L’ORANGER

Posté par eurekasophie le 20 novembre 2009

Rien n’est plus beau que les fleurs immaculées de l’oranger, dont on tressait des couronnes aux vierges; rapportez toute cette blancheur à l’or rouge et au cuivre chaud des fruits superbes de l’hiver, et vous aurez le plus délicat, le plus merveilleux mariage de pastels qu’un peintre puisse imaginer…..

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 » L’orange a toujours eu pour moi la séduction des fruits de la fête : on n’en mangeait guère qu’à Noël, dans les campagnes, et le beau fruit mûri au soleil de l’Espagne, du Maroc ou de l’Italie a toujours été associé dans mon esprit aux cadeaux, aux chocolats, aux papillotes, à la joie, et aux rires d’anges et d’enfants comblés….Oui, comme le chante Gilbert Bécaud, moi qui n’étais guère comblé, j’avoue avoir  » volé l’orange du marchand  » à l’étalage; la douceur infinie du jus sucré qui coulait dans ma bouche se doublait alors de la saveur toute particulière du  » péché « , de la transgression de l’interdit…. Mais après tout, qui aurait la cruauté de punir un enfant pauvre d’une joie saine ?

Une joie saine…..Manger de l’orange l’était certainement lorsque j’avais dix ans. Je n’en dirais plus autant aujourd’hui. La sagesse populaire veut certes que le jus de ce fruit soit de l’or le matin, de l’argent à midi et du bronze le soir. Mais la sagesse populaire ne sait rien des insecticides dont on asperge les arbres dès les premiers bourgeons du printemps, ni des  » conservateurs  » ( diphényle, etc.), prétendument inoffensifs, dont on arrose abondamment les agrumes ( ou même qu’on leur injecte à la seringue ) après la récolte. La pollution chimique des orangers est telle, à l’heure actuelle, que tout ce que je vais dire des merveilleuses vertus de ces arbres se trouve sérieusement mis en question par la folie des hommes — la folie des rendements, la folie de l’asservissement de la nature ( à laquelle mon âme de paysan me dicte bien plutôt de me plier ), la folie de la destruction pour le profit immédiat…… »

                                                                              Maurice Mességué

 

Il existe de nombreuses espèces d’orangers, qui ont toutes leur utilité, soit pour la production de fruits, soit comme plante médicinales.

Oranger
 Citrus sinensis
Citrus sinensis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Citrus
Nom binominal
Citrus sinensis

A l’oranger vrai, il faut en effet ajouter l’oranger amer ou bigaradier, la bergamote ( au fruit jaune pâle, très amer et immangeable ), et le pamplemousse ( dont le fruit énorme, jaune citron, blanc, rosé ou rouge, pèse parfois plus de 8 kg ). Toutes ces espèces ont des vertus voisines; on en utilise les feuilles, les fruits, les fleurs, les jus, l’écorce et l’essence. Plutôt que d’acheter ces produits en herboristerie ( fruits mis à part évidemment), essayez, si le climat de vootre contrée vous le permet, de planter un oranger dans votre jardin…..C’est un régal pour l’oeil….et pour le palais, si le soleil est au rendez-vous pour mûrir les fruits.

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Les feuilles d’oranger ( qui devraient être celles du bigaradier, plus actives, dans les magasins de plantes,mais qui sont souvent mêlées de feuilles d’oranger vrai ou même de feuilles de citronnier…toutes polluées, d’ailleurs) , se révèlent calmantes et antispasmodiques. Les nerveux, les angoissés, les asthmatiques, les individus sujets aux migraines d’origine nerveuse, les neurasthéniques, les insomniaques, les hystériques et les épileptiques auront intérêt à en user largement. Ces feuilles se montrent encore capables de faire tomber la fièvre ( typhoïde, etc.); elles provoquent la sueur; elles constituent un excellent vermifuge; elles aident le travail de l’estomac; et elles sont toniques.

 

 

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Les fleur d’oranger ( celles du bigaradier sont là encore les plus actives ), présentent 5 pétales immaculés, criblés de minuscules glandes sécrétrices, d’où s’exhale un parfum suave. On en tire une eau essentiellement calmante et antispasmodique. C’est même le meilleur calmant que je connaisse: les anxieux, les angoissés, ceux dont le coeur s’affole à la moindre émotion, ceux qui n’arrivent pas à trouver le sommeil, les névrosés, les agités, tous ceux-là sont justiciables de la fleur d’oranger. Quant à l’essence que l’on en tire également de cette fleur, et qu’on appelle souvent essence de néroli, elle sert essentiellement en parfumerie. Son nom rappelle celui de la femme de Flavio Orsini, prince de Neroli. Celle-ci en faisait un usage quasi immodéré, et elle introduit la préparation en France au XVII ° siècle.

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L’orange elle-même, ce fuit superbe dans lequel on a vu la pomme d’or du jardin des Hespérides ( cette pomme d’or qui donnait l’immortalité, et qu’Héraclès alla voler aux nymphes au cours du onzième  » travail  » ) exerce les effets les plus salutaires sur l’organisme.

Convenablement pelée (afin d’éliminer au maximum le zeste imprégné de poisons chimiques),elle apporte à l’organisme son content de vitamines C et B.

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Elle convient particulièrement aux enfants, aux adolescents, aux malades et aux personnes âgées. Sa faible teneur en sucre la fait autoriser aux diabétiques.

