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LE CYPRES

Posté par eurekasophie le 26 septembre 2008

Cyprès
Cupressus sempervirens

PRINCIPES ACTIFS MAJEURS —        Le cône de cyprès contient essentiellement des leucoanthocyanes et des pycnogénols (responsables
   en grande partie de l’action vitaminique P qui correspond à un ensemble de propriétés de protection
   vasculaire en général, veineuse et capillaire en particulier, ainsi que des propriétés veinotoniques), des
   flavonoïdes (qui participent activement à l’action vitaminique P, notamment en étant des anti-oxydants de
   la paroi des vaisseaux, et qui ont également une activité anti-inflammatoire), des proanthocyanidols (qui
   jouent un rôle protecteur des membranes vasculaires contre l’oxydation provoquée par les radicaux libres),
   une huile essentielle contenant des monoterpènes (alpha-pinène, delta-3-carène, sabinène), des 
   sesquiterpènes (delta-cardinène, alpha-cédrène) et des sesquiterpénols (cédrol, cadinol), ainsi qu’un
   tanin
catéchique.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ESSENTIELLES —
 
      Le cône de cyprès possède des propriétés :

   tonique veineuse avec facilitation et régularisation de la circulation de retour ;
   anti-inflammatoire et astringente ;
   • protectrice des membranes cellulaires contre l’oxydation provoquée par les radicaux libres et du
      collagène contre les agents dénaturants.
 LE CYPRES dans   INDICATIONS PRINCIPALES —

      Actuellement, le cyprès est utilisé :
  1) En général : 

   • Pour maintenir un excellent tonus veineux et prévenir ainsi tous les troubles résultant d’une
      insuffisance de la circulation de retour. 
  2) En particulier :   • Sphère vasculaire : Jambes lourdes – Œdèmes des membres inférieurs – VaricesHémorroïdes -
      
Couperose.
 ptipot1 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees  FORMES D’UTILISATION —

   — Les formes habituelles d’administration du cyprès en phytothérapie contemporaine sont la poudre totale
   sèche (micronisée, et de préférence cryobroyée) en gélules qui représente le totum végétal du cône dans
   toute son intégrité et toute son intégralité, et l’extrait sec (souvent sous forme de nébulisat) également en
   gélules.

   — Il peut aussi être pris sous forme de décoction-infusion (faire bouillir 30 g de cônes frais écrasés dans un
   litre d’eau pendant 15 minutes ; laisser infuser 10 minutes et filtrer
). Cette décoction n’est plus guère
   utilisée par voie générale interne, mais elle peut toutefois rendre encore des services par voie locale
   externe : compresses imbibées de décoction chaude sur les
hémorroïdes douloureuses, ou en bains de
   pieds prolongés d’une quinzaine de minutes pour combattre la transpiration fétide.

   — Il est également utilisé dans de nombreuses préparations magistrales associant diverses autres plantes
   complémentaires (sous forme de décoctions composées, mais surtout aujourd’hui sous forme de mélanges de
   poudres totales ou d’extraits secs en gélules, ainsi qu’en association sous d’autres formes d’utilisation comme
   la teinture, l’extrait hydro-glycolique, ou encore l’huile essentielle) choisies et prescrites en fonction de
   chaque malade par les médecins phytothérapeutes.

   — Le cyprès existe enfin sous forme de plusieurs spécialités pharmaceutiques phytothérapiques répondant
   à ses indications (seul ou en association avec d’autres plantes aux vertus complémentaires) :
Artérase* -
   Hémoluol* – Huile essentielle micro-encapsulée (S-CAP-T) de Cyprès Derpha* – Phytescens F45
   Circulation* – Phytodif Cyprès* – P. Veinos* – Veinostase* –
etc.

 ptipot1  POSOLOGIE MOYENNE —

      Les doses moyennes journalières à prendre pour les différentes formes habituelles d’utilisation sont les
   suivantes :

   • Poudre totale sèche micronisée en gélules : 1 à 2 g répartis en trois prises égales (matin, midi et soir)
      à prendre avec un verre d’eau au début des repas. 

   • Extrait sec (nébulisat) en gélules : 200 à 400 mg répartis en trois prises égales (matin, midi et soir)
      à prendre avec un verre d’eau au début des repas.
 
   • Décoction-infusion : Boire une tasse (sucrée éventuellement avec du miel) matin, midi et soir quelques
      instants avant les repas.
  
      La durée du traitement est éminemment variable en fonction des troubles à traiter et de leur importance.
      En règle générale, pour en retirer les meilleurs bénéfices, les cures doivent toujours être assez longues et,
      surtout, être renouvelées régulièrement avec une fréquence spécifique selon l’indication (en moyenne trois
      semaines par mois en traitement curatif et une semaine sur deux en traitement préventif). 

   • Préparations magistrales médicales : Suivre strictement les indications mentionnées sur l’ordonnance
      par le médecin traitant.

   • Spécialités pharmaceutiques : Suivre les recommandations d’utilisation du laboratoire quant à la dose, la
      durée du traitement et – pour les enfants - l’âge à partir duquel la spécialité peut être prise.

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LA CHICOREE

Posté par eurekasophie le 26 septembre 2008

chicoreeps1.jpgCichorium viendrait du grec kikkorion qui aurait lui-même emprunté son nom à l’égyptien. On n’a pas affaire, ici, à une petite jeunesse inexpérimentée, non monsieur! Cette plante accompagne les humains depuis la nuit des temps, probablement en fait depuis les premiers repas gargantuesques que nos ancêtres des cavernes se sont envoyés, sans réfléchir, derrière le collier de dents d’aurochs, et qui ont alors découvert les merveilleux bienfaits des plantes amères.

Fleur de Cichorium intybus

« Chicorée », qui vient sans transition du latin, est apparu dans la langue française au XIIIe siècle. On ne sait pas à quoi fait référence l’expression « barbe-

de-capucin » qui lui a été attribuée. Aux moines du même nom ou au diable de petit singe d’Amérique à longue barbe? L’expression a d’ailleurs été

attribuée à au moins deux autres plantes, l’usnée barbue (un lichen) et la nigelle (une aromatique à graines noires), ce qui, n’est-ce pas?, nous rend la tâche plus facile.

