HYSOPE

Posté par eurekasophie le 16 juillet 2009

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Historique

Ses origines se perdent dans la nuit des temps, mais elle est certainement native du bassin méditerranéen occidental.

Dès l’Antiquité, l’hysope a une double connotation : herbe sacrée et herbe médicinale. Rhazès, médecin arabe, la conseille contre la peste en fumigation avec de la lavande et du thym. A Pylos, à la fin du XIIIe siècle avant JC, on peut lire de la main d’un scribe du palais  » A la déesse Héra, 1 volume d’hysope. Au dieu Hermès, également « . Au temps de Vespasien, l’hysope est considérée comme une herbe sacrée des Hébreux. Hippocrate la prescrivait contre pleurésie et bronchite.

Elle est très employée au Moyen-Age comme herbe à pots :  » […] les brins des summités couppés et séchés, servent à faire poudre pour la potagerie de l’hyver. «  Olivier de Serres – Le théâtre d’agriculture et mesnage des champs. Mais aussi comme médecine :

  •  » avec succès elle purge les phlegmatiques […] bouillie avec du miel, aide les pulmoniques «  Ecole de Salerne
  •  » L’hysope purifie le foie et purge un peu les poumons. Celui qui tousse et souffre du foie ou des poumons doit manger de l’hysope avec de la viande sous la graisse, et il se sentira mieux «  Hildegarde de Bingen

Croyances  » Hysope dans le jardin chasse le médecin « 
Proverbe provençal

  • Dans la tradition juive, l’hysope, l’origan, l’absinthe ne sont pas des condiments mais des éléments des rites de purification ; elle fait partie des herbes amères de Pessah.
  • Herbe sacrée maintes fois citée dans la Bible : elle entre dans l’eau de purification telle que l’Eternel la dicte à Moïse, et David s’en souvient, implorant Dieu de lui pardonner :  » Purifie-moi avec l’hysope, et je serai blanc, plus que la neige « . mais nous ne sommes pas sûr qu’il s’agisse de hyssopus officinalis ,qui n’est pas spontanée dans ces régions.

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Vertus

Plaetarius la classe comme  » chaude et sèche au troisième degrés «  (livre des simples médecines). Il nous donne aussi les recettes suivantes :  » le vin d’une décoction d’hysope et de semences de fenouil apaise les douleurs des boyaux. « ,  » A pulmonis opus, prestat medicamen hysopus «  (l’hysope donne remède et médecine aux maladies du poumon).

  • expectorant (HE), fluidifiant des secrétions bronchiques (marrubiine)
  • stimulant
  • digestif
  • carminatif
  • antiseptique
  • béchique
  • cicatrisant, contre ecchymoses… (en application externe)
  • HE : anti-allergique, parasympatholytique et sympathomimétrique. Elle est conseillée dans les cas d’insuffisance de base du système sympathique.

ATTENTION à fortes doses peu provoquer des troubles neurologiques (épileptogène – pinocamphone)
L’hysope est utilisée en cas d’affections respiratoires, asthme, bronchite, enrouement, oppression.
Egalement : Digestion difficile, aérophagie, météorisme.
Et en usage externe sur les contusions, ecchymoses, eczéma, dermatoses.

En infusion : 1 cuillerée à dessert par tasse d’eau bouillante. Infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour, entre les repas.

En usage externe, 1 poignée pour 1 litre d’eau, bouillir 10 minutes, en gargarismes pour les affections de la gorge, ou en compresses chaudes sur les entorses, foulures, etc.

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Liens externes :

 

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