LA NANA ….enfin bon , L’ANANAS QUOI …..Ho si on ne peut plus faire de jeu de mot alors !!

Posté par eurekasophie le 13 février 2009

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L’ananas est originaire du Paraguay et du sud du Brésil. On soupçonne les Indiens tupi-guaranis de l’avoir domestiqué il y a des milliers d’années. Ils l’auraient disséminé dans toute l’Amérique du Sud et centrale.

En 1492, lorsque Colomb débarque en Amérique, l’ananas cultivé se distingue de l’ananas sauvage par de nombreuses caractéristiques, ce qui témoigne d’une très bonne connaissance par les Indiens de son cycle biologique et de sa culture.

On affirme d’ailleurs que les travaux effectués par les Européens et les Américains durant les cinq siècles qui ont suivi sa découverte n’ont pas permis de lui apporter d’améliorations sensibles sur le plan de la grosseur, de la saveur, de l’uniformité, etc…

Les vertus de l’ananas :

  • La broméline

C’est l’un des composant les plus précieux de l’ananas. C’est une enzyme qui possède de nombreux usages industriels allant de l’attendrissement des viandes au tannage des cuirs en passant par la stabilisation des peintures au latex .

L’ananas

La broméline, facilite la digestion des protéines. La tige de l’ananas en contient une grande quantité. Celle-ci agit sur les protéines anormalement sécrétées par l’organisme en les fractionnant, augmentant ainsi leur perméabilité et facilitant leur drainage dans l’organisme.

La tige d’ananas est donc traditionnellement utilisée pour traiter les cas de cellulite par exemple, en agissant sur l’effet « peau d’orange ».

Outre ses vertus amincissantes, la broméline possède des propriétés anti-inflammatoires. Elle améliore en effet la circulation. La tige d’ananas est donc particulièrement indiquée pour traiter les cas de contusion et d’entorse ou encore pour favoriser la résorption d’oedèmes locaux.

C’est également un nutraceutique dont on fait un certain usage en médecine. En outre, on tire des feuilles de variétés sélectionnées à cette fin des fibres permettant de fabriquer du cordage, des filets, des paniers ainsi que des papiers et textiles fins.

  • Riche en vitamines

Il est riche en vitamines A et B. Il contient des vitamines B1 et C, du béta-carotêne, du potassium, du magnésium, et des sels minéraux.

En effet l’ananas frais représente une bonne source de vitamine C. En plus de ses propriétés antioxydantes, cette vitamine contribue à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

La vitamine B1 contenu dans l’ananas est nécessaire à la formation d’une enzyme qui joue un rôle important dans le métabolisme des glucides et par la même dans la croissance.
Elle stimule la formation d’une enzyme qui participe à l’assimilation de la nourriture, favorisant ainsi l’appétit.

Elle favorise le bon fonctionnement du système nerveux, stimulant les fonctions cérébrales et la mémoire.
L’ananas est une source de provitamine A (ou carotène) : son taux peut varier de 10 à 290 µg aux 100 g, et il est directement lié à la coloration de l’ananas. Un fruit à chair bien colorée a toutes les chances d’être plus riche en provitamine A qu’un ananas pâle.

L’ananas

  • Source de fibres

Les fibres (1,4 g aux 100 g en moyenne) jouent un rôle majeur dans la texture de l’ananas. Elles sont surtout constituées de cellulose et d’hémicelluloses, et concentrées dans la partie interne du fruit. La pectine n’est présente qu’en très faible quantité (moins de 0,2 g aux 100 g).

L’ananas est recommandé notamment pour sa bonne digestibilité. Fruit nutritif, il est conseillé aux anémiques et aux convalescents. Rafraîchissant, l’ananas est diurétique, désintoxiquant et stomachique. Il aurait comme le pamplemousse, la faculté de dissoudre les graisses

  • Pour bien le choisir :

Il doit être lourd en main, ferme au toucher, avec des feuilles vertes et luisantes. Laissez vous guider par son parfum…

Celui-ci se développe surtout dans les 15 derniers jours de la maturation. En revanche, ne vous fiez pas à sa couleur, celle-ci varie en fonction de la provenance. Un ananas peut avoir une écorce un peu verte mais être mûr. Ce fruit est disponible toute l’année. L’arôme de l’ananas s’intensifie dans les dernières semaines de la maturation, mais il se modifie rapidement après la récolte.

Astuces : Si les feuilles d’un ananas ne résistent pas lorsque l’on essaie de les détacher, c’est qu’il est arrivé à pleine maturité.
Les “ananas bateau” sont cueillis mûrs, conservés à basse température et acheminés par voie de mer. Les “ananas avion” sont cueillis mûrs à point, expédiés par avion et commercialisés peu de jours après leur récolte.

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Et maintenant attention car l’ananas a quelques particularités…

  • Il attendrit la viande
  • Il empêche la gélatine de prendre
  • Il fait tourner le lait mais se mêle facilement à la crème et au yogourt
  • Il faut ajouter les morceaux d’ananas au dernier moment dans une salade car elle la fait ramollir très rapidement

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L’ARTICHAUT

Posté par eurekasophie le 12 février 2009

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L’Artichaut et ses bienfaits

