COMPRENDRE SON CHIEN

Posté par eurekasophie le 16 novembre 2009

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Sujet: Comment les chiens communiquent-ils?

Les animaux n’ont pas accès au langage, et pourtant ils ont les outils nécessaires pour communiquer.

En tant que mammifère social (qui vit en groupe), le loup dispose de toute une palette de comportements orientés vers les échanges entre individus et donc, la survie du groupe grâce à sa cohésion. Les interactions sont fréquentes et variées (jeux, poursuites, simulations de combats…), et les alliances indispensables afin d’assurer l’apport de nourriture et la protection du territoire.
Aujourd’hui nos chiens domestiques sont libérés de bon nombre de ces contraintes : ils n’ont plus à chasser pour assurer leur subsistance et ils disposent d’un territoire pour eux tous seuls, la maison ou l’appartement dans lequel ils vivent. Cela ne les empêche pas d’avoir besoin de communiquer, même si l’objectif de cette communication ne correspond plus tout à fait au but premier.
La plupart du temps, nos chiens se retrouvent seuls face à une espèce différente de la leur (l’humain), et à laquelle ils ne comprennent parfois….. rien, ou pas grand chose.
Intéressons nous donc plus précisément à la communication entre les individus d’un groupe, aux outils dont chacun dispose pour se faire comprendre de ses congénères, et tenter de se faire comprendre des humains.

La méconnaissance des rituels de communication du chien peut amener les propriétaires à certaines erreurs.
On introduit un animal dans notre maison, on le fait vivre selon nos habitudes, et s’il n’arrive pas à s’adapter, il arrive qu’on le lui reproche (« après tout ce que j’ai fait pour toi ! »).
Pourtant, c’est souvent de notre responsabilité s’il ne se comporte pas comme on le souhaiterait. Si nous attendons de lui qu’il comprenne ce que l’on attend de lui sans avoir à le lui montrer, en supposant qu’il connaît les us et coutumes humains alors que c’est un chien, nous courrons à l’échec.
Il ne faut pas confondre « il refuse d’obéir », ou « il est têtu » avec « il ne comprend pas ». La nuance est énorme ! Notre façon de communiquer n’est pas toujours claire pour lui, puisque ce n’est pas la sienne. Le chien se retrouve alors coupable… de ne pas comprendre !
Notre compagnon n’a pas la possibilité d’apprendre tous nos modes de communication, et pourtant il fait des efforts. En revanche, nous pouvons tenter de le comprendre, essayer de nous comporter d’une façon qui sera compréhensible pour lui, comme nous apprenons à parler une langue étrangère.

Le chien « parle » avec son regard, mais aussi des postures, des attitudes corporelles, des vocalises, grognements ou aboiements, et des phéromones qui ont pour lui, et pour ses congénères, une signification.
- Lorsqu’il vous jette un regard fixe et grave parce que vous vous approchez de l’os qu’il grignote tranquillement, il est en train de vous lancer un avertissement afin de vous inciter à ne pas poursuivre votre avancée vers lui.
- Lorsqu’il pose sa tête sur vos genoux, c’est qu’il attend quelque chose de votre part.
- Lorsqu’il aboie, gémit ou hurle, il adopte une attitude à forte valeur communicative ! Pour l’interpréter, il faut la relier à la situation dans laquelle elle est apparue.
- Lorsque le chien s’arrête en promenade pour flairer les odeurs, il récolte un maximum de renseignements sur l’auteur de l’urine ou l’excrément, alors que celui ci n’est pas présent.

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Comment mieux comprendre son chien ?

Observez le en situation, lorsqu’il évolue avec d’autres chiens, d’autres animaux, et des humains. Interrogez vous sur la signification possible de telle ou telle attitude sans vous laisser aveugler par l’anthropomorphisme qui nous pousse à rechercher des similitudes avec notre propre système de fonctionnement, et si nécessaire, posez la question à un professionnel.
Les animaux utilisent intensément les rituels : ce sont toujours les même signaux qui génèrent les même réponses chez celui –de la même espèce- qui en est le destinataire. Ainsi lorsque l’un adopte une posture que les éthologistes ont nommé « appel au jeu » (pattes antérieures au sol, aboiements, battements de queue, petits sauts), il obtient forcément une réponse de son interlocuteur, que ce dernier réponde à la demande de jeu, qu’il l’ignore, ou qu’il la refuse. Refuser de communiquer est déjà une marque de communication !

