VERS INTESTINAUX

Posté par eurekasophie le 25 janvier 2010

 

 

 

OXYURES, ASCARIS

 

Des solutions naturelles pour s’en débarrasser

 

Les anciens connaissaient les plantes « vermifuges » qu’ils donnaient aussi bien aux enfants qu’aux adultes et aux animaux.

Mais avec les progrès de l’hygiène, autant individuelle qu’alimentaire, cette pratique traditionnelle a fini par tomber en désuétude.

Est-ce à dire que les verminoses appartiennent au passé ? Que nenni ! Selon le Dr Mouton, grand spécialiste de l’écosystème intestinal,

les enfants semblent plus souvent atteints par des parasitoses qu’il y a une ou deux décennies.

Faisons plus ample connaissance avec ces vers parasites, du moins avec les plus courants d’entres eux: les oxyures et les ascaris.

 

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OXYURES

 

Les oxyures sont des petits vers ronds appartenant à la classe des nématodes. Ils mesures de 3 mm à 1 cm et vivent dans la première partie du gros intestin, le cæcum. Le ver femelle migre jusqu’à l’anus pour y pondre des centaines d’oeufs. Cela engendre des démangeaisons – surtout nocturnes- et donc l’irrépressible envie de se gratter ! Les oeufs sont disséminés par les mains de la personne infestée, le linge, les poussières de la maison…..

L’oxyurose constitue sans doute la verminose la plus répandue en Europe et dans le monde. Elle touche principalement les enfants. On considère que 20 à 30 % des enfants sont infestés, mais ce chiffre peut parfois atteindre près de 90 % dans certaines collectivités !

Les démangeaisons nocturnes affectent la qualité du sommeil de l’enfant, d’où pleurs, cauchemars…. Autres signes et symptômes susceptibles d’apparaître: somnanbulisme, troubles digestifs, prurit généralisé, cernes bleuâtres sous les yeux, asthénie, irritabilité, difficultés scolaires, vulvovaginite, cystite, entérite chronique avec diarrhée, voire appendicite à oxyures.

Pour confirmer l’oxyurose, on pratique l’examen du scotch-test, qui consiste à coller un ruban adhésif sur l’anus, puis à l’examiner au microscope.

LES ASCARIS

 

 

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 Les ascaris sont aussi des nématodes mesurant jusqu’à 20 cm , voire davantage, à l’âge adulte

La contamination se fait par ingestion d’oeufs d’ascaris se trouvant dans l’eau et sur les légumes et les fruits.

On estime que 20 à 25 % de la population mondiale est infestée par les ascaris, surtout dans les zones tropicales et subtropicales.

Cette parasitose s’observe moins fréquemment dans les pays tempérés, où se sont les zones rurales qui sont plus particulièrement concernées.

Dans nos contrées, l’ascaridiose est le plus souvent asymptomatique, du moins lorsque le parasitisme reste faible. La présence de larves et de ves peut se manifester sous forme et de signes et de symptômes divers dont certains, à première vue , ne font pas immédiatement penser à une parasitose : toux, difficultés respiratoires, fatigue inhabituelle, troubles du sommeil, irritabilité, nausées, ballonnement, crampes abdominales, alternance de diarrhée et de constipation, vomissements; et plus rarement ou exceptionnellement, occlusion intestinale, inflammation de la vésicule biliaire, pancréatite, appendicite ou péritonite, forme grave du syndrome de Löffler, notamment pneumonie vermineuse. Chez l’enfant, cela peut aussi se traduire par un retard scolaire et un ralentissement de la croissance. Pour confirmer l’ascaridiose, on effectue un, voire plusieurs examens parasitologiques des selles afin d’y retrouver des oeufs.

Hebergement d'images Les nématodes , clique sur l’image

 

 

Des remèdes  » verts  » contre les vers

Pour vous débarraser des vers parasites, suivez l’exemple des anciens : tournez-vous vers les remèdes  » verts  » !

PHYTOTHÉRAPIE : un grand nombre de plantes possède une action vermifuge : absinthe maritime, ail, aurone, balsamite, curcuma, mousse de Corse, nigelle, noix ( brou de ), origan vulgaire, pyrèthre de Dalmacie, pourpier, renouée des oiseaux, santoline, sceau d’or, semen-contra, serpolet, tanaisie, thym vulgaire……

AROMATHÉRAPIE : un certain nombre d’huiles essentielles se caractérise par son activité antiparasitaire: ajowan, arbre à thé ( tea tree) , camomille noble, chenopodium ambrosioïdes, girofle ( clou de ), origan compact, sarriette des montagnes, thym à linalol / à thymol, thym saturéoïde…..

DES REMÈDES PRÊTS À L’EMPLOI

Parasit stop ( nutrivital ) réunit un complexe de plantes parmi lesquelles le basamite, la santoline, le semen-contra ou encore le pirèthre de Dalmatie.

Posologie: entre 3 et 5 ans: 1/2 gélule par jour- à partir de 6 ans: 1 gélule par jour- au-delà de 10 ans: 1 gélule 2 fois par jour. Poursuivre le traitement pendant 30 jours.

Vermibio ( Sofibio ) est essentiellement composé de curcuma. L’adjonction de deux huiles essentielles ( thym, sarriette ) complète l’action antiparasitaire du produit.

Posologie : à partir de 6 ans : 1 cuillerée à café de granulés par jour-  à partir de 12 ans: 2 cuillerées à café par jour- adultes: jusqu’à 3 cuillerées à café par jour. Poursuivre le traitement pendant 20 jours, puis un arrêt de 10 jours, reprendre le produit pendant 20 jours.

Vermi moins ( Euro Santé Diffusion ) propose une synergie de plantes vermifuges : tanaisie, santoline, serpolet, thym vulgaire, renouée des oiseaux.

Posologie : à partir de 4 ans : 5 gouttes 3 fois par jour dans un verre d’eau - à partir de 7 ans : 10 gouttes 3 fois par jour- à partir de 12-13 ans : 25 à 30 gouttes 3 fois par jour. Poursuivre le traitement pendant 1 semaine, puis le renouveler 2 ou 3 fois à chaque pleine lune / nouvelle lune.

Sirop du massif de Chartreuse (Pharma Développement ) rassemble un complexe de plantes, dont la mousse deCorse, qui est un mélange d’une vingtaine d’algues rouges présentesen Méditerranée.

Posologie : enfants de 3 à 13 ans : 2 cuillerées à café par jour à prendre le matin à jeun – au-delà de 13 ans: 2 cuillerées à soupe par jour. Entreprendre le traitement pendant les 3 jours de la pleine lune. Le renouveler à la pleine lune suivante. Ou commencer le traitement tout de suite et le renouveler 20 jours plus tard.

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ET EN DESSOUS DE 3 ANS ?

Pour soigner vos charmants bambins ( à partir de l’âge de 3 mois ), ayez recours aux suppositoires aux huiles essentielles. Voici une formule à faire préparer dans une pharmacie spécialisée en aromathérapie :

HE Melaleuca alternifolia                              20 mg

HE Chamaemelum nobile                              10 mg

HE Thymus vulgaris CT linalol                        5 mg

HE Eugenia caryophyllus                                   5 mg

HV Calendula                                                         10 mg

Excipient pour suppo                                             1 g

1 suppo matin et soir pendant 3 jours. A renouveller 15 à 20 jours plus tard, en essayant de choisir la période de pleine lune ou de nouvelle lune.

A défaut, 1 à 2 fois par jour, pratiquez des massages sur le ventre avec un peu d’huile de ricin de qualité bio ou au minimum première pression à froid, dans laquelle vous aurez préalablement versé quelques gouttes d’huile essentielle de lavande fine.

TOUT L’ENTOURAGE EST CONCERNÉ !

