LE CHEVREFEUILLE

Posté par eurekasophie le 9 juin 2009

 

LE CHÈVREFEUILLE

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Quand on évoque le chèvrefeuille, on pense à une plante grimpante et pourtant ce genre comporte non seulement des plantes montantes mais aussi des arbustes pouvant être utilisés en couvre-sol ou dans la composition d’une haie.

La famille du chèvrefeuille, qui appartient au genre Lonicera, compte environ 180 espèces d’arbustes ou lianes.
Ces espèces, appelées indifféremment « chèvrefeuille » ou « camérisier », poussent dans les régions tempérées de l’hémisphère nord et les régions sub-tropicales.

Les chèvrefeuilles, qui peuvent être à feuilles caduques ou persistantes, sont généralement rustiques.
Ils fleurissent en juin-juillet et produisent des baies toxiques.
Ils peuvent être utilisés pour former des haies décoratives ou comme couvre-sol. 

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Le chèvrefeuille apprécie une exposition en plein soleil ou à mi-ombre et se contente d’un sol ordinaire.

Cette plante grimpante, qui peut atteindre 3 à 6 mètres de hauteur, a besoin d’être palissée.
Il lui faut un emplacement dégagé et un support (mur, grille ou grillage) pour déployer toute sa vigueur. Elle est idéale pour recouvrir une tonnelle ou une pergola.

La meilleure période de plantation et de rempotage est le printemps.
Elle peut se multiplier par bouture de bois semi-dur en été ou par marcottage.
Attention : le chèvrefeuille attire les pucerons.

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Par ailleurs, il est recommandé de tailler les chèvrefeuilles après floraison pour limiter leur développement. En effet, certaines espèces comme le Lonicera japonica
Il est également possible de régénérer les vieux plants en les rabattant au niveau du sol.
peuvent devenir très envahissantes.

La variété la plus connue est le chèvrefeuille des jardins ou Lonicera caprifolium.
Cette plante grimpante ligneuse très rustique produit en été des fleurs au Parfum très agréable. Ce Parfum est surtout exhalé la nuit pour attirer les papillons nocturnes spécialisés dans la fécondation de cette espèce.

D’autres variétés remarquables sont :
- le chèvrefeuille des bois ou Lonicera periclymenum
- le chèvrefeuille du Japon ou Lonicera japonica.

A noter : il existe également des variétés de chèvrefeuilles à fleurs rouges ou roses.

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Les feuilles astringentes s’utilisent en gargarisme contre les maux de gorge, les fleurs combattent la toux en atténuant l’irrtation des muqueuses grâce à ses mucilages.

ATTENTION : Les fruits sont toxiques.

 

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LE CARTHAME

Posté par eurekasophie le 20 mars 2009

cartame.jpg Fleur de carthame

Comment lire une taxobox Carthame
Carthamus tinctorius
Carthamus tinctorius
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre
Carthamus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

 

 

 

Nom latin : Carthamus tinctorius

Noms usuels : Safranon, Carthame des teinturiers, Safran bâtard, Safran des près, Graine de perroquet, Faux Safran, Safran mexicain

Famille : Composées

Le Carthame est une espèce de chardon de 60 cm de haut maximum et dont les fleurs sont jaune orangé s’épanouissent de Juillet à Septembre. Ses feuilles sont dentées et épineuses. C’est une bisannuelle ou une annuelle.

C’est une plante qui était couramment utilisée comme produit tinctorial avant l’apparition des substances chimiques. Son nom provient de l’arabe « kurthum » qui signifie « teindre ». Les graines de Carthame sont aussi utilisées pour fabriquer une huile d’éclairage.

Il a également été utilisé pour remplacer le safran, d’où son nom « safran bâtard ».

Le Carthame vient d’Orient et on le trouve dans les régions méditerranéennes. Il est cultivé en France, dans le Midi mais également en Alsace et dans les environs de Lyon. Il est courant en Europe méditerranéenne, dans les terrains non cultivés et sur les bords des talus.

Il est constitué de vitamine C, de protides, de lipides, de cellulose, de glucides et de matières colorantes telles la carthamine qui permet de réaliser des teintures rouges.

Le Carthame a un goût très amère qui est apprécié par les perroquets, ce qui explique la raison pour laquelle il est nommé parfois « graine de perroquet ».

Les parties qui sont utilisées sont les feuilles, les fleurs (récoltées du mois de Juillet à Septembre) et les graines (récoltées au mois d’Octobre).

PROPRIÉTÉS DU CARTHAME

Purgatif, émollient, hydratant

UTILISATIONS DU CARTHAME

Problèmes intestinaux

AROMATHÉRAPIE

Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication

PHYTOTHÉRAPIE

Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication

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CAMOMILLE

Posté par eurekasophie le 20 mars 2009

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CAMOMILLEMatricaria Chamomilla (composées)

NOMS COMMUNS :
Camomille ordinaire, camomille allemande, petite camomille, camomille noble, camomille romaine, camomille double.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
nombreux constituants polyphénoliques (acide phénols, flavonoïdes, procyanidols, coumarines); huile essentielle, sesquiterpènes à saveur amère.

