LE SOJA

Posté par eurekasophie le 14 février 2009

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Des promesses de santé et de longévité .

Depuis quelques années, le soja envahit les rayons de nos supermarchés et magasins diététiques au point de devenir le principal concurrent des produits laitiers. Alors interrogeons-nous : les vertus de cet aliment, venu d’Asie , sur la santé sont-elles bien réelles ?

PLante grimpante de  la famille des légumineuses comme les pois ou les haricots secs, le soja est largement cultivé pour ses graines oléagineuses, qui fournissent la principale huile alimentaire consommée dans le monde. Le terme désigne aussi ses graines, qui constituent l’un des aliments naturels les plus riches en protéines- environ 40 % -, et dont la composition se rapproche des protéines de la viande et des produits laitiers. Il renferme également une grande quantité de glucides, de lipides, de vitamines A et B, de potassium, de calcium et de magnésium. En revanche, le soja n’est pas une source de zinc, fer, carnitine et vitamine B12. Le soja est originaire des régions chaudes du sud-est de l’Asie, mais 45 % des surfaces cultivées se trouvent aux Etats-Unis et 55 % de la production mondiale provient de ce pays.

Le soja: pourquoi on aime ça ?

Le soja bon pour le coeur et anti cholestérol ?

Selon une allégation santé reconnue en 1999 par la Food and Drug Administration aux Etats-Unis et confirmée en 2002 par le Joint Health Claim Institut britannique, la consommation de 25 grammes par jour de protéines de soja, associée à une réduction des graisses saturées, pourrait réduire les risques de maladies cardio-vasculaires. Une consommation régulière de soja, qui contient des acides gras insaturés et des protéines végétales, diminuerait aussi le taux de cholestérol dans le sang. Il contient également une quantité non négligeable d’Oméga 3 et de la lécithine, qui favorisent l’élimination du cholestérol par la vésicule biliaire.

Mais, pour bénéficier de cette vertu, il ne suffit pas d’en manger de temps en temps: l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ) reconnaît un effet à partir de 30 grammes par jour. De plus, les moments de la prise sont également importants. Une analyse portant sur 57 essais cliniques contrôlés publiés depuis 1995 confirme l’effet hypocholestérolémiant des protéines de soja et montre que celui-ci est d’autant plus marqué que l’ingestion est répartie au cours de la journée.

Le soja, allié de la minceur ?

La composition même des protéines de soja concourt à un meilleur équilibre pondéral. Lors d’une étude destinée à traiter l’obésité, il a été prouvé que remplacer les protéines animales par des protéines de soja provoque une perte de poids et une diminution du diabète. En effet, les personnes qui suivaient un régime hypocalorique à base de soja ont perdu 4 kilos de plus que ceux suivant une diète classique.

Cependant s’il est indéniable que le soja est une source nutritionnelle, qui permet de varier et compléter son alimentation pour une meilleure qualité de vie, il ne faut pas lui attribuer un rôle de médicament, d’autant qu’on le prend sous forme transformée.

Le soja, ami des femmes ?

Le soja contient également des molécules spécifiques appelées isoflavones ou phytoestrogènes qui ont une structure semblable aux oestrogènes humains et possèdent une légère activité hormonale. Grâce à cette spécificité, elles sont particulièrement utiles pour les femmes ménopausées. Elles présentent moins d’effets secondaires que les hormones naturelles ou de synthèse et limitent la déminéralisation osseuse. De plus, les isoflavones joueraient un rôle important dans la lutte contre le processus cancéreux, en limitant la division cellulaire. Ainsi, selon certaines études en cours, le risque de cancer du sein serait 5 à 8 fois moindre chez les femmes japonaises, grandes consommatrices de soja, que dans les populations d’Europe occidentale.

Le soja, complice de nos neurones ?

Vous l’aurez compris, les graisses de soja, contrairement aux graisses des viandes et des produits laitiers, sont des graisses protectrices. Elles contribueraient également à la production dans le cerveau d’acétylcholine, un des neurotransmetteurs essentiels de la mémoire. Autre intérêt, l’acétylcholine est aussi le neurotransmetteur du système neurovégétatif qui conduit à la détente. Mais là aussi, il faut apporter un bémol puisque le mécanisme d’action soja sur les neurones reste difficile à démontrer.

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LA SALICAIRE

Posté par eurekasophie le 9 février 2009

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Fiche technique de la Salicaire

Nom latin : Lythrum Salicaria

Noms usuels : Salicaire à épis, Salicaire officinale, Herbe aux coliques, Lysimaque rouge, Lythre salicaire.


Famille :
Lythracées

La Salicaire est appréciée depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales. Cependant, elle est également employée pour colorer les bonbons en rouge et dans les préparations culinaires comme légume ou même comme substitut du thé.

