LA SANTOLINE

Posté par eurekasophie le 30 avril 2009

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PLANTE: la santoline

santoline

Une plante de la famille des composées.

Elle est originaire du pourtour méditerranéen.

Nom botanique: santolina chamaecyparissusou santoline petit cyprès.
L’origine du nom santo ne veut pas dire que la plante sent mais vient du grc « xantho » qui veut dire jaune.

C’est un arbrisseau dont le feuillage est persistant.
Les feuilles sont grises, longues et découpées et bien sûr très parfumées.
Il en existe une quinzaine de variétés dont une à feuillage plus vert: la santoline rosmarinifolia.

La santoline résiste à des gels forts en bonnes exposition et en terrain très sec.

Elle mesururera une cinquantaine de centimètres.

Cette plante trouvera sa place au jardin en rocaille ou bordure. Elle conviendra très bien à la culture sur balcon en pot ou jardinières.

santoline

La fleur

Elles apparaissent en Juin de couleur blanc ou jaune.
On peut utiliser les fleurs de santoline en bouquets secs.

Plantation et multiplication

Elle adore les terrains pauvres, très secs, très bien drainés composées essentiellement de sable ou de cailloux.
Comme beaucoup de plantes de la famille des composées ou asteracées, elles aiment le soleil direct.
En région fraîche, il faudra si possible la placer le long d’un mur chaud.
La multiplication est très délicate par semis.
Le plus simple est le marcottage sur place avec une pierre ou la bouture de jeunes branches dans du sable presque pur.
Cette méthode est a réaliser en Août.

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santoline
santoline-rosmarinifolia

Culture et entretien

L’entretien consiste à tailler la santoline en forme de boule.
On peut le faire dès la fin de floraison ou juste avant le redémarrage de la végétation (climat froid).

En pot, l’arrosage sera réduit au strict minimum.

Ennemis et maladies

Elle a la particularité d’éloigner les insectes.
On l’utilise comme anti-mites naturel.
elf.gifC’est bien la peine de faire le fanfaron …et qui est-ce qui fait le travail ici ? 

En médecine

La santoline est avant tout une plante médicinale dont on extrait une huile essentielle vermifuge.
Les tisanes à base de fleurs sont expectorantes, stimulantes et digestives.
Il ne faut pas en abuser, c’est aussi un neurotoxique.
L’huile essentielle peut-être aussi utilisée comme parfum d’ambiance.

 

 

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LA TEREBENTHINE

Posté par eurekasophie le 30 avril 2009

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LA TEREBENTHINE dans


Pistacia+terebinthus+2 dans Mon repertoire des plantes les moins usiteesC’est un petit arbre présent dans tout le bassin méditerranéen ** : térébinthe, pistachier térébinthe, turpentine tree ou terebinth anglais, tremithia de Chypre. Il dépasse rarement 5 mètres de hauteur. Naturellement il aime les sols secs et le soleil de ses terres d’origine. Sa croissance est lente. Son écorce est gris pâle. Sa floraison: des dégradés de beige rosé avant les grappes pourpres qui se transformeront en fruits.


Pistacia+terebinthus+3En incisant son écorce on recueille une résine transparente couleur d’eau. Celle de Chypre est renommée, et citée depuis des temps anciens. Dioscoride en parlerait… non, je n’ai pas vérifié. Une information à prendre avec des pincettes.
La térébenthine peut être obtenue à partir d’autres essences. C’est son nom qui précise leur origine géographique ou végétale :
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Pistachier2« Térébenthine de Hongrie; fournie par le pinus sylicstris. Térébenthine de Judée; liquide blanchâtre, un peu opaque, d’une couleur verte ou jaune , d’une saveur amère et acre, d’une odeur forte et aromatique. Elle découle de l’amyris opobalsamum.
Térébenthine du mélèze. Térébenthine du sapin.
Térébenthine de Strasbourg. (…)»
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Extrait du ‘ Dictionnaire des termes de médecine, chirurgie, art vétérinaire’ de Louis Jacques Bégin. Publié en 1823.