 

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Inadéquation des codes utilisés selon les espèces en présence

Il est amusant d’observer un chien qui essaie de jouer avec un chat : ils ne comprennent pas toujours, et pour cause, ils sont de deux espèces différentes qui ne parlent pas la même langue. On voit alors le chien faire tout son possible pour susciter le jeu chez le chat, qui hérisse le poil et s’enfuit.
Quelle que soit sa race, vous pourrez voir les même attitudes chez un chien équilibré et correctement socialisé, car il utilise le code de communication propre à l’espèce canine. Un chihuahua pourra jouer avec un caniche, mais pas forcément avec un terre neuve : la différence de taille et de poids n’étant pas toujours surmontable. Ce n’est pas le mode de communication qui est un handicap, mais bel et bien les lois de la physique…

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Ca te chatouille ou ça te gratouille ?

Posté par eurekasophie le 5 octobre 2009

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Beaucoup de raisons expliquent pourquoi les chiens se grattent le museau

Les chiens se grattent le museau pour une foule de raisons, qu’il s’agisse de problèmes de comportement ou de santé. Toutefois, sans information supplémentaire et sans examen du museau, il est difficile de déterminer la cause précise. Si le chien se gratte quand il joue, qu’il mâche un jouet ou après un repas et qu’il n’y a pas d’autre symptôme ni de changement dans la région faciale, le problème peut être comportemental et sans conséquence. Ainsi, après leur repas, beaucoup de chiens se servent de la moquette comme d’une serviette de table, au grand désespoir de leur maître.

Il faut examiner le museau du chien et y rechercher les signes d’abrasion, de croûte, de perte de poils, de changement de la coloration de la peau ou d’odeur. La présence de l’un de ces signes d’un problème cutané peut être symptomatique. L’animal peut être infesté par des parasites, comme dans le cas de la gale, ou être atteint d’une affection cutanée ou du système immunitaire. Un chien qui éternue ou dont le nez coule quand il se gratte peut avoir un problème nasal ou de sinus.

Enfin, il ne faut pas oublier d’examiner les dents de l’animal. Les maladies des gencives et des dents sont courantes chez les animaux et l’inconfort qu’elles causent se manifeste souvent par le grattage et le frottement du museau. Pour en avoir le cœur net, il suffit de soulever les lèvres du chien et d’examiner ses gencives pour voir si elles sont rouges ou s’il y a accumulation de tartre ou de plaque sur les dents (on voit alors des taches brunâtres sur la surface des dents ou près des gencives, surtout sur les molaires). Si l’examen révèle la présence de l’un de ces problèmes, une maladie dentaire peut être la cause du grattage et elle doit être soignée.

En fin de compte, quand un chien se gratte et se frotte le museau, il faut faire un examen de l’animal pour déterminer la cause de son comportement. Si certains des symptômes décrits ci-dessus accompagnent le grattage ou le frottement, il est préférable de faire examiner l’animal sans tarder par un vétérinaire, car les troubles de la santé sont beaucoup plus faciles à traiter dès les premiers symptômes que lorsqu’ils ont eu le temps de s’aggraver.

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EUX AUSSI…..

Posté par eurekasophie le 27 août 2009

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Les animaux peuvent eux aussi souffrir d’angoisse de séparation

Il n’est pas inhabituel que les animaux de compagnie soient angoissés dans certaines circonstances, par exemple lors d’une visite chez le vétérinaire ou de l’immersion dans un nouveau milieu. Cependant, lorsqu’un animal laissé seul affiche une angoisse ou une détresse excessive, il s’agit d’angoisse de séparation, la forme d’angoisse la plus fréquente chez les chiens.

 

Peu importe les manifestations de l’angoisse de séparation, vous devriez consulter votre vétérinaire. Cette condition peut généralement être traitée avec succès grâce à la modification du comportement jumelée à l’administration d’anxiolytiques. Le vétérinaire voudra établir les antécédents médicaux de votre chien, se renseigner sur son comportement et procéder à un examen médical complet pour s’assurer de tenir compte de tous les facteurs possibles.

Pour corriger l’angoisse de séparation, les propriétaires devraient demander l’aide d’un gardien qui peut s’occuper de leur chien et le distraire en leur absence. Le chien ne se concentrera plus sur ses comportements destructeurs et se désensibilisera progressivement à l’absence de ses maîtres.Les chiens qui souffrent d’angoisse de séparation devraient aussi suivre un cours de dressage afin d’augmenter leur confiance en eux et en leur maître. Il faut éviter à tout prix de punir le chien. Cependant, il faut aussi éviter de récompenser le chien angoissé en le réconfortant et en le rassurant une fois de retour à la maison. Le retour devrait être
paisible et calme.

