LE CADE OU……………

Posté par eurekasophie le 13 juin 2009

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Le genévrier cade (Juniperus oxycedrus), ou cade, ou encore oxycèdre, est un petit arbre ou un arbrisseau fréquent en région côtière méditerranéenne (du Maroc à l’Iran),

Genévrier cade
 Juniperus oxycedrus
Juniperus oxycedrus
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Pinophyta
Classe Pinopsida
Ordre Pinales
Famille Cupressaceae
Genre Juniperus
Nom binominal
Juniperus oxycedrus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Pinales
Famille Cupressaceae
 Feuilles et fruitsFeuilles et fruit

où il est l’une des plantes caractéristiques des garrigues et des maquis. Les cônes, comestibles frais, sont bruns à orange. On distingue couramment deux sous-espèces :

  • subsp. oxycedrus, à port érigé, à feuilles très étroites, à fruits petits ;
  • subsp. macrocarpa, plus buissonnant et à gros fruits.

À noter cependant que, dans une monographie récente consacrée au genre Juniperus (Junipers of the World, 2004), R.-P. Adams propose de faire de macrocarpa une espèce à part entière (J. macrocarpa) et de diviser la sous-espèce oxycedrus en deux : J. oxycedrus (ouest du bassin méditerranéen) et J. deltoides (est du bassin).

 

Le genévrier cade est le plus courant des genévriers méditerranéens, on le rencontre dans l’ensemble du bassin. Il apprécie les lieux arides, rocailleux, sur calcaire ou sur sols acides, où il est fréquemment associé au chêne vert et au chêne kermès.

  • Floraison : mai
  • Pollinisation : anémogame
  • Dissémination : endozoochore

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Arbre pouvant atteindre 14 mètres, mais dont les dimensions sont en général beaucoup plus modestes (1 à 2 mètres, parfois moins). Écorce grise ou rougeâtre, plutôt rugueuse. Feuillage persistant se présentant sous forme d’aiguilles. Ces aiguilles, à pointe fine et piquante, sont disposées en verticilles de 3 sur 6 rangs. Leur face supérieure porte deux bandes blanches, ce qui permet de faire la distinction avec le genévrier commun (aiguilles à une seule bande blanche).

Le genévrier cade est un arbrisseau dioïque (fleurs mâles et femelles ne poussant pas sur la même plante). Les fleurs mâles et femelles forment des petits cônes.

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Les cônes femelles prennent peu à peu l’apparence de baies, les écailles se soudant les unes aux autres. Ces cônes arrivent à maturité au bout de deux ans environ. Cela forme des baies brun-rouge.

Quasiment imputrescible, le bois peut être utilisé dans la statuaire, on en a fait aussi des linteaux de portes et des plaques ou objets anti-insectes et anti- mites à glisser dans les penderies.

On en extrait l’huile de cade, utilisée autrefois pour ses vertus cicatrisantes, toujours très appréciée comme antiseptique et désinfectant. Elle est fréquemment associée à divers produits tels que les shampooings. Elle constitue un traitement local d’appoint du psoriasis et des dermites séborrhéiques. Elle sert aussi à soigner les sabots des chevaux (entre dans la composition de l’onguent de maréchal). Frédéric Mistral y fait allusion dans le Trésor du Félibrige en parlant d’une huile âpre dont les bergers se servent contre la gale« . Elle est très efficace dans l’éloignement des rongeurs, ainsi que comme répulsif d’insectes. Cependant elle ne sent pas très bon et il faut éviter de l’employer « pure » sur la peau. Les facteurs de flûte à bec s’en servent afin de fabriquer le bouchon du bec de la flûte. C’est aussi un excellent anti-mites.

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Les fours à cade qu’on trouve encore dans la garrigue en Provence (notamment à Cuges-les-Pins) rappellent l’époque où cette huile était produite directement dans les champs: là où poussait le genévrier cade, on construisait de grands fours cylindriques en pierre, le bois y était lentement consumé et on récupérait l’huile dans la partie basse du four. Leur utilisation a cessé pendant la seconde guerre mondiale; les distilleries modernes ont supplanté ces méthodes artisanales.

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3 Réponses à “LE CADE OU……………”

  1. mariuss dit :

    A noter aussi que la baie du Cade n’est pas comestible, et pour appâter les grives, Lili dans Pagnol, la gloire de mon père, utilise la baie bleutée du genévrier commun qui voisine souvent avec lui.
    A ma grange j’ai du commun, du Phénicie et pour le cade j’ai pas vérifié.

  2. eurekasophie dit :

    Bonjour Marius,
    Je fais référence à F.Mistral mais j’en oublie Pagnol. Qu’est ce que j’ai adoré lire et relire « la gloire de mon père « , pourtant, je ne me souviens pas de cet épisode de la baie du genévrier pour appâter les grives… Je me souviens bien des perdrix Bartavelles d’où  » la gloire de mon père » mais pas des grives… ou alors, c’est un autre bouquin  » des grives aux loups » de Pierre Michelet.
    Bon, je m’égare. Merci pour ton commentaire Marius
    Bonne semaine à toi
    Bisous

  3. cheap north face dit :

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