PARTIES UTILISEES :
capitule floral.

UN PEU D’HISTOIRE :

Les Egyptiens l’avaient dédiée au soleil en raison de son efficacité contre les fièvres; Dioscoride et Galien la préconisaient dans le même domaine et aussi contre les courbatures ou les troubles féminins (d’où son nom savant de Matricaria chamomilla).
Les médecins d’autrefois tenaient la camomille pour « un médicament précieux » et la prescrivaient souvent, mais à des doses beaucoup plus concentrées que celles auxquelles on a habituellement recours et qui, ainsi préparées, donnent une tisane « résolument inerte », selon le docteur Leclerc qui la définit comme une « mixture anémique qu’on obtient en semant parcimonieusement quelques fleurs à la surface d’un océan d’eau chaude »…

L’usage le plus insolite que l’on puisse faire d’une infusion de cette herbe est encore celui qui consiste a s’en laver les mains pour ensuite entamer une partie de cartes avec des chances certaines de gagner.

Comment lire une taxobox Camomille romaine
Chamaemelum nobile
Chamaemelum nobile
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Chamaemelum
Nom binominal
Chamaemelum nobile
(L.) All., 1785
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

DESCRIPTION :

La Camomille est une plante vivace à racines assez fortes, fibreuses et chevelues. Les tiges, de 10 à 30 centimètres, sont grêles, vertes, velues, couchées, étalées, ou droites, elles portent des feuilles alternes, sessiles, divisées en folioles très courtes, lobées et pointues. Les fleurs sont groupées en capitules solitaires à l’extrémité des rameaux, elles sont visibles de juillet à septembre. CULTURE ET RÉCOLTE :La Camomille est très répandue dans les régions tempérées d’Europe, elle ne pousse pas à haute altitude. Elle aime les terrains siliceux, aussi est-ce la région de l’Anjou qui nous offre sa plus belle production. On la prophytotherapie par éclat des pieds ou par marcottes, en les espaçant de 30 centimètres. Récoltez les fleurs à peine ouvertes au début de la deuxième année, au fur et à mesure de leur maturité, séchez-les dans des endroits secs et aérés.

USAGES :

La Camomille fait partie, comme le Tilleul, la Menthe ou la Verveine, des plantes les plus consommées, parce que les plus connues pour leurs multiples bienfaits. Vous pouvez l’utiliser comme tonique de l’appétit avant les repas, pour faciliter la digestion après les repas, lutter contre l’aérophagie, les flatulences. Elle est également utile pour calmer les maux de tête, les douleurs diverses, les courbatures, les maux de dents, faciliter la menstruation et soulager les douleurs des règles. Anti-inflammatoire, elle adoucit les yeux et les paupières. Préparez la Camomille en infusion en mettant, suivant les goûts et les cas, quatre à huit fleurs par tasse. Prenez-en deux à quatre tasses par jour, après les repas de préférence.

INDICATIONS :- PARESSE D’ESTOMAC, BALLONNOMENTS, DIGESTIONS DIFFICILE,
- FIÈVRE, NÉVRALGIES, COURBATURES GRIPPALES,
- MIGRAINES À L’APPROCHE DES RÈGLES, RÈGLES DOULOUREUSES,
- INFLAMATION DES PAUPIÈRES, CONJONCTIVTE

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CANNELIER

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

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Nom vernaculaire ou
nom normalisé ambigu :
Le terme « Cannelier » désigne, en français,
plusieurs taxons distincts. Icône de redirection
Cannelier

Feuillage de Cinnamomum verum,espèce fournissant la cannelle

Feuillage de Cinnamomum verum,
espèce fournissant la cannelle
Taxons concernés
Famille des Lauraceae :

Famille des Moraceae :

Arbre de la famille des Lauracées (Avocatier, Camphrier, Laurier, Sassafras)

Origine : Inde du Sud.


Feuilles entières, coriaces, dépourvues de stipule, contenant, de même que l’écorce, des substances oléagineuses.
Les fleurs, jaunes ou vertes, à symétrie rayonnante, sont réunies en inflorescences ; les éléments du calice et de la corolle, disposés sur deux rangs, se ressemblent.
Le fruit est une baie ou une fausse drupe.
Utilisation : le Cannelier est exploité pour son écorce (la cannelle qui est un épice). On en extrait une huile essentielle utilisée en gastronomie et en pharmacie. Les Indiens attribuent à la cannelle la propriété de soigner les rhumes et les diarrhées.

