jamais fermée. Le paysans est peu précis dans son langage, il nie sait ni aborder, ni exposer le sujet. Monsieur Pasteur, toujours calme et toujours grave, écoute jusqu ‘au bout. Il prend le vins et l’étudie à loisir. Huit jours après le vina est guéri ».   Même à Arbois, le savant travaille, après le déjeuner il joue volontiers au croquet, ou monte dans sa chambre méditer. « Ici, écrit-il à sa fille Marie Louise, j’ai un grand calme crue je goûte surtout quand il pleut, vu que je puis res­ter dans la petite chambrette à rêver, à penser à mes projets d études, à toi aussi, à ton avenir, ma chère enfant ».   Presque chaque dimanche la famille Pasteur se rend à l’église Saint-Just pour assister à la messe, l’après-midi est consacré aux promenades. Un jour, Pasteur apprend qu’un de ses neveux est épris de la fille d’un ami, laquelle ne se déclare pas. Rapidement, il invite les familles inté­ressées à partager avec la sienne un déjeuner sur l’herbe à la reculée des Planches, aux sources de la Cuisance. II interpelle la jeune fille : « Vous savez, Mademoiselle, que les amoureux éconduits se précipitent du haut de ce rocher. Vous n allez pas permettre à Maurice de suivre cet exemple ». Au même instant, Pasteur recueille le consentement mutuel des futurs mariés.   Fidèle aux traditions, Pasteur participe souvent à la cérémonie du Biou – procession par laquelle les vignerons portent les prémices de la récolte à l’église. En septembre 1888, en raison de clivages politiques, la municipalité décide de ne pas s’associer à cette fête. Pasteur prend donc la tête du cortège. Comme de coutume ce jour-là les pompiers organisent un exercice de lutte contre l’incen­die. Après l’office religieux, le savant regagne sa demeure mais la pluie légère d’un jet de pompe l’éclabousse malen­contreusement. Aussitôt l’indignation éclate dans Arbois. Le soir, le lieutenant et son pompier, honteux et navrés vont s’excuser auprès de Pasteur qui les accueille cordiale­ment et se fait même inscrire comme membre honoraire de la société des Sapeurs-Pompiers.   En Arbois, Pasteur retrouve aussi son ami le peintre arboisien Auguste Pointelin. Le savant le reçoit volontiers à Paris et il l’a fait nommer professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand. « Le savant amateur de peinture et le peintre demeuré scientifique » sont liés d’une admi­ration mutuelle. Les deux hommes ont la même convic­tion spiritualiste, la même personnalité forte et entière, et le même caractère froid, secret, intransigeant mais bon et indulgent. Vers 1889, un différend éclate entre le conseil municipal peu scrupuleux, qui souhaite ôter le nom de Pasteur à une avenue, et le savant mal informé. La maison familiale garde alors les volets clos, et en septembre il est absent du traditionnel repas de l’association des anciens élèves du collège créée en 1880 qu’il avait coutume de présider. Aussi Pointelin prononce‑t‑il un discours adressé aux vignerons arboisiens afin que cesse cet incident… « pendant qu’il est temps encore, de ne pas laisser un tel héritage à leurs enfants ». Le soir même, le maire exprime ses regrets à Pasteur. Ce dernier peut revenir dans le jura et retrouver le plaisir de la vie en Arbois.  

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Pasteur dans son laboratoire


peinture d’Alfred EDELFELT, 1885, huile sur toile 154 X126

Pasteur dans son laboratoire, rue d’Ulm. Louis Pasteur a été nommé directeur des études scientifiques de l’école Normale à Paris en 1857. Il installe son laboratoire dans le grenier de l’Ecole Normale en 1858.

Pasteur tient dans sa main  un flacon contenant la moelle épinière d’un lapin rabique (contaminé par la rage). Ce flacon à double tubulure est utilisé pour la première fois par son collaborateur depuis 1878,  Emile Roux. Pasteur se sert de son idée pour atténuer  le virus des moelles de lapins touchés par la rage. Il provoque une « dessiccation » en déposant des fragments de potasse sur le fond du bocal, et en laissant pénétrer l’oxygène pour « atténuer » le virus.

Il est à noter que le virus de la rage est si petit, que Pasteur ne pu jamais l’observer au microscope! Celui-ci pu être observé pour la première fois à l’aide d’un microscope électronique qu’ en 1962.

Sur le tableau, il est donc âgé de 63 ans. C’est à cette date un savant reconnu. Edelfelt le peint l’année ou il triomphe de la rage, dont ses collaborateurs ont commencé l’étude dans les années 1880. La rage est une maladie du système nerveux, dont le mode de transmission ( la morsure) , les symptômes ( altération du comportement chez l’homme,hydrophobie), la mort inéluctable engendraient une peur irrationnelle. La rage était en recrudescence en Europe dans le dernier quart du 19ème siècle (le taux des décès du à cette maladie était de 2 pour 1000 en Angleterre en 1875). 12 personnes mourraient chaque année de la  » rage des rues « à Paris, en moyenne avant la découverte de Pasteur ( Aujourd’hui 36 000morts dans le monde par an suivant l’OMS; Le dernier cas humain en France date de 1924)

Pasteur est accoudé à un livre : Son bras gauche est paralysé suite à une attaque à l’age de 46 ans.

Le matériel utilisé par Pasteur et son équipe a souvent été mis au point par Pasteur et ses collaborateurs.

 Une journée en Arbois   

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Pasteur entouré de sa famille

En 1949, son petit-fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot évoqua une journée de Pasteur dans la petite ville : « Nous arrivions dans cette petite maison d’Arbois… et Pasteur restait silencieux, en pensant sans doute à tous ceux qui y étaient morts, à tous ceux qui lavaient fait lui-même, à tous ceux dont il tenait sou caractère et son coeur, à son père, un vieux soldat de l’Empire, à ses saurs, à sa mère, qui tous avaient rendu le dernier soupir dans cette maison… Et c’est seulement le lendemain qu il commentait à nous parler. Toutes les journées se passaient de la même façon. Il sortait de sa chambre vers les dix heures du matin et montait dans la petite bibliothèque au-dessus du laboratoire. Il entendait la Cuisance, cette vieille et bonne rivière qui passait au-dessous de la maison. Il travaillait à quelque compte-rendu de l’Académie des Sciences, ou préparait quelque note scientifique. Puis on déjeunait et on allait ensuite dans le jardin sous les cognassiers qui, hélas! ont disparu aujourd’hui. Il y avait là un banc où il s asseyait et nous prenait ma soeur et moi, sur ses genoux… Cet homme, qui était la bonté même, nous souriait avec une gentillesse et une émotion dont je me souviendrai toujours. Je crois qu’il n’y a jamais eu grand-père plus tendre avec ses petits enfants…    Il remontait ensuite dans la bibliothèque, y travaillait jusqu d cinq heures, puis nous appelait. Nous descendions et allions alors sur la route de Besançon. Il montait cette petite côte qui va vers la vigne où il avait fait ses découvertes sur la fermentation du raisin. Il marchait difficilement, appuyé sur le bras de ma grand-mère. Atteint dune hémiplégie du côté gauche, il traînait la jambe, ce qui ne dispensait pas ma grand-mère de l’interpeller parfois rudement, et les étrangers qui passaient ne se doutaient pas que c’était Pasteur et que c’était ce grand génie qu’on interpellait ainsi…   Donc, nous montions sur cette route, et il me montrait le Mont de la Bergère, où il avait fait des recherches sur les générations spontanées. Et nous allions jusqu d la vigne, lentement parce qu’il était fatigué et la vigne était à 2 kilomètres et demi… Des champs voisins, on l interpellait familièrement : « Eh bien Louis comment cela va-t-il ». Il connaissait tous les enfants du pays, et tous le connaissaient. Ces retours, le soir, vers le toit familial étaient très émouvants. Nous reprenions la route d ‘Arbois et nous dînions… avec de véritables « gaudes » que confectionnait ma grandmère. Pasteur ne les trouvait d’ailleurs pas toujours à son goût. « Elles sont trop épaisses, tes gaudes, lui disait-il souvent ». Mais il y avait aussi les truites merveilleuses de la Cuisance accompagnées de vin d ‘Arbois que Pasteur aimait beaucoup. Après dîner, il jouait au billard ; il tenait la queue bien en mains, s’arc-boutait sur sa jambe valide et gagnait presque toujours. Moi je jouais très mal. Quant à mon père, il perdait régulièrement mais surtout pour faire plaisir d Pasteur, car Pasteur, lorsqu’il perdait, était furieux… ».   

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Louis Pasteur Vallery-Radot  ( petits-fils de Pasteur)

Louis Pasteur Vallery-Radot, né le 13 mai 1886 à Paris et décédé le 9 octobre 1970 à Paris, était un médecin français, biographe de Louis Pasteur et éditeur de ses œuvres complètes.Il est le petit-fils de Louis Pasteur. Sa mère, Marie-Louise Pasteur, avait épousé René Vallery-Radot, collaborateur au journal Le Temps et à La Revue des Deux Mondes, secrétaire du président du conseil de la IIIe République Charles de Freycinet et petit neveu du romancier Eugène Sue.Il devient docteur en médecine en 1918, puis professeur de clinique médicale à la faculté de médecine de Paris. Il est élu membre de l’Académie de médecine en 1936 et de l’Académie française en 1944. A la Libération, le général de Gaulle le nomme, au sein du gouvernement provisoire, ministre de la Santé (1944). Sous la IVe République, il est député de Paris et, sous la Ve, membre du Conseil constitutionnel de 1959 à 1965.

Dernières années 

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               1894 Sadi Carnot, président est assassiné par Jeronimo Caserio. Il a été le 5 ème président de la 3ème république de 1887 à 1894.

En 1892, Pasteur au bras du Président Sadi Carnot est acclamé lors de son jubilé, mais affaibli, pâle, ses forces déclinent. En 1894, il passe ses dernières vacances en Arbois. Il descend du wagon brisé par la fatigue et la souffrance. Mais il reprend subitement des forces à la vue de paysages connus et d’une foule accueillante. Le 4 octobre, comme il regagne Paris, le temps maussade d’automne lui rappelle sans doute son premier départ vers la capitale à seize ans. Mélancolique, son regard se pose une dernière fois sur la maison familiale et ses yeux sont remplis de larmes.   Pasteur s’éteint le 28 septembre 1895 en fin d’aprèsmidi à Villeneuve l’Etang, près de Paris. Aussitôt la ville d’Arbois prend le deuil et envoie une délégation à Paris. Les vignerons arboisiens rendent un dernier hommage en emportant une couronne de raisins de 130 kilogrammes avec l’inscription « Arbois à Pasteur ».   La famille ayant refusé les honneurs du Panthéon, le savant est inhumé dans une crypte conçue pour lui à l’Institut Pasteur. A défaut d’être auprès de sa famille et de ses amis au cimetière d’Arbois, il repose auprès de ses collaborateurs et de ses continuateurs.   

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Crypte de Louis Pasteur à l’Institut Pasteur