 

Les propriétaires devraient aussi réduire le temps qu’ils passent avec leur chien jusqu’à ce que celui-ci dépende moins d’eux pour sa stimulation. Ils peuvent, par exemple, demander à des amis ou des voisins de participer aux activités quotidiennes du chien. Ces personnes pourront jouer plus souvent avec le chien, lui faire faire des marches qui l’éloignent de la maison et passer du temps avec lui afin qu’il devienne plus indépendant.

Enfin, il faut apprendre au chien qui souffre d’angoisse de séparation à être à l’aise dans différents environnements, avec ou sans son maître. En l’accoutumant à toutes sortes de situations, on peut le dresser à accepter celles qui se présenteront en l’absence du maître.

En dernier recours, votre vétérinaire peut prescrire des anxiolytiques que vous pourrez utiliser en combinaison avec la modification du comportement.

Le but ultime de la modification du comportement est de permettre de réduire ou de supprimer progressivement les médicaments une fois corrigé le comportement anormal du chien.

chienpsy1.gif Cliquez sur l’image: un article à lire .

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CHIENS FUGUEURS

Posté par eurekasophie le 23 août 2009

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Conflits entre voisins à cause du comportement d’un chien

Plutôt que de mettre l’accent sur l’intrusion des chiens sur votre propriété, vous devriez peut-être tenter de sensibiliser le propriétaire des chiens aux risques que leurs habitudes posent pour leur sécurité. Dans les régions rurales, les chiens libres d’aller où ils veulent courent un bien plus grand risque d’être frappés par un véhicule ou, pire encore, d’être abattus par un fermier qui les considère comme une menace pour son troupeau. Les chiens libres risquent aussi de venir en contact avec des animaux sauvages, comme des moufettes, des porcs-épics ou des coyotes, ou avec un animal porteur de la rage. Ce genre de rencontre peut donner lieu à des blessures et présenter un risque pour la santé des propriétaires des chiens. Le service de contrôle des animaux et la clinique vétérinaire de votre municipalité ont peut-être de la documentation utile sur le sujet.

Si votre voisin est réticent à attacher ses animaux, parlez-lui des clôtures électroniques. Il s’agit d’une barrière constituée par des signaux radio transmis au collier que portent les animaux. Quand les chiens s’approchent de la barrière électronique, le collier émet un signal d’alarme. Si les chiens s’approchent davantage, ils reçoivent une faible décharge électrique qui les dissuade d’avancer encore. Beaucoup de propriétaires qui utilisent ce type de barrière sont satisfaits de son rendement. Il existe de nombreux fabricants et distributeurs de ce produit; le propriétaire des animaux devrait demander l’avis de son vétérinaire sur le choix d’un fournisseur.

Si la négociation échoue et qu’il ne reste que les recours officiels, consultez les autorités locales pour déterminer s’il existe des règlements sur le ramassage des excréments des animaux de compagnie et sur les animaux en liberté. Ces règlements obligent les propriétaires à ramasser les excréments de leurs animaux pour des raisons d’hygiène publique, et l’omission de s’y conformer peut inciter la municipalité à prendre certaines mesures. Les règlements sur les animaux de compagnie en liberté stipulent que le propriétaire d’un animal doit en avoir la pleine maîtrise quand l’animal ne se trouve pas sur sa propriété. Le fait de fournir au service de contrôle des animaux des données précises sur la fréquence des visites indésirables, ainsi que des preuves de ces visites, peut aider la municipalité à régler le problème. À cet égard, il est préférable de produire des photographies datées et signées plutôt que des enregistrements vidéo, car les photographies sont admissibles en preuve.

chienquisegratte1.gif Cliquez sur l’image s’il-vous-plaît

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LES CHIENS ET L’ORAGE

Posté par eurekasophie le 12 août 2009

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La peur des orages chez les chiens est très difficile à vaincre

La peur des orages est très répandue chez les chiens. Chez certains chiens, elle peut être si intense qu’ils peuvent prévoir quand un orage surviendra et se mettre à trembler bien avant qu’il ne commence.

Dans la plupart des cas, c’est le bruit que le chien redoute, même si chez certains d’entre eux, les éclairs et le bruit semblent associés. Pour éliminer cette phobie, il faut beaucoup de temps et l’application de certaines techniques de dressage bien connues. Pour habituer un chien au tonnerre, on peut utiliser une technique appelée « désensibilisation systématique ». Elle consiste à exposer le chien à des bruits d’orage assez faibles pour ne provoquer aucune réaction chez lui (vous pouvez utiliser des enregistrements commerciaux de tonnerre ou faire vos propres enregistrements). Avant de commencer, faites jouer l’enregistrement assez fort, pour voir si votre chien y réagira.
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Vous augmentez le volume graduellement jusqu’à ce que le chien ait une réaction de peur. Ne le réconfortez pas, car vous renforceriez alors le comportement de peur. Réduisez plutôt le volume et continuez d’appliquer cette technique, mais encore plus graduellement. Après quelque temps (généralement des semaines), vous pourrez monter le son assez fort sans que votre chien ait peur. Si votre animal craint aussi les éclairs, utilisez un stroboscope pour les simuler.

