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Le bleuet…

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Son nom

Étroitement associé à la région du Lac Saint-Jean où il abonde, le mot « bleuet » – ou « beluet » ou « bluet » – a fini par signifier, un peu ironiquement, ses habitants, dont on dit qu’ils ont les mêmes caractéristiques que les petits fruits de la plante qu’il désigne : mi-sucrés, mi-aigres, très légèrement pâteux, mais avec un fabuleux potentiel créatif…

Pour les Français, le mot est l’un des noms populaires d’une autre plante, la centaurée bleue, ce qui peut entraîner une certaine confusion dans la mesure où les deux plantes ont une action médicinale. D’où l’importance d’identifier les plantes par leur nom latin, n’est-ce pas? Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides, donc.

On pense que ce nom vient du latin médiéval vaccinus, vaccinas, qui veut dire « vache », mais aucune explication ne nous est donnée quant aux raisons de cette association. Est-ce parce qu’en Europe, les bleuetières ont déjà servi de pâturages aux vaches? En tout cas, chose certaine, dans nos bleuetières à nous, on a beaucoup plus de chances de rencontrer un ours brun, du genre hypoglycémique et mal luné, qu’un bovidé au regard placide. À surveiller de près.

Son rôle dans l’équilibre écologique

Comme la majorité des plantes de la grande famille des éricacées (à laquelle appartiennent également le rhododendron, le thé du Labrador et le thé des bois), le bleuet vit dans la taïga et les tourbières où cette famille forme la masse de la végétation. Ils sont des millions d’individus à occuper ces milieux ingrats, peu attrayants pour les autres plantes. En plus de partager le même habitat, toutes ces espèces ont en commun d’être riches en tanin et de vivre en symbiose avec des champignons, le rhizoctone étant celui qui cohabite avec le bleuet et les autres Vaccinium. Fascinant, n’est-ce pas, que ce champignon soit si agréable au bleuet tandis qu’il est réputé détruire les racines de diverses plantes potagères et fourragères, dont l’asperge, la luzerne, le sainfoin et le trèfle!

Et ça se mange?

Question absurde s’il en est car qui, enfant, n’a pas passé au moins quelques heures à ramasser les petites baies bleu noir et à s’en barbouiller le visage de contentement?

D’ailleurs, s’il y a une baie que les Amérindiens ont consommée en grande quantité et ont préparée d’innombrables façons, c’est bien le bleuet. Les Saulteux le faisaient cuire avec du maïs durant l’hiver ou le faisaient bouillir avec de la graisse d’orignal et divers autres aliments. Les Algonquins en faisaient une sorte de pâte de fruits ou le mangeaient avec du pemmican ou du beurre. Les Micmacs en extrayaient le jus. Même les Montagnais qui, paraît-il, dédaignaient normalement les aliments d’origine végétale, le prisaient. Pendant une certaine période de l’année, il constituait ni plus ni moins que la base d’un grand nombre de leurs recettes. Ils en faisaient notamment une sorte de gâteau déshydraté, extrêmement nutritif et nourrissant. Chez les Kwakwaka’wakw de la Colombie-Britannique, on mangeait les bleuets avec des oeufs de saumon. D’autres les cuisaient dans la bannique. Les Esquimaux les mélangeaient avec une variété de framboise et en faisaient une sorte de crème glacée, appelée « glace des Esquimaux ». Encore aujourd’hui, les Inuits les mangent avec des oeufs de poisson, de la graisse de phoque et du sucre; ou encore ils les mélangent avec de l’oseille et du blanc de baleine. À moins qu’ils ne les servent avec de la nageoire de phoque marinée, c’est selon.

Pour les conserver, on les faisait simplement sécher au soleil ou sécher-fumer à feu très doux dans un panier d’écorce de bouleau, en utilisant les branches de l’arbuste comme carburant. Ou on les mélangeait à de la graisse – de phoque, de poisson-chandelle ou d’orignal. Dans les régions au climat plus clément, on les conservait dans des paniers d’écorce de bouleau que l’on enterrait dans des caches, recouvertes de mousse et de feuilles.

Et ça soigne quoi?

C’est l’espèce européenne, Vaccinium myrtillus, l’airelle myrtille, qu’on a étudiée et employée en médecine, mais comme les principes actifs sont essentiellement un pigment et des tanins, et que nos espèces sont bien pourvues tant de l’un que des autres, il n’y a pas de raison pour qu’elles n’aient pas les mêmes propriétés. Les Soeurs de la Providence écrivent d’ailleurs dans leur Matière Médicale : « On pense que l’airelle myrtille n’est qu’une même chose avec le petit fruit si bien connu des enfants sous le nom de « gueules noires » qu’on trouve dans nos bois. »

Tant les baies que les feuilles ont été employées, mais leurs propriétés diffèrent sensiblement. Ainsi, seules les baies seraient antidiarrhéiques. En Suède, on en prépare traditionnellement un potage destiné à combattre la diarrhée. Mais c’est la décoction qu’on prescrit le plus souvent à cet effet. Elle se prépare à raison de 3 c. à soupe de bleuets séchés par demi-litre d’eau. Bouillir pendant 10 minutes et filtrer. Prendre plusieurs verres par jour. Selon le Dr Fritz Weiss, le mélange jus de bleuet et fromage quark serait particulièrement efficace contre les diarrhées d’été, les attaques aiguës de diarrhée, voire

la dysenterie. Éviter de sucrer le jus.