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 Louis Pasteur en 1886

La statue Les maisons de Dole et d’Arbois    

A la mort du savant le collège d’Arbois prit effectivement le nom de collège Pasteur. En 1901 est inauguré le monument Pasteur élevé par souscription publique. Il est l’oeuvre du statuaire H. Daillion et de l’architecte G. Débrié, lesquels furent conseillés par la famille Pasteur et le paysagiste Pointelin. Pasteur est représenté dans une attitude simple et familière, souvenir de ses vacances en Arbois. De son piédestal il semble dominer la ville pour mieux la protéger. Le socle est orné de trois magnifiques bas-reliefs. Sur l’un d’eux figurent les portraits du père et de la mère du savant. Ce bas-relief n’est pas l’original, la famille Pasteur, ayant jugé les portraits trop réalistes, demanda une nouvelle fonte. « Ô mon père et ma mère, Ô mes chers disparus, c est à vous que je dois tout » sont les premières paroles d’un discours prononcé par Pasteur devant sa maison natale en 1883. Un autre bas-relief représente une scène paysanne qui symbolise les bienfaits des théories pasteuriennes appliquées à l’agriculture et à l’élevage. Au centre on discerne le clocher de l’église Saint Just, hommage discret de l’artiste à la terre natale. Le dernier représente une scène de vaccination prodiguée par Emile Roux, un collaborateur de Pasteur qui fut le second directeur de l’Institut Pasteur.   Madame Pasteur revint toujours passer ses vacances en Arbois. Elle offrit même un buste du savant qui subsiste encore dans la cour du collège. Elle décéda le 23 septembre 1910 dans sa chambre de la maison d’Arbois et fut inhumée auprès de son époux. Il est alors envisagé d’ouvrir un musée Pasteur à la maison natale à Dole. Pointelin écrit « Pour la question du musée Pasteur, Dole ne pourra y mettre en conscience qu ‘un berceau et une layette, pour tout le reste elle se parera une fois de plus des plumes de paon, car elle n’a jamais contribué en quoi que ce soit au développement de l’enfant, du jeune homme et de l’homme a aucun moment de sa carrière ».   Le musée de Dole conserve néanmoins une intéressante collection de documents sur la vie et l’oeuvre du savant ainsi que quelques objets personnels.   Les enfants et petit‑enfants de Pasteur passèrent encore leurs vacances en Arbois jusqu’en 1935. A cette date le petit fils Louis Pasteur Vallery‑Radot légua la vigne et la maison pour en faire un musée.   Ouvert en 1936, la demeure est restée inchangée depuis près d’un siècle avec son mobilier, ses tableaux, photographies et bibelots. Il est aisé d’imaginer Pasteur assis à son bureau en train d’écrire, ou quelques années plus tard jouant au billard avec son gendre. Le musée Pasteur d’Arbois est un « musée du souvenir ». La vie quotidienne y a laissé des traces encore visibles. A côté de la porte d’entrée figurent toujours la plaque émaillée au nom de « M’ L. Pasteur », elle semble attendre encore le visiteur. Devant la maison, classée monument historique, le petit-fils du savant s’écria en 1938 : « Grand‑père, vous pouvez revenir dans cette maison. Vous la trouverez telle crue vous lavez quittée. Vous pouvez entrer dans votre laboratoire. Vos éprouvettes, vos cornues, vos tubes sont là : il sont prêts pour les découvertes que vous n avez pas eu le temps de réaliser. Vous pouvez vous asseoir à votre table de travail vos livres sont ouverts à la page où vous les avez laissés, votre porte‑plume attend votre main pour le saisir, votre papier blanc espère les mots que vous y écrirez ».   La vigne quant à elle fut replantée en 1942, le vin produit vieillit dans la cave de la maison Pasteur et n’est pas présent dans le circuit commercial traditionnel : il est offert lors de manifestations pasteuriennes.    La descendance de Pasteur est aujourd’hui éteinte, le fils du savant, Jean-Baptiste, épousa Jeanne Boutroux et n’eut pas d’enfants. Sa fille Marie-Louise, épouse de René Vallery-Radot, eut trois enfants : Camille, Louis et Madeleine. Resté sans enfants, le professeur Louis Vallery-Radot, petit-fils du savant souhaita porter une dernière fois le nom de Pasteur. Il mourut en 1970 et fut inhumé au cimetière d’Arbois.   Pasteur a révolutionné la biologie et la médecine. Le monde avant Pasteur imaginait une vie spontanée, les hommes comprenaient mal leurs maladies. Des scientifiques comme Pasteur ont su les identifier et reconnaître les causes de certaines d’entre elles pour envisager un traitement. Le monde après Pasteur a vu la guérison de nombreuses maladies.   L’oeuvre incomparable du savant perdure grâce à ses continuateurs acharnés : Roux et la découverte du vaccin anti-dyphtérique, Calmette Guérin et la lutte contre la tuberculose, à l’heure actuelle l’équipe du professeur Montagnier et la recherche sur le sida.    A l’Institut Pasteur, le plus prestigieux établissements scientifique du monde, chaque jour, les manipulations minutieuses des chercheurs font progresser les sciences de la vie et les armes de la médecine. Le combat contre le cancer et le sida s’est substitué à l’ancien défi de la rage.   De vrais fléaux ont été proprement exterminés là où la vaccination a pu être pratiquée car tous les peuples du monde ne bénéficient pas encore des mêmes avantages en matière de santé. Mais l’avenir se doit d’être plein d’espoir, comme Pasteur l’avait envisagé avec confiance : « Je crois invinciblement que la science et la paix triompheront de l’ignorance et de la guerre, les peuples s’entendront non pour détruire mais pour édifier et l’avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l’humanité souffrante »  

 Ce monument de pierre et de bronze a été érigé pour rendre hommage à l’enfant du pays en 1902.
Nous pouvons lire gravé dans la pierre ‘l’humanité reconnaissante’.
C’est l’architecte Léon Chifflot qui l’a réalisé et il est situé sur l’esplanage principale des jardins du Cours St Mauris, jardin public, lui même construit au XVIIIe siècle, sur les anciens remparts de la ville.

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Cliquez donc sur la photo

   

 1. L’appartement tel qu’il était du vivant de Monsieur et Madame Pasteur constitue l’un des rares ensembles préservés. L’authenticité de cet appartement en fait un précieux lieu de mémoire avec tous les meubles, objets familiers, oeuvres d’art, livres, photographies, autant de souvenirs de l’intimité que de la gloire du savant

                          

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2. Une salle de souvenirs scientifiques (collection d’environ un millier de pièces) : ballons contenant les milieux de culture originaux , microscopes, polarimètres, autoclaves, etc… permettent d’illustrer avec la plus grande précision les travaux scientifiques de Louis Pasteur.pasteurappart3.gif

Le grand salon évoque le Pasteur des dernières années, vainqueur de la rage et comblé d’honneurs. le chercheur aimait y recevoir ses amis, écrivains ou artistes célèbres, dans l’atmosphère d’un appartement de réception de la fin du siècle dernier.

                                                                                                         

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                                                                                  La grande salle à manger                   La chambre de Pasteur

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La salle de bain

                               

                                                                                                       

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Statue de Louis pasteur à Arbois

Je remercie tout particulièrement les personnes travaillant au musée  » La maison de Louis Pasteur  » pour leur prévenance.

Sans leur aimable coopération, il m’aurait été plus difficile d’écrire cet article et j’espère qu’elles seront agréablement satisfaites de ma besogne.

Si vous avez l’occasion de passer par Arbois, que ce soit pendant vos vacances ou parce que tout simplement vous habitez à proximité….

N’hésitez surtout pas à aller visiter cette magnifique maison qu’est celle de Louis Pasteur.

Vous y trouverez un accueil formidable et croyez moi, vous ne serez pas déçus par ce que vous y découvrerez.

Tout comme moi, vous baignerez dans une atmosphère feutrée, empreinte de respect.

Adresse :

La Maison de Louis Pasteur
83, rue de Courcelles
39600 Arbois
tél. 03 84 66 11 72
fax 03 84 66 12 85
Email :
maisondelouispasteur@wanadoo.fr
Site : http://www.academie-sciences.fr/pasteur.htm

Horaire / Ouverture :

• Toutes les visites (30 min) sont guidées.
- Du 1er juin au 30 septembre à 9h45, 10h45, 11h45 toutes les heures de 14h à 18h.
- Du 1er avril au 31 mai et du 1er au 15 octobre visite le matin pour groupes sur réservation et l’après-midi : 14h15, 15h15, 16h15, 17h15

• Groupes toute l’année sur réservation
- du 1er avril au 15 octobre : tous les jours
- du 16 octobre au 31 mars : du lundi au vendredi.
- sauf janvier et février (fermeture annuelle)

Tarifs :

Musée de l’Académie des Sciences
• Individuels :
- Adultes 6€
- Enfants (7-15 ans) 3 €
- Passeport Juramusées : 5€
• Groupes (à partir de 20 personnes) :
- Adultes 4,20 €
- Enfants (7-15 ans) 2,50 €

La Maison de Louis Pasteur possède une librairie— vous y trouverez différents ouvrages sur Louis Pasteur—

et une boutique pourvue de divers articles à l’éffigie du grand homme.

Voici la représentation d’une boîte que j’y avais achetée …..Mais cet article ne s’y vend plus.

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(Diamètre : 10,5 cm .Hauteur : 3,5 cm)

Vous remarquerez les initiales de Louis Pasteur sur la blancheur de la porcelaine

Mon pot à pharmacie préféré, celui que j’ai déniché dans un magasin d’antiquités.

Vous remarquerez sur le pot, peint de chaque côté du portrait de Pasteur, une grappe de raisin, un mouton et un renard en

référence aux travaux du grand homme, sur le vin, le charbon des moutons et la rage bien sûr.

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Hauteur du pot 20 cm

Publié dans NOS GRANDS HOMMES, PASTEUR LOUIS ..sa vie...son oeuvre ... | 14 Commentaires »

LE VINAIGRE DE A à Z

Posté par eurekasophie le 16 juillet 2009

 

 

DANS MA RUBRIQUE  » RECETTES SPECIALES «  page 5, je vous donne tous les conseils pour obtenir votre

vinaigre « maison » …beaucoup plus goûteux que celui des commerces et ceci, quelque soit la recette choisie. 

 

Maintenant, je vais vous parler du vinaigre en général, de ses vertus tant au point de vue médicinal que ménager…

 

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On retrouve des traces de fabrication de vinaigre en Egypte et en Mésopotamie, il y a plus de 5000 ans. On suppose qu’il est apparu par hasard, en même temps que les premières boissons alcoolisées.

En 400 av.J.-C., Hippocrate, père de la médecine, soignait ses patients avec du vinaigre.

Le vinaigre était bien connu des Romains et des Grecs de l’antiquité qui consommaient un vinaigre léger additionné d’eau comme boisson rafraîchissante, plus désaltérante que l’eau, ils utilisaient aussi le vinaigre pour assaisonner leurs plats et y tremper leur pain. Le « posca » est un vinaigre allongé d’eau, les légionnaires romains se désaltéraient de ce mélange rafraîchissant.

Certains passages de la Bible montrent que les Hébreux connaissaient ses propriétés dont celles de dissoudre le calcaire.

La fabrication du vinaigre a été longtemps abandonnée aux soins de la nature.

Le vinaigre était déjà une véritable panacée pour nombre de maux.

Ce n’est qu’au Moyen – Age qu’apparaît la corporation des vinaigriers. Elle fut créée en 1394 (les premiers statuts sont homologués et enregistrés le 28 octobre 1394 à Paris) et avait le monopole de la fabrication et du commerce des vinaigres, verjus (suc acide du raisin cueilli vert) et moutardes (mélange de graines de moutardes broyées et de vinaigre).

Les vins d’Angers et de Touraine, transportés en fûts par bateaux (des futreaux (barges à fond plat) et des gabares) sur la Loire souvent à destination de Paris, n’arrivaient pas toujours en bon état dans la région orléanaise après ce lent voyage, ralenti par des variations des débits du fleuve. Ils tournaient souvent aigres à cause de la chaleur et de leur qualité qui n’était pas exceptionnelle. (De nos jours, le vinaigre de vin est tiré de cépages d’excellente qualité).

Dès le Moyen Age, Orléans, qui était un grand port fluvial et sa région devinrent spécialistes de la fabrication vinaigrière et la moitié du vinaigre français y était produit jusqu’au début du 20e siècle bien que la ville ne fut pas au cœur d’un vignoble. Les Vinaigriers d’Orléans obtiennent au 16e siècle la reconnaissance de leur métier par les lettres patentes royales. Au 18e siècle, Orléans compte plus de 300 producteurs. Le vinaigre d’Orléans, fort apprécié était même exporté jusqu’aux Amériques, aux Indes, au Pays-Bas etc…

Les légumes marinés au vinaigre et les conserves vinaigrées deviennent populaire à partir du 17e siècle, le vinaigre permettant de conserver les aliments, qui gardent ainsi toutes leurs propriétés et leurs éléments nutritifs. Des études sur la fermentation commencèrent au 18e siècle.

Etiquette de bouteille de vinaigre

La vinaigrerie Dessaux Fils fort réputée fut rachetée en 1965 par Amora. La seule vinaigrerie fabriquant toujours de vinaigre selon les méthodes traditionnelles à Orléans est la Maison Martin-Pouret, installée depuis 1797.


Le botaniste hollandais Persoon, attribue dès 1822, la production de vinaigre au voile qui se forme à la surface du vin laissé à l’air libre.

PasteurLouis Pasteur (1822-1895), en 1864, arrive à expliquer la formation d’un voile à la surface du vin en trouvant le responsable de l’acétification : le Mycoderma aceti. Il explique aux vinaigriers comment obtenir un vinaigre de qualité constante. Grâce à lui l’activité de vinaigrier retrouva un nouveau dynamisme.

Documents :


« Etudes sur le vinaigre et sur le vin » par Pasteur


texte consultable en ligne

 


Critères nécessaires à la production du vinaigre

Alcool Celui contenu dans le vin, le cidre ou autre boisson alcoolisée.
Oxygène Celui de l’air.
Ferment Mycoderma Aceti, c’est une bactérie, plus précisément un acétobacter, un micro-organisme, d’un millième de millimètre transporté par les poussières de l’air.
Nourriture Aliment sucré et azoté naturellement présent dans les vins et favorables à la croissance des bactéries.
Température Entre 20 et 35°C.

La production de vinaigre n’est dès lors plus simplement artisanale, les vinaigreries produisent du vinaigre de façon industrielle.

Des informations complémentaires sur l’histoire du vinaigre sur le site vinajol.com et sur le site moutarde-de-meaux.com.

Une intéressante page sur les maîtres vinaigriers (D’après un article paru en 1867).

Les différents vinaigres et aromatisations

4 vinaigres différents

Les différents vinaigres

En fait, toute dilution alcoolique peut servir de base à la fabrication du vinaigre.

De très nombreuses sortes de vinaigre sont fabriquées à travers le monde souvent en fonction des productions agricoles locales, puisqu’il existe autant de sortes de vinaigre que de liquides sucrés utilisés, susceptibles de produire une fermentation alcoolique :

vinaigre de vin blanc, vinaigre de vin rouge, vinaigre de cidre, vinaigre blanc d’alcool « cristal » pour conserves (souvent de betterave), vinaigre d’alcool coloré, vinaigre de malt, vinaigre de bière, vinaigre d’hydromel, vinaigre de miel, vinaigre de riz, vinaigres préparés à partir d’alcool distillés avec des céréales, de jus fermenté de fruits (framboise, citron, cassis, de banane, de dattes, de figues, de groseille, de pamplemousse), de sève (érable, palmier-dattier)…

Comme le bon vin, le bon vinaigre se bonifie en vieillissant !

Davantage d’informations sur les différents vinaigres sur le site vinaigre.fr.


Le vinaigre d’alcool :

Peu cher et polyvalent il est très utilisé, pour la cuisine, le ménage et pour faire les conserves, car il a un goût neutre ne procurant qu’une acidité aux produits conservés.

Souvent produit à partir de jus de betterave, il est aussi être fabriqué à partir de l’alcool à 96º dilué dans l’eau. Dans ce cas de la levure est parfois rajoutée pour accélérer la fermentation. Il peut être coloré avec du caramel.


