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HISTOIRE DE SAUGES ….

Posté par eurekasophie le 11 décembre 2009

saugeofficinale.jpg  Voici la sauge officinale

C’est bien grâce à Marius si je vous écrit ces différents articles sur la sauge….

Car contrairement à ce que je pensais, il en existe —comme pour beaucoup d’autres sortes de plantes— bien des variétés.

C’est tout simplement en confiant un jour à Marius :  » ..j’ai fait de la liqueur de sauge mais je la trouve trop forte en goût, pourtant j’ai respecté les doses… »

qu’il m’a répondu….

mariussdessineux.jpg < Normal, tu as utilisé de la sauge officinale, il faut prendre les sommités fleuries de la sauge sauvage, comme celle de mon alpage …

Ah , ben me voilà bien renseignée, je suis toute confuse… Je laisse la sauge de mon jardin de côté — sur laquelle j’ai posté un article dans

 » Répertoires des plantes les moins usitées  » — et je passe à d’autres espèces de sauge …

Comme quoi, on en apprend tous les jours …

saugejerusalem.jpg

Sauge de Jérusalem en fleurs

La sauge était une des plantes salvatrices du Moyen Âge. Reconnue par les Chinois, ces derniers n’hésitaient pas à échanger leurs feuilles de thé les plus

précieuses contre des feuilles de sauge. Louis XIV en avait même fait sa tisane d’élection et en servait à tout propos. Les Grecs, les Romains et les Arabes l’employaient communément comme tonique et en compresse contre les morsures de serpent. Au XVIe siècle, le botaniste Jacob Tabernae-Montanus

raconte que les femmes égyptiennes avaient l’habitude de boire du jus de sauge pour accroître leur fertilité.

Au XVIIIe siècle, on roule les feuilles de sauge comme des cigarettes. Tous les asthmatiques se mettaient à fumer de la sauge dès l’apparition du premier  

pollen printanier. La plante était associée à l’immortalité et à la longévité. Certains groupes d’Amérindiens mélangeaient la sauge avec de la graisse d’ours

pour guérir les problèmes de peau. On a aussi utilisé la plante pour traiter les verrues.

« Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin d’un médecin » (dicton provençal)

Dans l’ère préhispanique et depuis l’Antiquité, les Aztèques (et avant eux, les Mayas) ont cultivé une variété locale de sauge, le « chia » (Salvia hispanica),

qui a donné son nom à l’État mexicain du Chiapas (eaux/rivière du chia) ; les graines de chia constituaient alors la troisième source alimentaire végétale

après les variétés de maïs et de blé. La culture de chia a ensuite presque disparu pour ne subsister qu’à l’état sauvage, pour des raisons politiques et

religieuses (car la graine servait aussi de monnaie d’échange et dans les offrandes rituelles). On redécouvre aujourd’hui ses vertus en matière de nutrition,

car sa petite graine ovale ou ronde (d’environ 1 mm de diamètre), généralement grise, mêlée de taches noires ou blanches, et qu’on peut consommer de la

même façon que le riz ou la semoule de blé, est très riche en acides gras polyinsaturés cis (dont plus de 60% d’oméga-3) et pratiquement exempte de tout

composé toxique (notamment, absence de ricine et produits similaires) ou phyto-hormonal.

Aujourd’hui à nouveau cultivée en Amérique centrale et dans le sud des États-Unis, la graine de chia est une source alternative d’oméga-3, préférable au  

soja ou même à la graine de lin qui font l’objet de surveillance de la part des autorités sanitaires à cause de leur trop fort apport en flavonoïdes actifs

(propriétés hormonales comparable aux œstrogènes) ou aux huiles de poisson (dont la pêche est aujourd’hui limitée et dont les sous-produits ne sont

plus exempts de composés polluants). Cette semence fait partie des « nouvelles » espèces alimentaires dont l’usage devrait se développer et faire l’objet de

recommandations, d’autant plus que sa culture est nettement moins exigeante en ressources naturelles que celle du soja et nécessite beaucoup moins

d’engrais azotés (polluants des nappes aquifères et de l’atmosphère). En France, on la trouve vendue souvent associée à des produits céréaliers comme le  

boulghour méditerranéen.

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GENET D’ANGLETERRE

Posté par eurekasophie le 10 décembre 2009

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Genêt d’angleterre
 

( Genista anglica )

( Papilionacées ou Fabacées )

Synonyme(s) : Genêt anglais, Petit genêt épineux, Genisette

Le genêt d’Angleterre, Petit genêt épineux ou Genisette (Genista anglica) est une espèce de la famille des Fabaceae.

Genêt d’Angleterre
 Genista anglica
Genista anglica
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Genista
Nom binominal
Genista anglica

C’est l’un des plus petits genêts, et le seul qui soit épineux.

C’est une petite plante vivace haute de 10 à 25 cm sur sols pauvres et atteignant 60 cm voire plus dans les meilleures conditions. Il est repérable à ses petites fleurs jaune vif qui d’avril à juin tranchent sur ses feuilles vert foncé et à ses épines.

Il forme très rarement des touffes denses, et est le plus souvent dispersé en petites touffes ténues, parfois presque rampantes.
Fleurs : de 6 à 8 mm ; avec carène plus longue que l’étendard.
Feuilles : feuilles petites et ovales très allongées, pointues à leur extrémité, petites et assez foncées. Les épines sont simples. Les rameaux âgés devenus glabres persistent quelques années

Utilisations officinales : les tiges fleuries contiennent des substances diurétiques, purgatives et sudorifiques.

Utilisations autres : plante tinctoriale.
Utilisée en décoration.

genista3.jpg

J’ai écrit un article consacré au genêt à balais dans ma rubrique  » Plantes les moins usitées  » ,

mais il existe bien d’autres variétés de genêts que je vous invite à regarder en cliquant sur l’image ci-dessous.

genistaanglica.jpg

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DANS VOTRE TASSE …..

Posté par eurekasophie le 7 décembre 2009

deco.gifPENDANT LA MÉNOPAUSE deco.gif

La ménopause correspond à l’arrêt du fonctionnement des ovaires. Elle survient en général vers la cinquantaine.

On peut diviser cette période en trois phases:

La pré-ménopause, la ménopause et la post-ménopause.

La pré-ménopause dure entre 3 et 4 ans. Elle se manifeste par des menstruations irrégulières, conséquence d’une ovulation plus laborieuse,

induisant un déficit de progestérone. Un déséquilibre entre progestérone et œstrogènes intervient alors, entrainant des troubles comme le gonflement des seins et de l’abdomen, ainsi qu’une prise de poids. Petit à petit,le taux d’œstrogènes chute également, provoquant progressivement l’arrêt des règles. C’est sans doute la période la plus difficile à vivre, avec, pour certaines, l’apparition des bouffées dechaleur, une perturbation du sommeil, des troubles de l’humeur, une baisse de la libido et une sécheresse vaginale.

Bien qu’il y ait une absence de règles, l’arrêt définitif du fonctionnement des ovaires peut prendre de six mois à un an. S’ensuit alors la dernière phase, celle qui accompagne la femme jusqu’à la fin de sa vie, la post-ménopause .

PLANTES PHYTOPROGESTATIVES :

phase de pré-ménopause

L’ALCHEMILLE

Alchemilla vulgaris

alchmille.jpgPetite plante des prés, elle éclaire les pâturages frais et humides de ses feilles vert bleuté. Ses fleurs vert-jaune passent quelque peu inaperçues. Elle possède des propriétés semblables à celles de la progestérone ( progestérone-like) et soulage congestions, jambes lourdes, problèmes de circulation du sang…… Ne la prenez pas plus de 10 jours, car l’alchémille, astringente, peut provoquer une constipation. A alterner avec la salsepareille.

deco.gif INFUSION : versez 1 litre d’eau bouillante sur 20 à 30 g de feuilles et fleurs sèches. Couvez, laissez infuser 15 minutes et buvez 3 tasses par jour loin des repas.