Le jus d’orange, soit sous forme d’orangeade, soit pur, concentre tous les principes toniques et anti-infectieux de l’oranger. On le donne en quantités massives dans tous les cas de grippes, d’affaiblissements de l’organisme, de fièvres, d’angines, de troubles digestifs et de maux de reins ou de vessie. La pulpe cuite du fruit, appliquée en gros emplâtres sur les ulcères ou les abcès, donne les meilleurs résulats.

L’écorce d’orange, qui devrait normalement provenir des fruits du bigaradier ( mais à laquelle on substitue fréquemment le zeste de l’orange vraie ), est tonique, stimulante et exitante; elle aide au travail de l’estomac, et permet la libération normale des gaz intstinaux dans tous les cas de constipation; elle est en outre apte à faire tomber la fièvre, et se comporte comme un bon vermifuge.

Enfin l’essence d’orange vraie, constituée par le liquide volatil qui s’échappe de l’écorce des fruits lorsqu’on les presse, se montre un excellent antiseptique, ainsi qu’un calmant efficace des maux de ventre. Elle sert à préparer l’eau de Cologne, et à ce titre, c’est un liquide de beauté. L’essence de bergamote désinfecte parfaitement les plaies, les abcès, les ulcères et les brûlures.

RÉCOLTE

Ne vous fiez, pour vos préparations médicinales à base d’oranger, qu’aux plants que vous aurez fait pousser vous-même ( si vous habitez une région suffisamment chaude ), ou dont vous aurez la certitude absolue qu’ils n’ont pas été traités. Dans ce cas, cueillez les feuilles sur l’arbre même, après la rosée; faites-les sécher à l’ombre pour éviter qu’elles ne perdent leur belle couleur verte; et conservez-les au sec, à l’abri de la lumière. Récoltez les fleurs encore fermées, également après la rosée; et faites-les sécher à l’obscurité et au sec.

Quant aux fruits, je vous laisse juge: mais, de grâce, ne préparez aucune potion à base d’écorce ou d’essence en utilisant des fruits du commerce; ce serait vous empoisonner à coup sûr.

PRÉPARATION ET EMPLOI

INFUSION ET DECOCTION

de feuilles ( action calmante ) : jetez une demi-poignée de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 2 à 3 tasses par jour ).

DECOCTION CONCENTREE

de feuilles ( en cas d’accidents nerveux graves: hystérie, épilepsie ): jetez 3 poignées de feuilles sèches dans 1 litre d’eau ( 3 tasses par jour ) .

BAINS DE MAINS ET DE PIEDS

de feuilles: une poignée de feuilles sèches par litre d’eau.

TISANE

de fleurs: jetez une demi-poignée de fleurs sèches par litre d’eau ( une tasse le soir, au coucher ).

BAINS

de fleurs d’oranger: jetez une poignée de fleurs sèches par litre d’eau.

CATAPLASMES

de pulpe d’orange cuite: contre les ulcères et les abcès.

RATAFIA

( Tonique de l’estomac ou de l’appareil digestif) : mélangez 100 g d’écorce d’orange et 100 g d’écorce de citron à un litre d’alcool à 80 °; laissez macérer pendant une semaine; sucrez avec 1/2 kg de sucre de canne. ( Une cuillerée à soupe, à l’heure de l’apéritif, une fois tous les deux jours.)

TEINTURE

d’écorce d’orange : faites macérer pendant une semaine 100 g d’écorce d’orange dans 1 / 2 litre d’eau-de-vie; filtrez. ( Une cuillerée à café avant les repas, comme stimulant de l’estomac et de l’intestin.)

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ORTIE CHANVRE

Posté par eurekasophie le 24 septembre 2009

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Galéopsis tétrahit
 

( Galeopsis tetrahit )

( Labiacées ou Lamiacées

Synonyme(s) : Chanvre sauvage, Ortie royale, Ortie chanvre, Ortie épineuse

Nom latin: Galeopsis tetrahit
Nom français: Ortie royale
Nom anglais: Hemp-nettle

Herbacée annuelle de moyenne à grande taille (30 à 120 cm) formant parfois de grandes colonies. Tige dressée à sections carrées et à noeuds renflés, ramifiée et couverte de poils raides sur toute sa longueur. Feuilles opposées, régulièrement dentées, ovale-triangulaires, à pointe plus ou moins allongée, à nervures profondes et à pétiole distinct. Surface inférieure densément pubescente. Poils longs, bien visibles et fortement urticants. Fleurs blanc rosâtre (souvent tachetées de pourpre), rassemblées en glomérules plus ou moins allongés, au sommet de la tige et des rameaux supérieurs. galeopsistetrahit24082008be007.jpg

Habitat: Pousses en grandes colonies dans les plaines de débordements printaniers, le long des fossés, des ruisseaux et dans les marécages. Préfère les sols humides et frais des forêts denses. Feuillaison mai et juin, floraison juin et juillet. Très commune et parfois envahissante.

Cueillette et comestibilité: On récolte la première pousse en mai, en haut du deuxième noeud et on fait des récoltes subséquentes en prélevant les sommités des ramifications, jusqu’à la période de floraison. La plante est extrêmement urticante, il est donc préférable de se munir de gants et de vêtements longs afin d’éviter de trop en souffrir. On peut aussi cueillir à mains nues, si on prends soins de ne pas toucher aux feuilles et de pincer la tige juste au niveau de la jonction des pétioles, là où il n’y a aucun poil.