Le vinaigre de vin :

Egalement très connu, il s’utilise principalement en cuisine, pour les vinaigrettes et les marinades. Malheureusement le procédé traditionnel et artisanal « à l’ancienne », se raréfie au profit de procédés industriels. Fabriqué à partir d’un un vin bénéficiant d’une appellation d’origine le vinaigre peut afficher cette appellation c’est ainsi qu’on trouve des « vinaigre de vin de Bordeaux », « vinaigre de Champagne » etc.

Le vinaigre d’Orléans :

Après des siècles de production intense, la région orléanaise fabrique peu de vinaigre de nos jours.

Du vinaigre est encore produit selon le « procédé d’Orléans » par la société Martin Pouret à partir de vins de Loire ou du Sud-ouest. Ils portent la mention « Vinaigre à l’ancienne selon le procédé d’Orléans« . Il consiste dans le choix d’excellents vins, puis dans leur transformation en vinaigre à l’abri de la lumière pendant 3 semaines, dans des fûts de chêne « les vaisseaux » d’une capacité de 240 litres à une température de 30°C.

Le vinaigre placé ensuite pour au moins un an dans des fûts de chêne de 200 à 5000 litres appelé « foudres » bonifie à la température de 15°C.

Voir des informations complémentaires sur le site lvo.com.

Consulter un tableau comparatif de la méthode orléanaise et la méthode industrielle sur le site de martin-pouret.com.

Le vinaigre de Xérès :

Issu des vins d’appellation Jérès (Sherry en anglais), ce vinaigre puissant et parfumé est fabriqué dans le sud de l’Espagne. Le vinaigre « de Xérès » séjourne six mois minimum en fût de chêne. L’appellation vinaigre « Xérès reserva » nécessite une période de vieillissement d’au moins deux ans. Les grands crus vieillissent jusqu’à 20 à 30 ans. Le taux d’alcool maximum autorisé pour le Xérès est de 3 %.


Vinaigre de moût de raisin :

Le vinaigre balsamique :

Le vinaigre balsamique est une production AOC (DOC en italien pour « denominazione di origine controllata » c’est une spécialité de la Province de Modène en Italie), il provient du moût du raisin des cépages Trebbiano qu’on cuit dans des chaudrons, ce liquide passe ensuite de 3 mois à des années en fûts de volume différents et fabriqués à partir de diverses essences de bois (les grands crus peuvent macérer jusqu’à 50 ans !). Il est sirupeux, plus sucré et plus sombre que les autres vinaigres, il est plus acidulé. Le véritable vinaigre balsamique de Modène porte une collerette du « Consorzio di aceto balsamico di Modena ». L’étiquette rouge indique qu’il a moins de 3 ans, l’étiquette blanche, plus de trois ans. La fabrication « maison » d’un bon vinaigre balsamique n’est guère envisageable.


Le vinaigre de cidre :

Particulièrement apprécié pour ses utilisations médicinales et cosmétiques, il sert également en cuisine. En savoir plus sur la fabrication du vinaigre de cidre.

Le vinaigre Uberti :

Le vinaigre Uberti

Le vinaigre de cidre aux extraits végétaux spécial Uberti a 5° d’acidité, il sert à l’assaisonnement des plats et à bien d’autres utilisations.

Le vinaigre Uberti classique se compose de vinaigre de cidre, d’extraits de végétaux : chicorée, ginseng rouge, sarrasin, blé, orge, avoine, seigle, camomille, cynorhodon, hibiscus, verveine, menthe poivrée, oranger, tilleul, algue marine, de jus de fruits : pamplemousse, pruneaux, pomme, raisin, mangue, pêche, abricot, citron, poire, banane, orange et de jus de légumes, betterave rouge, tomate, céleri, carotte, artichaut, persil, fenouil et radis noir. Il ne convient pas aux allergiques au gluten.

Le vinaigre Uberti

Le vinaigre Uberti « bio » ne contient aucune des céréales à gluten. Voici sa composition : vinaigre de cidre 5°, extrait de chicorée, pomme, orange, raisin , citron, pamplemousse, abricot, pêche, poire, mangue, myrtille, banane, ananas, tomate, jus de betterave rouge, carotte, céleri, persil, artichaut, radis noir et fenouil.


Le MelforLa spécialité alsacienne « Melfor » n’est pas un vinaigre (selon la législation française), il s’agit d’un condiment à base de vinaigre d’alcool, d’infusions de plantes et de miel réputé dans l’Est de la France. Il ressemble au vinaigre sans en avoir le titre et s’utilise comme les autres vinaigres. Il a 3,8° acétiques.


L’assaisonnement japonais Umébosis

L'assaisonnement UmebosisL’assaisonnement à l’umébosis a un goût vinaigré, il s’agit d’un jus d’umébosis, (aussi nommé mébosis ou uméboshi) fait à partir de prunes acides d’umé (un prunier dont le nom botanique est Prunus mume Siebold & Zuccarini) ayant subit une lactofermentation avec du sel de mer et de feuilles d’irésine et un séchage au soleil.

Le jus d’umébosis est utilisé pour ses propriétés digestives et médicinales et sa richesse en calcium, fer et phosphore. Ce condiment d’une belle teinte rose, permet d’assaisonner les salades, les crudités et les céréales remplaçant en même temps le sel et le vinaigre. Il est plus acidulé mais moins acide que le vinaigre et très salé. Inutile de rajouter du sel à votre préparation.

Vous le trouverez dans les boutiques d’alimentation naturelle ou des sites commerciaux du circuit bio. Il a 2,6° acétiques. (Prix constaté : 3,29 €. les 50 cl.). L’umébosis se vend aussi en prunes entières, en purée ou en petits comprimés.


Le « vinaigre » de kombucha :

Disque de kombuchaAvec une souche de kombucha mise dans du thé sucré, il est possible d’obtenir un liquide à ressemblant à du vinaigre, par l’odeur et le goût vinaigré, et servant aussi d’assaisonnement. Le kombucha contient aussi des bactéries acétiques dont une prédominante, un acétobacter. En savoir plus sur le vinaigre de kombucha.

 

 

 

 

 

Les utilisations et les vertus du vinaigre

 

Nos ancêtres déjà utilisaient le vinaigre pour ses multiples propriétés, pour conserver, désinfecter, soigner, prévenir les maladies.

Vinaigrier se reflétant dans la mère de vinaigre

Utilisations en cuisine

Il est utilisé pour rehausser le goût comme assaisonnement, il sert à la confection des vinaigrettes (pour assaisonner salades, crudités, féculents, poissons, fruits de mer etc…), des mayonnaises, moutardes et des marinades. Il permet d’affiner les saveurs de la cuisine à l’aide des vinaigres aux senteurs les plus variées. Un vinaigre, fait maison, fort en arômes et pas trop acide, donnera du caractère à vos crudités et vos salades. Verser le vinaigre à la dernière minute pour éviter l’évaporation des arômes.

Il sert aussi pour la préparation de condiments, en effet, c’est un excellent conservateur alimentaire. Il permet la préparation des câpres, des cornichons, des oignons confits, pasteurisés au vinaigre etc… Le vinaigre d’alcool est surtout utilisé pour les conserves de fruits ou de légumes à l’aigre doux, les cornichons par ex. Fruits et légumes frais peuvent se conserver des années s’ils sont immergés dans du vinaigre et enfermés hermétiquement dans un bocal.

Le vinaigre sert aussi en cuisine pour le déglaçage et la préparation de sauces et pour éviter que certains aliments ne noircissent (comme les champignons).

L’acidité du vinaigre facilite la digestion des corps gras et de la cellulose. N’hésitez pas à l’utiliser avec les légumes crus ou cuits fibreux ou filandreux.

Etant lui-même un agent de conservation, le vinaigre ne s’altère en aucune façon avec le temps. Le vinaigre se conserve de préférence à l’abri de la lumière. Il peut vieillir sans problème. Une nouvelle mère peut se reformer dans une bouteille mal fermée, c’est un signe que le produit est bien vivant.


Pour le bien-être et la santé

Un médecin américain, le Dr Jarvis, a popularisé l’utilisation du vinaigre de cidre comme remède. N’hésitez pas à redécouvrir et à utiliser ce vieux remède connu de nos ancêtres.

Le vinaigre peut être consommé quotidiennement à titre préventif pour tenter de garder la santé sous forme d’une boisson très rafraîchissante préparée en mélangeant deux cuillères à soupe de vinaigre de cidre (de préférence artisanal pur et non pasteurisé) pour un grand verre d’eau (avec éventuellement une ou deux cuillères à soupe de miel).

Par ses richesses en oligo-éléments (calcium, soufre, fer, silicium, bore, phosphore, magnésium, potassium, fluor…), et pectine, en vitamines, une demi-douzaine de vitamines : notamment B et D et acides essentiels, en enzymes et en acides aminés essentiels, le vinaigre de cidre mérite l’appellation « d’élixir de jeunesse« . Des scientifiques de plus en plus nombreux sont convaincus que le vinaigre de cidre peut contribuer à aider et accélérer le processus de guérison. Le vinaigre favorise aussi l’absorption du calcium. Il contient aussi du bêta-carotène riche en vitamine A anti-oxydante.

Le vinaigre de cidre pur favorise le nettoyage de l’organisme et l’élimination des toxines grâce à son acidité, il détruit les mauvaises bactéries, absorbe le trop plein d’acides de l’estomac, régénère la flore intestinale, lutte contre la constipation, combat les flatulences et aide à résorber les intoxications alimentaires. Il est aussi stimulant de l’appétit et facilite la digestion. Il nettoie le canal urinaire et réduit les risques d’infection des reins. L’idéal est de le boire : ½ heure avant le repas pour faciliter la digestion, pendant le repas pour éliminer les brûlures d’estomac ou au coucher pour dissiper la constipation.

Il aide à stabiliser la tension artérielle et à équilibrer le pH du sang.

En détruisant les graisses, il aide à la perte de poids.

Il soulage les crampes musculaires. Il s’utilise en gargarisme (2 c. à c. de vinaigre de cidre dans 1/3 de tasse d’eau tiédie) et contre les inflammations buccales et les maux de gorge.

En inhalation (2 à 3 c. à s. de vinaigre de cidre dans un bol d’eau bouillante), il combat les migraines et les maux de tête.

Il est également utilisé contre les chaleurs de la ménopause, les varices, le zona…

Pris au coucher, le vinaigre agit comme un calmant léger contre la nervosité.

Le vinaigre doit cependant être consommé sans exagération pour ne pas provoquer de brûlures d’estomac et fatiguer le foie. Une consommation excessive de vinaigre à jeun peut entraîner des problèmes d’estomac. Ce liquide aide à soulager de petits maux de la vie quotidienne et est utilisé pour ses propriétés thérapeutiques (parfois additionné de substances parfumées ou médicamenteuses) comme désinfectant (c’est un antibiotique naturel), il permet de soigner des plaies et brûlures légères. Il est aussi antiseptique et antifongique. Le vinaigre est sert aussi en utilisations externes contre l’eczéma, l’urticaire, pour soigner les coups de soleil, etc… Un linge imbibé de vinaigre de cidre permet de frictionner les régions douloureuses et de réduire les douleurs musculaires (additionné ou non d’eau chaude et de sel).

Prendre un bain d’eau additionné d’une verre de vinaigre, pendant 15 à 20 minutes, favorise le sommeil et la détente.

Les mères de vinaigre trouvent une utilité comme emplâtres sur les foulures, les entorses ou les brûlures.

Le vinaigre sert aussi à soigner les animaux.

Pour en savoir plus sur ses multiples utilisations thérapeutiques :
www.cidervinegar.com…pdf
www.vergerspedneault.com/cart/vinaigre.aspx
www.masantenaturelle.com/…/cidre-pomme.php
http://bionature.e-monsite.com/…vinaigre-de-cidre,…94.html

 

 

UTILISATION MÉNAGÈRE

 

Astuces de nettoyage pour la cuisine

Nettoie et désodorise les fours à micro-ondes
Verser une solution de 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre blanc pur et de 250 ml (1 tasse) d’eau dans un bol. Faire chauffer à découvert à température élevée pendant 3 à 4 minutes, puis laisser reposer 15 minutes. Essuyer immédiatement. La vapeur décollera les taches d’aliments tout en désodorisant.

Débouche et désodorise les drains
Verser une poignée de bicarbonate de soude et 250 ml (1 tasse) de vinaigre blanc dans le drain. Lorsque la formation de bulles cesse, rincer à l’eau chaude. Répéter, au besoin, jusqu’à ce que le drain soit débouché.

Élimine les dépôts minéraux et calcaires des cafetières
Verser du vinaigre blanc jusqu’au niveau indiquant 6 tasses et ajouter de l’eau jusqu’à ce que le témoin atteigne la marque des 10 tasses. Mettre un filtre à café en papier vide en place. Allumer la cafetière et laisser tout le liquide circuler dans le système. Jeter ensuite la solution au vinaigre et le filtre en papier. Faire un nouveau cycle avec de l’eau pure avant de refaire du café. Répéter tous les 3 mois.

Élimine les résidus d’aliments et de savon des lave-vaisselle
Verser 500 ml (2 tasses) de vinaigre blanc dans le fond du lave-vaisselle et lancer un cycle de lavage normal. Répéter tous les 3 mois si le lave-vaisselle est utilisé quotidiennement et tous les 6 mois s’il est utilisé 2 à 3 fois par semaine.

Élimine les dépôts minéraux des bouilloires
Remplir la bouilloire aux 3/4 d’une solution de vinaigre et d’eau à parts égales, puis faire bouillir. Laisser tremper toute la nuit puis rincer à l’eau claire.

Nettoie impeccablement les éviers, les robinets, les comptoirs, les carreaux de céramique et les appareils électroménagers
Verser du vinaigre blanc pur dans un vaporisateur. Vaporiser la surface à nettoyer et essuyer avec un essuie-tout ou un tissu non pelucheux. Ne pas utiliser de vinaigre sur du marbre naturel, des ardoises ou des comptoirs poreux/calcaires car le vinaigre en décaperait la surface.

