LE BUIS

Posté par eurekasophie le 13 novembre 2008

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 Ce sont les branches de buis que l’on fait bénir le dimanche des Rameaux.

Tout le monde connaît cet arbuste aux feuilles toujours vertes, qui peuplent en vastes colonies enchevêtrées les coteaux secs et les sous-bois clairs; chaque pied peut atteindre 5 à 6 mètres de hauteur, et vivre six ou sept cents ans!! Le buis, dont on se sert peut faire de grosses haies vives, possède un bois très dur, une écorce lisse et grise, des feuilles ovales, brillantes et coriaces, et de petites fleurs verdâtres. Ses fruits, en capsules ovoïdes à trois cornes, sont caractéristiques.

C’est un précieux compagnon pour le phytothérapeute, mais c’est aussi un redoutable individu végétal: une substance (buxine), qu’il contient dans toutes ses parties, constitue un poison assez dangereux. N’usez jamais du buis qu’en respectant strictement les doses. Cela dit, le bois, l’écorce et les feuilles du végétal étaient déjà utilisées au XIIème siècle, comme elles le sot aujourd’hui, en tant que dépuratifs, pour activer la sueur et faire tomber la fièvre; il est recommandé contre les accès de paludisme lorsque la quinine n’agit pas bien, et contre toutes les fièvres rebelles: non seulement ce remède fait disparaître les symptômes ( la fièvre elle-même), mais le buis, en épurant le sang, s’attaque vigoureusement aux causes profondes de la maladie. Il redonne du tonus au malade, et lui permet de résister victorieusement à l’attaque des germes infectieux.

Récolte

Coupez le bois, prenez l’écorce et cueillez les feuilles du buis juste avant la floraison, c’est-à-dire en mars-avril, selon les régions. Utilisez-les immédiatement, ou faites-les sécher à l’ombre. Ne choisissez, pour votre récolte, que des arbustes ayant poussé loin des villes, c’est-à-dire loin des sources de pollution de notre univers de fumées et de poisons en tous genres.

Préparation et emploi

Infusion

d’écorce, de feuilles et de bois (dépurative): jetez 5 pincées de plante par litre d’eau. ( Une tasse par jour, pendant 3 jours.)

Décoction

( sudorifique et contre les fièvres) d’écorce et de feuilles: mêmes proportions, même doses que pour l’infusion.

Poudre

de feuilles séchées ( en cas de très fort accès de fièvre seulement): une petite pincée avec un peu de miel.

Bains de pieds et de mains

de râpure de bois ou de feuilles ( dépuratif, sudorifique, contre la fièvre) : comptez une petite poignée de plante par litre d’eau. ( Je vous recommande tout particulièrment cette recette parce que ses effets sont prompts, et parce qu’il n’y a pratiquement pas de danger à se tromper de doses.)

Nota: Si les bains de pieds et de mains n’ofrent que des avantages, par contre, les trois préparations précédentes sont difficilement supportables par l’estomac. Je vous conseille de n’y avoir recours qu’avec la plus grande prudence, à moins d’être suivi par quelqu’un de compétent.

 

 

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la bourse à pasteur

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Bourse à pasteur
Capsella bursa-pastoris

On dit qu’à la ceinture des bergers d’autrefois, pendait une bourse, vaguement triangulaire, qui était toujours plate, « because » les bergers étaient très pauvres, c’est bien connu. C’est à cause de la ressemblance des fruits de la plante à cette fameuse bourse qu’on lui a donné le nom de bourse-à-pasteur, plus rarement bourse à berger, ou encore mollette de berger.

D’ailleurs, il est intéressant d’observer qu’en français comme en anglais, le mot « pasteur » apparaît dans le nom de nombreuses plantes. Ainsi, on a l’horloge de pasteur, la boussole de pasteur, l’aiguille de pasteur, la pipe de pasteur, la massue de pasteur… On peut imaginer que toutes ces plantes ont fait office d’outils et d’instruments de fortune pour les pasteurs qui, six ou sept mois par année, vivaient loin de tout et devaient se débrouiller avec ce qu’ils trouvaient dans le milieu sauvage.

Son rôle dans l’équilibre écologique

Tout comme le plantain, la bourse-à-pasteur est l’une des premières plantes à coloniser une terre nue. Dans ce sens, elle contribue à réduire les effets de l’érosion résultant de l’action du vent ou de la pluie. Il faut la remercier pour cela d’autant plus qu’elle a une remarquable capacité d’adaptation aux sols de toute nature. Par contre, elle est dotée d’une prodigieuse fécondité – une seule plante peut mûrir 50 000 graines – ce qui, pour les jardiniers qui auront négligé de l’arracher au bon moment, représente des années et des années de lutte acharnée pour l’éradiquer du potager. Toutefois, peut-être se consoleront-ils de savoir que ses graines sont très appréciées des oiseaux. Il ne faut donc pas hésiter à ramasser la plante et à la faire sécher pour les récupérer et les mettre dans les mangeoires. L’hiver, à – 20 ° C, en pleine tempête, cela fait chaud au coeur de voir les minuscules mésanges manger tout leur content.

Les humains aussi en mangent?