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LA CONSOUDE

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

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Comment lire une taxobox Consoude
Consoude officinale
Consoude officinale
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre
Symphytum

Description générale

La Consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées (bourrache, myosotis). Affectionnant principalement les lieux humides, elle est native de l’Europe et de l’Asie de l’Ouest (Turquie, Hongrie, Caucase, Georgie, Iran…). De nombreuses variétés s’acclimatent des régions froides (baltiques) jusqu’au climats équatoriaux. Connue depuis l’antiquité comme plante médicinale, elle a été propagée le long des grandes routes européennes par les pélerins, les gens du voyage… Plusieurs variétés ont été cultivées par des milliers d’exploitations à des fins fourragères. En vogue au 19 è siècle en Angleterre, elle a connu un boom extraordinaire après 1960 aux Etats-Unis et ailleurs pour un usage thérapeutique et jardinier. Enfin les horticulteurs ont développé des variétés horticoles dans le but d’obtenir des effets de massifs intéressants. On peut donc rencontrer la consoude dans la nature, mais aussi dans les jardins, près des habitations, échappées des cultures ou au bord des chemins.

Ses racines généralement charnues sont, suivant l’âge, brunes à noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur. Celles de certaines variétés peuvent pénétrer profondément: des profondeurs allant jusqu’à 1.80 m auraient été observées.

Les feuilles sont velues et épaisses, élancées et rudes au toucher, soutenues par un solide pétiole.

Au milieu de la touffe de feuilles émergent des tiges florifères garnies de clochettes de couleur variable suivant les variétés. Les tiges sont souvent ailées (les ailes des pétioles se prolongeant le long de la tige)

La corolle est formée par 5 pétales soudés ensemble.

Usages alimentaires et thérapeutiques controversés

Des travaux scientifiques ont mis en évidence une certaine nocivité de la consoude, jetant le pavé dans la marre des nombreux utilisateurs de cette plante fétiche.

Aucune dose létale n’a pu être raisonnablement  fixée, étant donné qu’une lésion du foie ne pourrait apparaître que pour l’absorption de quantités énormes. Or la toxicité très faible et toute relative, notamment des feuilles de la consoude officinale (d’autres plantes d’usage alimentaire ou médicinal comportent des risques au moins aussi importants), a partagé les avis: d’un côté les scientifiques au diagnostic alarmiste sans appel, de l’autre ceux qui relativisent et qui s’en remettent à l’expérience deux fois millénaire qui contredit les premiers. Il n’en reste pas moins que la commercialisation des produits contenant de la consoude à usage interne humain  a subi un coup de frein notoire  au Canada d’abord, où elle est réglementée, aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les utilisateurs sont désemparés.  Quelles sont les vertus et usages de cette plante et dans quelle mesure est-il prudent d’en faire usage? C’est l’objet de cette page: usages alimentaires et médicinaux, qu’ils soient destinés à l’homme ou aux animaux.

Indications thérapeutiques

Il n’en reste pas moins que la consoude a été utilisée de tous temps et presque sous tous les cieux. De nombreuses citations dans les livres depuis la Renaissance en témoignent. Vers la fin du 18è siècle, elle perd un peu de sa notoriété,  mais c’est pour reprendre le devant de la scène  en Angleterre principalement dans une optique plutôt agricole.

Pour le grec Dioscoride, qui fut, il y a près de 2000 ans, attaché en tant que médecin militaire à une légion romaine, la consoude était déjà un remède merveilleux.

Pline, Paracelse et d’autres comme Hildegarde von Bingen au 11e siècle l’on utilisé.

Le sirop de consoude a fait la renommée de Fernel, célèbre médecin du 16e siècle.

La suite n’est là que pour vous donner un aperçu, étant donné que des indications et posologies ne manquent pas de diversité dans les manuels de simples:

La consoude contient de l’allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison.  La racine du mot Symphytum vient du grec alors que celle de consoude est d’origine latine, signifiant pareillement « qui favorise la cicatrisation » . ( Grec: Syumphuo;Anglais du moyen-âge: comferi, comfri; vieux français: cumfirie; latin: conferva, confervere).

Grâce aux propriétés hémostatiques, antiseptiques, régénérantes, on ne soigne pas moins que:

  • beauté de la peau, estomperait les taches de rousseur et de vieillesse, abcès, eczéma, psoriasis,
  • irritations, démangeaisons, piqures d’insectes et morsures d’araignées,
  • tissus nécrosés, varices, ulcères variqueux, gangrènes, escarres, pieds d’athlète,
  • plaies et inflammations de la bouche en gargarismes et bains de bouche,
  • brûlures, coups de soleil,  coupures,
  • otite, conjonctivite, sinusite, mastite,
  • entorse, enflures, muscles et ligaments muscles malmenés, hernies,
  • hématomes, hémorragies internes et pulmonaires,
  • troubles digestifs, diarrhées, colites ulcéreuses, ulcères diabétiques, ulcères pytiques, ulcères gastriques et duodénaux, hémorroïdes, dysentrie…

On soigne les troubles de la peau  et on hâte la cicatrisation des plaies et fractures par l’activation de la régénerescence cellulaire avec des cataplasmes en externe. Pour l’usage interne, on se sert de la tisane (french tea), de la teinture ou de l’introduction alimentaire (voir chapître suivant).