Élimine les dépôts calcaires sur la robinetterie
Envelopper les robinets d’essuie-tout imbibés de vinaigre blanc pendant 10 minutes. Enlever et essuyer les dépôts calcaires.

Nettoie et fait briller le verre et le chrome
Verser du vinaigre blanc pur dans un vaporisateur. Vaporiser la surface à nettoyer et essuyer avec un essuie-tout ou un tissu non pelucheux.

Nettoie les murs et les planchers
Pour les planchers de vinyle et lamellés ou les carreaux de céramique sans cirage ainsi que pour les murs peints : laver avec une solution d’une part de vinaigre pour 4 parts d’eau. Il est inutile de rincer. Pour éliminer les accumulations de graisses de cuisson, utiliser du vinaigre blanc pur.
Non recommandé pour les planchers de bois teint, à moins qu’ils aient une finition de polyuréthane ou de Varathane.

Nettoie et désodorise le réfrigérateur
Nettoyer l’intérieur du réfrigérateur avec une solution d’eau et de vinaigre à parts égales, pour en conserver la propreté et la fraîcheur.

Élimine les odeurs désagréables de cuisine
Faire bouillir 175 ml (3/4 tasse) de vinaigre blanc avec 750 ml (3 tasses) d’eau dans une marmite découverte pendant 5 à 10 minutes, ou jusqu’à ce que les odeurs disparaissent.

Désodorise les poubelles
Verser du vinaigre blanc pur dans un vaporisateur. Vaporiser l’intérieur et le fond de la poubelle. Essuyer avec une éponge.

Élimine les taches d’aliments et les dépôts minéraux des ustensiles de cuisine
Pour les casseroles et poêles en acier inoxydable, en verre, en aluminium et en porcelaine ainsi que pour les plats Corning Ware : faire bouillir une solution de 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre blanc, 30 ml (2 cu. à soupe) de bicarbonate de soude et 250 ml (1 tasse) d’eau dans la casserole ou la poêle pendant 15 minutes. Jeter la solution et laver comme d’habitude avec du détergent à vaisselle et de l’eau.

Aide à prévenir les dépôts minéraux dans les bains-marie et les cuiseurs à vapeur
Ajouter 15 ml (1 cu. à soupe) de vinaigre blanc au fond du bain-marie ou du cuiseur à vapeur à chaque utilisation pour éviter la formation de dépôts minéraux.

Enlève les pellicules de savon sur les plats
Ajouter 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre blanc à l’eau de la vaisselle lors du lavage à la main.
Pour obtenir des verres étincelants, ajouter 125 ml (1/2 tasse) de vinaigre à l’eau de rinçage.

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PATHOLOGIE N…O…P…R…ET TRAITEMENT PAR LES HE

Posté par eurekasophie le 17 juin 2009

 

 

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NERFS ( calmer les)..

VOIE ORALE : Prenez 1 à 2 gouttes de Cuminum cyminum ou de Juniperus communis communis dans une cuillerée à café de miel liquide.

NEVRALGIES ( douleurs)

MASSAGE: Massez délicatement la zone douloureuse avec 6 gouttes de Lavandula angustifolia, 6 gouttes de Gaultheria procumbens et 6 gouttes d‘Origanum majorana, mélangées dans un peu d’huile de millepertuis.

NEZ BOUCHE OU CONGESTIONNE 

INHALATION: Dans un bol d’eau très chaude, mélangez 7 gouttes de Ravensara aromatica, 5 gouttes de Pinus sylvestris, 3 gouttes de Mentha piperita , et 3 gouttes d’Eugenia caryophyllus dont vous respirerez les émanations sous une serviette chaude tenue autour du bol et maintenue juste en dessous des yeux.

AUTRE RECETTE: Dans un bol d’eau très chaude, mélangez 4 gouttes d’Eucalyptus radiata avec 4 gouttes de Melaleuca alternifolia ou de Malaleuca quinquenervia cineolifera dont vous respirerez les émanations sous une serviette chaude tenue autour du bol et maintenue juste en dessous des yeux.

VOUS POUVEZ verser 1 ou 2 gouttes de ces deux mélanges, ou une ou 2 gouttes de Pinus sylvestris , sur un mouchoir que vous respirerez.

NEZ ( saignement)

USAGE EXTERNE: Versez 2 gouttes de Citrus ladaniferus ou d‘Eucalyptus radiata sur un petit morceau de coton que vous glisserez dans la narine. Renouvelez le soin si nécessaire.

 

 

 

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OEDEME 

MASSAGE: Massez les jambes avec quelques gouttes de Cupressus sempervirens ou quelques gouttes d’Helichrysum italicum subsp. serotinum mélangées à une huile de massage. Vous pouvez aussi masser les zones réflexes des pieds avec quelques gouttes de Cedrus atlantica pour les décongestionner.

OREILLES ( bourdonnements) 

USAGE EXTERNE: Versez 2 gouttes de Citrus aurantium subsp. aurantium et 1 goutte de Melaleuca quinquenervia viridiflora sur un petit morceau de coton imbibé d’eau tiède. Glissez délicatement dans l’oreille.

OS ( fracture)

USAGE EXTERNE: Après le retrait d’un plâtre, vous pouvez faire un bandage avec Canarium luzonicum afin d’accélérer la guérison: vous mélangerez 15 à 20 gouttes de cette HE avec 50 ml de pommade de base neutre.

OTITE

VOIE ORALE: Prenez 2 gouttes d‘Origanum compactum ou 2 gouttes de thymus vulgaris thujaxoliferum mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

APPLICATION: Versez 2 gouttes de thymus vulgaris thujaxoliferum et 2 gouttes de Melaleuca quinquenervia viridiflora ainsi que 1 goutte de Melaleuca alternifolia sur un petit coton imbibé d’eau tiède. Glissez délicatement dans l’oreille.

MASSAGE: Massez derrière l’oreille avec quelques gouttes d’Eucalyptus globulus, mélangées à une huile végétale.

OTITE INFANTILE

USAGE EXTERNE: L’otite infantile se soigne bien avec Eucalyptus radiata, néanmoins il est vivement conseillé de consulter un spécialiste.

 

 

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PANCREAS ( faiblesse du)

VOIE ORALE: prenez 1 à 2 gouttes de Mentha piperita mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

PARASITES INTESTINAUX

VOIE ORALE: Prenez 2 gouttes de Malaleuca quinquenervia cineolifera, mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

PARADONTOSE

MASSAGE: Massez délicatement la gencive avec quelques gouttes de Laurus nobilis .

GARGARISME: Effectuez 3 fois par jour des gargarismes avec quelques gouttes de Laurus nobilis mélangées dans un verre d’eau tiède.

PHARYNGITE

MASSAGE: Massez délicatement la zone de la gorge et du haut de la poitrine avec quelques gouttes de Pinus cembra ou de Melaleuca alternifolia mélangées à une huile de support.

PHLEBITE- PARAPHLEBITE

MASSAGE: Massez les jambes avec quelques gouttes d’Helichrysum italicum subsp. serotinum ou quelques gouttes de Pogostemon cablin mélangées à une huile de massage, pour décongestionner. Vous pouvez aussi masser les zones réflexes des pieds avec quelques gouttes de Pogostemon cablin  

PIEDS FROIDS ( maladie de Raynaud )

VOIE ORALE : prenez 2 gouttes de Lentisca pistacia , mélangées à 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

MASSAGE: Massez vos pieds ou vos mains froides avec quelques gouttes d’Helichrysum italicum subsp. serotinum ou encore de Pogostemon cablin mélangées à un peu d’huile d’arnica.

PIQURE D’INSECTE

APPLICATION: Appliquez sur l’endroit de la piqûre 1 à 2 gouttes de Pelargonium asperum  » Chine » et quelques gouttes de Lavandula latifolia cineolifera. Vous pouvez également n’utiliser que la lavande . Vous soignerez de la même manière les piqûres de guêpe ou de méduse. Pensez à en avoir en été dans votre sac.

PNEUMONIE

MASSAGE: Massez délicatement la zone de la poitrine ainsi que le haut du dos avec quelques gouttes d’Hyssopus officinalis mélangées à une huile de massage . Vous pouvez également masser avec le même mélange la zone réflexe des pieds correspondant aux poumons.

POLYARTHRITE

MASSAGE: Massez la zone douloureuse avec quelques gouttes d’Helichrysum italicum subsp. serotinum mélangées à de l’huile de calophylle. Essayez aussi en cas de polyarthrite rhumatoïde quelques gouttes de Malaleuca quinquenervia nerolidolifera mélangées à de l’huile de calophylle. Juniperus communis peut être utilisée en massage sur la zone de la même manière, mais aussi par voie orale, à raison de 2 gouttes mélangées dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

PROSTATE

VOIE ORALE: Prenez 2 gouttes de Cupressus sempervirens, 2 gouttes de Ledum groenlandicum et 2 gouttes de Pistacia lentiscus dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 2 fois par jour. En cas d’inflammation de la prostate, utilisez Pelargonium denticulatum citronnelle.

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REFROIDISSEMANT

INHALATION : dans un bol d’eau très chaude, versez 15 gouttes de Rosmarinus pyramidalis dont vous repirerez les émanations sous une serviettes chaude tenue autour du bol et maintenue juste en-dessous des yeux

DIFFUSION: dans un diffuseur électrique, versez un peu de Rosmanirus pyramidalis pour purifier la pièce et dégager en même temps les voies respiratoires.

RÈGLES ( DOULEURS )

VOIE ORALE : Prenez une goutte d’Artemisia dracunculus et 2 gouttes d’Ocimum gratissimum thymoliferum dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour. Vous pouvez inverser les quantités si vous constatez un meilleur résultat.

BAIN : Prenez un bain de 20 minutes avec 6 gouttes de Lavandula angustifolia vera , 6 gouttes de Chamaemelum nobile mélangées dans un support de dispersion.

MASSAGE: Massez doucement votre ventre et votre abdomen avec les mêmes huiles essentielles mélangées à une huile de massage. Vous pouvez pour l’odeur et le plaisir ajouter 1 ou 2 gouttes d’HE de rose , toutefois celle-ci est très onéreuse.

REGLES ( TROUBLES )

VOIE ORALE : prenez 2 gouttes de Salvia scarela dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour. Vous pouvez inverser les quantités si vous constatez un meilleur résultat.

BAIN: prenez un bain de 20 minutes avec 10 à 15 gouttes de Commiphora myrrha mélangées dans un support de dispersion.

MASSAGE: massez doucement votre ventre et votre abdomen avec quelques gouttes d’Artemisia vulgaris mélangées à une huile de massage.

REINS (FAIBLESSE)

MASSAGE: massez délicatement la zone des reins avec quelques gouttes de Pelargonium asperum  » Bourbon » , quelques gouttes de Juniperus communis terpineoliferum, ainsi que quelques gouttes d’Apium graveolens mélangées à une huile de massage. Vous pouvez également masser avec le même mélange la zone réflexe des pieds correspondant aux reins.

BAIN: prenez un bain de 20 minutes avec 10 à 15 gouttes de ces mêmes HE mélangées dans un support de dispersion. Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes de Rosmarinus officinalis camphroriferum.

RETENTION D’EAU

MASSAGE: massez au moins 2 fois par jour la ou les zones avec quelques gouttes de Lentiscus pistacia mélangées dans un peu d’huile d’arnica.

RHINITE

DIFFUSION: dans un diffuseur atmosphérique électrique, versez un mélange d’HE à raison de 1/3 d’Eucalyptus radiata, 1/3 de Melaleuca quiquenervia cineolifera, 1/3 de Ravensara aromatica.

RHINO-PHARYNGITE

MASSAGE: massez les sinus, la zone de la gorge ainsi que le haut de la poitrine avec quelques gouttes d’Eucalyptus globulus ou d’Origanum compactum mélangées dans un peu d’huile de massage.

VOUS POUVEZ EGALEMENT masser les zones avec quelques gouttes d’Helichrysum italicum subsp. serotinum, également mélangées à une huile de massage.

RHUMATISME

MASSAGE: massez la zone douloureuse avec quelques gouttes d’Illicium verum ou de Gaultheria procumbens ou encore de Gaultheria fragrantissima diluées dans de l’huile d’arnica. Vous pouvez également, dans une pommade à base d’arnica, ajouter quelques gouttes de Styrax tonkinensis et de Zingiber officinalis. Litsea citrata est également appropriée pour les rhumatismes articulaires.

BAIN: prenez un bain de 20 minutes avec un mélanges d’HE comme Melaleuca quinquenervia cineolifera, Apium graveolens ou Cymbopogon winterianus et quelques gouttes de Chamaemelum nobile mélangées dans un support de dispersion.

RHUME

INHALATION: dans un bol d’eau très chaude, versez 15 gouttes d’Eucalyptus radiata ou de Pinus sylvestris ou encore quelques gouttes d’Abies alba dont vous respererez les émanations sous une serviette chaude tenue autour du bol et maintenue juste en-dessous des yeux. Quelques gouttes de Pinus cembra conviennent aussi.

DIFFUSION: dans un difuseur électrique, versez quelques gouttes d’Eucalyptus radiata ou de Pinus sylvestris.

MASSAGE: massez la poitrine et le haut du dos avec quelques gouttes de Melaleuca alternifolia ou d’Eucalyptus globulus, d’Eucalyptus radiata mélangées dans une huile de massage. Rien ne vous empêche d’ajouter quelques gouttes de Lavandula X brunatii « Reydovan » qui complétera bien le soin.

