RHODODENDRON ET COMPAGNIE ….

Posté par eurekasophie le 14 janvier 2010

 

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Rhododendron ferrugineux
 

(Rhododendron ferrugineum)

(Éricacées)

Rhododendron
ferrugineux
 Rhododendron ferrugineum
Rhododendron ferrugineum
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Ericales
Famille Ericaceae
Genre Rhododendron
Nom binominal
Rhododendron ferrugineum

Synonyme(s) français(s) : Antenet, Bois-rouge, Laurier-rose des Alpes, Résenit, Romarin sauvage, Rosage ferrugineux

Origine du nom latin : 
Rhododendron : Dans l’Antiquité, le nom de rhododendron désignait le laurier-rose, Nerium oleander. Ce n’est qu’au XVIième siècle que le nom fut

transféré au genre qui le porte aujourd’hui (du grec rhodos, rose, et dendron, arbre).

Le rhododendron se rencontre à la limite des derniers arbres de l’étage sub-alpin. Ses fleurs rose vif se développent par grappes. Une sous espèce R. Hirsutum se reconnaît à ses feuilles ciliées. C’est au baume secrété par de curieux poils en écusson (de couleur jaune puis brun de rouille, seules la face inférieure des feuilles et la corolle en sont pourvues), bien visibles à la loupe et à l’aspect d’oxyde de fer, que cet arbuste doit par contre son nom d’espèce (cf. C Favarger).

Certains apiculteurs proposent un miel unifloral de Rhododendron dont la dénomination n’est pas usurpée tant sont nombreux ses buissons dans les bois. Le miel toutes fleurs quant à lui provient du nectar d’espèces prairiales et le miel de miellat d’espèces forestières spécifiques. Le miel de montagne proprement dit est constitué à la fois de miels de nectar et de miellat. 
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Utilisations officinales : les feuilles et les fleurs contiennent des substances diurétiques, toniques et anti-rhumatismales.

 

 

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RESEDA JAUNE

Posté par eurekasophie le 26 août 2009

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 ( Reseda lutea )

( Résédacées )

Synonyme(s) : Réséda sauvage, Faux réséda, Réséda bâtard, Herbe d’amour, Herbe maure

Du latin resedare, calmer : les anciens attribuaient au Réséda des propriétés vulnéraires (Coste)

Noms communs dans d’autres pays : DE : Gelber Wau ; ES : gabarro ; FR : réséda jaune ; IT : reseda comune ; PT : minhonete ; EN : wild mignonette ;

 Description de la plante adulte :

- Hauteur: 20 à 70 cm. Plante plus ou moins poilue, très variable.

- Tige souvent couchée à la base, puis ascendante, striée, marquée de ponctuations blanchâtres et saillantes.

- Feuilles inférieures obovales, oblongues, entières, ou tripartites. Feuilles rudes, un peu frisées ou ondulées sur les bords. Feuilles supérieures de 1 à 3 fois pennatipartites.

- Fleurs jaunâtres ou verdâtres, irrégulières, profondément divisées, petites, en grappes portent 6 pétales et 6 sépales d’ un jaune verdâtre, chacun divisé en 3 lobes. Le lobe du milieu et plus étroit que les 2 autres. Étamines: au nombre de 20, filet non en forme de spatule vers le haut.

- Fruits: capsules arrondies à la base, dressées, à angles sur les côtés, coupées au sommet.

- Plante à propriétés médicinales diurétiques et sudorifiques.

Type biologique : annuelle à vivace

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Utilisations officinales : la plante contient des substances vulnéraires, diurétiques et sudorifiques.

 

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Capsules de la plante

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LA REGLISSE

Posté par eurekasophie le 20 juillet 2009

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Réglisse
 Glycyrrhiza glabra
Glycyrrhiza glabra
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Glycyrrhiza
Nom binominal
Glycyrrhiza glabra
L. 1753
Classification phylogénétique
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
LA REGLISSE dans D’autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
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Les enfants mâchouillent les bâtonnets de réglisse… sans savoir qu’ils bénéficient ainsi

d’un médicament naturel des plus puissants. Le bâtonnet de réglisse dans la bouche ?

Une façon agréable d’éloigner les infections respiratoires et les virus qui traînent !

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Racines

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Partie aérienne
La réglisse (Glycyrrhiza glabra L.) est une plante vivace de la famille des Fabacées, sous-famille des Faboideae, aux racines aromatiques. Elle est originaire du sud de l’Europe et de l’Asie.

La réglisse (parfois le réglisse) par métonymie désigne aussi la racine de cette plante utilisée en pharmacie et en confiserie.

Elixir de longue vie pour la médecine chinoise et selon Hippocrate, cette racine au goût caractéristique doux et amer, et aux vertus tonifiantes, digestives et adoucissantes pour la gorge, est récoltée depuis l’Antiquité sur la côte ionique calabraise où elle pousse naturellement.

Description

La réglisse est une plante herbacée mesurant entre 1 et 1,50 m de hauteur.

Ses racines forment des rhizomes.

Elle a de grandes feuilles pennées (7 à 15 cm de long) composées de 9 à 17 folioles et de petites fleurs violettes (1 cm) disposées en inflorescence.

Son fruit est une gousse plate de 2 à 3 cm de long contenant de nombreuses graines.

Culture

La réglisse pousse de préférence dans un sol riche et humide et elle a besoin d’un climat chaud (Méditerranée, sud des États-Unis, Moyen-Orient, Afrique du Nord).