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Pistacia+terebinthus+4Ouvrages botaniques, traités de médecine ou de commerce, les références sont nombreuses :
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« Il y a une autre huile tirée de la réfine du mélefe , du fapin, ou du térébinthe qui croît dans l’ifle de Chypre ; on l’appelle huile de térébenthine. Elle eft encore fore bonne à retoucher les tableaux , Se principalement pour mêler avec l’outremer Se les émaux, parce qu’elle fert à les étendre & qu’elle s’évapore auffi-tôt. Lorfqu’on, ufe de cette derniere, il n’eft pas nécef- faire de mêler beaucoup d’autre huile dans les couleurs avec celle- ci , parce qu’elles ne ferviroient qu’à la faire jaunir. »

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Roger de Piles. Publié en 1767.
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Pistacia+terebinthus+r%C3%A9sineLe soin porté à la récolte est déterminant :
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«La maniere de recueillir la térébenthine fait qu’il y en a à Chypre de deux especes : la premiere & la meilleure est celle que l’on a par le moyen d’une incision faite dans le térébinthe : elle en fort en larmes limpides & brillantes que l’on recueille dans les matinées d’été. La feconde efpece eft celle qui en coulant jusqu’à terre , n’a pas la même pureté & eft par conféquent inférieure à -la première. On renferme la térébenthine dans des vafes de terre d’environ vingt livres chacun. !!• faut prendre garde ici de fe laifler tromper ; à la premiere ouverture de ces vafes on croit voir la térébenthine de la premiere efpece , mais il arrive que [...] »

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Voyages dans l’isle de Chypre, la Syrie et la Palestine, Giovanni Mariti, François Belin. Publié en 1791.
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.Le térébinthe, arbre odorant, dont on trouve trace dans les textes les plus anciens. Lui qui abattu possède, comme le chêne, une souche dont peut sortir une nouvelle vie. .

Propriétés
Expectorant
Balsamique (qui agit comme un baume)
Antiseptique

Indications
Bronchite
Catarrhe
Infection des voies urinaires
Pyélite
Cystite
Urétrite

Accessoirement
Solvant des calculs biliaires
Diurétique
Antirhumatismal
Vermifuge
Parasiticide
Révulsif

Commentaires
En association avec l’eucalyptus, le benjoin, l’huile essentielle de térébenthine est utilisée, avant tout, comme anti-infectieux pulmonaire. En association avec l’huile essentielle de romarin, l’huile essentielle de thym, la térébenthine est utilisée pour lutter contre les douleurs rhumatismales en application externe. 

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LA TORMENTILLE

Posté par eurekasophie le 30 avril 2009

 

 

tormentille1.jpg

 

 

Origine du nom —————————————————————————————–
Nom formé au Moyen Age de tormentum : douleur au ventre, dans le sens de bon pour la colique.

Description ———————————————————————————————-
Plante élevée de 20 à 30 cm, grêle à souche épaisse et rouge intérieurement.
Feuille radicales à 3 folioles.
Petites fleurs (1 cm) à 4 pétales séparés, isolées à l’aisselle des feuilles de la tige dont les stipules sont grands et soudés au pétiole.

Cycle —————————————————————————————————–
Plante vivace.
Floraison de mai à août.

Habitat —————————————————————————————————
Espèce commune jusqu’à 2000 m, abonde surtout dans les landes, les fossés et les prairies acides ainsi que dans les tourbières. Rare dans le midi.

Médecine ———————————————————————————————–
*En gargarisme, grâce à ses tanins raffermit les gencives, soigne les aphtes et ulcérations.
*Vin de tormentille :
Faire macérer 10 j, 60 g de rhizome dans un litre de vin doux, filtrer. Prendre un verre à bordeaux après les repas.

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Tormentille
Potentilla erecta
Potentilla erecta
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Potentilla
Nom binominal
Potentilla erecta
(L.) Räusch., 1797
Classification phylogénétique
Ordre Rosales
Famille Rosaceae

 Ne me demandez pas ce qu’il fait là, celui-ci, je n’en sais rien du tout. Faisons comme si de rien n’était …

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TUSSILAGE

Posté par eurekasophie le 30 avril 2009

 

 

 

TUSSILAGE

Tussilago farfara (Composées)

TUSSILAGE dans NOMS COMMUNS :
Pas d’âne, pas de cheval, pied de baudet, pied de poulain, chasse-toux, taconnet, herbe de Saint- Quirin ou de Saint-Guérin, procheton, plisson, béchion, racine de peste, chou de vigne.
 

CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
flavonoïdes, triterpènes, caroténoïdes.

PARTIES UTILISEES :
Feuille et capitule floral.

DESCRIPTION : 

Le Tussilage est une plante vivace à rhizome rampant, charnu, rameux. Les feuilles, longuement pétiolées, arrondies, en forme de cœur, dentées, blanchâtres dessous, vert clair dessus, groupées en partant du rhizome, n’apparaissent qu’après la floraison. Les fleurs, visibles de février à avril, groupées en capitules solitaires à l’extrémité des tiges florifères, sont recouvertes d’écailles rougeâtres et cotonneuses. Les fruits sont des akènes oblongs surmontés d’une aigrette blanche comme chez le Séneçon.

tussila2 dans Mon repertoire des plantes les moins usitees
CULTURE ET RÉCOLTE : 

Commun en Europe, le Tussilage aime les terrains argileux, frais, humides, il peut pousser jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Sa multiplication s’opère par division des touffes ou séparation des rhizomes à l’automne. La récolte des fleurs s’effectue à leur épanouissement, les feuilles à leur complète formation. Elles sont séchées à plat dans des endroits secs et aérés.

tussila3 USAGES : 

Expectorantes, les feuilles et les fleurs de préférence calment la toux, soulagent les bronches, facilitent la respiration des asthmatiques, éclaircissent la voix. Toniques, elles redonnent de l’énergie. En compresses ou en lotions, elles adoucissent la peau, on fait des cigarettes avec les feuilles pour soulager l’asthme. De qualité exceptionnelle pour les bronches, elles entrent dans la composition des fleurs pectorales et des espèces vulnéraires.


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LE TREFLE ROUGE

Posté par eurekasophie le 29 avril 2009

PLANTE: le trèfle

papillon butinant un trèfle rose en montagneabeillelogo2.gif                                                                      abeillelogo2.gif

Une plante de la famille des légumineuses.
Elle est originaire des zones tempérées.
Nom botanique: trifolium repens.
C’est une plante vivace à feuillage persistant.
Elle mesurera 20/30 centimètres .
Elle est extrêmement rustique au gel.
Elle peut pousser en montagne jusqu’à 2000 mètres d’altitude.

Le trèfle est utilisé pour ensemmenser les prairies afin d’enrichir le sol en fixant l’azote de l’air !.

trèfle jauneabeillelogo2.gif

La fleur

Elle se développe de Mai jusqu’aux gelées.
La fleur est blanc ou rose et très mélifère. Les insectes butineurs en rafollent.

Plantation et multiplication

Le trèfle se plaît dans une terre ordinaire un peu humide.
Il se plaît en prairies ensoleillées.

Il se multiplie tout seul en rampant et se resème par graines grâce aux oiseaux.

Culture et entretien

Si le terrain n’est pas trop sec, il prospèrera abondamment.
Beaucoup utilisent un désherbant sélectif pour s’en débarasser. 

Il a été démontré que lorsque les feuilles se redressent, le mauvais temps arrive, et que si la plante se replie sur elle-même, il y a menace de tempête (il peut donc remplacer la grenouille pour les prévisions météo !).

Sur les 12 000 variétés répertoriées, seul le trèfle rouge est non seulement cultivé pour l’alimentation du bétail mais aussi exploité pour ses vertus médicinales. Grâce à ses propriétés, cette plante agit à la fois sur la circulation du sang, la sécrétion de la bile, calme les bronchites, intervient dans les traitements de l’eczéma et du psoriasis.

Des études scientifiques récentes tendraient même à prouver que le trèfle rouge, qui a une activité de type oestrogénique, serait susceptible d’être utilisé afin de palier certains inconvénients de la ménopause. Il pourrait notamment faire augmenter le taux du bon cholestérol et ralentirait sensiblement la perte de la masse osseuse chez la femme.

