BEC-DE-GRUE

Posté par eurekasophie le 31 juillet 2009

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Comment lire une taxobox

Erodium cicutarium

 Erodium cicutarium
Erodium cicutarium
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Geraniales
Famille Geraniaceae
Genre Erodium
Nom binominal
Erodium cicutarium

 

Bec-de-grue

( Erodium cicutarium )

( Géraniacées )

Synonyme(s) : Erodium à feuilles de ciguë, Bec de cigogne, Bec de héron, Erodium commun, Fourchette

Le bec de grue commun s’appelle en latin erodium cicutarium, c’est une plante annuelle ou bisannuelle très commune, à la morphologie variable, qui pousse dans les lieux secs et sablonneux ; il appartient à la famille des géraniacées.

Cette plante velue est le plus souvent couchée ou bien ne dépasse pas 30 cm de haut.
Les tiges sont assez réduites et se ramifient dès la base, leur diamètre est assez gros, leur couleur est rougeâtre.
Les feuilles pennées, aux folioles teintées de rouge et très divisées, rappellent celles de la ciguë d’où le qualificatif cicutarium. En général, les folioles sont elles-mêmes divisées et les échancrures atteignent la nervure centrale.

La floraison, qui débute en avril chez nous, est généralement abondante à tel point que dans les bordures de routes, les colonies d’erodium forment de grandes plaques rosées.
Un long pédoncule porte l’inflorescence de type
ombelle où sont groupées 2 à 8 fleurs, à sa base, des petites bractées brunes et pointues sont visibles.
Les fleurs, suivant les sujets, sont rose-pourpré, lilas ou blanches et les 2 pétales supérieurs sont souvent plus grands que les autres.

Le fruit est caractéristique et justifie le nom de la plante puisqu’il est terminé par une sorte de long bec de 4 cm environ, rappellent celui d’un échassier (en grec, erôdion désigne le héron).
Ce fruit a une structure spiralée et à maturité, ses 5 compartiments (carpelles) se séparent.

L’érodium cicutarium est considéré comme une mauvaise herbe (plante adventice).

On en tire une huile essentielle qui a une action diurétique, hémostatique et vulnéraire.

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                Les feuiilles rappelant celles de la mauve                                                                                      Les fruits en forme de bec-de-grue à divers stades de leur développement

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LA BADIANE DE CHINE

Posté par eurekasophie le 7 juillet 2009

 

 

Je reviens sur une plante dont j’ai déjà parlé dans ma rubrique  » Mon répertoire des plantes les moins usitées ».

 

LA BADIANE DE CHINE ou anis étoilé…….. 

 

 

Bonne pratique du Médicament

Levée de la décision de suspension  - Bonne pratique du Médicament  

Badiane de Chine : Levée de la décision de suspension

L’Afssaps vient de lever la mesure qui, depuis 2001, suspendait les produits contenant de la badiane de Chine sous forme de plantes pour tisane (vrac, sachet-dose) et de poudre de plante (gélules) disponibles en pharmacie, compte tenu du risque de confusion avec la badina du Japon toxique. Ce risque peut être prévenu aujourd’hui en s’appuyant sur la monographie révisée de la badiane de Chine.

La badiane de Chine (Illicium verum) également appelée anis étoilé chinois est le fruit du Badianier. D’un usage courant (thérapeutique ou alimentaire), cette plante entre dans la composition de plusieurs médicaments autorisés en France. Elle était disponible jusqu’en 2001 en pharmacie sous forme de plantes pour tisanes ou sous forme de poudre dans des spécialités. 

La badiane du Japon (Illicium religiosum), est connue pour sa toxicité, liée à des composants toxiques pour le système nerveux central. Sa consommation peut être à l’origine de convulsions. En France, l’utilisation de la badiane du Japon n’est autorisée ni en alimentation, ni en médecine.

