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Bonne soirée

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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Le conte du genévrier

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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Le conte du genévrier

Conte de Grimm

Il y a de cela bien longtemps, au moins deux mille ans, vivait un homme riche qui avait une femme de grande beauté, honnête et pieuse ; ils s’aimaient tous les deux d’un grand amour, mais ils n’avaient pas d’enfant et ils en désiraient tellement, et la femme priait beaucoup, beaucoup, nuit et jour pour avoir un enfant ; mais elle n’arrivait pas, non, elle n’arrivait pas à en avoir.
Devant leur maison s’ouvrait une cour où se dressait un beau genévrier, et une fois, en hiver, la femme était sous le genévrier et se pelait une pomme ; son couteau glissa et elle se coupa le doigt assez profondément pour que le sang fît quelques taches dans la neige. La femme regarda le sang devant elle, dans la neige, et soupira très fort en se disant, dans sa tristesse : « Oh ! si j’avais un enfant, si seulement j’avais un enfant vermeil comme le sang et blanc comme la neige ! » Dès qu’elle eut dit ces mots, elle se sentit soudain toute légère et toute gaie avec le sentiment que son vœu serait réalisé. Elle rentra dans la maison et un mois passa : la neige disparut ; un deuxième mois, et tout avait reverdi ; un troisième mois, et la terre se couvrit de fleurs ; un quatrième mois, et dans la forêt, les arbres étaient tout épais et leurs branches vertes s’entrecroisaient sans presque laisser de jour : les oiseaux chantaient en foule et tout le bois retentissait de leur chant, les arbres perdaient leurs fleurs qui tombaient sur le sol ; le cinquième mois passé, elle était un jour sous le genévrier et cela sentait si bon que son cœur déborda de joie et qu’elle en tomba à genoux, tant elle se sentait heureuse ; puis le sixième mois s’écoula, et les fruits se gonflèrent, gros et forts, et la femme devint toute silencieuse ; le septième mois passé, elle cueillit les baies du genévrier et les mangea toutes avec avidité, et elle devint triste et malade ; au bout du huitième mois, elle appela son mari et lui dit en pleurant : « Quand je mourrai, enterre-moi sous le genévrier. » Elle en éprouva une immense consolation, se sentit à nouveau pleine de confiance et heureuse jusqu’à la fin du neuvième mois. Alors elle mit au monde un garçon blanc comme la neige et vermeil comme le sang, et lorsqu’elle le vit, elle en fut tellement heureuse qu’elle en mourut.
Son mari l’enterra alors sous le genévrier et la pleura tant et tant : il ne faisait que la pleurer tout le temps. Mais un jour vint qu’il commença à la pleurer moins fort et moins souvent, puis il ne la pleura plus que quelquefois de temps à autre ; puis il cessa de la pleurer tout à fait. Un peu de temps passa encore, maintenant qu’il ne la pleurait plus, et ensuite il prit une autre femme.
De cette seconde épouse, il eut une fille ; et c’était un garçon qu’il avait de sa première femme : un garçon vermeil comme le sang et blanc comme la neige. La mère, chaque fois qu’elle regardait sa fille, l’aimait beaucoup, beaucoup ; mais si elle regardait le petit garçon, cela lui écorchait le cœur de le voir ; il lui semblait qu’il empêchait tout, qu’il était toujours là en travers, qu’elle l’avait dans les jambes continuellement ; et elle se demandait comment faire pour que toute la fortune revînt à sa fille, elle y réfléchissait, poussée par le Malin, et elle se prit à détester le petit garçon qu’elle n’arrêtait pas de chasser d’un coin à l’autre, le frappant ici, le pinçant là, le maltraitant sans cesse, de telle sorte que le pauvre petit ne vivait plus que dans la crainte. Quand il revenait de l’école, il n’avait plus un instant de tranquillité.
Un jour, la femme était dans la chambre du haut et la petite fille monta la rejoindre en lui disant :
- Mère, donne-moi une pomme !
- Oui, mon enfant ! lui dit sa mère, en lui choisissant dans le bahut la plus belle pomme qu’elle put trouver. Ce bahut, où l’on mettait les pommes, avait un couvercle épais et pesant muni d’une serrure tranchante, en fer.
- Mère, dit la petite fille, est-ce que mon frère n’en aura pas une aussi ?
La femme en fut agacée, mais elle répondit quand même :
- Bien sûr, quand il rentrera de l’école.
Mais quand elle le vit qui revenait, en regardant par la fenêtre, ce fut vraiment comme si le Malin l’avait possédée : elle reprit la pomme qu’elle avait donnée à sa fille, en lui disant : « Tu ne dois pas l’avoir avant ton frère. » Et elle la remit dans le bahut, dont elle referma le pesant couvercle.
Et lorsque le petit garçon fut arrivé en haut, le Malin lui inspira son accueil aimable et ses paroles gentilles : « Veux-tu une pomme, mon fils ? » Mais ses regards démentaient ses paroles car elle fixait sur lui des yeux féroces, si féroces que le petit garçon lui dit :
- Mère, tu as l’air si terrible : tu me fais peur. Oui, je voudrais bien une pomme.