Pour s’assurer de l’éradication des vers parasites, toute la famille devra accepter de se soumettre au traitement vermifuge, certains de ses membres pouvant être porteurs sains. Cette mesure concerne également les animaux domestiques ! On leur donnera par exemple du PARASIT STOP , à la dose d’1/2 à 1 gélule par jour, selon le poids de l’animal.

DERNIÈRE SALVE DE CONSEILS

Alimentation : mise en oeuvre d’un régime hypo-acide, avec diminution drastique de la consommation de sucre raffiné et detous produits sucrés. S’il s’avère que l’envie de sucré augmente énormément, rendant la personne de mauvaise humeur, il y a fort à parier qu’une infection mycosique soit associée à la parasitose. Pour prévenir la réinfection, ajoutez au quotidien ail, curcuma et herbes aromatiques dans vos préparations culinaires, et n’oubliez pas de renouveler le traitement vermifuge 1 à 2 fois par an, de préférence au printemps et à l’automne.

Hygiène :  il est essentiel d’observer des règles d’hygiène strictes à la maison afin d’éviter la réinfection : bien dépoussiérer les sols avec un aspirateur, laver plus fréquemment draps et vêtements, laver aussi les jouets et peluches de l’enfant infecté, ne pas échanger serviette et gants de toilette, se nettoyer les mains fréquemment, en particulier avant les repas et après être passé aux toilettes, et couper les ongles très courts. Le port d’un pyjama de nui est également conseillé.

OÙ TROUVER LES PRODUITS MENTIONNÉS ?

PARASIT STOP : commande directe au 03 88 69 11 33

VERMIBIO : commande directe au  0 800 945 845

VERMI MOINS : commande directe au 04 67 29 64 25

SIROP DU MASSIF DE CHARTREUSE : en pharmacie

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LA SILICOSE

Posté par eurekasophie le 21 janvier 2010

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LA SILICOSE

La silicose est une maladie pulmonaire provoquée par l’inhalation de particules de poussières de silice dans les mines, les carrières, les percements de

tunnel ou les chantiers de bâtiment (sablage), les usines de confection des « jeans », voire les moulins à farine. D’autres métiers sont aussi exposés a cette

maladie professionnelle irréversible, tel que les porcelainiers, les prothésistes dentaire. C’est la plus ancienne pneumopathie professionnelle décrite

(XVIe siècle). Elle a frappé notamment en France les mineurs de charbon à grande échelle à partir des années 1925 lors de la généralisation des machines

d’extraction lourdes (marteaux-piqueurs puis haveuses), sans que soit recherchée la neutralisation des poussières.

 La silicose fait partie des pneumoconioses qui signifient « poussières dans les poumons ». Ces maladies du poumon sont dûes, en majorité, à une exposition professionnelle responsable d’accumulation de particules dans les poumons.
Plus rarement, elles sont liées à des activités de bricolage.
 
La maladie appelée silicose est dûe à l’inhalation de poussières de silice libre. 

Le risque de silicose dépend :

- de la dose et de la durée d’exposition.
- des caractéristiques physiques et chimiques des particules respirées : certaines professions, comme celle du mineur de charbon, exposées aux particules de silice mêlées à des particules d’anthracose responsable de l’anthraco-silicose. Cette forme était parfois moins sévère que la silicose pure.
du sujet : certaines personnes sont plus suceptibles de développer une maladie que d’autre, pour une même exposition.
D’autres maladies existent, liées à l’inhalation de particules comme l’amiante, le fer, certains métaux durs…


 

Que fait la silice sur le poumon ?

     La silice a un pouvoir de destruction du poumon et peut déterminer une fibrose pulmonaire (destruction irréversible du poumon), même avec l’arrêt de l’exposition professionnelle. Les particules de silice (bioxyde de silice) sont en partie épurées par nos moyens de défense.
 
Néanmoins, lorsque l’exposition à la silice est intense et se prolonge, ces moyens de défense sont débordés et les particules de silice restant dans le poumon sont responsables d’une réaction inflammatoire. Autour de ces particules de silice se forment des nodules fibro-hyalins.
 
L’évolution peut se faire progressivement par la suite vers la fibrose pulmonaire, qui s’installe en quelques mois dans les formes très sévères (suraiguës), ou sur plusieurs années.

Quelles conséquences cliniques pour le patient ?

     Le patient présentera une toux, une expectoration matinale, puis un essoufflement qui va s’aggraver progressivement. Le patient silicosé aura plus de risque de faire une tuberculose, de cracher du sang, de faire un pneumothorax (présence anormale d’air dans la plèvre), ou de présenter des infections respiratoires à répétition.
 
Le stade évolué de la maladie s’accompagne d’une insuffisance respiratoire. Le poumon ne peut plus assurer les besoins en oxygène de l’organisme.
La radiographie et le scanner du poumon ainsi que la mesure de la fonction respiratoire et des gaz du sang font partie du suivi de ces patients.

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Coupe de poumon atteint

Quelles professions exposent aux poussières de silice ?


 
Ces professions sont nombreuses et sont reportées sur le Tableau n°25 de reconnaissance de maladie professionnelle.
 
On trouve les personnes travaillant :
- aux travaux de forage, abattage, concassage, broyage, polissage, taille, ponçage de roches renfermant de la silice,
- aux travaux dans les mines de houilles.,
- à l’utilisation de talc,
- la fabrication de verre, porcelaine, faïence,
- le sablage, décapage au sable…..
- la fabrication de poudres à nettoyer, produits abrasifs…

La silice est donc présente dans des secteurs d’activité très variés, allant de l’ouvrier « sableur » au prothésiste dentaire ou à l’employé dans les entreprises d’ensachage de poudres à laver.

Mesures légales:

     Elles font d’abord appel à la prévention, avec reconnaissance du risque professionnel sur le lieu du travail et mise en place de mesures de protection pour le personnel.
 
La surveillance du personnel à risque doit au moins faire appel à une radiographie de thorax annuelle.
 
En cas de silicose, l’indemnisation est basée sur le handicap respiratoire. Les critères de réparation sont d’ordre professionnel, administratif et médicaux. Elle est basée sur le Tableau 25 de reconnaissance de maladie professionnelle et s’accompagne d’une expertise médicale.
 
Il n’y a pas de traitement efficace de la silicose, en dehors du traitement de ses complications. La découverte d’anomalies doit faire soustraire la personne au risque professionnel. Certaines formes sévères du sujet jeune peuvent nécessiter le recours à la greffe pulmonaire.

Imagerie

Radiographie

  • opacités nodulaires ou micronodulaires , bien limitées , homogène, prédominants dans les régions supérieures et moyenne des poumons

  • opacités réticulée

  • masses pseudo-tumorales

  • adénopathies hilaires parfois calcifiées en coquille d’oeuf

  • emphysème paracicatriciel

Tomodensitométrie :

prédominance dans les régions supérieures et postérieurs des poumons

  • micronodules

    centrolobulaires et/ou sous-pleuraux

    mesurant de 2 et 5 mm de diamètre

     

    silicose3.jpg

     

  • nodules

    bien limités

    distribués de façon homogène

  • masse de fibrose

    forme ovale

    contours irréguliers

    parfois calcifiées, et/ou excavées

     

    silicose4.jpg

     

  • distorsion

  • adénopathies mediastinales ou hilaires

    parfois calcifiées en coquille d ‘ oeuf

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L’ACNE DES ADOS ….MAIS PAS SEULEMENT !

Posté par eurekasophie le 15 janvier 2010

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C’est quoi l’acné ?

Définition

Une maladie inflammatoire des glandes sébacées et les follicules pileux de la peau qui est marquée par l’éruption

de boutons ou de pustules, en particulier sur le visage.

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Qui est concerné ?

L’acné est la plus fréquente des maladies de la peau pendant l’adolescence et l’âge adulte. Il culmine chez les femmes entre les âges de 14 et 17 et chez les hommes âgés entre 16 et 19. Les hommes sont plus touchés que les femmes.