Cuisine: On en fait un potage délicieux, fait à base de pommes de terre ou de topinambours et d’un fond de volaille. C’est aussi un bon substitut aux épinards cuits; l’effet urticant disparaissant à la cuisson. L’ortie se congèle très bien, blanchie 1 minute à l’eau bouillante. Elle garde une texture finement granuleuse qui pourrait déplaire à certains, un peu comme le galinsoga velu, auquel elle ressemble beaucoup au stade de pousse. Je préfère de beaucoup l’ortie royale à la dioïque, qui garde une texture plus granuleuse en bouche et qui présente un goût moins fin.

Utilisations officinales : la plante contient des substances expectorantes, astringentes et diurétiques.

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ORPIN BLANC

Posté par eurekasophie le 23 septembre 2009

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Orpin blanc
 

( Sedum album )

Orpin blanc
Inflorescence
Inflorescence
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Rosales
Famille Crassulaceae
Genre Sedum
Nom binominal
Sedum album

L’orpin blanc (Sedum album) aussi appelé sédum blanc est une plante vivace de la famille des Crassulacées.

Du latin Sedare : apaiser (Sedum est l’ancien nom latin de la Joubarbe, que l’on plantait sur les toits pour se protéger de la foudre en apaisant la colère des dieux). Autre hypothèse (moins probable) : pourrait provenir du latin Sedere : s’asseoir, en relation avec la forme en coussin de certaines espèces.Le nom d’espèce vient du latin albus (blanc) pour la couleur des fleurs.

Nom français : Orpin blanc

IDENTIFICATION

Plante vivace herbacée de 10 à 30 cm de hauteur formant une petite colonie. Les tiges stériles (non fleuries) sont radicantes. Seul le sommet de la tige se relève. Les feuilles sont glabres, cylindriques et mesurent entre 5 et 15mm. La couleur varie du vert au rougeâtre. Elles sont toujours alternes sur les tiges fleuries.

Les fleurs blanches apparaissent entre juin et août sur des tiges dressées. Les fleurs portent 5 pétales, 5 sépales et 10 étamines. La longueur des sépales est de 3 fois inférieure à celle des pétales. Les fleurs font en moyenne 10mm de large mais sont en réalité de taille très variable.

Le fruit est un follicule. Les graines très petites et légères sont dispersées par le vent ou l’eau.

Dans les flores françaises, on rencontre régulièrement 2 sous-espèce : subsp album à fleurs de 10 à 15 mm de large et subsp micranthum à fleurs de taille plus petite (environ 6mm de large). Ce dernier taxon est mal connu et pourrait être seulement un écotype du premier. En France, il semble plus fréquent que le type.

Dans l’ensemble, Sedum album est très variable dans la taille et la forme des feuilles et des fleurs. Bien que certaines formes soient suffisamment distinctes pour les nommer, de nombreux intermédiaires rendent les diagnoses impossibles.

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HABITAT

Le Sedum album est présent en Europe, Asie occidentale et Sibérie. Commun en France excepté dans l’extrême nord du pays où il en est absent.Une station en Iran a été découverte en 2000. Espèce courante en situations bien exposées (rochers, prairie sèche, et vieux murs) à des altitudes comprises entre 0 et 2500m.

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 Orpin blanc hors période floraison

elf.gifAnecdote

Les feuilles mucilagineuses se consomment mélangées à de la salade. On peut aussi faire cuire les jeunes pousses à la poêle ou à la vapeur.

Utilisations officinales : la plante contient des substances diurétiques et hypotensives (elle fait baisser la tension artérielle). Cette propriété permet son emploi contre l’artériosclérose dont un des symptômes est souvent l’hypertension

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ORCHIS mâle

Posté par eurekasophie le 23 septembre 2009

 

 

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Orchis mâle
 

( Orchis mascula )

( Orchidacées )

Synonyme(s) : Satirion mâle

Orchis mâle
 Orchis mascula
Orchis mascula
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Orchidales
Famille Orchidaceae
Genre Orchis
Nom binominal
Orchis mascula

L’orchis mâle (Orchis mascula )  encore appelé satyrion mâle est une orchidée terrestre européenne.

Dès le mois d’avril cet orchis précoce fleurit les bords des chemins, les lisières des bois un peu humides et plus rarement les pelouses ou les prairies.
Facile à repérer, cette plante printanière dépassant souvent les 30 cm de hauteur se termine par une tige violacée portant 20 à 30 fleurs violettes, roses, plus rarement blanches, groupées en une inflorescence assez dense. Les feuilles engainantes sont souvent tachetées de pourpre.
Certains diront que les fleurs dégagent une forte odeur d’urine de chat !
 L’inflorescence est un épi allongé de fleurs pourpres, parfois roses. Les fleurs apparaissent à l’aisselle de bractées aussi longues que l’ovaire. Les sépales latéraux sont écartés vers l’extérieur alors que le sépale supérieur et les deux pétales latéraux sont ramenés en casque au-dessus du labelle trilobé, formant grossièrement un losange, au centre plus clair et tacheté. L’éperon est dressé et aussi long que l’ovaire.

Plante calciphile, héliophile ou de demi-ombre

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Utilisations officinales : son tubercule contient des substances émollientes. Tenus pour aphrodisiaques, ses tubercules ont été longtemps exportés d’Asie mineure pour entrer dans des préparations pharmaceutiques (Salep).