Une fois plantée dans une zone climatique lui convenant, la réglisse a tendance à devenir invasive. Même en arrachant une racine de réglisse, le moindre fragment laissé en terre donne lieu à un nouveau plant.

Variétés

Glycyrrhiza glabraRéglisse – synonymes Glycyrrhiza hirsuta, Glycyrrhiza echinata, Glycyrrhiza pallida, Glycyrrhiza officinalis, Glycyrrhiza laevis, Glycyrrhiza viscosa, Glycyrrhiza vulgaris

Histoire

Glycyrrhiza vient du grec « glycys », sucré et « rhidza », racine. La réglisse a reçu toutes sortes de noms, bois doux, bois sucré, racine douce ou régalisse.

 

Du sucre en branches

Le mot « réglisse » est apparu par déformations successives du latin « licorece », qui a donné aussi le mot « liqueur ». Son nom scientifique, Glycyrrhiza, vient du grec glucus (sucré) et rhiza (racine). Tout le monde a mâché, au moins dans l’enfance, des bâtons de réglisse au goût sucré. Ces morceaux de racine contiennent des principes actifs puissants : coumarines, huiles essentielles, composant proche de la progestérone humaine, flavonoïdes et saponosides dont la fameuse glycyrrhizine. C’est à cette substance qu’on attribue principalement les qualités hépatiques, expectorantes, respiratoires, et anti-inflammatoires de la réglisse. Mais la glycyrrhizine a un inconvénient : elle est hypertensive et peut provoquer des œdèmes.

 

Indications

reglisse1.jpgUne étude — portant sur 82 personnes, suivies pendant deux ans pour des ulcères gastriques — a montré qu’un extrait de réglisse était aussi efficace qu’un médicament employé pour traiter un ulcère gastrique (la cimétidine). La réglisse stimule la production de sécrétions dans l’estomac et le protège de l’ulcère. Une récente étude a montré que l’extrait de réglisse (0,1 g par jour) abaissait le taux de cholestérol et de lipides sanguins de sujets souffrant de problèmes cardiovasculaires. La glycyrrhizine et l’acide glycyrrhétinique ralentissent le développement des virus. Des chercheurs américains ont pu supprimer le virus de l’herpès simplex et des chercheurs japonais ont obtenu des résultats encourageants sur des malades du sida. Chaque année, bien d’autres recherches sont publiées sur la réglisse qui est officiellement reconnue dans la pharmacopée de la Communauté Européenne et celle du Royaume-Uni. Voici les principales indications de la réglisse :

  • Inflammations du système respiratoire
  • Maux de gorge, amygdalite, toux
  • Infections virales (rhume, herpès, SRAS…)
  • Prévention des troubles cardiovasculaires
  • Ulcères gastriques ou duodénaux
  • Gastrite chronique
  • Insuffisance surrénale
  • Arthrite et douleurs rhumatismales
  • Allergies
  • Aphtes
  • Syndrome prémenstruel
  • Problèmes hépatiques : jaunisse, intoxication…
  • Stimulation immunitaire
  • En externe : eczéma, psoriasis, herpès.

 Quand ? Comment ? Où ?

batonreglisse.jpgEn général on utilise la racine totale, un extrait total ou la Teinture Mère pour la plupart des troubles, notamment les affections virales ou inflammatoires, le syndrome prémenstruel (commencer 8 jours avant la survenue supposée des règles), les problèmes cardio-vasculaires, le cancer… En ce qui concerne les problèmes hépatiques, les ulcères et inflammations gastriques ou intestinales, les médecins préfèrent prescrire des comprimés déglycyrrhizinés (sans glycyrrhizine).

  • Racines séchées : 3 fois par jour, après les repas, prendre une infusion de 2 g à 4 g de racines séchées dans 150 ml d’eau. Ne pas dépasser 12 g par jour.
  • Teinture Mère : 15 à 20 gouttes dans un verre d’eau, 2 fois par jour.
  • Autres formules : suivre les indications du fabricant.
  • En externe, pour les problèmes de peau, faire des compresses de décoction concentrée.

Il existe des cosmétiques à base de réglisse, dans les laits après-soleil, par exemple

 

Recettes

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LA RENOUEE

Posté par eurekasophie le 20 juillet 2009

La renouée persicaire

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La renouée persicaire, pied rouge ou polygonum persicaria est une plante annuelle très commune qui pousse dans les fossés, les champs cultivés où elle constitue une mauvaise herbe, les terrains vagues ou les décombres (c’est alors une plante rudérale).
Elle appartient à la famille des polygonacées.
La tige érigée ou couchée est ramifiée, teintée de rouge et renflée aux nœuds comme toutes les renouées ; elle atteint 20 à 50 cm de hauteur.
Les feuilles alternes et lancéolées peuvent porter en leur milieu, sur la face supérieure, une tache brunâtre. L’autre face est parfois soyeuse et argentée.
La base de la feuille est accompagnée d’une gaine membraneuse (l’ochrea) entourant la tige et terminée par des cils.

Les fleurs apparaissent de juillet à octobre sous forme d’épis d’un rose plus ou moins vif qui ont un effet décoratif.

Les fruits secs à 3 arêtes sont noirs et brillants.

Il existe une autre espèce très voisine, la renouée à feuilles de patience ou polygonum lapathifolium qui se distingue de la précédente par des fleurs blanches ou rose terne et la présence de points d’un jaune plus ou moins brillant (ce sont des glandes) sur ses fleurs et les leurs pédoncules.