Dans les campagnes françaises, on l’appelle « laideron », la « pôvre  », à cause de son allure rabougrie. Mais, pas grave, pas grave, car l’herboriste Maurice Mességué, qui ne manquait jamais d’assaisonner son discours d’un brin de chauvinisme mâle, a écrit en parlant de la chicorée que « comme les femmes, les plus humbles plantes sont parfois les plus riches en vertus cachées ». Et dire que j’ai nommée ma chatte « Chicorée »! Si j’aurions su, j’aurions pas!

Son rôle dans l’équilibre écologique

Aujourd’hui, la chicorée est aussi peu appréciée que le pissenlit par les amateurs de beau gazon, du genre tapis artificiel, franchement suspect. Les golfeurs lui portent une haine à la hauteur de leur inépuisable quête de renommée. Et pourtant, ces deux plantes ont toujours joui d’une grande popularité dans la vieille Europe, car on voyait en elles ni plus ni moins que des anges salvateurs arrivant à point nommé avec les premiers beaux jours de l’année. Il est vrai que, comme tous les membres de la vaste famille des composées qui, pour reprendre les mots du frère Marie-Victorin, représente un type biologique encore jeune et en pleine évolution, elles se montrent particulièrement agressives et envahissantes, et que leur profonde racine pivotante est pratiquement indestructible.

Comme un certain nombre d’autres végétaux, la chicorée est dite plante horloge. Ses belles fleurs bleues, qui s’épanouissent de juillet à septembre, ne sont ouvertes que de l’aube jusqu’à midi (quand il fait soleil), très exactement aux heures où les pollinisateurs qui s’intéressent à elles s’activent le plus.

Et ça se mange?

La chicorée sauvage est la « mère » d’une multitude de plantes potagères – l’endive à forcer, la radicchio, la Trévise – dont on a sélectionné d’innombrables variétés au fil des siècles. À cause de son amertume plus ou moins prononcée selon les variétés et les conditions climatiques, ces plantes ont pendant longtemps été boudées des Nord-Américains, dont le palais, on le sait, est d’une grande sensibilité. Toutefois, il semble bien que depuis une dizaine d’années, on ait appris à les apprécier, si bien qu’on en trouve de plus en plus en épicerie.

Naturalisée depuis relativement peu de temps en Amérique du Nord, la chicorée sauvage ne semble pas avoir été consommée par les Amérindiens. C’est vraiment en Europe, et particulièrement sur le pourtour méditerranéen, qu’on l’a consommée (et la consomme toujours) en abondance, ses feuilles dans les salades printanières et ses racines, rôties et relevées d’un filet de beurre ou de crème.

En Europe, la racine torréfiée est employée comme succédané du café depuis le blocus continental, soit depuis 1806-1807, années où Napoléon 1er, qui avait décidé de ruiner économiquement la Grande-Bretagne, interdit l’accès des ports du continent aux navires britanniques, lesquels transportaient, notamment, du café. On l’emploie également à cette fin dans le sud des États-Unis en raison, paraît-il, de l’influence française qui persiste dans cette région. En France, on la mélange souvent au café afin d’en équilibrer la saveur et pour en contrer l’acidité et les effets indésirables sur l’estomac. D’ailleurs, on l’a beaucoup employée pour soulager l’acidité gastrique. L’amour des Français pour la bonne chère les aurait poussés à adopter la chicorée comme remède de première ligne contre tout trouble d’origine digestive.

Pour préparer le café de chicorée, on coupera la racine en petits morceaux que l’on fera rôtir à sec dans une poêle jusqu’à ce qu’ils prennent une belle coloration brun-noir. Laisser refroidir et garder dans une boîte bien fermée. Il suffira ensuite de moudre, au besoin, quelques morceaux de racine torréfiée. Les proportions sont d’environ 2 cuillerées à thé de poudre par tasse d’eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser dix minutes avant de passer.

Pour enlever aux jeunes feuilles un peu de leur amertume, on peut les blanchir, c’est-à-dire recouvrir la rosette tout juste sortie de terre d’un paillis meuble. Au bout d’une semaine, les feuilles, qui ont été privées de lumière, devraient émerger du paillis bien blanches et prêtes à être mangées en salade. L’hiver, on déracine la plante, on coupe ses feuilles au-dessus du collet, on place la racine dans du sable humide, on recouvre d’un pot de façon à ce qu’elle pousse en pleine noirceur et, quelques semaines plus tard, on aura de quoi se constituer une belle salade de barbe-de-capucin laquelle, contrairement à la witloof (dite endive belge), produit au forçage des feuilles dentelées et échevelées.

Les boutons fleuris peuvent être conservés au vinaigre et les fleurs épanouies ajoutées aux salades qu’elles agrémenteront de leur belle couleur bleue.

Les racines sont mises à cuire dans une ou deux eaux afin de leur retirer une partie de leur amertume (voir notre recette dans Documents associés). Même chose pour les feuilles plus âgées, que quelques eaux de cuisson rendront plus comestibles.

Et ça soigne quoi?

Très proche du pissenlit dont elle partage l’amertume, la chicorée possède sensiblement les mêmes propriétés. C’est une plante « nettoyante » et ce n’est certainement pas un hasard si elle arrive si tôt au printemps, après qu’on ait passé un long hiver à s’encrasser l’organisme.

Tonique, apéritive, dépurative, la racine a servi à soigner la jaunisse, la congestion du foie, les obstructions des viscères, les affections de poitrine et toutes les maladies où il est nécessaire de purifier le sang. Légèrement laxative, elle serait également efficace en cas d’indigestion. Riche en inuline – un sucre complexe qui n’est pas absorbé par l’organisme – elle est utile aux diabétiques.

Bonne pour le foie à des doses raisonnables, elle lui est nocive à doses élevées. Il paraît d’ailleurs que, jadis, lorsque l’on voulait simuler une jaunisse, on en prenait de fortes doses. Le blanc de l’oeil et la peau, prenaient alors une teinte jaunâtre des plus alarmantes, ce qui vous permettait d’obtenir sur-le-champ le congé de maladie tant souhaité.

Autrefois, on préparait un sirop laxatif pour les enfants à base de racine de chicorée et de rhubarbe.