Attention toutefois : mangé cru et frais, en grandes quantités, le bleuet a exactement l’effet contraire, c’est-à-dire qu’il est laxatif!

Pour faire passer la pilule aux enfants, on réduit les bleuets séchés en poudre, on passe cette dernière au tamis et on en fait une décoction qu’on cuira à petits bouillons environ 3 minutes. Il paraît qu’ils aiment bien.

À cause de son astringence, la décoction de bleuets est également utile dans les inflammations de la cavité orale. On l’emploie en rince-bouche. Selon le Dr Jean Valnet, la feuille, tout comme la baie d’ailleurs, serait un des plus puissants anticolibacillaires actuellement connus, ce qui a été confirmé

récemment lorsqu’on a découvert qu’elle était tout aussi apte que la canneberge à soigner la cystite provoquée par la présence accidentelle de E. coli dans

l’appareil urinaire, particulièrement dans les premiers stades de l’infection ainsi qu’en prévention chez les personnes souffrant de cystite récurrente.

Elle serait également utile aux femmes souffrant de crampes menstruelles, son pigment ayant un effet relaxant sur les muscles lisses.

Le bleuet pourrait en outre prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe 10 millions d’Américains âgés de plus de 50 ans, et qui peut conduire à la cécité. D’ailleurs, on lui attribue depuis longtemps le pouvoir d’améliorer l’acuité visuelle, particulièrement la vision crépusculaire et nocturne.

La feuille est réputée avoir une certaine activité antidiabétique quoique cette dernière soit relativement faible et ne permette pas de se passer d’insuline ou des autres médicaments habituellement prescrits à cet effet. Elle permettrait toutefois d’atténuer les troubles qui accompagnent cette maladie, notamment la rétinite et les angiopathies. Elle augmenterait en outre la résistance des capillaires sanguins. Athérosclérose, troubles de la circulation (hypertension artérielle, coronarites et fragilité capillaire) répondraient bien au traitement. On la prend en décoction à raison de 40 g de feuilles par litre d’eau. On fait bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes. On peut prendre jusqu’à un litre par jour. La teinture se prend à raison de 50 à 100 gouttes, 3 fois par jour.

On aurait également utilisé la décoction de racine à raison de 15 g à 20 g par litre d’eau en compresse sur les plaies pour les assainir et les cicatriser.

On fera sécher les bleuets au soleil ou, en cas de pluie, au four ou dans un déshydrateur. Par contre, feuilles et racines seront séchées à l’ombre, comme il se doit.

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La berce

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Berces
Heracleum sphondylium