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OSEILLE DES ALPES

Posté par eurekasophie le 16 août 2009

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Rumex des Alpes
 

( Rumex alpinus )

Rumex alpinus
 Oseille des Alpes (Rumex alpinus)
Oseille des Alpes (Rumex alpinus)
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Caryophyllidae
Ordre Polygonales
Famille Polygonaceae
Genre Rumex
Nom binominal
Rumex alpinus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Caryophyllales
Famille Polygonaceae

                                                                            ( Polygonacées )

Synonyme(s) : Rhubarbe des moines, Oseille des Alpes, Patience des Alpes

L’oseille des Alpes est une plante de la famille des Polygonaceae, elle pousse dans les montagnes et massifs d’Europe méridionale.

Plante vivace dont la taille peut atteindre 1m. Les larges feuilles échancrées, en coeur à la base, à pétiole creusé en gouttière sont caractéristiques. Fleurs bisexuées verdâtres, en grappe allongée et composée, groupées en verticilles denses et rapprochés. Valves du fruit entières ou en coeur à la base.

On la retrouve dans des altitudes comprises entre 1200 & 2600 mètres, près des refuges ainsi que près d’abreuvoirs à bétail, ce dernier très peu friand de l’oseille des Alpes.

L’oseille des Alpes peut mesurer jusqu’à 1m de haut et atteindre une envergure de 10 à 30 cm, ses feuilles peuvent atteindre 50cm de long.

Sa floraison dure de juin à août.

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Utilisations officinales : le rhizome contient des substances laxatives et diurétiques, dépuratives du foie et stimulantes de la sécrétion biliaire.

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ORCHIS ………

Posté par eurekasophie le 14 août 2009

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Orchis à feuilles tachetées
 

( Dactylorhiza maculata , Orchis maculata )

( Orchidacées )

Synonyme(s) : Orchis maculé, Orchis tacheté

Comment lire une taxoboxOrchis tacheté
  Dactylorhiza maculata subsp. maculata
Dactylorhiza maculata subsp. maculata
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Liliidae
Ordre Orchidales
Famille Orchidaceae
Genre Dactylorhiza
Espèce Dactylorhiza maculata
Sous-espèce
Dactylorhiza maculata subsp. maculata
(L.) Soó, 1962
Classification phylogénétique
Ordre Asparagales
Famille Orchidaceae

Origine du nom français : orchis : voir latin orchis.

L’Orchis tacheté (Dactylorhiza maculata subsp. maculata) est une espèce herbacée terrestre de la famille des Orchidaceae. C’est la sous-espèce-type de l’espèce Dactylorhiza maculata. Orchidée commune en France
L’Orchis tacheté est une plante à fleurs de la famille des Orchidacées, famille qui compte environ 20.000 espèces répandues dans toutes les régions du globe, particulièrement dans les zones tropicales et équatoriales.
On la retrouve en juin-juillet. C’est une espèce vivace, qui passe l’hiver à l’état de tubercule souterrain.
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Caractéristiques distinctives :


Labelle à éperon cylindrique dirigé vers le sol présentant des motifs variables. « Pétales » latéraux écartés. Bractées herbacées, environ de même longueur que l’ovaire torsadé qui a l’apparence d’un pédoncule.
Feuilles le plus souvent tachetées de noir.

 

Description :
La racine est constituée de deux tubercules dont les deux divisions vont en s’écartant l’une de l’autre.
La tige est pleine, non compressible.
Les feuilles couvertes de taches brunes, d’un vert sombre au-dessus, un peu glauques en dessous, sont plus ou moins étalées, espacées le long de la tige. Les feuilles inférieures sont engainantes à la base, oblongues et obtuses au sommet, alors que les autres sont longuement atténuées en pointe.
Les fleurs sont roses ou liliacées, parfois blanches, pourvues de taches de couleur plus vive. Elles forment un épi serré, d’abord pyramidal, puis peu à peu cylindrique.
Labelle Trilobé, lobe centralle plus étroit.
Cette espèce est très variable : on a en décrit plusieurs sous-espèces et variétés, mais aussi des hybrides et de nombreuses anomalies. La systématique du genre Dactylorhiza est extrêmement difficile, les taxons étant assez polymorphes et s’hybridant entre eux.
C’est essentiellement par ses feuilles maculées et par sa tige pleine, non compressible, que l’Orchis tacheté se distingue de l’Orchis des sphaignes.
Plante de 20 à 60 cm de haut.
On la retrouve entre 1000 et 2000 mètres d’altitude.
 

Habitat et fréquence :
Pelouses maigres, landes,marais, forêts sèches clairsemées; sur sol acides ou calcaires ; fréquent.
Exposition: Mi-ombre
Région: Asie centrale, Europe, Asie de l’Ouest
Plante vivace par un tubercule profondément palmé.

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Utilisations officinales : le tubercule contient des substances émollientes (émollientes = qui calme les inflammations des tissus).
Des vertus aphrodisiaques supposées font rechercher ces tubercules dans certaines contrées.

Etymologie :
Le terme dactylorhiza, du grec dactylos, « doigt », et rhiza, « racine », fait allusion au fait que chacun des deux tubercules est profondément divisé en deux parties allongées qui peuvent suggérer des doigts. Orchis, du grec orchis, « testicule », se réfère à la forme des tubercules. Maculata signifie « tacheté », par allusion aux feuilles.

