CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN ……Le père de l’homéopathie

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

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 Aperçu historique

 

Le fondateur de l’homéopathie, CHRISTIAN SAMUEL HAHNEMANN, naquit à Meissen en Allemagne, le 10 avril 1755.

Son père, CHRISTIAN GOTTFRIED était céramiste et sa mère était fille d’un capitaine du Duché de Saxe.

hahnemannpre.jpgVoyant qu’autour de lui les commerçants s’enrichissaient avec une certaine facilité, le père se prit à espérer que son fils ne fasse pas le métier de céramiste, mais plutôt celui de démarcheur ou de représentant.

Rapidement, il le pousse à étudier les langues qui, selon lui, pourraient lui être fort utiles dans le commerce. On verra d’ailleurs à quel point elles seront importantes par la suite dans son initiation médicale. La guerre de Sept ans et la destruction des usines de céramique à Meissen ôtent au père toute espérance de pouvoir apporter quelque aide que ce soit à l’avenir de son fils. Samuel commence alors à travailler comme apprenti chez un épicier. Des épices à la place de la porcelaine, voilà qui n’était pas prévu au programme !

Le physique fragile de Samuel ne résiste pas longtemps à la fatigue du travail qu’il doit fournir et il doit abandonner la boutique. Le maître d’école, un certain Müller, qui avait compris les prédispositions du fils Hahnemann pour les études, présente au roi une supplique pour obtenir une bourse d’étude qui permettra à l’enfant de fréquenter l’école des nobles de Sant’Afra. La demande est prestement acceptée et le père de Samuel ne peut qu’être convaincu par les dispositions de son fils.

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Meissen in Hahnemann’s time, where he lived from 1755 to 1775.

Vue de Meissen du temps d’Hahnemann.

                                                                    

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Maison natale de Christian Samuel Hahnemann                                                                               Ecole des nobles de Sant’Afra

Université de Leipzig

Il s’inscrit donc à 20 ans à l’université de Leipzig . Avant de partir, son père lui fait don de 20 pièces d’argent pour toute la période de ses études. Il devra donc s’organiser pour survivre avec cet argent.

A cette époque, il est encore totalement indécis sur le choix de la faculté qu’il va fréquenter, car il s’intéresse aussi bien à la chimie, qu’à la physique et à la médecine. Le doute passé, il finit par s’inscrire en faculté de médecine.

Pour subvenir à ses besoins, il se présente aux éditeurs de la ville. Les langues qu’il avait apprises dans ses années de jeunesse se révèlent fort utiles et on l’accepte comme traducteur. Ses études universitaires et les contacts avec les étudiants le portent à connaître les deux courants de pensée qui se combattent à l’époque. Le siècle est en pleine évolution et comme Hahnemann est typiquement un homme de son temps, la révolution intellectuelle lui pose des doutes et des contradictions.

C’est l’immobilisme d’une médecine symptomatique qui se réfère et se réfèrera encore pendant longtemps à des théories humorales. Les médicaments sont encore peu nombreux et souvent contradictoires. Du cartésianisme naît le mécanisme, puis l’organiscisme, qui à son tour sedivise en matérialisme et vitalisme. Le vitalime fait suite à l’animisme de Stahl, entrant en lutte avec le matérialisme. Hahnemann, attiré par le vitalisme, est poussé vers une élévation spirituelle. Depuis toujours, il est porté vers le spiritualisme et donc vers l’animisme-vitalisme, qui selon Stahl en est la conséquence. Stahl admet une union entre l’âme et le corps. La maladie est causée par  » la prédisposition de la nature à s’altérer ( …), seule l’altération du mouvement vital peut créer la maladie ( …). Cette pensée fascine Hahnemann, qui étudie les précurseurs de cette théorie : Van Helmont et Paracelso et, bien entendu, Hippocrate. Il observe toujours plus la nature et la regarde comme un croyant et un artiste. La curiosité à propos du milieu artistique dans lequel il a grandi ( son père était peintre-céramiste) vient du fait que Samuel ne s’est pas particulièrement intéressé à la musique. Il lit Cullen, qui sera fondamental pour son intuition de l’homéopathie. Il étudie Butler, un Irlandais de l’époque du roi Jacques, qui obtient des guérisons en mélangeant des substances en quantités infinitésimales. Et il retrouve en lisant Van Helmont que des quantités minimes de poisons sont suffisantes pour tuer et que des doses minimes de remèdes peuvent redonner la santé. La pensée d’Hahnemann commence à s’articuler, petit à petit, comme les éléments d’un puzzle.

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Université de Liepzig où S. Hahnemann fit ses études de médecine.

Hahnemann ne se contente pas d’étudier, il veut expérimenter ses propres idées. La théorie sans la preuve de l’expérience n’a aucune valeur. Il pense quitter Leipzig, où il n’y a pas d’hôpitaux permettant aux étudiants d’examiner le patient de près. Comment peut-on connaître les symptômes des maladies si l’on n’a pas la possibilitéde s’approcher des malades ?  