L’Artichaut : (Cynara scolymus). Famille des Composacées, Trop connu pour être décrit, l’Artichaut, cet excellent légume de nos potagers, possède aussi de précieuses propriétés médicinales. Ce que nous consommons est le réceptacle de la fleur, ainsi que les bractées, improprement appelées  »feuilles », qui s’y attachent. La partie vraiment efficace au point de vue médicinal est la grande feuille dentée qui garnit la tige.
C’est seulement au XV° siècle que les auteurs citent l’Artichaut, qui serait dérivé du Cardon, beaucoup plus ancien, puisque Grecs et Romains l’appréciaient. C’est Columelle, déjà, qui eut le mérite d’apporter le Cardon cultivé dans la thérapeutique.
C’est seulement au XV° siècle que les auteurs citent l’Artichaut, qui serait dérivé du Cardon, beaucoup plus ancien, puisque Grecs et Romains l’appréciaient. C’est Columelle, déjà, qui eut le mérite d’apporter le Cardon cultivé dans la thérapeutique.
Utilisé depuis longtemps par les empiriques des campagnes contre la jaunisse et l’hydropisie, l’Artichaut est devenu de nos jours, grâce à des travaux datant d’une trentaine d’années, un des médicaments spécifiques du foie. J. Brel précisa les
trois propriétés fondamentales de l’Artichaut: cholérétique (c’est-à-dire excitant la production de la bile), cholagogue (c’est-à-dire facilitant l’évacuation de celle-ci vers l’intestin) et diurétique (c’est-à-dire provoquant la sécrétion de l’urine). De son côté, Léon Tixier, dans les Maladies de la cinquantaine et la  »cynarothérapie », précisa cette action  »remarquable sur les métabolismes de l’urée et du cholestérol, et les excellents résultats obtenus chez les insuffisants hépatorénaux permettent d’affirmer que Cynara scolymus constitue une des plus belles conquêtes de la phytothérapie ». Leclerc, Rosa, Ravina conclurent dans le même sens.
En résumé, l’Artichaut est précieux dans tous les troubles d’origine hépatique (jaunisse, lithiase biliaire, intoxications intestinales, etc.). dans ceux où l’élimination urinaire se fait mal (maladies infectieuses, intoxications), dans les diabètes d’origine hépatique, certaines dermatoses et les états pléthoriques. Son emploi est devenu classique dans les troubles de la cinquantaine, l’arthritisme, l’hyperazotémie.


En utilisation interne:

Certes, l’Artichaut est un légume à la fois sain et délicieux; le sucre qu’il contient, l’inuline, permet même sa
consommation par les diabétiques. Mais compter sur sa dégustation pour se faire un foie tout neuf serait illusoire, puisque c’est dans la feuille que réside le principe actif.
- En décoction : 30 g de feuilles par litre d’eau bouillante, pendant 10 minutes. Très amère, même fortement sucrée. En prendre une tasse avant chaque repas fait de l’apéritif une corvée assez pénible.
- Avec du Vin : Faire macérer 8 jours 40 g de feuilles sèches dans un litre de vin blanc. En prendre 2 verres à bordeaux par jour.
- En Teinture : Faire macérer 500 g de feuilles coupées et sèches dans un litre d’eau de
vie blanche durant 15 jours. Presser, filtrer et mettre en bouteille la teinture obtenue. Prendre deux cuillerées à café dans un peu d’eau, avant chaque repas.

Comment lire une taxobox Artichaut
Cynara scolymus
Cynara scolymus
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Cynara
Nom binominal
Cynara scolymus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

 

 

 

 

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Artichaut, cuit dans de l’eau bouillante et salée
(Données USDA)
Fibres 8.6 g
Calories 220 kj
Protéines 2.89 g
Lipides 0.34 g
Sucres, dont ;
-
glucose
- fructose
0.99 g
0.24 g
0.02 g
Fer 0.61 mg
Zinc 0.4 mg
Manganèse 0.225 mg
Calcium
Magnésium
Phosphore
Potassium
21 mg
42 mg
73 mg
276 mg
Vitamine C 7,4 mg
Vitamine B6 0.081 mg
Folates 89 µg

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L’ARMOISE …..non pas ARMOIRE , j’ai bien dit ARMOISE .

Posté par eurekasophie le 2 février 2009

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NOMS COMMUNS :
Couronne de Saint-Jean, Ceinture de Saint-Jean, Herbe à cent goûts, Remise, Artémise, Herbe de Saint-Jean, Herbes de feu, Tabac de saint Pierre.

CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
flavonoïdes, huile essentielle.

PARTIES UTILISEES :
sommité fleurie.

UN PEU D’HISTOIRE :

C’est à Artémis, déesse lunaire des Grecs qui se confond avec la Diane des Romains, que l’armoise doit son nom savant et son nom courant qui n’est d’ailleurs qu’une déformation du précédent.

Elle fut baptisée ainsi moins parce que la légende veut qu’elle ait été créée par cette divinité que parce qu’elle exerce une action identique à celle d’Artémis dont la mission principale, en dehors de la chasse, était de porter secours aux femmes dans leurs maladies, tant en régularisant leur cycle qu’en les assistant lors des accouchements. En somme, son nom – qui évoque la lune et la déesse protectrice du sexe dit faible – indique clairement ses utilisations essentielles et explique pourquoi, depuis Hippocrate, Pline et Dioscoride, elle est considérée comme la « plante féminine » par excellence.

On lui attribua même longtemps des vertus magiques qui s’ajoutaient à ses indiscutables propriétés thérapeutiques. Par exemple, elle passait pour être un talisman contre la fatigue. Pline est le premier à le signaler dans son Histoire Naturelle en conseillant au voyageur d’en porter toujours un rameau sur lui et de nombreux siècles plus tard, on retrouve une suggestion parallèle dans un dicton français « Qui portera armoise par le chemin ne se sentira jamais las ».

On croyait aussi qu’elle avait le pouvoir d’écarter la plupart des dangers qui menacent les pauvres humains. Celui qui a soin d’avoir toujours sur lui cette herbe, lit-on dans un des plus célèbres grimoires de sorcellerie « Les Secrets du Grand Albert », ne craint point le mauvais esprit, ni le poison, ni l’eau, ni le feu et rien ne peut lui nuire. De plus, si on en tient dans sa maison, le tonnerre ne tombera point dessus, ni aucun air venimeux ne l’infectera pourvu qu’on la mette à l’entrée. Au Moyen Age, elle entrait dans la composition des philtres propres à « dénouer l’aiguillette » et la tradition voulait qu’on en portât soit une couronne sur la tête, soit une guirlande autour de la taille pour danser devant le feu de la Saint-Jean, puis qu’on la jetât ensuite dans les flammes afin d’être immunisé contre la maladie pendant l’année à venir, d’où ses surnoms. Aujourd’hui encore, dans nos campagnes, court toujours ce vieux proverbe « Si tu connaissais les vertus de l’artémise, tu la porterais dedans ta chemise».