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OEILLET DES CHARTREUX

Posté par eurekasophie le 14 août 2009

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Oeillet des chartreux

( Dianthus carthusianorum )

( Caryophillacées

Œillet des Chartreux
 Dianthus carthusianorum
Dianthus carthusianorum
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Caryophyllidae
Ordre Caryophyllales
Famille Caryophyllaceae
Genre Dianthus
Nom binominal
Dianthus carthusianorum
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Caryophyllales
Famille Caryophyllaceae

 Synonyme(s) : Oeil de perdrix, Oeil des chartreux, Herbe de Bon Dieu

L’œillet des chartreux (Dianthus carthusianorum) est une espèce de plante herbacée vivace de la famille des Caryophyllaceae.

Cette espèce est originaire d’Europe et d’Asie tempérée.

Ce sont des plantes herbacées poussant en touffes, aux feuilles généralement très étroites, opposées, à nervures parallèles. Les fleurs, souvent très parfumées, sont solitaires ou en grappes. Le calice à 5 dents porte à la base un calicule écailleux. Corolle à 5 pétales dentés ou profondément échancrés en fines lanières. Les fleurs sont le plus souvent dans les tonalités roses, mais on peut aussi trouver des oeillets blancs. 10 étamines. 2 styles. Le fruit est une capsule à 4 valves. La pollinisation est en général effectuée par les papillons.

Le nom dianthus signifie en grec « fleur de Zeus », allusion probable à sa beauté et à son parfum.

Utilisations officinales : les fleurs contiennent des substances calmantes et décongestionnantes.

L’Oeillet des chartreux était essentiellement cultivé dans les jardins de ces derniers, qui l’utilisaient pour la préparation de différents produits.

 

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Sablé à l’oeillet

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Mélanger du bout des doigts 250 grs de beurre -dur-
avec 300-350 grs de farine fluide fleurie (10 grs de pétales d’oeillet pour 400 grs de farine)
le mélange est d’abord sableux avant de former une boule
étaler en pressant au fond d’un moule à tarte,
faire cuire 40 minutes à 150°C,
laisser refroidir dans le moule

 c’est bon comme un sablé mais le goût de l’oeillet ? c’est seulement et seulement si … on le savait !

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ORME

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

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Comment lire une taxobox Ulmus
Orme champêtre
Orme champêtre
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Urticales
Famille Ulmaceae
Genre
Ulmus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Rosales
Famille Ulmaceae
Espèces de rang inférieur

 

 

Étymologie : du nom latin ulmus, d’origine celte et indo-européenne ; on trouve la même racine « Al » que dans Alisier et Aulne.
Origine : Europe occidentale, dès le Tertiaire (65 M d’années).
Rusticité : l’Orme champêtre est très résistant au froid. Il supporte le froid jusqu’à -35° (
zone 4).
Tronc : droit.
Croissance : rapide.
Racines : les racines de l’orme pénètrent profondément dans la terre ; elles forment souvent une fourche au lieu d’un pivot, et quelquefois deux ou trois.

Variétés : en Europe, Orme champêtre, Orme lisse, Orme de montagne ; en Amérique du Nord, Orme blanc d’Amérique. Ils ont tous :
- une écorce lisse dans leur jeune âge qui se fissure profondément en vieillissant, brun noirâtre chez l’Orme champêtre, gris argenté chez l’Orme de montagne,
- un feuillage caduc, des feuilles en disposition
alterne et distiques. Elles sont dissymétriques à la base (comme chez le micocoulier) et doublement dentées,
- des fruits contenus dans une membrane (samare) comme une pastille vert-clair, groupés en boule, dès le mois de mars-avril, avant les feuilles, qui donnent une allure caractéristique aux ormes.
 

Le majestueux orme blanc qui occupait de vastes étendues dans tout l’est de l’Amérique du Nord a pratiquement disparu de nos paysages, à la suite de l’introduction d’une maladie fongique portant le charmant nom de Ceratocystis ulmi (que l’on a gentiment traduit par maladie hollandaise de l’orme) et qui, depuis son lieu d’origine en Asie, a d’abord essaimé en Europe vers 1914 avant de débarquer avec armes et bagages à New York, en 1930, puis au Québec en 1944, plus précisément à Saint-Ourse où elle fut repérée pour la première fois. Transportée par deux espèces d’insectes vivant dans l’écorce des ormes, elle a exterminé, en quelques décennies à peine, pratiquement toute la population de cette espèce, « sans contredit, écrit le frère Marie-Victorin, le plus bel arbre de l’Amérique septentrionale ».

À cette époque, on a vu des hommes, du type costaud et trempé dans l’acier, pleurer comme de petits enfants devant la lugubre désolation qui régnait sur leurs forêts jadis si belles. Car le bois de l’orme était grandement prisé pour ses nombreuses qualités. Dur et fort, il était employé dans la construction maritime du fait qu’il se conserve bien sur l’eau, de même qu’en ébénisterie, carrosserie, tonnellerie. De plus, on se servait de son liber pour fabriquer les fonds des chaises rustiques. Bon an mal an, les paysans en tiraient donc un revenu d’appoint non négligeable, en plus d’avoir le privilège de jouir à volonté de la splendeur de sa ramure.

On a vu d’autres hommes tenter désespérément de sauver leurs plus beaux spécimens en perçant des trous dans le bois et en y vidant qui de l’essence, qui de la térébenthine, qui de l’huile dormante dans le fol espoir que ces traitements ralentiraient l’inéluctable progression de la maladie. Certains ont réussi, la majorité ont échoués.