Cette belle plante, de la taille de l’angélique des bois (elle atteint 1,50 m, parfois plus), est commune dans les lieux frais, les prairies, au bord des routes, dans les clairières, de la plaine à l’étage montagnard. On la reconnaîtra » à ses grandes feuilles (jusqu’à 60 cm), composées de 3-7 larges folioles très irrégulièrement lobées-dentées, ondulées, poilues sur les deux faces, la supérieure verte et sombre, l’inférieure veloutée-grisâtre, à gros pétiole ouvert à la base en gaine rougeâtre embrassant la tige ; celle-ci, robuste, creuse, profondément cannelée et très velue-hérissée. Les grandes ombelles, à 15-30 rayons de taille souvent inégale, portent des fleurs généralement blanches, parfois rosées ; celles du pourtour de l’ombelle sont bien plus grandes que les autres et leurs pétales sont échancrés en V ; les fruits sont ovales, aplatis et bordés d’une aile étroite. La berce, plante variable, comprend en Europe neuf sous-espèces dont les propriétés seraient voisines. Il est préférable d’utiliser cependant la plus répandue d’entre elles, la sous-espèce sphondylium, à laquelle s’applique la description ci-dessus. La plante est bisannuelle (ou, parfois, brièvement vivace) et fleurit l’été de la deuxième année.
On utilise la racine, les feuilles et les semences. On récolte la première de préférence au début du printemps, les semences à maturité; les feuilles s’emploient plutôt à l’état frais. Choisissez les plantes des lieux les moins humides.
• Famille d’abord difficile, aux nombreuses espèces toxiques, les Ombellifères appellent la prudence : le recours aux flores détaillées est indispensable.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
• Usage interne
La berce, appelée autrefois branc-ursine (« Patte d’ours »), dont Cazin disait déjà qu’elle méritait d’être étudiée, a été, voici quelques années, tirée du sommeil par des expérimentateurs modernes, dont le Dr Leclerc. Ce dernier a reconnu à la plante de nettes vertus aphrodisiaques qu’il a mises à profit avec succès dans plusieurs cas d’asthénie génésique (alcoolature des fruits, à fairemacérer dans leur poids d’alcool à 90° pendant 8 jours; agiter de temps en temps ; passer et filtrer ; 50 gouttes 3 fois par jour). La racine, en décoction à 20 g par litre, a servi de vermifuge et de remède des dyspepsies. Les recherches récentes du Pr R. Paris conduisent cependant à des perspectives plus intéressantes: la teinture des semences diluée dans du sérum physiologique s’est en effet montrée une bypotensiue remarquable (10 gouttes 3 fois par jour, dans l’hypertension). D’autres indications anciennes, tant comme antirhumatismale (emploi populaire de la racine dans l’arthrite déformante) que comme antiseptique urinaire (fruits), restent à vérifier (et la berce n’est pas le plus mal connu des simples O.
• Usage externe
La berce a été employée, dans les campagnes, comme résolutive (feuilles et racine fraîches broyées) et s’est montrée efficace sur les abcès, les engorgements lymphatiques, les furoncles, les ulcères, les piqûres d’insectes.
USAGES DIVERS
Acre et même un peu caustique, la berce a pourtant des usages alimentaires: cuites à l’eau, les jeunes pousses et feuilles font un légume savoureux. Ne récoltez que les plantes des sols non humides. Riche en sucre, la moelle des tiges est consommée en Sibérie, séchée et réduite en farine. La tige, les pétioles, les semences, après ébullition dans l’eau, ont servi, dans tout le Nord de l’Europe et jusqu’en Asie septentrionale, à fabriquer une sorte de bière acide (le pars! ou bartsh des Polonais, qui serait à l’origine du mot berce) par fermentation dans un tonneau : « Si on accumule les tiges et les pétioles brisés dans un tonneau et qu’on verse de l’eau pour couvrir le tout, après un mois de fermentation on en retire une masse d’un goût aigrelet, et assez agréable », dit Thore en 1803. De ce marc on tirait une liqueur très enivrante qui, selon Steller, jette dans la mélancolie, procure des songes affligeants, et affaiblit beaucoup. Bosc, qui a expérimenté un certain nombre de ces recettes, nous dit (1822) :  »J’ai désiré imiter les Kamtschatkales dans les préparations de la berce branc-ursine ; mais je n’ai pas réussi à en rendre les pétioles agréables et à en composer une liqueur potable. » Essayez; la plante est commune un peu partout.

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La bardane

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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NOMS COMMUNS :
Bouillon noir, Napolier, Glouteron, Gratteau, Grateron, Grappon, Grippe copeau, Herbe à la teigne, Oreille de géant, Peignerolle, Pignet.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
polysaccharides dérivés du lévulose, substances insaturées antibacériennes.

PARTIES UTILISEES :
la racine

UN PEU D’HISTOIRE :Elle fait la joie des enfants qui se bombardent ou décorent leurs vêtements avec ses fruits, hérissés de petits crochets, qu’ils appellent « balles collantes » et « boutons de pompier » ou « de mendiant ». Elle fait aussi celle des grandes personnes lorsqu’elles savent les services qu’elle peut leur rendre.
Considérée à juste titre comme l’un des plus beaux spécimens de notre végétation indigène, la bardane est commune sous presque tous les climats (Virgile conseillait d’en débarrasser les prairies car elle est un mauvais fourrage) et s’accommode de tous les terrains.

Ce sont les feuilles et la racine qu’on utilise en thérapeutique ou… en gastronomie : en effet, dans le midi de la France, en Italie, dans les pays scandinaves et au Japon, on déguste ses jeunes feuilles en salade et on mange sa racine, bouillie puis passée au beurre comme les salsifis; ce qu’en dit Robert Landry : « une valeur discrètement cotée à la bourse des gastronomes » n’est cependant pas tellement encourageant…

En revanche, sa cote à la bourse des remèdes est confortable et ce depuis que le roi Henri III fut guéri, grâce à elle, de la syphilis disent les uns, d’une maladie de peau disent les autres, par son médecin Pena. Ce qui est certain, c’est que la bardane a permis au docteur Cazin de guérir effectivement un cas de syphilis tertiaire et qu’elle est un des meilleurs remèdes contre les affections cutanées.

DESCRIPTION :La Bardane est une plante bisannuelle ou vivace à racine fusiforme, charnue, longue, de la grosseur d’un doigt, blanchâtre en dedans, brune en dehors. La tige, dressée, haute de 1 mètre et plus, est cylindrique, strièe, rougeâtre, ferme, épaisse, rameuse. Les feuilles sont très larges, un peu cordiformes, plus petites en s’élevant vers le sommet, un peu dentées sur les bords, d’un beau vert dessus, cotonneuses dessous. Les fleurs, violet-pourpre, sont groupées en petits capitules constituant une panicule terminale. Elles sont entourées d’un grand nombre de petites bractées étroites, rudes, imbriquées, dirigées dans tous les sens, terminées au sommet par un petit crochet recourbé à l’extérieur.