Une autre technique, appelée « contre-conditionnement », peut être combinée au dressage. Elle consiste à distraire votre chien pendant un orage simulé en lui faisant faire des exercices faciles de dressage (par ex., « assis », « couche », « reste » ou « au pied ») et à le récompenser quand il obéit. Vous remplacez ainsi la peur par la satisfaction et le plaisir.

Si ces techniques échouent, consultez votre vétérinaire. Il peut vous recommander d’autres techniques de dressage et, au besoin, il pourra prescrire des médicaments qui modifient le comportement ou des tranquillisants

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LA NEVROSE OBSESSIONNELLE

Posté par eurekasophie le 12 août 2009

 

Les comportements répétitifs peuvent être un symptôme de névrose obsessionnelle

La névrose obsessionnelle, aussi appelée stéréotypie, se caractérise par des gestes répétitifs, constants et sans but apparent.

La stéréotypie peut se manifester de bien des façons. La forme la plus courante chez les chiens de petite race est le mâchonnement des pattes antérieures et des griffes. Mordre dans le vide et courir après sa queue sont d’autres exemples de stéréotypie chez les chiens. Dans le cas des chiens de grande race, les granulomes (tumeurs de nature inflammatoire) consécutifs au léchage excessif sont la manifestation la plus courante.

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La stéréotypie peut être d’origine physiologique et être notamment causée par des troubles génétiques ou une infection locale de la peau (pyodermite). Elle peut aussi être attribuable à des expériences négatives ou à un comportement conditionné, comme un conflit ou la peur. Elle peut encore être due au stress, à l’ennui ou à l’anxiété. Des données scientifiques semblent indiquer que certaines espèces, races et lignées sont plus prédisposées que d’autres à certaines formes de stéréotypie.

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Le traitement de la stéréotypie, quelle qu’en soit la forme, exige patience et compréhension. L’application d’onguent au goût repoussant sur une région que l’animal lèche compulsivement ne règle pas le problème et s’avère généralement inefficace.

Il faut d’abord s’assurer que le problème n’est pas d’origine médicale, en demandant à un vétérinaire de procéder à un examen physique complet de l’animal et de faire les tests nécessaires. Si aucun trouble médical n’est décelé, il faut ensuite cerner la cause du comportement aberrant et l’éliminer (par ex., dans le cas de l’anxiété, en supprimer la cause). Il faut éviter les punitions car, dans certains cas, elles sont déjà un facteur contributif.

Si la stéréotypie persiste malgré ces mesures, il est recommandé de consulter un vétérinaire possédant de l’expertise dans le domaine du comportement. En général, il proposera un traitement médicamenteux doublé d’un bon programme de prévention physique (si c’est possible). Dans certains cas, la modification du comportement à l’aide de techniques de désensibilisation et de contre-conditionnement peut s’avérer utile.

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CHIENS AGRESSIFS …

Posté par eurekasophie le 3 août 2009

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ATTENTION !!!! PAS TOUCHE A MON NONOS …..

L’agressivité chez les chiens peut être dangereuse si elle n’est pas traitée

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Les comportements agressifs comme le grondement et les morsures peuvent se manifester dans toutes les races, qu’il s’agisse d’un Cocker (Épagneuls), de Pitbulls, voire de Caniches. Il est extrêmement difficile de corriger un comportement agressif, et il faut y mettre des efforts et de la patience. Il faut d’abord déterminer si le comportement agressif est causé par la peur ou s’il est lié à son tempérament naturellement dominant, car le traitement sera différent selon la cause. Tenter de résoudre le problème sans l’aide d’un vétérinaire est, au mieux, difficile.

L’agression liée à la dominance (ou hiérarchique) est courante. Le chien qui manifeste ce type de dominance tend à fixer du regard un autre animal en gardant les oreilles droites et portées vers l’avant. Il se tient la tête haute et adopte une posture rigide avec sa queue haute ou à l’horizontale. Ce langage corporel tranche avec celui d’un chien soumis, qui tend à éviter le contact visuel, à baisser la tête et la queue, à coucher les oreilles et à adopter une posture accroupie.