Vienne

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Hôpital de la Miséricorde à Vienne

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Quarin dirigeait l’hôpital de la Miséricorde à Vienne et présenta S. Hahnemann au Baron Von Brukenthal.

Hahnemann pense aller à Vienne, à l’hôpital des Frères de la Miséricorde, tenu par un certain Quarin. Mais pour y aller, il faut de l’argent. Il se tourne à nouveau vers les éditeurs en quête de traductions, qui lui permettront de se payer le voyage. Il traduit  » La nouvelle thérapeutique  » de Ball. Pour reflouer ses poches, il se présente comme interprète et même comme manoeuvre à la compagnie de voyage. Il arrive donc à Vienne et retrouve Quarin, le médecin de l’impératrice à l’hôpital de la Miséricorde. Là, il passe son temps, non pas avec les étudiants, mais avec le personnel infirmier. Il recherche la pratique et le contact humain. Pour apprendre le plus possible, il s’occupe personnellement des malades. Il les voit épuisés avec des médicaments impuissants. C’est là aussi qu’il rencontre l’abbé, qui dirige la pharmacie de l’hôpital. L’abbé lui parle de l’impuissance des produits pharmaceutiques, dont bon nombre à pharmacologie inconnue. Ces nouvelles poussent encore plus Samuel vers le vitalisme. Il comprend qu’aimer son prochain procure encore plus de force à la lutte contre le mal et que c’est la raison même de la médecine. Selon les écrits, l’abbé aurait donné à Hahnemann un texte, qu’il aurait découvert quelques jours après leur rencontre et qui concernait les  » oeuvres de miséricorde corporelle et celles de miséricorde spirituelle « . Hahnemann dès lors, entre dans les bonnes grâces de Quarin, le médecin de l’impératrice, qui l’emmène avec lui dans toutes ses visites privées. Il faut savoir que Quarin est quelqu’un de très ouvert aux innovations. Un jour, il appelle Hahnemann pour lui annoncer que le gouverneur de Transylvanie, le baron Brückental, recherche un médecin personnel et il lui conseille d’accepter l’offre. Hahnemann est alors encore étudiant. A Hermanstadt, Samuel vit à la cour du baron et pour la première fois dans un certain luxe. Il y reste 21 mois. Nous sommes en 1777, le travail n’est pas très pesant puisqu’il n’a qu’un unique patient. Du coup, il recommence à étudier dans la riche bibliothèque du château. Toujours selon les écrits, un beau jour en lisant  » le Loup et le Chien  » de La Fontaine, il semble qu’éclate en lui une sorte de rébellion. En effet, il ne se sent plus médecin, mais plutôt bibliothécaire, conseiller ou secrétaire. Son objectif, les phrases que l’abbé lui avait suggérées sont tombées dans l’oubli. Son « moi  » se rebelle et sa gloire locale ne le satisfait pas. Il y a en lui une bataille profonde qui se développe. Il veut passer sa maîtrise et se dédier aux aspects peu connus de la médecine de l’époque, à savoir la thérapeutique, basée sur la chimie. Son autre centre d’intérêt concerne l’étude de l’âme. Existe-t-il une seule âme selon la scolastique ou deux comme le soutiennent les hérétiques ? Un seul esprit comme le soutient Stahl, ou plus ?

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Samuel von Brukenthal, né en 1721 à Nocrich (allem. Leschkirch, en Roumanie actuelle), décédé en 1803, à Sibiu (allem. Hermannstadt), était un juriste transylvanien et gouverneur de Transylvanie pour le compte de la monarchie autrichienne. Très fortuné, il était en outre grand collectionneur d’art et fondateur d’un somptueux musée à Sibiu, lequel porte son nom.

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S. Hahnemann

Samuel étudie alors depuis 5 ans, tandis que ses collègues pour arriver rapidement à la pratique réussissent à passer leur maîtrise en seulement 6 mois. Ses intérêts sont plus profonds et le temps d’agir est désormais arrivé. Il se rend à Erlanger, où il passe sa maîtrise le 10 août 1799.

Après, il se dédie entièrement à l’étude des maladies psychiques….

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Université d’Erlanger où S. Hahnemann présenta en 1779 sa thèse et devint officiellement médecin.

Depuis son passage à l’hôpital de Vienne, Hehnemann a toujours été passionné par le rapport du malade avec sa propre maladie. Avec une même maladie, certains patients sont abattus, tandis que d’autres réagissent. Existe-t-il différentes puissances vitales et pourquoi ? Il est impressionné par le traitement qui a trait à l’asile d’aliénés. Il essaie d’utiliser la douceur, plutôt que la punition, alors fréquente dans les asiles de fous. Il écrit un opuscule  » Un cas de folie « , sur la maladie d’un fonctionnaire du duché de Gotha, qui avait reçu de telles accusations qu’il en était devenu fou. Avec le réconfort, Samuel réussit à le guérir, ce qui le convainc encore plus dans le fait que pour aider un malade, il faut l’aimer. A cet aspect, il veut ajouter le  » savoir guérir  » , c’est-à-dire connaître les moyens de la guérison. Il étudie à fond la physique et la chimie. On voit alors que les lois de la similitude et de l’homéopathie infinitésimale sont à portée de main. Elles doivent seulement être organisées dans sa tête. Il étudie la pharmacologie, à une époque où elle est relativement inconnue auprès des médecins. La plupart des produits administrés alors sont des poisons en puissance. Souvent topiques. Les pharmaciens et les herboristes ont un pouvoir énorme, au point de pouvoir modifier les ordonnances des médecins.