CULTURE ET RÉCOLTE :Visible dans toute l’Europe, l’Asie, la Sibérie, le Japon, l’Amérique, la Bardane est absente de la région méditerranéenne. Sa culture se pratique à partir des graines dès leur maturité. N’attendez pas, semez-les tout de suite, en plein champ assez profondément, entre 30 et 40 centimètres. La racine de Bardane se récolte au printemps de la deuxième année, avant l’apparition des fleurs. Après l’avoir lavée et débarrassée des radicelles, coupez-la en rondelles, que vous mettez à sécher dans des endroits secs, aérés, chauffés si nécessaire.

USAGES :La racine très allongée, riche en polyènes et acides-alcools détermine l’activité thérapeutique de la bardane. La bardane a une action dépurative de la peau par son rôle de draineur. Les acides-phénols favorisent l’élimination des toxines au niveau du foie (cholèrètiques) et des reins (diurétiques). De plus, les polyénes présents sont des antibactèriens et antifongiques (contre les champignons cutanés), renforçant l’action dépurative. La racine de bardane est donc utilisée à juste titre en cas d’acné, d’eczéma, de furoncle et d’autres affections de la

peau. Son association avec la pensée sauvage permet une synergie d’action. La bardane est aussi utilisée en cas de diabète car on a constaté un effet normoglycémiant, permettant d’abaisser une glycémie trop élevé.

INDICATIONS :- ACNÉ,
- ECZÉMA,
- FURONCLES,
- STIMULATION DES FONCTIONS D’E’ LIMINATION DU FOIE ET DES REINS,
- TRAITEMENT ADJUVANT DU DIABÊTE.

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L’aunée

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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En provenance d’Europe et peut-être introduite, il y a fort longtemps, par Louis Hébert – premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner – l’aunée ne s’est guère répandue chez nous tandis qu’aux États-Unis, elle s’acclimatait le long de la côte et dans les États du centre. Grande, forte et belle, elle peut atteindre, dans ses meilleurs moments, trois mètres de haut, quoiqu’elle se contente généralement du mètre, mètre et demi.

Son nom

hautelenium viendrait de Hélène, par allusion à la légende qui veut que la plante soit née d’une larme d’Hélène, l’hellénique fille de Zeus et de Léda, dont l’enlèvement, affirme-t-on, provoqua la guerre de Troie. Mais, on le sait, rien n’est jamais simple en matière de terminologie botanique. Ainsi « aunée » viendrait de l’ancien français « eaune », emprunté au latin populaire elena, lequel est une modification (par influence du nom propre Helena) du latin Helenium, emprunté au grec helenion. « Inule », « aunée », de même que le nom anglais elecampane (contraction de Enula campana, autre nom latin qu’on a attribué à la plante dans le passé), tous ces mots renvoient au helenium latin ou au helenion grec. En plus d’avoir l’impression de tourner en rond, on se retrouve en pleine confusion étant donné qu’il existe une autre plante portant ce nom, soit l’Helenium autumnale, qui appartient à la même famille et dont on attribue également l’origine à la célèbre demi-déesse grecque. Et pour arranger les choses, les soeurs de la Providence indiquent que la plante a déjà porté un autre nom latin, Gorvisartia helenium, dont je n’ai trouvé nulle trace dans les manuels de botanique moderne.

Le nom vernaculaire d’« oeil de cheval » renvoie probablement au fait qu’on l’a longtemps utilisée pour soigner les chevaux, bien qu’il ne s’agissait pas de maladies oculaires, mais pulmonaires. Qu’elle puisse aussi s’appeler « Plante à escarres » et « panacée de Chiron », on comprend – chacun sait que Chiron était un centaure médecin, n’est-ce pas? -, mais le nom de « lionne »? S’agit-il d’une simple déformation phonétique? Mes sources restent coites à cet égard. Quant au sens d’« aromate germanique », on suppose qu’il relève d’un usage assez important de la plante en Allemagne.

Et ça se mange?

L’aunée produit un gros rhizome fortement aromatique qui se mange après l’avoir fait cuire dans plusieurs eaux, histoire d’atténuer un peu sa saveur. On peut le râper pour parfumer salades de fruits, gâteaux, desserts ou liqueurs. Où, on peut le couper en morceaux et le confire dans un sirop de sucre. Ainsi préparé, il est censé faciliter la digestion. Les belles fleurs jaunes peuvent être employées en garniture dans divers plats. Les jeunes feuilles encore tendres se mangent après avoir cuit dans l’eau. Mais puisque les fêtes s’en viennent, pourquoi ne pas renouer avec la tradition et préparer un fabuleux gâteau aux herbes et aux fruits confits? Voyez notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Selon le docteur Jean Valnet, l’aunée est une des plantes les plus précieuses. Antiseptique calmant, asséchant des voies respiratoires, elle a servi à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, tuberculose pulmonaire, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Tonique, diurétique, diaphorétique, emménagogue, elle a également soigné les néphrites, l’anémie, la fatigue générale, les règles douloureuses ou l’absence de règles, les pertes blanches, les parasites intestinaux, la diarrhée, la goutte ainsi que, par voie externe, les dermatoses, les prurits, les ulcères, les escarres et la trachéite. Riche en inuline, un sucre non assimilable, elle serait utile aux diabétiques, tout comme, d’ailleurs, les autres plantes de la famille des composées qui en renferment. La chicorée sauvage, ou barbe-de-capucin, notamment.