Saint Patrick, un des saints patrons de l’Irlande, se serait servi du trèfle, qui poussait en abondance sur cette île, pour présenter le mystère de la Trinité à ceux qu’il entendait évangéliser. C’est ainsi qu’il en devint tout naturellement le symbole et que le 17 mars, il est, entre autre, de tradition d’offrir du trèfle.

Le trèfle à quatre feuilles porte chance, dit-on, parce qu’il est relativement rare, c’est un mutation du tréfle blanc (qui est l’éspece la plus commune de tréfle) qui est exceptionnellement composé de quatre folioles au lieu des trois habituelles.

On estime qu’il y a environ 10 000 trèfles à trois feuilles pour chaque trèfle à quatre feuilles (?)… Je n’ai pas vérifié ! Si vous effeuillez un trèfle, sachez que la première feuille est pour l’espoir, la seconde pour la foi, la troisième pour l’amour et la quatrième, bien sûr, pour la chance

 

Par voie interne

Ménopause et prévention des troubles cardiovasculaires

Les produits du commerce conçus pour ce type d’usage sont des extraits de trèfle rouge riches en isoflavones. Les données actuelles sur ce type de supplément ne sont pas assez concluantes pour suggérer un dosage.

Usages traditionnels

Par voie interne

Toux, eczéma, psoriasis et démangeaisons cutanées

  • Infusion. Infuser 4 g de sommités fleuries séchées dans 250 ml d’eau bouillante durant 15 minutes; boire de deux à trois tasses par jour.
  • Capsules (contenant des sommités fleuries). Prendre de quatre à huit capsules de 500 mg par jour.
  • Teinture (1:10, 45 % alcool). Prendre de 1 ml à 2 ml, trois fois par jour (on peut la mélanger à un jus ou à une infusion).
  • Extrait fluide (1:1, 25 % alcool). Prendre 1 ml, trois fois par jour.

Par voie externeabeillelogo2.gif

Psoriasis, eczéma et démangeaisons cutanées

  • Il existe des crèmes et des onguents renfermant de 10 % à 15 % de sommités fleuries séchées. On peut également utiliser l’infusion (refroidie) en lavage ou en compresse.

 

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ORME

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

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Comment lire une taxobox Ulmus
Orme champêtre
Orme champêtre
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Urticales
Famille Ulmaceae
Genre
Ulmus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Rosales
Famille Ulmaceae
Espèces de rang inférieur

 

 

Étymologie : du nom latin ulmus, d’origine celte et indo-européenne ; on trouve la même racine « Al » que dans Alisier et Aulne.
Origine : Europe occidentale, dès le Tertiaire (65 M d’années).
Rusticité : l’Orme champêtre est très résistant au froid. Il supporte le froid jusqu’à -35° (
zone 4).
Tronc : droit.
Croissance : rapide.
Racines : les racines de l’orme pénètrent profondément dans la terre ; elles forment souvent une fourche au lieu d’un pivot, et quelquefois deux ou trois.

Variétés : en Europe, Orme champêtre, Orme lisse, Orme de montagne ; en Amérique du Nord, Orme blanc d’Amérique. Ils ont tous :
- une écorce lisse dans leur jeune âge qui se fissure profondément en vieillissant, brun noirâtre chez l’Orme champêtre, gris argenté chez l’Orme de montagne,
- un feuillage caduc, des feuilles en disposition
alterne et distiques. Elles sont dissymétriques à la base (comme chez le micocoulier) et doublement dentées,
- des fruits contenus dans une membrane (samare) comme une pastille vert-clair, groupés en boule, dès le mois de mars-avril, avant les feuilles, qui donnent une allure caractéristique aux ormes.
 

Le majestueux orme blanc qui occupait de vastes étendues dans tout l’est de l’Amérique du Nord a pratiquement disparu de nos paysages, à la suite de l’introduction d’une maladie fongique portant le charmant nom de Ceratocystis ulmi (que l’on a gentiment traduit par maladie hollandaise de l’orme) et qui, depuis son lieu d’origine en Asie, a d’abord essaimé en Europe vers 1914 avant de débarquer avec armes et bagages à New York, en 1930, puis au Québec en 1944, plus précisément à Saint-Ourse où elle fut repérée pour la première fois. Transportée par deux espèces d’insectes vivant dans l’écorce des ormes, elle a exterminé, en quelques décennies à peine, pratiquement toute la population de cette espèce, « sans contredit, écrit le frère Marie-Victorin, le plus bel arbre de l’Amérique septentrionale ».