Sentant qu’il lui fallait insister, elle lui dit :
- Viens avec moi ! et, l’amenant devant le gros bahut, elle ouvrit le pesant couvercle et lui dit : Tiens! prends toi-même la pomme que tu voudras !
Le petit garçon se pencha pour prendre la pomme, et alors le Diable la poussa et boum ! elle rabattit le lourd couvercle avec une telle force que la tête de l’enfant fut coupée et roula au milieu des pommes rouges.
Alors elle fut prise de terreur (mais alors seulement) et pensa : « Ah ! si je pouvais éloigner de moi ce que j’ai fait ! » Elle courut dans une autre pièce, ouvrit une commode pour y prendre un foulard blanc, puis elle revint au coffre, replaça la tête sur son cou, la serra dans le foulard pour qu’on ne puisse rien voir et assit le garçon sur une chaise, devant la porte, avec une pomme dans la main.
La petite Marlène, sa fille, vint la retrouver dans la cuisine et lui dit, tout en tournant une cuillère dans une casserole qu’elle tenait sur le feu :
- Oh ! mère, mon frère est assis devant la porte et il est tout blanc ; il tient une pomme dans sa main, et quand je lui ai demandé s’il voulait me la donner, il ne m’a pas répondu. J’ai peur !
- Retournes-y, dit la mère, et s’il ne te répond pas, flanque-lui une bonne claque !
La petite Marlène courut à la porte et demanda : « Frère, donne-moi la pomme, tu veux ? » Mais il resta muet et elle lui donna une gifle bien sentie, en y mettant toutes ses petites forces. La tête roula par terre et la fillette eut tellement peur qu’elle se mit à hurler en pleurant, et elle courut, toute terrifiée, vers sa mère :
- Oh ! mère, j’ai arraché la tête de mon frère !
Elle sanglotait, sanglotait à n’en plus finir, la pauvre petite Marlène. Elle en était inconsolable.
- Marlène, ma petite fille, qu’as-tu fait ? dit la mère. Quel malheur ! Mais à présent tiens-toi tranquille et ne dis rien, que personne ne le sache, puisqu’il est trop tard pour y changer quelque chose et qu’on n’y peut rien. Nous allons le faire cuire en ragoût, à la sauce brune.
La mère alla chercher le corps du garçonnet et le coupa en menus morceaux pour le mettre à la sauce brune et le faire cuire en ragoût. Mais la petite Marlène ne voulait pas s’éloigner et pleurait, pleurait et pleurait, et ses larmes tombaient dans la marmite, tellement qu’il ne fallut pas y mettre de sel.
Le père rentra à la maison pour manger, se mit à table et demanda : « Où est mon fils ? » La mère vint poser sur la table une pleine marmite de ragoût à la sauce brune et petite Marlène pleurait sans pouvoir s’en empêcher. Une seconde fois, le père demanda « Mais où est donc mon fils ?
- Oh ! dit la mère, il est allé à la campagne chez sa grand-tante ; il y restera quelques jours.
- Mais que va-t-il faire là-bas ? demanda le père et il est parti sans seulement me dire au revoir !
- Il avait tellement envie d’y aller, répondit la femme ; il m’a demandé s’il pouvait y rester six semaines et je le lui ai permis. Il sera bien là-bas.
- Je me sens tout attristé, dit le père ; ce n’est pas bien qu’il soit parti sans rien me dire. Il aurait pu quand même me dire adieu ! »
Tout en parlant de la sorte, le père s’était mis à manger ; mais il se tourna vers l’enfant qui pleurait et lui demanda :
- Marlène, mon petit, pourquoi pleures-tu ? Ton frère va revenir bientôt. Puis il se tourna vers sa femme : « 0 femme, lui dit-il, quel bon plat tu as fait là ! Sers-m’en encore. »
Elle le resservit, mais plus il en mangeait, et plus il en voulait.
- Donne-m’en, donne-m’en plus, je ne veux en laisser pour personne : il me semble que tout est à moi et doit me revenir.
Et il mangea, mangea jusqu’à ce qu’il ne restât plus rien, suçant tous les petits os, qu’il jetait à mesure sous la table. Mais la petite Marlène se leva et alla chercher dans le tiroir du bas de sa commode le plus joli foulard qu’elle avait, un beau foulard de soie, puis, quand son père eut quitté la table, elle revint ramasser tous les os et les osselets, qu’elle noua dans son foulard de soie pour les emporter dehors en pleurant à gros sanglots. Elle alla et déposa son petit fardeau dans le gazon, sous le genévrier ; et quand elle l’eut mis là, soudain son coeur se sentit tout léger et elle ne pleura plus. Le genévrier se mit à bouger, écartant ses branches et les resserrant ensemble, puis les ouvrant de nouveau et les refermant comme quelqu’un qui manifeste sa joie à grands gestes des mains. Puis il y eut soudain comme un brouillard qui descendit de l’arbre jusqu’au sol, et au milieu de ce brouillard c’était comme du feu, et de ce feu sortit un oiseau splendide qui s’envola très haut dans les airs en chantant merveilleusement. Lorsque l’oiseau eut disparu dans le ciel, le genévrier redevint comme avant, mais le foulard avec les ossements n’était plus là. La petite Marlène se sentit alors toute légère et heureuse, comme si son frère était vivant ; alors elle rentra toute joyeuse à la maison, se mit à table et mangea.
L’oiseau qui s’était envolé si haut redescendit se poser sur la maison d’un orfèvre, et là il se mit à chanter :

