LES PRODUITS DE LA RUCHE

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Enfant, je n’ai jamais eu peur des abeilles —au contraire: j’ai toujours éprouvé pour ces insectes du soleil une sorte d’admiration respectueuse, en ayant le sentiment que celles-ci faisaient oeuvre utile, ce qui, à mes yeux, les rendaient incomparablement précieuses et remarquables.

En outre, j’étais bien sûr fascinée par le monde de la ruche, étonnant et mystérieux: étonnant par son architecture en alvéoles, comme mathématiquement calculée, qui semblait poser, brutalement, la question de l’intelligence de l’animale; et mystérieuse, par cette vie constante qui s’y manifeste, bouillante en apparence mais dont on suppose qu’elle obéit (pour donner les résultat que l’on voit) à des lois extrêmement précises et rigoureuses.

Ma pharmacie naturelle leur doit quatre produits: la gelée royale, qu’elles produisent directement, le miel, qu’elles fabriquent essentiellement à partir du nectar de fleurs, le pollen et la propolis, qu’elles recueillent dans la nature sur de nombreux végétaux qui en sont porteurs.

abeille04.gifVoilà qui justifie largement de se pencher davantage sur la question…………abeille04.gif

Son aspect architectural mis à part, la ruche offre bien d’autres sujets d’étonnement: elle abrite en effet une société extrêmement complexe dont la vie, rigoureusement rythmée- au jour près, comme on le verra- obéit à des impératifs très précis.

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A une ruche correspond une colonie, qui compte à peu près toujours le même nombre d’individus : au printemps et en été (période qui correspond à une pleine activité) , une reine, femelle complète et unique, plusieurs centaines de mâles ou faux bourdons (entre 1 000 et 2 000 ) et plusieurs dizaines de milliers d’ouvrières, femennes incomplètes ( entre 40 000 et 60 000 en moyenne ); en automne et en hiver, les chiffres baissent considérablement : les mâles disparaissent, et les ouvrières sont beaucoup moins nombreuses.

abeillemale.jpg Photo d’un mâle

Le plus étonnant , c’est qu’aucun de ces individus ne pourrait survivre seul, la reine et les mâles moins que tout autres, puisqu’ils sont incapables de se nourrir seuls et que, sans les ouvrières, ils mourraient de faim. C’est la colonie toute entière qu’il faut, en fait, considérer comme un individu, composé de nombreux membres dont chacun a un rôle très précis, variant selon son âge et la saison.

La reine d’abord: vivant en moyenne 3 ou 4 ans, elle est longue et plus lourde qu’une ouvrière . Elle ne sort qu’à l’occasion de son vol nuptial, lors duquel elle est fécondée, puis elle rentre à la ruche se livrer à sa seule fonction biologique: la reproduction. A la belle saison, elle pond 1 500 à 2 000 oeufs fécondés par jour. Ces oeufs fécondés donnent naissance à des ouvrières, et éventuellement à une nouvelle reine, si les circonstances l’exigent : tout dépend de la façon dont l’oeuf est traité par les ouvrières . Les oeufs non fécondés donnent naissance à des mâles.

  abeillereine2.jpgPhoto d’une reine

La reine se consacre à la reproduction à un tel point qu’elle est incapable de se nourrir elle-même et qu’elle est alimentée, durant toute son existence, par les ouvrières dont c’est la tâche exclusive à un certain moment de leur développement.

Les mâles vivent en moyenne trois mois, et sont incapables ( comme la reine) de se nourrir par eux-mêmes: ils sont alimentés, eux aussi, par les ouvrières, mais uniquement pendant la belle saison, période au cours de laquelle on a besoin d’eux pour féconder la reine. Dès l’automne, ils sont chassés de la ruche, et périssent alors de faim et de froid. Moins longs, plus gros et plus trapus que la reine, ils ont pour unique fonction biologique la fécondation de la reine pendant son vol nuptial. Durant toute leur vie, ils volent dans cet unique but et ne participent en aucune façon à l’activité de la ruche. Sachant que l’accouplement leur coûte la vie ( accouplement qui se fait en plein vol), on est obligé d’en déduire que ceux qui se trouvent chassés de la ruche, à l’automne, sont doublement malheureux: chassés et puceaux….

Enfin, les ouvrières. Plus petites et plus légères que la reine et les mâles, elles vivent en moyenne 45 jours pendant la belle saison (abeilles à vie courte), et jusqu’à plusieurs mois à la mauvaise saison (abeilles à vie longue).