Voici quelques façons de faire glanées dans les livres:

  • Hacher les feuilles fraîches, puis verser sur celles-ci de l’eau bouillante. Ou verser de la farine de feuilles de consoude dans  de l’eau bouillante pour obtenir une pâte épaisse. On enveloppe cette bouillie molle et verte dans de la gaze (double couche) ou charpie pour l’appliquer en la maintenant avec un bandage sur la partie à traiter. Ce procédé permet le relâchement de l’ allantoïne, tandis que la stérilisation est assurée. Les cataplasmes doivent être renouvelés toutes les trois heures à titre indicatif. Appliquer le cataplasme le plus chaud supportable.
  • Pour ne pas avoir à mettre de la gaze, préparer une pâte compacte en mélangeant moitié-moitié de l’amidon ou une substance amidonnée et de la farine de feuilles de consoude. Mélanger l’amidon dans de l’eau froide afin d’obtenir une pâte épaisse. Verser de l’eau bouillante afin d’obtenir une pâte un peu liquide. Y mixer immédiatement la farine de consoude  afin d’assécher l’ensemble à une consistance qui adhère à la peau, mais qui peut être enlevée sans laisser de trace. Appliquée sans gaze, directement sur la peau, cela permet de conserver la chaleur pendant assez long en étant assez leste.
  • 100 g de racines pelées dans 1/4 l d’eau en décoction 10-15 mn. Aplliquer de la même façon un minimum de 15 mn toutes les trois heures. La racine contient deux fois plus d’allantoïne et la Bocking 14 est la plus riche.

Pour les soins de la peau on utilise aussi l’infusion des feuilles pour le bain. Des masques peuvent être réalisés en s’inspirant des cataplasmes.

Suivant le cas, on utilise l’infusion prolongée des racines, par exemple dans le traitement des brûlures et des crevasses du mamelon. On l’associe parfois à d’autres plantes comme l’aloe vera.. Toutes les variations sur le thème sont permises et ont été utilisées.

La recette traditionnelle du thé de consoude, qui est en fait une infusion (ou une décoction), s’obtient avec 6 grandes feuilles par litre d’eau. Laisser refroidir et filtrer. Le thé se conserverait  une semaine dans un bocal hermétique au frais. On en boit 2 à 3 tasses par jour (matin et soir). C’est le remède des usages internes tant décrié, mais qui a aidé un nombre incommensurable de personnes depuis  deux millénaires au moins. La décoction ne permet pas une extraction supplémentaire d’allantoïne. Seule la teinture alcoolique permet une extraction double. Remplacer la tisane par 2 à 4 ml de teinture. Les tiges, nervures contiennent plus d’allantoïne que les limbes.  Le thé peut être réalisé avec des feuilles fraîches ou séchées. Pour 4 tasses (600ml) utiliser 2 à 4 cuillerées à thé bien tassées (4 à 8 g.)La consoude est souvent utilisée en mélange et les amateurs anglais l’ont tout simplement associée à leur thé national, ce qui est, paraît-il, un mélange heureux et apprécié.

Le jus frais extrait avec un appareil se conserve 2 jours au plus. Ce dernier est plutôt utilisé pour soulager certaines douleurs arthritiques et semble amener un relâchement musculaire. (arthrite, goutte, arthrose, articulations douloureuses, névralgies musculaires, crampes, asthme). Une manière plus simple consiste à mixer des feuilles dans un peu d’eau, puis filtrer.

Elle a une action sur le système nerveux central et procure un sentiment de bien être et de relaxation propre à soulager les tensions.

Elle est utilisée en cas d’asthme.

La consoude est également adoucissante, émolliante, expectorante, propre à calmer la toux. On l’a utilisée pour les refroidissements et congestions pulmonaires,bronchites, pneumonies, pleurésies, emphysème, tuberculose.

Utilisée pour les désordres glandulaires, elle régularise le taux de sucre.

Elle aurait  une action anticancéreuse: Le Dr Charles Mac Allister reporte des guérisons foudroyantes de sarcome grâce au cataplasme de racines.

Par ailleurs elle purifie le sang, aide les anémiés et soigne les troubles des reins, du foie, de la bile et est indiquée pour les thrombo-phlébites.

J’allais oublier les propriétés rafraîchissantes, toniques (en cas de fatigue) et laxatives!

La vitamine B12 se trouve habituellement fournie par la flore intestinale mais se trouve également dans le sol grâce aux bactéries, levures et autres champignons. S’il fallait nourrir un individu carencé, il lui faudrait ingurgiter près de 2 kg de consoude par jour… Les végétariens qui seraient sujets à des carences (inflammations de la langue) l’ont utilisé en complément alimentaire. La vitamine B12 se concentrerait surtout dans les sommités fleuries.