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Utilisations officinales : la plante contient des substances expectorantes, antidiarrhéiques et cholagoles.

Utilisations autres : ses graines, très appréciées des oiseaux, étaient distribuées aux volailles.

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LE ROBINIER

Posté par eurekasophie le 30 mai 2009

Le robinier n’est pas le fabricant de robinets, non non! 

Le robinier : nos muscles en raffolent

 

Robinier faux-acacia

Robinier faux-acacia
 Robinier en Caroline du Sud
Robinier en Caroline du Sud
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae

Arbre de la famille des Fabacées

Sous-famille des Papilionacèes


(Baguenaudier, Cytise, Robinier, Sophora du Japon, Virgilier)

 

Étymologie : « Robinier » vient de son « inventeur », Jean Robin, botaniste de Henri IV qui le plante à Paris, place Dauphine, en 1600, et le transplante au jardin des Plantes en 1632. Les plus vieux de Paris sont toujours au jardin des Plantes et au square Saint-Julien le Pauvre

. LE ROBINIER dans
Origine : États-Unis (Virginie).


Habitat : il s’accommode de sols pauvres qu’il enrichit en azote. C’est un arbre assez courant qui s’incruste en ville.
 

Rusticité :(il supporte le froid jusqu’à -23°).
 

Durée de vie : 300 ans (usuellement).
Taille : 25 m.
Port (arbre isolé) : cime globulaire.
 

Tronc : droit et souvent fourchu, avec des branches lisses et des rameaux anguleux et pelucheux, d’un brun rougeâtre.
 

Écorce gris à gris foncé-brun, rugueuse qui se crevasse en diagonales sinueuses. Piquants sur les rameaux. Bois dur, orange.

Feuillage caduc. Feuilles alternes, grandes (25 cm) composées de 9 à 21 folioles ovales, molles, vert glauque au dessous. Les folioles sont éventuellement alternes de part et d’autre du rachis. On peut confondre le Sophora avec le Robinier, mais leurs troncs se différentient nettement. Les folioles du Robinier sont rondes à l’extrémité, celles du Sophora sont pointues. De plus, les feuilles du Robinier présentent des stipules à la base du pétiole, qui se transforment en épines. Les feuilles peuvent tomber encore vertes, à l’automne, comme chez les autres arbres fixateurs d’azote (ex : Aulne).


Fleurs blanches en longues grappes pendantes très odorantes, en mai-juin. Le calice est en forme de cloche, vert et pelucheux.
Fruits : gousses de 8-12 cm, en groupe de deux à quatre, en été.
Tradition : L’Acacia est un des symboles des francs-maçons.
Utilisations : le Robinier émet des stolons grâce auxquels la plante se propage, aussi l’utilise-t-on souvent pour fixer les terrains menacés d’affaissement (digues, terre-pleins) et pour reboiser les sols stériles. Il colonise naturellement remblais, talus et terrains vagues. De son bois robuste et durable, on fait des piquets de vigne. Trituré, le bois produit de la teinture jaune.
Les grappes de fleurs blanches sont mellifères d’où le miel d’acacia. Riches en nectar, les fleurs de robinier peuvent être consommées en beignets ou en sirop.

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C’est une « légumineuse » dont l’intérêt en phytothérapie, en revanche, est bien réel même s’il se limite aux fleurs et, dans certaines conditions seulement, à l’écorce. Sachez aussi que ses fleurs sont très mellifères. Elles attirent donc nos amies les abeilles, de sorte qu’il n’est pas rare de trouver du miel de robinier dans le commerce.

Le fruit du robinier, une espèce de gousse plate et allongée remplie de graines brunes, est sans intérêt. Mais on utilise volontiers ses fleurs, après les avoir séchées à l’ombre ou dans un four à très faible température. Elles contiennent des huiles essentielles et des gluco-flavones auxquelles leurs propriétés spasmolytiques semblent conférer un réel intérêt dans le traitement des crampes musculaires, qu’elles soient d’origine traumatiques ou nerveuses.

Quant à l’écorce, elle contient de la robine et de la fazine qui sont des albumines toxiques. Il faut donc l’utiliser avec précaution, en quantités bien codifiées, auquel cas on lui trouve de l’intérêt pour traiter certains troubles gastriques et digestifs.


 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees Variétés : il existe une variété à fleurs roses obtenue par hybridation par Decaisne, vers 1870, une autre à fleurs jaunes, une autre à rameaux tortueux (tortuosa).

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ATTENTION AUX RUES !

Posté par eurekasophie le 29 mai 2009

rue.jpg   Aarfffffffff ! mais non, c’est pas de cette rue là que je caauuuuuuuuse 

 

Mais de celle-ci voilà voilà ……..rue2.jpg

 

HISTOIRE

 