- Au nez et à la barbe des capucins, vous dites?
- Pardon?
- Oui, la tisane, on la prend au nez et à la barbe des capucins?
- Ah! Ah! Vraiment très drôle!
- En passant, vous savez que l’équivalent latin de « capucin » était
cappuccino?

- Oh! Joli! À cause du capuchon, je suppose?
- Du capuce, plus précisément, un capuchon taillé en pointe.
- Fascinant, mais on dérive pas mal, il me semble.

On prend l’aunée sous forme de décoction à raison de 10 à 20 g par litre d’eau; une tasse avant chaque repas. Ou sous forme de teinture à raison de 15 à 20 gouttes, quatre à cinq fois par jour. Séchée et réduite en poudre, la racine peut se prendre telle qu’elle à raison de 2 à 10 g dans un liquide quelconque, une tasse de bouillon de poulet, par exemple.

Si vous avez eu la bonne idée de faire sécher du millepertuis et du lierre terrestre en saison, vous pourrez préparer une potion destinée à soigner les bronchites et la toux qui risquent de se manifester durant l’hiver, en mélangeant les trois plantes à parts égales et en infusant le tout dix minutes à raison d’une cuillère à thé par tasse d’eau. Prenez trois tasses par jour, avant ou après les repas.

Pour soigner les maladies cutanées, particulièrement les prurits, on lave la partie atteinte avec une décoction préparée à raison de 30 g par litre d’eau.

En Chine, on se sert des fleurs de l’Inula japonica pour soigner l’asthme et la bronchite accompagnée d’un trop-plein de mucus, ainsi que les vomissements et le reflux acide.

On la trouve où?

Occasionnellement dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. Elle préfère les lieux humides. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez la cultiver. Vous avez le choix entre la variété ordinaire, bien adaptée à nos climats, et Goliath, une variété à grosses fleurs spectaculaires, qui est toutefois moins rustique et, par conséquent, nécessite une protection de paille ou de feuilles mortes durant l’hiver.

Sirop d’aunée pour la grippe et la toux

Marie Richardson, Tewkesbury

L’aunée est une plante en provenance d’Europe et qui aurait été introduite ici par Louis Hébert, premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner. On en retrouve parfois dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. L’aunée a servi traditionnellement à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Il y a une base pharmacologique à ce remède, mais on manque de données cliniques pour conclure à son efficacité.

Recette : Faites mijoter la racine d’aunée dans l’eau. Filtrez régulièrement et ajoutez ensuite du miel ou du sucre.

Explication : L’aunée est une plante des plus précieuses. C’est un antiseptique calmant et un asséchant des voies respiratoires. 

Attention : Comme pour la camomille, plante de la même famille, l’aunée peut provoquer des allergies et des dermites de contact.

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L’aigremoine eupatoire

Posté par eurekasophie le 24 septembre 2008

Aigremoine eupatoire
Agrimonia eupatoria

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Aigremoine eupatoire, surnommée le « thé du Nord », le »thé des bois » ou « l’herbe de saint Guillaume ».

Description détaillée

Plante herbacée de la famille des Rosacées. Elle se développe sur un rhizome

Feuille

A la base en rosette de feuilles composées de plusieurs folioles, 3-6 paires. Moins fournies entre deux.


Tige

Dressée, couverte de duvet.

Fleur

A 5 pétales bien séparés, jaune vif. Plusieurs étamines avec les cimes qui deviennent brune en vieillissant. Les fruits ont des crochets dessus pour faciliter la dissémination par les animaux ou l’homme. Floraison de juin à septembre.

A la cime 

Données autécologiques

Culture

Utilisation

La plante entière séchée, récoltée à la floraison, peut s’utiliser en tisane contre la diarrhée et les troubles digestifs associés à la diarrhée et aurait aussi une action dans les inflammations des reins et de la vessie.

Médecine (propriétés)

Astringent, vulnéraire

Cuisine


Usages

Les sorciers assuraient que les fleurs de cette plante se fanent instantanément dès que l’on entre dans une maison habitée par le démon. Ils usaient aussi de l’aigremoine pour endormir ceux auxquels ils voulaient du mal en en bourrant leur oreiller. Le charme ne cessait que lorsqu’on retirait l’oreiller.


Dictons et anecdotes

Un verre de tisane d’aigremoine ôte un verre de sang du corps.

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L’ACHILLEE MILLEFEUILLE

Posté par eurekasophie le 24 septembre 2008

Achillée millefeuille
Achillea millefolium

InflorescenceNoms communs : herbe à dindes, herbe militaire, millefeuille, herbe aux charpentiers, herbe à la coupure.
Nom botanique :
Achillea millefolium, famille des astéracées.
Noms anglais :
yarrow, bloodwort, carpenter’s weed.
Nom chinois :
yang shi cao.

