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LES BLESSURES MUSCULAIRES

Posté par eurekasophie le 31 août 2009

Muscles de la jambe

LES MUSCLES DE LA JAMBE 

 

emoticone2.gifOU COMMENT NE PAS SE BLESSER À LA RENTRÉE !emoticone1.gif

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De la simple élongation, bénigne, à la déchirure, beaucoup plus grave, les blessures musculaires guettent le sportif néophyte à la rentrée. En cause, un manque évident de souplesse et d’entraînement qui rend les muscles particulièrement fragiles lorsqu’ils sont sollicités sans précaution.

Le sport fait partie des bonnes résolutions de la rentrée. Bravo ! Mais attention, c’est parmi les sportifs débutants, ou qui reprennent une activité après de nombreuses années d’arrêt, que l’on retrouve le plus grand nombre de blessures musculaires. Certaines causes sont évidentes et s’additionnent : manque d’entraînement bien sûr, synonyme d’une masse musculaire insuffisante et fragile, manque de souplesse, absence d’échauffement, départ trop rapide, fatigue musculaire ( après quelques semaines d’entraînement par exemple ), geste technique défaillant, mauvais matériel…..N’oublions pas non plus la déshydratation, le froid et l’humidité qui exposent aux accidents musculaires.

Course à pied

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Si tous les sports sont concernés, les blessures musculaires sont beaucoup plus fréquentes chez le coureur à pied et dans les sports où la course intervient ( tennis, sports collectifs……).  Le mollet surtout, mais aussi le quadriceps ( muscle antérieur de la cuisse) , les ischio-jambiers ( muscles postérieurs de la cuisse ) et les adducteurs ( pli de l’aine ) en font le plus souvent les frais .

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Mécanismes de la lésion

Chaque zone du muscle peut souffrir. Mais certaines lésions dominent: au niveau des deux points d’ancrage ( rupture des fibres tendineuses ) tendus au-dessus de l’articulation et surtout au niveau du corps du muscle lui-même, la zone la plus exposée, siège de la contraction. Le muscle peut souffrir lors de la contraction, en phase de décontraction, ou bien encore, situation la plus fréquente, lorsqu’on l’étire au moment d’une contraction. C’est le cas lors d’un départ brutal quand le muscle n’est pas échauffé. D’où les claquages des ischio-jambiers lors des départs de sprint, par exemple, où se combinent une contraction puissante et un étirement simultané du muscle.

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Apprécier la gravité

Dans un premier temps, la gravité s’apprécie par l’importance de la difficulté à se servir correctement de son membre touché dans les suites de l’accident ( possibilité ou non de marcher, de prendre un appui, de lancer un ballon, de servir au tennis, etc…). D’une façon générale, plus la douleur initiale est importante, plus la blessure risque d’être sérieuse. Pour autant, rien ne vaut l’examen clinique pour catégoriser l’accident, lui donner l’appellation qui convient ( élongation, claquage, déchirure….). Reste ensuite à mettre le traitement en route et décider de la durée de l’immobilisation sportive ou professionnelle.

Fibres et fibrilles

Difficile de comprendre la gravité croissante des blessures sans se pencher sur l’anatomie du muscle.

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Schématiquement, un muscle est constitué de cellules musculaires, les fibrilles, les unes parallèles aux autres et dirigées selon le grand axe du muscle. Les fibrilles sont regroupées en paquets. Ce sont les fibres musculaires. Le raccourcissement du muscle est obtenu lors de la contraction de toutes les fibres, via la contraction de chaque fibrille. Dans les courbatures et les contractures, il n’y a pas de lésion musculaire à proprement parler. Les fibres et fibrilles sont indemnes. Dans l’élongation, le claquage et, bien sûr , la déchirure, les lésions sont visibles au microscope.

Elongation …….

Dans l’élongation, quelques fibres musculaires sont étirées et vont se rompre. L’élongation se manifeste par une douleur d’effort qui n’entraîne ni boiterie, ni hématome. La pratique du sport est encore possible, mais douloureuse.

……. Ou claquage ?

Dans le claquage, en revanche, de nombreuses fibres ont été rompues, beaucoup plus que dans l’élongation, et elles saignent. La douleur est vive, semblable à un coup de poignard dans le muscle. Une sensation de claquement est claquement est ressentie parfois. D’où la terminologie de  » claquage « .

Un terme qui ne fait pas l’unanimité. Certains spécialistes parlent plutôt de déchirure de stade 2 . Quoi qu’il en soit, à ce stade, on ne peut plus continuer le sport. Même la marche est rendue difficile.

Jusqu’à la déchirure

La déchirure musculaire s’apparente à une véritable fracture du muscle et la douleur est telle qu’elle provoque parfois un malaise et la chute. Le mollet en fait souvent les frais. L’appui est très difficile et la course à pied est devenue impossible. Le saignement est important et un hématome ne tarde pas à apparaître.

Les bons gestes

Lorsqu’un doute persiste sur la gravité de la lésion ( claquage ou déchirure ? ) , une échographie musculaire s’impose. Elle est rarement pratiquée en urgence. En effet, les signes échographiques sont plus  » parlants  » quelques jours après, huit à dix jours selon les cas. Qu’il s’agisse d’un claquage ou d’une déchirure, le traitement est identique et passe par le refroidissement de la zone douloureuse, destiné à freiner le saignement ( les vaisseaux se contractent sous l’effet du froid) . Un sac de glaçons pendant 15 à 20 mn plusieurs fois dans la journée fait l’affaire. Ne prenez pas de bain chaud ( accélération du saignement ) et ne faites pas faire de massage. N’hésitez pas à prendre des antalgiques, type paracétamol. En revanche, attention aux anti-inflammatoires pendant les premiers jours, car ils vont s’opposer à la dégradation de l’hématome.

Kiné et repos sportif

En moyenne, on récupère environ 6 semaines après un claquage. Une déchirure, elle, réclame plusieurs mois. Mieux vaut s’arrêter plus longtemps que reprendre trop tôt. En attendant la reprise sportive ou professionnelle, consultez un kinésithérapeute au bout de 15 jours pour soigner la zone cicatricielle fibreuse qui fait suite au saignement. Le kiné utilise l’ionisation, les massages profonds, les ultrasons. Des anti-inflammatoires peuvent être utiles à ce stade du traitement

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PRÉVENTION DES ACCIDENTS SPORTIFS

point2.gif Echauffez-vous avant de vous lancer ( trottinez, pédalez à petite vitesse……).

point2.gif Etirez-vous avant et après l’effort, sans forcer.

point2.gif Buvez beaucoup.

point2.gif Evitez les départs trop rapides.

point2.gif Portez des vêtements de protection en cas de pluie ou de froid ou utilisez une pommade réchauffante.

point2.gif Si vous êtes débutant, faites-vous conseiller sur le matériel ( chaussure, vélo….) et sur le geste technique . Vous pouvez vous inscrire dans un club ou demander un coatch sportif , ce qui se fait de plus en plus. Si vous préférez démarrer seul(e), faites-le doucement, sans forcer.

point2.gifFaites une pause de plusieurs jours en cas de fatigue .

 

Publié dans PRENDRE SOIN DE SOI | 1 Commentaire »

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