La rue est une plante qui a toute une histoire même si maintenant c’est une herbe très peu cultivée. C’est une ancienne herbe médicinale qui a longtemps été utilisée comme contrepoison et comme talisman contre la sorcellerie chez les Grecs. Les Romains eux l’utilisaient surtout pour améliorer la vision. D’ailleurs, il semble que Leonardo da Vinci et Michelangelo ont prétendu que la rue avait amélioré leur vue ainsi que leur créativité. L’usage interne de la plante est à contrôler car elle a un certain degré de toxicité et a déjà été utilisée comme abortif. Avec les branches de rue, on aspergeait l’église d’eau bénite avant les messes. La rue était une composante du «vinaigre des quatre voleurs», mélange avec lequel se protégeait les voleurs qui détroussaient les victimes pendant l’épidémie de peste en Angleterre en 1665 et pendant laquelle environ 7,000 personnes sont mortes. Ce vinaigre était composé d’un gallon de vinaigre de vin rouge, 1½ once de rue, de sauge, de menthe, de romarin et d’absinthe ainsi que de 2 onces de fleurs de lavande, ½ once de de camphre et de ¼ d’once de cannelle, de clou de girofle et d’ail. La rue vineuse a pour propriété d’attirer l’argent. Les chasseurs de sorcières et les exorcistes du XVI éme siècle brandissaient des rameaux de rue pour détecter les coupables et faire fuir les démons. Les graines de l’année brûlées sur des charbons ardents en même temps que d’autres substances appropriées nettoient un endroit de ses vibrations malsaines. La rue vineuse a encore une réputation d’anaphrodisiaque « Tous les moines et religieux qui veulent se garder chastes et conserver leur pureté doivent toujours utiliser le Rue dans leurs aliments et leurs boissons.

Les rues sont en effet des plantes médicinales traditionnelles en Europe depuis l’époque gréco-romaine. Ce dont désormais des plantes un peu délaissées en phytothérapie moderne car considérées, à juste titre, comme potentiellement trop toxiques. Par contre Ruta graveolens reste une plante utilisée en Homéopathie.

Ce sont de petites plantes (jusqu’à 1 m), pérennes, aux tiges peu ramifiées, aux feuilles, alternes composées de folioles ovalaires, d’un vert pâle un peu grisâtre. Les feuilles de rue présentent par transparence, de nombreux points translucides (glandes à huiles essentielles).

L’odeur des feuilles écrasées est plutôt désagréable et assez typique.
Les fleurs, en petits bouquets terminaux, jaune-verdâtres possèdent 4 ou 5 pétales selon la position de la fleur dans l’inflorescence. Les pétales de Ruta graveolens sont lisses mais ceux de Ruta chalepensis sont finement divisés, laciniés, sur leur bordure. Le fruit est une capsule qui contient des glandes réniformes.

 

LA RUE PLANTE MEDICINALE

La rue fétide, Ruta graveolens, contient des substances intéressantes sur le plan pharmacologique :

  • des flavonoïdes : dont la rutine (jusqu’à 5%) et la quercétine, protecteurs vasculaires
  • des furanocoumarines photosensibilisantes : bergaptène et xanthotoxine
  • des alcaloïdes (très peu étudiés et utilisés)
  • surtout de l’huile essentielle, 0,5 à 3 %, selon la partie de la plante.

Cette huile essentielle de rue est très riche en methyl-nonyl-cétone pour la plante, et en 2-un-décanone pour l’huile essentielle des fruits.

La plante entière serait spasmolytique mais par contre favoriserait les contractions utérines. La rue est traditionnellement utilisée pour favoriser l’apparition des règles (emménagogue) et comme anaphrodisiaque chez les hommes.
La rue, et surtout son huile essentielle, sont antihelminthiques (poison neurologique pour les parasites). L’huile essentielle est rubéfiante et utilisée en friction sur les zones douloureuses des articulations ou des muscles.
La rue n’est quasiment plus utilisée en Europe ; par contre elle reste une plante appréciée par les tradipraticiens (notamment les amérindiens) en Amérique du sud (Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine) . En général ils l’utilisent en mélange avec d’autres plantes (sauge, eucalyptus, poivrier molle, romarin, camomille) comme antispasmodique digestif, régulateur des règles et même chez le jeune enfant agité et qui pleure.
La rue est connue depuis l’antiquité comme une plante abortive, mais c’est une plante abortive qui tue aussi la mère ou au minimum induit de graves troubles hépato-rénaux

 

LA RUE PLANTE MAGIQUE

Il est très fréquent, en Amérique du sud, de noter la présence de rue dans les jardins des maisons, dans les jardins des églises ou aux alentours des presbytères. Il s’agit en général de Ruta chalepensis. C’est la rue du Moyen-Orient, celle dans laquelle, selon la Bible, Jésus essaya de se cacher pour échapper aux soldats Romains. Est-ce l’origine de sa renommée comme plante protectrice contre les « forces du mal » ?
Cette croyance est encore bien vivante en Amérique du sud, c’est la plante de la chance, celle qui permet d’ouvrir les portes du succès, celle qui éloigne les mauvais esprits et protège des jeteurs de sorts. Dans la province de Corrientes, en Argentine, il est traditionnel de boire une infusion de rue aromatisée au jus de canne le premier jour du mois d’Août pour s’assurer d’une bonne santé pour l’année à venir.

 

LA RUE PLANTE TOXIQUE

Les furanocoumarines et l’huile essentielle de rue, Ruta graveolens, peuvent provoquer des troubles graves.