Parties utilisées : sommités fleuries (feuilles et fleurs).
Habitat et origine :
plante vivace originaire d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, cette plante s’est répandue dans toutes les régions tempérées du globe. On en récolte les parties aériennes et les fleurs durant toute la période de floraison (du milieu de l’été jusqu’à l’automne).

Indications

Stimuler l’appétit; soulager les troubles digestifs et les douleurs menstruelles.
Soulager les spasmes abdominaux; traiter les infections des voies respiratoires.
Voie externe – Soigner les blessures et les inflammations cutanées.

Posologie

Par voie interne

Perte de l’appétit, troubles digestifs (dyspepsie), douleurs menstruelles

  • Infusion. Infuser, pendant dix minutes, de 1 à 2 c. à thé (de 1 g à 2 g) de plante séchée dans 150 ml d’eau bouillante. Laisser refroidir et prendre trois fois par jour, entre les repas.
  • Extrait fluide (1:1). Prendre de 1 ml à 2 ml, trois fois par jour, entre les repas.
  • Teinture (1:5). Prendre 5 ml dilué dans un peu d’eau (froide ou tiède) ou dans du jus de fruits, trois fois par jour entre les repas.

Par voie externe

Douleurs menstruelles

  • Bain de siège. Infuser 100 g de la plante séchée dans 1 litre d’eau, puis diluer dans 19 litres d’eau tiède ou chaude. S’asseoir dans le bain les genoux repliés vers le haut durant 10 à 20 minutes (le liquide doit couvrir les hanches).

Blessures et inflammations cutanées

  • Préparer une infusion avec 1 ou 2 c. à thé d’achillée millefeuille dans 250 ml d’eau bouillante, filtrer, laisser refroidir et appliquer une compresse imbibée de cette préparation sur la partie atteinte. Répéter plusieurs fois par jour. Ne pas appliquer sur des plaies ouvertes.
  • Appliquer plusieurs fois par jour quelques gouttes d’huile essentielle d’achillée millefeuille diluées dans un peu d’huile végétale. Ne pas appliquer sur des plaies ouvertes.

Historique

La plante tire son nom d’une légende voulant que, vers 1200 avant notre ère, Achille, sur les conseils des Centaures, l’ait utilisée pour soigner les guerriers blessés. Jusqu’au XIXe siècle, les soldats l’ont employée pour arrêter le sang des blessures, prévenir l’infection des plaies et en accélérer la cicatrisation, d’où son nom d’« herbe militaire ».

L’achillée millefeuille a été employée en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. À peu près toutes les traditions populaires ont fait état de ses propriétés cholérétiques, antiseptiques, décongestionnantes, antispasmodiques, astringentes, cicatrisantes et coagulantes. Dans l’est du Canada, les Micmacs, les Malécites, les Abénakis et les Algonquins l’utilisent encore pour soigner la fièvre et le rhume, entre autres maux.

Son amertume caractéristique en a fait un ingrédient de choix pour la composition d’un grand nombre de préparations toniques : vins et alcools aromatisés, tisanes, salades agrémentées des fleurs de la plante, et diverses autres préparations dont certaines subsistent encore en Europe.

Recherches

 La Commission E reconnaît l’usage de l’achillée millefeuille en cas de perte de l’appétit et de dyspepsie (notamment pour les troubles gastriques spasmodiques mineurs) et, en bain de siège, contre les douleurs menstruelles (dysménorrhée). Des essais in vitro et sur des animaux ont confirmé que plusieurs des composés de l’achillée millefeuille ont des propriétés antispasmodiques, des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique et sur le foie, ainsi que des effets stimulants sur la fonction biliaire1-4.

 L’achillée millefeuille fait partie des pharmacopées officielles de plusieurs pays européens et de l’Inde. Elle a aussi déjà fait partie de la pharmacopée des États-Unis. Outre les usages reconnus par la Commission E, ces pharmacopées indiquent que cette plante médicinale peut contribuer, par voie interne, à traiter les infections des voies respiratoires (rhume et grippe, de même que le mal de gorge et la fièvre qui peuvent les accompagner) et, par voie externe, à soigner les blessures et les inflammations cutanées. Elle est aussi utilisée en mélange avec d’autres plantes pour soigner le rhume ou les troubles digestifs et hépatiques.

Comme c’est le cas pour la très grande majorité des plantes médicinales, la recherche médicale et pharmacologique moderne s’est peu intéressée à l’achillée millefeuille. Cependant, on a identifié dans la plante pas moins de 82 constituants. Ces principes actifs pourraient expliquer les propriétés que les diverses traditions lui ont attribuées. Bien qu’on ait mené des essais in vitro et sur des animaux qui ont notamment conduit la Commission E à reconnaître officiellement certains des usages traditionnels de l’achillée millefeuille, un seul essai clinique a été mené sur des humains à ce jour. Ce dernier a porté sur les effets d’un onguent contenant de l’ortie blanche, de l’achillée millefeuille et de l’éleuthérocoque appliqué durant deux semaines sur des patients souffrant d’eczéma. Bien que ce traitement ait entraîné une amélioration des lésions, il n’a pas été plus efficace qu’un placebo5.