Heureusement pour notre propos, l’orme rouge n’a pas été autant affecté par l’affreuse Ceratocystis, peut-être à cause de son odeur forte, causée par la présence de coumarine dans l’écorce. Comme quoi, sentir fort a parfois du bon.

ET CA SE MANGE ?

En Europe, on a mangé les jeunes feuilles de deux espèces d’orme, en les faisant d’abord sécher, puis en les pulvérisant et en les ajoutant aux soupes ou aux bouillies. On s’en est également servi pour faire de la tisane et, en Angleterre, pour adultérer le thé de Chine.

On a consommé les jeunes fruits – des samares de forme arrondie – après les avoir fait bouillir.

Comme la majorité des écorces, celle de l’orme (diverses espèces) a servi d’aliment de subsistance, et nombreux sont les explorateurs qui ont affirmé lui devoir la vie. Idem pour les Amérindiens qui la consommaient en période de disette. C’est l’écorce intérieure que l’on consomme. Réduite en poudre, elle est hautement nutritive, notamment parce qu’elle est riche en amidon. Traditionnellement, on en préparait une sorte de gruau, qui offrait l’avantage d’allier ses qualités nutritives à ses vertus médicinales. On le servait comme nourriture aux bébés, aux convalescents, aux vieillards et à tous ceux qui souffraient de troubles gastriques (voir notre recette dans Documents associés). Ceux, notamment, qui avaient trop et mal mangé durant la période des Fêtes et dont l’estomac ne cessait de rechigner malgré un retour à de saines habitudes alimentaires…

ET CA SOIGNE QUOI ?

De tous les arbres, l’orme serait, selon certains, le plus utile médicinalement parlant. Selon d’autres, ce serait carrément la plus importante de toutes les plantes médicinales dont nous disposons et, à ce titre, elle devrait figurer dans toutes les pharmacies domestiques, à côté de la crème au souci et de la teinture d’ortie.

Dans certains milieux, on affirme d’ailleurs volontiers que les chèvres, les moutons et les lapins connaissent d’instinct les vertus anti-inflammatoires, toniques et astringentes de l’orme et que c’est pour cela qu’ils raffoleraient de ses rameaux.

Tout comme l’orme d’Europe, notre espèce a été appréciée pour ses qualités diurétiques, émollientes et adoucissantes, tant par les Amérindiens que par nous, « pôvres » Visages pâles, malheureusement dotés d’une complexion d’un blanc tout à fait ridicule.

- Ah ça, ça dépend des goûts. Y en a qui préfèrent.
- Tiens donc, vous étiez là, vous ! Vous faites plutôt preuve de discrétion aujourd’hui ! On ne vous entend pas fort.
- C’est que les Fêtes ont été pas mal dures sur le système…
- Du genre dures comment ?
- Du genre gastrite non infectieuse. Du genre à laisser le système digestif, y compris les deux orifices, dans un état de navrante sensibilité.
- Ben vous, on peut dire que vous avez le sens de l’à-propos. Tenez, buvez cette décoction !

On l’employait contre la diarrhée et les autres irritations du système digestif ainsi que pour les irritations cutanées. « Rien de plus émollient et de meilleur pour les plaies, internes ou externes », écrivaient en 1890 les soeurs de la Providence dans leur Matière médicale.

Paradoxalement, on s’en est aussi servi sous la forme de lavement pour soigner la constipation, en la mélangeant à du lait chaud, de l’eau et de l’huile d’olive. On l’a également employée en douche vaginale pour soigner les pertes blanches.

On en a fait des pastilles pour traiter le mal de gorge et la toux. Dans les rhumes opiniâtres et la consomption, on l’employait alternativement avec de la gelée de corne de chevreuil (remède qui se préparait en faisant mijoter longuement de la corne de chevreuil dans de l’eau et en ajoutant à la préparation fortement réduite de la gélatine ou de la mousse d’Irlande). Trois fois par jour pendant neuf jours on prenait l’équivalent d’un demi-verre à vin de gelée de corne de chevreuil mêlée à du sherry. Les neuf jours suivants, toujours trois fois par jour, on prenait 1 ou 2 verres de tisane d’orme. On continuait ce traitement en alternance jusqu’à ce que le malade soit complètement soulagé.

Pour préparer la tisane, on fait infuser 1 cuillerée à thé d’écorce réduite en poudre dans une tasse d’eau. Ou alors on laisse macérer pendant une heure 60 g de morceaux d’écorce dans un litre d’eau bouillante.

Contre les inflammations de la peau, on lave les parties affectées avec une décoction concentrée, que l’on prépare à raison de 100 g d’écorce par litre d’eau. On peut, de plus, employer la décoction concentrée comme rince-bouche ou en gargarisme contre les inflammations de la bouche ou de la gorge.

On a préparé une huile à appliquer sur l’eczéma sec, en mélangeant 30 g d’écorce concassée à 100 g d’huile d’amandes douces. Il faut faire cuire au bain-marie pendant deux heures, laisser refroidir, filtrer et appliquer.

Appliquée sur les seins, l’emplâtre a servi à soigner la mastite.

Pour soigner les hémorroïdes, on fabriquait des suppositoires avec cinq parties de poudre d’écorce d’orme rouge et une partie de poudre d’écorce de chêne blanc. Il suffisait ensuite d’humidifier le mélange pour obtenir une pâte assez épaisse que l’on divisait et roulait de façon à former des sphères oblongues d’environ 2 cm de long. On laissait sécher la préparation puis, au moment de l’utiliser, on humidifiait la surface, on revêtait d’une légère couche d’huile et voilà ! Comptaient notamment parmi les autres indications très spécifiques de ces suppositoires le rétrécissement de l’anus et les fistules au fondement.