Les problèmes surviennent généralement quand les humains décodent mal les signes de dominance chez le chien. Ainsi, il peut arriver qu’en signe d’affection et sans mauvaise intention, un enfant dévisage intensément son chien. Ce dernier interprétera cette attitude comme un signe de dominance ou d’agression de la part de l’enfant et il pourra réagir en devenant agressif et en mordant.

L’agression hiérarchique peut se produire chez des sujets de n’importe quelle race, des deux sexes et à tout âge. Toutefois, ce sont surtout les mâles non castrés pour qui on consulte le plus souvent et davantage les chiens de race pure que les croisés.

La correction de l’agression hiérarchique est difficile, non seulement pour le propriétaire moyen, mais aussi pour les dresseurs professionnels. Un vétérinaire peut vous aider à entreprendre un programme de correction ou vous aiguiller vers un spécialiste du comportement.

 

 

Pour réussir à corriger le problème d’agressivité, on doit :

 1) commencer par éviter les situations qui déclenchent l’agression;
2) éviter les punitions (la douleur provoque l’agressivité); le fait, par exemple, de forcer un chien à s’accroupir ne fait qu’empirer la situation;
3) appliquer des techniques de désensibilisation (c.-à-d. mettre graduellement le chien dans diverses situations);
4) habituer le chien aux signaux de dominance de la part de son propriétaire (comme lui retirer son bol de nourriture ou le dévisager);
5) obliger le chien à obéir à des commandements avant de le récompenser (en jouant avec lui ou en le caressant, par exemple);
6) utiliser diverses techniques de contre-conditionnement.

Puisque la majorité des chiens qui ont un comportement d’agression de hiérarchie sont des mâles non castrés, la castration devrait aussi être utile. En dernier recours, chez un petit nombre de chiens, les médicaments ou l’euthanasie seront peut-être et malheureusement les seules solutions

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Ami …Ami…!

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UN P’TIT TROU…..DES P’TITS TROUS…..

Posté par eurekasophie le 30 juillet 2009

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 Un p’tit trou…

L’ennui et la frustration peuvent mener un chien au creusage destructeur

Il est naturel pour un chien de creuser et la plupart des chiens aiment le faire. De fait, beaucoup de races ont été créées à partir de sujets qui étaient génétiquement portés à creuser et fort habiles pour le faire. C’est le cas notamment de la plupart des terriers (le mot « terrier » désigne un trou que les animaux creusent dans la terre). Malheureusement, quand un animal creuse au mauvais endroit, cette activité est considérée comme un problème de comportement.

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….des p’tits trous…..Les chiens qui creusent le font probablement parce qu’ils s’ennuient ou qu’ils sont frustrés. Les chiens qui passent beaucoup de temps dehors seuls ou qui sont confinés pendant longtemps dans une cour fermée, sans supervision, ont tendance à creuser pour se désennuyer. Le cas classique est celui du chien laissé dehors et livré à lui-même pendant de longues périodes. Le chien qu’accompagne son maître à l’extérieur et qui se prête à des jeux avec lui n’a pas tendance à creuser.Il y a plusieurs moyens de corriger votre chien de son habitude de creuser. Votre vétérinaire représente la meilleure source d’information et d’aide.

Pour corriger ce comportement, s’il est dû à l’ennui, vous pouvez en éliminer la cause : l’ennui. Veillez d’abord à passer beaucoup de temps avec votre chien et à lui faire dépenser son surplus d’énergie en le faisant courir, jouer, rapporter et marcher.

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En plus de l’exercice, vous devez aussi dresser votre chien à obéir pour que, quand vous le surprenez à creuser, il réagisse au commandement « non ». Quand il creuse, il est difficile de lui faire dépenser son énergie à d’autres activités s’il ne répond pas aux commandements de base. Le dressage à l’obéissance est aussi un excellent moyen de combattre l’ennui.

Si votre chien creuse des trous dans vos plates-bandes alors qu’il est enfermé dans votre cour, c’est qu’il s’ennuie et qu’il croit pouvoir s’en échapper. De l’exercice à profusion et des marches fréquentes aideront à régler le problème. Toutefois, quand vous devez le laisser sans surveillance, laissez-le dans une cage ou dans un endroit clos où il ne peut pas creuser, comme sur une surface de béton. Quand il aura oublier cette habitude de creuser, vous pourrez sans doute le laisser seul dans la cour.
Si tous les moyens échouent, vous devrez peut-être lui réserver un endroit où il peut creuser tout son soûl sans craindre les représailles. Le cas échéant, vous devrez montrer à votre chien à ne creuser qu’à cet endroit. Pour y arriver, vous pouvez, par exemple, y enfouir certains de ses jouets préférés et le récompenser quand il les déterre. Par ailleurs, il faut le réprimander si vous le prenez à creuser ailleurs qu’à l’endroit où c’est permis, puis l’amener là où il peut creuser et le récompenser quand il creuse à cet endroit. En lui enseignant où et quand il peut creuser, en passant plus de temps avec lui, en combattant son ennui et en lui faisant faire suffisamment d’exercice, vous éviterez les trous indésirables.