En Europe, on a mangé les jeunes rosettes de feuilles, crues ou cuites, au printemps surtout. On les a également conservées par lactofermentation. Au Japon, elles constituent l’une des sept herbes printanières traditionnelles, hachées et cuites avec du riz et d’autres plantes sauvages. Un peu sucrées, les petites fleurs blanches peuvent s’ajouter aux salades. On peut également exprimer le suc de la plante fraîche et l’ajouter à un jus de légumes. Enfin, les petites graines possèdent une saveur piquante qui en fait un excellent condiment, tout à fait terroir.

Bien que la plante soit naturalisée depuis longtemps, les Amérindiens ne semblent pas l’avoir consommée dans le passé. Ainsi, c’est assez récemment que les Nlaka’pamux de la Colombie-Britannique la préparent en faisant tremper les feuilles toute la nuit pour les manger ensuite crues ou cuites à la manière des épinards. Voyez aussi notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la bourse-à-pasteur a servi à combattre le scorbut. De plus, elle serait un antiseptique urinaire et aurait la propriété de dissoudre les calculs aux reins. « Ici, au Canada, écrit-on dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, on l’emploie beaucoup pour les maladies de vessie, surtout des vieillards. »

Mais c’est pour ses propriétés hémostatiques qu’elle est le mieux connue. On l’a employée en Allemagne au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918) pour arrêter les hémorragies consécutives aux blessures. Pour les mêmes raisons, elle a servi à soigner les divers types d’hémorragies utérines qui touchent les jeunes filles à la puberté ou les femmes à la ménopause et soignerait les règles profuses et irrégulières. Tonique astringent, elle est réputée augmenter le tonus du muscle utérin, action qui serait d’ailleurs connue depuis l’Antiquité grecque. Varices, hémorroïdes, hémophilie, hématurie et hémoptysie bénéficieraient également de son activité hémostatique.

Toutefois, ses propriétés hémostatiques sont controversées, particulièrement en ce qui a trait aux hémorragies utérines. On « se dispute » très fort à ce sujet dans certains cercles médicaux allemands, faisant parfois usage, raconte-t-on, d’épithètes fort disgracieuses. C’est que l’efficacité de la plante peut varier considérablement selon les lots. Certains croient que c’est parce que l’activité thérapeutique n’est pas attribuable à la plante elle-même, mais à un champignon qui vivrait en symbiose avec elle. Seules seraient efficaces les plantes portant le champignon. Cependant, bien qu’élégante, cette hypothèse n’a pas été démontrée. Une autre hypothèse, plus vraisemblable, est que les composés actifs de la plante s’altèrent rapidement une fois qu’on l’a récoltée. D’où la recommandation traditionnelle, séculaire, de l’employer uniquement fraîche, que ce soit en infusion ou en teinture, chose relativement facile, car elle se récolte pratiquement tout au long de la saison.

À cause de ses propriétés astringentes, on l’a aussi employée contre la diarrhée. On lui attribue en outre le pouvoir de stimuler la circulation et d’abaisser la pression sanguine. De plus, elle serait utile contre l’épilepsie et certaines affections nerveuses. Pour leur part, les Chinois assurent que les graines améliorent la vision.

Préparations

On prépare l’infusion en faisant bouillir puis infuser 10 minutes 30 à 60 g de plante par litre d’eau. Prendre trois tasses par jour, entre les repas. La teinture se prépare en faisant macérer pendant 10 jours 350 g de plante fraîche dans un litre d’alcool à 45 %. Prendre 15 à 20 gouttes, 2 ou 3 fois par jour.

Par voie externe, on peut appliquer la plante fraîche sur les plaies, particulièrement sur les coupures qui saignent abondamment. De même, on arrêtera un saignement de nez en plaçant dans la narine un morceau d’ouate imbibé du suc de la plante.

Êtes-vous du type « bourse-à-pasteur »?

Selon la tradition hygiéniste allemande, il existe un type de femme « bourse-à-pasteur », comme il y a un type de femme « achillée millefeuille », «camomille» ou « alchémille ». La femme « bourse-à-pasteur » est peu compliquée, optimiste, pleine de vie et d’enthousiasme; de plus, elle possède une extraordinaire aptitude à récupérer rapidement après une maladie. Utile à toutes les femmes (quel que soit leur type) épuisées par de nombreuses grossesses ou par les interminables veilles qu’imposent parfois la naissance et les premiers mois de la vie d’un enfant, la plante serait particulièrement bénéfique aux femmes « bourse-à-pasteur », car elle rehausserait leur faculté de récupération rapide et complète à la suite d’une période d’épuisement profond.

On la trouve où?

Considérée comme une des mauvaises herbes (Mauvaises? Non! tout au plus inopportunes et malvenues aux yeux de certains!) les plus répandues sur la terre, la bourse-à-pasteur pousse dans n’importe quel sol sous n’importe quel climat. On la trouvera dans les terrains vagues ou les clairières, sur le bord des chemins, le long des haies, à l’ombre comme au soleil, en plaine comme en montagne. Elle ne dédaigne pas non plus les fentes des trottoirs. On récolte ses parties aériennes lorsqu’elle est en fleur.

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La bourrache

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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Bourrache officinale
Borago officinalis

 

La bourrache

(Borago officinalis – borage) est une plante annuelle de la famille des borraginacées comme la consoude, le myosotis et la vipérine. Elle est originaire de l’ouest de la méditerrannée mais naturalisée à plusieurs endroits en Europe et en Amérique, dont ici même au Québec.