Ma mère m’a tué ;
Mon père m’a mangé ;
Ma sœurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

L’orfèvre était à son travail, dans son atelier, occupé à fabriquer une chaînette d’or ; mais lorsqu’il entendit l’oiseau qui chantait sur son toit, cela lui parut si beau, si beau qu’il se leva précipitamment, perdit une pantoufle sur son seuil et courut ainsi jusqu’au milieu de la rue, un pied chaussé, l’autre en chaussette, son grand tablier devant lui, tenant encore dans sa main droite ses pinces à sertir, et dans la gauche la chaînette d’or ; et le soleil brillait clair dans la rue. Alors il resta là et regarda le bel oiseau auquel il dit :
- Oiseau, que tu sais bien chanter ! Comme c’est beau ! Chante-le-moi encore une fois, ton morceau!
- Non, dit l’oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien. Donne-moi la chaînette d’or, et je le chanterai encore.
- Tiens, prends la chaînette d’or, elle est à toi, dit l’orfèvre, et maintenant chante-moi encore une fois ton beau chant.
L’oiseau vint prendre la chaînette d’or avec sa patte droite, se mit en face de l’orfèvre et chanta :

Ma mère m’a tué ;
Mon père m’a mangé ;
Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

Et aussitôt il s’envola pour aller se poser sur le toit de la maison d’un cordonnier, où il chanta :

Ma mère m’a tué ;
Mon père m’a mangé ;
Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

Le cordonnier entendit ce chant et courut en bras de chemise devant sa porte pour regarder sur son toit, et il dut mettre la main devant ses yeux pour ne pas être aveuglé par le soleil qui brillait si fort.
- Oiseau, lui dit-il, comme tu sais bien chanter !
Il repassa sa porte et rentra chez lui pour appeler sa femme. « Femme, lui cria-t-il, viens voir un peu dehors : il y a un oiseau, regarde-le, cet oiseau qui sait si bien chanter ! » Il appela aussi sa fille et les autres enfants, et encore ses commis et la servante et le valet, qui vinrent tous dans la rue et regardèrent le bel oiseau qui chantait si bien et qui était si beau, avec des plumes rouges et vertes, et du jaune autour de son cou : on aurait dit de l’or pur ; et ses yeux scintillants on aurait dit qu’il avait deux étoiles dans sa tête !
- Oiseau, dit le cordonnier, maintenant chante encore une fois ton morceau.
- Non, dit l’oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien ; il faut que tu me fasses un cadeau.
- Femme, dit le cordonnier, monte au grenier : sur l’étagère la plus haute, il y a une paire de chaussures rouges ; apporte-les-moi.
La femme monta et rapporta les chaussures.
- Tiens, c’est pour toi, l’oiseau ! dit le cordonnier. Et maintenant chante encore une fois.
L’oiseau descendit et prit les chaussures avec sa patte gauche, puis il se envola sur le toit où il chanta :