Quatre-vingt-cinq pour cent des élèves du secondaire auront une certaine acné. Dix pour cent des personnes avec l’acné continuera à en souffrir jusqu’à la trentaine.

Mais il existe des moyens de préventions

deco1.gifDes habitudes saines et des changements de style de vie peuvent grandement réduire les rougeurs, les boutons, et d’autres symptômes de l’acné. Voici quelques façons de réduire votre acné:Éviter les astringents, tels que les savons irritants et les nettoyants.Éviter les stimulants, comme la nicotine et le café. Attention à votre régime alimentaire et surveiller votre consommation de matières grasses.Évitez l’alcool.

Évitez les bains chauds.

Utilisez des savons doux.

Eviter une trop grande exposition au soleil.

Réduire le stress dans votre vie.

Évitez les aliments chauds et boissons.

De l’exercice régulièrement afin de réduire votre stress.

Changer souvent les draps et les serviettes .

Appliquez des hydratants, comme l’huile de jojoba.

Solutions médicales

Il existe un large éventail d’options de traitements médicaux d’acné, notamment des antibiotiques topiques, les rétinoïdes topiques, les médicaments oraux, les traitements hormonaux et les corticoïdes

Les solutions de l’acné impliquent souvent une grande variété de médicaments, mais il est important que vous sachiez votre type de peau et la gravité de l’acné avant de commencer avec des solutions médicales .

Si vous avez la peau grasse, alors vous devriez utiliser des produits à base de gel et si votre peau est sèche, alors vous devriez utiliser une crème acné. Si votre peau est sensible, alors vous devriez éviter fortement les produits médicamenteux.

Les médicaments les plus efficaces

Les médicaments à base de peroxyde de benzoyle sont les médicaments les plus efficaces pour soigner l’acné vulgaire . Cette molécule a un effet anti-acnéique . Il permet également d’éviter la croissance des bactéries de l’acné.

Dans le cas d’une grave acné une consultation médicale est conseillée, le dermatologue pourrait par exemple vous prescrire des antibiotiques non topiques ou des antibiotiques topiques, des dérivés de la vitamine A en pommade ou en prise orale (isotrétinoïne). Attention :Les médicaments à base d’isotrétinoïne peuvent mener à de très graves malformations chez une femme  enceinte , ce médicament doit donc s’utiliser seulement lors d’acné sévère .

PETITE PARENTHÈSE QUANT À L’ISOTRÉTINOÏNE

 L’isotrétinoïne doit être uniquement prescrite par ou sous la surveillance de médecins ayant l’expérience de l’utilisation des rétinoïdes systémiques dans le traitement de l’acné sévère ainsi qu’une parfaite connaissance des risques de l’isotrétinoïne et de la surveillance qu’elle impose.

- Les capsules doivent être avalées au cours des repas, en une ou deux prises par jour.

- Adolescents, adultes et personnes âgées :

. Le traitement par isotrétinoïne doit être débuté à la posologie de 0,5 mg/kg/jour.
La réponse thérapeutique à l’isotrétinoïne et certains des effets indésirables sont dose-dépendants et varient d’un patient à l’autre. Cela nécessite un ajustement individuel de la dose au cours du traitement. Pour la plupart des patients, la dose se situe entre 0,5 et 1 mg/kg/jour.
. Les taux de rémission prolongée et de rechute après une cure d’isotrétinoïne dépendent plus de la dose cumulée totale que de la durée de traitement ou de la posologie quotidienne. Il a été démontré que la poursuite du traitement au-delà d’une dose cumulée de l’ordre de 120 à 150 mg/kg n’entraînait aucun bénéfice supplémentaire notable. La durée de traitement dépend de la dose quotidienne individuelle. Une cure de traitement d’une durée de 16 à 24 semaines suffit habituellement à atteindre la rémission.. Chez la majorité des patients, une guérison complète de l’acné est obtenue après une seule cure. En cas de rechute confirmée, une nouvelle cure d’isotrétinoïne peut être envisagée avec la même posologie quotidienne et la même dose thérapeutique cumulée. Comme l’amélioration de l’acné peut se poursuivre jusqu’à 8 semaines après l’arrêt du traitement, une nouvelle cure avant la fin de ce délai ne doit pas être envisagée.

- Patients en insuffisance rénale sévère :

Chez les patients en insuffisance rénale sévère, le traitement doit être initié à une dose plus faible (ex : 10 mg/jour). La posologie sera ensuite augmentée progressivement, jusqu’à 1 mg/kg/jour, ou jusqu’à la dose maximale tolérée par le patient (voir rubrique mises en garde et précautions d’emploi).

- Enfants :

L’isotrétinoïne n’est pas indiquée dans le traitement de l’acné prépubertaire et n’est pas recommandée chez l’enfant de moins de 12 ans.

- Patients intolérants :

Chez les patients présentant une intolérance sévère à la dose recommandée, le traitement peut être poursuivi à une dose inférieure, exposant ainsi le patient à une plus longue durée de traitement et à un risque accru de rechute. Afin d’assurer la meilleure efficacité possible chez ces patients, le traitement doit normalement être poursuivi à la dose maximale tolérée.

ROACCUTANE : son aspect et forme

Capsule molle ovale, opaque, bicolore rose et blanc avec R5 marqué à l’encre noire.

- Mécanisme d’action :L’isotrétinoïne est un stéréo-isomère de l’acide tout-trans rétinoïque (trétinoïne). Le mécanisme d’action exact de l’isotrétinoïne n’est pas encore précisément élucidé, mais il a été établi que l’amélioration observée dans le tableau clinique de l’acné sévère est associée à une suppression de l’activité des glandes sébacées et à une diminution histologiquement prouvée de la taille de ces glandes. De plus, il a été démontré que l’isotrétinoïne exerçait un effet anti-inflammatoire au niveau du derme.- Effets :

La constitution des comédons et éventuellement des lésions inflammatoires de l’acné passe par plusieurs étapes, dont une hyperkératinisation de l’épithélium du follicule pilosébacé puis une obstruction de l’infundibulum pilaire avec rétention de kératine et un excès de sébum. L’isotrétinoïne inhibe la prolifération des sébocytes et semble favoriser leur dé-différenciation en kératinocytes ; elle réduit donc la production de sébum, qui est le substrat essentiel à la croissance de Propionibacterium acnes, et de ce fait diminue la colonisation du canal pilaire par cette bactérie.

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JE FERME LA PARENTHÈSE

Solutions traditionnelles à base de plantes Certaines plantes médicinales ont su montré une efficacité contre les acnés, on citera parmis elles :

L’huile d’argan : à appliquer sous forme de crème

La bardane : elle est souvent sous forme de gélule

L’arbre de thé : à prendre sous forme de crème ou de pommade

Ceci dit les plantes demeurent une mesure complémentaire par rapport aux traitements classiques : Les médicaments.

Contributions des crèmes hydratantes

Les crèmes ou lotions hydratantes sont des produits cosmétiques qui permettent d’hydrater la peau en reconstituant le film hydrolipidique, protection naturelle de la peau.Ces produits sont vivement recommandés.

Nécessité d’un suivi médical

Bien que des cas bénins de l’acné peuvent être soignés avec succès grace à des médicaments en vente libre, parfois il est préférable de consulter votre médecin au sujet des traitements d’acné. Comment décidez-vous quand il est temps de contacter un dermatologue?

1. Vous n’avez jamais reçu un diagnostic de l’acné avant.
Si vous commencez tout d’un coup d’éclater en bosses rouges sur le visage, poitrine, dos, ou ailleurs, et vous n’avez jamais reçu un diagnostic de l’acné, vous devriez consulter votre médecin. Certaines autres conditions, telles que la rosacée et folliculite, d’apparence très semblable à l’acné. Si vous n’êtes pas sûr, c’est une bonne idée d’être évalués par un professionnel.