C’est une plante vivace qui peut mesurer jusqu’à 1.50 m de haut. Sa tige est bien droite, de forme quadrangulaire et poilue. Les feuilles sont elles aussi poilues, en ovale allongé et pointu. Les fleurs s’épanouissent du mois de Juin à Septembre. Elles sont rosées avec des nuances de violet, hermaphrodites et disposées en épi.

Cette plante n’a pas d’odeur.

La Salicaire est constituée de provitamine A, de fer, d’oxalate de calcium, de sucres, de tanin, d’hétérosides, de choline.

En phytothérapie, les parties utilisées sont les sommités fleuries, le suc frais, les jeunes tiges. La récolte a lieu de Juin à Septembre et le séchage doit être réalisé à l’abri de la lumière.

On la trouve en Europe jusqu’à 1400 m d’altitude dans les endroits humides tels que les marécages.

Propriétés et utilisations de la Salicaire

PROPRIÉTÉS DE LA SALICAIRE

Astringent, hémostatique, tonique

UTILISATIONS DE LA SALICAIRE

Diarrhée, eczéma, leucorrhée, ulcère

PHYTOTHÉRAPIE

En infusion 20 g par litre d’eau à raison de 3 tasses par jour.

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LE SAULE

Posté par eurekasophie le 4 février 2009

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Saule blanc : Aspirine végétale : Description de la plante

Nom scientifique : Salix alba
Nom commun : Saule blanc
Le saule blanc est de la famille des salicacées.C’est un arbre à écorce crevassée qui affectionne les lieux humides et peut atteindre jusqu’à 20 m de haut. On le trouve dans toutes les régions tempérées d’Europe, Asie et Amérique.

Les jeunes rameaux sont souples et velus, les feuilles sont soyeuses, avec des reflets argentés. Les fleurs jaunes-vertes sont regroupées en chatons dressés.

Le saule est aussi appelé arbre de la douleur, tant il est efficace pour lutter contre elle.

Saule blanc : Aspirine végétale : Histoire et origines

L’écorce de saule est utilisée en médecine traditionnelle depuis plus de 2500 ans.En Chine son utilisation remonte au V° siècle avant notre ère, en tant qu’analgésique. Les médecins grecs prescrivaient le saule pour réduire la douleur et faire tomber la fièvre.Les Amérindiens faisaient une grande utilisation du saule blanc en tant qu’anti-douleur et fébrifuge. Au Moyen age, son usage était très développé en Europe, pour réduire les vomissements et traiter les verrues.

Les premières recherches sérieuses remonte à 1828 en France. Le pharmacien Leroux à réussi à isoler la principale substance active du saule : la salicine. Celle-ci est ensuite transformée par le corps en acide salicylique.

Jusqu’à la fin du XIX° siècle, on utilisait encore l’écore de saule. Mais avec la synthétisation par les laboratoires Bayer de l’acide acétylsalicylique à partir du saule, celui-ci est rapidement tombé en désuétude. Le nom d’aspirine a d’ailleurs été donné par son origine : une plante spirée.

L’aspirine a un énorme avantage par rapport au saule : sa rapidité d’action. Mais on a depuis découvert quelques inconvénients : elle agit moins longtemps et surtout provoque des irritations de la paroi de l’estomac.

Ces inconvénients de l’aspirine ont permis le retour de l’écore de saule dans certaines pharmacopées Européennes et Américaines

Saule blanc : Aspirine végétale : Partie utilisée en phytothérapie

On utilise deux parties du saule :
- L’écorce des jeunes branches (de 2 à 3 ans) ;
- Les chatons et les feuilles.
La récolte se fait au printemps (mars et avril). Elle est ensuite séchée.

Saule blanc : Aspirine végétale : Propriétés

Ci-après les propriétés du saule blanc :
- Antalgique ;
- Anaphrodisiaque (réduit la libido) ;
- Anti-inflammatoire ;
- Fébrifuge (faire baisser la fièvre) ;
- Soulager les douleurs lombaires chroniques ;
- Soulager les douleurs arthritiques ;
- Soulager le mal de tête ;
- Tonique général.
Pour résumer, les propriétés du saule sont quasiment les mêmes que celles de l’aspirine.

Saule blanc : Aspirine végétale : Posologie, comment l’utiliser en

phytothérapie

Le dosage du saule blanc se heurte à un problème majeur : il n’y a pas de standardisation de la teneur en salicine. Il faut donc de préférence se reporter aux informations notées sur les produits.Les posologies ci-dessous sont donc données à titre indicatif :
- Écorce séchée : 2 gr à 3 gr d’écorce dans une tasse d’eau froide. Porter à ébullition et laisser infuser pendant 5 minutes. Trois à quatre tasses par jour ;
- Extrait fluide (1:1) : 1 ml à 2 ml trois fois par jour ;
- Infusion : 20 gr de feuilles ou de chatons de saule blanc dans un litre d’eau. Faire infuser. Deux tasses par jour ;
- Teinture (1:5) : 5 ml à 8 ml, trois fois par jour ;
Le plus simple reste de se baser sur le dosage en salicine :
- Adulte : 60 mg de salicine 1 à 4 fois par jour ;
- Adolescent : 60 mg à 120 mg par jour ;
- Enfants de 4 à 10 ans : 30 mg à 60 mg de salicine par jour aux enfants ;