 

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….toujours des p’tits trous !

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BRUSQUES ACCES DE SOMMEIL……

Posté par eurekasophie le 30 juillet 2009

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Les brusques accès de sommeil pourraient être dus à la narcolepsie

1. Définition

La narcolepsie est un trouble de la régulation des états de veille. Elle est caractérisée par 2 symptômes cardinaux : une somnolence diurne excessive et des attaques de cataplexie survenant en plein éveil. Cette maladie est très proche de la narcolepsie humaine, découverte en 1877 par Westphal puis mieux étudiée en 1880 par Gélineau (d’où son appellation de maladie de Gélineau).
La narcolepsie canine a été découverte en 1973 par William C. Dement (Stanford University) et ses collaborateurs, chez plusieurs races comme le Doberman pinscher, le Labrador retriever, et le Beagle. Le gène responsable de la maladie chez le chien a été découvert quant à lui par Emmanuel Minot et ses collaborateurs (Stanford University) dans les années 1980.
Les chiens narcoleptiques semblent être plus sévèrement atteints que l’homme, notamment en ce qui concerne les cataplexies.
Les attaques de cataplexie correspondent à des relâchements musculaires brusques et complets survenant en plein éveil. Elles peuvent être localisées (mâchoires, membres supérieurs) ou généralisées, entraînant alors une chute et une paralysie soudaine. Elles sont souvent déclenchées par des émotions fortes, agréables.

2. Pathogénie

Cette pathologie se transmet chez le chien selon un caractère autosomal récessif à pénétrance complète, désigné sous le nom de canarc-1.
On a trouvé une région critique sur le chromosome 12 du chien dans laquelle on ne connaissait qu’un seul gène, Hcrtr2. Ce gène code pour un récepteur, couplé à une protéine G, ayant une grande affinité pour les neuropeptides hypocrétines (orexines).

Rappels :
Le sommeil normal est constitué de deux états différents qui alternent au cours de la nuit : le sommeil lent ou profond, pendant lequel le cerveau est au repos complet, et le sommeil paradoxal, pendant lequel il existe une activité cérébrale intense.
Le sommeil paradoxal s’accompagne par ailleurs d’un relâchement musculaire total et de mouvements rapides des yeux (REM).

Les différents symptômes de la maladie peuvent s’expliquer par un fonctionnement anormal des mécanismes cérébraux de régulation des états de veille et de sommeil. La somnolence diurne est en effet une survenue anormale du sommeil au cours de la veille alors que les éveils nocturnes sont une survenue anormale de la veille au cours du sommeil.
Les autres symptômes correspondent à la survenue au cours de la veille de manifestations normalement propres au sommeil paradoxal ; les attaques de cataplexie et les paralysies du sommeil correspondent au relâchement musculaire du sommeil paradoxal qui survient en pleine veille.
La survenue du sommeil paradoxal très peu de temps après l’endormissement est également anormale.

Dans certaines études sur l’origine de la narcolepsie, une méthodologie génétique sophistiquée a été utilisée : étude de linkage utilisant différents marqueurs, emploi de chromosomes artificiels bactériens (BAC), « chromosome walking »…

Le gène HcrtR-2 a été identifié au sein de la région critique. Ce gène code pour un récepteur couplé à une protéine G. On peut suggérer que la narcolepsie provient d’altérations génétiques au niveau de ce gène. On a amplifié par PCR l’ADNc de chiens Doberman narcoleptiques, celui-ci étant de plus petite taille que l’ADNc d’animaux contrôles. Cette différence est due à une délétion de 116 paires de bases, correspondant au quatrième exon. Ceci est la conséquence de l’insertion d’une séquence de 226 paires de bases en amont du site d’épissage. Il en résulte une délétion de 38 acides aminés dans le 5ème domaine transmembranaire et l’apparition d’un codon stop prématuré, conduisant à une protéine tronquée et non-fonctionnelle. Cette mutation n’a pas été démontrée chez les autres races : cela suggère que dans ces autres races, il existe d’autres mutations au niveau du gène HcrtR-2. En effet, on a étudié par PCR l’ADNc de Labradors atteints et contrôles et on démontré une délétion de l’exon 6.