2. Votre acné s’aggrave en dépit du bon soin à domicile.
Si, après avoir suivi un traitement uniforme à la maison, votre acné ne s’améliore pas ou semble se détériorer, vous devriez le communiquer à votre médecin. Votre dermatologue vous prescrira des médicaments relative a votre cas, et aura des conseils utiles concernant les soins de votre peau .

3. Vous avez des nodules et des éruptions kystique.

Nodules et des kystes sont des formes très sévères des éruptions et doivent être évaluées par un dermatologue. Ces défauts profonds peuvent facilement provoquer des cicatrices, donc ils devraient être traités rapidement. Même si vous n’avez pas éruptions kystique, appelez votre médecin si votre peau semble très enflammés ou infectée .

4. Vous pensez que votre acné est causée par un médicament.

Certains médicaments, tels que les stéroïdes et les pilules contraceptives, peuvent causer l’acné. Si vous prenez des médicaments et que votre peau commence à éclater, allez voir votre médecin .

5. Vous êtes extrêmement contrarié ou déprimé au sujet de votre peau.

Évitez-vous des situations sociales embarrassantes en raison de votre peau ? Vous sentez-vous déprimé? Si vous sentez que votre acné se répercute négativement sur votre vie ou l’estime de soi, s’il vous plaît parlez en à votre médecin. Il ou elle aura des options de traitement disponibles qui peuvent non seulement améliorer votre peau, mais aussi vous aider à faire face aux sentiments de frustration et de désespoir qui peut venir avec l’acné

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LES MALADIES A BOUTONS …

Posté par eurekasophie le 12 janvier 2010

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Les maladies éruptives infantiles sont le plus souvent bénignes.

Dues à des virus ou plus rarement à des bactéries, il est vivement conseillé de consulter

votre médecin dès l’apparition des boutons.

Quelle que soit la nature de la pathologie, plus tôt sera fait le diagnostic, moins il y aura

de conséquences pour l’enfant et l’entourage.

LA ROSÉOLE

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C’est une maladie bénigne d’origine virale touchant les enfants de 6 mois à deux ans et dont la transmission s’effectue par contact direct.

La période d’incubation dure 10 jours et les symptômes ne sont pas nombreux:

decopunaise1.gif Une fièvre à 39-40° C durant 3 jours,

decopunaise1.gif Une éruption cutanée sous forme de taches ou macules rosées discrètes recouvrant tout le corps et touchant plus particulièrement le visage.

Le traitement repose essentiellement sur l’administration de paracétamol pour faire baisser la fièvre et sur une bonne hydratation.

LA ROUGEOLE

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 C’est une affection virale très contagieuse se manifestant par un énanthème, c’est-à-dire une éruption localisée sur les muqueuses sous forme de petits points blancs à l’intérieur des joues ( signe de Koplick), et un exanthème ( localisé sur la peau ) fait de macules et de papules rouges séparées par des intervalles de peau saine. Il apparaît derrière les oreilles puis s’étend à tout le corps. Les autres signes qui accompagnent l’éruption sont la fièvre ( 39 ° C) , la perte d’appétit, des yeux larmoyants et une rhinopharyngite ( ou cathare oculo-nasal) .

La période » d’incubation est de 10 jours et l’évolution est favorable en 5 jours. Le malade reste contagieux jusqu’à la disparition totale des boutons. Les complications de la rougeole sont surtout neurologiques à type de méningites et de convulsions.

LA RUBÉOLE

 

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Elle est d’origine virale et se transmet par contact direct.

Les signes d’appel de la maladie sont durant les 2 premiers jours, une fièvre peu élevée à 38°C , une rhinopharingyte et des petits ganglions ( adénopathies ) dans la région du cou. Une éruption cutanée de tâches rouges apparaît sur la totalité du corps et disparaît en 4 à 5 jours.

Le traitement cible la fièvre ( paracétamol ) et la rhino par des lavages de nez répétés. Encore une foisz, le ROR prévient cette maladie infantile.  Bénigne chez l’enfant, la rubéole peut avoir de graves conséquences pour le foetus chez la femme enceinte.

 

 

RUBÉOLE ET GROSSESSE

D’après le Guide de surveillance de la grossesse de l’ANDEM, l’incidence des infections rubéoliques au cours de la grossesse est de 1 à 4 pour 10 000 naissances. Cette pathologie pourrait être facilement évitée par la vaccination de toute jeune femme séronégative avant ou après la grossesse. La primo-infection rubéolique maternelle est dangereuse pour l’enfant in utero.

La rubéole entraîne des malformations fœtales dont la gravité se situe entre 8 et 11 SA, avec atteintes cardiaques, oculaires ( essentiellement cataracte), de l’oreille interne et cérébrales ( microcéphalie ). Après 12 SA , l’atteinte ne se produit plus que dans 35 % des cas et est essentiellement auditive: surdité avec surdi-mutité. Après 16 SA, le virus de la rubéole peut entraîner un retard de croissance intra-utérin, avec atteintes viscérales mais pas de malformations. L’excrétion du virus persistera pendant plus d’un an……Le dépistage est obligatoire chez toute femme enceinte lors du premier examen prénatal si la sérologie antérieure est négative ou inconnue. Il est indispensable que tous les prélèvements faits chez une même patiente soient adressés au même laboratoire.

LA VARICELLE

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Juste un petit rappel concernant cette maladie puisque j’ai déjà posté un article sur la varicelle dans  » Info…Santé  »

Elle apparaît entre 2 et 10 ans. Elle est d’origine virale et se transmet par contact direct ( salive, toux, éternuement ) et par les lésions vésiculeuses. L’incubation est de 15 jours et le malade n’est plus contagieux dès lors que les vésicules disparaissent.

La varicelle se manifeste par une poussée de boutons roses espacés sur tout le corps et par une légère fièvre. Les macules ou tâches rouges se transforment en vésicules semblables à de petites cloques entraînant de fortes démangeaisons ( prurit ) .

L’évolution est favorable en une dizaine de jours. Ils ne restent que des croûtes sur la peau qu’il ne faut surtout pas enlever.

Les complications sont rares, mais le grattage des vésicules peut entraîner des surinfections ( pustules ) , ainsi que des cicatrices indélébiles.

Le vaccin est en cours mais ne sera réservé qu’aux immunodéprimés ou enfants atteints par certaines pathologies. Le traitement repose sur les antipyrétiques ( paracétamol ), les antiprurigineux et les antiseptiques locaux pour éviter l’infection des vésicules.

LA SCARLATINE

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 C’est une affection de l’enfant de plus de 3 ans et de moins de 12 ans, elle est due à la toxine d’une bactérie : le streptocoque A ou C.
L’incubation est de 3 à 5 jours. La contagion se fait par les gouttelettes de salive émises lors de la parole par exemple.
Elle se manifeste par une angine rouge avec déglutition difficile, une fièvre à 39-40¡, des frissons, des adénopathies cervicales (gros ganglions dans le cou), des maux de tête, parfois avec des douleurs abdominales et des vomissements.
Elle est surtout caractérisée par une éruption sur la peau, survenant 2 ou 3 jours après le début de l’angine, débutant par le thorax, plus marquée au niveau des plis (aines, coudes), s’étendant à tout le corps sauf autour de la bouche ; la peau est rouge, cuisante, granité au toucher. Vers le 7é jour la peau desquame en fines écailles, la langue devient rouge (elle est dite framboisée).

On peut retrouver le streptocoque au prélèvement de gorge (facultatif). Au niveau sanguin existe une augmentation des globules blancs au profit des neutrophiles (contrairement aux infections virales).Le danger de la maladie vient surtout de la possibilité d’atteinte des valvules cardiaques (RAA) ou des reins (néphrite), d’où la nécessité d’un traitement antibiotique précoce (pénicilline ou macrolide) et d’une recherche d’albumine dans les urines 15 à 20 jours après la maladie. Le repos au lit est de 15 jours, il est licite de traiter l’entourage préventivement.
En France la maladie est à déclaration obligatoire (mais c’est le médecin qui la fait).