Ma mère m’a tué ;
Mon père m’a mangé ;
Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

Et quand il eut chanté, il s’envola, serrant la chaîne d’or dans sa patte droite et les souliers dans sa gauche, et il vola loin, loin, jusqu’à un moulin qui tournait, tac-tac, tac-tac, tac-tac, tac-tac ; et devant la porte du moulin il y avait vingt garçons meuniers qui piquaient une meule au marteau, hic-hac, hic-hac, hic-hac, pendant que tournait le moulin, tac-tac, tac-tac, tac-tac. Alors l’oiseau alla se percher dans un tilleul et commença à chanter :

Ma mère m’a tué.

Un premier s’arrêta et écouta :

Mon père m’a mangé.

Deux autres s’arrêtèrent et écoutèrent :

Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine.

Quatre autres s’arrêtèrent à leur tour :

Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie.

A présent, ils n’étaient plus que huit à frapper encore :

Qu’elle a porté

Cinq seulement frappaient encore :

sous le genévrier.

Il n’en restait plus qu’un qui frappait du marteau :

Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

Le dernier, à son tour, s’est aussi arrêté et il a même encore entendu la fin.
- Oiseau, dit-il, ce que tu chantes bien ! Fais-moi entendre encore une fois ce que tu as chanté, je n’ai pas entendu.
- Non, dit l’oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien. Donne-moi la meule et je chanterai encore une fois.
- Tu l’aurais, bien sûr, si elle était à moi tout seul, répondit le garçon meunier.
- S’il chante encore une fois, approuvèrent tous les autres, il est juste qu’il l’ait, et il n’a qu’à la prendre.
L’oiseau descendit de l’arbre et les vingt garçons meuniers, avec des leviers, soulevèrent la lourde meule, ho-hop ! ho-hop ! ho-hop ! ho-hop ! Et l’oiseau passa son cou par le trou du centre, prenant la meule comme un collier avec lequel il s’envola de nouveau sur son arbre pour chanter :

Ma mère m’a tué ;
Mon père m’a mangé ;
Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

Dès qu’il eut fini, il déploya ses ailes et s’envola, et il avait la chaînette d’or dans sa serre droite, et la paire de souliers dans sa serre gauche, et la meule était autour de son cou. Et il vola ainsi loin, très loin, jusqu’à la maison de son père.
Le père, la mère et petite Marlène sont là, assis à table. Et le père dit :
- C’est drôle comme je me sens bien, tout rempli de lumière !
- Oh ! pas moi, dit la mère, je me sens accablée comme s’il allait éclater un gros orage.
Petite Marlène est sur sa chaise, qui pleure et qui pleure sans rien dire. L’oiseau donne ses derniers coups d’ailes, et quand il se pose sur le toit de la maison, le père dit :
- Ah ! je me sens vraiment tout joyeux et le soleil est si beau : il me semble que je vais revoir une vieille connaissance.
- Oh ! pas moi, dit la mère, je me sens oppressée et tout apeurée, j’ai les dents qui claquent, et dans mes veines on dirait qu’il y a du feu !
Elle se sent si mal qu’elle déchire son corsage pour essayer de respirer et se donner de l’air. Et la petite Marlène, dans son coin, est là qui pleure, qui pleure, et qui se tient son tablier devant les yeux ; et elle pleure tellement qu’elle a complètement mouillé son assiette. L’oiseau est venu se percher sur le genévrier ; il se met à chanter :

Ma mère m’a tué.

Alors la mère se bouche les oreilles et ferme les yeux pour ne rien voir ni entendre ; mais ses oreilles bourdonnent et elle entend comme un terrible tonnerre dedans, ses yeux la brûlent et elle voit comme des éclairs dedans.

Mon père m’a mangé.

- Oh ! mère, dit le père, dehors il y a un splendide oiseau qui chante merveilleusement, le soleil brille et chauffe magnifiquement, on respire un parfum qui ressemble à de la cannelle.

Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine.