DESCRIPTION :

L’Armoise est une plante vivace à racine ligneuse, rampante et fibreuse. La tige, qui peut atteindre 1,5 mètre, est herbacée, cylindrique, striée, rougeâtre, un peu velue, dressée et rameuse. Les feuilles sont alternes, profondément lancéolées, découpées en segments, vert foncé dessus, blanches et cotonneuses dessous. Les fleurs jaunes sont groupées en petits capitules et disposées en petits épis axillaires dont la réunion constitue une longue panicule. Le fruit est ovale et lisse.

CULTURE ET RÉCOLTE :

L’Armoise se trouve abondamment à l’état sauvage, préférant malgré tout les terres légères et les expositions découvertes. Pour sa culture, il suffit d’en semer les graines au printemps et de repiquer les plants dès qu’ils sont assez forts à 60 centimètres les uns des autres environ. Une autre méthode consiste simplement à diviser les touffes au printemps. Les sommités fleuries se récoltent dès l’apparition des fleurs en juin, juillet. On coupe la plante de 30 à 40 centimètres à partir de la hauteur disposée en bouquets suspendus, on la fait sécher dans des endroits aérés.

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USAGES :

L’huile essentielle contenue dans la feuille d’armoise a des propriétés régulatrices du cycle menstruel et des règles. La plante sera conseillée chez les femmes présentant un cycle irrégulier et également en cas de règles absentes ou peu abondantes. Prise régulièrement durant la deuxième moitié du cycle, l’armoise permet de supprimer ce que l’on appelle le syndrome prémenstruel, qui regroupe tout un ensemble de troubles dont souffrent les femmes durant les jours qui précèdent leurs

règles (rétention d’eau, prise de poids, gonflement des seins, irritabilité…). Autre propriété intéressante, l’armoise est antispasmodique et calme efficacement les douleurs abdominales existant durant les règles. Ces douleurs désagréables et invalidantes pour la vie quotidienne proviennent de spasmes des muscles de l’utérus. Elle se prépare en décoction pendant 3 minutes en mettant une bonne cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse. Prenez-en deux ou trois tasses par jour.


   INDICATIONS :

- SYNDROME PRÉMENSTRUEL,
- RÈGLES DOULOUREUSES,
- REGLES IRRÉGULIERES ET/OU PEU ABONDANTES.

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AUBEPINE

Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

aubpine4.jpgLes oiseaux cherchent protection dans son feuillage tel un message venu du ciel. La symbolique n’est jamais uniquement théorique, elle nous enseigne et suscite bien souvent à travers sa poésie et ses images une action sur le concret. Si la fonction de cet arbuste est de protéger ceux qui s’y cachent, celle de sa fleur est de soigner les maux (ou mots) du cœur, ainsi que ceux associés au circuit nerveux qui rend possible toute action de vie.

Blanche est l’Aubépine… la force de la Lumière s’oppose à celle de l’ombre et finira par prendre le dessus. C’est un « duel » à travers l’union car la Lumière gagnera en s’unissant à son opposé. Symbole d’amour et de mariage manifestant dans nos coutumes l’union des polarités. Message on ne peut plus explicite pour l’homme qui par sa double essence doit s’unir à sa part d’ombre, car c’est la loi majeure de l’incarnation que d’épouser la Terre pour être épousé du Ciel, l’Acte de l’Universel Amour.

Pilier central, horloge interne en chacun de nous, le coeur régularise le mouvement en faisant écho à l’Horloge Universelle. Le cœur, par ses deux mouvements – aspiration et expiration – du sang, exprime les deux faces de l’amour : le don et l’accueil. Il contient ainsi la Création et toutes ses Lois, par sa position d’axe et par son mouvement d’expansion et de contraction de l’univers. L’amour est don et aussi réceptivité. Jaillissement, irradiation sans fin, il est aussi bien vide parfait et totale attraction.

Tout comme chacun de nos organes, le coeur, par ses manifestations de désordre, nous envoie des messages. Les maladies sont des cris de douleur et manifestent le chaos qui règne dans notre conscience. Ainsi se font-elles les messagères de nos angoisses qui jalonnent les évènements du passé et du présent. Le coeur rythme notre temps individuel, c’est notre tempo intime. Pour que cela se passe dans de bonnes conditions, il a besoin d’un espace réservé et intime, archaïquement : d’un territoire; Et chaque fois que ce territoire spatio-temporel sera profané, investi, volé ou supprimé, le coeur en souffrira d’une manière ou d’une autre et cela se manifestera par une pathologie cardiaque. Le cri du coeur sera : « Je veux vivre à mon rythme dans mon temps ». Quel est par conséquent l’enseignement ? J’ai retrouvé dans mes vieux livres un extrait écrit dans un langage un peu particulier certes, mais combien explicite…

 » A chacun son Rythme et par conséquent ses rythmes issus de son Rythme. Mais d’où est issu ton Rythme ? Est-il issu de tes pensées qui te disent de te presser ou de ne pas te presser ou bien est-il issu du véridique de toi-même évoqué ainsi, pulsant de ton Ame ou mentions du mental ? Sans désir d’aller vite, sans désir de prendre son temps : le juste Rythme est donné qui est adéquat aux évènements à vivre sur le chemin. »

Utilisation de la plante sur le cœur : Par son action régulatrice du muscle cardiaque, l’Aubépine diminue les palpitations. Elle diminue la tension artérielle chez les hypertendus en favorisant la circulation coronaire par vasodilatation. Elle tonifie les cœurs fatigués et peut être utilisée à titre préventif contre l’infarctus du myocarde et l’angine de poitrine.