Le monde animal réserve beaucoup de raisons de s’extasier, et je dois dire que pour ma part — au risque de paraître un peu niaise au yeux de certains ( mais n’est-ce pas eux, plutôt qui auraient perdu la faculté de s’étonner ? )— j’ai encore, devant certains phénomènes, des réactions d’enfant. Ainsi, la vie des abeilles ouvrières, leur constitution, la façon dont leur existence est planifiée au jour près me sont encore, quand j’y pense, une source d’émerveillement et d’étonnement.

Je n’ai pas, et ceci à dessein (d essaim  lol! ) abusé de schémas. Mais dans le cas présent, le tableau des métamorphoses  et des activités de l’abeille ouvrière me paraît  plus éloquent  que n’importe quel discours. A l’ère des ordinateurs qui est la nôtre, nous dirions  » la façon dont elles sont programmées « ….N’est-ce pas en effet à la rigueur d’un programme scientifique que fait penser une évolution si précise ?

OUVRIERE MALE REINE Oeuf : Incubation 3 j. 3 j. 3 j.
Larve : Croissance 6 j. 6 j. 1/2 5 j. 1/2
Filage du cocon 2 j. 1 j. 1/2 1 j.
Période de repos 2 j. 3 j. 2 j.
Nymphe : Changement en chrysalide 1 j. 1 j. 1 j.
Transformation en insecte ailé et naissance 7 j. 9 j. 3 j. 1/2
Durée totale ponte/éclosion 21 jours 24 jours 16 jours
Envol (Jours après éclosion) 14 14 5

 abeilleouvriere2.jpg Photo d’abeille ouvrière

Il faut savoir aussi que les ouvrières ne sont pas faites comme la reine ou les mâles, mais qu’elles possèdent un certain nombre d’organes et d’équipements hautement spécialisés qui leur permettent de venir à bout des nombreuses fonctions qui leur incombent. Car sans elles, il n’y aurait ni gelée royale, ni cire, ni pollen, ni propolis,……ni miel !  ( Mais aussi, sans la reine et les mâles, les ouvrières n’existeraient pas…)

La gelée royale, qu’on appelle aussi « lait des abeilles », est une substance fluide et opalescente que secrètent leurs glandes salivaires frontales. Comme vous le verrez, c’est un liquide nourricier très important, non seulement pour la vie de la ruche, mais également pour ses excellentes qualités thérapeutiques.

Elles sécrètent  également la cire (par leurs  glandes cirières) et du venin, qui leur sert à protéger la colonie de tout agresseur ( mais qui ne leur sert qu’une fois, puisque après avoir piqué, elles meurent).

Enfin, elles possèdent, si je puis dire, un équipement très sophistiqué: leur troisième paire de pattes, qui comporte un appareillage complexe formé de brosses, peignes, poussoirs, corbeilles ( pour ne citer que les éléments essentiels), destiné  à la récolte du pollen —encore appelé, très joliment, « bifteck des abeilles »— et de la propolis.

Les ouvrières consacrent toute leur existence au travail, mais ce travail change selon leur âge ( et elles sont toujours relayées, bien sûr, dans les tâches précédentes, par des ouvrières plus jeunes). La ruche s’organise donc comme un gigantesque système de relais où, pendant que les unes nettoient les cellules vides et les ouvrières plus âgées (ce qu’elles font pendant les deux premiers jours qui suivent l’éclosion), les autres nourrissent l’ensemble des larves de la ruche (entre le 3 ème et le 12 ème jour inclus suivant l’éclosion), tandis que celles qui ont entre 13 et 20 jours se livrent aux diverses tâches d’intérieur alors que leurs aînées, qui ont plus de 21 jours, ont quitté la ruche (pour la première fois) et sont devenues butineuses (ce qu’elles resteront jusqu’à leur mort).