Le jus a été employé à la place des feuilles ou de la racine.

Feuilles et racines se préparent en décoction à raison de 1 ou 2 cuillerées à soupe de plante hachée par tasse d’eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser 15 minutes. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.

On prend une cuillerée à soupe de jus, dilué dans un demi-verre d’eau, matin et soir.

En voie externe, on appliquait les feuilles froissées sur les enflures, les inflammations en général et celle des yeux en particulier. Les personnes souffrant de larmoiements persistants s’en voyaient grandement soulagées.

On la trouve où?

Partout dans les lieux habités, à la ville (dans les lieux vacants) comme à la campagne (dans les champs, sur les bords de chemin, etc.). Il faut la récolter au printemps avant la floraison, qui se produit depuis juillet jusqu’à la fin de l’été, ou tard à l’automne.

 

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LE CHARDON

Posté par eurekasophie le 26 septembre 2008

chardon2.jpg

NOMS COMMUNS :
Silybe de Marie, Lait de Notre-Dame, Artichaut sauvage, Chardon argenté, marbré, Epice blanche.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Lipides, albumine, huiles essentielles, flavonoïdes.PARTIES UTILISEES :
Le fruit.
UN PEU D’HISTOIRE : Silibum vient du grec silybon, nom d’un Chardon dont les feuilles étaient consommées; marianum, en souvenir de Marie. Le nom de chardon marie vient d’une jolie légende du Moyen-Age. La Vierge Marie, voulant cacher son enfant Jésus aux soldats d’Hèrode le Grand, le dissimula sous les larges feuilles d’un chardon. Dans sa hâte, quelques gouttes de lait tombèrent de son sein sur les feuilles de chardon, qui en ont gardé une trace héréditaire près de leurs nervures.Il paraît que ce Chardon cultivé le long d’un mur empêche les voleurs d’entrer! Brulées dans l’âtre pendant un orage, les têtes de Chardon ont la réputation de détourner la foudre de la maison.
DESCRIPTION : Le Chardon Marie est une belle plante bisannuelle, à racine pivotante forte. longue, épaisse, fibreuse. La tige, de 1 mètre et plus, est cylindrique, robuste, dressée, très souvent rameuse. Elle porte des feuilles alternes, très grandes, sans sti-pules, tachées de blanc le long des nervures, bordées d’épines dures et pointues. Les fleurs sont groupées en capitule arrondi, très gros, placé à l’extrémité de la tige. Le fruit est un peu comprimé et lisse.
CULTURE ET RÉCOLTE : Commun dans les régions chaudes et tempérées, le Chardon Marie ne pousse guère au-dessus de 700 mètres d’altitude. Sa culture demandant un sol fumé et frais, on le prophytotherapie par semis en pleine terre au printemps. Ramassez les feuilles pour en faire des soupes ou pour les faire sécher, au début de l’été. Pour récupérer les graines, coupez les capitules à maturité, faites-les sécher et battez-les.

USAGES :
D’un point de vue plus scientifique. le fruit de cette plante renferme trois substances bénéfiques pour le foie, réunies sous le nom de silymarine. La silymarine est hèpatoprotectrice : elle permet une guérison plus rapide des hépatites et des cirrhoses en favorisant la reconstruction du foie.
Elle favorise l’écoulement de la vésicule biliaire et, à ce titre, est active en cas d’insuffisance hépatique ou de calculs biliaires. Associée à la fumeterre, elle permet d’obtenir un excellent effet de drainage hépatique.
Le chardon marie est aussi hémostatique. Il est ainsi conseillé an cas de saignements de nez fréquents et de règles abondantes
.

INDICATIONS :

- INSUFFISANCE HÉPATIQUE, CIRRHOSE DU FOIE, HEPATITES,
- ALCOOLISME,
- SAIGNEMENTS DE NEZ. RÉGLES ABONDANTES,
- CALCULS BILIAIRES,
- TRAITEMENT COMPLÉMENTAIRE DES INTOXICATIONS ALIMENTAIRES.

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LE CERFEUIL

Posté par eurekasophie le 26 septembre 2008

Cerfeuil commun
Anthriscus cerefolium
Anthriscus cerefolium
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Apiales
Famille Apiaceae
Genre Anthriscus
Nom binominal
Anthriscus cerefolium
(L.) Hoffm., 1814
LE CERFEUIL  dans

Au Moyen Âge déjà, le cerfeuil commun avait des vertus apéritives, c’est-à-dire qu’il ouvrait l’appétit, diurétiques, notamment ses tiges et ses racines, et dépuratives. Il est conseillé d’en consommer 10 g par jour environ (2 à 3 cuillères à soupe) pour bénéficier de ses bienfaits. Le cerfeuil est une excellente source de vitamine C, de provitamine A et de vitamine B9 ; il est riche en minéraux et en oligo-éléments.

En application locale, il s’avère bénéfique en cas de piqûres d’insectes, d’eczéma, de certaines éruptions et favorise la cicatrisation des plaies. Sur une plaie, le suc frais du cerfeuil, associé à du souci, contribue au non développement des germes grâce à ses propriétés antiseptiques. Pour les personnes souffrant de rétention d’eau ou de problèmes pulmonaires, une cure de dépuration au cerfeuil est idéale au printemps. Les congestions des reins ou les engorgements laiteux de la poitrine peuvent être apaisés avec une décoction des sommités fleuries et des semences de cerfeuil, posée en cataplasme tiède sur la zone à traiter. Cette herbe aromatique est aussi efficace contre les contusions : il faut pour cela faire un cataplasme avec les feuilles écrasées auxquelles on ajoute du vinaigre et du sel. Enfin, on lui reconnaît aussi des vertus stimulantes.

Attention cependant, les femmes qui allaitent ne doivent pas consommer de cerfeuil.

 

Le cerfeuil musqué, dont le goût rappelle celui de l’anis, est très efficace contre le diabète. Il faut pour cela mâcher les feuilles, les fleurs ou les fruits. Au Moyen Âge, on disait également qu’il faisait passer les douleurs de l’enfantement pour les femmes.

Dégustation

Choisissez-le fortement parfumé ce qui est un gage de fraîcheur. Si vous le faites pousser vous-même, ne le laissez pas grandir au-delà de 20 cm pour que les feuilles soient bien parfumées.