Chez les Amérindiens, on donnait aux femmes enceintes une tisane comprenant cette écorce dans le but de faciliter leur accouchement. Idem en Europe où cela était administré aux femmes enceintes à partir du septième mois.

L’écorce d’orme rouge est l’une des quatre plantes de la controversée formule Essiac qui, dans les années 1920 et 1930, fit beaucoup parler d’elle à cause de ses propriétés anticancéreuses alléguées. L’origine de cette formule serait amérindienne, bien qu’elle ait été popularisée par une infirmière ontarienne qui l’aurait employée pour soigner des centaines de patients atteints de divers types de cancer.

Si les propriétés anticancéreuses de l’écorce d’orme rouge et des autres plantes de la formule Essiac n’ont toujours pas été démontrées scientifiquement, on sait aujourd’hui avec certitude que ces plantes ont un réel impact sur la qualité de vie des patients cancéreux. Leurs propriétés toniques en feraient un remède extrêmement utile pour les personnes fatiguées, dévitalisées, stressées, déprimées, et l’orme rouge y est certainement pour quelque chose.

À noter que l’écorce intérieure des jeunes ormes a la réputation d’être beaucoup plus active que celle des sujets âgés. Les arbres d’à peine deux ou trois ans conviendraient parfaitement. Pour peu que l’on dispose d’un petit coin de terrain, on pourra donc facilement semer une poignée de graines à distance rapprochée et, en quelques années, on obtiendra une petite récolte d’une substance médicinale de première qualité. Ne coupez pas entièrement vos petits arbres et l’année suivante ils lanceront de nouvelles tiges que vous pourrez récolter à leur tour.

Enfin, sous le nom d’« eau d’orme », on a employé le liquide qui se trouve dans les diverses espèces de galles qui se forment sur l’orme. On peut supposer que, vivant entièrement aux dépens de l’arbre, ces excroissances lui soutirent également un peu de ce mucilage qui fait sa richesse médicinale. Chose certaine, on employait cette eau pour laver les plaies de toutes sortes, et elle était assez douce pour qu’on s’en serve pour laver les yeux irrités, fatigués ou gonflés. Récolté en automne, ce même liquide portait le nom de « baume d’ormeau », à cause de la texture plus visqueuse qu’il prenait durant cette saison.

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ORIGAN

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

origan.jpg

 

Comment lire une taxobox Origan
Origanum vulgare
Origanum vulgare
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre Origanum
Nom binominal
Origanum vulgare

L’origan (Origanum vulgare), famille des lamiaceae, dit aussi marjolaine sauvage.
Noms communs : marjolaine, marjolaine sauvage, à coquilles, bâtarde; origan vulgaire, origan de Crète, grand origan; dictame, thym de berger, thé rouge.

Noms scientifiques :
Origanum vulgare, Origanum vulgare subsp. hirtum, Origanum majorana (synonyme Majorana hortensis).
Famille :
labiées (synonyme : lamiacées).

PRESENTATION

Cousin sauvage de la marjolaine, l’origan est originaire du bassin méditerranéen et d’Asie Centrale. De la famille des labiacées, cette plante vivace et mellifère (butinée par les abeilles qui en produisent du miel) pousse spontanément sur les versants ensoleillés et pierreux des montagnes d’Europe. L’origanum vulgare aime aussi les sols calcaires et les bordures de routes, qu’elle embellit de ses jolies fleurs rose pâle à rouges.

En Égypte et en Inde, on la considérait comme une plante sacrée. Grecs et Romains lui attribuaient, eux, des vertus aphrodisiaques : c’était ainsi la plante du bonheur et de l’amour que l’on offrait aux jeunes mariés. C’est aussi dans l’Antiquité que ses propriétés médicinales ont été découvertes, et, au Moyen Âge, son infusion était fréquemment préconisée.

A l’extrémité de ses tiges rouges et velues, qui portent de petites feuilles ovales, les fleurs sont regroupées en inflorescence. De petites bractées ovales autour de ces bouquets les soulignent d’une jolie couleur pourpre.
L’origan est avant tout une très belle plante, ainsi que le souligne son étymologie grecque : « oros » et « ganos » que l’on peut traduire par « parure des montagnes ».
Il en existe une trentaine de variétés, qui poussent partout en Europe. Il est récolté pendant l’été, entre juillet et septembre.

UN PEU D’HISTOIRE

Depuis l’Antiquité, on emploie l’origan en infusion, en décoction voire en cataplasme pour soigner de nombreux maux de la vie quotidienne. Ainsi, on reconnaît à l’origan un pouvoir antalgique. Cette action anti-douleur s’associe à ses vertus antiseptiques et antispasmodiques. Il est donc incroyablement efficace en cataplasme pour assainir des plaies et des morsures, ou pour soulager des muscles contractés. C’est d’ailleurs ainsi que les Grecs ont commencé à l’utiliser.

En outre, il a une action stimulante sur les fonctions digestives et biliaires. Boire son infusion permet alors d’éviter les désagréments d’un repas trop copieux ou tout simplement d’une digestibilité fragile.

Enfin, l’origan, tonique à souhait, est un véritable coup de fouet contre les maux de l’hiver. Expectorant et antitussif, il est l’allié des enrhumés et des personnes sujettent à des bronchiques chroniques. On constate même une action bénéfique sur l’asthme.