LA SALSEPAREILLE

Smilax aspera

 

salsepareille1.jpg Plante vivace des terrains incultes de la région méditerranéenne, ce liseron épineux envahit les plantes alentours et le sol de ses lianes grimpantes et acérées, d’un à deux mètres de long. Ses feuilles sont persistantes et ses fleurs dont disposées en ombelles jaunes, vertes ou blanches. Sa racine renferme des composants qui stimulent la production de progestérone.

deco.gif DÉCOCTION À JEUN : faites bouillir l’équivalent d’une tasse à thé d’eau avec une cuillerée à soupe de racine. Réduisez de moitié, à feu doux, en n’oubliant pas de couvrir. Sucrez et buvez le liquide obtenu le matin à jeun.

deco.gif DÉCOCTION: versez 50 à 60 g de racine dans 1 litre d’eau froide. Portez à ébullition, couvrez, réduisez votre feu et continuez la cuisson jusqu’à évaporation de moitié. Buvez le liquide obtenu en 3 fois, entre les repas.

PLANTES PHYTOœSTROGÉNIQUES :

Phase de ménopause

LA SAUGE

Salvia officinalis

sauge.jpg La sauge fait partie des plantes les plus riches en phytoœstrogènes. Elle est particulièrement préconisée pour les troubles suivants: bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, palpitations, gonflements divers…..

deco.gif INFUSION: dans 1 litre d’eau bouillante, versez 20 g de feuilles. Couvrez, patientez une dizaine de minutes, filtrez et buvez une tasse après chaque repas et, en cas de sueurs nocturnes, une tasse avant de vous coucher.

deco.gif TEINTURE: dans un récipient en verre, versez un volume de feuilles de sauge pour deux volumes d’alcool à 40 °. Fermez et laissez macérer, à l’abri de la lumière et de l’humidité, une quinzaine de jours, tout en remuant tous les 2 jours. Filtrez, pressez afin d’exprimer le jus contenu dans les feuilles et conservez dans de petites bouteilles opaques en verre. Prenez une cuillère à café dans un peu d’eau 2 à 3 fois par jour.

LUZERNE ET TREFLE ROUGE

Medicago sativa et Trifolium pratense

mdicago.jpgtrflerouge.jpg

Luzerne                                                                            Trèfle rouge

Eh bien non,ce n’est pas une blague, ces deux plantes ne sont pas réservées uniquement aux vaches, moutons, lapins, chevaux que l’on trouve dans le beau pays Normand d’où est issue notre chère amie Farandoles pour qui les bestiaux n’ont aucun secret … » crévindiou  » dixit Farandoles … » Crévindiou  » Altération de sacrés vingt dieux avec aphérèse; L’altération de la prononciation permet d’éviter le blasphème, tout en créant un juron plaisant imitant les anciens jurons par euphémisme.

Rhumm rhummm ! Revenons à notre luzerne !

Ces deux plantes contiennent des isoflavones qui ont la particularité d’augmenter le taux d’œstrogènes dans le sang. De plus, la luzerne est très riche en protéines, vitamines A, B, C, E, calcium, potassium, fer et zinc, de quoi pallier tous les déficits dont vous souffrez.

moutonsdanspr.jpg

Donc, cet été, vous savez ce qu’il vous reste à faireemoticone

Plus sérieusement ,

deco.gif INFUSION: mélangez à part égale des fleurs séchées de trèfle rouge et des sommités fleuries séchées de luzerne. Versez 3 cuillerées à soupe du mélange dans 1 litre d’eau bouillante, couvrez et patientez une bonne vingtaine de minutes. Filtrez et buvez une tasse à chaque repas.

PLANTES REMINÉRALISANTES

Phase de post-ménopause

LA PRÊLE

Equisetum arvense

prele.jpg Plante colonisatrice des lieux humides et argileux, la prêle dresse fièrement ses tiges, brun rougeâtre avec un épi de sporanges au sommet en hiver, et vertes avec des anneaux emboités les uns sur les autres en été. Extrêmement riche en silice, elle est efficace contre  cystite, arthrite, rhumatisme, ostéoporose…..Ce sont les tiges d’été, stériles, qui sont utilisées.

deco.gif DECOCTION: faites tremper 50 à 60 g de plantes sèches dans 1 litre d’eau froide pendant quelques heures, puis portez le tout à ébullition. Laissez cuire à petit feu pendant une demi-heure, laissez refroidir une dizaine de minutes et filtrez. Prenez l’équivalent d’un  petit verre à moutarde trois fois dans la journée avant chaque repas.

L’ORTIE PIQUANTE

Urtica dioica

ortiepiquante.jpgLes feuilles de l’ortie sont riches en protéines et elle contient des vitamines, sels minéraux et oligo-éléments: 2,5 fois plus de fer que les épinards, 6 fois plus de vitamine C que les oranges.

deco.gif INFUSION: versez sur 60 g de feuilles 1 litre d’eau bouillante. Couvrez, laissez infuser un bon quart d’heure, filtrez et buvez une tasse avant chaque repas.

deco.gif INFUSION-SOUPE : préparez une soupe de pomme de terre légère, ajoutez-y une infusion concentrée d’ortie ( 1/4 de litre d’eau bouillante pour 60 à 100 g de feuilles ). Vous pouvez soit filtrer l’infusion, soit garder les feuilles, celles-ci ayant perdu leur piquant à la cuisson. L’ortie se consomme d’ailleurs depuis des siècles, crue ou cuite. Prenez des jeunes pousses, surtout pas celles montées en graine.

 

 

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GRIPPE A ….

Posté par eurekasophie le 4 décembre 2009

vaccinhumour.jpg 

 

…..ET VACCINATION

LA MÉFIANCE NE FAIBLIT PAS

Au moment où ces lignes sont écrites, et sans préjuger de la suite que prendra la pandémie, il apparaît déjà

que la grippe A aura au moins eu le mérite d’attirer l’attention du grand public sur un sujet

largement occulté jusqu’à présent : la composition des vaccins …..

Le bon peuple pouvait difficilement concevoir qu’un produit censé faire du  » bien  » à la santé puisse abriter en son sein des

 » poisons «  susceptibles de provoquer des effets indésirables possiblement grave.

Parmi ces ingrédients sulfureux figurent des additifs, en particulier les conservateurs ( formaldéhyde, mercure.…), et les adjuvants ( hydroxyde d’aluminium, squalène, polysorbate 80……)

Je vous invite à cliquer sur les noms écrits en bleus dans cet article. Merci.

dictionnaire.jpg

Les adjuvants offrent l’avantage de stimuler la réaction immunitaire, tout en permettant l’emploi de doses d’antigène plus faibles. Dans une situation d’urgence sanitaire, les fabricants n’hésitent donc pas à recourir abondamment aux adjuvants pour produire davantage de vaccins.

Mais dès fin août, le Pr Floret, Président du Comité technique de vaccination, admettait tout de même du bout des lèvres que

 » les adjuvants posent un problème théorique. Leur injection à des millions de personnes présente le risque théorique de provoquer des maladies

auto-immunes chez des personnes dont l’immunité est immature comme les nourrissons, modifiée comme des femmes enceintes ou encore chez les

immunodéprimés. »

MALADIES AUTO-IMMUNES

IMMUNODÉPRIMÉS                                                dictionnaire.jpg

 

note031.gifN’allons pas plus vite que la musique ! note031.gif

La méfiance n’a fait qu’augmenter face à l’empressement des autorités sanitaires à mettre sur le marché des vaccins anti-H1N1 insuffisamment testés.