Conservez-le très peu de temps, car une fois cueilli, le cerfeuil perd très vite son parfum. Il est donc préférable de le consommer immédiatement ou de le congeler (après l’avoir fait blanchir quelques secondes dans l’eau bouillante). Séché, le cerfeuil perd une grande partie de son parfum.

Consommez-le cru car il perd son goût à la cuisson. Néanmoins, vous pouvez l’ajouter en toute fin de cuisson ou en parsemer les plats au moment de servir, pour profiter pleinement de ses saveurs. Il est préférable d’utiliser des ciseaux pour le hacher afin de préserver son parfum délicat. Attention, il ne faut jamais faire bouillir le cerfeuil. Souvent utilisé en assaisonnement dans les salades, les vinaigrettes ou en potage, le cerfeuil parfume aussi délicieusement les omelettes, les viandes, les poissons, les crustacés, le fromage blanc, les sauces (comme la béarnaise et la gribiche), le vinaigre de vin blanc… On peut aussi consommer les graines en salade, à l’huile et au vinaigre. Cependant, il faut éviter de la préparer avec du citron dont il renforce l’acidité.

Histoire

Le cerfeuil est une plante aromatique faisant partie de la famille des ombellifères. Il est originaire de Russie méridionale et commune dans toute l’Europe. Il fut introduit en Europe du Nord par les Romains.

Il est cultivé annuellement et peut atteindre entre 30 et 60 cm. Il se caractérise par des petites fleurs blanches et des feuilles finement découpées. Il aime les sols riches en humus, pousse à mi-ombre et doit être souvent arrosé. Il faut le semer en place. On peut commencer à couper les feuilles un mois après le semis, avec un couteau.

Le cerfeuil est une des « fines herbes » avec l’estragon, la ciboulette et le persil

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LE CASSIS

Posté par eurekasophie le 26 septembre 2008

Pour l’alimentation

Avec le cassis, on peut réaliser des gelées, des confitures, des tartes avec d’autres fruits rouges ou en charlotte, et des sorbets. On peut aussi le consommer de manière liquide, avec la célèbre crème de cassis que l’on utilise pour faire les kirs, du nectar (très apprécié en Bulgarie), des sirops, des liqueurs, de la purée ou du coulis.

Le cassis se conserve bien par la congélation, et peut constituer une intéressante réserve de fruits rouges pour l’hiver.

pour la santé

Le cassis est un concentré d’énergie et de principes actifs :

  • Son fer et sa richesse en vitamine C, en font un excellent fortifiant anti-fatigue et anti-infectieux.
  • Son calcium (60 mg pour 100 g) contribue aussi à la santé des os.
  • Il favorise l’élimination de l’acide urique. Il est donc conseillé pour soulager les rhumatismes, la goutte, et l’arthrose, on trouve dans le commerce des préparations à base de bourgeons et d’« harpagophytum ».
  • Diurétique et dépuratif puissant, il stimule la fonction hépatique et la fonction rénale. Il est recommandé en cas d’obésité.
  • Il est bénéfique dans le cadre de troubles circulatoires et d’hypertension.
  • C’est un anti-diarrhéique indiqué en cas de dysenterie.
  • C’est un cicatrisant efficace, il accélère la guérison des plaies, des furoncles, des abcès et des piqûres d’insectes (application externe).

Ses feuilles sont très utilisées en herboristerie, séchées et finement broyées.

Cassis
(valeur nutritive pour 100g)
eau : 78 à 79 % cendres totales : g fibres : 7 g valeur énergétique : 55 kcal
glucides: 9 g protéines: 1,2 g lipides: 0,2 g sucres simples : g
Sels minéraux & oligo-éléments
potassium : 370 mg calcium : 60 mg phosphore : 34 mg magnésium : 17 mg
fer : 1,3 mg sodium : mg zinc : µg cuivre : µg
vitamines
vitamine C : 200 mg vitamine B1 : µg vitamine B2 : µg B3/PP/Niacine : 300 µg
vitamine B5 : µg vitamine B6 : µg vitamine B9 : 40 µg vitamine B12 : µg
vitamine A : µg rétinol : µg vitamine E : µg vitamine K : µg
acides gras
saturés : g mono-insaturés : g poly-insaturés : g cholestérol : mg

lecassis.jpg

 

Ce fruit rouge, dont la couleur se rapproche plutôt du noir violacé, se démarque par sa grande résistance au froid. (Juin 2004)

LE CASSIS dans

La fraise

fleche dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

La framboise

fleche

La cerise

fleche

La myrtille

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fleche Fêtes

fleche

Livres et sites

Les origines
Le cassis, « Ribes nigrum« est originaire de l’hémisphère nord, où les températures plus fraîches ont permis son développement : l’Europe, l’Asie et et le nord du continent américain l’ont vu naître. Il apparaît en France en 1750, lorsqu’on plante les premiers cassissiers dans le château de Montmyard à Dijon, ce qui explique que la Bourgogne soit restée particulièrement attachée à ce fruit.

Fiche descriptive
- Famille des saxifragacées
- 50 calories aux 100 grammes
- Champion de la vitamine C (200mg/100g), il en contient 4 fois plus que l’orange !
- Riche en fibres (7 g / 100g), il contient en quantité importante du potassium (370 mg /100 g) et du calcium (60 mg / 100 g )
- Diurétique et anti-diarrhéique

Principalement cultivé en Bourgogne, on peut également retrouver le cassis dans l’Orléanais et la Haute-Savoie. Cette baie exige des températures très basses pour se développer, elle pousse jusqu’à 3000 mètres d’altitude et résiste à des températures allant jusqu’à -40°C. Sa culture est très surveillée, le climat français n’étant pas forcément assez rigoureux pour elle. Malgré ses exigences de froid, le cassis est pourtant actuellement cultivé jusque dans l’hémisphère Sud. En France on le récolte entre le 1er et le 15 juillet.
Il existe jusqu’à 150 espèces différentes de cassis, variant en goûts et en couleurs.
A noter que le cassis est cousin avec la groseille ; on l’appelle d’ailleurs « la groseille noire« . Appartenant à la famille des « Ribes », la groseille se distingue en groseilliers blancs ou rouges « Ribes rubrum » et groseilliers à maquereau « Ribes grossularia
« .