A l’intérieur de ce trajet minutieusement réglé, on trouve encore de subtiles subdivisions: l’activité de nourrice, par exemple (qui se situe donc entre le 3 ème et le 12 ème jour), comprend deux périodes bien distinctes: une première, qui va environ jusqu’au 5 ème jour, où elles nourrissent les larves de mâles et d’ouvrièresâgées de 4 à 5 jours d’une bouillie à base de miel, de pollen et d’eau; et une seconde, qui se situe entre le 6 ème et le 12 ème jour, où elles nourrissent toutes les jeunes larves de 1 à 3 jours, les larves royales de 4 à 5 jours et la reine avec de la gelée royale, qu’elles ne sécrètent qu’à cette époque de leur vie. De même, pendant la période qui s’écoule entre le 13 ème au 18 ème jour inclus, elles seront « cirières et bâtisseuses ». Autrement dit, sécrétant la cire, elles l’utiliseront pour fabriquer les rayons de ces cellules hexagonales qui servent, non seulement au stockage du miel et du pollen, mais à abriter les oeufs et les larves. Puis, elles se feront « ventileuses », brassant l’air de leurs ailes pour assurer dans la ruche l’atmosphère qui convient et faire évaporer l’eau du miel encore trop liquide, ou « gardiennes de la colonie », la défendant contre toute intrusion étrangère grâce à leur aiguillon venimeux. Elles protégeront ainsi le travail de leurs colègues, les  » magasinières », qui réceptionnent et concentrent le nectar (qui donnera le miel), réceptionnent également le pollen et l’emmagasinent, ainsi que la propolis, toutes denrées que leur rapportent les butineuses.

Au 21 ème jour, les travaux d’intérieur prennent fin. Les plus jeunes ont pris le relais, et les ouvrières « butineuses » quittent alors la ruche à la recherche des produits indispensables à la vie de la colonie. Ce sont elles que l’on rencontre, l’été, butinant ou buvant au bord des fontaines. Elles cherchent de l’eau, du nectar et du miéllat, du pollen qu’elles rapporteront sous forme de petites pelotes, et enfin, de la propolis.

Si on vous l’avait demandé, auriez-vous été capable d’imaginer système aussi parfait ?  Pour ma part, j’aurais pu concevoir plus compliqué , certes, mais plus intelligent —c’est-à-dire mieux adapté au but poursuivi — certainement pas.

 

LE MIEL

 

Miel, vous entendez ce mot? Il distille toutes les douceurs, répand le soleil, fait penser à ce que la vie contient de plus suave et de meilleur. L’amour, bien sûr— d’où l’expression lune de miel— ou tout simplement la tendresse, la bonté, le plaisir.

Le miel quici labeille eut soin de déposer

Ne vaut pas à mon coeur le miel de ton baiser

André Chénier

« Beaucoup de choses renaîtront qui étaient depuis longtemps oubliées ». Horace

1) GENERALITES

Le miel est la denrée produite par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou des sécrétions provenant de parties de plantes ou se trouvant sur elles, qu’elles butinent, transforment combinent avec des matières spécifiques propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide, épaisse ou cristallisée.


2) RÉCOLTE

- La récolte de miel a lieu en général après une miellée (qui correspond à la production de nectar par la flore susceptible d’en produire) et lorsque les ¾ des alvéoles des rayons sont operculés. Le miel est récolté, en une ou plusieurs fois, entre avril et novembre dans le midi de la France, mais dans les autres régions, la première récolte ne débute habituellement que fin mai.Cette récolte a lieu schématiquement ainsi
- l’apiculteur retire les cadres de ses ruches et les emporte dans son atelier d’extraction;
- il procède alors à la désoperculation avec des instruments spécialement conçus à cet effet;
- suit l’extraction du miel contenu dans les alvéoles par centrifugation, miel qui sera filtré avant d’atteindre le maturateur;
- enfin l’apiculteur, qui a préparé la cristallisation du miel pendant ce séjour au maturateur, passe au conditionnement.

On récolte ainsi, en France, 10 à 15 kg de miel en moyenne, par ruche et par an, miel dont la consistance et la couleur sont variables en fonction surtout de l’origine florale.


3) ÉTUDE EXPÉRIMENTALE

La connaissance et l’utilisation du miel par l’homme remonte aux temps les plus reculés. Aliment des plus anciens de l’humanité, on lui reconnaît aussi depuis la plus haute antiquité des propriétés médicinales préventives et curatives qui le faisaient utiliser largement dans un cadre thérapeutiqueempirique dont nous conservons de nombreux documents.
Ce n’est que récemment que cet empirisme a pu être expliqué et complété grâce à de nombreux chercheurs qui ont mené scientifiquement l’expérimentation de ses propriétés.Parmi les nombreux résultats obtenus, notons :
* d’une part, son inocuité absolue, sa parfaite tolérance même à doses élevées;
* d’autre part, la réalité d’un grand nombre d’avantages nutritifs et énergétiques;
* enfin, l’existence d’actions variées (digestive, laxative, béchique, sédative, émolliente, antitoxique, antiseptique, antianémique, fébrifuge, diurétique, etc.).