L’Afssaps avait pris en novembre 2001*, une mesure de suspension de la badiane (plante et poudre) en raison des conclusions d’investigations menées à la suite de convulsions observées chez des adultes et des nourrissons ayant consommé des infusions de badiane aux Pays-Bas et en France. Après analyse, il s’était avéré que la badiane de Chine avait été partiellement substituée par de la badiane du Japon (Illicium religiosum ou Illicium anisatum).

La monographie** de la badiane de Chine (pdf, 107ko) a depuis été révisée et le texte actualisé est entré en vigueur le 1er juillet 2006***. Les travaux de révision de la monographie de la Badiane, menés dans le cadre de la Pharmacopée européenne, permettent aujourd’hui d’éviter d’éventuelles substitutions de la badiane de Chine par d’autres espèces de badiane, notamment celle du Japon, grâce à une meilleure description du fruit et à la description d’une méthode d’analyse en laboratoire (par chromatographie sur couche mince).

Dans la mesure où les méthodes d’analyse fondées sur cette monographie permettent de différencier la badiane de Chine et celle du Japon, l’Afssaps a levé la suspension portant sur la mise sur le marché, la délivrance et l’utilisation à des fins thérapeutiques, de la badiane de chine sous forme de plante pour tisane (vrac, sachets-dose) et de poudre mise en forme pharmaceutique destinée à la voie orale.

* JORF du 4 décembre 2001 p.19287
** Une monographie de la Pharmacopée est le document regroupant l’ensemble des critères qui permettent d’assurer la qualité optimale d’un produit. Elle définit notamment les critères de pureté des matières premières ou des préparations entrant dans la fabrication des médicaments (à usage humain et vétérinaire) et les méthodes d’analyses à utiliser pour en assurer leur contrôle.
*** addendum à la cinquième édition de la Pharmacopée européenne, intitulé « Addendum 5.5 » et portant la mention « 07/2006 » – A rrêté du 13 juin 2006 portant additif n°73 à la Pharmacopée, JORF du 22 juin 2006.

 

 

 

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Digestive et anti-grippe

 

Elle contient une substance à partir de laquelle on synthétise le fameux Tamiflu anti-grippe et c’est une excellente alliée de la digestion.

L’anis étoilé, ILLICUM VERUM ou badiane de Chine (à ne pas confondre avec celle du Japon, est un petit arbre originaire de Chine ou du Vietnam qui peut atteindre 10 mètres de haut, à grandes fleurs roses ou jaunes. Son fruit, marron-rouge, ressemble une fois séché, à une très belle étoile qui compte entre 5 et 10 branches.

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TRÈS AROMATIQUE 

Employée pour son goût anisé sans pareil, avec un léger parfum de réglisse, la badiane est riche en une huile essentielle anti-infectieuse, antispasmodique et digestive à laquelle elle doit sans doute en grande partie ses vertus thérapeutiques.

 

LES GRANDES INDICATIONS

 

L’huile essentielle de badiane augmente la contraction des muscles intestinaux et, à faible dose, elle joue à la fois un rôle antispasmodique et stimule la digestion.

On emploie donc surtout la badiane pour améliorer la digestion (contre les ballonnements, les flatulences, les somnolences….), contre les maux de tête et les migraines, mais aussi c’est un bon remède de la toux. Elle est considérée, en Allemagne, où de nombreuses études cliniques ont été réalisées avec des plantes afin de leur donner un statut officiel,  » comme un médicament à visée gastro-intestinale et utilisé dans le traitement des maladies respiratoires « . 

Ses indications officielles sont par conséquent: 

- troubles digestifs accompagnés de crampes gastro-intestinales légères, flatulences, ballonnements

- états inflammatoires des voies respiratoires.

 

COMMENT L’UTILISER ? 

La méthode la plus courante et la plus simple consiste à préparer une infusion: 

Mettez 3 ou 4 étoiles dans le fond de votre tasse et vous versez de l’eau bouillante. Vous couvrez et attendez 10 minutes avant de boire.

Le plus efficace consiste à boire cette tisane un quart d’heure avant les repas ou une heure après.