Le dosage doit être adapté au poids du malade mais aussi à l’intensité de la douleur. En cas de douleur, commencer avec 60 mg

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LE SUREAU

Posté par eurekasophie le 29 janvier 2009

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Fiche d’identité

• Famille : Caprifoliacées
• Origine : Europe.
• Habitat : forêts de feuillus, mais aussi décombres où les oiseaux déposent les graines de sureau.
• Taille : petit arbre de 2 à 7 m.
• Feuilles : opposées, avec 5 folioles ovales, dentées, pétiolées de 5 à 10 cm de long.
• Fleurs : petites et blanches, regroupées en ombrelles.
• Fruits : baies noires, appréciées des oiseaux… et des hommes

Ce petit arbre, qui atteint généralement les 2 mètres, mais peut aller jusqu’à 10 mètres et vivre plus de 100 ans, est de la famille des Caprifoliacées (au même titre que le chèvrefeuille par exemple). C’est une espèce dite héliophile, entendez qui a besoin de soleil ou de demi-ombre pour vivre, vous n’en trouverez donc pas au cœur de la forêt mais plus facilement en lisière de bois, et communément dans les haies et sur les berges des cours d’eau.
Pour le reconnaître, rien de plus simple, vous y parviendrez même, et surtout, les yeux fermés… en effet, si vous frottez les feuilles dans vos mains, elles dégagent un parfum âcre et désagréable. Autre particularité de cet arbre, ces branches sont creuses, ce qui en fait un refuge de prédilection pour de nombreux insectes. C’est à cette particularité également qu’il doit son nom venu du grec sambûke, la flûte : son bois tendre et déjà creux étant idéal pour confectionner le dit instrument.

Généreux et prolixe, entre juin et juillet, le sureau noir donne naissance à de petites fleurs blanches très parfumées et à des fruits ayant l’apparence de baies noires et arrivant à maturité fin août.

Le Sureau et l’homme

L’homme raffole également de cet arbre, et ce depuis des siècles. Les premières traces que l’on ait retrouvées de cette affection de l’homme pour le sureau remontent à l’âge de pierre ! Si, bien évidemment, la valeur gustative de ses baies est pour beaucoup dans cette histoire, ses vertus médicinales ne sont pas en reste. Preuve en est avec les multiples surnoms dont on l’affuble et qui se passent de commentaires : le protecteur du foyer, l’arbre aux fées, le pharmacien de la maison, etc.
Dès l’Antiquité, ses vertus thérapeutiques furent louées par Hyppocrate, le célèbre médecin grec. Il faut reconnaître que cet arbuste a un large spectre d’utilisation et que ces propriétés thérapeutiques se trouvent aussi bien dans son écorce que dans ses feuilles, ses fleurs et ses baies.

L’écorce :
Attention, il ne s’agit pas ici de l’écorce grise très structurée, visible à première vue, mais de la seconde écorce verte. Cette dernière est très riche en nitrate de potasse, en tanin et en acide valérianique. Autant de substances qui donnent à cette écorce des propriétés diurétiques et laxatives. Utilisée en décoction, cette partie de l’arbre est conseillée, entre autres, contre la rétention d’urine, les rhumatismes, la goutte et les coliques néphrétiques.

Les feuilles :


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Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, ce qui, à forte dose, peut les rendre toxiques. Utilisées raisonnablement, elles offrent néanmoins une palette impressionnante de « services ». En cataplasme, elles apaisent les contusions et soulagent les maux de dents. Elles sont utilisées également en cas de brûlures. Seul inconvénient à leur décharge, les feuilles cuites dégagent une mauvaise odeur et sont amères. Un peu de miel dans la préparation permet néanmoins de passer outre. A noter enfin, qu’à peine récoltées sur l’arbre, les feuilles sont efficaces pour stopper les petites hémorragies nasales.
Les jardiniers retiendront que le purin de feuilles de sureau noir est également utile en jardinage biologique pour combattre mildiou et pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols). Pour se faire, il suffit de laisser macérer 1 kg de feuilles pendant quelques jours, dans 10 l d’eau, et de le pulvériser dans son jardin.