La consoude est (était) commercialisée sous forme de racines ou feuilles séchées, poudre de racine, farine de feuilles, gélules, en teinture, pommades, baumes et lotions. .. Elle rentre dans la composition de spécialités cosmétiques et phytothérapeutiques.

L’usage des baumes s’ils sont de fabrication maison ne peuvent pas toujours être conservés longtemps. La casse des protéines, puis des développements bactériologiques peuvent s’en suivre. A ne pas utiliser sur des plaies.

Comme excipient, on a utilisé du saindoux , mais de l’huile d’olive mélangée avec de la cire d’abeille donne une agréable consistance (300 à 350 g de racines pour 1 litre d’huile). Une petite cuiller de teinture de benjoin (pharmacie) peut être ajoué pour parfumer et surtout éviter le rancissement. Ou alors on peut réaliser une espèce de baume du tigre en y ajoutant des huilles essentielles (camphre, eucalyptus, menthe, romarin, thym, clou de girofle, …)

En chauffant les racines fraiches, ont obtient une boule gluante très consistante et impossible à diluer si l’on remue. Couper Les racines en petites rondelles fines (couteau économe) et ne pas remuer. Laisser refroidir et réchauffer le lendemain pour enlever les racines.

Cet inventaire non exhaustif est donné à titre indicatif pour permettre un aperçu de la diversité des vertus attribuées à la consoude et ne peuvent engager ma responsabilité, l’homme de l’art étant le seul apte à prescrire. Il faut cependant comprendre que tout remède, aussi naturel qu’il soit, ne réglera définitivement aucun désordre si l’on ne redresse pas la cause profonde du mal (souvent une cause alimentaire ou psychologique).

Les vertus thérapeutiques ne se sont limitées à l’homme, mais ont été largement utilisées dans l’élevage et pour les animaux domestiques comme les chiens…

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LA CONSOUDE ET SES USAGES ALIMENTAIRES

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

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La consommation humaine de la consoude (jeunes pousses, racines) est possible, mais non traditionnelle (pain, potage…) De plus, ce mets n’est pas, paraît-il, une merveille de la gastronomie! Quoique les amateurs ne manquent pas à en croire la littérature américaine, et leur imagination est fertile. La consoude a été recherchée par les végétaliens carencés en vitamine B12 (langue enflammée) qui est généralement fournie par les oeufs, laitages, viande. Ces consommations ont plus souvent une connotation thérapeutique que gastronomique.  Je veux bien l’avis des cuisiniers.

Les feuilles ont été utilisées comme des épinards, additionnées éventuellemnt de lait, oignons, pommes de terre et oeufs.

Ont peut les faire revenir dans la graisse, mais on peut aussi simplement les faire frire directement dans une poêle après les avoir rincées.(10 mn sur feu doux et avec couvercle). Le goût rappelle l’endive et l’asperge.

Les beignets de feuilles sont appelées « soles végétales » en raison de leur forme et paraît-il de leur goût.

La ciboulette des omelettes peut être remplacée par des feuilles finement hachées.

La consoude donnerait un goût exquis aux quiches.

Dans les soupes ont peut associer entre autres feuilles de consoude et d’ortie desquelles on aura enlevé les tiges.

En gratin, alterner des couches de riz, de consoude étuvée et de fromage.

Le soufflé à la consoude se prépare avec des feuilles étuvées ou de la farine de consoude.

La farine de consoude a été commercialisée, et ajoutée partout où c’est possible (ex:  parfumer les cakes). Cette farine est rajoutée au dernier moment, car elle a tendance à prendre, avec de l’eau très chaude, une consistance épaisse, gluante et peu appétissante.

Les pousses blanchies sont utilisées comme des asperges.

Un chutney de racines se confectionne avec des pommes, de la purée de tomate, du vinaigre de cidre.

La racine pelée peut se retrouver dans la marmelade, la soupe  et sa farine se prête à tout …

On peut confectionner des vins de consoude en faisant fermenter du thé de feuilles de consoude avec du sucre et du jus de citron.

Très populaire aux USA, paraît-il, fût cette boisson rafraichissante au goût assez neutre: mixer les feuilles dans de l’eau, puis tamiser.

Cette boisson était souvent coupée avec des mix de bananes ou d’autres fruits. Additionné à 25 % de vodka, une dame de Seattle inventa le Vodfrey!

La racines sont parfois torréfiées avec celles de la chicorée pour le substitut de café.

Les curieux trouveront dans certains livres végétariens récents ou anciens l’une ou l’autre recette complémentaire si l’eau ne vous est pas encore venue à la bouche…

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CALAMUS

Posté par eurekasophie le 19 mars 2009

Comment lire une taxobox Calamus
Palmier rotin
Palmier rotin
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Ordre Arecales
Famille Arecaceae
Genre
Calamus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Arecales
Famille Arecaceae
Espèces de rang inférieur

Nom : Calamus

Nom scientifique : Acorus calamus

Autres noms : Acore vrai, roseau aromatique, jonc odorant, roseau odorant, calamus aromatique, acore odorant.