On peut également la prendre en teinture mère à raison de 30 gouttes par jour (15 gouttes dans un demi-verre d’eau, matin et soir).

 

UNE ALTERNATIVE AU TAMIFLU ? 

Vous n’avez pas pu manquer l’épisode de la nouvelle grippe ! La mexicaine, la porcine…….Après l’aviaire….En réalité, il semblerait qu’elle soit moins virulente, tout juste des symptômes de grippe normale. Mais on peut dire qu’elle a fait grand bruit ! Et voilà déjà bien des personnes prêtes à se jeter sur les éventuels stocks de médicaments Tamiflu ( qui soit dit en passant, ne peut avoir d’intérêt que lorsque la maladie est déclarée ). Eh bien figurez-vous que le Tamiflu est synthétisé à partir d’acide shikimique, une substance très présente dans l’anis étoilé ! 

 

MISE EN GARDE 

Comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas abuser de la badiane ! En effet, elle est riche en anéthole, un principe aromatique qui, pris sur de longues durées ou à trop forte dose, peut être neurotoxique. C’est aussi pour cela que l’on ne recommande pas l’anis étoilé aux femmes enceintes ou allaitantes ni aux enfants. Cependant, aucune contre-indication ni effet secondaire ne sont signalés lorsque la plante est employée aux doses généralement conseillées.

 

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BOUCAGE

Posté par eurekasophie le 24 juin 2009

 

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LE BOUCAGE

Nom latin

Pimpinella saxifraga

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Famille

Ombéllifères

Partie utilisée

Les feuilles

Il possède les mêmes caractéristiques que la bourrache.

 

Genre de plantes de la famille des ombellifères, dont trois espèces sont employées en médecine : le boucage anis (pimpinella anisum, L.) ; le boucage mineur ou petit boucage (pimpinella saxifraga, L.) ; et le boucage majeur (pimpinella magna, L.).

  C’est une plante assez commune dans les prés secs. La tige pleine, arrondie, finement striée, est peu feuillée dans le haut. Les feuilles supérieures sont divisées en lanières étroites. Les inférieures sont divisées en lobes larges et dentés. Les fleurs sont blanches, rarement roses. Il ne faut pas confondre cette espèce avec Ptychotis saxifraga(Linné) Loret et Barrandon qui a une allure semblable et qu’on peut distinguer par ses pétales échancrés mais sans pointe dans l’échancrure et par son calice pourvu de dents bien visibles.

Le boucage est utilisée pour ses qualités expectorantes dans le traitement des maladies des voies respiratoires, pharyngite, bronchite, trachéite.
Egalement : Asthme, inflammation des voies urinaires, calculs rénaux.
Et en usage externe : Sur les plaies qui cicatrisent mal.


En infusion, 1 cuillère à café pour 1 tasse d’eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 2 tasses par jour ou en gargarisme plusieurs fois par jour.

En usage externe sur les plaies : Bain avec une infusion, 2 cuillères à soupe pour 1 litre d’eau bouillante.

Les jeunes feuilles se mangent aussi en salade.

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ALLER ZOU AU BOULEAU ! NON, PAS AU BOULOT , AU BOULEAU…

Posté par eurekasophie le 12 mars 2009

Comment lire une taxobox Bouleau
Betula pendula
Betula pendula
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Fagales
Famille Betulaceae
Genre
Betula
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Fagales
Famille Betulaceae

 

Betula est d’origine celtique. « Bouleau » dérive directement du latin et de l’ancien français « boul ». Papyfera, le nom de notre espèce la plus commune, signifie « bouleau à papier ». On l’appelle aussi « bouleau blanc » ou « bouleau à canot ». À noter que le nom générique anglais birch, qui désigne toutes les espèces de bouleaux, est d’origine sanscrite (bhurga) et signifie « ce sur quoi l’on peut écrire ». Bref, tous les bouleaux présentent une écorce caractéristique qui rappelle le papier. Une certaine confusion s’est installée au Québec à propos de deux espèces de bouleau que l’on appelle à tort « merisier » (B. alleghaniensis) et « merisier rouge » (B. lenta). L’erreur viendrait des tout premiers débuts de la colonisation lorsque, cherchant à identifier les espèces botaniques qui poussaient sur ce nouveau continent, nos ancêtres auraient été confondus par une certaine similitude entre la forme de la feuille du bouleau jaune et celle d’un cerisier européen.