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Gotha

Hahnemann a une intuition moderne, quand il pense que pour être un vrai médecin, il faut savoir précisément de quoi est constitué ce que l’on prescrit. C’est pourquoi il veut absolument étudier la pharmacologie. Mais cela signifie aussi qu’il va empiéter sur le territoire des pharmaciens. Il soutient également que dans les préparations médicamenteuses, un seul composant soigne vraiment. Le remède homéopathique prescrit doit être un seul. Et là-dessus, il a les idées très claires. Approfondir la chimie et la pharmacologie sont une conséquence. Il n’étudie pas la théorie de la chimie, mais bien l’expérience personnelle. Il va dans les pays miniers de Saxe où il étudie l’absorption journalière de cuivre et de charbon dans les mines et chez les habitants. Il examine la toxicologie de l’homme sain et les conséquences de l’absorption des substances toxiques. Il publiera d’ailleurs 3 études:

 » Sur la manière d’utiliser le charbon pour le chauffage « 

 » Sur l’analyse du vin « 

et

 » Sur l’arsenic »

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Hahnemann’s manual project.

Hahnemann, Croquis de physique.
Hahnemann aimait faire des croquis pour illustrer ses livres. Voici des croquis à la plume, en premier jet, pour illustrer des axiomes de physique.
(Dr Richard Haelh, Tome 1, page 263).

En 1781, il a 26 ans et se rend à Dessau. Tout à côté se trouve la zone minière d’Hartz , où il veut étudier les mines et les minéraux qui y sont travaillés. Il fait connaissance du pharmacien Hassler, propriétaire de la  » Pharmacie du maure  » , qui lui met à disposition un laboratoire. Il fait aussi connaissance avec la belle-fille du pharmacien, Enrichetta, une jeune personne de 17 ans.

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Pharmacie du Maure à Dessau.

 Bien que ce ne soit pas le grand amour, Samuel épouse la jeune fille, le 17 novembre 1782. Peut-être parce qu’arrivé à un certain âge, il commençait à ressentir le besoin de se marier ! Hahnemann décide alors de laisser Dessau pour aller à Gommern. Un énième lieu de résidence… La raison en est qu’il y a là beaucoup moins de médecins qu’à Dessau et que donc il sera plus facile pour lui d’exercer. Il va vivre à la campagne dans une maison isolée. A Gommern, il n’y a pas non plus de pharmaciens, si bien qu’il peut faire tout lui-même , y compris la préparation des médicaments. Ses moyens économiques ne lui permettant pas de vivre de façon aisée, c’est à pied qu’il se rend à sesvisites. Il lit et étudie, console ses patients, établit des mesures hygiéniques qui, à l’époque, font déjà office de thérapie. A cette période, 3 objectifs essentiels s’offrent à lui : connaître la pharamacologie, aider l’esprit et essayer d’enseigner la diète, le mouvement et la propreté. Il recommande aux patients la valeur de la lumière, de l’eau et de l’air.

C’est alors que commencent les premières confrontations avec sa femme. Enrichetta ne supporte plus de vivre dans une campagne éloignée, sans avoir les compensations de la fatigue fournie. Alors que Hahnemann semble avoir trouvé la paix dans son travail, c’est la guerre qui commence en famille. Obligé de contenter sa femme, il quitte Gommern pour Dresde.

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Johanna Henriette Leopoldine Hahnemann (1764-1830)

First Hahnemann’s wife, whom he got married within 17.11.1782 and had 11 children; dedicated to household chores and to children’s education, she contributed a lot to her husband’s succes.

Johanna Henriette Léopoldine Hahnemann
1 ère épouse d’Hahnemann, marié le 17.11.1782, elle lui donna 11 enfants. Elle contribua beaucoup au succes de son mari.

A Dresde, il commence à récolter les premiers fruits de son travail sur le plan économique, car les patients affluent. Mais il est en proie à des doutes et à des interrogations. Il veut  » guérir  » ses clients, mais non les  » soigner « . Il travaille aussi à l’hôpital et passe une grande partie de son temps à la bibliothèque ou en pharmacie à préparer de nouveaux médicaments. Il publie un ouvrage  » Les falsifications des marchandises et les façons de s’en apercevoir  » , mais se déclare insatisfait. A cela s’ajoute une crise d’identité quile fait encore douter de lui. Il est sur le point d’abandonner la carrière médicale pour se consacrer uniquement à celle de traducteur. La signification de ce geste s’explique par l’impuissance de la médecine de l’époque, son désir de guérir, l’impossibilité de le faire et la nécessité de subvenir à sa famille. Entre temps, Lavoisier est arrivé à Dresde pour faire une conférence sur son dernier texte sur  » La théorie de la phlogistique ( processus inflammatoire)  » . Hahnemann assiste à la conférence du célèbre chimiste, mais il est déçu. Il a entendu de belles phrases, il a vu une ambiance élégante de gens prêts à applaudir le fameux scientifique, mais n’est pas convaincu.