Déguster
- Pour s’assurer que le cassis est mûr, il doit se détacher facilement de la grappe. Fragile, il ne doit pas rester en contact trop longtemps avec l’eau.
- Contrairement aux autres fruits rouges le cassis, qui se démarque par un goût plutôt acide et une peau épaisse, est finalement peu consommé tel quel. Il est principalement transformé en crème de cassis, en confiture et rentre dans la composition de nombreux vins.
- Ses feuilles sont également exploitées pour leurs vertus médicinales. Séchées, elles ont une acton anti-inflammatoire, aident à lutter contre les rhumatismes et favorsent l’élimination rénale. Elles se consomment en infusion, sous forme d’ampoules ou de médicaments
.

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LA CAPUCINE

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

Plante cultivée que l’on utilise entière sans les racines.La capucine est utilisée pour les maladies respiratoires comme les bronchites.
Egalement : Règles insuffisantes, constipation, manque d’appétit, rachitisme.
Et en usage externe : Chute des cheveux.

 

Nom latin

Tropaelum majus

Famille

Tropaelolacées

Autres noms

Cresson d’Inde

Cresson du Mexique

Cresson du Pérou

Fleur d’amour

Fleur sanguine du Pérou

Plante pour les cheveux

Poivre du Pérou

Partie utilisée

Les graines
Les feuilles
Les fleurs

Cette fleur sud américaine, appréciée pour ses qualités décoratives se prête très bien à un usage culinaire.
Les graines vertes ont un goût poivré. Les feuilles apportent aux salades et potages qu’elles accompagnent un goût de cresson légèrement poivré. Les jeunes boutons floraux sont excellents utilisés comme câpre, et enfin, les jeunes fleurs peuvent décorer originalement les salad

En infusion une pincée par tasse d’eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour.En usage externe une poignée de feuilles, fleurs et graines dans un litre d’eau faire bouillir 15 minutes en lotion du cuir chevelu contre la chute des cheveux.

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la bourse à pasteur

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Bourse à pasteur
Capsella bursa-pastoris

On dit qu’à la ceinture des bergers d’autrefois, pendait une bourse, vaguement triangulaire, qui était toujours plate, « because » les bergers étaient très pauvres, c’est bien connu. C’est à cause de la ressemblance des fruits de la plante à cette fameuse bourse qu’on lui a donné le nom de bourse-à-pasteur, plus rarement bourse à berger, ou encore mollette de berger.

D’ailleurs, il est intéressant d’observer qu’en français comme en anglais, le mot « pasteur » apparaît dans le nom de nombreuses plantes. Ainsi, on a l’horloge de pasteur, la boussole de pasteur, l’aiguille de pasteur, la pipe de pasteur, la massue de pasteur… On peut imaginer que toutes ces plantes ont fait office d’outils et d’instruments de fortune pour les pasteurs qui, six ou sept mois par année, vivaient loin de tout et devaient se débrouiller avec ce qu’ils trouvaient dans le milieu sauvage.

Son rôle dans l’équilibre écologique

Tout comme le plantain, la bourse-à-pasteur est l’une des premières plantes à coloniser une terre nue. Dans ce sens, elle contribue à réduire les effets de l’érosion résultant de l’action du vent ou de la pluie. Il faut la remercier pour cela d’autant plus qu’elle a une remarquable capacité d’adaptation aux sols de toute nature. Par contre, elle est dotée d’une prodigieuse fécondité – une seule plante peut mûrir 50 000 graines – ce qui, pour les jardiniers qui auront négligé de l’arracher au bon moment, représente des années et des années de lutte acharnée pour l’éradiquer du potager. Toutefois, peut-être se consoleront-ils de savoir que ses graines sont très appréciées des oiseaux. Il ne faut donc pas hésiter à ramasser la plante et à la faire sécher pour les récupérer et les mettre dans les mangeoires. L’hiver, à – 20 ° C, en pleine tempête, cela fait chaud au coeur de voir les minuscules mésanges manger tout leur content.

Les humains aussi en mangent?

En Europe, on a mangé les jeunes rosettes de feuilles, crues ou cuites, au printemps surtout. On les a également conservées par lactofermentation. Au Japon, elles constituent l’une des sept herbes printanières traditionnelles, hachées et cuites avec du riz et d’autres plantes sauvages. Un peu sucrées, les petites fleurs blanches peuvent s’ajouter aux salades. On peut également exprimer le suc de la plante fraîche et l’ajouter à un jus de légumes. Enfin, les petites graines possèdent une saveur piquante qui en fait un excellent condiment, tout à fait terroir.

Bien que la plante soit naturalisée depuis longtemps, les Amérindiens ne semblent pas l’avoir consommée dans le passé. Ainsi, c’est assez récemment que les Nlaka’pamux de la Colombie-Britannique la préparent en faisant tremper les feuilles toute la nuit pour les manger ensuite crues ou cuites à la manière des épinards. Voyez aussi notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la bourse-à-pasteur a servi à combattre le scorbut. De plus, elle serait un antiseptique urinaire et aurait la propriété de dissoudre les calculs aux reins. « Ici, au Canada, écrit-on dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, on l’emploie beaucoup pour les maladies de vessie, surtout des vieillards. »

Mais c’est pour ses propriétés hémostatiques qu’elle est le mieux connue. On l’a employée en Allemagne au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918) pour arrêter les hémorragies consécutives aux blessures. Pour les mêmes raisons, elle a servi à soigner les divers types d’hémorragies utérines qui touchent les jeunes filles à la puberté ou les femmes à la ménopause et soignerait les règles profuses et irrégulières. Tonique astringent, elle est réputée augmenter le tonus du muscle utérin, action qui serait d’ailleurs connue depuis l’Antiquité grecque. Varices, hémorroïdes, hémophilie, hématurie et hémoptysie bénéficieraient également de son activité hémostatique.