Le buisson d’Aubépine… conducteur d’électricité semble imager chez l’homme le système nerveux. Ce système alimenté par d’une source mystérieuse, transforme en électricité l’énergie qu’il reçoit. A travers lui, l’éclaire de la pensée et de la Pensée réunies, anime le corps et le relie à l’esprit.

Il faut noter que les battements du coeur sont gérés par le tronc cérébral. Nous comprenons ainsi la relation thérapeutique que cela induit.

Utilisation de la plante sur le système nerveux : l’aubépine en agissant sur le système nerveux calme les angoisses, la nervosité et les insomnies, chez l’adulte et l’enfant. On l’a surnommé « bonnet de nuit » à cause de ses propriétés à provoquer le sommeil.

aubpine1.jpg

FORMES D’UTILISATION

Décoction

Contre la fièvre ( à boire, ou en bains de pieds): jetez 10 pincées d’écorce hachée par litre d’eau. ( 2 à 3 tasses ou 2 à 3 bains par jour.)

** de fruits séchés contre la diarrhée (à boire) : jetez 10 pincées de baies dans un litre d’eau, et absorbez la totalité du liquide obtenu par petits verres, en 48 heures.

Infusion

** de fleurs contre tous les spasmes et les troubles circulatoires: jetez deux bonnes poignées de fleurs par tasse d’eau bouillante. ( 2 à 3 tasses par jour, aussi longtemps qu’il le faut, avec des interruptions régulières de quelques jours.)

Bains de mains et de pieds

** de fleurs ( mêmes indications que l’infusion): jetez 10 à 20 pincées de corolles par litre d’eau. 2 bains par jour. Accompagnez ces bains de pieds et de mains, qui ne consituent qu’un traitement d’entretien, de compresses sur la région du coeur, dans les cas d’angine de poitrine, d’infarctus, de tachycardie ou d’oedème pulmonaire. Pour les maux d’estomac ( crampes, etc.), renforcez également les bains de pieds et de mains par des compresses chaudes sur la région douloureuse, après les repas. Appliquez des compresses sur les reins contre les lumbagos. Des compresses glacées sur la tête, en cas de migraine nerveuse, peuvent avoir les meilleurs effrets. Les bains de pieds sont à éviter si l’on souffre de varices: il vaut mieux s’en tenir, alors, aux bains de mains.

Cataplasmes

**de fleurs fraîches ou de fruits écrasés: contre les crises d’angine de poitrine, les palpitations, les diarrhées, les lumbagos, les rhumatismes.

REMARQUE IMPORTANTE – Pour être pleinement efficace, un traitement à base d’aubépine doit être régulier et prolongé, ce qui ne présente aucun inconvénient du fait de son absence de toxicité, d’accumulation, de risque d’accoutumance, ainsi que l’absence de tout effet secondaire.

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ARNICA

Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

arnica5.jpgLa foule des noms vulgaires de cette grande »  marguerite » jaune orangé des montagnes, aux feuilles toutes disposées en rosette à base (sauf deux, opposées, au beau milieu de la tige), est à elle seule assez éloquente. On l’appelle arnique, doronic des Vosges ou d’Allemagne, bétoine des montagnes ou des Vosges, herbe aux pécheurs, tabac des Savoards (ou des Capucins, ou des Vosgs ou des Alpes), quinquina des pauvres, souci des montagnes ( ou des Vosges ou des Alpes), herbe à éternuer et, par-dessus tout, panacée des chutes. Ses propriétés sont nombreuses: l’arnica stimule aussi bien le sstème nerveux que les appareils digestif, respiratoire et circulatoire. L’espèce est apéritive et diurétique, purgative et propre à combattre la fièvre; elle débarrasse les bronches des glaires qui les encombrent; elle favorise le bon fonctionnement des règles; elle est dotée d’une incontestable action contre la goutte et la dysenterie;

Mais l’arnica –la panacée des chutes–, est le remède universel des chocs et des chutes: en applications externes, l’espèce reconstitue les tissus et fait disparaître mieux que tout autre médicament les amas de sang (parfois de pus) qui accompagnent ecchymoses, contusions, foulures et entorses. Il lui arrive de faire des merveilles dans des cas d’acné rebelle à tout traitement.

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Récolte

L’arnica ne se trouve pas dans les prairies de montagne, en terrain acide; elle fleurit de juin à août. Cueillez-en les » fleurs » (pour botanistes, il s’agit de capitules, c’est-à-dire de groupes de fleurs) avant l’épanouissement, mais n’oubliez pas d’en ramasser soigneusement les feuilles, et d’en arracher quelques racines. Toute la plante sèche admirablement bien et se conserve de longs mois à l’ombre.

Préparation et emploi

En usage interne, il faut employer l’arnica avec de grandes précautions, car elle peut provoquer des étourdissements, des tremblements et des secousses nerveuses.

Infusions et décoctions

* de fleurs : ne dépassez pas 10 pincées de fleurs fraîches par litre d’eau; 5 sont suffisantes. Les fleurs sèches sont moins actives: allez jusqu’à 15 pincées. Filtrez soigneusement votre préparation, de façon qu’il n’y reste aucune des aigrettes de la plante, ce qui irriterait la gorge du buveur. ( Une petite tasse par jour, comme stimulant, diurétique, apéritif et contre la fièvre.)

* de feuilles: ne dépassez pas 15 pincées d feuilles sèches par litre d’eau. ( une tasse par jour).

* de racines: ne dépassez pas 5 pincées de racines hachées par litre d’eau. (une tasse par jour).

Teinture de fleurs sèches

( Contre la toux, la coqueluche, la pneumonie, l’angine de poitrine): faites macérer pendant deux semaines 10 pincées de fleurs sèches dans un verre d’alcool à 90 °; n’employez pas autrement cette teinture qu’en gouttes dans une tisane douce. ( Une goutte le premier jour, 2 le second, et ainside suite jusqu’à 7, avant de revenir progressivement à 1.)