Résumé :

Description : Il s’agit d’une herbacée semblable au jonc aquatique. Il est constitué de grandes feuilles allongées et aplaties, en forme d’épée (1 mètre).

Habitat et culture : Il pousse dans les régions chaude et tempérées des deux hémisphères. Probablement d’origine indienne, le calamus pousse plutôt dans les sols humides et les fossés. On peut le cultiver en automne ou au début du printemps, en divisant les bouquets pour les replanter dans de l’eau peu profonde. les racines sont ramassée au printemps, lavées, débarassées des fibres et séchées avec à faible chaleur.

Parties utilisées : Racine.

Constituants : Huiles essentielles, sesquiterpènes, asarone et beta-Asarone, saponines, acorine.

Historique : Le calamus a partout était utilisé dans le monde, en Inde, en Egypte, en Europe et en Amérique du Nord. Il se pourrait d’ailleurs que les Indiens du Nord-Ouest du Canada en chiquent le rhizome pour ses propriétés psychotropes.

Usages : En Ayurveda (médecine indienne), on considère le calamus comme une plante regénérante pour le cerveau et le système nerveux. Les Cree l’utilisaient en tant que remède anti-fatigue. En Egypte et en Inde, le calamus est considéré comme aphrodisiaque depuis au moins 2500 ans. En Europe on la recherche surtout pour son action stimulante du système digestif (crampes d’estomac, coliques, ballonements…).

Effets : Favorise l’expulsion des gaz, soulage les contractions musculaires, antispasmodique, active la transpiration, stimulant, tonique, diurétique, favorise la sécrétion des endorphines, favorise les règles, fébrifuge

Mise en garde : A forte dose : aphrodisiaque, induit des sueurs, il peut devenir hallucinogène à très forte dose.

Préparation : Le calamus peut-être mâché, pris en infusion (1 cuillerée à café pour une tasse d’eau à raison de 3x / jour )ou laissée macérée dans l’eau du bain (propriétés aphrodisiaque) .

L’usage de plante médicinale n’est recommandée qu’avec avis professionnel et personnalisé.

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CARVI

Posté par eurekasophie le 18 mars 2009

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Comment lire une taxobox Carvi
Carum carvi
Carum carvi
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Apiales
Famille Apiaceae
Genre Carum
Nom binominal
Carum carvi
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Apiales
Famille Apiaceae

Carum ferait référence à la Carie, non pas la dentaire, mais la grecque, c’est-à-dire cette colonie d’Asie Mineure où la plante était abondante. Carvi viendrait de karâwiyâ, mot d’origine arabe signifiant « racine à sucre ».

Bien sûr que ça se mange!

Vieux comme le monde, puisqu’on en a retrouvé des traces sur des sites préhistoriques, le carvi est surtout populaire dans les cuisines d’Allemagne ainsi que dans celles d’Europe de l’Est et du Nord. Il est plutôt mal aimé ailleurs et c’est dommage, car il s’agit d’une plante « condimentaire » très polyvalente qui rehausse la saveur de nombreux aliments tout en les rendant plus digestes.

Ce qui n’empêche pas l’industrie alimentaire d’en faire largement emploi, particulièrement dans certains fromages (le Munster, notamment) et certains alcools (le kummel, apprécié pour ses propriétés digestives) ainsi que dans les pains et les gâteaux. Le pumpernickel, ce pain noir fait de seigle broyé et contenant tout le son du grain, est souvent aromatisé au carvi. En passant, le pumpernickel aurait été créé à Usnabrück lors de la tristement célèbre famine de 1400 par un boulanger du nom de Nikolaus. On croit que « Pumper » est une onomatopée évoquant l’action de la levure tandis que « nickel » serait une abréviation du prénom du boulanger.

Les graines de carvi s’entendent particulièrement bien avec les pommes de terre, le chou sous toutes ses formes, les carottes, les betteraves (voir notre recette dans Documents associés) et les champignons ainsi qu’avec les saucisses et les viandes grasses (mouton, porc, canard, oie). Les jeunes feuilles et la racine se consomment également. Finement ciselées, les premières agrémenteront une salade, une soupe ou un ragoût, tandis que la seconde se mangera en légume, comme la carotte, le navet ou le panais. On rapporte aussi que les Woods Cree de la Saskatchewan auraient employé les graines pour assaisonner la bannique.

On connaît au moins deux autres espèces alimentaires de Carum, soit le Carum roxburgianum (ajmud, en hindi), dont la graine est prisée par les Indiens dans les chutneys, les currys et les marinades, et le Carum copticum (ajowan, en hindi), qui sert aux mêmes usages ainsi que pour la préparation de confiseries et de boissons. Toutefois, ces espèces n’étant pas indigènes chez nous, elles devront être cultivées.

Et ça soigne quoi?