C’est une infection relativement rare à ne pas confondre avec une éruption virale (pas d’augmentation des globules blancs ni de streptocoque au prélèvement) ou allergique (dans ce cas il n’y a pas d’angine).

La meilleure des préventions reste le

VACCIN !

Le ROR ( rougeole, oreillons, rubéole ) est un vaccin combiné, à faire à partir de 15 mois, puis un rappel entre 4 et 7 ans.

QUELQUES DÉFINITIONS

decopunaise1.gif MACULES : taches rosées avec intervalle de peau saine.

decopunaise1.gif PAPULES : petits boutons rouges s’effaçant à la pression.

decopunaise1.gifVESICULES : petits sacs remplis d’un liquide clair.

decopunaise1.gifPUSTULES: vésicules remplies de liquide purulent.

decopunaise1.gif CROUTES : cicatrisation d’une vésicule ou d’une pustule.

decopunaise1.gif INCUBATION : période pendant laquelle les symptômes ne sont pas encore apparents, mais où la maladie est en latence.

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L’ARTHROSE

Posté par eurekasophie le 5 janvier 2010

gailuronanim1.gif<Ouh la! Voilà Sosso qui écrit à nouveau. T’es d’attaque hein , t’as récupéré ? Faudrait pas que tu commences l’année avec des

articles qui tiennent pas debout, si tu vois c’que j’veux dire …Bon, ben, j’te laisse alors..t’es sûre que t’as pas besoin d’mon aide ?  

arthrosecou.jpgL’ARTHROSEarthroseepaule.jpg

 

 

 

 

 

 

 

5 millions de Français arthrosiques

 60 % des arthroses sont localisées à la main

60 000 prothèses du genou environ chaque année

 

Comment soulager les douleurs?

Quelles sont les articulations touchées ?

Quels exercices dois-je faire ?

 

arthrose0.jpg  Arthrite ou arthrose ?

Par rhumatismes, on entend généralement toutes les affections douloureuses aiguës ou chroniques touchant les articulations et les tissus avoisinants ( muscles, tendons…). Il en existe des centaines que l’on classe en deux grandes familles : l’arthrose et l’arthrite.

L’arthrose est de loin la plus répandue. Elle se caractérise par une atteinte des cartilages, puis des os, provoquant des déformations ( type bec-de-perroquet au niveau des vertèbres) et entraînant de fortes douleurs au moment des mouvements. Elle est extrêmement fréquente chez les personnes de plus de 60 ans et atteint notamment le cou, la colonne vertébrale lombaire, les hanches ( coxarthrose ), les genoux ( gonarthrose ) et les mains.

L’arthrite est une inflammation aiguë ou chronique d’une articulation. Elle se traduit par des douleurs ( essentiellement nocturnes ) , accompagnée d’une raideur matinale et de signes d’inflammation ( chaleur, rougeur, gonflement articulaire ). Elle touche toutes les tranches d’âge. La polyarthrite rhumatoïde ( inflammation de nombreuses articulations, doigts et pieds surtout ) touche particulièrement la femme de la quarantaine, alors que la spondylarthrite ankylosante touche plus souvent l’homme jeune ( au niveau de la colonne vertébrale et du bassin ).

arthrosedesmains.jpg

Arthrose digitale

Une évolution imprévisible

Si la douleur articulaire mécanique, prédominante à l’effort, non insomniante, est le mode de révélation et d’expression de la maladie la plus fréquente, d’autres manifestations sont souvent rapportées: gonflement d’une articulation, déformations ( surtout visibles aux mains…). Il existe également des cas d’arthrose asymptomatique ( sans douleur ), de découverte fortuite. Le diagnostic de l’arthrose repose sur les radiographies de l’articulation douloureuse montrant les signes de la destruction articulaire avec une diminution de l’épaisseur du cartilage et la présence de petites excroissances osseuses ( ostéophytes ) . On fera une analyse sanguine pour éliminer l’hypothèse d’un rhumatisme inflammatoire.

L’arthrose est une affection chronique nécessitant un suivi prolongé. L’évolution est difficilement prévisible. Chez certaines personnes, la progression est lente ( 15 à 20 ans) et les douleurs sont calmées par le traitement. Dans d’autres cas, plus rares, l’évolution est marquée par une destruction plus rapide du cartilage et des douleurs difficiles à calmer.

L’articulation, cible privilégiée des rhumatismes

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>>> CARTILAGE ET LIGAMENTS EN CAUSE

L’articulation est constituée de deux extrémités osseuses recouvertes de cartilage. La membrane synoviale entoure et délimite à l’extérieur la cavité articulaire constituée de liquide synovial et de ménisques. ( Voir illustrations ci-dessous )

synovial.jpgmnisque.jpg

Schéma N°1                                                                        Schéma N°2 

 Le liquide synovial joue un rôle protecteur et lubrificateur. Les ménisques agissent comme des coussins souples et élastiques et permettent un meilleur contact entre les deux surfaces articulaires.  Les ligaments sont des structures fibreuses très résistantes qui stabilisent l’articulation. ( LCP et LCA sur le schéma N° 2 ) Lorsqu’ils sont lésés, l’instabilité qui se développe est responsable de frictions anormales favorisant le développement prématuré d’une arthrose.

Lors du vieillissement articulaire, on observe des modifications de la composition du cartilage, de sa structure ( rigidification ) et de son épaisseur ( amincissement ). La dégradation du cartilage aboutit à la libération de substances ( fragments cartilagineux) capables de provoquer une irritation de la membrane synoviale qui, en réaction, synthétise des médiateurs inflammatoires.

>>>ACTIVITÉ PHYSIQUE ET MÉDICAMENTS

arthrosekin2.jpgarthrosekin.jpg

Il faut tout d’abord respecter des mesures hygiéno-physiques essentielles ( pratique d’une activité physique, kinésithérapie, réduction pondérale ). La kinésithérapie joue un rôle important pour entretenir une bonne mobilité de l’articulation, maintenir ou développer la musculation et enrayer les mauvaises attitudes.

Le traitement médicamenteux vise à soulager rapidement les douleurs, à réduire les manifestations inflammatoires et à limiter la gêne fonctionnelle. On utilise en priorité les antalgiques ( paracétamol 4 g / j maximum …). Lors des poussées douloureuses intenses, on a recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens. Si cela se révèle insuffisant, on pourra faire une infiltration dans l’articulation avec des corticoïdes retard, utiles pour surmonter une crise. Dans l’arthrose du genou, en dehors des poussées et épanchements, l’injection ( appelée  » viscosupplémentation  » ) d’acide hyaluronique, un composant du liquide synovial, apporte un bénéfice antalgique retardé, mais prolongé.

LES INTERVENTIONS CHIRURGICALES

arthroscopie.jpgarthroscopie2.jpg

 

L’arthroscopie / lavage du genou se pratique sous anesthésie locale en ambulatoire. Elle consiste à enlever les débris de cartilage et l’épanchement synovial ( donc, le gonflement ). Son efficacité est faible et l’amélioration transitoire.

L’ostéotomie s’adresse aux arthrose localisées chez les personnes plutôt jeunes ( moins de 55 ans ). Elle est indiquée en présence d’une déformation ou d’une dysplasie ( genu varum, genu valgum ).

genuvarum.gif

Enfin, la prothèse est envisagée en cas de douleur rebelle et de handicap. Elle supprime pratiquement les douleurs, permet une marche et une reprise des activités normales. Elle peut durer entre 12 et 20 ans. Plus de 600 000 personnes vivent avec une prothèse de hanche  » totale  » , qui remplace à la fois la partie osseuse de la cuisse ( fémur ) et la partie des os du bassin ( cotyle ).

QUESTIONS / RÉPONSES

decopunaise.gif L’arthrose est-elle héréditaire ?