Description

La bourrache a l’aspect d’un buisson. Elle atteint de 20 à 60 cm de hauteur habituellement mais peut croître jusqu’à 90 cm de hauteur en sol riche.

Les feuilles gris-vert de la bourrache sont épaisses et hérissées de poils. Elles sont ovales à oblongues, celles de la base formant une rosette et les autres alternant sur la tige principale et les branches. La tige ronde est pubescente et vide au centre.

Les fleurs en forme d’étoile possèdent une corolle bleue à mauve, parfois même rose ou blanche, avec un cône noir à brun foncé qui prolonge les étamines. Les fleurs forment des grappes pendantes.

CULTURE

Conditions propices

La bourrache croît bien dans la plupart des types de sols et peut se contenter des sols pauvres et secs. Un sol léger et bien drainé est préférable. Le pH doit se situer entre 4.8 et 8.3. L’exposition des plants peut être en plein soleil ou en demi-ombre.

Propagation

La bourrache se propage par semis bien que la division racinaire soit possible. On plante les graines tôt au printemps en sol chaud en groupe de trois dans des trous de 2,5 cm de profondeur et à tous les 30 à 60 cm en rangées, en rangs espacés de 45 cm. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, on les éclaircit de façon à ne garder que les meilleurs. Avec 28 grammes (1 once) de graines de bourrache, on peut semer un rang de 150 mètres.

La bourrache prend environ 8 semaines à fleurir. Une plantation en mai donnera des fleurs en août et continuera à fleurir jusqu’au premier gel après quoi les fleurs se transformeront en une masse noire.

La bourrache produit des graines facilement et donc se propage d’elle-même. Elle développe une racine forte, ce qui la rend difficile à transplanter. Il est donc conseillé, pour un jardin, de planter la bourrache en bordure ou en un point central, de toute façon dans un endroit permanent où son envahissement ne gênera pas. C’est une plante idéale pour une prairie-pelouse ou un coin un peu sauvage.

Les plante compagnes recommandées avec la bourrache sont le fraisier et les choux.

Récolte

La récolte des feuilles se fait de préférence avant que les fleurs n’apparaissent. A ce stade, elles sont tendres et parfumées. En fait, on peut commencer à récolter les feuilles dès que les plants ont atteint 5 cm de hauteur.

La récolte des fleurs se fait dès le début de la floraison. On peut faire deux à trois récoltes successives ou faire des semis successifs. Attention aux abeilles qui sont nombreuses à butiner sur la bourrache! En année pluvieuse, l’arôme des fleurs est beaucoup moins prononcé.

Séchage

Un séchage rapide à l’ombre, à l’air et à chaleur modérée (entre 18 et 35C) est préférable pour les feuilles et les fleurs de la bourrache. Il est important de les disposer en couches minces sur les séchoirs et de s’assurer que les feuilles ne sont pas superposées, ce qui empêcherait la circulation de l’air. Si la circulation de l’air n’est pas bonne, la bourrache a tendance à devenir brune ou noire. Pour de petites quantités de fleurs à sécher, il est préférable d’enlever les feuilles. On peut conserver la bourrache séchée en sac de jute en entrepôt chauffé.

UTILISATIONS

Utilisations alimentaires

Les feuilles, les tiges et les fleurs de la bourrache sont utilisés en alimentation.

Les feuilles fraîchement cueillies ont un goût de concombre. Elles sont:

  • - ajoutées aux salades (avec le cresson et le pissenlit par exemple) et aux sandwichs;
  • - utilisées comme herbe fine pour les sauces accompagnant les viandes, les ragoûts, dans les soupes aux pois, dans les omelettes, dans la panure de poisson et les marinades;
  • - bouillies, elles rappellent l’épinard et leurs pilosités disparaissent.
  • Les fleurs sont mangées en salade, mises en conserve, utilisées en confiserie, en sirop ou comme garniture sur les pâtisseries. Elles sont utilisées aussi pour colorer en bleu ou décorer le vinaigre, les alcools et les jus de fruits. Pour n’avoir que la corolle, on prend délicatement la tige de la fleur derrière les sépales, puis on pince et tire les anthères. Toute la corolle quittera alors son piédestal.

    Les fleurs et les feuilles sont infusées ou ajoutées dans la préparation de boissons rafraîchissantes telles que punch ou jus de fruits. Une boisson agréable consiste à prendre une poignée de feuilles fraîches et les laisser tremper dans un litre d’eau avec quelques feuilles de menthe.

    Les tiges séchées sont utilisées pour parfumer les boissons comme le negus et le claret.

    Utilisations médicinales

    Les feuilles de la bourrache, particulièrement lorsqu’elles sont fraîches, sont riches en mucilage, en calcium et en nitrate de potasse (salpêtre). La plante contient jusqu’à 3% de tannins et 30% de mucilage. On lui reconnaît les propriétés suivantes:

  • Lactagogue: La bourrache est utilisée pour accroître la quantité de lait des mères qui allaitent. Plutôt que les feuilles, les Argentins utilisent les graines broyées et ajoutées à du vin blanc comme lactagogue.
  • Pectorale: La bourrache combat les affections pulmonaires telles que les bronchites. Elle est aussi indiquée dans les cas de jaunisse et de maladie du foie et les troubles des reins.
  • Tonique: Selon les anciens Grecs et Celtes, la bourrache rend joyeux et redonne courage aux guerriers. Elle est conseillée pour revigorer les convalescents. Il est prouvé que la bourrache stimule les glandes adrénales. Elle sert aussi à purifier le sang et tonifier le système nerveux ce qui est utile contre l’hystérie et les palpitations cardiaques.
  • Sudorifique, fébrifuge, diurétique et laxative: L’infusion de bourrache augmente la transpiration et la décoction permet de réduire la fièvre. On l’emploie pour aider aux éliminations: rhume, bronchite, rhumatisme, éliminations des chlorures.
  • Émolliente: Le mucilage que contient la bourrache lui donne des propriétés émollientes, adoucissantes, rafraîchissantes qui en font un calmant pour la toux. Elle est indiquée aussi dans les cas de péritonite et pleurésie pour son action calmante et anti-inflammatoire. On fait un cataplasme de bourrache en grattant les poils sur les feuilles et en appliquant sur les inflammations. Ce cataplasme serait bon contre les varrices. Les feuilles macérées sont utilisées au Liban sur les coupures et l’eczéma. Le contact avec les feuilles fraîches peut provoquer une dermatite chez les personnes sensibles. Les cendres de la plante sont aussi utilisées en gargarisme ou mélangées avec de la mélasse pour soigner les maux de gorge.
  • L’utilisation prolongée de la bourrache n’est pas conseillée. En infusion, on prend 1 c. à thé de fleurs séchées ou 2 à 3 c. à thé de feuilles séchées dans 1/2 tasse d’eau pour 5 minutes OU 20 à 40 g de fleurs séchées par litre d’eau bouillante, 3-4 tasses/jour.

    En décoction: 40-50 g de fleurs+tiges+feuilles par litre d’eau.

    Utilisations agricoles et horticoles

    La bourrache est très attirante pour les abeilles. Elle donne un miel de couleur claire.

    Le bleu de ses fleurs est très apprécié en horticulture ornementale. Il s’agit d’une bonne plante pour la croissance en pot car, en pleine terre, elle peut être très compétitive à cause de son feuillage qui fait de l’ombre et de sa racine puissante. Sa combinaison avec des alysses et des aubergines donne un résultat esthétique intéressant.

    En production animale, la bourrache est utilisée comme tonique.

    Comme engrais vert, la bourrache serait intéressante, ne serait-ce du coût de la semence. Sa racine s’enfonce profondément et ses feuilles riches en salpêtre (nitrate de potassium) fournissent des minéraux facilement disponibles.

    Dans la lutte contre les ravageurs, il semblerait que la bourrache repousse les pucerons selon certaines sources populaires. Par ailleurs, des études scientifiques ont démontré que des extraits à l’éthanol ou à l’eau de bourrache n’avait pas d’effet sur les moustiques et le scarabée japonais, bien que ce dernier n’attaque pas la bourrache.

    La bourrache a des propriétés anti-fongiques prouvées, entre autres contre la moisissure grise (Fansworth et al., 1968), d’où sans doute son indication comme plante-compagne du fraisier

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    La bourdaine

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    Bourdaine
    Frangula dodonei

    PHYTOTHÉRAPIE


    SPHÈRE DIGESTIVE
    Nom courant : BOURDAINE Nom latin : Rhamnus frangula
    (Frangula alnus)
    Autres Noms : Nerprun bourdaine, bourgène

    Famille : Rhamnacées
    bois noir, puène, pastel lourd
    Autres domaines : Spécifique : Pancréas/Intestin

    Principales propriétés :
    La bourdaine est une plante utilisée essentiellement pour ses propriétés laxatives, elle ne doit pas être pre- scrite sèche et en cas de fragilité intestinale (irritation) ajouter de la racine de guimauve.
    Étymologie : Rhamnus vient de ramnos qui est le nom grec de la bourdaine ; frangula vient de frangere mot latin signifiant : casser, en effet, les rameaux cassent facilement.Description : Arbuste qui peut atteindre 5 à 6 m de haut dont l’écorce, et en particulier celle des rameaux, est couverte de petites taches blanches appelées lenticelles. Les feuilles sont arrondies à la base. Les fleurs sont blanches, roses ou verdâtres et le fruit est une petite drupe noire rappelant la myrtille.

    Habitat : Toute l’Europe. Fréquente dans les haies, les taillis, les bord de l’eau et les marécages

    Parties utilisées : La seconde écorce (l’aubier) sur des rameaux d’au moins 3 ans d’âge.

    Constituants : Matières minérales
    Anthraquinones (dont la fraguline, laxatif irritant)

    Propriétés : Écorce fraîche
    Émétique puissant (favorise le vomissement)

    Écorce sèche
    Laxatif+++
    Cholagogue +
    Purgatif
    Vermifuge +++
    Antifongique
    (aspergillose)
    Aspergillose. Maladie causée par le développement d’un champignon, Aspergillus fumigatus, dans l’organisme de l’homme et des animaux. Elle se présente généralement chez l’homme sous la forme d’une affection pulmonaire avec hémoptysies (pseudo-tuberculose aspergillaire) ou de lésions cutanées (érythème, pustules, ulcérations, tumeurs sous-cutanées, fistulisées).