En dehors d’appartenir tous trois au règne végétal, les haricots secs, le chou et l’oignon cuits ont en commun de provoquer des émois intestinaux dont la magnitude est plus ou moins importante selon les individus. Cela va de la simple expulsion venteuse, tout à fait inodore et insonore, à la pétarade tonitruante aux effluves soufrés… et souffrants, en passant par la détestable « vesse » (il paraît que c’est le terme exact pour désigner les gaz silencieux qui répandent une mauvaise odeur. Les fuses, quoi!).

Pour contrer ces effets hautement indésirables, le carvi n’a pas son pareil. Stimulant, antispasmodique et surtout carminatif, il soigne l’inappétence, les dyspepsies nerveuses, les spasmes gastriques, l’aérophagie, le météorisme et les parasites intestinaux. Le Dr Fritz Weiss affirme que c’est la plante carminative la plus fiable dont nous disposions.

On peut soit ajouter les graines directement aux mets coupables – comme par hasard, elles accompagnent particulièrement bien le chou et la choucroute -, soit en mastiquer quelques-unes à la fin du repas, soit en faire une infusion en prenant soin de les broyer d’abord dans un mortier ou un moulin à épices afin de libérer leur huile essentielle; dans ce dernier cas, on infusera pendant dix minutes 1 c. à thé de graines broyées par tasse d’eau.

Et puis rien n’interdit d’avoir toujours avec soi une réserve de graines, qu’on conservera dans une petite boîte de métal ou un flacon de verre, histoire de faire face aux urgences en toute sérénité et équanimité.

Assez doux pour être administré aux bébés, le carvi soulagera leurs douloureuses coliques. Préparez-le seul ou, mieux encore, en association avec la graine de fenouil, la fleur de camomille et la feuille de menthe poivrée, à raison de 25 g de chacune des quatre plantes. Infusez 1 c. à thé du mélange par tasse d’eau. Remplissez-en un biberon et laissez le bébé en boire à volonté.

Les deux autres espèces de Carum dont il a été question ci-dessus ont également des propriétés médicinales. Les graines de la première sont carminatives tandis que celles de la deuxième sont employées pour soigner le mal de gorge, la bronchite et la toux.

On le retrouve dans de nombreux alcools : l’aquavit, le gin, le schnaps, etc.

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LA CAROTTE

Posté par eurekasophie le 18 mars 2009

carotte.gifcarotte.gifLa carotte…carrément bon !carotte.gifcarotte.gif

HISTOIRE

La carotte est à la fois le nom de la plante potagère et celui de la racine que l’on consomme crue ou cuite. Elle serait originaire d’Asie Mineure, où elle poussait déjà à l’état sauvage il y a plus de 2 000 ans.
Les Grecs et les Romains reconnaissaient à la carotte une valeur thérapeutique (notamment pour l’acuité visuelle), mais ils ne l’appréciaient guère comme légume.
Jusqu’à la Renaissance, la carotte sauvage a une couleur blanchâtre, une peau assez coriace et un coeur fibreux. Elles n’apparaît jamais, comme toutes les « raves » (plantes cultivées pour leurs racines charnues comestibles), parmi les aliments nobles. Cependant, dès le Moyen Age c’est un légume très consommé, comme le panais, car peu coûteux.
Elle fut améliorée peu à peu, et des espèces cultivées furent vendues sur les marchés. Sa couleur orangée ne date que du milieu du 19ème siècle.
En avril arrivent les premières carottes nouvelles, rondes ou un peu allongées, cultivées en serres chauffées et vendues en botilllons avec les fanes. Ce sont soit les « grelots », tendres, sucrés et parfumés, soit la variété « Bellot », dont les carottes sont un peu moins fines.
De mai à juin, viennent les carottes du type « nantaise », longues ou demi-longues, croquantes, cultivées sous châssis.
Puis, de juin à octobre, viennent les carottes longues ou mi-longues, cultivées en plein terre, très bonnes si elles sont fraîchement cueillies.
Enfin d’octobre à mars, on trouve les carottes longues et parfois grosses, de saveur moyenne, conservées en terre ou en chambre froide.
Les carottes primeurs proviennent surtout des Landes et du Val de Loire, et les carottes de garde ou de saison sont essentiellement produites dans l’Ouest de la France.
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BIENFAITS

Comment lire une taxobox Carotte
Daucus Carota
Daucus Carota
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Apiales
Famille Apiaceae
Genre Daucus
Nom binominal
Daucus carota

Comme tous les fruits et légumes riches en fibres et en vitamines, la carotte joue un rôle bénéfique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et l’apparition de certains cancers.