Teinture diluée

Pour usage externe (traumatismes, bleus, coups, blessures, etc.): préparez la teinture de la même façon que précédemment, puis délayez-la dans au moins trois fois (mais mieux vaut dix fois) son volume d’eau. Vous pouvez préparer vos teintures avec la plante entière : mêmes proportions– et mêmes précautions.

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L’ANIS VERT

Posté par eurekasophie le 12 novembre 2008

anisvert3.jpganisvert4.jpgL’anis me paraît être l’un des meilleus amis de l’appareil digestif. Encore faut-il ne pas se tromper sur la marchandise. On appelle anis au moins trois espèces végétales très différentes: la badiane ou anis étoilé, plante à n’utiliser qu’avec prudence, originaire de Chine; le carvi ou anis des Vosges; et l’anis vert, qui est un boucage et appartient à la même famille botanique que la carotte (ombellifères).

On le baptise encore boucage à fruits suaves, pimpinelle anis, anis boucage, petit anis, anis officinal ou anis d’Europe. Il est probablement né en Orient, et il n’existe en Europe– qu’à l’état cultivé. Sa tige striée porte différentes sortes de feuilles, celles de la base, arrondies et entières, les suivantes à trois divisions en coeur, les suivantes encore à 3 ou 5 divisions étroites; enfin les dernièressont plusieurs fois redécoupées en fines lanières. Ses fleurs blanc jaunâtre, groupées en bouquets (ombelles) lâches, donnent des fruits en forme de petits oeufs, à deux « grains » velus. Ce dernier caractère est fort important : il permet, avec le parfum typique qu’exhale toute l’espèce, de ne pasla confondre avec la redoutable ciguë qui fit mourir Socrate.

Pline l’Ancien accordait à l’Anis le pouvoir de faire dormir et de garder la jeunesse du visage. L’Anis est un bon antispasmodique qui calme les estomacs doulQureux et les menstruations difficiles. Il est surtout recommandé contre les troubles des nerveux dyspeptiques (contractions douloureuses des organes digestifs, vertiges, palpitations et sensation d’oppression après les repas, aérophagie). Il soulage fort bien les coliques venteuses.
Son action apaisante le fait recommander aussi par le Dr Leclerc contre l’asthme et la toux quinteuse.
L’Anis est encore un galactogène très réputé qui augmente la sécrétion lactée chez les nourrices, tout en calmant les coliques des nourrissons (d’après le Dr Cazin).
Enfin, on a recommandé l’Anis contre la fatigue générale accompagnée de migraines et de défaillance cérébrale.Dans certains
pays, on l’emploie pour parfumer la bière.

 

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En utilisation interne:
En Infusion. 10 à 15 g de graines par litre d’eau ou une cuillerée à café par tasse. Prendre 2 ou 3 tasses par jour. Contre les coliques des enfants, on peut faire infuser les graines d’Anis dans le lait.


En Liqueur digestive à l’Anis. Faire macérer au moins un mois 50 g d’Anis et 1 g de Cannelle dans un demi-litre d’eau-de-vie blanche .

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Tisane contre la toux

20 g d’anis, de véronique, 15 g de feuilles de tussilage et de fleurs de sureau, 10 g de racine de violette. Faire bouillir (1 cuillerée à soupe du mélange par tasse d’eau) et boire chaud.                                                     

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L’ABSINTHE

Posté par eurekasophie le 11 novembre 2008

absinthe3.jpgabsinthe2.jpgJe n’imaginais pas , quand je rencontrais cette grande herbe d’argent ciselé au détour des chemins poudreux et ensoleillés de Gavarret, qu’elle avait tué Verlaine et qu’elle avait été, à la fin du siècle dernier, à l’origine d’un fléau social aussi terrible que l’est aujourd’hui l’usage des stupéfiants. Ce concentré d’amertume, qui symbolise les épreuves de la vie dans les Ecritures Saintes, contient en effet un poison redoutable. A faibles doses, c’est un apéritf, au même titre que l’anis ou le fenouil. A doses exagérées, elle devient une drogue dont on ne peut plus se passer. Elle attaque le système nerveux dans son ensemble, et entraîne des hallucinations, puis un engourdissement général, l’hébétude, la déchéance physique et la mort…..

La grande absinthe, encore appelée aluine, alvine, herbe sainte, armoise amère ou herbe aux vers, se reconnaît aisément à ses feuilles duveteuses, argentées et découpées en fines lanières, à ses fleurs minuscules réunies en capitules comme de charmants pompons jaune pâle, et surtout à l’odeur forte et aromatique qu’elle exhale lorsqu’on la froisse entre les doigts.

absinthe4.jpgabsinthe.jpg

L’Absinthe et ses bienfaits

L’Absinthe : (Artemisia absinthium), de la famille des composacées, connue également sous le nom de Grande Absinthe, Absinthe commune ou officinale, Alvine ou encore Herbe aux vers, symbole de l’amertume elle était considérée comme une panacée, il n’est nullement étonnant que la déesse Artémis lui donna son nom en reconnaissance des bienfaits qu’elle prodiguait aux humains. Les feuilles et les sommités fleuries, sont les parties de l’absinthe qui jouissent le plus des propriétés bienfaisantes dont voici certaines:
- Combat la paresse des estomacs (selon les Tablettes à signes cunéiformes de Gilgamesh, en Assyrie et Babylone).
- On l’utilisait en Egypte ancienne comme vermifuge et contre les maladies de l’estomac.
- Les Gaulois s’en ceinturaient les reins pour combattre les rhumatismes tandis que leurs
femmes s’en servaient pour faire venir leurs règles.
- L’absinthe est également employée contre le mal de mer et ses nausées.
- Très bon tonique et stimulant possédant des vertus apéritives connues, elle est recommandée chez les anémiques et les convalescents (excite l’appétit tout en favorisant la digestion).
- Recommandée aux
femmes pales et affaiblies et aux adolescentes fatiguées (facilite les règles et les rends moins douloureuses).
- Excellent vermifuge actif contre les ascaris et les oxyures malgré son goût amer qui doit être masqué pour le
faire accepter des enfants.
L’Absinthe s’emploie en infusion avec du vin, de la bière, en poudre et également en décoction.