Les fleurs :
Il y a deux manières de profiter des vertus de ces petites fleurs blanches et parfumées, soit en application externe, soit en les ingérant. Dans le premier cas, en décoction elles ont des propriétés émollientes, calmantes et adoucissantes pour la peau. En soin interne, les fleurs de sureau sont un parfait diaphorétique (elles favorisent la transpiration) et sont recommandées pour lutter efficacement contre les grippes, rhumes ou simple refroidissements.

baiesureaunoir.jpgLes baies :
Outre le fait que ces fruits soient appréciés en confiture, ils renferment nombre de substances actives : glucoside, tyrosine, nitrate de potassium, carotène, différents acides…
Le rob, entendez le concentré du jus des baies de sureau, est reconnu pour ses propriétés sudorifiques, idéal donc pour soigner grippe, bronchite et autres toux rebelles.

Si ces qualités en font un arbre apprécié, sa faculté de se disséminer, avec le concours des oiseaux qui répandent ses graines, fait qu’il est honni par les agriculteurs dans les régions d’agriculture intensive

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LA SAPONAIRE

Posté par eurekasophie le 26 décembre 2008

saponaire2.jpgLa saponaire de ses noms populaires « saponaire officinale« , »saponière », savonnière »,savonnaire » est une plante herbacée vivace par ses racines, qui disparaît chaque hiver pour réapparaître au printemps sous forme de vigoureux rejets de 40 à 60 cm de haut.Elle appartient à la famille des Caryophyllaceae et son nom vient de ses propriétés.C’est une plante de grande taille , foisonnante,à feuilles ovales opposées , les inférieures pétiolées, aux fleurs roses pâles(très odorantes).Elle se trouve fréquemment dans les endroits chauds et secs.Se rencontre en colonnie au bord des talus, bord des routes des terrains vagues et sur le bord des rivières….Peut parfois s’éléver jusqu’à 1500m.Sa floraison dure généralement de juin à octobre.

La saponaire est une plante connue depuis très longtemps et utilisée dans le domaine domestique et médicinale.

Son nom vient principalement de ses vertus détergentes.

 

La saponaire contient une substance très active , la saponine qui en fait tout son interêt.C’est par la présence de cette substance que l’on doit son pouvoir « moussant » à la plante et son utilisation jadis comme « plante à lessive », en effet la saponaire était la plante de prédilection des lavandières.

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Pour apprécier la richesse en saponine de la plante, il suffit après avoir récolté un tronçon de la racine, de le broyer , de le plonger dans de l’eau tiède et de remuer le tout énergiquement.En quelque instants, l’eau se met à mousser…. Prolonger la trituration pour capter un maximun de principes actifs., filtrez: vous obtenez une eau apte au nettoyage des lainages fins et au blanchiment des étoffes.La saponine contenue dans la solution est aussi capable de dissoudre les graisses , c’est pour cela que la saponaire servait aussi autrefois à débarrasser la laine juste tondue de son suint.

La saponaire est utlisée donc pour ses vertus détergentes ,mais également nettoyant pour visage, shampoing pour améliorer la brillance et souplesse de vos cheveux.

Le corollaire de cette richesse en saponine c’est une toxicité importante, capable de provoquer des troubles graves chez ceux qui la consommeraient en trop grande quantité; c’est pourquoi son usage médical doit être strict mais pas interdit. Si malgré les risques ,

on l’utilise en médecine familiale c’est qu’elle est l’un de nos meilleurs dépuratifs , capable de soulager les effets de la

goutte, de nombreuses maladies de peau (herpès, eczéma, zona, urticaire , acné), pour ces dernières, elle est utilisée

en décoction: 5 à 15 grammes par litre d’eau bouillie 10mn, boire alors deux tasses par jour ou l’utiliser en compresses

sur la peau.

Elle est également utilisée dans l’engorgement du foie et de la rate ainsi , il parait qu’un malade peut être soigné de la jaunisse en 5

ou 6 jours en buvant 1l  d’infusion de Saponaire par jour.Elle est utilisée aussi dans les engorgements lymphatiques.

On le voit, La Saponaire est d’une grande efficacité. Reste à savoir l’apprivoiser pour éviter une désagréable déconvenue.

Dans le langage des fleurs, elle est l’hygiène du corps et de l’esprit.Offrir un bouquet de Saponaires à quelqu’un , c’est lui signifier qu’il doit prendre soin de lui.

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LE SAPIN ET LE PIN……

Posté par eurekasophie le 19 novembre 2008

  Après ce petit voyage en Alsace préparant Noël et ses festivités, je dois bien revenir chez moi pour vous parler du sapin et de ses vertus thérapeutiques, ce dont je vais me faire une joie….

« Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure….. »

Oh! qu’elle me ravit, cette chanson: elle a la couleur des Noëls de mon enfance, avec une messe de minuit , des clochettes et des cadeaux ………Il n’y avait pas certes  beaucoup de cadeaux à la maison, car nous ne roulions pas sur l’or: mais que voulez-vous, ils étaient offerts avec le coeur! Y songez-vous, de temps à autre, à vos Noëls ? Vous rappelez-vous vos bonheurs simples d’enfants qu’une panoplie d’Indien ou qu’une poupée comblait ?