À cette époque, on a vu des hommes, du type costaud et trempé dans l’acier, pleurer comme de petits enfants devant la lugubre désolation qui régnait sur leurs forêts jadis si belles. Car le bois de l’orme était grandement prisé pour ses nombreuses qualités. Dur et fort, il était employé dans la construction maritime du fait qu’il se conserve bien sur l’eau, de même qu’en ébénisterie, carrosserie, tonnellerie. De plus, on se servait de son liber pour fabriquer les fonds des chaises rustiques. Bon an mal an, les paysans en tiraient donc un revenu d’appoint non négligeable, en plus d’avoir le privilège de jouir à volonté de la splendeur de sa ramure.

On a vu d’autres hommes tenter désespérément de sauver leurs plus beaux spécimens en perçant des trous dans le bois et en y vidant qui de l’essence, qui de la térébenthine, qui de l’huile dormante dans le fol espoir que ces traitements ralentiraient l’inéluctable progression de la maladie. Certains ont réussi, la majorité ont échoués.

Heureusement pour notre propos, l’orme rouge n’a pas été autant affecté par l’affreuse Ceratocystis, peut-être à cause de son odeur forte, causée par la présence de coumarine dans l’écorce. Comme quoi, sentir fort a parfois du bon.

ET CA SE MANGE ?

En Europe, on a mangé les jeunes feuilles de deux espèces d’orme, en les faisant d’abord sécher, puis en les pulvérisant et en les ajoutant aux soupes ou aux bouillies. On s’en est également servi pour faire de la tisane et, en Angleterre, pour adultérer le thé de Chine.

On a consommé les jeunes fruits – des samares de forme arrondie – après les avoir fait bouillir.

Comme la majorité des écorces, celle de l’orme (diverses espèces) a servi d’aliment de subsistance, et nombreux sont les explorateurs qui ont affirmé lui devoir la vie. Idem pour les Amérindiens qui la consommaient en période de disette. C’est l’écorce intérieure que l’on consomme. Réduite en poudre, elle est hautement nutritive, notamment parce qu’elle est riche en amidon. Traditionnellement, on en préparait une sorte de gruau, qui offrait l’avantage d’allier ses qualités nutritives à ses vertus médicinales. On le servait comme nourriture aux bébés, aux convalescents, aux vieillards et à tous ceux qui souffraient de troubles gastriques (voir notre recette dans Documents associés). Ceux, notamment, qui avaient trop et mal mangé durant la période des Fêtes et dont l’estomac ne cessait de rechigner malgré un retour à de saines habitudes alimentaires…

ET CA SOIGNE QUOI ?

De tous les arbres, l’orme serait, selon certains, le plus utile médicinalement parlant. Selon d’autres, ce serait carrément la plus importante de toutes les plantes médicinales dont nous disposons et, à ce titre, elle devrait figurer dans toutes les pharmacies domestiques, à côté de la crème au souci et de la teinture d’ortie.

Dans certains milieux, on affirme d’ailleurs volontiers que les chèvres, les moutons et les lapins connaissent d’instinct les vertus anti-inflammatoires, toniques et astringentes de l’orme et que c’est pour cela qu’ils raffoleraient de ses rameaux.

Tout comme l’orme d’Europe, notre espèce a été appréciée pour ses qualités diurétiques, émollientes et adoucissantes, tant par les Amérindiens que par nous, « pôvres » Visages pâles, malheureusement dotés d’une complexion d’un blanc tout à fait ridicule.

- Ah ça, ça dépend des goûts. Y en a qui préfèrent.
- Tiens donc, vous étiez là, vous ! Vous faites plutôt preuve de discrétion aujourd’hui ! On ne vous entend pas fort.
- C’est que les Fêtes ont été pas mal dures sur le système…
- Du genre dures comment ?
- Du genre gastrite non infectieuse. Du genre à laisser le système digestif, y compris les deux orifices, dans un état de navrante sensibilité.
- Ben vous, on peut dire que vous avez le sens de l’à-propos. Tenez, buvez cette décoction !