Oui et non : en fonction de la localisation, la part de l’hérédité est plus ou moins importante. Les arthroses des doigts et de la hanche ont plus de lien génétique que l’arthrose du genou et de la colonne vertébrale.

decopunaise.gif Quand pose-t-on une prothèse de la hanche ?

Lorsque le handicap devient trop important et qu’aucun traitement ne réussit plus à soulager les douleurs. L’hospitalisation dure de 10 à 15 jours. Les résultats sont habituellement excellents. Une rééducation à la marche dans un centre de convalescence est nécessaire.

decopunaise.gif Mon médecin m’a precrit un traitement de 6 mois. Cela fait déjà 6 semaines que je le prends, sans ressentir

d’amélioration. Dois-je le continuer ?

Votre médecin vous a sûrement prescrit un antiarthrosique à action symptomatique lente ( chondroïtine-sulfate, glucosamine, diacérhéine, insaponifiables de soja et d’avocat ). Il est destiné à améliorer de façon progressive les symptômes de l’arthrose. Il agit lentement. Son effet se voit au bout de quelques semaines et peut s’apprécier par la diminution de la prise concomitante d’antalgiques. Si, au bout de quelques mois, rien ne change, parlez-en à votre médecin.

decopunaise.gif On m’a découvert une arthrose au genou, puis-je poursuivre la gymnastique et mes randonnées ?

 Il faut continuer la pratique de vos activités sportives et de détente qui sont bénéfiques pour vos muscles et préviennent une évolution péjorative de l’arthrose. L’aquagymnastique est particulièrement bonne. En ce qui concerne la marche, porter des chaussures de bonne qualité et éviter les terrains accidentés. La règle générale est de ne pas aller au-delà de ses limites.

 

aquagym01.jpg

À faire

- Maigrir en cas de surcharge pondérale

- En cas de crise, repos limité au strict minimum

- Pratiquer une activité physique modérée et régulière

- Porter des chaussures avec semelles amortissantes antichocs

- Utiliser une canne tenue côté sain

- Utiliser des appareillages aidant à la réalisation de certains gestes ( serrer ou desserrer…)

- Rééduquer la main avec une balle en caoutchouc ou de la pâte à modeler

- Utiliser un oreiller anatomique

- Pratiquer des cures thermales ( Amélie-les-Bains, Eugénie-les-Bains …)

À ne pas faire

- S’automédiquer longtemps et à forte dose

- Forcer sur une articulation douloureuse en se disant que cela passera

- Porter des talons hauts et fins

- Station debout prolongée

- Port de charges lourdes

- Sports avec impacts répétés ( tennis, sport de ballon ou de combat).

VRAI / FAUX

La fréquence de l’arthrose du genou augmente avec le surpoids

Vrai : il est recommandé fortement de maigrir pour soulager les articulations.

L’arthrose des mains est généralement héréditaire

 Vrai: les facteurs génétiques sont primordiaux dans cette localisation

La destruction totale du cartilage survient après 5 ans d’évolution de la maladie

Faux : ce délai est très variable d’une personne à une autre, dépendant de la localisation, de la maîtrise ou non des facteurs

de risque.

Il n’existe pas de traitement de fond de l’arthrose

Vrai: Le traitement est symptomatique; il vise essentiellement à soulager les douleurs.

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LA COQUELUCHE

Posté par eurekasophie le 2 novembre 2009

Je savais bien que l’expression  » être la coqueluche de ses dames  » me disait quelque chose.

Alors, comme c’est mon jour de rentrée et que je ne veux certes pas commencer cette belle journée

avec des » à peu près.. » , j’ai cherché sur le net et j’ai trouvé .

Qui cherche trouve !  

AVANT TOUTE CHOSE.. 

Autrefois, la coqueluche était une sorte de chapeau que les médecins conseillaient de porter pour avoir toujours la tête au chaud et ainsi éviter d’attraper la maladie du même nom. Or, à la même époque « être coiffé de quelqu’un » signifiait « en être amoureux ». L’expression personnifie donc la coqueluche et s’associe à la précédente pour dire que quelqu’un est amoureux de nous, que l’on est son « préféré ».

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Belle madame amoureuse avec un bô papeau .

MOINS DRôLE MAINTENANT

LA COQUELUCHE

600 nourrissons de moins de 5 mois sont atteints chaque année

50% des nourrissons contaminés par leurs parents

Les adultes peuvent-ils attraper la coqueluche ?

La coqueluche est-elle une maladie grave ?

Pourquoi faut-il vacciner les adultes contre la coqueluche ?

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COQUELUCHE : LES ADULTES AUSSI !

La vaccination contre la coqueluche est pratiquée à partir de l’âge de 2 mois chez les nourrissons: 3 doses à un mois d’intervalle avec un premier rappel à 16-18 mois, puis un deuxième à 11-13 ans. Cette vaccination bien suivie en France a permis un net recul de la maladie chez les enfants. Cependant, on s’aperçoit aujourd’hui que la coqueluche réapparaît chez les adultes. Elle se manifeste parfois après un rhume banal par une toux persistante ( quintes de toux pendant plus d’une semaine ), surtout la nuit. Ces symptômes non typiques traduisent généralement une forme de coqueluche peu grave, qui n’est d’ailleurs pas toujours diagnostiquée comme coquelucheuse. Les adultes attrapent la coqueluche car l’immunité conférée par la vaccination pratiquée dans l’enfance ( ou par la maladie contractée dans l’enfance ) ne persiste pas toute la vie. Elle baisse pratiquement de moitié en une dizaine d’années, du fait de l’absence de rappel vaccinal.

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LES NOURRISSONS SONT CONTAMINÉS PAR LEURS PARENTS

La coqueluche est une maladie infectieuse bactérienne due à Bordetella pertussis, très contagieuse.

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Bordetella pertussis

Avant l’introduction de la vaccination généralisée du nourrisson, la transmission de la maladie se faisait d’enfant à enfant. Aujourd’hui, c’est une transmission d’adolescent-adulte vers le nourrisson qui est observée. Un adulte, ayant perdu son immunité protectrice ( c’est-à-dire n’ayant pas eu de rappel) est le plus souvent à l’origine de la contamination du nourrisson. Des études montrent que, dans la moitié des cas de coqueluche de l’enfant de moins de 1 an, la personne qui l’a contaminé est l’un de ses parents. En effet, le nouveau-né n’est pas protégé  par les anticorps de sa mère, car il n’y a pas pour la coqueluche, de transmission de l’immunité mère-enfant, et il n’est donc protégé contre la coqueluche que lorsqu’il a reçu ses trois injections de primovaccination. Autant la maladie est un peu grave chez l’adulte, autant elle l’est chez le nourrisson et le nouveau-né, qui doivent souvent être hospitalisé. La coqueluche peut parfois même être mortelle chez le nourrisson à cause des risques de complications broncho-pulmonaires, nutritionnelles et neurologiques. La coqueluche est la première cause de mortalité par infection bactérienne chez les nourrissons de moins de 2 mois.

UNE TOUX QUINTEUSE CARACTÉRISTIQUE

>>> LA COQUELUCHE, HAUTEMENT CONTAGIEUSE, EST UNE INFECTION BACTÉRIENNE

Peu ou pas fébrile, mais d’évolution longue, la coqueluche est hautement contagieuse. La transmission est aérienne et se fait au contact d’une personne malade par les sécrétions émises par la toux. Chez le nourrisson non ou incomplètement vacciné, l’incubation est en moyenne de 10 jours. La coqueluche se manifeste par une toux d’abord banale, puis quinteuse. Les quintes sont violentes, accompagnées d’une sensation d’étouffement, entraînant une congestion du visage, et elles finissent par une reprise inspiratoire sifflante (  » chant du coq  » ) . Elles sont épuisantes et s’accompagnent de vomissements. Chez le nourrisson, elles peuvent rendre difficile, voire impossible, l’alimentation. La période des quintes dure de deux à quatre semaines. La phase de convalescence dure plusieurs semaines.