Etes-vous encore capable d’en faire ressurgir toute la joie? Si oui, alors vous n’avez pas perdu vos  » racines ».

Pour moi le sapin est un peu le symbole de cette union des hommes et des végétaux. A la folie du monde actuel, il oppose sa sagesse, sa force tranquille, son calme et sa générosité. Car il nous chauffe et nous protège. Car il nous offre l’ombrage de sa ramure épaisse en été, et l’abri de ses branches lorsque vient la saison froide. A cela, j’ajoute qu’il nous guérit. La résine, les jeunes pousses, la poix, l’essence qu’on en tire (ou qu’on vole à son cousin le pin), possèdent mille vertus médicinales. Toutes comptent aujourd’hui parmi les armes favorites des phytothérapeutes. La liste complète de toutes les espèces et sous-espèces de ces arbres serait fastidieuse à dresser: sapin pectiné (ou sapin blanc, ou sapin argenté ou sapin noir, ou sapindes Vosges), épicéa, mélèze, pin parasol,pin maritime, pin sylvestre, pin laricio, pin noir, pin de montagne, ce ne sont là que quelques représentants de ce vaste groupe végétal. En fait , si tous sont utiles, le sapin pectiné  et le pin sylvestre ont le plus de vertus.

On emploie essentiellement la résine de ces arbres, les bourgeons du pin sylvestre, et l’essence de térébenthine. Un célèbre phyothérapeute disait que la résine était le sang des conifères, et qu’elle pouvait, d’une certaine manière, devenir notre propre sang. Il  avait parfaitement raison . Non seulement les « perles précieuses » qui coulent des blessures du sapin et du pin excitent toutes les sécrétions et activent les glandes endocrines (les « maîtresses de notre organisme »), mais encore elles agissent favorablement sur la plupart des organes. Zimmermann, médecin allemand du siècle dernier, recommandait la cure exclusive de résine contre la tuberbulose: il exagérait à coup sûr, mais pas autant qu’on pourrait le croire. En réalité, la résine donne les meilleurs résultats contre les bronchites ( chroniques ou aiguës), les pneumonies et les pleurésies. Notre époque, dira-t-on, dispose d’antibiotiques pour soigner de telles affections; mais rien n’interdit de recourir aux vieilles méthodes pour aider les neuves, et pour limiter leurs inconvénients……Or la résine est encore efficace contre une infinité de troubles. Vous l’emploierez avec succès contre les mauvais fonctionnements du système urinaire, les cystites, les calculs de la vessie, les pertes blanches et la blennorragie. En outre, elle ait merveille contre les coliques hépatiques. Boulettes, pommades, pilules à la résine, sont actives contre les vers parasites. Recourez encore à cette substance contre les hémorragies et les afflux anormaux de sang (notamment pendand les règles). Enfin la résine est un antidote du phosphore, et peut rendre de grands services en cas d’intoxication par cet élément (pensez-y, si vous habitez àproximité d’une usine qui en fabrique).

Mais la résine présente quelques  inconvénients. Il ne faut pas en abuser, faute de quoi on s’expose à quelques troubles désagréables (vertiges, nausées, etc.). Les bourgeons du sapin et du pin, surtout ceux de ce dernier ( pour être plus précise: surtout ceux du pin sylvestre), ne recèlent pas les mêmes dangers, tout en restant très efficaces. Non seulement vous pouvez les employer contre les maladies de l’appareil urinaire ( inflammation des reins, cystite, blennorragie, etc.), mais encore ils se montrent actifs contre la toux, la grippe, la coqueluche, les embarras pulmonaires et l’asthme. En outre, ils donnent d’exellents résultats contre le scorbut, ils provoquent la sueur, et ils calment les spasmes de l’estomac et de l’intestin. Une friction énergique, une lotion ou un bon bain de bourgeons de pin, peuvent guérir l’acné et les maladies de la peau en général, ou bien encore « requinquer » un sujet déprimé, neurasthénique, apathique, ou bien encore soutenir un coeur défaillant et « remettre à neuf » un foie épuisépar les excès. Faut-il ajouter qu’on peut attendre les meilleurs effets des bains de vapeur aux bourgeons ? C’est aux sujets anémiques et aux enfants rachitiques, alors, que je les recommanderai. En précisant bien que ce traitement,pour être populaire , n’en est pas moins reconnu par les plus hautes autorités médicales.  N’assiste-t-on pas à cet étrange phénomène que la vapeur donne aux urines l’odeur de la violette caractéristique de la résine ? Telles sont les vertus de ces chères plantes…….