En Europe, on a appelé le bouleau « l’arbre de la sagesse » et toute une petite mythologie s’est créée autour de lui. Axe du monde, pilier cosmique, arbre sacré, il a tantôt symbolisé le printemps et les jeunes filles, tantôt les esprits protecteurs. Ses branches ont servi à recouvrir les dépouilles mortelles ainsi qu’à confectionner des torches nuptiales que l’on brûlait le jour des noces pour attirer le bonheur sur les nouveaux mariés.

Et ça se mange ?

Jeunes feuilles : les très jeunes feuilles se consomment au printemps, mais avec l’âge, elles prennent une saveur par trop résineuse.

Bois : en Scandinavie, on a fait du pain avec de la sciure (!) de bouleau bouillie, séchée au four, pulvérisée et mélangée à de la farine.

Écorce interne : en Europe, on a mangé l’écorce interne du bouleau blanc. En Laponie, on en faisait une farine grossière et, en Sibérie, on la consommait avec des oeufs d’esturgeon. Les Amérindiens consommaient l’écorce du bouleau à papier qui était réputée très sucrée. Celle des sujets les plus âgés était la meilleure et il paraît que les enfants en raffolaient.

Écorce de la racine : on a employé l’écorce de la racine du bouleau à papier pour faire un substitut de thé.

Sève : dans le centre, le nord et l’ouest du Canada, régions d’où l’érable à sucre est absent, les Amérindiens récoltaient la sève du bouleau à papier. Ils la buvaient telle quelle ou l’ajoutaient aux soupes. On en faisait parfois du sirop qui entrait dans la préparation de la bannique. Au Québec, les Algonquins récoltaient la sève du bouleau jaune qu’ils mélangeaient à celle de l’érable à sucre pour la fabrication du sirop. Les Saulteux mélangeaient également ces deux types de sèves et en faisaient une boisson froide.

En Europe, on a aussi recueilli la sève du bouleau blanc. Pour la conserver, on ajoutait quatre ou cinq clous de girofle au litre. Elle a permis de faire un vin légèrement pétillant, ou encore une bière aux propriétés rafraîchissantes et diurétiques, dont vous trouverez la recette dans Documents associés.

Pratiquement tout ce que nous savons des effets médicinaux du bouleau vient d’Europe et a trait au bouleau blanc européen. Toutefois, certains croient que notre bouleau à papier posséderait les mêmes propriétés.

L’infusion se prépare en versant un litre d’eau chaude sur 40 g de feuilles. Infuser 10 minutes, puis ajouter un gramme de bicarbonate de soude. En dissolvant les principes résineux, le bicarbonate augmente l’efficacité de la tisane. Prendre trois tasses par jour.

La décoction de bourgeons se prépare à raison de 150 g de bourgeons par litre d’eau. Faire bouillir jusqu’à réduction de moitié. Filtrer, laisser refroidir légèrement, puis ajouter un gramme de bicarbonate de soude. Prendre deux ou trois tasses par jour.

La décoction de l’écorce se prépare en faisant bouillir dix minutes une cuillerée à thé d’écorce réduite en poudre par tasse d’eau. Pour les emplois par voie externe, on fait bouillir 40 g à 50 g d’écorce dans un litre d’eau.

La sève se prend le matin à jeun à raison d’un verre par jour pendant deux ou trois semaines.