 Les Furanocoumarines (psoralènes) sont phototoxiques. Elles induisent, par contact des feuilles contuses suivi d’une exposition au soleil, une dermite aiguë qui ressemble à une brûlure du premier ou du deuxième degré. Secondairement la peau gardera une hyperpigmentation qui peut persister assez longtemps. Cette réaction phototoxique est accentuée par l’humidité. Plus grave, après absorption digestive, ces coumarines sont toxiques pour le rein et le foie, voire cancérigènes, car elles altèrent les acides nucléiques et peuvent ainsi provoquer des lésions du génome. L’huile essentielle provoque des contractions du muscle de l’utérus ainsi que des hémorragies utérines. Les signes d’intoxications par la rue commencent par des troubles digestifs (douleurs, vomissements, hypersalivation) qui s’accompagnent rapidement de signes de choc (hypotension, troubles cardiaques), voire de convulsions. Parallèlement on peut observer des saignements génitaux. Plus tard, et selon la gravité de l’intoxication, il peut se développer une insuffisance rénale et hépatique pouvant conduire au décès. Il n’y a pas d’antidote à l’intoxication par la rue (Ruta graveolens ou Ruta chalepensis). L’empoisonnement par la rue est en général volontaire pour provoquer un avortement. Il faut rappeler que l’avortement est le plus souvent interdit en Amérique du sud. Les femmes enceintes doivent éviter de consommer des extraits de rue même en petite quantité car des études sur l’animal ont montré que des extraits rue provoquent des malformations fœtales.

 

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 TÉMOIGNAGE RECUEILLI SUR INTERNET        

La rue, une plante qui brûle

jeudi 9 octobre 2008, par fred

Il était une fois, une plante à l’apparence ordinaire qui se plaisait sur les roches calcaires. Appréciant tout particulièrement le soleil et le calme, elle mit en place un système particulièrement efficace pour se prémunir des grimpeurs. Infos

Imaginez-vous après une belle journée de grimpe dans l’Hérault, sirotant tranquillement une bonne pression. Vous êtes tranquille, cool puis rentrez chez vous et dormez du sommeil des braves.

Puis, le lendemain : Tiens, une cloque sur le bras ??? Votre demoiselle grimpeuse en a également une belle. Mais qu’est ce que c’est que ça ? Passons, la vie est belle, vous avez du boulot…

Le problème, c’est qu’en vacances en Ardèche : Rebolote. Mais là, c’est pas qu’un peu : Vous avez grimpé torse nu et vous avez des cloques de partout dans le dos.

Après quelques recherches, le mystère se dévoile et se nomme LA RUE. Rien à voir avec une avenue ou un boulevard. Je vous parle de la rue officinale (Ruta graveolens L.).

C’est un arbrisseau que l’on appelle parfois : Herbe de la rue, Rue des jardins mais surtout Rue Fétide. Je préfère ce dernier terme. Si la plante était utilisée par le passé pour ces qualités aromatiques ou médicinales, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est sa capacité à nous brûler en période de floraison.

ATTENTION AUX RUES ! dans

Wijnruit-_Ruta-graveolens_-14846 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees

En réalité, la brûlure est liée à deux phénomènes :

1. La plante doit être en floraison. Pour la repérer, c’est facile : il s’agit d’un petit arbuste (qui peut tout de même atteindre 1 m, mais bon, sur les parois, 20 cm c’est déjà bien) avec des fleurs jaunes et qui dégage une odeur âcre.

2. La plante est photosensibilisante. En clair, elle peut entraîner de simples démangeaisons ou de véritables brûlures par temps chaud.

A noter le manque de chance : Elle est en floraison de mai à août, bref par temps chaud et de grimpe.

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Effets de la rue par temps chaud (source : Vincent, 2006)

Bon, malgré la photo, ne paniquons pas.

Tout d’abord, fondamentalement, on n’en meurt pas. La cloque disparaitra laissant place à une trace brune (marque de brûlure) qui va peu à peu s’estomper. Le temps dépend de la fragilité de la peau. Perso, j’ai encore les marques les plus importantes subies il y a plus d’un an. Cependant, les marques plus petites et celles subies il y a un et demi ont disparu.

Par ailleurs, c’est un excellent moyen de se la jouer un peu avec des marques de guerre. En plus, ça fait toujours des histoires à raconter.

Enfin et surtout, m’étant planté la tête la première dans la rue il y a 6 mois, je me voyais déjà brûlé au 6e degrès et ne pouvant plus sortir de chez moi de peur de terroriser les gosses du quartier. Coup de bol, ce jour là, il y avait des nuages. De plus, à chaque apparition du soleil, je suis resté à l’ombre. Et rien n’est apparu. En bref, en cas de contact avec la plante, vaut mieux éviter le soleil.

Oh…. Il va sans dire que je ne grimpe plus torse nu par temps chaud.

 

Merci à Fred pour ses infos non négligeables.

Rue officinale

 Ruta graveolens

Ruta graveolens
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Ruta
Nom binominal
Ruta graveolens
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae

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LA RHU…..BARBE

Posté par eurekasophie le 29 mai 2009

 

 TOUT SUR LA RHUBARBE

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Rhubarbe
 Rheum rhaponticum
Rheum rhaponticum
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Polygonales
Famille Polygonaceae
Genre
Rheum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Caryophyllales
Famille Polygonaceae

HISTOIRE

Plante vivace de la famille des polygonacées, mesurant jusqu’à un mètre
de hauteur, la rhubarbe est originaire d’Asie. Les Chinois et les
Russes (« Rha » en russe signifie rivière Volga) l’utilisent depuis près
de 5 000 ans pour ses propriétés curatives.
Elle n’a franchi les frontières européennes qu’au 18ème siècle,
les Anglais furent les premiers à oser se servir dans leur cuisine de
cette belle plante d’ornement.
Officiellement classée parmi les fruits par la Direction des Douanes
de New York en 1947 à cause de son utilisation sucrée, elle n’en
demeure pas moins légume dans les livres de botaniques.

Seules ses tiges (appelées pétioles) sont comestibles, ses
feuilles sont, elles, très riche en acide oxalique, une substance très
toxique qui peut être mortelle.