Quant à l’essence de térébenthine, extraite par distillation de la térébenthine, c’est-à-dire de la résine purifiée et déshydratée, ses utilisations sont multiples. Une bonne partie de la production annuelle est absorbée par l’industrie pharmaceutique. Au reste, le médicament est connu depuis fort longtemps puisqu’on l’employait dès le haut Moyen Age sous le nom d’aqua ardens,  » eau ardente ». Rien n’est interdit, aujourd’hui d’en rétudier les qualités. A l’extérieur—-et uniquement  l’extérieur—, l’essence de térébenthine est un révulsif et un rubéfiant efficace (elle attire le sang soit hors des parties lésées, pour les soulager, soit vers elles, pour hâter l’intervention des défenseurs de l’organisme, les globules blancs). Non seulement elle guérit les ulcères et les brûlures, mais elle calme les névralgies. Tous les rhumatisants, tous ceux qui souffrent d’une sciatique ou d’un lumbago, auront intérêt à y faire appel. Et de même, un bon cataplasme imbibé d’essence de térébenthine peut faire merveille contre les bronchites, les maux de gorge, la coqueluche et les pneumonies. C’est là un éventail étonnant de propriétés.

Il y a, à mes yeux, comme de la magie dans les productions médicinales des conifères. Ne vous disais-je pas tout à l’heure, que c’étaient de bien  généreux végétaux ? Que d’ingratitude, chez les hommes qui les abattent par forêts entières, pour de l’argent…. » Arrête un peu le bras », disait notre grand poète Ronsard au bûcheron. Il faudrait arrêter de saccager la nature…… En aurons-nous la force et les moyens ?  C’est qu’il est déjà bien tard.

Récolte

Il convient de ramasser les bourgeons du pin sylvestre ( éventuellement d’autres pins, de l’épicéa ou du sapin) au printemps, lorsqu’ils sont bien tendres et bien collants de résine fraîche. Tâchez de les conserver le plus longtemps possible, à l’abri de l’humidité.

C’est également au printemps que la résine est la plus riche. Entaillez un tronc pour en recueillir les larmes, comme font les gemmeurs des Landes. L’essence de térébenthine ne manque pas dans les bonnes herboristeries. Il suffit qu’elle soit garantie pure, sans « adjuvants » chimiques. Vous pouvez également, si vous le voulez, cueillir les jeunes aiguilles de l’année, et les utiliser comme des bourgeons: elles sont moins actives. Rien ne vous empêche, enfin, pendant que vous êtes en forêt, de faire une provision ……….d’oxygène. Et c’est même » peut-être la meilleure garantie de succès de votre cure.

Préparation et emploi

Boulettes

de résine: avalez chaque jour la grosser d’une larme de résine pure, pendant 7 jours. (Cure de printemps, contre les maladies du système respiratoire.)

Pilules

de résine (contre les maladies du système urinaire): mêlez 3 cuillerées à soupe de résine et 6 cuillerées à soupe de réglisse en  poudre; malaxez; prenez-en la valeur d’un grain de café par jour.

Pommade

à la résine (pour toutes les applications externes): mélangez 4 parties d’huile d’amandes douces et 4 parties de résine; chauffez légèrement au bain-marie; ajoutez-y une partie de cire d’abeille.

Infusion

de bourgeons: jetez-en une petite poignée  dans un litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour.)

Décoction

de bourgeons (pour usage xterne): jetez une grosse poignée de bourgeons dans un litre d’eau. ( lotions, compresses, etc.)

Bains de mains et de pieds

de bourgeons: mêmes proportions que pour la recette précédente.

 

Vapeur

de bourgeons: faites bouillir pendant plusieurs heures une grande bassine d’eau et de bourgeons dans une petite pièce bien close (genre sauna).

Frictions

à l’essence de térébenthine: faites-les à l’essence pure, ou à l’essence étendue d’huile de camphre.

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LE SOUCI

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Souci officinal
Calendula officinalis
Calendula officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Calendula
Nom binominal
Calendula officinalis

NOMS COMMUNS :
Souci des jardins, fleur de tous les mois, grand souci.
PRINCIPAUX CONSTITUANTS :
Pigments flavoniques, principe amer, saponine, résine, huile essentielle, acide salicylique (traces).

PARTIES UTILISEES :
Les fleurs et les feuilles.

UN PEU D’HISTOIRE :L’origine du nom Souci vient du bas latin solsequier, qui signifie « qui suit le soleil » car les inflorescences du Souci s’ouvrent à l’ascencion de l’astre du jour.

Au XIIè siècle, Hildegarde de Bingen utilisait le Souci contre la teigne du cuir chevelu et les impuretés de la peau. Un peu plus tard, Albert le Grand (1193-1280) vanta son efficacité comme plante cicatrisante, contre les troubles de l’intestin, les obstructions du foie, les piqûres d’insectes et les morsures de serpent. Au XVIè siècle, le médecin italien Matthiole a été le premier à le recommander en collyre contre les ophtalmies, les conjonctivites et les inflamations des yeux en général. Sébastien Kneipp le recommande lui aussi contre les plaies variqueuses, les escarres et problèmes de peau en tout genre.