Toutefois, ses propriétés hémostatiques sont controversées, particulièrement en ce qui a trait aux hémorragies utérines. On « se dispute » très fort à ce sujet dans certains cercles médicaux allemands, faisant parfois usage, raconte-t-on, d’épithètes fort disgracieuses. C’est que l’efficacité de la plante peut varier considérablement selon les lots. Certains croient que c’est parce que l’activité thérapeutique n’est pas attribuable à la plante elle-même, mais à un champignon qui vivrait en symbiose avec elle. Seules seraient efficaces les plantes portant le champignon. Cependant, bien qu’élégante, cette hypothèse n’a pas été démontrée. Une autre hypothèse, plus vraisemblable, est que les composés actifs de la plante s’altèrent rapidement une fois qu’on l’a récoltée. D’où la recommandation traditionnelle, séculaire, de l’employer uniquement fraîche, que ce soit en infusion ou en teinture, chose relativement facile, car elle se récolte pratiquement tout au long de la saison.

À cause de ses propriétés astringentes, on l’a aussi employée contre la diarrhée. On lui attribue en outre le pouvoir de stimuler la circulation et d’abaisser la pression sanguine. De plus, elle serait utile contre l’épilepsie et certaines affections nerveuses. Pour leur part, les Chinois assurent que les graines améliorent la vision.

Préparations

On prépare l’infusion en faisant bouillir puis infuser 10 minutes 30 à 60 g de plante par litre d’eau. Prendre trois tasses par jour, entre les repas. La teinture se prépare en faisant macérer pendant 10 jours 350 g de plante fraîche dans un litre d’alcool à 45 %. Prendre 15 à 20 gouttes, 2 ou 3 fois par jour.

Par voie externe, on peut appliquer la plante fraîche sur les plaies, particulièrement sur les coupures qui saignent abondamment. De même, on arrêtera un saignement de nez en plaçant dans la narine un morceau d’ouate imbibé du suc de la plante.

Êtes-vous du type « bourse-à-pasteur »?

Selon la tradition hygiéniste allemande, il existe un type de femme « bourse-à-pasteur », comme il y a un type de femme « achillée millefeuille », «camomille» ou « alchémille ». La femme « bourse-à-pasteur » est peu compliquée, optimiste, pleine de vie et d’enthousiasme; de plus, elle possède une extraordinaire aptitude à récupérer rapidement après une maladie. Utile à toutes les femmes (quel que soit leur type) épuisées par de nombreuses grossesses ou par les interminables veilles qu’imposent parfois la naissance et les premiers mois de la vie d’un enfant, la plante serait particulièrement bénéfique aux femmes « bourse-à-pasteur », car elle rehausserait leur faculté de récupération rapide et complète à la suite d’une période d’épuisement profond.

On la trouve où?

Considérée comme une des mauvaises herbes (Mauvaises? Non! tout au plus inopportunes et malvenues aux yeux de certains!) les plus répandues sur la terre, la bourse-à-pasteur pousse dans n’importe quel sol sous n’importe quel climat. On la trouvera dans les terrains vagues ou les clairières, sur le bord des chemins, le long des haies, à l’ombre comme au soleil, en plaine comme en montagne. Elle ne dédaigne pas non plus les fentes des trottoirs. On récolte ses parties aériennes lorsqu’elle est en fleur.

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La bourrache

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Bourrache officinale
Borago officinalis

 

La bourrache

(Borago officinalis – borage) est une plante annuelle de la famille des borraginacées comme la consoude, le myosotis et la vipérine. Elle est originaire de l’ouest de la méditerrannée mais naturalisée à plusieurs endroits en Europe et en Amérique, dont ici même au Québec.

Description

La bourrache a l’aspect d’un buisson. Elle atteint de 20 à 60 cm de hauteur habituellement mais peut croître jusqu’à 90 cm de hauteur en sol riche.

Les feuilles gris-vert de la bourrache sont épaisses et hérissées de poils. Elles sont ovales à oblongues, celles de la base formant une rosette et les autres alternant sur la tige principale et les branches. La tige ronde est pubescente et vide au centre.

Les fleurs en forme d’étoile possèdent une corolle bleue à mauve, parfois même rose ou blanche, avec un cône noir à brun foncé qui prolonge les étamines. Les fleurs forment des grappes pendantes.

CULTURE

Conditions propices

La bourrache croît bien dans la plupart des types de sols et peut se contenter des sols pauvres et secs. Un sol léger et bien drainé est préférable. Le pH doit se situer entre 4.8 et 8.3. L’exposition des plants peut être en plein soleil ou en demi-ombre.

Propagation

La bourrache se propage par semis bien que la division racinaire soit possible. On plante les graines tôt au printemps en sol chaud en groupe de trois dans des trous de 2,5 cm de profondeur et à tous les 30 à 60 cm en rangées, en rangs espacés de 45 cm. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, on les éclaircit de façon à ne garder que les meilleurs. Avec 28 grammes (1 once) de graines de bourrache, on peut semer un rang de 150 mètres.

La bourrache prend environ 8 semaines à fleurir. Une plantation en mai donnera des fleurs en août et continuera à fleurir jusqu’au premier gel après quoi les fleurs se transformeront en une masse noire.

La bourrache produit des graines facilement et donc se propage d’elle-même. Elle développe une racine forte, ce qui la rend difficile à transplanter. Il est donc conseillé, pour un jardin, de planter la bourrache en bordure ou en un point central, de toute façon dans un endroit permanent où son envahissement ne gênera pas. C’est une plante idéale pour une prairie-pelouse ou un coin un peu sauvage.

Les plante compagnes recommandées avec la bourrache sont le fraisier et les choux.

Récolte

La récolte des feuilles se fait de préférence avant que les fleurs n’apparaissent. A ce stade, elles sont tendres et parfumées. En fait, on peut commencer à récolter les feuilles dès que les plants ont atteint 5 cm de hauteur.

La récolte des fleurs se fait dès le début de la floraison. On peut faire deux à trois récoltes successives ou faire des semis successifs. Attention aux abeilles qui sont nombreuses à butiner sur la bourrache! En année pluvieuse, l’arôme des fleurs est beaucoup moins prononcé.

Séchage

Un séchage rapide à l’ombre, à l’air et à chaleur modérée (entre 18 et 35C) est préférable pour les feuilles et les fleurs de la bourrache. Il est important de les disposer en couches minces sur les séchoirs et de s’assurer que les feuilles ne sont pas superposées, ce qui empêcherait la circulation de l’air. Si la circulation de l’air n’est pas bonne, la bourrache a tendance à devenir brune ou noire. Pour de petites quantités de fleurs à sécher, il est préférable d’enlever les feuilles. On peut conserver la bourrache séchée en sac de jute en entrepôt chauffé.