On distingue plusieurs variétés, selon leur couleur, le goût restant sensiblement
le même :
- les plus ou moins vertes, comme la Victoria
- les rougeâtres, la Canada Red ou la Macdonald par
exemple.

Elle est cultivée partout en France, notamment en Picardie et en
Alsace, où elle est récoltée d’avril à juillet. L’hiver, elle nous
arrive tout droit des Pays-Bas. La Grande-Bretagne en produit
des variétés très subtiles.

 

BIENFAITS

 

La rhubarbe a l’avantage d’être très peu calorique
(15 kcal/100 g), mais son acidité étant très
prononcée, on a tendance à la préparer avec beaucoup
de sucre. Essayez donc d’avoir la main légère.

Valeurs
nutritionnelles
pour 100 g

Protides 0,6 g
Glucides 1 g
Lipides 0,1 g
Calories 15 kcal

Elle
est, en outre, très laxative grâce à sa richesse en fibres ; en
particulier en compote, elle parvient à réveiller tout en douceur les
transits les plus paresseux.
Elle mérite
donc d’être plus fréquente au menu d’autant que son apport en minéraux
est très important, notamment en potassium et en phosphore.
Elle apporte
aussi une quantité intéressante de magnésium et de calcium.

Bien pourvue en vitamine C (12 mg/100 g), elle a de ce fait des
propriétés toniques et antianémiques.
Dans l’armoire
à pharmacie, elle a par ailleurs sa juste place en tant qu’anti-inflammatoire
pour les muqueuses buccales. La substance que sécrète sa racine est, elle,
appréciée pour son action antiseptique sur les problèmes de foie.

 rubarbe2.jpg Les pétioles de rubarbe peuvent atteindre 80 cm

 DEGUSTATION

Choisissez-la avec un pétiole épais, bien ferme et plein, dépourvu
de tâches et de flétrissures. Il doit être bien vert avec des bordures
rosées. Ses extrémités doivent être fraîchement coupées. Brisez la tige
: la cassure est nette et la sève s’écoule.

Conservez-la dans le bac à légumes de votre réfrigérateur, pas plus
de quelques jours car elle devient rapidement molle. Par contre, elle
se congèle très bien. Il suffit pour cela de la laver, de l’essuyer, de
la couper en tronçons à glisser dans un sac de congélation. Il est inutile
de la peler, sauf si elle s’avère très dure et filandreuse.

Consommez-la cuite, c’est ainsi qu’on la connaît le
mieux. En compote, en confiture, elle se prête également
à la préparation de chutneys.
Elle fait aussi d’excellentes tartes, meringuées comme en Belgique, ou
garnies d’un appareil crémeux version alsacienne. Crumbles, crèmes et
mousses, tous les desserts lui vont bien, qu’elle soit seule ou
en duo avec la fraise ou avec la pomme.
Vous n’avez plus de citron à la maison, qui rehausse si bien son goût?
Qu’à cela ne tienne ! Cherchez dans votre placard, vous avez forcément
une des épices qui lui sied à ravir : vanille, cannelle,
gingembre, badiane, graines de fenouil…

Crue aussi, la rhubarbe est excellente. Coupée en tronçon, trempez-la dans du sucre, voire même dans du sel.
Il ne faut pas oublier en effet que les botanistes la classent dans les
légumes, et qu’elle est délicieuse consommée comme tel.

rubarbepluche.jpg

Elle est cousine avec l’oseille, alors servez-vous de cette ressemblance
et osez la lui substituer. Les plats de viandes (volaille et canard) et
de poissons se trouvent sublimés, accompagnés de ses tronçons tout simplement
revenus dans un peu d’huile.
Son utilisation salée est réputée par delà
les frontières. Omniprésente dans la gastronomie britannique, on la retrouve
aussi en Pologne, dans une préparation à base de pommes de terre, en Afghanistan
avec des épinards, en Iran dans un ragoût d’agneau…

La rhubarbe est également à la base de boissons rafraîchissantes
et de sorbets. Elle est aussi consommée en thé et fournit un vin
fruité.
En Italie, elle sert à préparer une liqueur très appréciée, le Rabarbaro
Zucca
, réputée autrefois pour ses bienfaits sur le foie.

 

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LE RADIS NOIR

Posté par eurekasophie le 5 janvier 2009

radisnoir2.jpg Le radis noir draine le foie, active la sécrétion de la bile et son élimination.

Il est donc recommandé lorsque l’on fait subir à son organisme quelques surcharges alimentaires. Cru, on le trouve facilement sur les étals de légumes. Vous pouvez le déguster coupé en tranches en évitant de le tartiner de beurre avant de le croquer. Vous pouvez aussi mixer le radis noir pour en extraire le jus et en avaler un verre à liqueur avant chaque repas.

Ce que l’on apprécie aussi beaucoup chez le radis noir c’est qu’il peut être ajouté aux salades, et on peut également le cuisiner, comme les navets, il supporte très bien la cuisson à la vapeur douce et sa saveur rappelle celle du rutabaga. Ca vaut la peine d’essayer….

En plus de ses grandes qualités sur la sphère hépatique, le radis noir est réputé depuis des siècles pour son efficacité contre la toux. Pour cela , il faut préparer un sirop. Il existe deux modes de préparations.