LEIPZIG   

Dresde est décidément une capitale trop luxueuse, trop mondaine pour lui. Pour étudier, il faut vivre sans distractions. Il décide alors de se transférer à Leipzig. Nous sommes en 1789. L’instabilité qui le porte à changer sans arrêt de domicile est le parfait reflet de cequi agite son sprit. A Leipzig, Hahnemann est à la recherche d’un guide, qui donnerait des ordres à ses doutes. Mais il est vrai que Leipzig est l’unique ville de Saxe, où il peut facilement étudier la médecine et où il y a moins de distractions et de tentations. Partout, on célèbre la Révolution française. Celle d’Hahnemann, dans son genre, est aussi une révolution: lutter contre un pouvoir et être à côté de ceux qui souffrent. Samuel cherche la révolution en médecine, mais il ne réussit pas encore à en avoir  » l’idée « . Il sent qu’il en est tout près, mais il ne sait pas encore comment. Est-ce une utopie que de vouloir chercher à guérir et non plus seulement soigner ?

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La chambre d’Hahnemann à Leipzig

L’adieu à la médecine

Pendant tout ce travail, il continue de se demander s’il fait bien de poursuivre sa carrière de médecin. Cela tourne à l’obsession. C’est ainsi qu’un jour il congédie tous ses patients en salle d’attente, sous prétexte qu’il ne peut pas les aider, puisqu’il ne peut pas les guérir. Cette crise profonde n’est pas une déclaration de guerre, mais une honnête expression d’impuissance devant le malade qu’Hahnemann n’arrive pas à voir comme l’automate du cartésianisme. C’est ainsi que d’un geste quasi théâtral, il dit adieu à la médecine, créant une pagaille dans son milieu familial. Mais il rassure sa femme en disant qu’il va outrepasser les problèmes économiques en faisant ses traductions habituelles. Le premier livre que lui donne son éditeur est  » Les lettres d’Abélard à Héloïse « . Malgré tout, traductions et lectures ne réussissent pas à l’éloigner de sa pensée dominante . » Si Dieu est bon, en permettant la maladie, il doit avoir créé le moyen de guérir. Et si cela est ainsi, quel est ce moyen ?  » Le spiritualisme lui fait considérer la science émanée de Dieu comme le travail des hommes en collaboration avec le divin ! Après le premier livre traduit en 1790, Hahnemann se prépare à un nouveau travail. Il s’agit d’un texte de Cullen sur le quinquina du Pérou. Pour Hahnemann, le quinquina est un remède violent. En faisant sa traduction, les idées mises au point durant les années précédentes commencent à prendre forme. Pour pouvoir juger le quinquina, il faut pouvoir l’expérimenter sur un homme sain. Cette idée aujourd’hui peut ne pas sembler exceptionnelle, mais il faut penser à la nouveauté que cela représentait à l’époque ! Quel sens cela a-t-il – pensait Hahnemann – d’administrer une substance à celui qui est déjà malade, sans connaître sa vraie action thérapeutique ? Chez le malade, cela ne fera qu’augmenter un peu plus le désordre. Pour comprendre la vraie efficacité d’un remède, il suffit de l’expérimenter dans des conditions équilibrées, le plus près possible des conditions normales de la santé. Hahnemann observe alors que le quinquina, utilisé pour éliminer la fièvre, a tendance au contraire à l’augmenter, en produisant des symptômes analogues à ceux de la fièvre intermittente. En répétant plusieurs fois l’expérience, la fièvre se manifeste après l’absorption et disparaît, en cessant l’absorption. C’est la loi de la similitude. C’est une loi qui vient d’Hippocrate ! La similitude, l’analogie, sont pour Hahnemann la base sans laquelle les sciences ne pourraient pas exister. Le spiritualisme le pousse à étendre le principe de similitude. L’amour envers le prochain est aussi similitude, c’est se voir dans les autres. En 1796 dans son  » Etude sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales « , Hahnemann écrit :  » Pour guérir une maladie, il faut administrer au malade qui en est atteint, un remède qui lui provoquerait la maladie s’il était sain  » . Ainsi naît l’homéopathie. La première date officielle de l’intuition est une lettre qu’écrivit Hahnemann en 1796 à la clinique Hufeland. C’est alors que commence la phase la plus difficile de cette formidable aventure. Une fois l’idée mise au grand jour, il faut la faire connaître, la protéger et la faire croître dans l’esprit des gens. A partir de ce moment, heureusement, la bataille intérieure qui le rongeait n’existe plus.  Hahnemann accompàlit soixante et une expérimentations de différentes substances sur lui-même. Puis il note très soigneusement les résultats obtenus en décrivant les symptômes observés. Un de ses amis, Becker, directeur de la revue  » Anzeiger der Deutschen  » , lui offre la possibilités d’écrire des articles pour se défendre des attaques sur sa nouvelle méthode. La nouveauté est considérée comme une ennemie, parce qu’elle est étrangère.