De nos jours, le Souci n’est que peu employé en médecine. Seule la médecine populaire et l’homéopathie lui réserve une place de choix. On peut supposer que ces qualités ornementales ont peu à peu fait oublier ses nombreuses qualités médicinales. A ce sujet, le docteur Cazin constatait mélancoliquement : « Si les Anciens ont éxagéré les vertus du Souci, les modernes les ont trop dépreciées. »

CULTURE ET RÉCOLTE :

Le Souci est une plante rustique dont la culture est vraiment aisée. On sème le Souci en pleine terre, à 2 centimètres de profondeur, dans un terrain préalablement travaillé et ameublie. Le Souci préfère les expositions ensoleillées.Récoltez les fleurs et les feuilles le matin par temps ensoleillé. Faîtes les sécher à l’ombre à une température maximale de 35° C.

USAGES :

Le Souci est employé pour stimuler l’activité hépathique et surtout la sécretion biliaire, également pour atténuer les spasmes gastriques ou intestinaux. Ses effets sont donc spasmolytiques et cholagogues. En application externe, la decoction, la teinture ou la pommade de Souci est conseillé sur les plaies rebelles, les escarres, les ulcères des jambes, les inflamations purulentes et les éruptions cutanées.

INDICATIONS :- TROUBLES HEPATHIQUE, INSUFFISANCE BILIAIRE,
- GASTRITE, ENTERITE,
- BRULURES,
- ECZEMAS,
- ERUPTIONS CUTANEES…

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LA SAUGE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Sauge
Sauge candélabre
Sauge candélabre
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre

 

NOMS COMMUNS :
Grande Sauge, herbe sacrée, salel, Sauge franche, thé sacré, thé de la Grèce, thé de France, thé de Provence.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
diterpènes et triterpènes, flavonoïdes, huile essentielle à thuyone, tanin
PARTIES UTILISEES :
La feuille.

UN PEU D’HISTOIRE :Salvia vient de salvare, «guérir», la plante est une panacée.Son nom est déjà une sorte de diplôme d’efficacité puisque salvia vient du latin salvare qui signifie «sauver», «guérir»; mais elle a aussi à son actif le plus beau palmarès de citations à l’ordre de la santé qu’on puisse imaginer. Pour les Romains, elle est l’ «herbe sacrée» qui se récolte avec un cérémonial spécial, sans l’intervention d’outils de fer (or, on sait maintenant que les sels de fer sont une substance incompatible avec la Sauge!), «en tunique blanche, les pieds nus et bien lavés», après avoir sacrifié au préalable avec du pain et du vin. Ils sont persuadés que non seulement elle pro-tège la vie mais qu’elle aide à la donner; «elle retient ce qui est conçu et le vivifie», disent-ils, en foi de quoi ils la conseillent aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent le devenir : elles doivent demeurer quatre jours sans partager la couche conjugale, boire une bonne ration de jus de Sauge, puis «habiter charnellement avec l’homme» et, infailliblement, elles concevront (à l’appui de cette recette est cité le cas d’une ville d’Egypte où les femmes furent contraintes «par ceux qui restèrent d’une grande peste qui y advint» d’ingurgiter la même potion et «par ce moyen ladite ville fut incontinent repeuplée d’enfants»).Pendant tout le Moyen Age, elle entre obligatoirement dans la composition des préparations aux noms évocateurs qui tiennent la vedette en pharmacopée : Eau d’arquebuse, Eau céleste; Eau impériale, etc. et un axiome proclame : «Pourquoi mourrait-on lorsqu’on cultive la Sauge, si ce n’est qu’aucune plante des jardins n’est assez forte contre la mort?»Plus tard encore, les traités médicaux lui accordent une place considérable. On y lit des phrases comme celles-ci : «Le désir de la Sauge est de rendre l’homme immortel», «Elle a tant de vertus qu’elle passe dans l’esprit de plusieurs pour une plante universelle et propre à tous maux»; et certains d’entre eux publient cette recette de la dernière chance : «Lorsqu’un bébé, abandonné du médecin, est perdu et que personne ne comprend la maladie qui va l’emporter, préparer une décoction de Sauge et la lui faire prendre par petites cuillerées toutes les 5 minutes ; on assistera à la résurrection de l’enfant.». Enfin, plus près de nous, l’abbé Kneipp fait cette recommandation : «Aucun propriétaire de jardins n’oubliera, en le cultivant, d’y planter un pied de Sauge…»

USAGES :

La feuille de Sauge est riche en flavonoïdes et en huile essentielle qui lui donne son goût épicé et son odeur aromatique. C’est un cholérétique c’est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile. Elle a également une action relaxante et antispasmodique sur les muscles de l’estomac et des intestins. L’huile essentielle est aussi antiseptique Ces propriétés lui permettent d’être particulièrement utile pour soigner les troubles digestifs : digestion lente et difficile, ballonnements, fermentations intestinales, renvois d’air. La présence d’œstrogènes « végétaux » permet de conseiller la chez les femmes présentant des règles irrégulières et douloureuses et au moment de la ménopause pour diminuer les bouffées de chaleur. D’autant que l’huile essentielle agit sur les glandes sudoripares et diminue la formation de sueur souvent excessive en période de ménopause.