On l’employait contre la diarrhée et les autres irritations du système digestif ainsi que pour les irritations cutanées. « Rien de plus émollient et de meilleur pour les plaies, internes ou externes », écrivaient en 1890 les soeurs de la Providence dans leur Matière médicale.

Paradoxalement, on s’en est aussi servi sous la forme de lavement pour soigner la constipation, en la mélangeant à du lait chaud, de l’eau et de l’huile d’olive. On l’a également employée en douche vaginale pour soigner les pertes blanches.

On en a fait des pastilles pour traiter le mal de gorge et la toux. Dans les rhumes opiniâtres et la consomption, on l’employait alternativement avec de la gelée de corne de chevreuil (remède qui se préparait en faisant mijoter longuement de la corne de chevreuil dans de l’eau et en ajoutant à la préparation fortement réduite de la gélatine ou de la mousse d’Irlande). Trois fois par jour pendant neuf jours on prenait l’équivalent d’un demi-verre à vin de gelée de corne de chevreuil mêlée à du sherry. Les neuf jours suivants, toujours trois fois par jour, on prenait 1 ou 2 verres de tisane d’orme. On continuait ce traitement en alternance jusqu’à ce que le malade soit complètement soulagé.

Pour préparer la tisane, on fait infuser 1 cuillerée à thé d’écorce réduite en poudre dans une tasse d’eau. Ou alors on laisse macérer pendant une heure 60 g de morceaux d’écorce dans un litre d’eau bouillante.

Contre les inflammations de la peau, on lave les parties affectées avec une décoction concentrée, que l’on prépare à raison de 100 g d’écorce par litre d’eau. On peut, de plus, employer la décoction concentrée comme rince-bouche ou en gargarisme contre les inflammations de la bouche ou de la gorge.

On a préparé une huile à appliquer sur l’eczéma sec, en mélangeant 30 g d’écorce concassée à 100 g d’huile d’amandes douces. Il faut faire cuire au bain-marie pendant deux heures, laisser refroidir, filtrer et appliquer.

Appliquée sur les seins, l’emplâtre a servi à soigner la mastite.

Pour soigner les hémorroïdes, on fabriquait des suppositoires avec cinq parties de poudre d’écorce d’orme rouge et une partie de poudre d’écorce de chêne blanc. Il suffisait ensuite d’humidifier le mélange pour obtenir une pâte assez épaisse que l’on divisait et roulait de façon à former des sphères oblongues d’environ 2 cm de long. On laissait sécher la préparation puis, au moment de l’utiliser, on humidifiait la surface, on revêtait d’une légère couche d’huile et voilà ! Comptaient notamment parmi les autres indications très spécifiques de ces suppositoires le rétrécissement de l’anus et les fistules au fondement.

Chez les Amérindiens, on donnait aux femmes enceintes une tisane comprenant cette écorce dans le but de faciliter leur accouchement. Idem en Europe où cela était administré aux femmes enceintes à partir du septième mois.

L’écorce d’orme rouge est l’une des quatre plantes de la controversée formule Essiac qui, dans les années 1920 et 1930, fit beaucoup parler d’elle à cause de ses propriétés anticancéreuses alléguées. L’origine de cette formule serait amérindienne, bien qu’elle ait été popularisée par une infirmière ontarienne qui l’aurait employée pour soigner des centaines de patients atteints de divers types de cancer.

Si les propriétés anticancéreuses de l’écorce d’orme rouge et des autres plantes de la formule Essiac n’ont toujours pas été démontrées scientifiquement, on sait aujourd’hui avec certitude que ces plantes ont un réel impact sur la qualité de vie des patients cancéreux. Leurs propriétés toniques en feraient un remède extrêmement utile pour les personnes fatiguées, dévitalisées, stressées, déprimées, et l’orme rouge y est certainement pour quelque chose.

À noter que l’écorce intérieure des jeunes ormes a la réputation d’être beaucoup plus active que celle des sujets âgés. Les arbres d’à peine deux ou trois ans conviendraient parfaitement. Pour peu que l’on dispose d’un petit coin de terrain, on pourra donc facilement semer une poignée de graines à distance rapprochée et, en quelques années, on obtiendra une petite récolte d’une substance médicinale de première qualité. Ne coupez pas entièrement vos petits arbres et l’année suivante ils lanceront de nouvelles tiges que vous pourrez récolter à leur tour.