    Indications :
    Constipation (origine intestinale) +++
    Insuffisance hépato-biliaire (en association) ++
    Intoxication aiguë
    (en tant que purgatif, vomitif, écorce fraîche)
    Virus de l’herpès ++
    Maladie de la rate
    (grosse rate hématologique, problèmes sur les lignées sanguines, lymphocytes)

    Posologie : Interne
    - décoction :
    - Pour un déblocage ponctuel : entre 5 et 10 g pour un demi litre d’eau, faire bouillir 10 minutes et laisser macérer très longtemps (toute la nuit) et boire par petit verre, espacé tous les 1/4 heure ou les 20 minutes, jusqu’à obtention du résultat souhaiter (mieux vaut rester à la maison).
    - Pour l’herpès : 5 g dans un demi litre d’eau avec de la guimauve (si pas de problème intestinal).
    - Poudre : 1 à 2 g à prendre en même que l’on mange sinon irritant.
    - T.M. : 40 gouttes 3 fois par jour maximum (amorce le travail contre la constipation). Voir Cascara sagrada

    Externe
    - T.M. : Compresses diluées (herpès labial)

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    Le bouillon blanc

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    NOMS COMMUNS :
    Molène, Herbe de saint Fiacre, Cierge de Notre-Dame, Bonhomme, Oreille de Saint-Cloud, Queue de Loup.

     

    CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
    iridoïdes, mucilages.

     

    PARTIES UTILISEES :
    la fleur et les feuilles.

    UN PEU D’HISTOIRE : Ses vertus sont connues de longue date. Dioscoride prescrivait ses racines dans les affections pulmonaires, Pline ses feuilles pour guérir les bronches des humains et les chevaux poussifs; sainte Hildegarde tenait la décoction de fleurs et feuilles pour un véritable spécifique de l’enrouement.Au Moyen Age, en dehors des utilisations qui sont restées courantes aujourd’hui, les médecins conseillaient le suc de bouillon-blanc pour la goutte et les hémorroïdes, cela après une curieuse préparation qui consistait à piler ensemble les feuilles et les fleurs, puis à les laisser pourrir dans une «tinette» de bois fermée hermétiquement avec du plâtre, récipient que l’on exposait au soleil ou que l’on enfouissait dans du fumier; au bout de trois mois de ce qu’on appelait une « digestion », on exprimait le suc qu’on conservait dans des flacons bien bouchés et qu’on appliquait sur les régions douloureuses. Les feuilles étaient également utilisées autrefois pour faire des mèches de lampe à huile, et l’épi floral pour chauffer le four des boulangers.

    DESCRIPTION :Le Bouillon blanc est une plante bisannuelle à racine pivotante, fibreuse et blanchâtre. Sa tige très haute, de 1 à 2 mètres, est droite, effilée, simple, très cotonneuse, elle porte des feuilles grandes, ovales, crénelées, cotonneuses, vert blanchâtre. Les fleurs, grandes, jaunes, sont groupées en un long épi terminal très serré. Elles sont visibles de juin à septembre.

     

    CULTURE ET RÉCOLTE :Le Bouillon blanc est très répandu dans toute l’Europe. Pour sa culture, choisissez une terre légère et bien travaillée. Semez en pleine terre ou sous châssis, à l’automne. Dès le printemps, repiquez les plants à 60 centimètres les uns des autres. Récoltez les feuilles juste avant la floraison, les fleurs à leur complet épanouissement. Les unes comme les autres sont très délicates à sécher, prenez soin de les mettre dans des endroits secs et aérés en les retournant très souvent.

    USAGES : La présence de mucilages adoucissants et d’ harpagosides anti-inflammatoires permet aux fleurs de bouillon blanc d’être utilisées avec sucés dans les inflammations de la gorge et les trachéites. On retrouve aussi d’autres substances actives, dont l’aucuboside, qui sont antimicrobiennes et analgésiques et complètent l’action adoucissante des mucilages dans le traitement des inflammations des voies respiratoires (les six autres étant : le coquelicot, la mauve, la guimauve,  la violette, le tussilage et le pied de chat). Préparez les feuilles ou les fleurs en infusion, à raison d’une cuillerée à soupe  par tasse. Prenez soin de bien filtrer pour éliminer les poils irritants. Prenez-en deux ou trois tasses par jour.

    Décoction De fleurs (et éventuellement de feuilles) pour l’usage externe ( lavements, compresses, pansements, etc.): jetez une bonne poignée de plante (trois poignées de feuilles) dans un litre d’eau.

    Huile

    De fleurs : dans 1/2 litre d’huile d’olive ou d’amandes douces, faites macérer pendant une semaine deux poignées de fleurs sèches.


     

    INDICATIONS :

    - TOUX,
    - TRACHEITE,
    - INFLAMMATION DE LA GORGE,
    - BRONCHITES AIGUES ET CHRONIQUES.

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    Le bleuet…

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    Son nom

    Étroitement associé à la région du Lac Saint-Jean où il abonde, le mot « bleuet » – ou « beluet » ou « bluet » – a fini par signifier, un peu ironiquement, ses habitants, dont on dit qu’ils ont les mêmes caractéristiques que les petits fruits de la plante qu’il désigne : mi-sucrés, mi-aigres, très légèrement pâteux, mais avec un fabuleux potentiel créatif…

    Pour les Français, le mot est l’un des noms populaires d’une autre plante, la centaurée bleue, ce qui peut entraîner une certaine confusion dans la mesure où les deux plantes ont une action médicinale. D’où l’importance d’identifier les plantes par leur nom latin, n’est-ce pas? Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides, donc.