La petite Marlène cache sa tête dans ses genoux et pleure de plus en plus.
- Je sors, dit le père, il faut que je voie cet oiseau de tout près.
- Oh non, n’y va pas ! proteste la mère. Il me semble que toute la maison tremble sur sa base et qu’elle s’effondre dans les flammes !
L’homme alla dehors néanmoins et regarda l’oiseau.

Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

Aux dernières notes, l’oiseau laissa tomber adroitement la chaîne d’or qui vint juste se mettre autour du cou de l’homme, exactement comme un collier qui lui allait très bien.
- Regardez ! dit l’homme en rentrant, voilà le cadeau que le bel oiseau m’a fait : cette magnifique chaîne d’or. Et voyez comme il est beau !
Mais la femme, dans son angoisse, s’écroula de tout son long dans la pièce et son bonnet lui tomba de la tête. L’oiseau, de nouveau, chantait :

Ma mère m’a tué.

- Ah ! s’écria la femme, si je pouvais être à mille pieds sous terre pour ne pas entendre cela !

Mon père m’a mangé.

La femme retomba sur le dos, blanche comme une morte.

Ma soeurette Marlène

chantait l’oiseau, et la petite Marlène s’exclama : « Je vais sortir aussi et voir quel cadeau l’oiseau me fera!» Elle se leva et sortit.

A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie.

Avec ces mots, l’oiseau lui lança les souliers.

Qu’elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

La petite Marlène sentit que tout devenait lumineux et gai pour elle ; elle enfila les souliers rouges et neufs et se mit à danser et à sauter, tellement elle s’y trouvait bien, rentrant toute heureuse dans la maison.
- Oh ! dit-elle, moi qui me sentais si triste quand je suis venue dehors, et à présent tout est si clair ! C’est vraiment un merveilleux oiseau que celui-là, et il m’a fait cadeau de souliers rouges !
- Que non ! que non ! dit la femme en revenant à elle et en se relevant, et ses cheveux se dressaient sur sa tête comme des langues de feu. Pour moi, c’est comme si le monde entier s’anéantissait : il faut que je sorte aussi, peut-être que je me sentirai moins mal dehors !

Mais aussitôt qu’elle eut franchi la porte, badaboum ! l’oiseau laissa tomber la meule sur sa tête et la lui mit en bouillie. Le père et petite Marlène entendirent le fracas et sortirent pour voir. Mais que virent-ils ? De cet endroit s’élevait une vapeur qui s’enflamma et brûla en montant comme un jet de flammes, et quand ce fut parti, le petit frère était là, qui les prit tous les deux par la main. Et tous trois, pleins de joie, rentrèrent dans la maison, se mirent à table et mangèrent.

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Je vous dis que ça se mange ….

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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Récemment, je vous ai écrit un article sur la consoude et ses nombreuses applications dans le monde de la phytothérapie, voici maintenant une recette de cuisine facile à faire, à condition toutefois d’avoir des feuilles de consoude sous la main.

Ingrédients : des feuilles de consoude,

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de la roquette sauvage (deux sortes) et des pissenlits

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et une pâte à beignet obtenue en mélangeant 125 g de farine, 1/2 paquet de levure chimique, une pincée de sel, 1/2 cuiller à soupe d’huile, 10 cl de lait et un oeuf battu en omelette.

La saveur des feuilles de consoude est légèrement iodée et rappelle celle des huîtres.

Commencer par faire la pâte à beignets et la laisser reposer au moins 30 mn.

Placer deux feuilles de consoude l’une sur l’autre, côté « piles ». Aplatir avec un rouleau à pâtisserie.

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Plonger les feuilles ainsi réunies dans la pâte à beignet et faire frire dans une poêle contenant de l’huile très chaude.

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Sortir de la friture et placer sur du papier absorbant.

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Disposer sur un lit de salades sauvages : deux sortes de roquettes sauvages,

  Beignets_de_consourde_005Beignets_de_consourde_006

quelques feuilles de pissenlit

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et une sommité fleurie de roquette.

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Le tout assaissonné d’une très bonne huile d’olive et d’un peu de sel aux herbes.