Précautions

Attention

  • Par voie interne, l’huile essentielle doit être employée sous la supervision d’un aromathérapeute dûment formé.

Contre-indications

  • Certains des composants de l’achillée étant neurotoxiques (principalement dans l’huile essentielle) et abortifs (huile essentielle et plante entière), l’achillée est contre-indiquée pour les enfants et les femmes enceintes.

Effets indésirables

  • L’achillée millefeuille peut provoquer des réactions allergiques cutanées chez les personnes sensibles aux plantes de la famille des astéracées (ou composées) : marguerite, aster, camomille, pissenlit, etc.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Aucune connue.

Avec des médicaments

  • Aucune connue.

Sur les tablettes

Principales formes sous lesquelles on peut trouver l’achillée millefeuille dans le commerce

  • Sommités fleuries séchées : feuilles et fleurs séchées dont on fait des infusions pour usage interne et externe.
  • Teinture ou extrait fluide : extraits alcooliques, pour usage interne.
  • Huile essentielle : substance aromatique obtenue par distillation des parties aériennes de la plante.
  • Jus : obtenu par expression de la plante fraîche et conçu pour un usage interne; ces produits sont parfois désignés sous le vocable « sucs de plante ». Ce type de produit n’est pas commercialisé en Amérique du Nord.

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VOMISSEMENTS

Posté par eurekasophie le 21 septembre 2008

Particulièrement: Absinthe. Chardon. Camomille. Citronnier. Gentiane. Mélisse. Prunier et prunellier

Mon conseil : pour combattre les vomissements nerveux et spasmodiques, prenez des boissons fraîches ou acidulées; l’eau froide, bue à petites gorgées, ou un morceau de glace sucé lentement, parviennent souvent à les guérir.

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ZONA

Posté par eurekasophie le 20 septembre 2008

 On feuillette mon herbier de santé

Zona

Le zona se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses le long d’un nerf ou d’un ganglion nerveux. Ces éruptions surviennent en conséquence de la réactivation du

virus qui cause la varicelle, le virus varicelle zona (VVZ).

Parfois, la douleur causée par le zona persiste pendant des mois ou même des années après la guérison de l’éruption : on nomme cette douleur névralgie post-zona.

Le zona touche le plus souvent le thorax, mais il peut également se manifester sur le dos, les fesses, un bras, une jambe et, parfois, sur le visage et sur le cuir chevelu.

Cause

À la suite d’une varicelle, presque tous les virus sont détruits sauf quelques-uns. Ils restent dormants dans les ganglions nerveux pendant plusieurs années. Avec l’âge ou en raison d’une maladie, le système immunitaire perd de sa capacité à contrôler le virus, qui peut se réactiver. Une réaction inflammatoire s’installe alors dans les ganglions et dans les nerfs, causant l’apparition de vésicules disposées en grappes sur la peau.

Il se peut que les adultes déjà infectés qui ont été en contact avec des enfants atteints de varicelle bénéficient d’une protection accrue contre le zona. Les scientifiques croient qu’une seconde exposition au virus stimule le système immunitaire, et contribue ainsi à maintenir le virus à l’état dormant.

Prévalence

Environ 90 % des adultes dans le monde ont déjà eu la varicelle. Ils sont donc porteurs du virus varicelle zona. Environ 20 % d’entre eux seront atteints de zona au cours de leur vie.

Évolution

En l’absence de traitement, les lésions du zona durent en moyenne trois semaines. La plupart du temps, une seule crise de zona survient. Toutefois, il arrive que le virus zona-varicelle se réactive zona.png

Pour soigner:

Les dépuratifs et les détersifs. Particulièrement : ail, aubépine, cerfeuil, basilic, citronnier, lavande, mélisse, romarin, rose, sauge, thym, tilleuil.

Mon conseil: compresses locales, bains de mains et de pieds de la préparation suivante: une poignée de fleurs et de capsules de coquelicot, une poignée de reine-des prés, et une poignée de tilleul, pour 2 litres d’eau.

En complément: prenez tous les soirs une infusion de thym, de romarin, de lavande, de tilleul et de cerfeuil, une pincée de chaque par bol.

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Plantes

Posté par eurekasophie le 19 septembre 2008

jardin3.jpgjardin2.jpgde plantes

Plantes des gravillons dans les soucoupes ou les plateaux étanches

- Arrosage

Un réflexe fort compréhensible mais défavorable aux plantes d’appartement veut qu’on les pose sur une soucoupe ou un petit plateau. Certes, le sol et les meubles son alors protégés, mais lorsqu’on arrose les plantes, de l’eau s’écoule et séjourne dans la soucoupe, ce qui est très nocif pour les racines. Un truc pour tourner la difficulté:

emoticoneplacer des gravillons dans les soucoupes ou les plateaux étanches destinés à recevoir les pots. Ainsi, l’humidité montera par capillarité ou par évaporation dans l’air;

emoticone pour mémoire, je vous rappelle que l’eau dont vous vous servez pour arroser vos plantes doit être à température ambiante, mais je vous signale également une précaution qu’il et bon de prendre: ajouter quelques gouttes d’ammoniaque ou quelques cristaux de soude à l’eau du robinet, car celle-ci est, la plupart du temps, beaucoup trop calcaire.