«A la lumière de ces recherches, il paraît maintenant certain que l’antique tradition ne mentait pas qui affirmait que le miel ne constitue pas seulement un aliment excellent mais qu’il a une valeur thérapeutique certaine, bien que difficilement explicable dans certains cas».

Professeur Rémy CHAUVIN.

les vertus preventives et curatives du miel sont connues depuis toujours mais reconnues depuis peu4) COMPOSITION

Le miel contient:
- un certain pourcentage d’eau qui varie en moyenne de 16 à 20%;
- des glucides (sucres) de 75 à 80%, essentiellement GLUCOSE et LEVULOSE;
- des protides (substances azotées), parmi lesquelles une douzaine d’acides aminés;
- des acides organiques et des lactones;
- des substances minerales et des oligo-éléments : calcium, chlore, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, sodium, soufre;
- des vitamines : B1, B2, B3 ou vitamine PP, B5, B6, B8 ou vitamine H, B9;
- des enzymes : invertase et amylose essentiellement;
- d’autres substances dont plusieurs facteurs antibiotiques (groupés sous le nom d’inhibine)

vers 17 miels détaillés


5) PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS

- Le miel est le seul produit sucrant naturel pour l’homme.
Cet aliment naturel riche en sucres simples directement assimilables et doué d’un haut pouvoir énergétique (100 g de miel apportent 300 calories) est doté en outre de nombreuses actions et propriétés très importantes dans le cadre de la santé.Particulièrement recommandé chez les SPORTIFS par sa double action dynamogénique et stimulante du coeur, le miel est indiqué aussi dans :

asthénies ou états de fatigue) à tous les degrés et surtout dans les convalescences;
anorexies ou pertes de l’appétit et amaigrissements (surtout chez l’enfant et le nourrisson)
constipation sous toutes ses formes ;
ulcères gastro-duodénaux et infections intestinales
anémies (apanage des miels foncés) et pour faciliter le travail du coeur en général ;
• affections ORL (très bonnes indications du MIEL EN RAYON) et affections bronchiques ;
• dans tous les cas où il faut faciliter la diurèse
• nervosisme et insomnie (indications des miels fortement aromatiques).

vers 17 miels détaillés


6) PRÉSENTATION

Le miel est habituellement présenté dans des pots de matériaux et poids variables qui doivent être conservés dans un endroit sec et frais. Il existe une variété considérable de miels suivant l’origine botanique, le plus couramment rencontré et utilisé étant le miel toutes fleurs.La consommation minimale d’entretien chez l’adulte se situe entre 30 et 40g/jour  soit une bonne cuillerée à soupe, quantité qui peut être largement dépassée dans de nombreux cas (chez les sportifs en particulier); chez l’enfant cette consommation minimale oscille entre 5 et 15 g par jour selon l’âge.
Ces doses à prendre par la bouche, en une ou plusieurs fois, sont conseillées en cure permanente en remplaçant le sucre ordinaire, utilisé habituellement par du miel.

Aucune contre-indication et pas d’incompatibilité avec d’autres thérapeutiques.

 