DE NOMBREUX ADULTES DEVRAIENT ÊTRE VACCINÉS

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La gravité de la coqueluche chez l’adulte tient essentiellement au risque de transmission de la bactérie à des nouveau-nés non ou incomplètement immunisés. Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France ( organisme officiel qui établit le calendrier vaccinal et le réévalue chaque année ) recommande ainsi aujourd’hui la vaccination ( une dose d’un vaccin contenant une valence coquelucheuse acellulaire ) à trois groupes de population.

Les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou les années à venir;

Les membres d’un foyer ( père et enfants qui ne sont pas à jour de cette vaccination ) durant la grossesse de la mère. La mère doit être vaccinée le plus tôt possible après l’accouchement.

Les adultes en contact professionnel avec des nourrissons trop jeunes pour avoir reçu les trois doses de vaccin coquelucheux ( personnel médical et paramédical des maternités, des services de pédiatrie, des crrèches ).

SE FAIRE VACCINER : pour soi, mais aussi pour les autres.

La vaccination contre la coqueluche ne protège que pour une durée de 10 ans au maximum. Il est donc recommandé de pratiquer un rappel. Il existe désormais un vaccin de rappel pour les adultes ( adolescents, jeunes parents, professsionnels de santé et autour de la petite enfance …) qui protège non seulement contre la coqueluche, mais aussi contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite. Autre intérêt, les adultes ainsi vaccinés n’étant plus atteints par le bacille de la coqueluche, ne peuvent plus le transmettre aux nourrissons de leur entourage. Ce vaccin  » acellulaire » ( purifié) est généralement bien toléré. Une douleur modérée peut être ressentie au niveau du site d’injection.

QUEL EST LE TRAITEMENT DE LA COQUELUCHE ?

Un traitement antibiotique par macrolides est prescrit au sujet malade et à son entourage immédiat ( famille). Plus il est donné tôt, plus il permet de réduire la contagiosité. Des autres médicaments contre la toux sont généralement donnés. Les nourrissons de moins de 6 mois sont généralement pris en charge à l’hôpital pour mettre en place une surveillance cardio-respiratoire adaptée. Des médicaments contre la toux peuvent être donnés chez l’adulte.

À FAIRE

arobase241.gifRespecter les recommandations vaccinales et pratiquer les vaccinations, même si elles ne sont pas obligatoires. Ne pas oublier les dates des rappels chez l’adolescent et chez l’adulte.

arobase241.gifRespecter les mesures d’hygiène en prévention de la contamination et pendant la maladie pour interrompre la chaîne de transmission.

arobase241.gifIsoler l’enfant malade.

arobase241.gifLavage soigneux des mains avant un contact avec un aliment, après manipulation des objets potentiellement contaminés…

arobase241.gif Lavage des fosses nasales avec un sérum physiologique.

arobase241.gifMoucher l’enfant et lui apprendre à se moucher correctement, une narine après l’autre. Utiliser des mouchoirs à usage unique.

arobase241.gifEternuements, toux: se mettre la main devant la bouche, se détourner des autres…

arobase241.gifAérer les pièces.

À NE PAS FAIRE

point21.gif Négliger un petit rhume chez un enfant

point21.gif Echanger les objets personnels: serviettes et gants de toilette, serviette de table…

point21.gif Appliquer un antiseptique ou une pommade à l’endroit de la vaccination

point21.gif Surchauffer les pièces

point21.gif Trop couvrir un enfant malade.

VRAI / FAUX

La coqueluche peut passer inaperçue chez l’adulte

VRAI : les symptômes ( rhume, toux…) sont généralement légers, et le médecin ne fait pas toujours le rapprochement

La vaccination de rappel est bien tolérée

VRAI : elle est réalisée avec un vaccin dit  » acellulaire  » ( purifié ) généralement bien toléré sur le plan local et général. Les effets indésirables sont classiques: douleur, érythème, oedème au site d’injection, fièvre….

La protection apportée par le » vaccin anticoquelucheux est définitive

FAUX : la vaccination contre la coqueluche protège au maximum 10 ans. D’où l’utilité des vaccinations de rappel.

Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner

FAUX: les femmes enceintes doivent attendre et se faire vacciner après l’accouchement. En revanche, leur entourage ( mari, enfants ) doit le faire.

L’AVIS DU PÉDIATRE

Pr Catherine Weil-Olivier ( hôpital Louis-Mourier, Colombes 92)

catherineweilolivier.jpg QUELLE EST LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE LA COQUELUCHE EN FRANCE ?

Pr C. Olivier . La surveillance continue de la coqueluche se fait depuis quelques années par un réseau sentinelle hospitalier de 42 centres pédiatriques ( Renacoq ). Ces données ont mis en évidence que les nourrissons hospitalisés avaient moins de 3 mois dans 41 % des cas et que la contamination provenait dans près de la moitié des cas d’un parent de l’enfant. D’autres études ont montré que la coqueluche était une maladie en recrudescence chez les adultes. Un tiers des toux persistantes inexpliquées supérieures à sept jours chez l’adulte ont une sérologie positive à la coqueluche. Toutes ces données concernant l’évolution de l’épidémiologie ont incité à de nouvelles recommandations vaccinales, notamment pour les adultes susceptibles de devenir parents et pour les parents d’un foyer ( père, enfants) qui ne sont pas à jour de leur vaccination à l’occasion d’une grossesse de la mère.

QUELS SONT LES POINTS IMPORTANTS DES RECOMMANDATIONS VACCINALES ?

Pr C. Olivier . Ne pas oublier les rappels de vaccination car l’immunité diminue au fil des années. La vaccination protège au maximum 10 ans. Les rappels sont nécessaires pour maintenir le niveau de protection de la population. Or, si le taux de couverture vaccinale de la coqueluche est supérieur à 90% à l’âge de 24 mois, il n’est que de 60 % pour le deuxième rappel recommandé entre 11-13 ans, introduit en 1998. Aujourd’hui, afin de mieux contrôler le réservoir de la bactérie et d’assurer une protection indirecte des jeunes nourrissons, non encore ou incomplètement protégés, un autre rappel complémentaire de vaccination coquelucheuse chez l’adulte est recommandé. Il faut y penser.

LES VACCINS SONT-ILS BIEN TOLÉRÉS ?

Pr C. Olivier . Le vaccin contre la coqueluche à utiliser en rappel chez les adolescents et les adultes est un vaccin dit  » acellulaire « , très purifié. Toutes les études ont montré que ce vaccin est mieux toléré par les adultes que les vaccins à germes entiers recommandés lors de la primovaccination.

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INFO SANTE

Posté par eurekasophie le 17 octobre 2009

LA VARICELLE

680 000 CAS DE VARICELLE PAR AN EN FRANCE

3 300      HOSPITALISATIONS A LA SUITE DE COMPLICATIONS

2 460      HOSPITALISATIONS CHEZ LES ENFANTS

LA VARICELLE EST-ELLE UNE MALADIE BENIGNE ?

QUEL EST LE TRAITEMENT ?

QUI PEUT BENEFICIER DU VACCIN ?

UNE MALADIE pas si banale ……..


La varicelle est une maladie virale très fréquente qui sévit par petites épidémies.

Près de 700 000 personnes sont touchées chaque année en France : des enfants en grande majorité.

A 12 ans, 90 % des enfants ont déjà eu la varicelle. Bien que souvent bénigne, la varicelle peut provoquer des complications graves comme des surinfections cutanées, des atteintes neurologiques ( encéphalite, méningite) ou des pneumopathies ( surtout chez l’adulte). Chaque année, près de 3 300 personnnes dont 2 500 enfants de moins de 15 ans, sont hospitalisées à la suite de complications. Ces dernières ne touchent pas que les personnes immunodéprimées ( aux défenses immunitaires affaiblies à cause d’une maladie), elles concernent principalement des enfants antérieurement sains, n’ayant aucun facteur de risque particulier. La sévérité de l’infection est plus importante chez l’adulte. Une vingtaine de personnes en meurent chaque année, nourrissons ou adultes. Même lorsque la varicelle ne se complique pas, elle perturbe de façon importante, pendant une dizaine de jours, la vie familiale, ( garde à domicile de l’enfant, arrêts de travail…), et génère des coûts médicaux importants….La varicelle est loin d’être une maladie anodine !