  • La première consiste à couper 50 g de radis noir en fines lamelles, à les mettre dans un assiette creuse et à saupoudrer de sucre. Vous couvrez et laissez reposer 24 heures avant de recueillir le jus.
  • L’autre méthode consiste à creuser un trou profond dans le radis et à  le remplir de sucre candi. Vous suspendez ensuite le radis au-dessus d’une assiette creuse et vous laissez s’écouler le sirop. On recommande 4 à 6 cuillères à café de sirop par jour pour chasser la toux.

Que faire comme entrée pour le repas de midi?

Je pense que vous aussi vous vous posez souvent la question!

Je fais souvent des crudités, car j’adore ça et puis il me faut mon quota de légumes par jour. Bon, mis à part la salade, carottes râpées, betteraves, pamplemousses et j’en passe…parfois il m’arrive de tourner en rond et je ne sais plus quoi proposer. Pourquoi pas une verrine de fonds de frigo? Tiens, j’ai un peu de radis noir râpé, une cuillère de tapenade verte qui se lamente toute seule, deux feuilles de salade qui se battent entre elles, une orange dans le compotier qui ne demandait qu’a être pelé et deux malheureuses olives qu’on avait oubliées de manger! Tout ce beau petit monde, m’a permis de créer une bonne entrée surprenante, colorée et parfaitement en harmonie au niveau des saveurs. A tester! biensûr avec vos restes à vous…

recette1.jpg

 

Ingrédients pour deux verrines:

  • 1/2 radis noir
  • 1 cs de tapenade
  • 2 feuilles de salade
  • 1 orange
  • 4 olives
  • graines de pavot
  • 1 cs d’huile d’olive
  • sel, poivre

Pelez et râpez le radis noir très finement, assaisonnez le avec la moitié d’huile, salez, poivrez.

Pelez et coupez l’orange en petits dés.

Dans une verrine disposez dans l’ordre à l’aide d’une petite cuillère:

  • le radis noir
  • la tapenade
  • la salade en chiffonade
  • les dès d’orange
  • les olives
  • les graines de pavot.
  • Finir avec le reste d’huile d’olive.
  • C’est prêt déguster!

Petits conseils de Sophie : Osez mélanger le sucré/salé, c’est toujours surprenant!

  • J’adore le radis noir, en plus il parait que pendant les mois d’hiver, il aide à combattre les infections.
  • ligne23fruits.gifligne23fruits.gifligne23fruits.gif

    Canapés de radis noir aux noix de Saint-Jacques

    Voici une recette très simple et vraiment délicieuse, à servir pour l’apéritif, lors d’un buffet ou en entrée, comme nous ce soir. Je trouve que le radis noir est un légume très fin, avec beaucoup de caractère. Il figure d’ailleurs dans de nombreuses recettes de grands chefs. Dégusté nature, au sel avec une tartine de beurre ou en crème, il peut également servir de support à de délicieuses crèmes fromagères, comme j’ai l’habitude de faire. Pour cette version de canapé, j’ai utilisé des noix de Saint-Jacques et leur corail que j’ai cuit, émietté et mélangé avec une mayonnaise. Au final, ces bouchés sont autant croquantes et piquantes, que moëlleuses et savoureuses.

                        LE RADIS NOIR  dans 

    Ingrédients pour une vingtaine de canapés
    Un radis noir moyen – 300 g de noix de Saint-Jacques – 3 cuillères à soupe d’huile d’olive (soit 15 ml)- 120 g de mayonnaise – poivre, persil et carottes en julienne pour la décoration.
    Temps de préparation : 20 min
    Niveau : facile
    Coût : un peu onéreux

    1- Faites revenir à la poêle les noix de Saint-Jacques avec l’huile d’olive pendant 6/7 minutes. Trop cuites, elles deviennent caoutchouteuses. Laissez un peu refroidir.
    2- Mettez de côté le corail et émiettez les noix de Saint-Jacques à la fourchette.
    3- Sélectionnez les morceaux de corail oranges et écrasez-les à la fourchette.
    4- Dans une jatte, mélangez les noix de Saint-Jacques, le corail et la mayonnaise. Disposez au réfrigérateur.
    5- Epluchez le radis noir et coupez-le en rondelles d’un demi-centimètre. Sortez du réfrigérateur la préparation aux noix de Saint-Jacques et disposez une petite cuillère à café sur chaque rondelle de radis noir.
    6- Décorez avec le poivre, les filaments de carottes et le persil. Mettez de nouveau au frais avant de servir.

     

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    LE ROMARIN

    Posté par eurekasophie le 16 novembre 2008

    romarin2.jpgLe romarin (du latin rosmarinus : rosée de mer), Rosmarinus officinalis, famille des labiées, originaire de Méditerranée…

    Appelé : Encensier, Herbe aux Couronnes, Rose-Marine.

    Cet arbuste aromatique à petites feuilles en forme d’aiguilles persistantes d’un vert argenté et à fleurs bleues-violettes, d’une saveur piquante avec une forte odeur et un goût amer, est une espèce spontanée dans les régions méditerranéennes, sur les terrains calcaires. Il peut atteindre de 0,60m à 1,80m. Il est cultivé dans les jardins depuis l’Antiquité pour ses qualités aromatiques et médicinales. C’est une bonne plante mellifère : le miel de romarin est fort, de couleur ambrée et très parfumé.