À noter que le bouleau ne se limite pas à soigner les humains. Il guérit aussi les terres abîmées ou épuisées et permet de leur rendre leur fertilité. C’est pourquoi jadis, on ne manquait jamais, lors de la dernière étape de préparation du sol pour les semis, de le « passer au bouleau ». Il s’agissait d’accrocher un fagot de branches à l’arrière de la herse et de passer cet appareil sur toute la surface du champ. On recommandait en outre de planter des bouleaux près du tas de compost, car il encourageait la fermentation. Encore aujourd’hui, on recommande d’ajouter des feuilles de bouleau au tas de compost.

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LA BUGRANE

Posté par eurekasophie le 12 mars 2009

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Comment lire une taxobox Bugrane épineuse
Ononis spinosa
Ononis spinosa
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Ononis
Nom binominal
Ononis spinosa
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Références
Tela Botanica 44891

 

LA BUGRANE

Cet arbuste épineux mesure environ 50 cm de hauteur. On le trouve sur les zones arides et terrains calcaires. Les feuilles sont trifoliées et légèrement dentées. Les fleurs sont roses. . La bugrane pousse à basse altitude.

En hiver, seule la racine demeure.

Utilisations traditionnelles :

La bugrane est un diurétique apprécié depuis le Moyen Age. Il est utilisé en cas de cystite (les vertus sédatives de cette plante sur l’arbre urinaire sont alors particulièrement utiles), rétention d’eau, etc…

Cette plante est aussi utilisée pour éliminer les petits calculs de la vessie. elle est aussi employée dans la goutte et combat la rétention d’eau.

Elle soulage également les rhumatismes et l’eczéma. Elle est connue pour ses verus dépuratives.

En gargarisme, elle adoucit les gorges irritées et les angines.

Cette racine doit être utilisée en infusion, et non en décoction. En effet les substances actives de la bugrane sont volatiles.

Clin d’oeil :

Cette plante tiendrait son nom « arrête boeuf » du fait que la racine est si dure qu’elle serait capable, dit-on, d’arrêter les attelages des laboureurs.

 

Propriétés : Interne
Diurétique +++
Dégorgement des voies biliaires +++
Dépurative (fleurs)
Externe
Antiseptique

Indications :

Interne
Cystites +++
Prostatites +++

Albuminurie (en tant qu’adjuvant)
Goutte +
Rhumatismes chroniques (combat les concrétions => décongestionnant des articulations) ++
Hépatites
Dyskinésies biliaires (amorphe ou spasmodique)
Dyskinésie biliaire (gr. dus, difficulté ; kinêsis, mouvement). Dystonie biliaire. Ensemble des troubles fonctionnels, moteurs et sensitifs, affectant l’appareil biliaire exempt de lithiase et de toute altération inflammatoire, dégénérative ou néoplasique.
Externe
Angines, maux de gorge
Ulcérations de la bouche
Eczéma suintant (éventuellement prurit)

Posologie : Interne
- Décoction : de 30 à 50 g/litre, faire bouillir 10 minutes et boire dans la journée de 4 à 8 tasses par jour.
- T.M. : ne pas dépasser 100 à 120 gouttes par jour

Externe
- Décoction : gargarisme, bain de bouche et compresses

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LA BERGAMOTE

Posté par eurekasophie le 11 mars 2009

bergamote.jpg

Comment lire une taxobox Bergamotier
Citrus bergamia
Citrus bergamia

Classification classique

Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae
Genre Citrus
Nom binominal
Citrus bergamia
Risso & Poit., 1819
Classification phylogénétique
Ordre Sapindales
Famille Rutaceae

Citrus bergamia (famille des Rutaceae)

bergamote

arbre,arbuste

Rapportée des Canaries par Christophe Colomb, la bergamote fut cultivée d’abord en Espagne puis en Italie, principalement au sud. Elle tire d’ailleurs son nom de la ville de Bergame où elle était cultivée à l’origine. Le fruit ressemble à une orange minuscule. D’abord vert, le fruit vire au jaune en mûrissant. Son emploi thérapeutique en Italie date de plusieurs centaines d’années. La bergamote est énormément utilisée en parfumerie (elle aide, notamment à fixer le parfum), elle entre dans la composition de l’eau de Cologne et constitue l’un des ingrédients du fameux thé Earl Grey. Au vu des ses pouvoirs thérapeutiques et de son parfum merveilleux, vous vous devez de posséder un flacon de cette huile polyvalente. 