En utilisation interne:

- 5 à 6 g de sommité par litre d’eau bouillante à raison de 2 ou 3 tasses à café par jour.
- Comme vermifuge: l’infusion est à prendre à jeun pendant 4 à 5 jours 1/2 heure avant le petit déjeuner.
- Avec du vin: Faire macérer 20 à 30 g/l pendant 8 jours; prendre un verre à liqueur avant chaque repas.
- Avec de la bière: 10 g d’absinthe à macérer pendant 12 heures dans une grande tasse de bière. A absorber le matin à jeun, 5 jours de suite comme vermifuge.
- En poudre: Pulvériser la plante séchée dans un mortier. la poudre est utilisée comme fébrifuge ou vermifuge à raison de 2 à 3 g soit dans une boisson chaude soit dans du miel ou dans de la compote de pruneaux. On peut également mêler cette dose à 2 g de poudre de réglisse et 0.5 g de poudre d’anis vert.

En utilisation externe:

- Contre les vers des enfants: employer un cataplasme chaud de plante infusée sur le ventre du malade.
- En décoction: 50 g de plante par litre, à utiliser comme lotion sur les plaies ou pour imbiber les compresses.
Il est à noter que l’absinthe officinale pousse dans les lieux incultes et pierreux, le long des murs et dans les endroits secs. C’est une plante vivace à tige cannelée et poilue, dont la hauteur varie de 0.4 à 1.5 m. Les feuilles profondement découpées, sont argentées par-dessous. Les nombreuses petites fleurs d’un jaune verdâtre, disposées en grappes, apparaissent de juin à septembre. Toute la plante dont la saveur est amère, dégage une forte odeur aromatique.

Mais attention !!!! Avec cette énergique « herbe de Diane » , les doses doivent être scrupuleusement respectées. Qui les dépasse s’expose à une série de troubles assez graves( maux de têtes, vertiges, inflammation des conjnctives, etc.). Je déconseille formellement l’usage de cette plante aux femmes enceintes, aux femmes qui allaitent, et à tous ceux qui souffrent d’hémorragies de l’estomac ou de l’intestin.

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L’aunée

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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En provenance d’Europe et peut-être introduite, il y a fort longtemps, par Louis Hébert – premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner – l’aunée ne s’est guère répandue chez nous tandis qu’aux États-Unis, elle s’acclimatait le long de la côte et dans les États du centre. Grande, forte et belle, elle peut atteindre, dans ses meilleurs moments, trois mètres de haut, quoiqu’elle se contente généralement du mètre, mètre et demi.

Son nom

hautelenium viendrait de Hélène, par allusion à la légende qui veut que la plante soit née d’une larme d’Hélène, l’hellénique fille de Zeus et de Léda, dont l’enlèvement, affirme-t-on, provoqua la guerre de Troie. Mais, on le sait, rien n’est jamais simple en matière de terminologie botanique. Ainsi « aunée » viendrait de l’ancien français « eaune », emprunté au latin populaire elena, lequel est une modification (par influence du nom propre Helena) du latin Helenium, emprunté au grec helenion. « Inule », « aunée », de même que le nom anglais elecampane (contraction de Enula campana, autre nom latin qu’on a attribué à la plante dans le passé), tous ces mots renvoient au helenium latin ou au helenion grec. En plus d’avoir l’impression de tourner en rond, on se retrouve en pleine confusion étant donné qu’il existe une autre plante portant ce nom, soit l’Helenium autumnale, qui appartient à la même famille et dont on attribue également l’origine à la célèbre demi-déesse grecque. Et pour arranger les choses, les soeurs de la Providence indiquent que la plante a déjà porté un autre nom latin, Gorvisartia helenium, dont je n’ai trouvé nulle trace dans les manuels de botanique moderne.

Le nom vernaculaire d’« oeil de cheval » renvoie probablement au fait qu’on l’a longtemps utilisée pour soigner les chevaux, bien qu’il ne s’agissait pas de maladies oculaires, mais pulmonaires. Qu’elle puisse aussi s’appeler « Plante à escarres » et « panacée de Chiron », on comprend – chacun sait que Chiron était un centaure médecin, n’est-ce pas? -, mais le nom de « lionne »? S’agit-il d’une simple déformation phonétique? Mes sources restent coites à cet égard. Quant au sens d’« aromate germanique », on suppose qu’il relève d’un usage assez important de la plante en Allemagne.

Et ça se mange?

L’aunée produit un gros rhizome fortement aromatique qui se mange après l’avoir fait cuire dans plusieurs eaux, histoire d’atténuer un peu sa saveur. On peut le râper pour parfumer salades de fruits, gâteaux, desserts ou liqueurs. Où, on peut le couper en morceaux et le confire dans un sirop de sucre. Ainsi préparé, il est censé faciliter la digestion. Les belles fleurs jaunes peuvent être employées en garniture dans divers plats. Les jeunes feuilles encore tendres se mangent après avoir cuit dans l’eau. Mais puisque les fêtes s’en viennent, pourquoi ne pas renouer avec la tradition et préparer un fabuleux gâteau aux herbes et aux fruits confits? Voyez notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Selon le docteur Jean Valnet, l’aunée est une des plantes les plus précieuses. Antiseptique calmant, asséchant des voies respiratoires, elle a servi à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, tuberculose pulmonaire, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Tonique, diurétique, diaphorétique, emménagogue, elle a également soigné les néphrites, l’anémie, la fatigue générale, les règles douloureuses ou l’absence de règles, les pertes blanches, les parasites intestinaux, la diarrhée, la goutte ainsi que, par voie externe, les dermatoses, les prurits, les ulcères, les escarres et la trachéite. Riche en inuline, un sucre non assimilable, elle serait utile aux diabétiques, tout comme, d’ailleurs, les autres plantes de la famille des composées qui en renferment. La chicorée sauvage, ou barbe-de-capucin, notamment.