    On pense que ce nom vient du latin médiéval vaccinus, vaccinas, qui veut dire « vache », mais aucune explication ne nous est donnée quant aux raisons de cette association. Est-ce parce qu’en Europe, les bleuetières ont déjà servi de pâturages aux vaches? En tout cas, chose certaine, dans nos bleuetières à nous, on a beaucoup plus de chances de rencontrer un ours brun, du genre hypoglycémique et mal luné, qu’un bovidé au regard placide. À surveiller de près.

    Son rôle dans l’équilibre écologique

    Comme la majorité des plantes de la grande famille des éricacées (à laquelle appartiennent également le rhododendron, le thé du Labrador et le thé des bois), le bleuet vit dans la taïga et les tourbières où cette famille forme la masse de la végétation. Ils sont des millions d’individus à occuper ces milieux ingrats, peu attrayants pour les autres plantes. En plus de partager le même habitat, toutes ces espèces ont en commun d’être riches en tanin et de vivre en symbiose avec des champignons, le rhizoctone étant celui qui cohabite avec le bleuet et les autres Vaccinium. Fascinant, n’est-ce pas, que ce champignon soit si agréable au bleuet tandis qu’il est réputé détruire les racines de diverses plantes potagères et fourragères, dont l’asperge, la luzerne, le sainfoin et le trèfle!

    Et ça se mange?

    Question absurde s’il en est car qui, enfant, n’a pas passé au moins quelques heures à ramasser les petites baies bleu noir et à s’en barbouiller le visage de contentement?

    D’ailleurs, s’il y a une baie que les Amérindiens ont consommée en grande quantité et ont préparée d’innombrables façons, c’est bien le bleuet. Les Saulteux le faisaient cuire avec du maïs durant l’hiver ou le faisaient bouillir avec de la graisse d’orignal et divers autres aliments. Les Algonquins en faisaient une sorte de pâte de fruits ou le mangeaient avec du pemmican ou du beurre. Les Micmacs en extrayaient le jus. Même les Montagnais qui, paraît-il, dédaignaient normalement les aliments d’origine végétale, le prisaient. Pendant une certaine période de l’année, il constituait ni plus ni moins que la base d’un grand nombre de leurs recettes. Ils en faisaient notamment une sorte de gâteau déshydraté, extrêmement nutritif et nourrissant. Chez les Kwakwaka’wakw de la Colombie-Britannique, on mangeait les bleuets avec des oeufs de saumon. D’autres les cuisaient dans la bannique. Les Esquimaux les mélangeaient avec une variété de framboise et en faisaient une sorte de crème glacée, appelée « glace des Esquimaux ». Encore aujourd’hui, les Inuits les mangent avec des oeufs de poisson, de la graisse de phoque et du sucre; ou encore ils les mélangent avec de l’oseille et du blanc de baleine. À moins qu’ils ne les servent avec de la nageoire de phoque marinée, c’est selon.

    Pour les conserver, on les faisait simplement sécher au soleil ou sécher-fumer à feu très doux dans un panier d’écorce de bouleau, en utilisant les branches de l’arbuste comme carburant. Ou on les mélangeait à de la graisse – de phoque, de poisson-chandelle ou d’orignal. Dans les régions au climat plus clément, on les conservait dans des paniers d’écorce de bouleau que l’on enterrait dans des caches, recouvertes de mousse et de feuilles.

    Et ça soigne quoi?

    C’est l’espèce européenne, Vaccinium myrtillus, l’airelle myrtille, qu’on a étudiée et employée en médecine, mais comme les principes actifs sont essentiellement un pigment et des tanins, et que nos espèces sont bien pourvues tant de l’un que des autres, il n’y a pas de raison pour qu’elles n’aient pas les mêmes propriétés. Les Soeurs de la Providence écrivent d’ailleurs dans leur Matière Médicale : « On pense que l’airelle myrtille n’est qu’une même chose avec le petit fruit si bien connu des enfants sous le nom de « gueules noires » qu’on trouve dans nos bois. »

    Tant les baies que les feuilles ont été employées, mais leurs propriétés diffèrent sensiblement. Ainsi, seules les baies seraient antidiarrhéiques. En Suède, on en prépare traditionnellement un potage destiné à combattre la diarrhée. Mais c’est la décoction qu’on prescrit le plus souvent à cet effet. Elle se prépare à raison de 3 c. à soupe de bleuets séchés par demi-litre d’eau. Bouillir pendant 10 minutes et filtrer. Prendre plusieurs verres par jour. Selon le Dr Fritz Weiss, le mélange jus de bleuet et fromage quark serait particulièrement efficace contre les diarrhées d’été, les attaques aiguës de diarrhée, voire

    la dysenterie. Éviter de sucrer le jus.

    Attention toutefois : mangé cru et frais, en grandes quantités, le bleuet a exactement l’effet contraire, c’est-à-dire qu’il est laxatif!

    Pour faire passer la pilule aux enfants, on réduit les bleuets séchés en poudre, on passe cette dernière au tamis et on en fait une décoction qu’on cuira à petits bouillons environ 3 minutes. Il paraît qu’ils aiment bien.