Valeurs nutritionnelles
pour 100 g

Protides 0,8 g
Glucides 6,7 g
Lipides 0,3 g
Calories 33 kcal

La caractéristique essentielle de la carotte est sa grande richesse en provitamine A (nommée carotène). Plus les carottes sont colorées, plus elles sont riches en carotène. Cette substance antioxydante s’oppose à l’agression des radicaux libres qui se forment lors du vieillissement des cellules. Elle freine également l’évolution de l’athérosclérose, et intervient dans les mécanismes qui stimulent l’immunité. La carotte contient également un peu de vitamine C (7/100 g). Il est préférable de manger les carottes crues ou de les cuire rapidement à l’autocuiseur pour limiter sa perte.

Autre atout, l’apport énergétique de la carotte est modéré (33 kcal/100g), comme celui de la plupart des légumes racines, et son apport minéral est globalement important : potassium, calcium, magnésium, fer…

La carotte, riche en fibres particulièrement bien acceptées, est bonne pour réguler le transit intestinal et lutter contre la tendance à la constipation. Paradoxalement, la soupe ou purée de carottes est aussi efficace contre la diarrhée, car ses fibres possèdent un fort pouvoir de rétention d’eau.
Enfin, selon une étude réalisée aux Etats-Unis, la consommation quotidienne de 200 g de carottes crues peut faire chuter de 11 % le taux du cholestérol. On attribue aux fibres de la carotte (et en particulier aux pectines, qui ont une action « séquestrante » sur les sels biliaires et les acides gras), cet effet bénéfique

DEGUSTATION

Choisissez les carottes fraîches : d’une couleur intense, avec des feuilles vigoureuses et vertes quand elles sont vendues en botte avec leurs fanes. Conservez les carottes primeurs (plus fragiles) deux jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur. Les autres peuvent se garder facilement une semaine au même endroit. Les carottes légèrement grattées et blanchies trois minutes dans l’eau bouillante, supportent très bien la congélation. Préparez les carottes en les grattant, plutôt qu’en les épluchant (car ses vitamines se trouvent sous la peau) et en les lavant bien sous un jet d’eau, sans les laisser tremper. Les carottes se détaillent de diverses façons selon leur mode de préparation : rondelles, julienne (bâtonnets), en brunoise (dés)… Et bien sûr râpées : dans ce cas, assaisonnez-les au dernier moment ou mettez du jus de citron pour éviter qu’elles ne noircissent.
Les carottes nouvelles sont délicieuses à la crème, aux fines herbes, glacées, Vichy (en rondelles, cuites à l’eau avec du sucre) et en jardinière.
Les carottes s’accommodent aussi en potages, purée, tartes, potées… Elles servent de garniture à des plats mijotés. Enfin, les fanes des carottes sont parfaites pour aromatiser les soupes.

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La centaurée

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

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Comment lire une taxobox Centaurée des montagnes
Centaurea montana
Centaurea montana
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Centaurea
Nom binominal
Centaurea montana
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

                                                        

 

Appelée aussi bleuet, Bluebottle, Cornflower, Bachelor’s Button, Barbeau, Casse lunettes, Aubifoin, Bouffain (Moyen-Age), herbe de St Zacharie (d’après Fournier ).

Il s’agit d’une plante originaire du Proche-Orient (d’autres sources mentionnent l’Europe), qui pousse abondamment dans les jardins et qui s’est répandue dans la nature. Plante annuelle ou bisanuelle à tige rameuse, à feuilles basales disposées en rosettes et à fleurs bleu ciel en été (90 cm de haut). Fréquemment observée le long des routes. Les fleurs sont récoltées juste après leur éclosion.

On utilise les fleurs, les graines et les feuilles. Elle contient des flavanoĩdes, cnicine, un amer, anthocyanosides et composés acytyléniques.

Les vertus médicinales de la centaurée bleue furent mentionnées pour la première fois au XIIe siècle par saint Hidelgrade de Bingen. L’herboriste Pierandrea Mattioli (1501-1577) recommanda la plante en s’appuyant sur la doctrine des signatures, selon laquelle l’apparence extérieure d’une plante indiquait ses applications thérapeutiques. La couleur bleue de la fleur symbolisait les yeux sains : la plante servit donc de remède contre les affections oculaires. En France, la centaurée bleue est appelée pour cette raison « casse-lunette ».

Les pétales possèdent une action fortifiante, amère et stimulante : ils facilitent la digestion, renforcent l’activité du foie et la résistance à l’infection. Les graines servent de laxatif léger chez l’enfant. Les feuilles, en décoction, soulagent les douleurs rhumatismales. Elle serait également anti-inflammatoire.

 Partie utilisée : les fleurs. Action : légèrement astringent et anti-inflammatoire ; serait également diurétique. Utilisation : en usage externe surtout en ophtalmologie ; en interne pour augmenter la diurèse (en infusion par exemple) ; rentre dans la composition de tisanes (vendues comme spécialités). En parapharmacie : préventif de l’inflammation oculaire (!!!) ou rectificatif de la nuance des cheveux blancs ( shampooings). En Angleterre, on se sert des pigments des fleurs pour colorer l’encre, les peintures et même les préparations médicinales.

 LA CENTAUREE  

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