Dès la mi-septembre, la FDA approuvait quatre vaccins aux effets secondaires….inconnus !!!! Plus exactement, les notices de ces vaccins ne mentionnaient que des effets indésirables basés sur des études conduites antérieurement sur les vaccins contre la grippe saisonnière !

En France, la campagne de vaccination a commencé à la mi-octobre avec le vaccin GSK, avec adjuvant AS03 , soit un mélange de squalène et de

polysorbate. Le squalène est suspecté de déclencher ou d’aggraver des maladies auto-immunes. Certains le mettent directement en cause dans le fameux syndrome de la guerre du Golfe, qui a concerné pas moins de 25 % des militaires américains engagés dans le conflit ( le squalène figurait dans la composition du vaccin contre l’anthrax ).

Les femmes ( enceintes ) et les enfants d’abord !

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Il apparaît pour le moins légitime de s’interroger sur les risques d’effets secondaires des nouveaux vaccins anti-H1N1appelés à être utilisés à grande échelle. L’inquiétude est même de mise pour des populations fragiles telles que les femmes enceintes ou les bébés.

L’OMS a ainsi recommandé de fournir un vaccin sans adjuvant aux femmes enceintes. Certains labos se sont donc attelés à la production de ce type de vaccin. Parmi les 94 millions de doses commandées par la France, moins de 15 millions seront sans adjuvants.

Il est également conseillé aux femmes enceintes de réclamer un vaccin unidose, qui, à l’inverse des préparations multidoses, ne contient pas de thiomersal, un dérivé de mercure.

Une fois définitivement approuvé, le vaccin européen sans adjuvant du labo Baxter sera injecté en deux à trois semaines d’intervalle chez la femme enceinte et l’enfant de plus de six mois.

Tromperie sur la marchandise !

Dans l’imaginaire populaire, que les fabricants de vaccin ont pris le temps de façonner patiemment, la vaccination, c’est l’assurance d’une protection efficace et totale vis-à-vis d’une maladie.

Concernant le vaccin contre la grippe, la réalité est beaucoup plus nuancée. Il y a quelques années, une synthèse de 64 études internationales représentant 96 saisons de grippes et un panel de 2,5 millions de sujets, a revélé que, toutes études confondues, l’efficacité globale des vaccins sur les maladies grippales n’était que de 23 % , à condition que le vaccin corresponde bien au virus en circulation !

De plus, la vaccination des personnes âgées ne diminuait en rien le nombre d’hospitalisations, ni la mortalité. Dans ces conditions, il devient pertinent de s’interroger sur la balance bénéfice-risque, de chercher à en savoir plus, voire de montrer aux politiques et aux autorités sanitaires qu’il n’est pas question de demeurer passif face à cette entreprise de vaccination hâtive et massive .

Des voix discordantes !

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En France, des collectifs de citoyens opposés à la stratégie vaccinaliste du gouvernement se mettent en place et trouvent un écho de plus en plus large grâce à l’outil Internet. En Belgique, 5 membres du Collectif Initiative citoyenne ont porté plainte contre l’Etat belge, soulignant la difficulté de juger des avantages et des inconvénients de la vaccination par manque d’informations suffisantes.

En Allemagne, une polémique est née du fait que l’un des vaccins anti-H1N1 aux effets secondaires a priori moindres serait réservé aux militaires, hauts fonctionnaires et responsables de la santé. Pour calmer le jeu, la chancelière Angela Merkel a déclaré qu’elle s’engageait à recourir au vaccin destiné au commun des mortels plutôt qu’à celui réservé aux  » personnels essentiels  » !

Aux USA , une action en justice a été intentée auprès d’une cour fédéral de Washington par des professionels de santé qui refusent la vaccination obligatoire, en particulier au motif que l’innocuité des vaccins  » expérimentaux  » déjà autorisés n’a pas été clairement démontrée. A ce propos, toujours aux USA, fabriquants de vaccins et institutions d’Etat se sont déjà protégés de tout risque de poursuite grâce à un amendement de juin 2009 qui supprime carrément le droit à tout recours pour les citoyens victimes d’effets secondaires graves liés à la vaccination, cette mesure s’étendant aux adjuvants associés aux vaccins. L’amendement demeurera valable jusqu’au 31 mars 2013 !

Des cobayes devenus récalcitrants…..

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 Pôves ch’tites bêêtes va !

A la mi-septembre, 55 % des Français interrogés par l’Ifop se déclaraient prêts à se faire vacciner contre la grippe A ; fin octobre, toujours selon

le même institut de sondage, la tendance était fortement à la baisse puisque seuls 17 % de nos concitoyens envisageaient de se faire vacciner.

Il est clair que les incertitudes pesant sur la fiabilité de ces vaccins anti-H1N1 mis à la va-vite sur le marché expliquent pour partie la désaffection du public, de moins en moins enchanté à l’idée de devoir aller se faire vacciner dans des centres de vaccination aménagés dans des gymnases ou des salles polyvalentes où la principale préoccupation sera de respecter les impératifs de vaccination à la chaîne, soit 30 injections par heure et par agent vaccinateur !

C’est d’ailleurs pourquoi, dès début septembre, le syndicat des infirmières SNPI SFE-CGC indiquait que  » compte-tenu du bénéfice-risque de cette vaccination particulière, nous exigeons que les personnes qui souhaitent se faire vacciner aient un entretien avec un professionnel de santé, et signent un document de  » consentement éclair « , comme pour les médicaments expérimentaux  » .

Pourquoi a-t-on refusé aux médecins traitants le droit de vacciner contre la grippe A ? C’est une bonne question.

 

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PETIT JARDIN DE DECEMBRE

Posté par eurekasophie le 30 novembre 2009

Ce qu’il faut faire en décembre
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot

Si les grands froids de l’hiver nous ont épargné le mois dernier, c’est sûrement en décembre qu’il va falloir s’en méfier.

decembre0.jpg
Il est l’heure de veiller à ce que nos végétaux puissent passer les froids prochains sans craindre les nombreuses péripéties qui les guettent. Mais que dire de ces hivers que redoutent bon nombre de personnes si ce n’est de les glorifier par la beauté qu’ils donnent à nos paysages.
Au potager
L’hiver vous aidant par ses gelés à éliminer les herbes indésirables qui subsistent encore, aidez-le à nettoyer votre jardin qui n’en sera que mieux préparé pour les futurs semis et plantations.
 decembre00.jpg

Profitez de cette période pour apporter de la fumure et labourer le terrain. S’il vous reste certains légumes en terre et que vous ne pouvez les ramasser faute de place pour les conserver, protégez-les par un tapis de paille ou de feuilles mortes. Coté semis, il est encore temps de mettre en terre épinards et laitues de printemps.Au verger
Tout comme novembre était propice à la plantation des arbres fruitiers, décembre l’est aussi. Veillez cependant à ne planter vos sujets qu’en période hors gel. Décembre est le mois idéal pour la taille des arbres à pépins tels que pommiers et poiriers. Profitez également de cette période pour tailler vos arbustes à petits fruits tels que groseilliers et cassissiers. L’entretien de vos arbres et arbustes fruitiers est essentiel en hiver pour qu’ils puissent retrouver leur pleine rigueur au printemps prochain. Procédez à l’élimination des mousses sur leur tronc où se nichent bon nombre de parasites ; commencez également les traitements d’hiver. Comme au verger, apportez de la fumure aux pieds de vos arbres.

decembre000.jpg

Au jardin d’ornement
Le froid n’épargne rien, pas même les plus belles fleurs aussi parfumées soient-elles. N’oubliez pas de protéger vos plantes de massif par un paillage qui les aideront à passer les jours de froid sans le moindre mal. Apportez du compost aux pieds de vos rosiers et autres arbustes à fleurs. Profitez de cette dernière période pour mettre en terre vos bulbes de tulipes, jonquilles et narcisses. Ha !… Ne vous imaginez-vous pas déjà les voir fleurir à l’arrivée du printemps ? Rien de tel pour se donner du courage.