LES DIX-SEPT GRANDS CRUS DU MIEL 

Nom scientifique Propriétés organo-leptiques Indications
AUBEPINE crataegus oxyacantha couleur: blanche
arôme: léger et délicat
cristallisation: fine
calmant, tonique du coeur; antispasmodique; diminue l’excitation du systeme nerveux. Indiqué pour artérioscléreux, dyspeptiques; calme troubles nerveux dus à la ménopause.
ACACIA
(voir complexe phytotherapique 
Gelee Royale-Propolis-Acacia)
robinia pseudoacacia couleur: ambrée
arôme: doux et floral
cristallisation: lente et tres fine,cristaux transparents; facilement soluble
emollient des voies digestives, expectorant leger, legerement sudorifique, antispasmodique,
le mieux adapté aux diabetiques
BRUYERE calluna vulgaris couleur: ambrée à tonalité jaune orange
arôme: persistant et penetrant, caracteristique de la bruyère
saveur: permanente avec arrière-gout legerement amer
cristallisation: fine, reguliere; peu soluble
désinfectant des voies urinaires, conseillé dans la cystite des prostatiques ou dans la cystite avec muco-pus; aurait la capacité de dissoudre les calculs urinaires; diuretique et anti-rhumatismal
CHATAIGNIER catanea sativa couleur: sombre tendant vers le noir
arôme: fort et persistant
saveur: forte, legerement salée et amere
cristallisation: lente et grossiere, difficilement soluble
favorise l’acceleration de la circulation sanguine, degage les muqueuses nasales, diuretique. Action astringeante dans certzins cas de dysenterie.
CHOU Affections bronchiques et pulmonaires
COLZA brassica 
campestre
couleur: claire et jaunâtre
arôme: légère odeur de beurre frais
saveur: peu prononcée
cristallisation: ténue et serrée; facilement soluble
calme les brulures d’estomac, facilite le transit intestinal; interviendrait dans le soulagement des hemorroides et des varices.
EUCALYPTUS eucalyptus 
globulus
couleur: ambre clairà foncé selon récolte
arôme: touche mentholée et aromatique
saveur: prononcée et persistante, legerement acidulée
cristallisation: compacte et fine; facilement soluble
traitement en profondeur des angines saisonnière et de la toux du fumeur; regulation de la flore intestinale; agirait sur la vesicule biliaire. Desinfectant des voies urinaires.
LAVANDE lavandula officinalis couleur: legerement ambrée à tendance rosâtre
arôme: fin et parfumé
saveur: délicate et tres persistante
cristallisation: rapide et tres fine; facilement soluble
excellent antiseptique des poumons et bronches; utilisé dans toux recidivantes, asthme, coqueluche, grippe, laryngite; tres tonique, antispasmodique, diuretique et antirhumatismal, céphalique.
Recommandé dans faiblesse du coeur et en cas d’enterite ou dysenterie.
LUZERNE medicago 
sativa
couleur: de blanche à ambre pâle
arôme: leger et diffus
saveur: legerement poivrée
cristallisation: compacte et resistante; gros cristaux transparents; peu soluble
facilite la digestion et le transit intestinal; calmant leger en cas d’insomnie; utilisé dans le traitement externe des furoncles et des plaies atones; facilite la production de salive.
ORIGAN Contre asthme, catarrhes, rhumatismes, atonie de l’estomac et aerophagie.
ROMARIN rosmarinus couleur: orangée
arôme: fort et persistant
saveur: legerement piquante et vivace
cristallisation: tres rapide à cristaux maintenus en groupe; peu soluble
depuratif et antiseptique; forte teneur en invertine et pheromones; action fortement sedative dans certains cas de depression et surmenage; favorise fonctions du foie et vesicule (indiqué dans ascites avec gros foie, cirrhose, ictère, engorgements).
SARRASIN polygonum fagopyrum couleur: sombre tendant vers le gris
arôme: penetrant
saveur: prononcée mais fine
cristallisation: rapide mais tres ténue; soluble
miel tres nutritif et reconstituant; action sur systeme osseux (aide à la constitution de cals apres fractures); permettrait d’accroître la vision nocturne; conseillé en cas d’anemie et manque d’appetit;
actuellement provient presque exclusivement d’importation, comme le sarrasin.
SARRIETTE satureja 
hortensis
couleur: ambrée tendant vers orange
arôme: très prononcé à tendance balsamique (sent parfois la térébenthine)
saveur: persistante et agreable quoique legerement poivrée
cristallisation: tres reguliere à cristaux moyens; soluble.
tonique et stimulant de l’estomac et des fonctions génésiques; antispasmodique, expectorant et carminatif; favorise l’évacuation des gaz et empeche les fermentations gastriques; combat la mauvaise haleine et les odeur de pied.
TILLEUL tilia 
platiphylla
couleur: ambre claire à tendance legerement verte
arôme: particulier au tilleul, fin et pénétrant
saveur: fortement parfumée, demeurant en bouche
texture: granuleuse, fine
cristallisation: lente et irreguliere à cristaux pointus
sedatif, antispasmodique, calmant des affections nerveuses; facilite la digestion en agissant sur la vesicule biliaire; legerement hypnotique; aurait une action sur les migraines digestives; tres reconstituant; qualité de goût et souplesse d’utilisation en font un miel apprecié des connaisseurs.. mais ses « crus »varient suivant la qualité du tilleul butiné, et les soins de l’apiculteur.
TREFLE trifolium repans couleur: blanche
arôme: délicat et peu prononcé
saveur: ténue mais persistante avec une touche acidulée
cristallisation: fine à tendance cremeuse
miel calmant, facilite le sommeil ainsi que la circulation de retour; expectorant et emollient; sert de coupage et à la preparation des miels cremeux
THYM
et Serpolet
thymus vulgaris couleur: ambrée, sombre
arôme: fort et legerement piquant
saveur: forte et musquée
cristallisation: irreguliere, tres soluble
antiseptique, emménagogue, digestif, tonique; facilite la recuperation physique et le tonus musculaire; employé dans le traitement des fatigues nerveuses; utile dans les affections respiratoires.
PIN,SAPIN   couleur: sombre tendant vers le brun foncé avec des nuances vertes
arôme: fortement aromatique et balsamique; legere odeur de resine
saveur: douce, peu persistante
cristallisation: lente; facilement soluble
particulierement recommandé dans les affections respiratoires; aide digestion et sommeil; reputé comme antiseptique des bronches et parties aeriennes superieures; aurait influence psychologique benefique dans les depressions nerveuses.
 