Aromathérapie

Extraction : Expression à froid du zeste de fruits pas trop mûrs.Usage: Émotions, système nerveux, soin de la peau 

Indications : Infections urinaires, dépression, inquiétude, stress, soin de la peau ( eczéma, acné, psoriasis, gale, ulcères variqueux), bronchite, problèmes digestifs, peau grasse, insomnie, anorexie, plaies infectées, crampes intestinale, douleurs prémenstruelles, cystite, urétrite, infection des voies respiratoires, convalescence, affaiblissement, épuisement,

Précautions d’emploi: Photo sensibilisante. Elle peut irriter les peaux sensibles.

Propriétés : l’HE de bergamote est analgésique, antidépresseur, anti-inflammatoire, anti-fongique, antiseptique, anti-spasmodique, anti-virale, anti-bactérienne, détoxifiante, diurétique, expectorante, fébrifuge, vulnéraire, digestive, anti-parasitaire, laxative, sédative, carminative, antiseptique urinaire , gastrique, régulatrice de l’appétit, cicatrisante. Calme la douleur, soin des cheveux gras (hyper séborrhée), diurétique, vivifiante, relaxante, désodorisante. Éloigne les insectes.

Pour la beauté: 

Synergie: géranium, lavande cyprès, patchouli, néroli, palmarossa, ylang-ylang, coriandre et tous les agrumes.

Odeur: De tête. Fraîche, fruitée, légèrement épicée.

Phytothérapie

Peu utilisée de cette façon, si ce n’est en parfumerie ou comme ingrédients, notamment de l’Earl Grey Tea

Usage magique

La bergamote incarne l’argent qui circule, la monnaie d’échange. Quelques feuilles de bergamotier dans votre porte-monnaie sera un précieux talisman qui vous assurera un flux permanent d’argent. Vous en dépenserez et vous en gagnerez. La Vie, quoi!

La bergamote est une plante Eau

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LA BISTORTE

Posté par eurekasophie le 11 mars 2009

Comment lire une taxobox Renouée bistorte
Bistorta officinalis
Bistorta officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Polygonales
Famille Polygonaceae
Genre Bistorta
Nom binominal
Bistorta officinalis
Delarbre, 1800

 

 

Nom latin : Polygonum bistorta

Noms usuels : Bistorte, Serpentaire rouge, Couleuvrée, Renouée Bistorte, Langue de bœuf, Faux épinard

Famille : Polygonacées

 

 

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Bistorte veut dire « deux fois tordue » et c’est à cause de sa racine que l’on a donné ce nom à cette plante très difficile à arracher. Ses fleurs sont très appréciées des abeilles que l’on trouve en grand nombre autour d’elle.

On cultive aussi la Bistorte pour la consommation de ses feuilles qui se cuisinent comme les épinards. On l’utilise aussi comme fourrage vert car ses feuilles, une fois séchées, se désagrègent très vite. On donne parfois ses graines aux volailles

Elle est constituée de tanin, de vitamine C, d’acide oxalique et de glucides.

La Bistorte est une plante vivace de 1 m de haut à la racine tortueuse en forme de S et dont les feuilles vert foncé sur le dessus et vert-bleu en dessous, sont de forme oblongues-ovales. Les fleurs en épis terminaux d’une longueur de 8 cm, sont de couleurs rose et fleurissent de Mai à Août. Ces fleurs ont la particularité d’être hermaphrodites. Ses fruits sont marrons et brillants, leur longueur dépasse celle des pétales.