L’huile essentielle dont l’origan regorge, est très utilisée, quant à elle, en aromathérapie, pour ses vertus antibactériennes et anti-parasitaires, notamment. En diffusion ou en friction (diluée à de l’huile végétale dans ce cas, car très irritantes pour la peau), elle procure un soulagement immédiat.

DEGUSTATION

Choisissez-le avec des fleurs pas complètement épanouies. Procédez à la cueillette de préférence le matin d’une journée ensoleillée, car les huiles essentielles qui lui procure tout son arôme s’évaporent au fil des heures.

Conservez-le en bouquet, les tiges protégées par du papier absorbant, à l’intérieur d’un sachet en plastique, dans le bac à légumes du réfrigérateur. Ainsi, il conserve sa saveur pendant au moins une semaine. L’origan frais se garde également très bien au congélateur. Lavé, séché et mis dans un sachet en plastique, il suffit simplement d’en casser un morceau pour l’utiliser à l’envie.
Vous pouvez enfin aussi le faire sécher dans une pièce sombre et aérée. Suspendu en bouquet, à une température moyenne de 25°C, votre origan sera prêt en une quinzaine de jours.

Consommez-le en froissant ses fleurs qui dégagent beaucoup plus d’arômes et de goût que les feuilles. Il accompagne à merveille tous les plats d’origine méditerranéenne, à base de tomates, de fromage frais comme la mozzarella, d’huile d’olive… Il est indispensable à la fameuse pizza napolitaine, tout autant qu’à la pissaladière provençale. Il relève parfaitement les olives noires des apéritifs ensoleillés et il excelle sur les grillades, notamment les côtelettes d’agneau.
On l’utilise aussi en charcuterie, pour parfumer les saucisses ou les farces.

L’origan permet également d’aromatiser l’huile d’olive. Une branche glissée dans la bouteille développera tout son parfum au fil des jours, tout en apportant une touche décorative. Pensez, pour finir, à en parfumer votre vinaigre : versez-le tiédi sur les herbes lavées et séchées dans un bocal. Exposez celui-ci, fermé, au soleil et remuez-le tous les jours pendant deux semaines. Filtrez et transvasez dans une jolie bouteille en ajoutant une branche à l’intérieur… c’est prêt !

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L’OSMONDE

Posté par eurekasophie le 26 avril 2009

osmonde.jpg

Comment lire une taxobox Osmonde royale
Osmunda regalis
Osmunda regalis
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Filicophyta
Classe Filicopsida
Ordre Polypodiales
Famille Osmundaceae
Genre Osmunda
Nom binominal
Osmunda regalis

 

Type de plante: Vivace, fougère
Hauteur: de 1,2 à 1,5 m
Exposition: Mi-ombre
Famille:
Osmundaceae

L’osmonde royale est une fougère à feuilles caduques poussant en touffe dans les milieux humides et au bord de l’eau. Elle présente deux types de grandes frondes : certaines sont stériles vert vif et d’autres, en été, sont fertiles avec à l’extrémité des sporanges brun roux groupés en panicule. A chaque printemps, de jeunes crosses apparaissent en se déroulant lentement, elles sont à l’origine des nouvelles frondes. Les fibres du rhizome épais sont utilisées dans la composition des terreaux pour la culture d’orchidées.

 

formationdessporanges.jpg Formation de sporanges

On notera que c’est une des plus vieilles plantes du globe puisqu’elle n’a pas évolué depuis deux cent cinquante millions d’années: c’est une plante fossile.
C’est une plante vivace à feuillage caduc mesurant près de deux mètres de haut de croissance assez lente.

Cette fougère est très rustique au gel (en-dessous de -20°C) et renaîtra à chaque printemps.

Le touradon

Le touradon est le pied.
Il grandit de trois millimètres par an et peut mesurer jusqu’à une trentaine de centimètres pour un siècle!.

La floraison

En été, elle produit des frondes de couleur ocre portant des sporanges qui se dissémineront au vent.

Plantation et multiplication

On la plante au printemps ou à l’automne dans un endroit riche en humus, à l’ombre ou au soleil si le terrain ne dessèche pas.

La multiplication s’effectue par division au printemps car le semis de sporanges est très délicat et long.

Utilisations

Les jeunes pousses (frondes) de l’ osmonde royale sont comestibles.

On se servait de ses frondes pour fabriquer des matelas, conserver les fruits, élaborer un insecticide, éloigner les limaces et escargots.

osmonde en automne

En médecine, son rhizome servait à soigner les hémorragies, les diarrhées, les ulcères et blessures superficielles.

PROPRIÉTÉS DE L’OSMONDE ROYALE

Astringent, diurétique, tonique, vulnéraire, purgatif

UTILISATIONS DE L’OSMONDE ROYALE

Rhumatismes, plaie

PHYTOTHÉRAPIE

Extrayez du sol la racine de l’osmonde en automne, quand elle s’est chargée au maximum de substances nutritives et actives pour passer l’hiver. Faites-la sécher à l’ombre: elle se conserve fort bien.

 

Préparation et emploi

 

Infusion et décoction

jetez 10 pincées de racine râpée par litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour.)

Bains de pieds et de mains

comptez 20 pincées de racine râpée par litre d’eau.

Décoction

pour pansements: hâchez 20 à 30 pncées de racine dans un litre d’eau.

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