 

 



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25 Réponses à “LES PRODUITS DE LA RUCHE”

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  1. chamade1000 dit :

    C’est toute une organisation
    Je reviendrai lire tantôt.
    Il paraît qu’elles disparaissent les abeilles et cela est grave
    Bises Francine

    Dernière publication sur Mes émotions : Quelques pensées et "textes" que j'apprécie°°°°°

  2. eurekasophie dit :

    Coucou Francine,
    Oui la vie dans une ruche est une organisation sensationnelle .
    Les abeilles disparaissent car l’homme gâche tout avec les pesticides et autres produits chimiques ….Les abeilles ont de plus en plus de difficultés à se nourrir
    Merci pour ton commentaire et bonne journée
    Sophie

  3. gressieralain dit :

    Sans les abeilles, nous aurions de trés gros soucis quant à notre survie, et pourtant nous les détruisons!
    Amaicalement
    ARSENE GRISALI

  4. eurekasophie dit :

    Bonsoir Alain,
    Heureuse que tu viennes commenter un de mes articles…
    Oui je suis bien d’accord avec toi. Hélas , l’homme est ingrat vis à vis de cette nature qui nous veut du bien! je tire la sonnette d’alarme..mais qui suivra ?
    Gros bisous et bon week end

  5. Anne dit :

    Je parcours ton Blog… « dans le désordre », super cet exposé sur les merveilleuses abeilles!
    (pas évident que je sache m’y retrouver pour lire ta rép. mais bon!.. Lol!)

    Ce matin, j’ai écrasé 2 bourdons, par terre… soit : ils se battaient!
    soit : c’était mâle/femelle!… sais pô!.. mais ils tournaient…tournaient..!
    sales bêtes en tous cas!

    Dans ma jeunesse, j’ai entendu dire qu’un cheval était mort, piqué par 3 « cabridans » (frelons) , c’est
    comme ça qu’on appelle ces bestioles, en Provence. (Bon, il avait fait une allergie, peut-être?!…)
    Et puis, de nos jours, il y en a, venus de Chine… qui campent devant les ruches, pour tuer les reines.
    J’ai lu cette info.
    Alors, pas de pitié!.. pourtant, je n’aime pas tuer… je déplace éventuellement un escargot pour qu’il ne se face pas écraser… c’est dire!

    Une autre anecdote, plus rigolote :
    Enfant, je me promenais avec une dame âgée , dans la campagne… nous passons près des ruches…
    une abeille se prend dans mes cheveux, sur le dessus de ma tête, et me pique!
    Aïe!…. la dame a sorti son mouchoir, m’a dit de faire pipi dessus, et de l’appliquer sur l’endroit
    où j’avais mal !
    Si l’on n’a pas autre chose sous la main… il faut y penser!Lol!
    Même chose que d’appliquer de l’ammoniaque…

    Voilà!…
    Bonne semaine!