    À cause de son astringence, la décoction de bleuets est également utile dans les inflammations de la cavité orale. On l’emploie en rince-bouche. Selon le Dr Jean Valnet, la feuille, tout comme la baie d’ailleurs, serait un des plus puissants anticolibacillaires actuellement connus, ce qui a été confirmé

    récemment lorsqu’on a découvert qu’elle était tout aussi apte que la canneberge à soigner la cystite provoquée par la présence accidentelle de E. coli dans

    l’appareil urinaire, particulièrement dans les premiers stades de l’infection ainsi qu’en prévention chez les personnes souffrant de cystite récurrente.

    Elle serait également utile aux femmes souffrant de crampes menstruelles, son pigment ayant un effet relaxant sur les muscles lisses.

    Le bleuet pourrait en outre prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe 10 millions d’Américains âgés de plus de 50 ans, et qui peut conduire à la cécité. D’ailleurs, on lui attribue depuis longtemps le pouvoir d’améliorer l’acuité visuelle, particulièrement la vision crépusculaire et nocturne.

    La feuille est réputée avoir une certaine activité antidiabétique quoique cette dernière soit relativement faible et ne permette pas de se passer d’insuline ou des autres médicaments habituellement prescrits à cet effet. Elle permettrait toutefois d’atténuer les troubles qui accompagnent cette maladie, notamment la rétinite et les angiopathies. Elle augmenterait en outre la résistance des capillaires sanguins. Athérosclérose, troubles de la circulation (hypertension artérielle, coronarites et fragilité capillaire) répondraient bien au traitement. On la prend en décoction à raison de 40 g de feuilles par litre d’eau. On fait bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes. On peut prendre jusqu’à un litre par jour. La teinture se prend à raison de 50 à 100 gouttes, 3 fois par jour.

    On aurait également utilisé la décoction de racine à raison de 15 g à 20 g par litre d’eau en compresse sur les plaies pour les assainir et les cicatriser.

    On fera sécher les bleuets au soleil ou, en cas de pluie, au four ou dans un déshydrateur. Par contre, feuilles et racines seront séchées à l’ombre, comme il se doit.

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    La berce

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    Berces
    Heracleum sphondylium

    Cette belle plante, de la taille de l’angélique des bois (elle atteint 1,50 m, parfois plus), est commune dans les lieux frais, les prairies, au bord des routes, dans les clairières, de la plaine à l’étage montagnard. On la reconnaîtra » à ses grandes feuilles (jusqu’à 60 cm), composées de 3-7 larges folioles très irrégulièrement lobées-dentées, ondulées, poilues sur les deux faces, la supérieure verte et sombre, l’inférieure veloutée-grisâtre, à gros pétiole ouvert à la base en gaine rougeâtre embrassant la tige ; celle-ci, robuste, creuse, profondément cannelée et très velue-hérissée. Les grandes ombelles, à 15-30 rayons de taille souvent inégale, portent des fleurs généralement blanches, parfois rosées ; celles du pourtour de l’ombelle sont bien plus grandes que les autres et leurs pétales sont échancrés en V ; les fruits sont ovales, aplatis et bordés d’une aile étroite. La berce, plante variable, comprend en Europe neuf sous-espèces dont les propriétés seraient voisines. Il est préférable d’utiliser cependant la plus répandue d’entre elles, la sous-espèce sphondylium, à laquelle s’applique la description ci-dessus. La plante est bisannuelle (ou, parfois, brièvement vivace) et fleurit l’été de la deuxième année.
    On utilise la racine, les feuilles et les semences. On récolte la première de préférence au début du printemps, les semences à maturité; les feuilles s’emploient plutôt à l’état frais. Choisissez les plantes des lieux les moins humides.
    • Famille d’abord difficile, aux nombreuses espèces toxiques, les Ombellifères appellent la prudence : le recours aux flores détaillées est indispensable.
    PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
    • Usage interne
    La berce, appelée autrefois branc-ursine (« Patte d’ours »), dont Cazin disait déjà qu’elle méritait d’être étudiée, a été, voici quelques années, tirée du sommeil par des expérimentateurs modernes, dont le Dr Leclerc. Ce dernier a reconnu à la plante de nettes vertus aphrodisiaques qu’il a mises à profit avec succès dans plusieurs cas d’asthénie génésique (alcoolature des fruits, à fairemacérer dans leur poids d’alcool à 90° pendant 8 jours; agiter de temps en temps ; passer et filtrer ; 50 gouttes 3 fois par jour). La racine, en décoction à 20 g par litre, a servi de vermifuge et de remède des dyspepsies. Les recherches récentes du Pr R. Paris conduisent cependant à des perspectives plus intéressantes: la teinture des semences diluée dans du sérum physiologique s’est en effet montrée une bypotensiue remarquable (10 gouttes 3 fois par jour, dans l’hypertension). D’autres indications anciennes, tant comme antirhumatismale (emploi populaire de la racine dans l’arthrite déformante) que comme antiseptique urinaire (fruits), restent à vérifier (et la berce n’est pas le plus mal connu des simples O.
    • Usage externe
    La berce a été employée, dans les campagnes, comme résolutive (feuilles et racine fraîches broyées) et s’est montrée efficace sur les abcès, les engorgements lymphatiques, les furoncles, les ulcères, les piqûres d’insectes.
    USAGES DIVERS
    Acre et même un peu caustique, la berce a pourtant des usages alimentaires: cuites à l’eau, les jeunes pousses et feuilles font un légume savoureux. Ne récoltez que les plantes des sols non humides. Riche en sucre, la moelle des tiges est consommée en Sibérie, séchée et réduite en farine. La tige, les pétioles, les semences, après ébullition dans l’eau, ont servi, dans tout le Nord de l’Europe et jusqu’en Asie septentrionale, à fabriquer une sorte de bière acide (le pars! ou bartsh des Polonais, qui serait à l’origine du mot berce) par fermentation dans un tonneau : « Si on accumule les tiges et les pétioles brisés dans un tonneau et qu’on verse de l’eau pour couvrir le tout, après un mois de fermentation on en retire une masse d’un goût aigrelet, et assez agréable », dit Thore en 1803. De ce marc on tirait une liqueur très enivrante qui, selon Steller, jette dans la mélancolie, procure des songes affligeants, et affaiblit beaucoup. Bosc, qui a expérimenté un certain nombre de ces recettes, nous dit (1822) :  »J’ai désiré imiter les Kamtschatkales dans les préparations de la berce branc-ursine ; mais je n’ai pas réussi à en rendre les pétioles agréables et à en composer une liqueur potable. » Essayez; la plante est commune un peu partout.