BAIN: prenez un bain chaud de 20 minutes avec 15 gouttes d’Eucalyptus radiata ou de Pinus sylvestris. Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes de Mentha piperita préalablement mélangées dans un support de dispersion. Si vous possédez Melaleuca alternifolia, vous pouvez en mettre quelques gouttes dans l’eau de votre bain, diluées bien sûr dans un support de dispersion.

RHUME DES FOINS

VOIE ORALE: prenez 2 gouttes d’Artemisia dracunculus ainsi que 1 goutte de Lavandula angustifolia dans 1 cuillerée à café de miel liquide, 3 fois par jour.

MASSAGE: massez délicatement les ailes du nez et les tempes avec 1 goutte de Lavandula angustifolia pure. Vous pouvez aussi ajouter 1 goutte d’Artemisia dracunculus: dans ce cas, diluez les HE dans un peu de crème de beauté ou un peu d’huile végétale convenant pour le visage.

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LE PEUPLIER

Posté par eurekasophie le 3 juin 2009

peupliersaiso.jpg      Peuplier à travers les saisons

Peuplier
 Peupliers
Peupliers
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Salicales
Famille Salicaceae
Genre
Populus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Salicaceae

SON NOM
Il existe plusieurs interprétations possibles du nom « peuplier » qui vient du latin populus et signifie « peuple ». On a dit que c’était parce que, chez les Romains, on le plantait dans les lieux publics. D’autres veulent que ce soit parce qu’il était extrêmement populaire (de populeir, « qui appartient au peuple »), notamment chez les Celtes qui lui vouaient un véritable culte. Mais celle que je préfère est la suivante : le bruissement que font ses feuilles au moindre souffle de vent rappelle le bruit confus d’une foule.

De toutes les espèces, le peuplier faux-tremble (P. tremuloides) – ou son équivalent européen, le tremble (P. tremula) – est celui dont les feuilles s’agitent le plus. À cause de cette caractéristique, il s’est vu attribué toutes sortes de légendes, ainsi qu’une symbolique « religico-mystique ». Ainsi, les premiers chrétiens croyaient que les feuilles tremblaient de honte, le Christ ayant été soi-disant crucifié sur une croix faite de bois de tremble.

En France, dans certaines régions, on donnait jadis au peuplier noir (P. nigra) le nom de « liard » (de « lier »), les jeunes tiges de cet arbre ayant souvent remplacé l’osier. Au Québec, on a attribué ce nom à deux espèces, le P. balsamifera et le P. deltoides.

 

ET CA SE MANGE ?
Au printemps et au début de l’été, l’écorce interne du peuplier baumier est épaisse, sucrée et juteuse, si bien qu’elle a été beaucoup consommée par les Amérindiens. On la préférait à toute autre, au point qu’on n’hésitait pas à la manger sur place. Les plus généreux rapportaient les surplus d’écorce au campement pour en faire une sorte de dessert en la mélangeant à de la graisse de poisson-chandelle ou à une autre huile. Sucrée, elle se détériore rapidement par fermentation, ce qui est un avantage lorsqu’on veut en faire une boisson aux propriétés enivrantes. Justement, c’était parfois le cas et on l’a donc utilisée à cette fin. Les Amérindiens ont également consommé l’écorce du peuplier faux-tremble (P. tremuloides) et du peuplier à grandes dents (P. grandidentata). En Europe et en Asie, on a consommé l’écorce de divers peupliers. On la faisait sécher et on l’ajoutait au pain et aux bouillies.

Au printemps, les Kootenay de l’Ouest avaient l’habitude de récolter la sève du peuplier baumier et de la consommer comme boisson. On la récoltait aussi en juin, à l’occasion du rituel de la Danse du Soleil, afin qu’elle serve de boisson rafraîchissante aux participants qui, durant quatre jours d’affilée, devaient jeûner et danser.

On a mangé les bourgeons, l’écorce interne et les semences du P. deltoides. Les inflorescences et les jeunes pousses se mangent cuites. En période de disette, les feuilles de diverses espèces ont également été consommées, mais elles ne sont pas très savoureuses.

Chez certaines nations, les cendres ont servi de sel avant l’arrivée des Blancs. De plus, le bois a servi à fumer les aliments.

À noter qu’il pousse sous le peuplier baumier un champignon comestible qui vit en symbiose avec lui. Il s’agit du Tricholoma populinium (ou champignon du peuplier) prisé depuis toujours des Amérindiens de l’Ouest.

 

 ET CA SOIGNE QUOI ?
Le peuplier est diurétique, éliminateur de l’acide urique, antiputride urinaire, aseptisant et fluidifiant des sécrétions bronchiques, ainsi que tonique.

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Les bourgeons

Les bourgeons du P. nigra ont été recommandés par voie interne dans les maladies chroniques du poumon et des voies urinaires, ainsi que dans les rhumatismes chroniques.

On en faisait soit une infusion, soit une teinture (une partie de bourgeons frais et 6 parties d’alcool à 33 degrés), soit un extrait fluide entrant dans la composition d’un sirop contre la toux.

Tout comme le saule avec qui il partage la même famille botanique, le peuplier est riche en salycates. Lors de l’ingestion des bourgeons, les salycates se transforment en acide salicylique à l’état naissant (en Aspirine, quoi!), d’où leur action calmante.

En Amérique, ce sont surtout les bourgeons du P. balsamifera et, à un moindre degré, ceux du P. deltoides, qui ont servi en médecine, notamment pour diverses préparations dont le sirop composé de pin blanc, ainsi que pour la confection d’onguents et de pansements.

L’infusion se prépare à raison de 2 cuillerées à soupe de bourgeons dans ½ litre d’eau bouillante. Ou de 2 à 4 gros, écrivent les soeurs de la Providence, dans une chopine de vin ou d’eau. Un gros, pour ceux qui l’ignorent, c’est exactement un drachme, ou 72 grains, ou 3 scrupules, ou 4 grammes… Et une chopine, c’est un demi-litre. Voilà tous les secrets des Anciens dévoilés! Infuser 15 minutes. Prendre 3 tasses par jour.

On s’est aussi servi de la décoction en compresse contre les douleurs arthritiques ou rhumatismales.

Le vin de bourgeons de peuplier est un incontournable tonique du printemps. Il se prépare en faisant macérer 100 grammes de bourgeons concassés dans un litre de vin. En principe, on ajoute 40 grammes d’écorce d’orange amère histoire d’augmenter son effet tonique, mais on peut s’en passer. Au bout de dix jours, filtrer. À noter que les amateurs de bon vin ont tout intérêt à se préparer psychologiquement avant d’ingurgiter cette potion extrêmement résineuse à saveur de propolis et à l’arôme de térébenthine, qui éteint toute autre sensation gustative pendant les heures qui suivent. On en prend 50 ml, deux fois par jour avant les repas.

L’onguent populeum, version allégée

 

Composé de bourgeons de peuplier, ainsi que de belladone, de jusquiame, de morelle noire et de pavot, l’onguent populeum est un remède traditionnel que l’on employait jadis dans le traitement des douleurs rhumatismales aiguës, des hémorroïdes et des gerçures. Comme toutes les plantes de cet onguent sont, à part le peuplier, interdites de séjour, dangereuses ou socialement inacceptables, voici une recette peut-être moins intéressante, mais tout à fait orthodoxe :

 

Utiliser soit 500 grammes de saindoux (graisse de porc vendue en épicerie), soit 250 grammes de saindoux et 250 grammes de cire d’abeille.

 

Faire fondre dans un bain-marie, puis ajouter 200 grammes de bourgeons de peuplier baumier. Laisser frémir pendant une demi-heure.

 

Ôter du feu, laisser légèrement refroidir, puis vider la préparation dans un mortier et triturer intimement jusqu’à ce que le mélange soit onctueux et homogène.

 

Mettre dans des pots peu profonds à large ouverture et conserver au frais. (En théorie, les principes résineux des bourgeons devraient empêcher le saindoux de rancir.)

 

Les préparations à base de saindoux uniquement (sans cire d’abeille) peuvent servir à la confection de suppositoires qui pourront être administrés en cas d’hémorroïdes. Mouler les suppositoires à la main, puis les réfrigérer pour qu’ils gardent leur forme.

 

L’écorce

Plutôt amère, l’écorce du peuplier noir a servi de succédané à la quinine dont elle possède les propriétés toniques. On s’en servait jadis pour traiter les cas de débilité, d’indigestion, de perte de conscience, d’hystérie, ainsi que pour les troubles urinaires. L’écorce du P. alba européen a servi à soigner la sciatique et les brûlures. Quant à l’écorce du faux-tremble, on croit que les Amérindiens s’en servaient comme vermifuge. On a, en outre, employé cette écorce, et parfois les feuilles, pour le traitement des fièvres.

Dans la tradition herboriste américaine, l’écorce de diverses espèces de peuplier a été utilisée dans des composés destinés aux femmes souffrant de troubles menstruels.

Le bois

Utilisé en médecine comme antiseptique intestinal, le charbon végétal est généralement fait avec du bois de peuplier (ou de bourdaine). Absorbant des gaz intestinaux, des toxines microbiennes et de divers poisons, il peut diminuer sensiblement les effets dévastateurs de ces substances toxiques, d’où son emploi traditionnel dans les ballonnements, les diarrhées putrides, les colites et les intoxications, alimentaires ou autres. En principe, on devrait pouvoir fabriquer du charbon végétal avec un équipement des plus rudimentaires. Toutefois, il est important que la combustion du bois se fasse très lentement et de façon incomplète. Jadis, on empilait le bois en tas volumineux que l’on recouvrait de paille humide ou de terre avant d’y mettre le feu. Aujourd’hui, on procède souvent par distillation à l’abri de l’air.

Les feuilles

On appliquait jadis les feuilles sur les coupures et les plaies ulcérées. En Europe, on a employé un extrait liquide des feuilles du P. tremula (très proche de notre faux-tremble) pour soulager l’inflammation accompagnant l’hyperplasie de la prostate. Cette action serait attribuable aux glucosides de salicylé que renferment les feuilles.

 

 

 

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C’EST QUOI L’HYDROTHERAPIE ?

Posté par eurekasophie le 19 mai 2009

 

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Thalasso, balnéo, cure thermale… Plusieurs termes spécialisés font référence aux soins de santé par l’eau. Nous avons choisi de nommer cette fiche hydrothérapiel’utilisation externe de l’eau à des fins thérapeutiques. Tout ce qui concerne son utilisation interne (boissons, lavements, etc.) ne sera donc pas abordé ici. parce que ce mot englobe le mieux notre propos : L’hydrothérapie est un traitement basé sur une utilisation externe de l’eau, de quelque type que ce soit (de mer, de source, minérale, ou même celle du robinet), sous sa forme liquide, mais aussi gazeuse, et à des températures variables. Cela comprend des bains, des douches, des jets, des compresses, etc.

L’aromathérapie et l’herboristerie se combinent fréquemment à l’hydrothérapie par l’ajout d’huiles essentielles ou d’extraits de plantes médicinales dans l’eau de traitement. Le sel d’Epsom et le vinaigre de cidre font également partie des « additifs » courants.

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Balnéothérapie : Thérapie qui consiste à baigner le corps entier ou une de ses parties, généralement dans l’eau, mais aussi dans la boue, le sable, l’air, le soleil… Outre les bains complets, on connaît surtout les bains de siège et de pieds. 

 

Les cures thermales se pratiquent depuis très longtemps (voir Une histoire vieille comme l’eau ci-dessous). Si elles se perpétuent, c’est sans doute parce que les usagers en retirent du bien-être. Mais qu’est-ce qui est thérapeutique? L’éloignement de la maison, le congé de travail, la rencontre de nouveaux soignants, une alimentation plus saine, l’exercice, la qualité de l’air des centres situés à la mer ou à la montagne? Ou est-ce l’hydrothérapie elle-même?

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Traitement ou vacances?

Une cure thermale, quel que soit le problème à traiter, dure généralement 18 jours. Malgré les observations cliniques des médecins qui oeuvrent dans les centres d’hydrothérapie, l’efficacité de ces cures n’a été démontrée qu’en partie dans le cadre d’études scientifiques.

Spa : Établissement de remise en forme et de beauté où l’on pratique certaines activités d’hydrothérapie. L’origine du terme est la devise solus por aqua (soigner par l’eau) que l’on retrouvait souvent gravée sur les murs des thermes romains, parfois sous la forme de l’acronyme : S.P.A. Depuis quelques années, on appelle également spa les minipiscines à hydrojets. 

 

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Les centres d’hydrothérapie eux-mêmes n’arrivent pas à fournir de preuves quant aux vertus de leurs soins sur l’ensemble des maux qu’ils prétendent traiter. Ce que déplorent de plus en plus certains services de santé publique qui remboursent ces soins, notamment en France.

Le Département de médecine complémentaire de l’Université d’Exeter, en Grande-Bretagne, a réalisé en 1998 une importante synthèse des recherches sur l’hydrothérapie1. Les chercheurs ont alors conclu que les données ne permettaient pas de déterminer que les traitements d’hydrothérapie prodigués en institut thermal étaient plus efficaces que ceux dispensés ailleurs, dans une clinique ambulatoire par exemple. Toutefois, d’autres études publiées depuis ce temps ont démontré que dans certains cas, notamment pour les maux de dos, les cures thermales procurent un avantage mesurable (voir Applications thérapeutiques).

 

Une histoire vieille comme l’eau

 therme.jpg   Thermes Saint-Germain

Thermes : Établissements de santé situés près d’une source naturelle d’eau chaude. En Europe, plusieurs thermes comprennent des installations hospitalières.