Elle pousse dans les endroits humides, au bord des ruisseaux, sur les sols riches en azote. On la rencontre en Europe sauf en région méditerranéenne, et jusqu’à une altitude de 2400 m.

 

Propriétés et utilisations de la Bistorte

PROPRIÉTÉS DE LA BISTORTE

Elle est antidiarrhéique, tonique, astringente, cicatrisante, vulnéraire.

UTILISATIONS DE LA BISTORTE

On l’utilise en infusion pour soigner la dysenterie, l’énurésie, les hémorroïdes, les plaies, et en gargarismes pour les angines.

 

En Infusion 20 g par litre d’eau ; 3 tasses par jour après les repas.

En Macération 60 g pour un litre d’eau pendant 6 heures pour injection vaginale, gargarisme.

Vin de bistorte : faire macérer 125 g de racine dans 250 g d’alcool à 45° pendant 24 heures, ajouter un litre de vin rouge, laisser macérer encore pendant quatre jours en remuant souvent; filtrer, un verre avant chaque repas.

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LA BRUNELLE

Posté par eurekasophie le 11 mars 2009

brunelle.jpg

Comment lire une taxobox Brunelle à grandes fleurs
Prunella grandiflora
Prunella grandiflora
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre Prunella
Nom binominal
Prunella grandiflora
(L.) Scholler, 1775
Classification phylogénétique
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae

 

 

BRUNELLE

Prunella vulgaris Famille des Labiées

**NOMS COMMUNS :

Prunelle, Charbonnière, Herbe aux charpentiers, Consoude

**PARTIES UTILISÉES :

Les parties aériennes

**CONSTITUANTS PRINCIPAUX :

Des tanins, des graisses, des essences, des principes amers et résineux, des saponines


** DESCRIPTION :
La brunelle est une plante herbacée vivace, légèrement pubescente, pouvant mesurer jusqu’à 40 cm, avec des stolons superficiels et un rhizome rampant court. La tige est couchée dans la partie inférieure, puis montante. Les feuilles, ovales, pétiolées, sont peu dentées. Celles de la base sont disposées en rosette. Les fleurs, d’un bleu violacé, sont rassemblées en épis denses, à l’extrémité des tiges. Leur calice brun est bilabié, leur corolle est dotée d’une lèvre supérieure en forme de casque et d’une lèvre inférieure trilobée. Elles peuvent mesurer jusqu’à 2 cm. Le fruit est composé de 4 akènes ovoïdes placés sur le fond du calice persistant.
Très répandue en Europe, la brunelle s’est diffusée par naturalisation dans de nombreuses régions du monde. Elle est très commune en France et pousse dans les prairies, les pâturages, les endroits herbeux. Sa multiplication ne se fait pas semis sous châssis ou division en automne et au printemps. On la récolte pendant sa floraison.


**UN PEU D’HISTOIRE :

D’après la théorie médicale des signatures, cette couleur indiquait un usage de la plante contre l’esquinancie ou amygdalite. ou comme chaque fleur du capitule ressemble à une gorge, se basant sur la doctrine de « La signature des fleurs », les Anciens l’utilisaient contre les amygdalites ! On l’appelait Brunella, à cause de la couleur brune du calice après la floraison. Linné, sans aucune raison plausible a changé Brunella pour Prunella et cette dernière forme doit nécessairement prévaloir.»


**PROPRIÉTÉS :- Tonique- Anti-inflammatoire- Cicatrisante- Antispasmodique- Antiseptique- Astringent- Carminative- Diurétique- Vermifuge

**INDICATIONS :- Diarrhées- Plaies et blessures- Hémorroïdes- Fièvre- Diabète- Angines- Mal de dos

**ATTENTION : Consulter un fournisseur de soins avant d’en faire un usage prolongé. Ne pas utiliser en cas de grossesse ou d’allaitement

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LA BUGLOSSE

Posté par eurekasophie le 11 mars 2009

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Comment lire une taxobox Buglosse officinale
Anchusa officinalis
Anchusa officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Lamiales
Famille Boraginaceae
Genre Anchusa
Nom binominal
Anchusa officinalis

 

 BUGLOSSE

Cette buglosse est plus discrète que la chatoyante Buglosse d’Italie. Elle pousse en bordure des champs et dans les cultures. L’ensemble de la plante est hérissé de soies raides. Ses fleurs sont bleues, légèrement veinées de rose. Le tube de la corolle des fleurs est coudé, ce qui constitue un bon moyen d’identifier cette plante.