Plantes d’intérieur et de balcon
Veillez sur vos plantes d’intérieur, bien qu’elles soient à l’abri du froid, elles ne sont pas pour autant à l’abri de la sécheresse, ne les oubliez pas, pensez donc à les arroser, mais surtout sans excès. Ne les disposez pas non plus trop près d’une source de chaleur en pensant qu’elles passeront mieux l’hiver, Il n’en est rien.

Les arbres, arbustes et haies
Protégez vos arbres et arbustes les plus sensibles du froid qui les menace, soit en les enveloppant d’un voile d’hivernage pour les plus petits, soit en veillant à protéger les sujets les plus imposant en isolant la base de leur tronc avec de la paille ou du feuillage. Profitez des jours hors gèle de décembre pour faire de nouvelles plantations. Entretenez-les en taillant leur bois morts et autres branches devenues trop importantes, vous pouvez également continuer à tailler vos haies.

Petit jardin – Le petit magazine du jardinage et des plantes – www.graines-et-plantes.comPage 2

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SURES, PRATIQUES ET EFFICACES :

Posté par eurekasophie le 28 novembre 2009

LES CAPSULES

OLÉO-AROMATIQUES

capsules.jpgcapsules.jpgcapsules.jpg

En règle générale, les HE s’utilisent préférentiellement par la voie cutanée et la voie respiratoire. Cependant, la voie orale trouve tout son intérêt dès lors

qu’il s’agit de traiter certains problèmes de santé tels que des infections internes ou des troubles gastro-intestinaux. Les essences aromatiques destinées à être ingérées ne le sont jamais sous forme pure, mais sous forme diluée. Cela signifie qu’elles sont mélangées à un  » support  » : huile végétale première pression à froid, dispersant ( Disper, Labrafil ), teinture mère à titre alcoolique élevé, comprimé neutre, miel, sirop d’érable….. Une règle de base: toujours avoir le réflexe de diluer les huiles essentielles agressives pour les muqueuses, notamment les huiles essentielles riches en phénols ( origan compact, sarriette des montagnes, thym à thymol, clou de girofle…) ou en aldéhydes aromatiques ( cannelle de Chine, cannelle de Ceylan…), dans de l’huile végétale ou du Labrafil ( vendu en pharmacie ). On peut aussi avoir recours à une forme solide telle que l’oléocapsule, qui préserve de l’éventuelle agressivité des HE. C’est pourquoi cette forme galénique est diablement pratique lorsqu’il s’agit d’ingérer une HE phénolée comme l’origan compact.

OLÉO QUOI ?

Depuis quelques années, de plus en plus de sociétés commercialisent des HE sous forme de capsules oléo-aromatiques, autrement dit sous forme de

capsules molles à basede gélatine marine, à l’intérieur desquelles une ou plusieurs essences aromatiques sont intimement mélangées à de l’huile végétale ( colza, tournesol, noisette, sésame, germe de blé …..).

Cette forme galénique présente de nombreux avantages :

decopunaise1.gifLes oléocapsules préservent les muqueuses digestives de l’agressivité des molécules aromatiques.

decopunaise1.gif Elles renferment l’excipient idéal des HE, à savoir l’huile végétale, d’où la mention  » oléo- » .

decopunaise1.gif Elles permettent la mise en oeuvre d’un traitement intensif temporaire au cours d’épisodes infectieux.

decopunaise1.gif Elles limitent les risques d’ingestion anarchique d’HE . Chaque capsule renferme une quantité définie de HE , en moyenne entre 25 et 75 mg . Le plus souvent, les capsules sont dosées à 50 mg , soit l’équivalent d’environ 2 gouttes d’huiles essentielles.

decopunaise1.gif Elles permettent de supprimer l’inconvénient du goût fort et parfois désagréable des HE.

decopunaise1.gif Elles limitent considérablement les risques de renvois.

decopunaise1.gif Elles sont simples d’emploi, s’emportent partout et présente un bon rapport qualité/prix.

decopunaise1.gif Elles ne risquent pas de perturber les personnes peu familiarisées avec les HE et leurs différentes voies d’administration, du fait qu’elles se prennent de la même manière que leurs médicaments classiques, c’est-à-dire par voie orale.

decopunaise1.gif Le cas échéant, elles peuvent être croquées en vue d’agir sur les voies digestives supérieures ( bouche, gorge….).

decopunaise1.gif Enfin, pour la plupart d’entre elles, elles contiennent des synergies aromatiques savamment élaborées qui renforcent l’efficacité thérapeutique du produit.

LES  » SIMPLES  »

gailuronanim1.gif< Y’en a encore long à écrire ? T’inquiète Sosso, je ne fais que passer voir si t’ as des huiles essentielles au pot-au-feu….rien d’autre. Bon, je vais attendre la fin de l’article . Merci de te dépêcher Sosso.

 

donaldtonn.gif < Quoi ??? Pourquoi pas aussi une huile essentielle au confit de canard, hein ! M’enfin !!!

picture08.jpg < Vous dites ?????? Chuuuuuuuuuuutttttttttt Concentration….concentration….

 

 

capsules.jpg

Les capsules oléo-aromatiques  » simples  » ne referment qu’une seule huile essentielle. A ce jour, le choix demeure restreint. Les plus courantes:

Origan, basilic, estragon, mandarine zeste….Dans cette famille, l’origan tient sans conteste la vedette.

Indications thérapeutiques de ces  » simples  » :

point21.gif HE Origan compact : huile essentielle anti-infectieuse majeure à large spectre d’action principalement indiquée pour toutes pathologies infectieuses des voies respiratoires ( angine, pharyngite, laryngite, bronchite, rhinite, sinusite, otite…..),

digestives ( diarrhées infectieuses, maladies tropicales….),

et uro-génitales ( cystite, prostatite, pyélonéphrite, vulvite….).

Egalement précieuse en cas d’infections dentaires. Elle constitue une sorte de  » joker  » en aromathérapie, auquel on fait appel en cas d’infections sévères, traînantes, avec risque de surinfection. Mais elle peut être toutefois conseillée d’emblée, en traitement d’attaque, dans certains cas aigus ou encore en cas de déficience immunitaire grave. La forme oléocapsule permet l’administration ( très ) temporaire de doses importantes d’origan, de l’ordre de 400 à 500 mg par jour, soit l’équivalent de 16 à 20 gouttes ! Même en prenant soin de solubiliser ces gouttes dans de l’huile végétale ou un dispersant adapté ( Labrafil ), il serait inenvisageable d’ingérer une telle quantité d’origan sans s’exposer à des risques d’intolérance digestive. Le moyen le plus sûr de se prémunir de tout désagrément avec l’origan consiste à ne l’employer que sous forme de capsules oléo-aromatiques.

En intensif, la posologie moyenne habituelle est de 2 gélules dosées à 50 mg 3 fois par jour au cours des repas pendant 5 à 7 jours.

Mais elle peut atteindre 8 à 9 gélules par jour pendant 2 ou 3 jours en phase d’attaque.

point21.gif HE Basilic exotique : huile essentielle antispasmodique puissante et stimulante digestive. Indications principales:

aérophagie, indigestion, spasmes digestifs, ventre noué, vomissements, maux de tête d’origine nerveuse ( céphalées de tension ), insomnie liée au stress, anxiété, surmenage, spasmophilie, fatigue mentale, découragement, sentiment de vulnérabilité.