La plupart des citoyens de l’Empire romain fréquentaient le bain communal tous les jours. En Inde, la purification (physique et spirituelle) par l’eau a toujours fait partie des habitudes quotidiennes. Au Japon, on se rend aux sources d’eau chaude entre amis ou en famille. Dans les pays nordiques, russes ou scandinaves, les bains de vapeur sont utilisés depuis plus de 1 000 ans, tandis que les Amérindiens ont leurs huttes de sudation (sweat lodges).

En Occident, on reconnaît à quelques personnes d’avoir relancé la pratique au début du XVIIIe siècle. À cette époque, le médecin anglais Richard Russel (1687-1759) instaure dans son pays la pratique des séjours à la mer pour raisons de santé. Il croyait notamment aux vertus de l’iode. Puis, l’Autrichien Vinzenz Priessnitz (1799-1851), fils d’agriculteur, se soigne d’un coup de sabot reçu à la poitrine avec des compresses d’eau froide. Stimulé par l’intérêt que suscite sa guérison, il transforme la ferme familiale en un centre d’hébergement et de soins.

 

Eau thermale : Eau utilisée dans un établissement thermal et qui émerge d’une source ou d’un forage sur place (pas de transport). Les eaux « naturelles » sont généralement chargées de minéraux, mais dans des compositions variables selon la localisation. L’eau de mer aussi est minéralisée, et plus particulièrement l’eau de la mer Morte. Absorbés par la peau quand l’eau du bain est à la température du corps, ces minéraux contribueraient aux bienfaits tirés des cures thermales. 

 

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L’abbé Sébastien Kneipp (1821-1897), qui se serait guéri lui-même de la tuberculose, joue un rôle encore plus important dans le développement de la pratique contemporaine grâce à son concept holistique intégré. À son avis, les quatre pierres d’assise d’une bonne santé sont les plantes (médicinales et aromatiques), l’exercice, la nutrition et l’eau, dont les différentes utilisations améliorent les pouvoirs d’autoguérison du corps. Plusieurs établissements des Alpes offrent toujours des cures Kneipp. Aux États-Unis, on doit à un médecin aussi avant-gardiste que farfelu la popularisation de l’hydrothérapie. Il s’agit du Dr John H. Kellogg (1852-1943), frère du fabricant des célèbres céréales à déjeuner. Le Dr Kellogg a publié une cinquantaine de livres sur ses approches — dont Rational Hydrotherapy, en 1903, qui a fait école auprès des naturopathes.

La pratique du thermalisme et de la thalassothérapie connaît une popularité importante en Occident jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, et plusieurs États européens décident de couvrir les frais des cures d’eau, sous certaines conditions. Toutefois, les progrès considérables de la médecine ont occulté peu à peu l’intérêt de l’hydrothérapie. Malgré tout, la forte tradition européenne des cures thermales subsiste.

En Amérique, il n’y a guère de tradition thermale. Les spas et les centres de thalassothérapie sont assez récents, généralement luxueux et mettent plutôt l’accent sur les soins de détente et de beauté. Ce sont plutôt les naturopathes qui appliquent et font connaître les multiples formes de l’hydrothérapie.

 

Température, minéraux, massages…

C'EST QUOI L'HYDROTHERAPIE ?  dans HYDROTHERAPIE hydrotherapie_th-2L’eau possède deux caractéristiques mises à profit dans les exercices de rééducation : la résistance uniforme que sa masse oppose au mouvement et la relative apesanteur d’un corps qui y est plongé. Elle possède aussi quatre autres propriétés très utiles en hydrothérapie :

  • elle maintient sa température;
  • elle communique cette température beaucoup mieux que l’air;
  • elle transporte des minéraux ou des essences végétales en suspension;
  • elle se transforme en jets, en bulles, en courants, etc.

Les traitements ont très souvent recours à l’eau chaude et à la vapeur, car elles permettent d’augmenter la température du corps. Or, l’idée de créer artificiellement l’état de fièvre — et la sudation qui l’accompagne — pour soigner certaines affections remonte au moins à l’Antiquité grecque. On sait bien aujourd’hui que la fièvre sert à combattre l’infection. La chaleur permet aussi la dilatation des vaisseaux sanguins, diminue la pression artérielle et augmente l’irrigation sanguine de la peau et des muscles. C’est grâce à l’effet de dilatation que les bains et les compresses d’eau chaude aident à soulager des affections comme les spasmes musculaires, les inflammations articulaires et les douleurs menstruelles.

Les bains de vapeur ont également pour effet d’ouvrir les pores de la peau et d’ainsi évacuer une partie des déchets de l’organisme. Parmi ceux-ci : les produits chimiques absorbés par l’air, l’eau ou les aliments, de même que les résidus toxiques de certains processus métaboliques. Cette détoxication se traduit par un bien-être général. Elle est également utile dans le traitement de divers problèmes cutanés.

À l’inverse, les bains et les compresses d’eau froide font se contracter les vaisseaux, ce qui réduit instantanément l’inflammation et la douleur. On s’en sert notamment dans les cas de contusion et d’hémorroïdes. Sauf exception, l’eau froide n’est utilisée que pour des traitements de courte durée et on fait généralement alterner ceux-ci avec des traitements chauds.

L’abbé Kneipp a codifié toutes sortes de traitements alternés selon le problème à soigner. Les adeptes de la douche écossaise (chaude, froide, chaude…) affirment que le passage rapide d’une température corporelle à l’autre renforce l’état général de santé.

Quant aux minéraux, dont certains sont indispensables à la santé (le calcium, le potassium, le magnésium, l’iode, etc.), on s’accorde à penser qu’ils procurent des effets bénéfiques en pénétrant dans le sang au cours des traitements. Les orientations thérapeutiques des différents instituts thermaux dépendent justement de la composition minérale de l’eau à laquelle ils ont accès.

Mentionnons en terminant que plusieurs types de massages peuvent être pratiqués sous des jets d’eau — apaisants ou stimulants —, ce qui en multiplie d’autant le plaisir, et peut-être les bienfaits. Des formes de massage dans l’eau ont même été mises au point récemment : l’aquamassage Veechi et le watsu.

Finalement, les bienfaits d’une séance dans un bain flottant sont assez limités en regard de l’hydrothérapie, mais les adeptes apprécient particulièrement la détente qu’on y expérimente.

 

Applications thérapeutiques

Efficacité probable Contribuer au traitement des maux de dos (douleurs lombaires). Les auteurs d’une méta-analyse publiée en 2006 se sont penchés sur cinq essais cliniques portant sur les effets de la balnéothérapie et des traitements en spa contre les douleurs lombaires5. Les résultats de ces études, incluant au total 454 patients, démontrent que les deux types de thérapies induisent des diminutions de la douleur.

Un essai clinique publié en 2005 a comparé les effets de deux types de balnéothérapie, soit avec une eau minérale riche en soufre, soit avec une eau régulière, auprès de 60 sujets souffrant de douleurs lombaires6. Les sujets ont reçu des bains de 30 minutes chaque jour, durant 15 jours consécutifs. Chez les patients traités avec l’eau riche en soufre, les résultats ont révélé des améliorations en ce qui concerne l’intensité de la douleur, la gravité des spasmes, la rigidité des muscles paravertébraux ainsi que la mobilité et la rigidité lombaire. Par contre, chez les patients traités avec l’eau régulière, seule l’intensité de la douleur a été réduite.

Efficacité probable Contribuer au soulagement des symptômes de la fibromyalgie. Les résultats de trois essais cliniques randomisés7-9 concluent que la balnéothérapie pourrait être bénéfique en diminuant entre autres les symptômes généraux, le seuil de douleur et le nombre de points douloureux, et en améliorant la qualité de vie et la capacité fonctionnelle. De plus, dans ces essais, les bénéfices ont été maintenus de trois à six mois après la fin des traitements.

Les résultats d’un autre essai randomisé avec groupe témoin publié en 2005, portant sur 30 femmes, ont révélé qu’ajoutés au traitement médical classique, des traitements d’hydrothérapie en spa composés de bains thermaux (20 minutes par jour, six jours par semaine, pendant deux semaines) induisaient des effets bénéfiques sur les symptômes généraux, l’intensité de la douleur, le nombre de points douloureux et la fatigue10. Certains des effets ont persisté jusqu’à six mois après l’intervention.

Un autre essai clinique a comparé les effets d’un programme d’exercice en piscine à ceux de séances de balnéothérapie sur 50 femmes pendant 12 semaines11. Les deux groupes ont fait état d’amélioration de leurs symptômes de fibromyalgie. Aucune différence n’a toutefois été observée entre les deux groupes à l’exception du niveau de dépression qui n’a été réduit que dans le groupe « piscine ».

Enfin, un essai clinique de trois semaines, réalisé auprès de 50 femmes fibromyalgiques, a comparé les effets de séances d’hydrothérapie à des traitements de physiothérapie12. Selon les résultats obtenus, les deux types de traitements ont induit une amélioration équivalente de la qualité de vie. Cependant, l’augmentation du temps total de sommeil a été supérieure pour le groupe d’hydrothérapie.

Efficacité possible Soulager les symptômes de l’arthrite rhumatoïde, de l’arthrose et des troubles articulaires. Les mécanismes par lesquels l’hydrothérapie pourrait soulager ces symptômes ne sont pas encore connus. Certains chercheurs croient que les bénéfices possibles résulteraient d’une combinaison de facteurs, dont certains effets mécaniques, thermiques et chimiques14.

  • Arthrite rhumatoïde. Une synthèse systématique publiée en 2003 a regroupé six essais cliniques15. Bien que la plupart d’entre eux aient relevé les effets bénéfiques de la balnéothérapie, les auteurs mentionnent qu’aucune conclusion définitive ne peut être formulée en raison de la faible qualité de leurs protocoles. Selon les résultats d’un récent essai clinique randomisé portant sur 78 sujets souffrant d’arthrite idiopathique juvénile, l’ajout de traitements d’hydrothérapie à un traitement classique de physiothérapie n’apporterait pas de bénéfices supplémentaires cliniquement significatifs16.
  • Spondylite ankylosante. La spondylite ankylosante est une forme d’arthrite caractérisée par une atteinte des articulations vertébrales. Lorsque les traitements pharmacologiques sont inefficaces, les interventions comme la physiothérapie et l’exercice constituent le seul espoir d’atténuer les symptômes17. En ce qui concerne les effets de l’hydrothérapie, seulement trois essais cliniques randomisés bien contrôlés ont été publiés18-20. Ces essais, portant sur un total de 209 sujets, ont donné des résultats positifs. Mais il faudra effectuer d’autres recherches avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude.
  • Arthrite psoriasique. Seulement deux essais cliniques avec groupe témoin ont évalué les effets de la balnéothérapie sur cette affection des articulations qui survient chez les personnes atteintes de psoriasis21,22. Dans ces deux essais, les sujets du groupe témoin étaient soumis quotidiennement à une exposition au soleil et à des bains dans la mer Morte, tandis que les sujets du groupe expérimental recevaient ces mêmes traitements en plus d’enveloppements de boue et de bains d’eau riche en soufre. Les auteurs ont conclu que les résultats bénéfiques observés laissent supposer que la balnéothérapie pourrait être un traitement utile en complément des traitements classiques. Mais ils ont ajouté que d’autres essais cliniques seront nécessaires afin d’en valider l’efficacité.
  • Arthrose. Quelques essais cliniques randomisés évaluant les effets de l’hydrothérapie sous différentes formes (spa, bains utilisant différentes sortes d’eau, etc.) chez des sujets souffrant d’arthrose des genoux et de la hanche ont été publiés. Les résultats démontrent que ces traitements pourraient engendrer des améliorations de la qualité de vie23-25, de l’amplitude des mouvements26, de la capacité fonctionnelle25,26, de l’index de gravité de la maladie27 ainsi que des diminutions des douleurs25,26,28 et de la médication28. Cependant, encore ici, la variabilité dans les types de traitements utilisés et le petit nombre de sujets dans certaines études font en sorte qu’il faudra effectuer d’autres essais bien contrôlés avant de pouvoir se prononcer avec plus de certitude sur l’efficacité de l’hydrothérapie.

Efficacité possible Réduire la douleur de l’accouchement. Selon une synthèse systématique de la littérature scientifique regroupant huit études13, l’immersion dans l’eau est bien tolérée par les femmes qui en sont au premier stade du travail. De plus, elle engendre des réductions de la douleur et de la prise d’analgésiques. Cependant, les chercheurs ont noté que les résultats doivent être interprétés avec prudence à cause des différences entre les traitements administrés et de la petite taille des échantillons. De plus, l’impossibilité d’inclure un groupe placebo empêche de savoir si les résultats sont attribuables à l’immersion dans l’eau elle-même ou à l’environnement dans lequel l’hydrothérapie a été offerte. Quoi qu’il en soit, cette pratique, dont l’innocuité semble bien établie chez les femmes à faible risque de complications, serait une intervention intéressante pour améliorer le bien-être des femmes durant le premier stade du travail.

Efficacité possible Soulager les symptômes des varices. Seulement deux essais cliniques ont été publiés au sujet des varices. Un essai récent avec groupe témoin a été réalisé auprès de 70 personnes29. Combinées à un traitement habituel de contention élastique, des séances de balnéothérapie utilisant une eau riche en soufre pendant 12 jours amélioreraient, plus que le traitement habituel seul, certains paramètres relatifs à la qualité de vie (douleur, ressenti émotionnel) ainsi que le réflexe veino-artériolaire.

L’autre essai, réalisé auprès de 61 personnes, également avec groupe témoin, a été publié en 199130. Les sujets du groupe expérimental ont reçu des traitements d’hydrothérapie de 12 minutes, alternant eau froide et eau chaude, cinq jours par semaine pendant trois semaines et demie. Les sujets du groupe témoin ne recevaient aucun traitement. À la fin de l’expérimentation, des réductions du volume des jambes, et des circonférences des chevilles et des mollets ont été observées seulement chez les sujets du groupe d’hydrothérapie. De plus, davantage de patients de ce groupe ont rapporté une diminution de leurs symptômes subjectifs comme les crampes nocturnes et l’inconfort en stations debout ou assise prolongées.