Comment une anomalie au niveau du gène HcrtR-2 peut provoquer une narcolepsie? Il est clair que le contrôle de la vigilance et du tonus implique de multiples systèmes de neurotransmetteurs :

On a montré dans le modèle animal que la stimulation de la libération de la dopamine augmente la vigilance.
Une stimulation de la transmission cholinergique utilisant des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase ou des M2 agonistes stimule la chute du tonus musculaire.
Le plus d’anomalies furent observées au niveau de l’amygdale où une augmentation significative de la dopamine et de ses métabolites est rapportée.
Une injection locale d’agonistes cholinergiques dans la formation réticulée entraîne le sommeil avec mouvements rapides des yeux et/ou sans mouvements chez les animaux narcoleptiques et contrôles. Chez les narcoleptiques, cependant, de plus faibles doses entraînent de l’atonie musculaire, cela suggère qu’ils sont hypersensibles à une stimulation cholinergique.
Une stimulation des autorécepteurs de la dopamine au niveau de l’aire tegmentale ventrale induit une diminution du tonus musculaire et une envie de dormir chez les narcoleptiques et non chez les contrôles.

La narcolepsie peut donc provenir d’interactions anormales entre la voie cholinergique et le système dopaminergique mésocorticolimbique.

Cela signifie aussi que l’orexine B et le HcrtR-2 jouent un rôle neuromodulateur du sommeil en interagissant avec les systèmes aminergique et cholinergique.

En résumé, chez le chien, la narcolepsie est une maladie autosomale récessive résultant d’une mutation au niveau du gène HcrtR-2. Ce gène code pour le récepteur HcrtR-2 qui lie l’orexine B. L’orexine B joue un rôle dans le contrôle de l’alimentation et de la vigilance : elle augmente l’appétit et la vigilance. Ces résultats suggèrent que les orexines et leurs récepteurs constituent une cible pour le traitement de la narcolepsie humaine.

3. Symptômes

L’animal chute pendant les phases de jeu ou pendant l’exercice, sans pouvoir se relever immédiatement, ces crises paralytiques durent quelques secondes. Elles débutent souvent au niveau de l’arrière train avant de se généraliser.
Pendant ces périodes de perte totale du tonus musculaire, l’animal peut rester conscient (œil ouvert et mobile).
On constate aussi des apparitions de phases excessives de sommeil en pleine journée (somnolence diurne), ces crises sont incontrôlables, c’est-à-dire que l’animal ne peut lutter contre l’endormissement même en pleine activité.

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Figure 1. Projection des neurones produisant l’hypocrétine. Les neurones
produisant l’hypocrétine sont situés dans l’hypothalamus (hTh) latéral (points
rouges) et se projettent vers le bulbe olfactif (BO), le cortex cérébral, le thalamus
(Th), l’hypothalamus et le tronc cérébral notamment le locus coerulus
(LC), les noyaux du raphé (NR) et la formation réticulée bulbaire (RB)

4. Diagnostics / test de dépistage

La somnolence diurne associée aux accès cataplectiques permet le diagnostic de la maladie.
L’enregistrement polygraphique du sommeil des sujets atteints est caractérisé par des endormissements directs en sommeil paradoxal alors que le sujet sain s’endort toujours en sommeil lent.
Le taux d’orexine A est indétectable dans le LCR des narcoleptiques, il existe de plus une diminution très importante du nombre de neurones hypothalamiques à orexine chez les sujets narcoleptiques autopsiés.

Il existe un test génétique,  » Optigen NARC test « , qui permet de connaître facilement et avec précision le  » statut  » génétique de l’animal face à la narcolepsie.
Ce test est effectué sur un échantillon de sang et revient à 130 $ par échantillon.

Le tableau ci-dessous, nous donne les divers types de profile génétique obtenus après croisement de parents sains, porteurs ou malades.

Résultats possibles après utilisation d’Optigen NARC Test

N= Normal (sain) Individu homozygote pour le gène normal, donc ne transmettra pas la maladie et n’en sera jamais affecté.
C= Carrier (porteur) Individu hétérozygote qui porte donc un exemplaire du gène mutant, qu’il pourra transmettre à sa descendance mais ne développera pas la maladie.
A= Atteint Atteint Individu homozygote pour le gène mutant, atteint par la maladie qu’il transmet systématiquement à sa descendance.

Le tableau ci-dessous, nous donne les divers types de profils génétiques possibles et leur probabilités d’apparition après croisement de parents sains, porteurs ou malades.

