PATHOLOGIES : LES LYMPHOMES

Posté par eurekasophie le 29 juillet 2009

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LES LYMPHOMES

DES CANCERS SANGUINS QU’ON PEUT VAINCRE

 

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Les lymphomes correspondent à une famille d’une trentaine de cancers sanguins caractérisés par une atteinte du tissu lymphoïde, c’est à dire des organes qui comportent des lymphocytes B et T, les cellules de l’immunité. Depuis une vingtaine d’années, le nombre des lymphomes augmente régulièrement dans les pays développés sans que l’on sache vraiment pourquoi ( il a pratiquement doublé en 20 ans ). 6 ème cancer en matière de fréquence en France ( 3 ème chez l’enfant ), les lymphomes touchent 200 000 personnes et concernent 12 000 nouveaux malades chaque année. Il s’agit de la forme de cancer du sang la plus répandue.

ATTEINTE DE L’ADN

 

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Les lymphomes peuvent survenir à tout âge, quel que soit le sexe. On n’en connaît pas encore précisément la cause si ce n’est qu’il existe une lésion de l’ADN des lymphocytes. Dans certains cas, le lymphome est lié à une infection virale ( virus d’Epstein-Barr).

C’est le cas du lymphome dit de  » Burkitt » qu’on rencontre surtout chez les enfants en Afrique. Enfin, tout déficit immunitaire peut faciliter l’apparition d’un lymphome ( sida, traitement immunosuppresseur….).

 

 

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Enfant atteint du lymphome dit de  » Burkitt »

DEUX FAMILLES ….

Les lymphomes se développent dans le tissu lymphoïde, autrement dit dans les organes qui abritent des lymphocytes B et T, les cellules de l’immunité, comme les ganglions. Plus exactement, on distingue deux familles de lymphomes, les lymphomes dits  » hodgkiniens », ou  » maladie de Hodgkin » qui représentent un lymphome sur 7 environ et, par oppostion, les lymphomes dits  » non hodgkiniens » ( LNH ). 

On en décrit une trentaine, d’évolution et de gravité diverses, selon les organes touchés- poumons, plèvre, ORL ( amygdales), cerveau, peau, système digestif…… Au cours de leur évolution, les cellules anormales peuvent envahir le sang et la moelle osseuse.

….ET DEUX FORMES  

Lors d’un LNH, il est important de déterminer de quelle forme et de quel type de lymphocyte touché ( B ou T ) il s’agit afin d’établir le pronostic et de mettre en route le traitement.

ON DÉCRIT DEUX FORMES DE LNH:

la forme dite  » indolente  » , à croissance lente, peu sensible à la chimiothérapie et qui concerne plutôt les personnes de 50 à 60 ans. La survie des malades peut être prolongées.

la forme dite  » agressive » , à croissance rapide, très sensible à la chimiothérapie. Elle touche les patients plus jeunes.

DES GANGLIONS…..

Tout comme dans la maladie de Hodgkin, les LNH se manifestent par une augmentation de volume des ganglions superficiels ( petites tuméfactions arrondies enchâssées sous la peau), ou adénopathies, peu douloureux et peu inflammatoires. D’autres symptômes doivent alerter, comme la fièvre, une altération de l’état général ( des signes souvent prédictifs d’une atteinte viscérale ), une fatigue, des sueurs, des démangeaisons ( prurit), une augmentation de la taille de la rate ( splénomégalie), ou encore un amaigrissement rapide. Enfin, du fait de la grande variété des organes touchés, d’autres symptômes peuvent apparaître en fonction du volume de la tumeur ( masse abdominale ou thoracique, lésion cutanée, signes neurologiques….).

……..QUE LE MEDECIN VA ANALYSER

Qui dit ganglion dit ponction. La ponction à l’aiguille sous anesthésie locale ( ou une biopsie ganglionnaire sous anesthésie générale ) permet de mettre en évidence l’envahissement du ganglion par des cellules anormales. Une biopsie sous endoscopie ou guidée par scanner permet de son côté d’explorer certaines lésions viscérales accessibles. D’autres examens sont nécessaires afin d’évaluer l’envahissement général ou de surveiller l’évolution de la maladie sous traitement: ponction lombaire en cas de lymphome agressif, radiographie ou scanner du thorax, scanner abdominal, tomographie par émission de positions ( TEP), examen de sang ou biopsie de la moelle osseuse. De son côté, le dosage de l’enzyme LDH ( lactate déshydrogénase) est un facteur pronostic dans les LNH.

DES TRAITEMENTS PERSONNALISÉS

Le traitement et le pronostic diffèrent en fonction de la forme exacte du lymphome concerné ( indolent ou agressif….), du type de cellules rencontrées ( lymphocytes B ou T ), de son extension ( existence d’atteintes ganglionnaires de part et d’autre du diaphragme, au niveau des viscères, de la moelle osseuse….), de son évolution, de l’existence de certains paramètres sanguins ( LDH) et bien entendu de l’âge du patient. Le traitement comporte, seules ou en association, la chimiothérapie, la radiothérapie ( formes localisées), les autogreffes de cellules souches et l’immunothérapie ( utilisation d’anticorps monoclonaux anti CD-20).

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Une Réponse à “PATHOLOGIES : LES LYMPHOMES”

  1. mehdi dit :

    Merci pour ces informations précieuses et claires…

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