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C’est en traduisant l’ouvrage de Cullen qui traitait du quiquina que S. Hahnemann eut l’idée de la Loi de Similitude.

Premières guérisons

Entre temps, les premières guérisons produites par l’homéopathie commencent à se manifester.Le remède qui guérit est le même qui produirait chez le patient sain, les symptômes de la maladie dont il souffre. Les substances, qui contrastent avec la force naturelle individuelle, aggravent ou altèrent plus un corps qui cherche, avec son système de défense, le maintien des conditions primitives. Chaque individu doit être vu dans son milieu, avec ses caractéristiques individuelles, psychiques, alimentaires. Dans le numéro du 31 mars 1792 de  » L’Anzeiger der Deutschen  » , Hahnemann définit comme des assassins les médecins, qui pour soigner le duc de Berry après l’attentat, le soumettent à des purges et des saignées. Les médecins, naturellement, réagissent. Entre temps, les guérisons grâce à l’homéopathie se multiplient.

Le duc de Saxe-Gotha met le château de Georgenthal à disposition d’Hahnemann pour qu’il puisse créer un nouvel hôpital homéopathique et soigner les malades du cerveau. Mais là aussi naissent des inimitiés. Par jalousie, les médecins et les pharmaciens détournent les patients pour les éloigner. Hahnemann reste de nouveau seul. Recommencent alors les multiples pérégrinations d’une ville à l’autre avec sa famille nombreuse ( il a 11 enfants ) : Gotha ,  Molscheleben,  Waldeck-Pyrmont,  Braunschweig,  Walfenbuttal ,  Königsgehutter,  Hamburg,  Marchern,  Erlemburg ,  Wittenberg,  Dessau,  Torgau .

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Town Hall of Königslutter, once owned by Hahnemann (1796).

Maison de Königslutter où Hahnemann résida en 1796 et qui deviendra plus tard la mairie.

En 1804, il s’arrête un peu. Ses patients augmentent et il croit avoir trouvé la paix. Il écrit un traité d’hygiène :  » L’ami de la santé  » , auquel succèdent différents autres écrits. A Torgau en 1810 , il écrit son oeuvre principale  » L’Organon ou l’art de guérir « . Il y est dit que pour connaître la pathologie du malade, il faut se retourner vers les symptômes décrits par le patient lui-même et faire suivre le remède correspondant à ces symptômes. Chaque maladie est différente, parce qu’elle est vécue différemment selon le patient.

1820

FONDATION DE LA SOCIÉTÉ

DES MÉDECINS HOMÉOPATHIQUES

En 1812, Hahnemann retourne à Leipzig où il commence à écrire  » La Matière homéopathique pure  » , qui paraît en 1820. Les patients augmentent en nombre. Hahnemann demande et obtient de devenir lecteur à l’Université de Leipzig. La première leçon a lieu le 28 septembre 1812. Nouvelles luttes, d’autant que les auditeurs du cours sont très nombreux. Parmi les rivaux les plus hargneux, il y a Clarus, le médecin-chef de l’hôpital. En attendant, Hahnemann a non seulements ses patients, mais aussi ses premiers élèves, qui en 1820 fondent la Société des médecins homéopathiques.

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Hahnemann et ses élèves

A cette époque , une épidémie de typhus se déclenche et un évènement déclenche des polémiques. Le prince Schwarzenberg est malade. Soigné sans succès avec les méthodes traditionnelles, le prince est dans un premier temps guéri par Hahnemann. Mais l’homme suit un peu le régime diététique et les conseils d’Hahnemann, puis il retourne vers ses anciennes habitudes et retombe malade. Clarus et ses collègues s’empressent de dire au prince qu’Hahnemann est parti. Le prince Schwarzenberg finit par mourir. Clarus déclare alors que c’est l’homéopathie qui l’a fait mourir. Cette fausse accusation fait beaucoup de mal à Hahnemann, qui doit se réfugier auprès du duc Anhalt-Köthen, qui le veut comme médecin personnel. Nous sommes en 1821. De cette nouvelle jaillit une observation: comment se fait-il que l’aristocratie riche et puissante pouvant choisir n’importe quel médecin se retourne vers Hahnemann, si ce n’est pour obtenir des résultats tangibles ?

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Certificate of the Course that Hahnemann gave at Leipzig University in 1821, before moving to Köthen.

Diplôme de l’université de Leipzig en 1821.