CULTURE ET RÉCOLTE :Commune en Europe, plus spécialement dans les régions méridionales, la Sauge aime les terres chaudes, légères, rocailleuses.

Malgré ses poils laineux, elle craint les gelées. Sa multiplication s’effectue par semis au début du printemps et repiquage deux mois plus tard, puis

replantation définitive à l’automne. On peut également en faire des boutures ou diviser les touffes. La récolte des feuilles se fait au printemps et à

l’automne, plusieurs coupes peuvent être réalisées.

 

INDICATIONS :

- DIGESTION DIFFICILE,


- BOUFFÉES DE CHALEUR DE LA MÉNOPAUSE,
- TROUBLES DES REGLES CHEZ LA FEMME,
- TRANSPIRATION EXCESSIVE.

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LA SARRIETTE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

cuisinier.jpg » Pèbre d’ai « 
En Provence, la sarriette est appelée  » pèbre d’ai « , ce qui veut dire  » poivre d’âne. Dans le Valais, en Suisse, on la nomme  » poivrette « .
Ceci parce que la saveur de la sarriette, assez prononcée, aromatique et piquante, rappelle celle du poivre.Les Romains étaient friands de la sarriette car ils la croyaient aphrodisiaque. Les Égyptiens, avant, l’utilisaient déjà dans des philtres d’amour. A cause de cette réputation, la sarriette était, au Moyen Age, considérée comme une herbe du diable. Son nom botanique est ‘ satureja ‘ qui signifie herbe à satyre.

Sarriette
Satureja montana
Satureja montana
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre
Satureja
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae

Tout sur… la sarriette !Bienfaits :La sarriette est réputée depuis des siècles pour son effet régulateur sur les ardeurs. Le poète latin Martial la surnomme d’ailleurs « herbe de l’amour » dans ses Épigrammes. Aujourd’hui encore, on utilise son essence en aromathérapie pour venir à bout des problèmes d’insuffisance sexuelle. Par ailleurs, cette plante vivace contient des phénols, des substances qui lui confèrent des vertus toniques et stimulantes. Ainsi, les systèmes immunitaires, circulatoires et neurologiques profitent de ces effets. En friction, elle constitue un excellent remède à la fatigue, à l’hypotension et à la déprime passagère.

La sarriette possède également des propriétés anti-infectieuses et antalgiques. Consommée en infusion ou en grog, elle combat les infections virales et bactériennes, notamment au niveau pulmonaire (bronchite) et urinaire (cystite).

Enfin, ses feuilles rendent les plats où elles sont parsemées bien plus digestes. Elles permettent aussi de résoudre les problèmes intestinaux. Voilà pourquoi, il est idéal de l’associer à des légumineuses ou à du gibier faisandé, souvent difficiles à tolérer.

Dégustation :Choisissez-la bien fraîche, avec des feuilles vert vif. Cueillez de préférence les feuilles de la sarriette des jardins avant sa floraison estivale afin de profiter du meilleur arôme. Celles de la variété des montagnes peuvent se récolter tout au long de l’année.Conservez-la sur tige dans un verre d’eau ou bien enfermée dans une sac plastique perforé dans le bac à légumes du réfrigérateur. Recouvrez d’eau un bac à glaçons dans lequel vous aurez d’abord ciselé ses feuilles : vous pourrez ainsi les garder plusieurs mois dans votre congélateur.
La sarriette se prête également au séchage : suspendez un bouquet, tête en bas dans une pièce sombre et aérée. Lorsque les feuilles crissent sous les doigts, transférez-les dans un récipient hermétique et entreposez à l’abri de la lumière.
Consommez-la plutôt fraîche que séchée car son arôme est alors atténué. Sa saveur piquante relève à merveille les plats de légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves, haricots…) dont elle assure en outre la bonne digestibilité. Elle se marie aussi très bien aux viandes, notamment les gibiers, aux pâtés et charcuteries ainsi qu’aux farces. Elle se glisse dans les salades et les potages et s’associe parfaitement au cerfeuil et à l’estragon. Mais, c’est sur le fromage de chèvre qu’elle fait véritablement sensation, surtout lorsqu »il est chaud.

La sarriette est également le condiment idéal pour aromatiser le vinaigre ; c’est d’ailleurs ainsi qu’elle connut sa première utilisation en cuisine dans la Rome Antique. Enfin, c’est aussi une plante très mellifère : laissez-vous tenté par son miel à la saveur subtile.

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