   

Parent 2: Génotype

 

Parent :1 Génotype

Sain Porteur Malade
Sain All = Sain 1/2 = Sain1/2 = Porteur All = Porteur
Porteur 1/2 = Sain1/2 = Porteur 1/4 = Sain1/2 = Porteur

1/4 = Malade

1/2 = Porteur1/2 = Malade
Malade All = Porteur 1/2 = Porteur1/2 = Sain All = Malade

5. Prévalence raciale

On a constaté depuis les premières études sur le chien en 1973 que de nombreuses races pouvaient être victimes de cette pathologie : Beagle, Labrador et Golden retriever, Braque, Caniche, Teckel et autres terriers, mais la fréquence de la maladie semble plus importante chez le Doberman.

6. Traitement

De nombreuses questions subsistant sur l’étiologie de la maladie, elle ne peut pour l’instant faire l’objet d’un traitement particulier, seuls les symptômes peuvent être traités.
Les amphétamines ou leurs dérivés (méthylphénydate) sont des neurostimulants qui activent les récepteurs à dopamine en vue d’augmenter globalement le niveau d’éveil.
Le modafinil est un autre traitement dont les mécanismes, encore flous, agiraient en stimulant les neurones à orexines et d’autres types de neurones au niveau de l’hypothalamus qui à leur tour permettraient d’augmenter le niveau d’éveil de l’animal.
Le traitement des cataplexies relève avant tout des antidépresseurs tricycliques (clomipramine) ou encore de médicaments non anticholinergiques comme la viloxazine, fluoxétine ou la fluovoxamine.

7. Pronostic et bien être animal

Cette maladie est handicapante mais non douloureuse, elle n’évolue pas avec le temps, en effet une fois complètement déclarée, dans les premiers mois de la vie du chien, elle se stabilise.
Elle n’a à priori aucun impact sur la durée de vie des animaux atteints.

8. Bibliographie

Cell, volume 98, 365-376, August 6, 1999.
http://www.jneurosci.org/cgi/content/full/19/1/248, (le 27-12-04)
http://www.npi.ucla.edu/sleepresearch/sciam.htm, (le 27-12-04
http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/luppi/revues/orexin/sommaire.html, (le 29-12-04)
http://ajpregu.physiology.org/cgi/content/full/283/5/R1079#B45, (le 22-02-05)
http://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-narco.pdf, (le 28-12-04)
http://www.institut-sommeil-vigilance.com/public/troubles/troubles_somm_maladie4.htm, (le 03-01-05)
http://ist.inserm.fr/BASIS/medsci/fqmb/medsci/DDD/6025.pdf, (le 28-12-04)
http://www.optigen.com/opt_page.taf?page=monarc, (le 24-02-05)

SOURCE: Untitled Document

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C’EST QUOI LE PICA ?

Posté par eurekasophie le 27 juillet 2009

 

asterix22.gif

asterix22.gifchienmachouille.jpg asterix22.gif

Je VEUX changer ce pneu lisse …ha mais !

Des raisons médicales peuvent parfois expliquer le Pica

On appelle « pica » ou « aberration du goût » l’habitude de certains chiens de manger des substances qui n’ont aucune valeur nutritive, comme des cailloux, du bois, du plastique ou de la terre. Cette habitude peut être liée à un problème de comportement ou à des raisons médicales.

chiencastor.jpg

 

Un chien castor dis donc !

Si le « pica » relève du comportement, il peut se manifester chez les chiens qui, quand ils étaient chiots, aimaient mâchouiller des objets ou mordiller, ou se servir beaucoup de leur gueule quand ils étaient en contact avec des gens. On croit que le pica est tout simplement un prolongement de ce comportement, qui s’est étendu à l’ingestion de substances inhabituelles.

Le pica peut aussi indiquer des problèmes de digestion. Souvent, l’ingestion de terre ou de substances semblables peut servir à soulager les douleurs stomacales ou intestinales, qu’elles soient causées par l’hyperacidité ou par des crampes dues à des gaz. Dans certains cas, l’adoption d’un aliment du commerce de très bonne qualité et plus facile à digérer peut régler la question. Votre vétérinaire devrait étudier la possibilité d’une carence nutritive. Ainsi, une carence en minéraux, comme le sodium ou le fer, peut inciter certains chiens à manger des substances inhabituelles. Il serait aussi utile de faire un test de dépistage de parasites intestinaux.

Consultez votre vétérinaire afin d’éliminer la possibilité de ces troubles médicaux ou d’autres.

chien1.gif   Oui j’avoue, je mâchouille un chewing gum goût: nonos

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