Enfin, sous le nom d’« eau d’orme », on a employé le liquide qui se trouve dans les diverses espèces de galles qui se forment sur l’orme. On peut supposer que, vivant entièrement aux dépens de l’arbre, ces excroissances lui soutirent également un peu de ce mucilage qui fait sa richesse médicinale. Chose certaine, on employait cette eau pour laver les plaies de toutes sortes, et elle était assez douce pour qu’on s’en serve pour laver les yeux irrités, fatigués ou gonflés. Récolté en automne, ce même liquide portait le nom de « baume d’ormeau », à cause de la texture plus visqueuse qu’il prenait durant cette saison.

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PETIT JARDIN DU MOIS DE MAI

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

Petit jardin

Mai 2009
Le petit magazine du jardinage et des plantes
Créé par le site www.graines-et-plantes.com
PETIT JARDIN DU MOIS DE MAI  dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS espaceur espaceur dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS espaceur espaceur espaceur espaceur espaceur espaceur espaceur
Couv_01 Couv_03
Couv_05
Couv_07 Couv_09
Couv_11
Couv_16 Couv_18
S O M M A I R E :
- Au jardin en mai – P2
- Plante à découvrir – P3 -
 

- Pack jardinage – P5
- Lune et travail au jardin – P6-7
- Idée de séjour : La dordogne – P8

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PETIT JARDIN AU MOIS DE MAI

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

Ce qu’il faut faire en Mai
Travaux au jardin
Par Sébastien Jacquot
 

Voyez, sentez, admirez et appréciez tous les plaisirs fleuris que nous offre le mois de mai.
PETIT JARDIN AU MOIS DE MAI dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS photo2
Le temps nous envoûte par la douceur qui s’installe et nous emmène à savourer cet instant jusqu’à ne plus vouloir quitter nos jardins. Adonnez-vous à votre passion de jardinier et semez en mai à volonté. Au potager comme au jardin d’ornement, renouez avec vos plaisirs en réveillant votre âme verte.
Au potager
Mai saura satisfaire votre appétit de jardinier… semis et plantations seront au rendez-vous de ce mois passionnant.
 photo3 dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS

Semez les légumes qui vous donneront les plants pour le mois prochain. Disposés en lignes distantes d’une quinzaine de centimètre, ils n’ont pas besoin de beaucoup d’espace pour se développer. Semez ainsi choux-fleurs, choux rouges, choux-pommes, épinards d’été et cardons. Vous sèmerez directement en place haricots, petits pois et navets, carottes, salsifis et salades… Ne semez pas toutes les graines en même temps… en échelonnant leur semis vous étalerez ainsi la période de récolte. Maintenez le sol frais pour favoriser la levée des graines et apportez nutriments en compost et engrais pour leur donner vitalité à leur démarrage. Ne lésiner pas sur le bêchage de votre jardin… les mauvaises herbes s’y installent volontiers à cette période. Semez également en godet concombres, cornichons et courgettes qui seront mis en place quand ils auront atteint quelques centimètres. Tomates, melons et autres plantes sensibles attendront le 15 du mois pour être plantés.

Au verger
Avril a su vous séduire par la généreuse floraison que nous ont donné les fruitiers. Elle continue ce mois-ci. Mai vous ravira d’autant par la formation des fruits que vous prendrez plaisir à compter… comme un avant goût de la récolte a venir. Protéger vos arbres des maladies et parasites. En mai ; vous ne serez pas les seuls à courtiser fraisiers et autres petits fruits sucrés. Faites ruse pour éloigner les volatiles et limaces de vos mets précieux. Continuez les apports en nutriments, car en cette période, la croissance de vos arbres fruitiers demande qu’on leur apporte le nécessaire pour leur bon développement. Lorsque vous verrez apparaître les premiers fruits… vous pourrez procéder à un éclaircissage en ne laissant que deux à trois fruits par lot pour permettre à ceux qui restent de pouvoir grossir suffisamment.

photo1

Au jardin d’ornement
Dans une terre riche en nutriment, semez les fleurs qui s’épanouiront en été ; ainsi, cosmos, soucis et capucines, n’attendent que votre main, tandis que pourront être plantés directement en place géraniums, œillets et bégonias. Laissez-vous séduire par toutes ces plantes à fleurs… mai est le mois idéal pour leur plantation. Si pour certains la floraison approche, pour d’autres elle s’éloigne, entretenez-les en procédant à la taille des fleurs fanées.
 