1 à 2 capsules dosées à 50 mg pendant ou après le repas 3 fois par jour.

point21.gif HE Estragon : huile essentielle antispasmodique et stimulante digestive, donc voisine de celle du basilic exotique, avec en prime une activité anti-allergique. Indications principales :

spasmes digestifs, musculaires, gynécologiques….. Souveraine en cas de crise de hoquets et très précieuse en cas d’allergies saisonnières produisant notamment crises d’éternuement et réactions cutanées. Incontournable pour les personnes qui ont la malchance de cumuler terrain spasmophile et terrain allergique. Bref, en cas de troubles spastiques et/ou de sensibilité au pollen et aux poussières:

1 à 2 capsules dosées à 50 mg 3 fois par jour .

point21.gif HE Mandarine zeste : huile essentielle recherchée pour ses propriétés calmantes. Indications principales :

agitation, agressivité, angoisse, stress, troubles du rythme cardiaque, endormissement difficile, sommeil haché, agité….

3 capsules dosées à 50 mg à répartir sur la journée ou 2 capsules le soir 1/2 h avant le coucher.

Les capsules oléo-aromatiques de basilic, d’estragon et de mandarine sont commercialisées par Pranarôm ( sous ces noms génériques) et celles d’origan par Pranarôm et Phyto-Actif ( sous le nom de Bactéar ).

gailuronanim1.gif< C’est pas encore fini ? Je commence à fatiguer moi, j’en ai marre de faire les cents pas. Tu pourrais pas me mettre une chaise ?

chaise.jpgpicture08.jpg < Tiens voilà , en plus elle est à bascule …maintenant, chuuut

Les  » complexes « 

Les complexes oléo-aromatiques renferment en moyenne 4 à 6 huiles essentielles différentes agissant en synergie en vue de traiter une pathologie ou de stimuler des fonctions biologiques dans leur ensemble. Les complexes les plus répandus sont ceux destinés à renforcer l’immunité et combattre les infections internes déjà déclarées, en particulier les infections des voies respiratoires, mais d’autres ont également été élaborés afin de répondre à certains besoins au niveau gastro-intestinal, gynécologique, circulatoire ou nerveux. Petit tour d’horizon:

flche1.gif Système immunitaire : Immunessence, Oléocaps 4 ( Pranarôm ), Immuno Booster, Defense Mix ( Smart City), Lysovir ( Phyt-Inov ), G.A.E. ( Phytaroma). Mentionnons également Touristarom ( Pranarôm ), très utile pour la prévention des maladies tropicales.

flche1.gif Système nerveux : en cas de stress prolongé, d’anxiété et de troubles du sommeil, Aromastress, Oléocaps7 ( Pranarôm), Stress relief ( Smart City ).

flche1.gif Appareil digestif: pour stimuler la digestion et favoriser le transit intestinal , Digestarom, Oléocaps 3 ( Pranarôm ); en cas d’ingestion de nourriture avariée, Oléocaps 2 ( Pranarôm).

flche1.gif Sphère gynécologique : en cas de syndrome prémenstruel, Dolarom, Oléocaps 5 ( Pranarôm ).

flche1.gif Circulation: en cas de jambes lourdes, Oléocaps 6 ( Pranarôm ), Veinotonic Aromaceutic Mix ( Smart City ).

flche1.gif Métabolisme : pour purifier l’organisme, Heparom, Oléocaps 8 ( pranarôm ), Cleanser Mix ( Smart City ).

POSOLOGIE MOYENNE HABITUELLE

- en prévention:

50 à 100 mg par jour, avec fenêtres thérapeutiques très régulières pour éviter l’accoutumance ( pause de 2 jours au bout de 5 jours de traitement ou de 4 jours au bout de 10 jours).

- en cas de troubles déclarés:

dosages plus élevés, de l’ordre de 150 à 300 mg par jour pendant 2 ou 3 jours, puis diminution des doses en fonction de l’amélioration des symptômes.

Ces posologies ne sont données qu’à titre purement indicatif. Dans tous les cas, suivre les posologies mentionnées sur les produits. Certains de ces produits ne sont pas destinés à être pris sur une longue période.Chez l’enfant, l’usage ponctuel de capsules oléo-aromatiques est possible, mais à partir de 7 ans et en divisant par deux les doses moyennes habituellement conseillées.

En règle générale , les capsules oléo-aromatiques sont à avaler avec un peu d’eau au moment des repas ( vivement conseillé pour l’origan et les complexes Immunité).

Si vous êtes une personne à l’estomac vraiment très fragile et que vous absorbiez les capsules en dehors des repas, accompagnez-les d’une prise alimentaire légère ( pomme, compote, biscotte….).

Où TROUVER LES PRODUITS MENTIONNÉS ?

- En pharmacie: gamme Oléocaps, G.A.E.

- En magasin bio : gamme Pranarôm ( sauf Oléocaps).

- Par correspondance / par Internet: gamme Smart City, Lysovir

chien1.gif < Et l’pot-au-feu Sosso, t’as oublié l’pot-au-feu dans l’histoire !!

 

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MAUVE ROYALE

Posté par eurekasophie le 25 novembre 2009

 

 

couronne1.gif 

mauveroyale1.jpg

Mauve royale
 

( Lavatera arborea )

( Malvacées )

Synonyme(s) : Lavatère arborescente, Mauve des jardins

Ch’t’ articl’ye fut c’menchie en Jèrriais Jèrriais

D’la mauve ou des mauves dé gardîn, d’la grand’ mauve, du maûvi (Guernésiais grànd mauve; en Latîn Lavatera arborea) est eune pliante.

Dans les gardîns nou soulait plianter d’la mauve tout au ras d’la p’tite maîson à seule fîn qu’nou piêsse faithe sèrvi ses grandes douoches fielles pouor ses bésouains sannitaithes.

Lavatera arborea

Lavatera arborea1.jpg

d’la mauve

Botannie
regnum: Pliantes
divisio: Magnoliophyta
classis: Magnoliopsida
ordo: Malvales
familia: Malvaceae
genus: Lavatera
species: Lavatera arborea

Altitude : jusqu’à 1500 m.

Taille : 1 à 3 m.

Floraison : d’avril à septembre.

Cycle de vie : bisannuelle.

Répartition : france : Atlantique, Méditerranée.

Habitat : rochers et sables maritimes, éboulis, corniches, galets consolidés, dunes fixées, arrière-dunes, décombres, talus, landes. Plante nitrophile favorisée par toute accumulation de matières organiques.

Les mauves (genre Malva) ont donné leur nom à la famille des malvacées, qui comprend aussi les lavatères, les guimauves et la rose trémière. Dans cette famille de plantes herbacées ou arbustives à feuilles alternes, les fleurs, dont le coloris varie du rose au mauve et au pourpre (même si on trouve parfois des fleurs blanches), ont un calice de 5 sépales souvent doublé d’un calicule, ainsi qu’une corolle à 5 pétales. Les étamines sont nombreuses et soudées ensemble en une colonne engainant l’ovaire et les styles. Les fruit est une capsule composée de plusieurs carpelles disposés circulairement.

Les mauves elles-mêmes sont des plantes herbacées dont la fleur porte un calicule (petit calice s’ajoutant au calice). Les pétales sont échancrés. On précisera que la distinction entre les genres Malva et Lavatera (plantes généralement plus ligneuses) est difficile à faire.

Nom catalan : malva.

Utilisations officinales : la plante possède des substances expectorantes et émollientes.

 

mauveroyale3.gif

Espèces recensées en France (noms acceptés, source Tela Botanica) :

Malva alcea L.    
Malva cretica Cav.      
Malva moschata L.      
Malva neglecta Wallr.      
Malva nicaeensis All.  
Malva parviflora L.    
Malva pusilla Sm.    
Malva sylvestris L.    
Malva tournefortiana L.  
Malva verticillata L.  
+ divers hybrides 
Lavatera arborea L.
Lavatera bryoniifolia Mill.  
Lavatera cretica L.  
Lavatera maritima Gouan  
Lavatera olbia L.  
Lavatera plebeia Sims  
Lavatera punctata All.  
Lavatera thuringiaca L.  
Lavatera trimestris L.  