Efficacité incertaine Soulager le psoriasis. Grâce à ses effets mécaniques, thermiques et chimiques, l’hydrothérapie pourrait être utile en dermatologie31,32. Quelques études33-35 tendent d’ailleurs à démontrer l’effet bénéfique de cette approche dans le traitement du psoriasis, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour pouvoir statuer sur son efficacité. La présence dans l’eau de différents minéraux et oligo-éléments semble être un facteur qui détermine de façon importante les résultats.

Efficacité incertaine Diminuer les symptômes de l’insuffisance cardiaque chronique. Un seul essai clinique bien contrôlé, portant sur 15 sujets, a été publié à ce sujet (en 2003)36. Les résultats laissent croire qu’un programme d’hydrothérapie combinant des applications d’eau chaude et d’eau froide, jusqu’à 30 minutes par jour — au moins trois fois par semaine, pendant six semaines — apporte des effets bénéfiques sur la qualité de vie et les symptômes d’insuffisance cardiaque ainsi que sur la fréquence cardiaque, que ce soit au repos ou en réponse à l’exercice. Des études de plus grande envergure seront toutefois nécessaires afin de confirmer l’efficacité du traitement et de comprendre les mécanismes en cause.

Contre-indications

Compte tenu de leur effet vasodilatateur, les bains chauds prolongés et les bains de vapeur sont déconseillés dans certains cas : ils peuvent provoquer ou aggraver la migraine, les varices et la couperose. De plus, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’hypertension, de diabète ou de maladies cardiovasculaires devraient les éviter, à moins d’un avis du médecin.

Fièvre infantile
Contrairement à ce que préconisent certaines pratiques, on ne devrait pas donner de bains tièdes à des bébés pour réduire leur fièvre; l’intervention est non seulement peu efficace, mais elle cause aussi un inconfort pouvant être préjudiciable à la guérison37.

Attention aux microbes
Si l’eau n’est pas adéquatement désinfectée, sa température dans les bains à jets et autres bassins chauds peut causer la prolifération de bactéries (dont le Mycobacterium avium et le Pseudomonas aeruginosa) et présenter certains risques d’infection. La prudence s’impose, tant dans les bains privés que publics.

 

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L’ail: beau , bon …et utile !

Posté par eurekasophie le 15 février 2009

ail.gifail.gifJe viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas parlé de l’ail dans mon « répertoire des plantes les moins usitées » …c’est peut-être tout simplement parce que je soupçonne que cette plante fait partie de votre cuisine, au même titre que le sel ou bien l’huile..

C’est une plante qui à mes yeux est synonyme de vitalité et je suis sûre que vous n’en connaissez pas toutes les vertus,même si vous en consommez régulièrement, ce dont je vous félicite .

l’ail: beau , bon …et utile !

Je ne suis pas superstitieuse, mais l’ail a sa réputation, il faut la conserver , ne serait-ce que pour le folklore .
Cet aliment auquel on prête mille vertus a été mis à toutes les sauces. Il protégerait du mauvais oeil, des serpents, des malheurs, des vampires……..

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 et permettrait de guérir bien des maux, comme la fièvre, les insomnies, les verrues ou les hémorragies. Et quand la science vient confirmer ses vertus médicinales avec ses effets positifs sur l’appareil digestif et le système cardio-vasculaire, on peut parler de l’ail comme d’un remède par excellence de tous nos petits bobos, du corps et de l’âme. Grecs et Romains l’utilisaient pour combattre ou pratiquer un sport. En Babylonie, il était censé chasser les mauvais esprits. Les Egyptiens le pendaient au cou des enfants pour purger leurs intestins. 

Je développe

ail2.bmp

Comment lire une taxoboxAllium sativum
Deux têtes et une gousse d'ailainsi qu'une autre découpée en morceaux
Deux têtes et une gousse d’ail
ainsi qu’une autre découpée en morceaux
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Liliales
Famille Liliaceae
Genre Allium
Nom binominal
Allium sativum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asparagales
Famille Alliaceae

D’hier.

L’ail est une panacée reconnue depuis l’antiquité. Sa renommée a défiée les temps, l’évolution de la médecine. Elle est à la fois curative et préventive. En effet, riche en éléments soufrés, iode, silice, ajoène, etc. l’ail contient aussi de l’allicine qui stimule la circulation sanguine et tue les bactéries. I1 est riche en acides animiques, germanium, calcium, cuivre, zinc, potassium, magnésium, sélénium, zinc, vitamines A, B 1 et C, des acides gras essentiels (Vitamine F) et des douzaines de composés antioxydants qui le rend indispensable dans la cuisine de tous les jours.

Au temps de Pline l’Ancien (23-79 av. J.C.) il existait même trois aires de grande culture car ses propriétés sont incontestables, affirme-t-il dans son traité d’histoire naturelle. « L’ail a des propriétés puissantes et peut devenir d’un grand appui contre les changements d’eau et de résidence . C’est un antidote contre les piqûres de musaraignes, les morsures de chiens et de serpents. I1 neutralise les effets nocifs de certaines plantes vénéneuses ». Pline le recommande pour le traitement de l’asthme, la suppression de la toux, et contre les parasites intestinaux. C’est un remède efficace et sans contre effet pour soulager les maux de dents en décoction, placé directement sur la dent malade ou macéré dans le vinaigre. Lorsque mélangé à de la coriandre fraîche dans un verre de vin, l’ail se comporte comme un aphrodisiaque. Mais, dit-il, il faut se méfier car l’ail ingurgité à 1′ excès provoque des brûlements d’estomac, des flatulences et porte l’homme à boire.

En Chine, l’ail est appelé Da-suan. On le retrouve pour la première fois dans le livre Notes diverses des physiciens célèbres, publié sous le règne de la Dynastie du Nord et de la Dynastie du Sud 510 ans av. J.-C.

Durant les Grandes épidémies du Moyen-Âge, les médecins se protégeaient contre toute maladie infectieuse en portant un masque avec un long nez de cuir badigeonné d’ un mélange à base d’ail et d’herbes aromatiques.

Dans les campagnes québécoises, et jusqu’à peu de temps encore, l’ail avait toutes les vertus. Après avoir fait le train (tiré les vaches), le cultivateur revenait à la ferme pour un copieux petit déjeûner arrosé d’un petit verre de whisky dans lequel on avait fait tremper des gousses d’ail. Puant mais revigoré, il était prêt à attaquer sa journée.

À l’automne, il suffisait de boire une seule fois un verre de lait chaud qui avait mijoté pendant 30 min. avec des gousses d’ail pour immuniser le système contre les rigueurs de l’hiver. « Çà se sentait dans tout le voisinage à tel point qu’il suffisait qu’une bonne ménagère décide de préparer son infusion pour que le village se mette à l’unisson ».



Vinaigre des quatre voleurs

Quatre voleurs célèbres purgeaient leur peine en travaillant au charnier. Condamnés à mort à plus ou moins brève échéance, ils échappèrent pourtant au terrible fléau de l’épidémie en découvrant une réserve de vinaigre de vin où avaient macéré des gousses d’ail, réserve qu’ils vidèrent pour se désaltérer entre deux cadavres.



Vieille recette contre les fièvres

 Efficace . mais pour trouver une place assise dans les transports en commun, génial!

  1. Piler au mortier:
    • 5 gousses d’ail
    • 5 racines de persil
    • une grosse pincée de gros sel
    • 1 c. à soupe de suie
  2. Appliquer cette pâte sur vos deux poignets;
  3. Recouvrir d’une gaze ou d’une toile et laisser agir pendant neuf jours.



A aujourd’hui . L’ail nettoie les boyaux
dicton des campagnes

Une caresse d’ail revigore,
un excès d’ail endort
Curnonsky

Antibiotique (Nature)

  • La médecine actuelle admet que l’ail est un antibiotique naturel qui peut jouer un rôle déterminant comme médecine préventive et comme agent thérapeutique.

Anti-inflammatoire (Nature)

L’allicine est un puissant anti-bactérie.

Anti-poison et répulsif contre les serpents (Nature / Jus)

    Durant les périodes de moissons, alors que les herbes sont hautes et que le serpent sommeille, les paysans romains consommaient à chaque repas une double ration d’ail pour se protéger contre une morsure mortelle. Les bergers des montagnes dans l’est de l’Europe avaient l’habitude de se frotter les mains avec des gousses d’ail avant d’aller traire leur troupeau pour éloigner les serpents. Au Québec, le dr Rainville, co-fondateur de l’ École de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe allait soigner les vaches et autres animaux chez les fermiers et il emportait toujours un petit flacon de jus d’ail pour s’en frotter les mains avant de toucher aux animaux malades. Par analogie, en Chine, la gousse d’ail est un talisman contre le poison. Les Arabes l’utilisent encore comme contre-poison ainsi que les habitants de plusieurs pays du Tiers Monde, surtout contre l’empoisonnement par le plomb.

Anthelmintique (Décoction)

    L’ail, en décoction (25 g dans 1 litre d’eau bouilli) combat les vers intestinaux . Dans le comté de Lancaster en Penn sylvanie , les Amish prônent les vertus de l’ail nature et continue à combattre les vers intestinaux tant chez l’homme que chez l’animal avec de simples caieux.

Anticancérigène (Nature)

    C’est dans le domaine du cancer que l’ail semble remporter ses plus grandes victoires. Selon plusieurs revues médicales (American Chinese Medecine, Science, Journal of Urology)l’ail peut réduire les tumeurs même malignes. L’ail augmente le taux de combativité du système immunitaire pour protéger notre système, notamment dans certains types de cancer comme celui du sein, de l’estomac, du côlon et de la peau. Le dr Benjamin Law, professeur au département de microbiologie de l’Université de Loma Linda, école de médecine de Californie, affirme que l’ail diminue la progression de champignons parasites – maladie qui est associée à de nombreuses victimes du SIDA. Sans entrer dans les détails, cette maladie se traduit par de la fièvre, des symptômes de pneumonie et des lésions cutanées et l’ail aide à détruire les cellules cancérigènes.

Augmente la longévité (Nature)

    Un sociologue américain de l’Institut national de géontologie a étudié, au siècle dernier, la courbe de mortalité chez les personnes de 65 ans et plus. I1 a remarqué un fait troublant sur plus de 8500 centenaires: ils étaient, pour la plupart, de grands consommateurs d’ail.

Antiseptique – Antibactéricide

    Ses propriétés bactéricides contre les infections bactériennes, fongiques et virales ont été reconnues (pour la première fois par Louis Pasteur en 1858. A cause de sa haute teneur en sulfure d’allyle, l’ail remplace de plus en plus les antibiotiques dans la médecine vétérinaire. L’ail, en infusion pour nettoyer la plaie, traite aussi les coupures, les brûlures et les blessures mineures.

Béchique (Nature)

Cardiovasculaire et Hypertensive (Nature)

    Les chercheurs ont récemment prouvé que l’ail contient de l’ajoène qui, tout comme l’aspirine, empêche la coagulation du sang et, de ce fait, apporte une meilleure fluiditée et protège le système contre les risques cardiovasculaires. I1 diminue la tension artérielle et le taux de cholestérol. Des études cliniques effectuées dans 15 pays ont démontré que l’ail pourrait freiner l’obstruction artérielle et même faire régresser ce processus selon le cardiologue Arun Bordia, du Tagore Medical College en Inde, proriétés attribuables à la présence d’antioxydants capables de neutraliser les agents responsables de la destruction artérielle. On lui attribue la capacité de réduire les plaques d’athéromes et à prévenir la formation de nouvelles lésions.

Carminative (Nature)

Combat la grippe, I’angine et la bronchite (Nature)

    Il régularise les sécrétions bronchites et antirhumatismales

Contre la diarrhée (Nature)

    Il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir la diarrhée en voyage’ Malheureusement, c’est un fait qui arrive très souvent dans certains pays du monde. Afin de combattre les bactéries contenues dans la nourriture et les conséquences désagréables qui s’en suivent, on n’a qu’à croquer un ou deux caieux d’ail avant le repas ou émincés natures sur les aliments. L’ail cuit n’a, dans ce cas, aucun effet bénéfique.

Dépurative (Nature)

Purifie le sang

Désinfectante (Cataplasme)

Digestive (Nature)

    Paradoxalement, même si l’ail est parfois indigeste, il active la sécrétion gastrique et stimule l’intestin.

Diurétique (Nature)

Diminue les infestions vaginales (Douche)

Diminue le taux de cholestérol (Nature)

    L’ail apporte des effets sur le taux de cholestérol sérique, propriété contenue dans l’allicine.
    L’allicine est formé de l’acide aminé « alliin » converti en allicine par une enzyme « alliinase » lorsque l’ail est coupé mastiqué et ingéré.

Expectorante (Vapeur)

Fortifiante (Nature)

    Reconnu depuis l’Antiquité, l’ail redonnait des forces aux plus démunis cf. la construction des pyramides. Chez les Grecs et les Romains, les militaires de carrière faisaient prendre de l’ail à leurs soldats avant l’attaque . pour en doubler l’impact! car l’ail est la plante privilégiée de Mars, le dieu de la guerre par laquelle il devient combatif et invincible. Cette force mystérieuse qu’on attribuait à l’ail a permis à Ulysse d’éviter que Circé le change en porc. En Provence, l’expression Vait’en manja d’aiet! Littéralement Pars en mangeant de l’ail! signifie en réalité: Pars et fais-toi soldat!. On n’a qu’à se rappeler la légende de la Toison d’Or où Médée enduit d’ail tout le corps de Jason afin qu’il détourne l’odorat de son père et évite les taureaux. C’était aussi les stéroides de l’époque, faciles à déceler chez tous les athlètes présents aux Jeux Olympiques.