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Le Diplôme d’Hofrath est un diplôme honorifique, qui est équivalant à celui de Conseiller à la Cour. Hahnemann devint «  Hofrath  » le 13 Mai 1822.

On vient de loin

pour se faire ausculter

Les luttes continuent. Les détracteurs d’Hahnemann augmentent, tout comme d’ailleurs ses partisans. Corvisart, le médecin de Napoléon, se range du côté de l’homéopathie et aussi Goethe, qui définit Hahnemann comme le nouveau Paracelso. Tandis qu’Hahnemann est encore à Köthen, naît le premier  » Journal de la médecine homéopathique « . Beaucoup viennent de loin pour se faire ausculter. En 1828, il écrit  » Le traité des maladies chroniques  » . La guérison du conseiller général de Berlin, Baumgartner, va aider à la renommée d’Hahnemann. Pendant ce temps, Clarus essaie de mettre l’homéopathie au banc en Autriche, en Prusse et en Hongrie. Une nouvelle épidémie fait alors rage en Europe. Il s’agit du choléra. La méthode d’Hahnemann obtient des résultats même dans les pays où la nouvelle méthodologie a été interdite. Y compris à Vienne, d’où Weith, un ami d’Hahnemann, défend la théorie homéopathique.

 

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Charlotte Hahnemann (1805-1865)

Tenth Hahnemann’s daughter. She died single.

10ème fille de S. Hahnemann. Ne se maria pas

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Eléonore Hahnemann (1803-?)

Ninth Hahnemann’s daughter. She got married twice and, as her sister Friederike, had a tragic end dying murdered. In 1834 she published the book « Home Homeopathic Counselor », in his father’s default.

9ème fille de S. Hahnemann, mariée deux fois, assassinée comme sa soeur Friederike. En 1834, elle publia le livre « Home Homeopathic Counselor ».

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Samuel Hahnemann  

 

Hahnemann fête ses 76 ans parmi ses disciples. Entre temps, plusieurs deuils attristent sa famille. Sa femme meurt en 1831 et aussi plusieurs de ses enfants. En 1834, il reste seul avec Carlotta, une de ses filles restée célibataire et Luisiana, une autre de ses filles, séparée de son mari et revenue à la maison. Federica, deux fois veuve, est retrouvée assassinée dans son jardin à Stötenz. Eleonora, elle aussi veuve, épouse en secondes noces, un autre médecin homéopathique, qui publie avec le nom d’Hahnemann des oeuvres que Samuel est contraint de renier. Eleonora sera elle aussi trouvée morte dans un étang. Federico, l’unique fils de Samuel, devient médecin, se marie en Saxe et a des enfants. Un jour, il disparaît sans rien dire à personne. On ne sait où il se trouve. Seulement plusieurs années plus tard, on apprendra qu’un docteur Hahnemann est mort en Amérique. Tout cela pour dire que la vie de Samuel n’est pas des plus simples. Pour survivre, il s’immerge de plus en plus dans le travail et dans la foi qui l’aident à supporter les douleurs et les deuils multiples. Très fatigué, il sort de moins en moins de sa maison et de son jardin.

En octobre 1835  apparaît dans sa vie une certaine Mélanie d’Hervilly, qui vit à Paris. Issue d’une famille aristocrate française, elle a subi le traumatisme des émeutes. Des problèmes familiaux et des conflits avec sa mère la rendent de plus en plus solitaire et la font se diriger vers la peinture. En 1835, elle est seule lorsque la tuberculose la consume de façon inexorable. La médecine traditionnelle est impuissante. Mélanie, qui a entendu parler de l’homéopathie, souhaite rencontrer Hahnemann. Elle se rend à Köthen, malgré les risques encourus par l’aggravation de sa maladie. Elle parle peu l’allemand et s’inquiète de savoir si Hahnemann la comprendra, lorsqu’elle le rencontrera. Mais Samuel l’accueille avec beaucoup de douceur, lui parle en français et lui promet de la guérir. Elle devra seulement rester au moins un mois à Köthen. Très rapidement, l’état de santé de Mélanie commence à s’améliorer. Hahnemann, associant la foi à la médecine, lui dit qu’elle doit reercier Dieu avant tout. Mélanie pense que son devoir est de défendre l’homéopathie en France et cela restera sa mission jusqu’à la fin de sa vie. Elle propose à Hahnemann de venir en France et celui-ci consent à l’accompagner. Il a alors 80 ans. Avant de partir, il annonce à ses filles qu’il va épouser Mélanie, mais celles-ci s’opposent à cette union et se fâchent avec leur père. Celui-ci n’en a cure et il décide de partir malgré tout en leur laissant tout son héritage.

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Mélanie  

Second Hahnemann’s wife, whom he got married with in Köthen, in 1835, moving to Paris soon afterwords. In Paris, she was his direct assistant until he died. She was devoted to painting and poetry. In 1847 she was judged by the illegal practice of medicine.