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L’ORANGER

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2009

Rien n’est plus beau que les fleurs immaculées de l’oranger, dont on tressait des couronnes aux vierges; rapportez toute cette blancheur à l’or rouge et au cuivre chaud des fruits superbes de l’hiver, et vous aurez le plus délicat, le plus merveilleux mariage de pastels qu’un peintre puisse imaginer…..

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 » L’orange a toujours eu pour moi la séduction des fruits de la fête : on n’en mangeait guère qu’à Noël, dans les campagnes, et le beau fruit mûri au soleil de l’Espagne, du Maroc ou de l’Italie a toujours été associé dans mon esprit aux cadeaux, aux chocolats, aux papillotes, à la joie, et aux rires d’anges et d’enfants comblés….Oui, comme le chante Gilbert Bécaud, moi qui n’étais guère comblé, j’avoue avoir  » volé l’orange du marchand  » à l’étalage; la douceur infinie du jus sucré qui coulait dans ma bouche se doublait alors de la saveur toute particulière du  » péché « , de la transgression de l’interdit…. Mais après tout, qui aurait la cruauté de punir un enfant pauvre d’une joie saine ?

Une joie saine…..Manger de l’orange l’était certainement lorsque j’avais dix ans. Je n’en dirais plus autant aujourd’hui. La sagesse populaire veut certes que le jus de ce fruit soit de l’or le matin, de l’argent à midi et du bronze le soir. Mais la sagesse populaire ne sait rien des insecticides dont on asperge les arbres dès les premiers bourgeons du printemps, ni des  » conservateurs  » ( diphényle, etc.), prétendument inoffensifs, dont on arrose abondamment les agrumes ( ou même qu’on leur injecte à la seringue ) après la récolte. La pollution chimique des orangers est telle, à l’heure actuelle, que tout ce que je vais dire des merveilleuses vertus de ces arbres se trouve sérieusement mis en question par la folie des hommes — la folie des rendements, la folie de l’asservissement de la nature ( à laquelle mon âme de paysan me dicte bien plutôt de me plier ), la folie de la destruction pour le profit immédiat…… »

                                                                              Maurice Mességué

 

Il existe de nombreuses espèces d’orangers, qui ont toutes leur utilité, soit pour la production de fruits, soit comme plante médicinales.

Oranger
 Citrus sinensis
Citrus sinensis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Citrus
Nom binominal
Citrus sinensis

A l’oranger vrai, il faut en effet ajouter l’oranger amer ou bigaradier, la bergamote ( au fruit jaune pâle, très amer et immangeable ), et le pamplemousse ( dont le fruit énorme, jaune citron, blanc, rosé ou rouge, pèse parfois plus de 8 kg ). Toutes ces espèces ont des vertus voisines; on en utilise les feuilles, les fruits, les fleurs, les jus, l’écorce et l’essence. Plutôt que d’acheter ces produits en herboristerie ( fruits mis à part évidemment), essayez, si le climat de vootre contrée vous le permet, de planter un oranger dans votre jardin…..C’est un régal pour l’oeil….et pour le palais, si le soleil est au rendez-vous pour mûrir les fruits.

orangerfeuiles.gif

Les feuilles d’oranger ( qui devraient être celles du bigaradier, plus actives, dans les magasins de plantes,mais qui sont souvent mêlées de feuilles d’oranger vrai ou même de feuilles de citronnier…toutes polluées, d’ailleurs) , se révèlent calmantes et antispasmodiques. Les nerveux, les angoissés, les asthmatiques, les individus sujets aux migraines d’origine nerveuse, les neurasthéniques, les insomniaques, les hystériques et les épileptiques auront intérêt à en user largement. Ces feuilles se montrent encore capables de faire tomber la fièvre ( typhoïde, etc.); elles provoquent la sueur; elles constituent un excellent vermifuge; elles aident le travail de l’estomac; et elles sont toniques.

 

 

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Les fleur d’oranger ( celles du bigaradier sont là encore les plus actives ), présentent 5 pétales immaculés, criblés de minuscules glandes sécrétrices, d’où s’exhale un parfum suave. On en tire une eau essentiellement calmante et antispasmodique. C’est même le meilleur calmant que je connaisse: les anxieux, les angoissés, ceux dont le coeur s’affole à la moindre émotion, ceux qui n’arrivent pas à trouver le sommeil, les névrosés, les agités, tous ceux-là sont justiciables de la fleur d’oranger. Quant à l’essence que l’on en tire également de cette fleur, et qu’on appelle souvent essence de néroli, elle sert essentiellement en parfumerie. Son nom rappelle celui de la femme de Flavio Orsini, prince de Neroli. Celle-ci en faisait un usage quasi immodéré, et elle introduit la préparation en France au XVII ° siècle.

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L’orange elle-même, ce fuit superbe dans lequel on a vu la pomme d’or du jardin des Hespérides ( cette pomme d’or qui donnait l’immortalité, et qu’Héraclès alla voler aux nymphes au cours du onzième  » travail  » ) exerce les effets les plus salutaires sur l’organisme.

Convenablement pelée (afin d’éliminer au maximum le zeste imprégné de poisons chimiques),elle apporte à l’organisme son content de vitamines C et B.

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Elle convient particulièrement aux enfants, aux adolescents, aux malades et aux personnes âgées. Sa faible teneur en sucre la fait autoriser aux diabétiques.

Le jus d’orange, soit sous forme d’orangeade, soit pur, concentre tous les principes toniques et anti-infectieux de l’oranger. On le donne en quantités massives dans tous les cas de grippes, d’affaiblissements de l’organisme, de fièvres, d’angines, de troubles digestifs et de maux de reins ou de vessie. La pulpe cuite du fruit, appliquée en gros emplâtres sur les ulcères ou les abcès, donne les meilleurs résulats.

L’écorce d’orange, qui devrait normalement provenir des fruits du bigaradier ( mais à laquelle on substitue fréquemment le zeste de l’orange vraie ), est tonique, stimulante et exitante; elle aide au travail de l’estomac, et permet la libération normale des gaz intstinaux dans tous les cas de constipation; elle est en outre apte à faire tomber la fièvre, et se comporte comme un bon vermifuge.

Enfin l’essence d’orange vraie, constituée par le liquide volatil qui s’échappe de l’écorce des fruits lorsqu’on les presse, se montre un excellent antiseptique, ainsi qu’un calmant efficace des maux de ventre. Elle sert à préparer l’eau de Cologne, et à ce titre, c’est un liquide de beauté. L’essence de bergamote désinfecte parfaitement les plaies, les abcès, les ulcères et les brûlures.

RÉCOLTE

Ne vous fiez, pour vos préparations médicinales à base d’oranger, qu’aux plants que vous aurez fait pousser vous-même ( si vous habitez une région suffisamment chaude ), ou dont vous aurez la certitude absolue qu’ils n’ont pas été traités. Dans ce cas, cueillez les feuilles sur l’arbre même, après la rosée; faites-les sécher à l’ombre pour éviter qu’elles ne perdent leur belle couleur verte; et conservez-les au sec, à l’abri de la lumière. Récoltez les fleurs encore fermées, également après la rosée; et faites-les sécher à l’obscurité et au sec.

Quant aux fruits, je vous laisse juge: mais, de grâce, ne préparez aucune potion à base d’écorce ou d’essence en utilisant des fruits du commerce; ce serait vous empoisonner à coup sûr.

PRÉPARATION ET EMPLOI

INFUSION ET DECOCTION

de feuilles ( action calmante ) : jetez une demi-poignée de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 2 à 3 tasses par jour ).