    A savoir :
    Le romarin est utilisé en parfumerie depuis très longtemps; il entre dans la composition des parfums masculins et des eaux de Cologne. L’antique Eau de la Reine de Hongrie est un alcoolat qui pourrait dater du XIVe siècle et dont le romarin était l’un des principaux composants. Son nom vient de la reine Elisabeth de Hongrie qui, au 14e siècle, l’aurait utilisé durant toute sa longue vie. A l’âge de 78 ans, le roi de Pologne l’aurait demandée en mariage, ébloui par la fraîcheur de son teint …

    Conservation, séchage …

    Récolter le romarin par temps chaud, avant la floraison. Faire sécher à l’ombre dans une endroit aéré :
    - Faire un bouquet en formant une boucle aux deux extrémités.
    - Suspendre, la tête en bas, dans un lieu sec, aéré, sombre pendant deux ou trois semaines.
    - Pour le protéger de la poussière,
    couvrir d’un sac en papier que vous percez des trous. Pas de plastique !
    - Quand les feuilles s’émiettent, qu’elles craquent sous les doigts, frotter le bouquet entre les mains en plaçant une feuille de
    papier cuisson en-dessous.
    - Verser dans un bocal aux parois opaques pour ralentir l’oxydation.

    Pour fabriquer une poudre :
    - Avec un
    robot ou un mixeur, réduire en poudre.
    -
    Conserver dans des flacons de verre avec couvercle hermétique et à l’abri de la lumière.

    Il est possible de faire sécher au-dessus d’un radiateur ou dans un four entrouvert réglé au minimum.

    On peut aussi congeler la plante par petites quantités : laver, ranger dans de petits sacs plastiques étiquetés et placer au congélateur.

    romarin4.jpg

    Propriétés : antiseptique, astringeant, tonifiant, aromatique, cholagogue.
    Le romarin apaise les nerfs, stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire, améliore les processus digestifs et combat les douleurs musculaires.

    Usage interne :
    Tisanes ou infusion : contre les indigestions et digestions difficiles, les grippes, pour combattre les affections du foie, le manque d’appétit, l’anémie. (faire infuser 1 cuillère à soupe de plante sèche ou fraîche dans 1 l d’eau bouillante).

    Usage externe :
    - Infusion que l’on utilise en compresses directement appliquées sur les parties du corps atteintes par des rhumatismes.
    - Infusion utilisée en fumigation pour traiter les peaux grasses à tendance acnéique.
    - Infusion utilisée en dernière eau de rinçage sur les cheveux gras et les cheveux à pellicules. Masser le cuir chevelu. Ne pas rincer.
    - En bouquet (ou en infusion), dans le bain pour stimuler et tonifier.

    - Huile pour le corps (macérat) : pour tonifier la peau du visage ou du corps. Faire macérer durant 15 jours quelques branches fraîches dans une petite bouteille d’huile de tournesol bio ou d’olive bio. Placer au soleil. Après 15 jours, filtrer et mettre en bouteille. Utilisable plusieurs années.

    L’essence de romarin est obtenue par la distillation des branches, sans les sommités fleuries. Elle contient du bornéol, du cinéol (ou eucalyptol), du camphène et du pinène. A n’utiliser que sur les conseils d’un pharmacien ou d’un médecin naturopathe.

    Parlons cuisine…

    Utilisation
    : pour les ragoûts, les
    viandes, volailles, soupes, marinades, les poissons, les légumes cuits à l’eau, la ratatouille, les sauces au vin, le gibier, les grillades au barbecue, civets, farces. On en parfume même les flans, confitures et gelées, glaces, crèmes, coulis, papillotes.
    Le romarin a la particularité de saler, il importe donc de bien veiller à
    l’assaisonnement.

    Huile
    par macération : Remplir une bouteille en verre avec les herbes fraîches, recouvrir avec de l’huile au parfum neutre. Laissez macérer pendant deux semaines au moins. Filtrer et remettre en bouteille fermée.
    Vinaigre : chauffez un vinaigre de vin ou de cidre et versez sur les feuilles légèrement écrasées.

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    LA ROSE

    Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

     

    Rose Le nom « Rose » est donné à des fleurs.

    LA ROSE dans

    Mignonne, allons voir si la rose

    A CassandreMignonne, allons voir si la rose
    Qui ce matin avoit desclose
    Sa robe de pourpre au Soleil,
    A point perdu ceste vesprée
    Les plis de sa robe pourprée,
    Et son teint au vostre pareil.
    Las ! voyez comme en peu d’espace,
    Mignonne, elle a dessus la place
    Las ! las ses beautez laissé cheoir !
    Ô vrayment marastre Nature,
    Puis qu’une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir !
    Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que vostre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
    Comme à ceste fleur la vieillesse
    Fera ternir vostre beauté.
    Pierre de Ronsard (recueil: les odes)

    Deux rosiers sont particulièrement appréciés dans le monde aromatique et médicinal.

    Le rosier à cent feuilles est une espèce cultivée par les parfumeurs, les liquoristes et le pharmaciens.

    Le rosier de Provins(rosa gallica)est connu sous le nom de roses rouges; on utilise ses pétales en thérapeutique.Ils renferment en abondance du tannin ainsi que de l’acide gallique, des hétérosides,un pigment et une huile essentielle.Les pétales possèdent des propriétés astringentes, toniques et purgatives.Ils sont à la base de plusieurs préparations tels que le vinagre de rose, le miel rosat et le sucre rosat.On fabrique également une pâte à lèvres contre les gerçures et les plaies appelée pommade rosat.L’eau de rose soigne et tonifie la peau.

    Autrefois ,l’essence de rose était considérée comme un remède universel mais,actuellement ,c’est seulement pour son arôme que la pharmacie et la cosmétique l’emploient.

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