En latin : Anchusa officinalis L. (Boraginaceae).

La buglosse officinale est une plante originaire des régions chaudes de l’Europe et pousse spontanément sur les versants exposés au soleil et dans les friches.
La buglosse était, dans le passé, recherché car elle possédait des vertus thérapeutiques pour soigner les affections cardiaques et urinaires. Actuellement la glosse est utilisée essentiellement pour ses effets émollients (permettant de relâcher les tissus de l’organisme) et expectorants (facilitant le rejet des glaires de l’appareil respiratoire). Sa richesse relative en vitamine C (essentiellement les feuilles) fait utiliser la buglosse pour lutter contre la fatigue.

Propriétés
Traitement des voies respiratoires supérieures et des poumons.
Anti-asthéniante (permet de lutter contre certaine fatigue).

Accessoirement
Cure dépuratives de printemps

Commentaires
La buglosse (excellente plante mellifère  : qui produit du miel) est quelquefois consommée sous forme de salade mais il est nécessaire de savoir que la présence de poils à la superficie de la plante rend celle-ci parfois irritante pour les muqueuses. Son utilisation directement sur la peau pose le même type de problème.
Buglosse : Anchusa officinalis L. ; (langue de bœuf, fausse bourrache; antitussif, expectorant (fleur, feuille)

 même usage que la bourrache , prescrite contre les fièvres.

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LA BRUYERE

Posté par eurekasophie le 10 mars 2009

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 Sur une RACINE  de LA BRUYERE une CORNEILLE BOILEAU de LA FONTAINE MOLIERE

La Bruyère 

Son nom botanique est Calluna vulgaris. Ce petit arbrisseau très esthétique est aussi une plante médicinale.

Elle forme de belles platebandes colorées tout l’hiver.

Sous sa forme sauvage, elle croît dans les landes sèches, dans les bois et forêts.

 

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De nombreuses variétés non médicinales fleurissent en toutes saisons, les fleurs allant du blanc, rose, violet, jusqu’au rouge, se trouvent facilement en jardinerie et même dans les grandes surfaces. En choisissant soigneusement ses cultivars, on peut avoir des bruyères en fleurs toute l’année.

Du point de vue médicinal, ce sont les sommités fleuries que l’on utilise, feuilles et fleurs.

La bruyère est la plante des affections de la peau. Elle traite les dartres, les rougeurs et les taches de rousseur.

Mais ses propriétés diurétiques et antiseptiques font utiliser la bruyère pour traiter : inflammation rénale, cystites, lithiases urinaires, diarrhées et la goutte. On peut lui adjoindre en quantité égale du romarin.

En usage interne :

Une cuillère à soupe de sommités fleuries de bruyère par litre d’eau froide ou ½ cuillère à soupe de bruyère et ½  d’épines de romarin.

Amener doucement à ébullition, infuser ¼ d’heure.

Boire 3 tasses en dehors des repas.

En usage externe :

Essentiellement pour les traitements cutanés, massage à l’huile de bruyère.

Pour fabriquer votre huile de fleurs de bruyère

Couvrir 100 g de fleurs de bruyère avec 250 g d’huile d’olive vierge.

Faire macérer quinze jours. 

Filtrer, presser le jus.

Mettre en flacon.

Jadis, on a utilisé la bruyère en place du houblon dans la fabrication de bières. De nos jours, son emploi a été règlementé car les feuilles de calluna vulgaris concentrées contiennent des substances hallucinogènes toxiques.

Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 5 Commentaires »

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