DECOCTION CONCENTREE

de feuilles ( en cas d’accidents nerveux graves: hystérie, épilepsie ): jetez 3 poignées de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 3 tasses par jour ) .

BAINS DE MAINS ET DE PIEDS

de feuilles: une poignée de feuilles sèches par litre d’eau.

TISANE

de fleurs: jetez une demi-poignée de fleurs sèches par litre d’eau ( une tasse le soir, au coucher ).

BAINS

de fleurs d’oranger: jetez une poignée de fleurs sèches par litre d’eau.

CATAPLASMES

de pulpe d’orange cuite: contre les ulcères et les abcès.

RATAFIA

( Tonique de l’estomac ou de l’appareil digestif) : mélangez 100 g d’écorce d’orange et 100 g d’écorce de citron à un litre d’alcool à 80 °; laissez macérer pendant une semaine; sucrez avec 1/2 kg de sucre de canne. ( Une cuillerée à soupe, à l’heure de l’apéritif, une fois tous les deux jours.)

TEINTURE

d’écorce d’orange : faites macérer pendant une semaine 100 g d’écorce d’orange dans 1 / 2 litre d’eau-de-vie; filtrez. ( Une cuillerée à café avant les repas, comme stimulant de l’estomac et de l’intestin.)

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LE NEFLIER

Posté par eurekasophie le 8 novembre 2009

 

 

J’AI DESCENDU DANS MON JARDIN ……

pour y relire un vieux poème extrait du Livre de Taliésin, issu de la mythologie celtique,

talisin.jpg

 » Le combat des arbres ou Câd Goddeu « ….

(….) Les saules et les sorbiers

Tardivement viennent dans les rangs,

Les pruniers aux épines

Inopportunes aux hommes

Et les néfliers vigoureux

Triompheront de l’ennemi (….)

…..et le relire, à l’abri, sous la silhouette tortueuse du…..

neflierallemagne.jpg

NÉFLIER

point2.gif Nom commun: mêlier ou mesplier,  » cul-de-chien « , néflier commun, néflier d’Allemagne.

point2.gif Genre et espèce : Mespilus germanica.

point2.gif Famille: ROSACEAE genre Mespilus: arbres, arbustes et plantes herbacées aux feuilles alternes; fleurs souvent à cinq parties avec de nombreuses

étamines; plus de 2000 espèces.

 

nflierfleur.jpg    Fleurs blanches à 5 pétales de 3 cm de Ø, isolées au sommet d’un rameau.

 point2.gif Origine : Asie mineure    point2.gif Floraison : Fin mai

point2.gif Hauteur: 5 à 6 m de haut

 

Le néflier fait partie des espèces  » recommandées  » par Charlemagne dans le Capitulaire De Villis, texte surtout connu pour la liste des plantes, arbres et arbustes dont la culture est exigée dans les jardins royaux. Ces jardins se divisent en trois parties, l’herbalarius ou jardin des simples, l’hortus ou potager et le viridarium ou verger, devant contenir seize espèces incontournables d’arbres fruitiers, dont le néflier. Le manquement à ces règles étaient sévèrement sanctionné.

Le bois du néflier, qui a la particularité d’être dur et de se fendre peu, sert à la confection de manches d’outils et de fléaux. Les Basques l’emploient pour la réalisation d’un de leur célèbre bâton de marche pouvant faire office d’arme : le makhila.

nflier2.jpg

 

♣   nefles.jpg    Les fruits du néflier ont la forme de petites poires ou de toupies aplaties. La partie charnue du fruit est le développement du receptacle floral qui, au fur et à mesure de sa croissance, repousse au sommet les sépales persistants. La récolte des fruits se situe après les gelées qui ramolissent la chair des nèfles. Cepandant, le fruit n’est pas encore mangeable. Sa chair est dure et acide. Les nèfles doivent subir une sur-maturation que l’on nomme blettissement. Les fruits sont étalés sur un lit de paille sèche où ils virent au brun foncé en quelques semaines. Leur chair s’en trouve alors radicalement modifiée, elle est devenue douce et parfumée.

La nèfle est très digeste et convient aux estomacs les plus délicats. Elle se consomme en compotes et confitures. Elle a des propriétés d’être anti-diarrhéique. Les feuilles astringentes, employées en gargarisme, luttent contre les aphtes et les maux de gorge.

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LA COQUELUCHE

Posté par eurekasophie le 2 novembre 2009

Je savais bien que l’expression  » être la coqueluche de ses dames  » me disait quelque chose.

Alors, comme c’est mon jour de rentrée et que je ne veux certes pas commencer cette belle journée

avec des » à peu près.. » , j’ai cherché sur le net et j’ai trouvé .

Qui cherche trouve !  

AVANT TOUTE CHOSE.. 

Autrefois, la coqueluche était une sorte de chapeau que les médecins conseillaient de porter pour avoir toujours la tête au chaud et ainsi éviter d’attraper la maladie du même nom. Or, à la même époque « être coiffé de quelqu’un » signifiait « en être amoureux ». L’expression personnifie donc la coqueluche et s’associe à la précédente pour dire que quelqu’un est amoureux de nous, que l’on est son « préféré ».

chapeau11.jpg 

Belle madame amoureuse avec un bô papeau .

MOINS DRôLE MAINTENANT

LA COQUELUCHE

600 nourrissons de moins de 5 mois sont atteints chaque année

50% des nourrissons contaminés par leurs parents

Les adultes peuvent-ils attraper la coqueluche ?

La coqueluche est-elle une maladie grave ?

Pourquoi faut-il vacciner les adultes contre la coqueluche ?

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COQUELUCHE : LES ADULTES AUSSI !

La vaccination contre la coqueluche est pratiquée à partir de l’âge de 2 mois chez les nourrissons: 3 doses à un mois d’intervalle avec un premier rappel à 16-18 mois, puis un deuxième à 11-13 ans. Cette vaccination bien suivie en France a permis un net recul de la maladie chez les enfants. Cependant, on s’aperçoit aujourd’hui que la coqueluche réapparaît chez les adultes. Elle se manifeste parfois après un rhume banal par une toux persistante ( quintes de toux pendant plus d’une semaine ), surtout la nuit. Ces symptômes non typiques traduisent généralement une forme de coqueluche peu grave, qui n’est d’ailleurs pas toujours diagnostiquée comme coquelucheuse. Les adultes attrapent la coqueluche car l’immunité conférée par la vaccination pratiquée dans l’enfance ( ou par la maladie contractée dans l’enfance ) ne persiste pas toute la vie. Elle baisse pratiquement de moitié en une dizaine d’années, du fait de l’absence de rappel vaccinal.

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LES NOURRISSONS SONT CONTAMINÉS PAR LEURS PARENTS

La coqueluche est une maladie infectieuse bactérienne due à Bordetella pertussis, très contagieuse.

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Bordetella pertussis

Avant l’introduction de la vaccination généralisée du nourrisson, la transmission de la maladie se faisait d’enfant à enfant. Aujourd’hui, c’est une transmission d’adolescent-adulte vers le nourrisson qui est observée. Un adulte, ayant perdu son immunité protectrice ( c’est-à-dire n’ayant pas eu de rappel) est le plus souvent à l’origine de la contamination du nourrisson. Des études montrent que, dans la moitié des cas de coqueluche de l’enfant de moins de 1 an, la personne qui l’a contaminé est l’un de ses parents. En effet, le nouveau-né n’est pas protégé  par les anticorps de sa mère, car il n’y a pas pour la coqueluche, de transmission de l’immunité mère-enfant, et il n’est donc protégé contre la coqueluche que lorsqu’il a reçu ses trois injections de primovaccination. Autant la maladie est un peu grave chez l’adulte, autant elle l’est chez le nourrisson et le nouveau-né, qui doivent souvent être hospitalisé. La coqueluche peut parfois même être mortelle chez le nourrisson à cause des risques de complications broncho-pulmonaires, nutritionnelles et neurologiques. La coqueluche est la première cause de mortalité par infection bactérienne chez les nourrissons de moins de 2 mois.