2 ème épouse d’Hahnemann, vécu à Paris immédiatement après son mariage en 1835 à Köthen. Se consacrait à la peinture et la poésie. Elle était l’assistant direct d’hahnemann jusqu’à sa mort. Elle fut jugée pour exercie illégal de la médecine en 1847.

Le 21 juin 1835, Mélanie et Samuel arrivent à Paris. Ils s’installent d’abord dans le petit appartement de Mélanie, puis il se transfèrent par la suite dans un appartement plus grand. Hahnemann, visite ses nouveaux patients et enseigne l’homéopathie. La Société d’homéopathie est fondée en France.

 » Le Journal de médecine homéopathique  » et  » Les Archives de médecine homéopathique  » vont naître à cette époque.

Tout cela crée, ici aussi, de nombreuses rancoeurs. L’Académie de médecine décide d’interdire l’homéopathie. L’écrivain de théâtre Ernest Wilfried Legouvé dans  » 60 ans de souvenirs  » raconte comment Hahnemann a guéri sa fille. Legouvé décrit ainsi Hahnemann :  » Petit de stature, mais robuste et alerte dans sa démarche, il se dirigeait vers nous avec un manteau de fourrure en tenant une canne à pommeau d’or. Il devait avoir environ 80 ans. Ses cheveux blancs et légers comme  la soie étaient coiffés en arrière et retombaient en boucles sur son col. Des yeux bleus, un nez aquilin, une bouche impérieuse à la lèvre inférieure saillante « . Au bout de 10 jours, sa fille fut guérie et la nouvelle fit grand bruit.

La réponse de Guizot, le ministre de Louis-Philippe à l’Académie de médecine ne se fit pas attendre :

 » Hahnemann est un scientifique au mérite indiscutable et la science doit être au service de tout le monde. Si l’homéopathie est seulement une chimère ou un système sans valeur, elle finira par disparaître toute seule. Si en revanche, elle représente un réel progrès, elle s’étendra partout. N’oubliez pas que l’Académie a la mission de faire progresser la science et d’encourager les découvertes « .

Hahnemann continue de visiter ses patients venus du monde entier jusqu’à l’été 1843. A la suite d’une bronchite, il meurt le 5 juillet 1843, assisté de Mélanie et du docteur Croserio. Selon ses dernières volontés, il n’y aura pas de funérailles grandioses. Mélanie le fera embaumer de façon à pouvoir faire voir son corps à la famille. Après 10 jours, Mélanie, Amélia la fille d’Hahnemann et un neveu suivront le cercueil jusqu’au cimetière parisien du Père-Lachaise, où Samuel Hahnemann repose aux côtés de Mélanie.

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« Les plus inestimables trésors sont une conscience irréprochable et une bonne santé, l’amour de Dieu et l’étude de soi-même, donne l’une, l’Homoeopathie donne l’autre.
Paris, 12 Mars 1843 – Samuel Hahnemann

Une des dernières lettre de S. Hahnemann

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 Signature de Samuel Hahnemann

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Tombstones of Hahnemann’s grave: on the left relating his main works and on the right referring to the Fundamental Principle of Homeopathy.

Détails de la tombe d’Hahnemann: à gauche ces oeuvres, et à droite le principe fondamental de l’homéopathie.

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Hahnemann Monument in Leipzig, of Steinhäuser, renovated, in Richard Wagner Square.
Monument d’Hahnemann à Leipzig, place Richard Wagner.

         

 

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Bronze medal of Emile rogart, 1835 in Paris, in commemoration to the 80th Hahnemann’s birthday.

Médaille en bronze d’Emile Rogart en commémoration du 80ème anniversaire d’Hahnemann, en 1835 à Paris.

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Dr Léopold Süss-Hahnemann (1826-1914)

Hahnemann’s grandson, Amélie’s son, he became a homeopath physician and was the last Hahnemann’s relative to be named after him.

Petit fils d’Hahnemann, fils d’Amélie, il devint homeopath.

 

hahnem82.jpg   Cliquez sur la photo s’il-vous-plaît

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L’HOMEOPATHIE ET L’ART

Posté par eurekasophie le 29 août 2009

 

deco.gifhplantes1.pngOMÉOPATHIE ET L’ART

Le choix d’une forme de médecine non académique est une réaction romantique au mécanisme du XVIII e siècle et au positivisme du XIX e siècle.