Plantes d’intérieur et de balcon
L’intérieur sait ouvrir les portes à ses petites protégées quand le temps se montre propice à leur épanouissement… profitez de la douceur de mai pour sortir vos plantes… Elles aussi ont droit à leur petit tour de jardin. Réservez leur un endroit mi-ensoleillé… les coins ombragés leur parvient parfaitement. Profitez de l’air extérieur pour les rempoter, apportez leur un nouveau terreau et des nutriments essentiels à leur pleine vitalité. Rafraîchissez-les en supprimant feuilles fanées, feuilles malades ou en surnombre. Les plantes ayant tendance à pousser en hauteur ont du mal à se maintenir et s’affalent parfois sur les côtés. Evitez ce disgracieux en pinçant l’extrémité de leur tige, ce qui les forcera à se ramifier et donc à s’étoffer. N’oubliez pas d’arroser vos potées et de les maintenir légèrement humides.

Les arbres, arbustes et haies
Vous pouvez continuer à planter arbres et arbustes… mais comme pour avril il faut impérativement que ceux-ci soient en conteneurs, sans quoi leur reprise risque fortement d’être compromise. Ne négligez surtout pas l’arrosage… n’oubliez pas que vos arbres sont en plein développement et ont besoin de suffisamment d’eau. Lorsque les fleurs de vos arbres d’ornement seront fanées, ce sera le bon moment pour les tailler. Ainsi, cognassiers, lilas et forsythias apprécieront cette toilette de printemps. Apportez engrais et compost pour fertiliser la terre, paillez aux pieds et arrosez suffisamment vos arbres et arbustes.

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PETIT JARDIN DU MOIS DE MAI

Posté par eurekasophie le 28 avril 2009

Fougère plume d’autruche
Matteuccia struthiopteris
Par Michel Driencourt de jardindupicvert.com
 

Descriptif
Cette Fougère plume d’autruche à feuillage caduc de 1m70 de hauteur pour 1m de largeur est une plante imposante à frondes lancéolées et divisées, disposées en corbeille. Les frondes stériles, d’un vert frais, sont disposées à l’extérieur, entourant les frondes fertiles, plus denses et brun foncé. Nous vous conseillons de l’installer à mi-ombre ou à l‘ombre dans un Sol léger, humifère, sans trop de calcaire mais plutôt frais, voir humide. Cette plante rustique de bassin résiste jusqu’à au moins -20°C
.

Sa culture

Plantation
Dans un mélange composé de 3/5 de terre meuble et 2/5 de tourbe ou de terreau de feuilles. S’accommode de tous les sols légers, frais, plutôt riches et un peu ombragé.


Propriétés et emplois
Garniture des pelouses, des grottes, et aussi abords de cours d’eau ou fonds de vallons. Cette fougère est l’espèce la plus curieuse du genre et la plus remarquable par l’ampleur de ses frondes d’un beau vert jaunâtre, formant une touffe élégante, régulière, du plus bel effet. Décoration des parterres, garnitures des berges d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau. Les jeunes frondes sont comestibles, une fois cuites à la vapeur ou stérilisées.

Pour culture extérieure
Plantation des bulbes à 15 cm de profondeur.
Il est important en hiver rigoureux, de bien protèger la plante


L’avis Graines et Plantes :
Cette Fougère à tous les avantages
pour donner bel effet dans votre jardin !
Adoptez-la pour seulement quelques euros,
disponible au « Jardin du Pic-Vert »
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petite promenade au Jardin du Pic-Vert

PETIT JARDIN DU MOIS DE MAI  dans JARDINAGE AUX FIL DU TEMPS PhotoA 

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PhotoC

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PETIT JARDIN DU MOIS DE MAI

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