UTILISATIONS

Utilisations alimentaires

Les feuilles, les tiges et les fleurs de la bourrache sont utilisés en alimentation.

Les feuilles fraîchement cueillies ont un goût de concombre. Elles sont:

  • - ajoutées aux salades (avec le cresson et le pissenlit par exemple) et aux sandwichs;
  • - utilisées comme herbe fine pour les sauces accompagnant les viandes, les ragoûts, dans les soupes aux pois, dans les omelettes, dans la panure de poisson et les marinades;
  • - bouillies, elles rappellent l’épinard et leurs pilosités disparaissent.
  • Les fleurs sont mangées en salade, mises en conserve, utilisées en confiserie, en sirop ou comme garniture sur les pâtisseries. Elles sont utilisées aussi pour colorer en bleu ou décorer le vinaigre, les alcools et les jus de fruits. Pour n’avoir que la corolle, on prend délicatement la tige de la fleur derrière les sépales, puis on pince et tire les anthères. Toute la corolle quittera alors son piédestal.

    Les fleurs et les feuilles sont infusées ou ajoutées dans la préparation de boissons rafraîchissantes telles que punch ou jus de fruits. Une boisson agréable consiste à prendre une poignée de feuilles fraîches et les laisser tremper dans un litre d’eau avec quelques feuilles de menthe.

    Les tiges séchées sont utilisées pour parfumer les boissons comme le negus et le claret.

    Utilisations médicinales

    Les feuilles de la bourrache, particulièrement lorsqu’elles sont fraîches, sont riches en mucilage, en calcium et en nitrate de potasse (salpêtre). La plante contient jusqu’à 3% de tannins et 30% de mucilage. On lui reconnaît les propriétés suivantes:

  • Lactagogue: La bourrache est utilisée pour accroître la quantité de lait des mères qui allaitent. Plutôt que les feuilles, les Argentins utilisent les graines broyées et ajoutées à du vin blanc comme lactagogue.
  • Pectorale: La bourrache combat les affections pulmonaires telles que les bronchites. Elle est aussi indiquée dans les cas de jaunisse et de maladie du foie et les troubles des reins.
  • Tonique: Selon les anciens Grecs et Celtes, la bourrache rend joyeux et redonne courage aux guerriers. Elle est conseillée pour revigorer les convalescents. Il est prouvé que la bourrache stimule les glandes adrénales. Elle sert aussi à purifier le sang et tonifier le système nerveux ce qui est utile contre l’hystérie et les palpitations cardiaques.
  • Sudorifique, fébrifuge, diurétique et laxative: L’infusion de bourrache augmente la transpiration et la décoction permet de réduire la fièvre. On l’emploie pour aider aux éliminations: rhume, bronchite, rhumatisme, éliminations des chlorures.
  • Émolliente: Le mucilage que contient la bourrache lui donne des propriétés émollientes, adoucissantes, rafraîchissantes qui en font un calmant pour la toux. Elle est indiquée aussi dans les cas de péritonite et pleurésie pour son action calmante et anti-inflammatoire. On fait un cataplasme de bourrache en grattant les poils sur les feuilles et en appliquant sur les inflammations. Ce cataplasme serait bon contre les varrices. Les feuilles macérées sont utilisées au Liban sur les coupures et l’eczéma. Le contact avec les feuilles fraîches peut provoquer une dermatite chez les personnes sensibles. Les cendres de la plante sont aussi utilisées en gargarisme ou mélangées avec de la mélasse pour soigner les maux de gorge.
  • L’utilisation prolongée de la bourrache n’est pas conseillée. En infusion, on prend 1 c. à thé de fleurs séchées ou 2 à 3 c. à thé de feuilles séchées dans 1/2 tasse d’eau pour 5 minutes OU 20 à 40 g de fleurs séchées par litre d’eau bouillante, 3-4 tasses/jour.

    En décoction: 40-50 g de fleurs+tiges+feuilles par litre d’eau.

    Utilisations agricoles et horticoles

    La bourrache est très attirante pour les abeilles. Elle donne un miel de couleur claire.

    Le bleu de ses fleurs est très apprécié en horticulture ornementale. Il s’agit d’une bonne plante pour la croissance en pot car, en pleine terre, elle peut être très compétitive à cause de son feuillage qui fait de l’ombre et de sa racine puissante. Sa combinaison avec des alysses et des aubergines donne un résultat esthétique intéressant.

    En production animale, la bourrache est utilisée comme tonique.

    Comme engrais vert, la bourrache serait intéressante, ne serait-ce du coût de la semence. Sa racine s’enfonce profondément et ses feuilles riches en salpêtre (nitrate de potassium) fournissent des minéraux facilement disponibles.

    Dans la lutte contre les ravageurs, il semblerait que la bourrache repousse les pucerons selon certaines sources populaires. Par ailleurs, des études scientifiques ont démontré que des extraits à l’éthanol ou à l’eau de bourrache n’avait pas d’effet sur les moustiques et le scarabée japonais, bien que ce dernier n’attaque pas la bourrache.

    La bourrache a des propriétés anti-fongiques prouvées, entre autres contre la moisissure grise (Fansworth et al., 1968), d’où sans doute son indication comme plante-compagne du fraisier

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    La bourdaine

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    Bourdaine
    Frangula dodonei

    PHYTOTHÉRAPIE


    SPHÈRE DIGESTIVE
    Nom courant : BOURDAINE Nom latin : Rhamnus frangula
    (Frangula alnus)
    Autres Noms : Nerprun bourdaine, bourgène

    Famille : Rhamnacées
    bois noir, puène, pastel lourd
    Autres domaines : Spécifique : Pancréas/Intestin

    Principales propriétés :
    La bourdaine est une plante utilisée essentiellement pour ses propriétés laxatives, elle ne doit pas être pre- scrite sèche et en cas de fragilité intestinale (irritation) ajouter de la racine de guimauve.
    Étymologie : Rhamnus vient de ramnos qui est le nom grec de la bourdaine ; frangula vient de frangere mot latin signifiant : casser, en effet, les rameaux cassent facilement.Description : Arbuste qui peut atteindre 5 à 6 m de haut dont l’écorce, et en particulier celle des rameaux, est couverte de petites taches blanches appelées lenticelles. Les feuilles sont arrondies à la base. Les fleurs sont blanches, roses ou verdâtres et le fruit est une petite drupe noire rappelant la myrtille.