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ESTRAGON

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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Comment lire une taxobox Estragon
Artemisia dracunculus
Artemisia dracunculus
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Artemisia
Nom binominal
Artemisia dracunculus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

HISTOIRE

Originaire de Russie et plus précisément des grandes steppes de Sibérie, l’estragon doit son nom au latin « dracunculus » qui signifie petit dragon. Une croyance populaire voulait en effet qu’il soit la panacée contre les morsures de serpent. Il fut introduit en Europe au Moyen Âge, époque à laquelle il figure par ailleurs dans le Capitulaire de Charlemagne en tant que remède contre les maux de dents. Cette plante aromatique vivace et persistante de la famille des astéracées (composées) n’aime pas les hivers rudes ni les sols trop humides. Ses tiges raides portent des feuilles allongées, épaisses et très odorantes. C’est au mois d’août qu’elle laisse éclore ses jolies fleurs blanches. Les rameaux, eux, sont récoltés pour leur utilisation en cuisine.On dénombre plus de 300 variétés d’estragon. Parmi elles, les deux plus courantes sont :
- l’estragon russe : cultivé par semis, il est robuste mais son goût et son parfum sont peu prononcés.
- l’estragon français : il est reproduit par division de touffes et possède un goût très parfumé et aromatique.

BIENFAITS

Depuis les siècles, on apprécie l’estragon pour ses vertus médicinales. Si une vieille croyance populaire lui attribue avant tout le pouvoir de guérir les morsures de serpent, on lui a aussi découvert celui de mettre fin au hoquet. Il suffit ainsi de mâcher ses feuilles pour profiter de cet atout, qui permet également de garder une haleine fraîche. De plus, en infusion, cette plante est un excellent antispasmodique, capable de détendre le système nerveux et de combattre l’insomnie. Elle parvient aussi à soulager les contractures musculaires et les douleurs dues à l’arthrose.Enfin, l’estragon est un stimulant général et digestif, grâce à sa grande richesse en vitamine C. Consommer ses feuilles fraîches ciselées permet de retrouver l’appétit tout en favorisant une bonne digestion. Également diurétique et vermifuge, il assure le bon fonctionnement du transit intestinal, qu’il purifie

DEGUSTATION

Choisissez-le bien frais, avec des feuilles d’une jolie couleur et une tige ferme. Il se cueille tout au long de l’année. Conservez-le sur tige dans un verre d’eau ou dans un sachet en plastique perforé en bas du réfrigérateur. Ciselé, vous pouvez le congeler dans un bac à glaçons recouvert d’eau, sans réelle perte d’arômes. Mieux encore : incorporé à du beurre pommade, sa saveur survit davantage lors de la congélation.
En dernier recours, vous pouvez le faire sécher la tête en bas dans une pièce chaude et aérée puis le garder dans un bocal hermétique à l’abri de la lumière pendant toute une année.
Consommez-le de préférence frais ou congelé, car il perd beaucoup de saveur lors du séchage. Toujours dans un souci de pleine saveur, incorporez-le plutôt ciselé que haché. Ses arômes anisés parfument très fortement les plats : utilisez-le avec parcimonie. Enfin, bien qu’il résiste à la cuisson, incorporez-le seulement à la fin.

Les Chinois sont très friands de l’estragon, mais c’est surtout dans la cuisine française que cette herbe occupe une place de choix . Il fait d’ailleurs partie des « fines herbes » (comme la ciboulette, le cerfeuil, le persil…) et on peut en mettre dans le bouquet garni des pot-au-feu et des ragoûts.
Souvent associé au poulet, il se glisse sous la peau de toutes les volailles où il peut développer ainsi tout son arôme. Il est idéal pour farcir le ventre des poissons blancs. Il relève également les oeufs et les fruits de mer.

Si l’estragon parfume très bien la moutarde et les cornichons, c’est dans les sauces qu’il est vraiment inoubliable. Il est ainsi indispensable à la fameuse béarnaise, mais il donne aussi une touche agréablement anisée et poivrée aux sauces gribiche, tartare, ravigote et rémoulade. Dans une salade, il permet de remplacer allègrement le sel et le poivre.

Glissé dans une bouteille de vinaigre avec une échalote grise, l’estragon l’aromatise délicieusement. Il est également à la base d’une liqueur de ménage appréciée (un litre d’eau-de-vie, un bouquet d’estragon frais, 400 g de sucre et un bâton de vanille).