- Au nez et à la barbe des capucins, vous dites?
- Pardon?
- Oui, la tisane, on la prend au nez et à la barbe des capucins?
- Ah! Ah! Vraiment très drôle!
- En passant, vous savez que l’équivalent latin de « capucin » était
cappuccino?

- Oh! Joli! À cause du capuchon, je suppose?
- Du capuce, plus précisément, un capuchon taillé en pointe.
- Fascinant, mais on dérive pas mal, il me semble.

On prend l’aunée sous forme de décoction à raison de 10 à 20 g par litre d’eau; une tasse avant chaque repas. Ou sous forme de teinture à raison de 15 à 20 gouttes, quatre à cinq fois par jour. Séchée et réduite en poudre, la racine peut se prendre telle qu’elle à raison de 2 à 10 g dans un liquide quelconque, une tasse de bouillon de poulet, par exemple.

Si vous avez eu la bonne idée de faire sécher du millepertuis et du lierre terrestre en saison, vous pourrez préparer une potion destinée à soigner les bronchites et la toux qui risquent de se manifester durant l’hiver, en mélangeant les trois plantes à parts égales et en infusant le tout dix minutes à raison d’une cuillère à thé par tasse d’eau. Prenez trois tasses par jour, avant ou après les repas.

Pour soigner les maladies cutanées, particulièrement les prurits, on lave la partie atteinte avec une décoction préparée à raison de 30 g par litre d’eau.

En Chine, on se sert des fleurs de l’Inula japonica pour soigner l’asthme et la bronchite accompagnée d’un trop-plein de mucus, ainsi que les vomissements et le reflux acide.

On la trouve où?

Occasionnellement dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. Elle préfère les lieux humides. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez la cultiver. Vous avez le choix entre la variété ordinaire, bien adaptée à nos climats, et Goliath, une variété à grosses fleurs spectaculaires, qui est toutefois moins rustique et, par conséquent, nécessite une protection de paille ou de feuilles mortes durant l’hiver.

Sirop d’aunée pour la grippe et la toux

Marie Richardson, Tewkesbury

L’aunée est une plante en provenance d’Europe et qui aurait été introduite ici par Louis Hébert, premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner. On en retrouve parfois dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. L’aunée a servi traditionnellement à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Il y a une base pharmacologique à ce remède, mais on manque de données cliniques pour conclure à son efficacité.

Recette : Faites mijoter la racine d’aunée dans l’eau. Filtrez régulièrement et ajoutez ensuite du miel ou du sucre.

Explication : L’aunée est une plante des plus précieuses. C’est un antiseptique calmant et un asséchant des voies respiratoires. 

Attention : Comme pour la camomille, plante de la même famille, l’aunée peut provoquer des allergies et des dermites de contact.

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L’angélique archangélique

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

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 » Irritabilité, agressivité, nervosité.
 » Crises de colère.
 » Tendance dépressive.
 » Troubles de la concentration.
 » Insomnie.
 » Léthargie.
 » Fatigue intense.
 » Rétention hydrique (œdème).
 » Prise poids.
 » Lombalgies.
 » Vertiges, palpitations.
 » Ballonnements, constipation.
 » Nausées.
 » Migraines.
 » Tension des seins douloureuse.
 » Sensibilité douloureuse de l’utérus.
 » Sensibilité douloureuse des ovaires.
 » Pesanteur pelvienne.
L’angélique permet la régulation naturelle de ce syndrome.

L’angélique contribue activement et rapidement à restaurer le bien être, dans une harmonieuse vitalité qui gomme les déséquilibres perturbateurs propres aux troubles du cycle féminin.
Grâce à l’angélique, la femme reste active et tonique 28 jours sur 28 !

Atténuation des troubles de la ménopause

La ménopause désigne l’arrêt des règles chez la femme, aux alentours de l’âge de 50 ans. En vérité, il s’agit de toute la, période qui précède (pré-ménopause) et qui suit cette interruption, dite péri-ménopause.

La ménopause pose 3 types de problèmes :
 » Sur un plan local (purement gynécologique).
 » Sur un plan général (bouleversement endocrinien ayant des retentissements multiples sur l’organisme).
 » Sur un plan psychologique (étape de l’existence très difficile).
La ménopause est précédée d’un vieillissement progressif des ovaires et en corollaire d’un tarissement de la sécrétion d’œstrogènes et de progestérone.Les symptômes sont multiples :
 » Bouffées de chaleur nombreuses et fort gênantes (et sueurs induites, dues à une instabilité vasomotrice).
 » Irritabilité, nervosité excessive, insomnie.
 » Vertiges, palpitations.
 » Grande lassitude générales.
 » Prise de poids.
 » Atrophie vulvaire.
 » Sécheresse vaginale.
 » Fléchissement de la libido.
 » Dépression nerveuse.
 » Ostéoporose.
 » Angoisse de vieillir.

Le traitement prophylactique de la ménopause se fonde sur la prise d’œstrogènes et de progestérone qui sont prescrits par les gynécologues. C’est le  » tristement célèbre  » THS (traitement hormonal de substitution) dont les effets iatrogènes sont aujourd’hui l’objet d’innombrables mises en garde de la communauté scientifique à cause des risques de cancer du sein qui ont sensiblement augmentés.C’est la raison pour laquelle nombre d’études cliniques en double aveugle (avec placebo) concernant les THS, dans le monde, ces dernières années, ont été interrompues avant leur terme.
Heureusement, la phytothérapie permet une réelle alternative naturelle aux traitement hormonaux de substitution avec une totale innocuité, sans danger, sans effet secondaire.