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    La bardane

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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    NOMS COMMUNS :
    Bouillon noir, Napolier, Glouteron, Gratteau, Grateron, Grappon, Grippe copeau, Herbe à la teigne, Oreille de géant, Peignerolle, Pignet.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
    polysaccharides dérivés du lévulose, substances insaturées antibacériennes.

    PARTIES UTILISEES :
    la racine

    UN PEU D’HISTOIRE :Elle fait la joie des enfants qui se bombardent ou décorent leurs vêtements avec ses fruits, hérissés de petits crochets, qu’ils appellent « balles collantes » et « boutons de pompier » ou « de mendiant ». Elle fait aussi celle des grandes personnes lorsqu’elles savent les services qu’elle peut leur rendre.
    Considérée à juste titre comme l’un des plus beaux spécimens de notre végétation indigène, la bardane est commune sous presque tous les climats (Virgile conseillait d’en débarrasser les prairies car elle est un mauvais fourrage) et s’accommode de tous les terrains.

    Ce sont les feuilles et la racine qu’on utilise en thérapeutique ou… en gastronomie : en effet, dans le midi de la France, en Italie, dans les pays scandinaves et au Japon, on déguste ses jeunes feuilles en salade et on mange sa racine, bouillie puis passée au beurre comme les salsifis; ce qu’en dit Robert Landry : « une valeur discrètement cotée à la bourse des gastronomes » n’est cependant pas tellement encourageant…

    En revanche, sa cote à la bourse des remèdes est confortable et ce depuis que le roi Henri III fut guéri, grâce à elle, de la syphilis disent les uns, d’une maladie de peau disent les autres, par son médecin Pena. Ce qui est certain, c’est que la bardane a permis au docteur Cazin de guérir effectivement un cas de syphilis tertiaire et qu’elle est un des meilleurs remèdes contre les affections cutanées.

    DESCRIPTION :La Bardane est une plante bisannuelle ou vivace à racine fusiforme, charnue, longue, de la grosseur d’un doigt, blanchâtre en dedans, brune en dehors. La tige, dressée, haute de 1 mètre et plus, est cylindrique, strièe, rougeâtre, ferme, épaisse, rameuse. Les feuilles sont très larges, un peu cordiformes, plus petites en s’élevant vers le sommet, un peu dentées sur les bords, d’un beau vert dessus, cotonneuses dessous. Les fleurs, violet-pourpre, sont groupées en petits capitules constituant une panicule terminale. Elles sont entourées d’un grand nombre de petites bractées étroites, rudes, imbriquées, dirigées dans tous les sens, terminées au sommet par un petit crochet recourbé à l’extérieur.

    CULTURE ET RÉCOLTE :Visible dans toute l’Europe, l’Asie, la Sibérie, le Japon, l’Amérique, la Bardane est absente de la région méditerranéenne. Sa culture se pratique à partir des graines dès leur maturité. N’attendez pas, semez-les tout de suite, en plein champ assez profondément, entre 30 et 40 centimètres. La racine de Bardane se récolte au printemps de la deuxième année, avant l’apparition des fleurs. Après l’avoir lavée et débarrassée des radicelles, coupez-la en rondelles, que vous mettez à sécher dans des endroits secs, aérés, chauffés si nécessaire.

    USAGES :La racine très allongée, riche en polyènes et acides-alcools détermine l’activité thérapeutique de la bardane. La bardane a une action dépurative de la peau par son rôle de draineur. Les acides-phénols favorisent l’élimination des toxines au niveau du foie (cholèrètiques) et des reins (diurétiques). De plus, les polyénes présents sont des antibactèriens et antifongiques (contre les champignons cutanés), renforçant l’action dépurative. La racine de bardane est donc utilisée à juste titre en cas d’acné, d’eczéma, de furoncle et d’autres affections de la

    peau. Son association avec la pensée sauvage permet une synergie d’action. La bardane est aussi utilisée en cas de diabète car on a constaté un effet normoglycémiant, permettant d’abaisser une glycémie trop élevé.

    INDICATIONS :- ACNÉ,
    - ECZÉMA,
    - FURONCLES,
    - STIMULATION DES FONCTIONS D’E’ LIMINATION DU FOIE ET DES REINS,
    - TRAITEMENT ADJUVANT DU DIABÊTE.

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