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GAIAC

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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Nom latin : Gaïacum Officinale

Noms usuels : Bois des Français, Bois de vie, Gaïac blanc, Arbre saint, Bois saint


Famille :
Zygophyllacées

Le Gaïac est un bois brun verdâtre très dur. Il est aussi appelé « bois saint » ou « bois de vie » (anglais lignum vitae). On trouve cette essence dans les Amériques tropicales, par exemple dans les Antilles et au Venezuela. Guaiacum officinale et Guaiacum sanctum sont des petit arbres du genre Guaiacum de la famille des Zygophyllacées.

Ce bois trés dur et lourd, est utilisé pour le tournage de poulies, en ameublement (roulettes de meubles) et en bijouterie. Il sert pour les confections d’essieux, et de coussinets, en particulier pour les arbres d’hélice de bateaux où il sert de palier en même temps qu’il assure l’étanchéité et la lubrification. Il a été également utilisé dans l’agglomération lilloise pour la fabrication de « bourles », disques de bois de 5 à 9 kilo, que l’on lance sur une piste en terre ayant la forme d’une cale de bateau, le but du jeu étant de s’approcher d’un « étaque », pièce en cuivre fixée prés de l’extrémité de la piste. Ce jeu est encore pratiqué de nos jours.

Le bois fournit une résine qui est à la base de la teinture de Gaïac, et est le réactif traditionnel pour la recherche des oxydases et peroxydases. Un des constituants de la résine, l’Acide mésonordihydroguaïarétique est un bon antioxydant, mais donnerait des lithiases rénales, donc ne doit être employé que sur prescription médicale. C’est une plante riche en saponosides.

Il possède des vertus médicinales : son bois a été utilisé en décoction jusqu’à l’invention de médicaments modernes, dans le traitement de la syphilis et de la tuberculose ; sa sève servait au traitement de l’arthrite. La résine de ce bois est utilisée en médecine depuis plus de cinq siècles. Il est inscrit à la pharmacopée française depuis 1884, et entre dans la composition du « sirop de salsepareille composé ». Le bois de gaïac est un des composants d’un « élixir de jouvence » appelé mamajuana

 en République Dominicaine : des fragments de diverses essences ligneuses locales, mises à macérer dans une bouteille de rhum sont censées avoir une activité anti-rhumatismale et aphrodisiaque…

Il entre dans la constitution de dentifrices, et est utilisé aussi en parfumerie depuis le milieu des années 90. Moins sec que le cèdre, plus dur que le santal, à la fois doux, stable et profond, c’est un « liant » idéal entre notes de cœur et notes de fond.

La surexploitation a conduit à une réduction dangereuse des populations sauvages de ces différentes espèces. Toutes les espèces de Guaiacum sont placées sur la liste de la CITES.

PROPRIÉTÉS DU GAIAC

Antisyphilitique, sudorifique, diurétique, antirhumatismal, stimulant

UTILISATIONS DU GAIAC

Rhumatismes, gouttes, lithiase urinaire, hydropisie, affections microbiennes de l’appareil génito-urinaire, affections rénales

CONTRE-INDICATIONS

A fortes doses : gastro-entérite

Publié dans "G**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 5 Commentaires »

TABAC……

Posté par eurekasophie le 24 mars 2009

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tabac1.gifTABAC, les méthodes

Pour arrêter tabac001.gif

Responsable de plus de 66 0000 décès par an en France, le tabac pourrait tuer 8 millions

de personnes par an dans le monde d’ici 2030.

Malgré ces chiffres, le combat contre la cigarette n’est toujours pas gagné.

Il n’existe pas de méthode miracle, mais des solutions pour vous accompagner.

Pour choisir le traitement le mieux adapté, il faut avoir fait le point sur votre rapport au tabac. Remplissez pendant quelques jours votre tableau de consommation de cigarettes (sur le site www.tabac-info-service.fr) pour comprendre quelles situations vous amènent à fumer. Vous choisirez ensuite votre traitement en fonction de vos attentes et d’éventuelles contre-indications.

Les substituts nicotiniques

Ces médicaments, sous forme de patchs ou de forme orale (gommes, pastilles, inhaleur), se substituent, comme leur nom l’indique, à la nicotine. La nicotine des substituts, à la différence de celle de la cigarette, est distribuée de façon continue dans le corps et atteint le cerveau lentement, sans le shoot de la cigarette qui crée la dépendance et sans les fumées cancérigènes associées. Ce sont elles et les goudrons qui sont dangereux pour la santé.

La nicotine en substitut aide à fermer les récepteurs spécifiques qui entretiennent la dépendance, récepteurs ouverts et alimentés pendant des années de tabagisme.