Hypoglycémique (Nature)

    L’ail est indiqué pour les personnes souffrant de diabète à cause de ses propriétés hypoglycémiques: il réduit le taux de sucre dans le sang lorsqu’il est consommé de façon régulière. Attention: en contre-partie, ceux qui souffrent d’un faible de taux de sucre dans le sang doivent s’abstenir de consommer l’ail de façon régulière.

Hypotensive (Nature)

    L’iode et la silice contenus dans l’ail ont la propriété de dilater les capillaires, ce qui facilite la respiration et diminue les troubles respiratoires

Protège contre les maux d’oreille

Renforcit le système immunitaire

Sanguine

    Cf. propriétés cardiovasculaires

Stomachique (Nature)

Tonique (Nature)

Vermifuge (Nature)



 N.B.

SOPHIE a colligé pour votre information et votre divertissement ces informations qui sont tirées de la tradition populaire de nombreux pays, de la médecine préventive et de la médecine douce mais SOPHIE décline toute responsabilité quant à leurs usages et n’entend pas se substituer à la médecine conventionnelle. Attention! Les mères qui allaitent leur bébé ne doivent pas consommer une trop forte quantité d’ail durant cette période car l’ail peut modifier le goût du lait maternel et le bébé risque de ne pas être un grand amateur de cette épice qui a un peu trop de caractère



Recettes

Cataplasme

  1. Version 1: éplucher quelques caieux; les placer sur une gaze ou un coton stérélisé et les aplatir avec le plat d’un couteau à large lame pour en extraire le plus de jus possible ou utiliser un extracteur à jus. Déposer la gaze sur la partie infectée et maintenir une dizaine de minutes.
  2. Version 2: réduire quelques gousses d’ail en pommade et l’appliquer sur une peau irritée.



Douche vaginale

  1. Faire infuser 4 caieux d’ail émincés dans 3 t. d’eau bouillante pendant 30 minutes sur feu doux.
  2. Filtrer, laisser tiédir et utiliser comme n’importe quelle douche vaginale.



Vapeur

  1. jeter quelques gousses d’ail écrasées dans une casserole d’eau chaude;
  2. respirer cette vapeur pendant cinq minutes en n’oubliant pas de vous couvrir la tête avec une grande serviette de bain.

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FOUGERE mâle…….

Posté par eurekasophie le 14 novembre 2008

fougre10.jpgLa fougère mâle….a été ainsi baptisée non pas parce que l’espèce ne compte que des pieds mâles, mais parce que sa souche est extraordinairement puissante. Elle croît dans la plupart des forêts du monde, avec une nette prédilection pour les bois de hêtres au sol riche et orientés au nord. Sa grande feuille de 0,50 à 1,50 m de hauteur, se distingue par son axe épais et garni d’écailles rousses à la base, par ses  » branches » deux fois divisées, et par ses amas de spore (au dos) en forme de reins.

fougres2.jpg Les anciens médecins grecs — Théophraste, Dioscoride, Gallien — recommandaient déjà l’espèce contre les parasites intestinaux ( racine + miel contre les vers solitaires; racine + vin + orge contre les vers ronds). On lui a ensuite attribué des propriétés diverses, certaines partiellement fondées ( elle est capable d’arrêter le sang et de cicatriser les plaies; elle peut provoquer des avortements), d’autres parfaitement fantaisistes (cueillie dans la nuit de la Saint-Jean, elle était réputée apte à rendre invisible!!….emoticone ).

Il faut surtout retenir les qualités vermifuges des parties souterraines de la plante ( les jeunes feuilles printanières, joliment enroulées en crosses, sont également actives), et les propriétés calmantes de ses feuilles entières ( en bain de mains et de pieds, contre les rhumatismes, la goutte, la sciatique, les lumbagos, les crampes, etc.). Mais il faut mettre en garde celles et ceux qui abuseraient de ces drogues: à doses massives, la fougère mâle est très capable de provoquer la cécité.

fougres3.jpg

Récolte

Cueillez les feuilles de fougère mâle au printemps, quand elles sont encore très jeunes, enroulées en crosses ou à peine déroulées. (En Norvège et en Suède, on les mange comme des asperges.)

Extirpez la racine (le rhizome) à l’automne.

Préparation et emploi

Infusion

jetez 10 à 20 petites tranches de racine dans un litre d’eau. ( Une tasse le matin à jeun, comme vermifuge. Pour les enfants, ne dépassez pas 10 tranches par litre.)

Pulpe au miel

de racine (vermifuge): pour les enfants, la valeur de 2 cuillerées à café par jour, à jeun, miel à volonté. Pour les adultes, la valeur de 4 cuillerées à soupe de pulpe.

Infusion et décoction

de jeunes feuilles (calmantes et vermifuges): jetez un petit bouquet de crosses fraîches dans un litre d’eau. (Une petite tasse par jour pour les enfants. 2 à 3 tasses pour les adultes.)

Bains de mains et de pieds

comptez 10 tranches de racine et un petit bouquet de jeunes feuilles par litre d’eau.

 

Lit de fougère mâle

 

pour les rachitiques et les rhumatisants: confectionner chaque soir un lit de fougères mâles, ou d’osmonde royale fraîche; la recette est aussi efficace que simple.

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AUBEPINE

Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

aubpine4.jpgLes oiseaux cherchent protection dans son feuillage tel un message venu du ciel. La symbolique n’est jamais uniquement théorique, elle nous enseigne et suscite bien souvent à travers sa poésie et ses images une action sur le concret. Si la fonction de cet arbuste est de protéger ceux qui s’y cachent, celle de sa fleur est de soigner les maux (ou mots) du cœur, ainsi que ceux associés au circuit nerveux qui rend possible toute action de vie.

Blanche est l’Aubépine… la force de la Lumière s’oppose à celle de l’ombre et finira par prendre le dessus. C’est un « duel » à travers l’union car la Lumière gagnera en s’unissant à son opposé. Symbole d’amour et de mariage manifestant dans nos coutumes l’union des polarités. Message on ne peut plus explicite pour l’homme qui par sa double essence doit s’unir à sa part d’ombre, car c’est la loi majeure de l’incarnation que d’épouser la Terre pour être épousé du Ciel, l’Acte de l’Universel Amour.

Pilier central, horloge interne en chacun de nous, le coeur régularise le mouvement en faisant écho à l’Horloge Universelle. Le cœur, par ses deux mouvements – aspiration et expiration – du sang, exprime les deux faces de l’amour : le don et l’accueil. Il contient ainsi la Création et toutes ses Lois, par sa position d’axe et par son mouvement d’expansion et de contraction de l’univers. L’amour est don et aussi réceptivité. Jaillissement, irradiation sans fin, il est aussi bien vide parfait et totale attraction.

Tout comme chacun de nos organes, le coeur, par ses manifestations de désordre, nous envoie des messages. Les maladies sont des cris de douleur et manifestent le chaos qui règne dans notre conscience. Ainsi se font-elles les messagères de nos angoisses qui jalonnent les évènements du passé et du présent. Le coeur rythme notre temps individuel, c’est notre tempo intime. Pour que cela se passe dans de bonnes conditions, il a besoin d’un espace réservé et intime, archaïquement : d’un territoire; Et chaque fois que ce territoire spatio-temporel sera profané, investi, volé ou supprimé, le coeur en souffrira d’une manière ou d’une autre et cela se manifestera par une pathologie cardiaque. Le cri du coeur sera : « Je veux vivre à mon rythme dans mon temps ». Quel est par conséquent l’enseignement ? J’ai retrouvé dans mes vieux livres un extrait écrit dans un langage un peu particulier certes, mais combien explicite…

 » A chacun son Rythme et par conséquent ses rythmes issus de son Rythme. Mais d’où est issu ton Rythme ? Est-il issu de tes pensées qui te disent de te presser ou de ne pas te presser ou bien est-il issu du véridique de toi-même évoqué ainsi, pulsant de ton Ame ou mentions du mental ? Sans désir d’aller vite, sans désir de prendre son temps : le juste Rythme est donné qui est adéquat aux évènements à vivre sur le chemin. »

Utilisation de la plante sur le cœur : Par son action régulatrice du muscle cardiaque, l’Aubépine diminue les palpitations. Elle diminue la tension artérielle chez les hypertendus en favorisant la circulation coronaire par vasodilatation. Elle tonifie les cœurs fatigués et peut être utilisée à titre préventif contre l’infarctus du myocarde et l’angine de poitrine.

Le buisson d’Aubépine… conducteur d’électricité semble imager chez l’homme le système nerveux. Ce système alimenté par d’une source mystérieuse, transforme en électricité l’énergie qu’il reçoit. A travers lui, l’éclaire de la pensée et de la Pensée réunies, anime le corps et le relie à l’esprit.

Il faut noter que les battements du coeur sont gérés par le tronc cérébral. Nous comprenons ainsi la relation thérapeutique que cela induit.

Utilisation de la plante sur le système nerveux : l’aubépine en agissant sur le système nerveux calme les angoisses, la nervosité et les insomnies, chez l’adulte et l’enfant. On l’a surnommé « bonnet de nuit » à cause de ses propriétés à provoquer le sommeil.

aubpine1.jpg

FORMES D’UTILISATION

Décoction

Contre la fièvre ( à boire, ou en bains de pieds): jetez 10 pincées d’écorce hachée par litre d’eau. ( 2 à 3 tasses ou 2 à 3 bains par jour.)

** de fruits séchés contre la diarrhée (à boire) : jetez 10 pincées de baies dans un litre d’eau, et absorbez la totalité du liquide obtenu par petits verres, en 48 heures.

Infusion

** de fleurs contre tous les spasmes et les troubles circulatoires: jetez deux bonnes poignées de fleurs par tasse d’eau bouillante. ( 2 à 3 tasses par jour, aussi longtemps qu’il le faut, avec des interruptions régulières de quelques jours.)

Bains de mains et de pieds

** de fleurs ( mêmes indications que l’infusion): jetez 10 à 20 pincées de corolles par litre d’eau. 2 bains par jour. Accompagnez ces bains de pieds et de mains, qui ne consituent qu’un traitement d’entretien, de compresses sur la région du coeur, dans les cas d’angine de poitrine, d’infarctus, de tachycardie ou d’oedème pulmonaire. Pour les maux d’estomac ( crampes, etc.), renforcez également les bains de pieds et de mains par des compresses chaudes sur la région douloureuse, après les repas. Appliquez des compresses sur les reins contre les lumbagos. Des compresses glacées sur la tête, en cas de migraine nerveuse, peuvent avoir les meilleurs effrets. Les bains de pieds sont à éviter si l’on souffre de varices: il vaut mieux s’en tenir, alors, aux bains de mains.

Cataplasmes

**de fleurs fraîches ou de fruits écrasés: contre les crises d’angine de poitrine, les palpitations, les diarrhées, les lumbagos, les rhumatismes.

REMARQUE IMPORTANTE – Pour être pleinement efficace, un traitement à base d’aubépine doit être régulier et prolongé, ce qui ne présente aucun inconvénient du fait de son absence de toxicité, d’accumulation, de risque d’accoutumance, ainsi que l’absence de tout effet secondaire.

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LES BAINS

Posté par eurekasophie le 8 octobre 2008

moticonedanssonbain.gifLes bains constituent l’essentiel du traitement par osmose et qui est l’un des plus actifs de tous. En effet, les principes chimiques qui font toute la vertu des plantes pénètrent rapidement à travers l’épiderme; parfois même, ils atteignent les régions malades bien avant des principes identiques administrés par voie interne. Vous choisirez, dans certaines circonstances, le bain de siège ou le bain complet, pour lesquels il vous faudra prévoir beaucoup d’eau et beaucoup de plante. Mais je préfère, quant à moi, les bains de mains ou de pieds, parce qu’ils sont les plus simples à préparer, et parce que les mains et les pieds sont des parties du corps les plus réceptives.

Pour obtenir un bon bain de pieds ou de mains, vous pouvez faire bouillir directement 2 litres d’eau, la laisser reposer 5 minutes, puis y ajouter la quantité prescrite de plante séchée.

Mais je vous conseille plutôt la prépararation spéciale qui demande un peu plus de temps, mais qui est aussi beaucoup plus efficace.

Commencez par confectionner une préparation de base. Pour cela, faites bouillir un litre d’eau. Laissez-le reposer pendant 5 minutes. Lorsque le liquide est à peine tiède, versez-y la quantité de plante prévue pour 2 litres de bain. Laissez macérer le mélange, à l’abri de la poussière, pendant 4 à 5 heures.

Quand vous êtes prêt à prendre votre bain de pieds ou de mains, faites bouillir 2 litres d’eau; laissez-la reposer 5 minutes; versez-y votre litre de préparation de base. Prenez votre bain. Vous pourrez ensuite conserver cette préparation pendant 8 jours, et vous en servir chaque jour, simplement en la faisant réchauffer(mais pas bouillir), et sans rajouter de plante.

N’utilisez, pour vos bains, aucun récipient de métal, s’il n’est pas émaillé. Le plastique n’est guère recommandé non plus (il vaut mieux que le métal). Le mieux, c’est évidemment une bassine de terre.

Sauf indications contraires, prenez un bain de pieds le matin, à jeun, pendant 8 minutes. Il doit être aussi chaud que possible mais non bouillant.  Et prenez un bain de mains le soir, avant le dîner, également pendant 8 minutes, également le plus chaud possible, et également sans le faire bouillir.

Le mode de préparation type bain de mains et de pieds peut-être  étendu, avec beaucoup de succès, aux lavements et aux douches vaginales.

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