Remarque: n’hésitez pas à utiliser l’eau de dégivrage de votre réfrigérateur, car elle est douce(sans calcaire).

emoticoneprenez l’habitude, lorsqu’une bouteille de vin rouge est terminée, de rajouter de l’eau au petit fond de vin qui reste toujours. Vous obtiendrez ainsi une eau rougie qui sera fort appréciée de vos plantes d’appartement.

-Bain

Il est nécessaire de baigner de temps en temps vos plantes, même si vous les arrosez régulièrement. Je vous rappelle qu’il est indispensable de le faire lorsque le son rendu par le pot dans lequel elles sont est clair.

Voici comment les baigner: les immerger dans de l’eau, de manière que le niveau de celle-ci arrive au-dessus de celui du pot. Attendre qu’il n’y ait plus de bulles à la surface de l’eau pour sortir vos plantes de leur bain.

-Feuilles

emoticone Il est indispensable de nettoyer les feuilles des plantes pour préserver leurs échanges gazeux avec l’air. Pour ce faire, les nettoyer tout simplement avec une éponge humide et les vaporiser d’eau de temps en temps.

emoticoneVous pouvez également nettoyer ces feuilles avec de la bière, ce qui aura pour effet de leur donner du brillant, mais à condition de ne pas le faire trop souvent.

-Vacances

Lorsqu’on n’a pas la chance d’avoir une voisine qui puisse venir arroser des plantes d’appartement pendant vos vacances, il est indispensable de mettre au point un système permettant de suppléer à ce manque. Je vous propose celui-ci, inspiré des abreuvoirs destinés à la volaille ou aux oiseaux.

Placer les pots dans votre évier, votre baignoire ou, à défaut, un grand récipient. Verser de l’eau sur une hauteur d’environ un centimètre et fixer au-dessus une bouteille en plastique remplie d’eau. Cette bouteille sera maintenue de telle sorte que le goulot en soit à moitié immergé.

Ainsi, lorsque les plantes absorberont de l’eau, celle-ci se trouvera remplacée au fur et à mesure grâce aux bulles d’air qui s’introduiront dans la bouteille.

Remarque: sachez qu’un litre d’eau alimente en moyenne une plante pas trop grosse pendant un mois environ.

-Vers

Il arrive que des vers apparaissent dans la terre des plantes d’appartement. Voici une recette pour les éliminer sans nuire à leurs racines: diluer de la farine de moutarde dans de l’eau et en arroser la terre à traiter.

-Décoration

Une idée à laquelle on ne pense pas toujours, et qui est pourtant du plus bel effet: installer plantes ou fleurs près d’une glace où elles se reflètent. L’effet décoratif en est doublé.

-Suggestion

Les jacinthes, les noyaux d’avocats ou les patates douces donnent de très jolies plantes vertes lorsqu’on les immerge en partie dans un récipient rempli d’eau. Mais cette eau devient rapidement trouble, ce qui nuit à la réussite de l’entreprise. Mettez donc un petit morceau de charbon de bois dans l’eau et elle restera claire.

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Plantes aromatiques

Posté par eurekasophie le 19 septembre 2008

aromates.jpg

Thym, basilic, aneth, sauge, serpolet……etc…et j’en passe ! Quel régal pour les narines et pour la santé !!

Voici un lien que j’ai trouvé sur le Net et qui sort des sentiers battus.

http://www.jardinons-alecole.org/pages/cultur61.php

Pour conserver toutes ces plantes aromatiques, deux procédés à notre disposition: le séchage ou la surgélation. L’important, dans un cas comme dans l’autre, étant de conserver à ces plantes leurs huiles volatiles.

-Séchage

emoticone Suspendre les bouquets;

emoticone Déposer les branches sur une étamine légère et bien tendue, en veillant à les retourner régulièrement.

Dans les deux cas, choisir un endroit chaud, sec et bien aéré.

-Surgélation

Former des bouquets, petits de préférence, et les maintenir grâce à un long fil. En les tenant par ce fil, les faire blanchir dix minutes à l’eau bouillante. Attendre le séchage complet avant de les répartir dans des sachets en plastique transparent. Mettre ces sachets à l’abri dans une boîte, et placer celle-ci au freezer. Vous ne les sortirez de votre réfrigérateur qu’au moment de leur utilisation.

NOTE IMPORTANTE :

Toutes vos plantes doivent provenir de lieux de récolte(naturels ou dûs à la main de l’homme: jardins, champs, etc.) qui n’ont jamais été souillés de produits chimiques dangereux: engrais industriels, pesticides, herbicides, insecticides……

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