    Habitat : Toute l’Europe. Fréquente dans les haies, les taillis, les bord de l’eau et les marécages

    Parties utilisées : La seconde écorce (l’aubier) sur des rameaux d’au moins 3 ans d’âge.

    Constituants : Matières minérales
    Anthraquinones (dont la fraguline, laxatif irritant)

    Propriétés : Écorce fraîche
    Émétique puissant (favorise le vomissement)

    Écorce sèche
    Laxatif+++
    Cholagogue +
    Purgatif
    Vermifuge +++
    Antifongique
    (aspergillose)
    Aspergillose. Maladie causée par le développement d’un champignon, Aspergillus fumigatus, dans l’organisme de l’homme et des animaux. Elle se présente généralement chez l’homme sous la forme d’une affection pulmonaire avec hémoptysies (pseudo-tuberculose aspergillaire) ou de lésions cutanées (érythème, pustules, ulcérations, tumeurs sous-cutanées, fistulisées).

    Indications :
    Constipation (origine intestinale) +++
    Insuffisance hépato-biliaire (en association) ++
    Intoxication aiguë
    (en tant que purgatif, vomitif, écorce fraîche)
    Virus de l’herpès ++
    Maladie de la rate
    (grosse rate hématologique, problèmes sur les lignées sanguines, lymphocytes)

    Posologie : Interne
    - décoction :
    - Pour un déblocage ponctuel : entre 5 et 10 g pour un demi litre d’eau, faire bouillir 10 minutes et laisser macérer très longtemps (toute la nuit) et boire par petit verre, espacé tous les 1/4 heure ou les 20 minutes, jusqu’à obtention du résultat souhaiter (mieux vaut rester à la maison).
    - Pour l’herpès : 5 g dans un demi litre d’eau avec de la guimauve (si pas de problème intestinal).
    - Poudre : 1 à 2 g à prendre en même que l’on mange sinon irritant.
    - T.M. : 40 gouttes 3 fois par jour maximum (amorce le travail contre la constipation). Voir Cascara sagrada

    Externe
    - T.M. : Compresses diluées (herpès labial)

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    Le bouillon blanc

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    NOMS COMMUNS :
    Molène, Herbe de saint Fiacre, Cierge de Notre-Dame, Bonhomme, Oreille de Saint-Cloud, Queue de Loup.

     

    CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
    iridoïdes, mucilages.

     

    PARTIES UTILISEES :
    la fleur et les feuilles.

    UN PEU D’HISTOIRE : Ses vertus sont connues de longue date. Dioscoride prescrivait ses racines dans les affections pulmonaires, Pline ses feuilles pour guérir les bronches des humains et les chevaux poussifs; sainte Hildegarde tenait la décoction de fleurs et feuilles pour un véritable spécifique de l’enrouement.Au Moyen Age, en dehors des utilisations qui sont restées courantes aujourd’hui, les médecins conseillaient le suc de bouillon-blanc pour la goutte et les hémorroïdes, cela après une curieuse préparation qui consistait à piler ensemble les feuilles et les fleurs, puis à les laisser pourrir dans une «tinette» de bois fermée hermétiquement avec du plâtre, récipient que l’on exposait au soleil ou que l’on enfouissait dans du fumier; au bout de trois mois de ce qu’on appelait une « digestion », on exprimait le suc qu’on conservait dans des flacons bien bouchés et qu’on appliquait sur les régions douloureuses. Les feuilles étaient également utilisées autrefois pour faire des mèches de lampe à huile, et l’épi floral pour chauffer le four des boulangers.

    DESCRIPTION :Le Bouillon blanc est une plante bisannuelle à racine pivotante, fibreuse et blanchâtre. Sa tige très haute, de 1 à 2 mètres, est droite, effilée, simple, très cotonneuse, elle porte des feuilles grandes, ovales, crénelées, cotonneuses, vert blanchâtre. Les fleurs, grandes, jaunes, sont groupées en un long épi terminal très serré. Elles sont visibles de juin à septembre.

     

    CULTURE ET RÉCOLTE :Le Bouillon blanc est très répandu dans toute l’Europe. Pour sa culture, choisissez une terre légère et bien travaillée. Semez en pleine terre ou sous châssis, à l’automne. Dès le printemps, repiquez les plants à 60 centimètres les uns des autres. Récoltez les feuilles juste avant la floraison, les fleurs à leur complet épanouissement. Les unes comme les autres sont très délicates à sécher, prenez soin de les mettre dans des endroits secs et aérés en les retournant très souvent.

    USAGES : La présence de mucilages adoucissants et d’ harpagosides anti-inflammatoires permet aux fleurs de bouillon blanc d’être utilisées avec sucés dans les inflammations de la gorge et les trachéites. On retrouve aussi d’autres substances actives, dont l’aucuboside, qui sont antimicrobiennes et analgésiques et complètent l’action adoucissante des mucilages dans le traitement des inflammations des voies respiratoires (les six autres étant : le coquelicot, la mauve, la guimauve,  la violette, le tussilage et le pied de chat). Préparez les feuilles ou les fleurs en infusion, à raison d’une cuillerée à soupe  par tasse. Prenez soin de bien filtrer pour éliminer les poils irritants. Prenez-en deux ou trois tasses par jour.

    Décoction De fleurs (et éventuellement de feuilles) pour l’usage externe ( lavements, compresses, pansements, etc.): jetez une bonne poignée de plante (trois poignées de feuilles) dans un litre d’eau.

    Huile

    De fleurs : dans 1/2 litre d’huile d’olive ou d’amandes douces, faites macérer pendant une semaine deux poignées de fleurs sèches.


     

    INDICATIONS :

    - TOUX,
    - TRACHEITE,
    - INFLAMMATION DE LA GORGE,
    - BRONCHITES AIGUES ET CHRONIQUES.

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaires »

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