Pour mieux évaluer la force de la substitution, on mesure sa dépendance grâce au test de Fagerström. L’heure de la première cigarette et le nombre de cigarettes fumées dans la journée sont des indicateurs précieux pour vous permettre de décrocher.

  • Vous désirez arrêter rapidement

Le patch est le plus pratique. Il est souvent associé aux formes orales de nicotine. Les gros fumeurs en mettent deux, voire trois, au plus fort dosage. On peut le garder 16 heures sur 24 ou bien 24 heures si l’envie de fumer débute dès le lever. Il délivre à doses continues la nicotine nécessaire pour éviter de souffrir du manque. On peut y ajouter une forme orale afin de ne pas succomber à une envie ponctuelle comme la cigarette après le repas ou au téléphone.

  • Vous désirez arrêter progressivement

Fixez-vous une date d’arrêt, dans les 6 semaines qui suivent, et supprimez, pendant les 3 premières semaines, les cigarettes les plus faciles. Quand le manque se fait sentir, mâchez des gommes, sucez un comprimé. Tout est bon à condition de choisir le dosage, le goût et la forme qui vous conviennent. Même programme les 3 semaines suivantes, mais vous éliminerez des cigarettes de plus en plus difficiles. Au bout de 6 semaines, la date fixée est arrivée. Si vous éprouvez toujours la sensation de manque, continuez à utiliser les substituts. Il n’existe pas de risque grave de surdosage. Si vous en prenez trop les signes sont les mêmes que lorsque vous avez beaucoup fumé: bouche pâteuse, nausées, maux de tête. Il n’existe pas de contre-indications à ce type de produits, même pour les femmes enceintes. Les semaines suivantes, vous devriez pouvoir diminuer les doses. Une diminution qui doit se faire en douceur, sans que vous ressentiez le manque de manière désagréable. Si c’est le cas, vous avez été trop vite, revenez à un dosage plus fort.

Arrêt sur ordonnance

Il existe deux médicaments sur prescription médicale. La dernière molécule mise sur le marché est la varénicline ( Champix). Ce n’est pas un produit de substitution puisqu’il ne délivre pas de nicotine. Il agit cependant sur les récepteurs nicotiniques du cerveau et réduit le besoin impérieux de fumer ainsi que le plaisir qui y est associé.

Les petits et gros  » coups de pouce « 

Pour venir à bout de la dépendance psychologique, il existe d’autres méthodes, même si elles n’ont pas prouvé individuellement leur efficacité sur la durée. Elles peuvent permettre d’améliorer les chances de succès.

Yoga, sophrologie, hypnose, thalassothérapie, tous les essais sont permis et les idées bienvenues sur le chemin semé d’embûches qui mènent à l’abstinence…..et à la liberté !

Les thérapies cognitives et comportementales pour modifier un système de pensée et une gestuelle (ne plus dégainer sa cigarette au premier stress) sont efficaces, à condition de se rapprocher d’un médecin formé à la technique. L’acupuncture est semble -t-il plus adaptée dans les cas de faible dépendance . L’homéopathie aide indirectement au sevrage en régulant l’irritabilité, les troubles du sommeil et l’anxiété. L’hypnose par suggestion ( la fumée est un poison, dont le corps doit se protéger) réduit l’envie de fumer, augmente le désir d’arrêter et mobilise les ressources inconscientes pour atteindre cet objectif.

Carnet d’adresses

  • www.tabac-info-service.fr      0 825 309 310 propose un catching pour vous accompagner au jour le jour, ainsi que des tests et des simulations.
  • tabac-net.aphp.fr       pour le test de Fagerström
  • www.quitterlacigarette.com        sur les idées reçues.
  • Le tabac en 200 questions, Dr Béatrice Le Maître, éditions DeVecchi

Mes chers lecteurs,

J’ai écrit cet article avec deux mots qui me venaient en tête: motivation et volonté.

Vous pouvez bien sûr vous arrêter de fumer avec des patchs et autres substituts dont je vous ai parlés, faire appel à des médecines douces comme l’acupuncture qui soit dit en passant à donner de très bons résultats sur un ami à moi.

Mais rien ne se fait, rien ne s’obtient sans une grande volonté.

SI VOUS VOULEZ VRAIMENT VOUS ARRETER DE FUMER , ALORS VOUS Y ARRIVEREZ.

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