  6. eurekasophie dit :

    Coucou Anne, Que voilà une bonne astuce que je ne connaissais pas pour atténuer l’effet du venin d’abeille.Oui j’ai vu ça aussi en ce qui concerne le frelon asiatique tueur d’abeilles …Quelle sale bête alors ! C’est dangereux un frelon. Cela peut être mortel chez quelqu’un qui est très allergique en effet . Alors là moi aussi, je me fais toute petite. Et j’attends que le frelon veuille bien décamper.
    J’avais une copine qui était allergique aux piqûres de moustique…elle enflait au niveau de la piqûre et cela pouvait se propager assez loin dans le membre.
    Alors voilà que tu te mets à tuer de pauvres bourdons innofensifs ? Quelle horreur ! lol !
    Si tu ne rencontres pas un essain d’abeilles tu n’as rien à craindre de ces bestioles, tu les ignores, c’est en voulant les chasser que tu te fais parfois piquer .
    Je m’aperçois que je suis assez brouillon ce matin, je livre les infos dans le désordre …Dur dur le lundi …Surtout quand il est pareil au dimanche …ppppffff ! Bref, pour lire mes réponses , ben tu vas là où t’as écrit un commentaire ma nénette .
    Si tu te souviens pas où et quand ..ben sur ma page d’accueil tu as  » commentaires récents  » …Bahh ! je sens que je vais aller prendre un peu de caféine moi
    Bisous ma belle !
    Bonne semaine à toi

    Sophie ☻ ☺

  7. asoni dit :

    je trouve ton article complet et très intéressant à la maison nous nous soignons avec de la propolis, gelée royale, pollen et miel, je suis une vrai adepte des produits de la ruche avec quelques plantes. Merci car c’est en informant qu’on peut aider à favoriser la protection des abeilles

  8. eurekasophie dit :

    Bonjour Asoni,
    Heureuse de rencontrer une adepte des produits de la ruche. Les vertus de ces produits ne sont plus à démontrer tant ils sont vieux comme le monde. Mais j’ai voulu faire un rappel pour ceux qui ne sont pas comme vous une  » fan  » du miel, de la gelée royale etc…. Toutes ces denrées ont des propriétés merveilleuses pour la santé ….et il est vrai que l’on devrait cesser de faire la guerre aux abeilles. Sans elles, notre survie serait bien menacée.
    Merci pour votre commentaire
    Bon week end
    Bien cordialement
    Sophie

  9. Celluleroyale dit :

    Bonjour Madame,
    Je vois que vous aimez la nature et que vous êtes une spécialiste
    Bravo pour vos commentaire sur les abeilles Je désire vous dire de décaler les genre dans votre tableau les abeilles c’est 21j la reine 16j et le male 24j pour moi c’est claire mais pas pour une personne qui ne connait pas les abeilles
    Il y a une certaine personne qui a dit 4 ans sans insectes polinisateur Elle pensait surtout aux abeilles Il y aurait plus d’humanité
    Et je dis « Respecte la nature, elle te respectera »
    Je suis un retraité « apiculteur  »
    J’aime la nature et je pense qu’elle me le rend bien
    Bises et encore bravo
    Jean-Marie

  10. eurekasophie dit :

    Bonjour Jean-Marie,
    Votre commentaire me fait énormément plaisir.
    Oui je suis une amoureuse de la nature et de tout ce qu’elle peut nous apporter. Bien des personnes sont insensibles au point de maltraîter Dame Nature, et c’est vraiment navrant. Nous avons tellement de choses à apprendre de celle-ci. La respecter, essayer de la garder intacte pour nos descendants. De plus en plus de gens malgré tout, se tourne vers cette nature qui nous veut tant de bien, car avec le temps, on se rend bien compte qu’elle est la seule à nous offrir ce dont nous avons réellement besoin. Nous avons trop été sous l’emprise de la chimie, notre organisme s’est affaibli. Nous sommes devenus moins résistants. La science des Simples par exemple devrait être enseignée d’une façon sérieuse.
    Quant aux abeilles,je suis en admiration devant tant de travail accompli, tant d’organisation et je loue les bienfaits de leurs produits. Mon article n’est pas terminé, il me reste à écrire sur le pollen…Pour ce qui est du tableau, je ne peux malheureusement rien retoucher. Je me suis inspirée du Dr Donadieu pour mon article, peut être connaissez vous .
    Merci pour votre commentaire mon cher Jean-Marie, n’hésitez surtout pas à me faire part de votre expérience dans de domaine de l’apiculture.J’en serais ravie.
    Bien cordialement
    Sophie

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