La société, qui colonise, est souvent colonisée à son tour par les nouvelles cultures acquises. Cela porte à la venue et à la redécouverte de remèdes naturels, propres aux prétendues sociétés primitives. Il ne faut pas oublier que souvent dans ces médecines, le principe actif est le thérapeute lui-même, encore plus que la substance prescrite.

hahneman03.jpg         Que signifie tout cela ? Ce n’est pas une démonstration d’efficacité, mais plutôt une considération. Pourquoi la classe intellectuelle cultivée se retourne-t-elle vers  cette méthode en la préférant à la médecine traditionnelle ? La réponse est la même qui pousse aujourd’hui vers les médecines diverses: déception au regard de la médecine actuelle, désir de dialogue, espérance d’une médecine où l’art médical prendrait le pas sur le mécanisme pharmacologique. S’il est vrai que l’artiste est le  » contraire « , l’opposé de la moyenne, il est vrai aussi qu’il devance souvent le temps. La médecine est   » art  » , art dans le sens latin de  » agere  » , c’est-à-dire faire avec les mains. A côté du savoir, il y a la connaissance du malade. La différence entre savoir et connaître est immense et ces deux mots sont loin d’être synonymes. Sans la somme de ces deux expressions, on n’obtient pas la guérison. La psyché est en dialogue permanent avec le corps. Cette alliance est fondamentale pour la connaissance de l’homme. Et c’est précisément ce devenir, la psyché, qui fait varier l’être et donc sa propre maladie. Cette alliance n’est pas un rapport fixe, c’est une stratégie qui s’adapte et se modifie selon les diverses cultures. Pour cela, la médecine n’est pas une science exacte. Elle n’est pas arithmétique. Le patient devra être examiné, étudié avec la subjectivité du médecin qui doit arriver à le connaître avec la totalité de sa culture.

LA MÉDECINE HOMÉOPATHIQUE S’OPPOSE À UNE MÉDECINE ACADÉMIQUE

hahneman7.jpg       Au début du XVIII e siècle, la médecine homéopathique s’oppose à une médecine académique. L’homéopathie reporte vers la nature, à travers le dialogue et une thérapie individuelle. Si, pour chaque malade, la finalité est la guérison sans se demander pourquoi, pour le monde intellectuel, c’est reprendre la dignité de l’individu. Nombreux sont ceux qui se tournent vers cette nouvelle thérapie. On a déjà dit que Goethedéfinissait Hahnemann comme le nouveau Paracelso. En lisant les oeuvres de Goethe, qui s’intéresse à la physique et qui est un observateur attentif de la nature, on ne s’étonne pas de ses capacités de jugement également sur la science.

BEETHOVEN SOIGNÉ

 

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En 1823, il semblerait qu’hahnemann ait également soigné Beethoven. Quand il rejoint Paris en 1835, l’homéopathie s’est déjà diffusée dans le Sud de la France et en particulier à Lyon, grâce à l’opération de propagation publicitaire du docteur De Guidi, un médecin napolitain, dont la femme avait été soignée etguérie par l’homéopathie.

En 1839, à l’occasion de sa soixante et unième année de doctorat, Hahnemann reçoit son buste sculpté par David.

A la fête était présent Kalkbrenner, le pianniste vers qui s’est tourné Chopin, à peine arrivé à Paris en 1831.

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Chopin et George Sand

Chopin précisément, sur les conseils de sa compagne George Sand ( une fervente homéopathe ) , s’en est remis à cette thérapie entre 1843 et 1848.

 Malade de tuberculose, il refuse les thérapies de l’époque ( saignées et diètes ) avec lesquelles il a vu mourir sa soeur Emilie.

Shumann également se tourne vers l’homéopathie, pour lutter contre la douleur insoutenable de son quatrième doigt de la main droite, qui l’empêche de donner des concerts. Clara Wieck , la femme de Schumann, écrit à Brahms de Londres en 1873 :  » ( … ) Lundi dernier, je réussissais à bouger seulement les doigts , mais pas à lever le bras. Pendant toute la semaine, j’ai eu besoin de compresses. Aujourd’hui, j’ai commencé avec l’homéopathie qui semble avoir des médicaments extraordinaires pour ce type de souffrance « .

À GÈNES, PAGANINI UTILISE L’HOMÉOPATHIE

Même chose pour Rossini à Paris avec ses multiples maladies psycho-sommatiques.

Parmi les littéraires à part George Sand dont j’ai parlé plus haut et qui est convaincue de l’efficacité de l’homéopathie, Dumas fils et Victor Hugo se sont également fait soigner par la nouvelle méthode.

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Victor Hugo

Parmi les peintres : Pissaro, Manet et très probablement Van Gogh. La lecture d’un texte d’homéopathie pourrait bien être un des raisons qui porta Van Gogh à Auvers-sur-Oise chez le docteur Gachet, un médecin homéopathique, qu’il immortalisera d’ailleurs dans un de ses plus célèbres tableaux. Gachet qui avait appris l’homéopathie du dernier médecin de Chopin ( Simon ) était également le médecin de Pissaro , Manet et Degas.

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J.A.C. Pissaro autoportrait

L’homéopathie est donc très diffusée à cette époque. On dit également que la duchesse de Parme conserve une petite trousse de remèdes homéopathiques qu’elle garde toujours avec elle dans son carrosse. Des hôpitaux homéopathiques sont présents un peu partout dans le monde, en Europe ( y compris en  Russie ) , en Amérique et particulièrement aux Etats-Unis à Philadelphie, où un hôpital est spécialement dédié à Hahnemann, en Inde, en Afrique du Sud, où l’expansion coloniale anglaise diffuse l’homéopathie ainsi que dans tant d’autres régions.

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