Des petits boutons qui démangent

 

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Le virus varicelle-zona ou VZN se transmet par les gouttelettes de salive diffusées par les sécrétions respiratoires de la personne infectée ou par contact direct avec des lésions cutanées. Une transmission indirecte par des objets contaminés est également possible. Après quelques jours d’incubation ( quatorze jours en moyenne ), les premiers signes apparaissent. Le malade perd l’appétit, a mal à la gorge ou à la tête et, un à deux jours plus tard, il est couvert de boutons sur le torse, mais aussi sur le visage, les mains, les pieds….. Chaque poussée ( il y en a 2 ou 3 ) peut s’accompagner d’une fièvre modérée ( en dessous de 38,5 ° C ). Les boutons passent par différents stades : d’abord plats et très prurigineux, ils se bombent et forment des vésicules, sortes de petites bulles remplies d’un liquide clair.

 

 

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Puis le liquide devient trouble, épais, et des croûtes se forment. Les boutons démangent énormément; et ils peuvent laisser des cicatrices.

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Le malade est contagieux au moins quatre jours avant l’éruption et jusqu’à ce que les croûtes soient sèches. Le virus reste sous forme  » endormie » dans l’organisme, et il pourra éventuellement se réactiver plus tard en donnant un zona.

ÉVITER LA SURINFECTION CUTANÉE  

>>> LA VARICELLE NE BÉNÉFICIE D’AUCUN TRAITEMENT PARTICULIER

Seul un traitement symptomatique existe. Le principal objectif est d’éviter le grattage et la surinfection des boutons par des germes ( staphylocoque, streptocoque ).

Des applications 1 ou 2 fois par jour d’une solution antiseptique de chlorhexidine sont ainsi recommandées. Ne jamais employer de crème, talc ou autre poudre qui favorisent la macération. De même, il faut éviter les bains chauds et prolongés. Préférer les douches pour le ramollissement des croûtes, qui peuvent alors laisser des cicatrices. En cas de fièvre, le seul traitement indiqué est le paracétamol. L’aspirine et les autres AINS ( anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène ) ne doivent surtout pas être utilisés, car ils risquent de favoriser les complications cutanées.

CE QUE PENSENT LES MAMANS

>>> D’après une enquête Ipsos, la varicelle apparaît comme une maladie gênante pour les enfants ( 92 % des mères interrogées), voire très gênante(49%), qui accapare les parents ( 70 % ) et perturbe l’organisation de la vie quotidienne ( 71 %). 90 % sont  » tout à fait d’accord » ou  » plutôt d’accord  » avec le fait que les démangeaisons constituent une véritable souffrance pour les enfants touchés. 97% savent que la maladie est  » très  » ou  » assez  » contagieuse.

AUJOURD’HUI UN VACCIN EXISTE

Alors que la rougeole, les oreillons et la rubéole ont pratiquement disparu grâce à la vaccination, la varicelle est la dernière maladie éruptive de l’enfant qui sévit encore à une large échelle. Mais cela pourrait changer, car un vaccin  » varicelle  » est désormais disponible en France. Ce vaccin bénéficie d’une longue expérience d’efficacité et de tolérance dans nombre de pays. Le Japon, les Etats-Unis ( depuis 10 ans ) et l’Allemagne plus récemment pratiquent la vaccination contre la varicelle en routine, pour prévenir la maladie et éviter ses formes graves. Aux Etats-Unis, où le vaccin est surtout pratiqué chez les enfants, les adultes qui ont échappé à la maladie pendant leur enfance semblent bénéficier de la protection des petits. En France, le vaccin est indiqué en prévention de la varicelle chez les sujets âgés de 12 mois et plus, et en protection postexposition chez les adultes sans antécédents de varicelle. Une vaccination dans les 3 jours suivant l’exposition peut prévenir une infection ou modifier son évolution. En prévention, les recommandations officielles ciblent le vaccin sur certaines populations: professionnels de santé ou de la petite enfance, personnes en contact avec des immunodéprimés et enfants candidats à une greffe.

QUESTIONS….RÉPONSES

Comment éviter que ma fille de 19 ans, qui n’a jamais eu la varicelle l’attrape de son frère ?

Il faut bien sûr prendre les mesures d’hygiène et d’isolement nécessaires. Il existe un vaccin qui peut être administré dans les 3 jours suivant l’exposition à un malade présentant une éruption de varicelle. Ce vaccin est indiqué à partir de 18 ans chez une personne sans antécédent de varicelle. Il est contreindiqué en cas de grossesse. Il faut donc préalablement s’assurer que votre fille n’est pas enceinte ( test de grossesse, si besoin).

Mon enfant a la varicelle et un peu de fièvre ( 38 °C ). Que dois-je faire ?

Pour combattre la fièvre, on utilise uniquement le paracétamol, surtout pas l’aspirine ni d’autres anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène qui sont contre-indiqués en cas de varicelle. Supprimez les bains souvent trop longs et trop chauds, douchez rapidement votre enfant avec un savon dermatologique surgras. Bien rincer et sécher sans frotter. Désinfectez les boutons avec de la chlorhexidine et ne rien mettre d’autre ! Il faut que les croûtes se forment et que votre enfant ne les gratte pas ( lui couper les ongles si besoin est, et s’assurer de leur propreté ). On peut également donner un antihistaminique H1 à visée antiprurigineuse.

Je suis enceinte, mon fils vient de déclarer une varicelle. Quel est le risque ?

Si vous avez eu la varicelle lorsque vous étiez jeune, vous êtes protégée. Dans le cas contraire, qui est reste rare, il peut y avoir un risque d’accouchement prématuré ou d’anomalies fœtales ( cutanées, oculaires, neurologiques…). La mère peut être traitée par des gammaglobulines ou par un antiviral. Le risque existe surtout en fin de grossesse.

L’AVIS DU PÉDIATRE

Pr Eric Mallet

CHU Charles-Nicolle, Rouen ( 76)

>>> Quelle est la situation épidémiologique de la varicelle en France ?

Pr E. Vallet . La varicelle, généralement considérée comme une maladie bénigne, n’a pas suscité jusqu’à récemment d’attention épidémiologique particulière. Le nombre de cas par an est estimé entre 600 000 et 700 000 en France. Cependant, le nombre de complications paraît non négligeable ( 3 à 5 % des cas). Une étude réalisée dans notre service pédiatrique sur une période de 16 ans ( 1987-2002) chez des enfants non immunodéprimés rapporte près de 350 complications de la varicelle. Depuis 1996, on a observé une nette augmentation des admissions à l’hôpital pour des complications, et notamment une augmentation significative des surinfections bactériennes, à staphylocoque ou à streptocoque.

>>> Quelles sont les autres complications ?

Pr E. Vallet . Les autres complications sont d’ordre neurologique, respiratoire et gastro-intestinal. On a observé, par examen endoscopique, que les lésions de varicelle étaient présentes non seulement dans la bouche, mais aussi dans l’estomac. Toutes ces complications apparaissent chez des enfants sains.

>>> Quelle est l’efficacité de la vaccination ?

Pr E. Vallet . Le vaccin est utilisé en routine aux Etats-Unis depuis 1995. Le suivi des vaccinés a montré une persistance des anticorps antivaricelle au moins 6 ans après vaccination. Cette vaccination généralisée a permis de faire diminuer de plus de 80 % l’incidence de la varicelle.

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