UNE TOUX QUINTEUSE CARACTÉRISTIQUE

>>> LA COQUELUCHE, HAUTEMENT CONTAGIEUSE, EST UNE INFECTION BACTÉRIENNE

Peu ou pas fébrile, mais d’évolution longue, la coqueluche est hautement contagieuse. La transmission est aérienne et se fait au contact d’une personne malade par les sécrétions émises par la toux. Chez le nourrisson non ou incomplètement vacciné, l’incubation est en moyenne de 10 jours. La coqueluche se manifeste par une toux d’abord banale, puis quinteuse. Les quintes sont violentes, accompagnées d’une sensation d’étouffement, entraînant une congestion du visage, et elles finissent par une reprise inspiratoire sifflante (  » chant du coq  » ) . Elles sont épuisantes et s’accompagnent de vomissements. Chez le nourrisson, elles peuvent rendre difficile, voire impossible, l’alimentation. La période des quintes dure de deux à quatre semaines. La phase de convalescence dure plusieurs semaines.

DE NOMBREUX ADULTES DEVRAIENT ÊTRE VACCINÉS

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La gravité de la coqueluche chez l’adulte tient essentiellement au risque de transmission de la bactérie à des nouveau-nés non ou incomplètement immunisés. Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France ( organisme officiel qui établit le calendrier vaccinal et le réévalue chaque année ) recommande ainsi aujourd’hui la vaccination ( une dose d’un vaccin contenant une valence coquelucheuse acellulaire ) à trois groupes de population.

Les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou les années à venir;

Les membres d’un foyer ( père et enfants qui ne sont pas à jour de cette vaccination ) durant la grossesse de la mère. La mère doit être vaccinée le plus tôt possible après l’accouchement.

Les adultes en contact professionnel avec des nourrissons trop jeunes pour avoir reçu les trois doses de vaccin coquelucheux ( personnel médical et paramédical des maternités, des services de pédiatrie, des crrèches ).

SE FAIRE VACCINER : pour soi, mais aussi pour les autres.

La vaccination contre la coqueluche ne protège que pour une durée de 10 ans au maximum. Il est donc recommandé de pratiquer un rappel. Il existe désormais un vaccin de rappel pour les adultes ( adolescents, jeunes parents, professsionnels de santé et autour de la petite enfance …) qui protège non seulement contre la coqueluche, mais aussi contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite. Autre intérêt, les adultes ainsi vaccinés n’étant plus atteints par le bacille de la coqueluche, ne peuvent plus le transmettre aux nourrissons de leur entourage. Ce vaccin  » acellulaire » ( purifié) est généralement bien toléré. Une douleur modérée peut être ressentie au niveau du site d’injection.

QUEL EST LE TRAITEMENT DE LA COQUELUCHE ?

Un traitement antibiotique par macrolides est prescrit au sujet malade et à son entourage immédiat ( famille). Plus il est donné tôt, plus il permet de réduire la contagiosité. Des autres médicaments contre la toux sont généralement donnés. Les nourrissons de moins de 6 mois sont généralement pris en charge à l’hôpital pour mettre en place une surveillance cardio-respiratoire adaptée. Des médicaments contre la toux peuvent être donnés chez l’adulte.

À FAIRE

arobase241.gifRespecter les recommandations vaccinales et pratiquer les vaccinations, même si elles ne sont pas obligatoires. Ne pas oublier les dates des rappels chez l’adolescent et chez l’adulte.

arobase241.gifRespecter les mesures d’hygiène en prévention de la contamination et pendant la maladie pour interrompre la chaîne de transmission.

arobase241.gifIsoler l’enfant malade.

arobase241.gifLavage soigneux des mains avant un contact avec un aliment, après manipulation des objets potentiellement contaminés…

arobase241.gif Lavage des fosses nasales avec un sérum physiologique.

arobase241.gifMoucher l’enfant et lui apprendre à se moucher correctement, une narine après l’autre. Utiliser des mouchoirs à usage unique.

arobase241.gifEternuements, toux: se mettre la main devant la bouche, se détourner des autres…

arobase241.gifAérer les pièces.

À NE PAS FAIRE

point21.gif Négliger un petit rhume chez un enfant

point21.gif Echanger les objets personnels: serviettes et gants de toilette, serviette de table…

point21.gif Appliquer un antiseptique ou une pommade à l’endroit de la vaccination

point21.gif Surchauffer les pièces

point21.gif Trop couvrir un enfant malade.

VRAI / FAUX

La coqueluche peut passer inaperçue chez l’adulte

VRAI : les symptômes ( rhume, toux…) sont généralement légers, et le médecin ne fait pas toujours le rapprochement

La vaccination de rappel est bien tolérée

VRAI : elle est réalisée avec un vaccin dit  » acellulaire  » ( purifié ) généralement bien toléré sur le plan local et général. Les effets indésirables sont classiques: douleur, érythème, oedème au site d’injection, fièvre….

La protection apportée par le » vaccin anticoquelucheux est définitive

FAUX : la vaccination contre la coqueluche protège au maximum 10 ans. D’où l’utilité des vaccinations de rappel.

Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner

FAUX: les femmes enceintes doivent attendre et se faire vacciner après l’accouchement. En revanche, leur entourage ( mari, enfants ) doit le faire.

L’AVIS DU PÉDIATRE

Pr Catherine Weil-Olivier ( hôpital Louis-Mourier, Colombes 92)

catherineweilolivier.jpg QUELLE EST LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE LA COQUELUCHE EN FRANCE ?

Pr C. Olivier . La surveillance continue de la coqueluche se fait depuis quelques années par un réseau sentinelle hospitalier de 42 centres pédiatriques ( Renacoq ). Ces données ont mis en évidence que les nourrissons hospitalisés avaient moins de 3 mois dans 41 % des cas et que la contamination provenait dans près de la moitié des cas d’un parent de l’enfant. D’autres études ont montré que la coqueluche était une maladie en recrudescence chez les adultes. Un tiers des toux persistantes inexpliquées supérieures à sept jours chez l’adulte ont une sérologie positive à la coqueluche. Toutes ces données concernant l’évolution de l’épidémiologie ont incité à de nouvelles recommandations vaccinales, notamment pour les adultes susceptibles de devenir parents et pour les parents d’un foyer ( père, enfants) qui ne sont pas à jour de leur vaccination à l’occasion d’une grossesse de la mère.

QUELS SONT LES POINTS IMPORTANTS DES RECOMMANDATIONS VACCINALES ?

Pr C. Olivier . Ne pas oublier les rappels de vaccination car l’immunité diminue au fil des années. La vaccination protège au maximum 10 ans. Les rappels sont nécessaires pour maintenir le niveau de protection de la population. Or, si le taux de couverture vaccinale de la coqueluche est supérieur à 90% à l’âge de 24 mois, il n’est que de 60 % pour le deuxième rappel recommandé entre 11-13 ans, introduit en 1998. Aujourd’hui, afin de mieux contrôler le réservoir de la bactérie et d’assurer une protection indirecte des jeunes nourrissons, non encore ou incomplètement protégés, un autre rappel complémentaire de vaccination coquelucheuse chez l’adulte est recommandé. Il faut y penser.

LES VACCINS SONT-ILS BIEN TOLÉRÉS ?

Pr C. Olivier . Le vaccin contre la coqueluche à utiliser en rappel chez les adolescents et les adultes est un vaccin dit  » acellulaire « , très purifié. Toutes les études ont montré que ce vaccin est mieux toléré par les adultes que les vaccins à germes entiers recommandés lors de la primovaccination.

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