La plante « élue » des médecins traditionnels chinois, prescrite aux femmes vivant mal leur ménopause est l’angélique.
L’angélique contribue à gommer en douceur les effets perturbateurs de la ménopause, en toute sécurité, ce qui est précieux pour la femme qui traverse cette période difficile.

Stimulation de la libido de la femme

L’absence de désir sexuel (anaphrodisie) et l’incapacité de parvenir à l’orgasme (frigidité) sont caractéristiques de la libido féminine.
Ce sont deux pathologies distinctes, mais associées au sein d’une seule dénomination: « troubles des fonctions sexuelles de la femme ».
On distingue deux « composantes »: L’inhibition de l’excitation (avant l’acte) et l’inhibition du plaisir (pendant l’acte). Ces troubles concernent également le manque de lubrification vaginale et le défaut d’intumescence vaginale (gonflement lié au coït).

Les principales causes de ces troubles sont multiples:

 » Facteurs psychologiques.
 » Stimulation sexuelle inadéquate du partenaire masculin.
 » Mésentente conjugale.
 » Etat dépressif.
 » Stress.
 » Manque de préliminaires voluptueux.
 » Association de la sexualité et du péché.
 » Association du plaisir et de la culpabilité.
 » Peur des rapports (coït douloureux, difficile).
Mais il y a aussi :
- Des causes « physiques » par exemple une cystite chronique, une vaginite, le diabète, une dystrophie musculaire…
- La prise de certain médicaments: contraceptifs oraux, hypotenseurs, tranquillisants, somnifères…
- Les conséquences d’un acte chirurgical (par exemple), mastectomie peut avoir un retentissement négatif sur l’image de soi et une incidence sur la sexualité).
- Les causes liées au vieillissement, avec des modifications physiologiques, par exemple l’atrophie de la muqueuse vaginale, le tarissement progressif de la lubrification et le défaut de congestion vasomotrice, après la ménopause.
- Les causes évoquées en psychiatrie: peur de s’abandonner à une situation qui implique la dépendance vis à vis du partenaire, peur de la perte de son contrôle, fixation incestueuse qui ramène à son père, angoisse de l’abandon…

Dans tous les cas, quelle que soit la cause, il y a un « remède » 100% naturel qui stimule cette libido défaillante, Angelica sinensis, cette merveilleuse racine d’angélique chinoise qui a été véritablement « conçue » pour l’équilibre et l’épanouissement sexuel de la femme.

Les chinois ont une connaissance de la sexualité féminine d’une subtilité fabuleuse à nos yeux d’occidentaux. La transmission orale des bonnes « pratiques » sexuelles se transmet en chine de génération en génération: ce sont les grand-mères qui initient leurs petites filles.
Dans les livres de médecine et dans les matières médicales comprenant les remèdes de tradition populaire, la sexualité occupe une large place.
Ainsi, dans la « somme » de référence véhiculant les fondamentaux du Taoïsme, ouvrage nommé « Annales de la dynastie des Souei »(581- 617) Les pratiques sexuelles sont présentées comme le moyen d’acquérir l’immortalité et de prolonger la vie, le principe femelle (YIN) et mâle (YANG) étant indissolublement liés.

Et qu’elle plante médicinale, croyez- vous, que cet ouvrage conseille de donner aux femmes frigides? « L’angélique  »

L’angélique chinoise est une plante très active.
Cela induit certaines précautions d’emploi.
Elle est contre-indiquée :
- Aux fillettes, jusqu’à leur puberté.
- Aux femmes enceintes.
- Aux femmes qui allaitent.
- Aux femmes ayant un fibrome utérin.
Elle est déconseillée avec prise simultanée de médicaments anticoagulants :
- Aux femmes qui ont des règles très abondantes.
- Avant une exposition au soleil (elle a une action photo sensibilisante).
Présentation : Boîte de 30 ampoules de 10 ml.

L'angélique archangélique dans Utilisation : Il est recommandé de faire une cure de 1 mois tous les 6 mois.

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L’aigremoine eupatoire

Posté par eurekasophie le 24 septembre 2008

Aigremoine eupatoire
Agrimonia eupatoria

L'aigremoine eupatoire dans 90px-Agrimonia_eupatoria02 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees120px-Agrimonia_eupatoria

Aigremoine eupatoire, surnommée le « thé du Nord », le »thé des bois » ou « l’herbe de saint Guillaume ».

Description détaillée

Plante herbacée de la famille des Rosacées. Elle se développe sur un rhizome

Feuille

A la base en rosette de feuilles composées de plusieurs folioles, 3-6 paires. Moins fournies entre deux.


Tige

Dressée, couverte de duvet.

Fleur

A 5 pétales bien séparés, jaune vif. Plusieurs étamines avec les cimes qui deviennent brune en vieillissant. Les fruits ont des crochets dessus pour faciliter la dissémination par les animaux ou l’homme. Floraison de juin à septembre.

A la cime 

Données autécologiques

Culture

Utilisation

La plante entière séchée, récoltée à la floraison, peut s’utiliser en tisane contre la diarrhée et les troubles digestifs associés à la diarrhée et aurait aussi une action dans les inflammations des reins et de la vessie.

Médecine (propriétés)

Astringent, vulnéraire

Cuisine


Usages

Les sorciers assuraient que les fleurs de cette plante se fanent instantanément dès que l’on entre dans une maison habitée par le démon. Ils usaient aussi de l’aigremoine pour endormir ceux auxquels ils voulaient du mal en en bourrant leur oreiller. Le charme ne cessait que lorsqu’on retirait l’oreiller.


Dictons et anecdotes

Un verre de tisane d’aigremoine ôte un verre de sang du corps.

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